17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

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L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
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26/05/2017

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

07/05/2017

SALY A L'HEURE DU CHANGEMENT

Saly Portudal va changer de visage.

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Si l'on en parle depuis longtemps, les travaux routiers pour aérer, désengorger, contourner aussi la station balnéaire de la Petite Côte semblent désormais tout proches.
Réfection des goudrons existants, des trottoirs mais, surtout, de nouvelles pistes goudronnées vont être entreprises dans la quasi totalité des quartiers de Saly.
L'on aménage actuellement une aire de repos et de jeux sur la place du "boulevard Ousman", la piste qui part du marché artisanal vers la mosquée de Koulang. Un goudron sera coulé dès que les bâtis seront alignés. Quelques démolitions de murs, de terrasses, de boutiques sauvages sont encore à finaliser.
Il en est de même pour la piste descendant de la route principale vers le port des pirogues. Les premières démolitions sont en cours. Dans d'autres quartiers également comme Tapée, Joseph et autres.
Un peu partout, dans tous les quartiers de Saly, c'est l'effervescence. Les pistes goudronnées arrivent enfin au grand bonheur des habitants. Et, tant pis pour ce qui restait de typique à Saly Portudal.
Inch Allah également en ce qui concerne les nuisances à venir. Les craintes pendant et après les réalisations. Égouttages, niveaux, dénivelés, évacuations sont les questionnements des habitants. Est-ce que ces travaux vont solutionner les problèmes d'hivernage? Les dangers également de circuler tant à pied qu'en voiture dans Saly.
Il se murmure que certaines rues seront à sens unique. Un giratoire serait envisagé intra-muros.
La commune d'Ousmane Gueye semble bouger de sa torpeur. Il se dit que la haute saison touristique a été généralement bonne pour le commerce, pour les réceptifs également. Un réel effort de nettoyages, d'embellissements est constaté. Même si tout est loin d'être aux normes dignes d'un haut lieu touristique, Saly Portudal semble bien décidé à s'aligner sur les exigences que réclame une fréquence touristique optimale.
brb

05/05/2017

L'ELITE DU BASKET AFRICAIN A SALY

Saly Portudal va abriter l’académie NBA-Afrique

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L’institut de football Diambars, implanté à Saly, va abriter l’académie NBA-Africa, première structure de formation de la Ligue nord américaine de basket sur le continent africain, a annoncé Amadou Gallo Fall, son vice-président pour l’Afrique.
« Cette académie NBA-Afrique va ouvrir ses portes à Saly, sur le site de Diambars. Un partenariat a été noué entre Seed Academy, NBA-Africa et Diambars, pour que Diambars abrite cette première académie’’, a-t-il dit en conférence de presse, rapporte l’agence de presse sénégalaise.
Cette académie, dont l’ouverture a été décidée par la NBA au Sénégal, en collaboration avec la fondation Seed, fait partie d’une série de structures de formation que la Ligue de basket américaine compte créer sur trois continents pour participer au développement de la discipline.
Selon Gallo Fall, « un investissement considérable » sera fait à Diambars, avec l’installation d’une salle de basket avec deux terrains.
« Nous avons recruté des entraîneurs de niveau mondial. Nous allons créer un environnement propice à l’éclosion de talents’’, a fait savoir M. Fall.
Des kinésithérapeutes et des préparateurs seront également engagés, le premier groupe, devant être constitué de garçons, va démarrer dès la rentrée, a-t-il annoncé, avant de souligner : « L’objectif de l’académie est de produire des talents NBA« .
Le président de Seed Academy, Mohamed Niang, a pour sa part salué le partenariat scellé entre Diambars et NBA-Africa, en relevant que sa structure va ce faisant aborder « un nouveau tournant« . « Nous sommes fiers d’être partenaires de la NBA« , s’est réjoui M. Niang.
Le président de Diambars, Saër Seck, affirme lui que sa structure « est excitée » de recevoir NBA Academy Africa sur ses bases, ajoutant que les impacts de cette installation « seront importants » en termes de professionnalisation.
NBA Academy Africa va accueillir 24 pensionnaires en pension complète et en mode études et sports. Elle sera mise en réseau avec les autres académies du même genre implantées en Chine, en Inde et en Australie.
senego.com

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

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Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com

03/04/2017

TOURISME RESPONSABLE

«Tourisme durable, tourisme responsable

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Tourism for Help, qui œuvre depuis plus de dix ans au développement d’un autre tourisme, a choisi de donner sa définition d’un concept prometteur et encore à ses balbutiements : le tourisme responsable.
Le touriste c’est celui qui, littéralement, fait un tour, que ce soit dans un lieu, une ville, un pays.
Dans la conception la plus courante, celle dont nous avons tous plus ou moins fait l’expérience, le touriste programme ses vacances, achète ses billets de transport, réserve un hôtel, prend un guide et va voir les sites dits touristiques, c’est-à-dire, dignes d’intérêts, et déjeune dans les restaurants recommandés.
Ainsi le touriste c’est avant tout l’observateur, parfois le voyeur sans gêne ; celui qui n’est pas là pour longtemps, mais avant tout pour se divertir et se changer les idées. Souvent le touriste rapporte des choses : des photos, des souvenirs, une autre vision du monde, des réflexions philosophiques.
Mais si le touriste demande beaucoup il ne partage souvent rien. Les problèmes environnementaux, des écosystèmes perturbés et des lieux artificialisés, sont souvent les seuls signes de son passage.
C’est pour cela que dans un contexte de changement climatique et de l’accroissement des inégalités entre les pays il est urgent de repenser le tourisme, d’en chercher d’autres définitions et de modifier celles qui existent afin de faire du tourisme un instrument de partages et de rencontres plus éthiques et plus responsables.
Pour commencer, il est nécessaire de définir un tourisme responsable.
Selon Isabelle Lanfranconi-Lejeune fondatrice et vice-présidente de l’association Tourism for Help, un tourisme responsable c’est « un tourisme engagé dans cette activité de façon consciente de son empreinte, de son impact au niveau social, environnemental et économique ».
Le touriste responsable cherche donc une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et il agit en conséquence pour en minimiser les impacts négatifs et accroitre les effets positifs. Dans sa démarche action et moralité vont de pair. Il est amené dans son activité de tourisme à une réflexion sur l’impact de son action, et comprend que celle-ci doit toujours se concevoir dans ses effets sur ce qui l’environne. Selon Alberto Rotundo, chargé de projets, « dans le tourisme classique, c’est le lieu qui doit s’adapter au touriste, dans le tourisme responsable, c’est exactement le contraire. »
Pour cette raison on peut définir le touriste responsable comme celui qui accepte de sortir de sa zone de confort. Dès lors qu’il perçoit les impacts positifs ou négatifs que peuvent avoir son action sur le milieu qui l’entoure il adaptera son action en fonction, même si cela doit impacter sur son confort, compris comme les commodités lui procurant du bien-être. Ce bien-être relève non seulement du physique, mais aussi du sentiment de plaisir que peut procurer une expérience qu’il souhaite accomplir.
Par exemple, si l’on prend le tourisme dans sa dimension alimentaire, je choisis de ne pas manger d’une espèce menacée comme la baleine, même si c’est atypique. Cela va contre un « confort », dans une acception large, qui comporte le goût pour l’exotique, la nouveauté.
Ou encore, je réduis mon confort compris comme facilité en refusant d’accepter n’importe quelle prestation avantageuse sans en mesurer les impacts environnementaux et économiques, et je m’astreins à choisir un hôtel qui valorise l’économie locale et qui est plus respectueux pour l’environnement. Cela peut par ailleurs développer une autre forme de confort, compris de façon morale.
Toujours pour citer Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Ce tourisme se distingue des autres car à l’avenir, il ne pourra se réaliser autrement pour que l’impact du tourisme se déroule de manière, juste et pérenne pour tous les acteurs concernés ».
Ce tourisme se distingue ce faisant d’un tourisme traditionnel fondé sur la détente dans le présent : se divertir et repartir. Il envisage au contraire les conséquences de son action sur le long terme. En cela il est beaucoup plus proche des conceptions de Hans Jonas et du courant du développement durable. Ces conceptions rapprochent le besoin des individus de s’inscrire dans la durée et la moralité. En effet, dans ces perspectives, l’aboutissement de la moralité serait d’intégrer le long terme de ce qui n’existe pas encore, c’est-à-dire celui des générations futures. Pour notre part, il nous semble que toute la difficulté est d’arriver à concevoir chacune de nos actions non plus réduites à elle-même, mais comprise dans sa durée. La difficulté de cette conception est d’autant plus flagrante dans le cas du tourisme dans la mesure où la temporalité du touriste est le présent. Le touriste est avant tout dans la satisfaction immédiate. Dès lors, il semble antithétique de pouvoir lui faire prendre en compte le bien-être dans sa dimension future, plus encore, pour un futur qu’il ne peut pas se représenter, qu’il ne vivra pas et qui plus est dans un lieu qui lui est étranger. Pourtant, selon nous, si le tourisme responsable fait ressortir cette difficulté, cela ne nous semble pas impossible qu’il la surmonte, ce serait même une des plus belles mises en pratique de cette théorie. Le tourisme responsable doit viser dans sa concrétisation à prendre en compte le bien-être des générations futures, signe du plus haut degré de moralité, alliant action et conscience : conscience de ce qui n’existe pas et action en conséquence.
On peut également relever que l’échange est une résultante du tourisme responsable. Si le touriste prend en compte son action d’un point de vue environnemental, social et économique, cela veut dire qu’il s’intéresse un minimum au pays ou aux lieux qu’il va voir, ainsi qu’aux personnes qui y vivent. Pour citer Gézia Bouakkaz, secrétaire et chargée de communication, il faut souligner la dimension de respect qui accompagne toujours le tourisme responsable : « respect de la personne, du territoire et de la culture ». Plus encore, on peut dire qu’à partir de ce respect se met en place une véritable dimension de plaisir. Le touriste responsable nous dit Isabelle Lanfranconi-Lejeune « tire un plaisir qui l’épanouit également dans un partage équitable ».
Pour conclure ce travail de définition, on peut dire que notre conception du tourisme responsable est la suivante : un tourisme conscient qui vise une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et agit en conséquence, c’est-à-dire accepte de sortir de sa zone de confort. Ce tourisme s’accompagne d’une dimension humaine basée sur le respect, l’échange, et d’une prise en considération du futur des populations autochtones et des lieux visités.
Dans un deuxième temps de notre réflexion, nous tenons, après avoir défini le tourisme responsable, à le distinguer d’autres conceptions.
Comme l’agriculture biologique qui s’est démultipliée en dénominations, labels, et appellations, laissant les consommateurs passablement désemparés, le tourisme a vu une floraison d’adjectifs ces dernières années. On parle du tourisme « équitable », ou encore du tourisme « solidaire », voire « durable » ou encore « altruiste ». Il nous faut donc nous positionner dans ce flot sémantique et dire pourquoi l’idée d’un tourisme « responsable » nous paraît la plus pertinente.
D’abord, le terme de responsable a une signification profonde de par son étymologie. Du latin respondere, est responsable celui qui littéralement est capable de donner une réponse. Etymologiquement, responsable veut dire être capable de répondre de quelque chose, et donc pouvons-nous dire, de ses actes. Toutefois celui qui répond de ses actes, en rend compte, en répond toujours à quelqu’un, quand bien même ce quelqu’un se réduirait à lui-même à travers le jugement qu’il porte sur lui-même. L’individu responsable c’est celui qui a conscience de ce qu’il fait et qui peut en rendre compte à d’autres. Ce faisant dès lors qu’il est capable d’expliquer ce qu’il fait, il responsabilise, c’est-à-dire qu’il rend les autres capables de répondre à leur tour, de et à. Prenons un cas concret. Les parents responsabilisent leurs enfants non pas par une interdiction aveugle, par exemple ne pas fumer, mais par une explication que ceux-ci pourront peut-être commencer par discuter, mais qui, si elle est admise, leur permettra à leur tour de justifier leur action devant d’autres. Dans le cas du tourisme responsable, le tourisme rend compte de son action et forme les individus sur place en les rendant autonomes et capables d’expliquer ce qu’ils font, pourquoi, et comment refaire par la suite.
Responsable, c’est donc là un mot fort et porteur de signification par rapport à notre objectif. Plus encore, c’est un mot très ancien. En cela, « responsable » est un mot qui nous paraît davantage pertinent que de nombreux mots plus contemporains utilisés sans travail définitionnel.
De plus, le tourisme responsable pose la question de l’action morale. Si être responsable c’est être capable de répondre de son action, alors cela implique également une prise de conscience allant avec une potentielle moralisation de l’individu, au point de devenir le moteur de son action. En cela nous partons d’un parti pris optimiste dans la capacité des individus à agir de façon morale. Nous pensons que le tourisme peut responsabiliser les individus et les amener à agir de façon morale non pas par la contrainte mais par conscience des effets de leur action. Par exemple, je choisis d’aller dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable parce que j’ai conscience qu’il s’agit là de quelque chose de mieux d’un point de vue économique et environnemental pour le pays, même si je dois payer un peu plus cher, et non pas, je vais dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable uniquement parce qu’il n’existe pas d’autres offres ou parce que c’est le moins cher.
Il nous faut, dans un dernier temps, concevoir comment répandre une conception du tourisme réaliste et respectueuse.
Le touriste n’est pas présent dans toutes les cultures, en cela, nous insistons sur le fait que nous distinguons le voyageur et le touriste. Le « touriste » est avant tout une conception européenne et occidentale nous dit Moez Beji, président de l’association, conception qui a réussi en quelques décennies à s’adresser à toutes les classes sociales en occident et qui tend à s’imposer dans le reste du monde, notamment dans les pays émergents, faisant du tourisme une très puissante industrie. Or concrètement, lorsque je suis en position de touriste je ne veux pas consacrer mon temps et mon argent à une mission humanitaire. Je ne suis pas là pour ça quand je voyage, et nous sommes conscients au sein de Tourism for Help que ne pas en tenir compte, c’est manquer l’objectif.
Toutefois, il est selon nous possible de montrer aux touristes qu’on peut allier utile et agréable en faisant des activités touristiques traditionnelles et typiques, mais conçues autrement. C’est même là toute la difficulté du tourisme responsable, satisfaire les attentes habituelles des touristes, mais le faire autrement.
Par exemple en montrant qu’un safari peut être respectueux des animaux, faisant voir moins mais mieux : encadré par des chercheurs et des spécialistes qui documentent les participants sur les modes de vie des animaux et sur les moyens de préserver de la nature. Lorsque l’argent que les touristes versent est directement réinvesti dans la protection de l’environnement on dépasse la temporalité immédiate. Néanmoins, c’est une priorité de garder une zone de confort minimale aussi bien pour le touriste, que pour les populations locales et la pérennité des écosystèmes.
Nous voulons nous défaire d’une vision courante considérant que le tourisme responsable, comme bon nombre d’actions « engagées », ne s’adresse qu’à un public déjà touché par des questions sociales et environnementales et que, contraignant, il ne pourra sortir de cette sphère. A l’appui de cette conception, on peut rapporter les propos de Sophie Parron, chargée de recherche de fonds : « le touriste responsable n’est pas forcément engagé pour une cause à titre individuel, il s’agit plus d’un sens de responsabilité collective, qui se traduit par l’adoption de comportements plus ‘ responsables’. »
Il ne nous paraît absolument pas utopiste de songer qu’il est possible de répandre une nouvelle conception du tourisme plus respectueuse, qui aille de paire avec une autre relation à l’Autre et au monde. Si donc le public engagé est un noyau, il est de notre ressort, et même de notre responsabilité morale, de communiquer aux gens nos façons de voir, de les traduire par des actions concrètes.
Par exemple, si on élargit la question sans la limiter au seul tourisme, on peut souligner le fait qu’il y a plus d’une décennie, il n’y avait pas de produits bio ou fairtrade dans les grands magasins. Un énorme travail a été fait pour démocratiser ces produits et montrer qu’il s’agit là d’un véritable enjeu de société. Bien sûr on peut fustiger le consommateur occidental qui se cantonne à acheter régulièrement son paquet de café fairtrade et se donne bonne conscience de cette façon sans songer plus loin. Mais, on peut aussi se dire façon réaliste que c’est déjà bien et que la priorité de la majorité des gens c’est avant tout leur quotidien avant l’engagement bénévole. Obtenir ainsi un financement qui va pouvoir être réutilisé en faisant participer les consommateurs à leur niveau d’une façon qui ne demande pas un effort de trop grand prix, c’est un biais intéressant.
Sans doute, faudra-t-il encore du temps pour que toutes bonnes agences de voyages aient dans ses offres ce type de services responsables et que cela entre dans nos mœurs. Nous sommes conscients que le point le plus important c’est de nous faire connaître et d’accroître notre communication. Il est possible de montrer qu’une autre conception du monde, une nouvelle philosophie de vie est possible et peut se traduire par le tourisme et que cela s’adresse directement à tous sans pour autant impliquer des sacrifices draconiens dans sa façon de voyager. Changer sa façon de voir, c’est transformer radicalement une chose sans la transformer du tout. C’est donc pour cela que les missions de Tourism for Help sont d’informer et de former.
A cet égard, on peut revenir sur les propos de la fondatrice, Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Nous avons créé cette association car nous étions intimement convaincus que nous pouvions semer les petites pierres d’un édifice qui pourrait servir à rendre le tourisme porteur d’outils aptes à développer, former et partager réellement nos savoirs et nos moyens, financiers et techniques, dans l’optique d’une plus ou moins juste restitution envers les pays bénéficiaires. Il ne faut pas oublier que c’est généralement les pays les plus pauvres qui sont demandeurs du tourisme car ils souhaitent en tirer des devises, de l’emploi et un exemple d’émancipation. Pour cela, nous nous devons de restreindre les dommages néfastes engendrés par cette activité. » Etre demandeur de tourisme ne doit pas placer dans une position qui contraint à s’adapter aux demandes parfois aveugles du tourisme. Recevoir de l’argent pour le réinjecter dans les infrastructures touristiques, ou avoir besoin de débloquer des capitaux immenses à long terme pour réhabiliter un patrimoine naturel fortement endommagé par l’activité touristique, n’est pas le tourisme tel que nous le concevons. Au contraire nous dit Sonia Miny, chargée de communication, « L’indépendance s’acquiert par l’éducation, et c’est en cela que nos centres marchent ». L’indépendance ici se comprend à plusieurs niveaux, l’indépendance c’est d’abord l’indépendance des savoir-faire qui permet l’indépendance économique, mais également au niveau des individus cette indépendance économique permet une indépendance personnelle. Le tourisme joue ici un rôle fondamental d’un point de vue économique, comme le souligne Moez Beji des centaines de millions d’emplois dépendent plus ou moins directement de ce secteur et celui-ci présente des « enjeux considérables tant au niveau socio-économique que politique ».
A notre avis le tourisme peut générer un cercle vertueux et non un cercle vicieux. Alberto Rotundo en effet remarque la nécessaire « création d’un cercle vertueux de développement économique mais aussi humain ». Pour cela, il faut parvenir à une autre conception de l’Autre. Non plus à travers le prisme d’un dépaysement ponctuel et folklorique, mais avec un véritable intérêt pour la population, son mode de vie, ses ressources et son développement. Des touristes qui sont responsables et qui responsabilisent, c’est-à-dire qui ne fassent pas du tourisme une activité destructrice et égoïste, mais l’occasion d’un apport financier qui se double d’un échange d’informations et de techniques.
Parvenir à un tourisme qui serait exclusivement responsable est un idéal qui nécessite une véritable réflexion philosophique et éthique se traduisant par un tout autre rapport au monde et à l’Autre, beaucoup moins centré sur nous et sur la satisfaction de nos besoins, quand bien même il s’agirait de nos besoins de beauté, de repos, de vacances ou de dépaysement. Mais Tourism For Help est cependant fière de pouvoir y contribuer.
Plus concrètement à court terme, il ne faut pas oublier que chacun peut faire des petits gestes pour sortir de sa zone de confort, ou tout du moins accepter de la restreindre un peu. Cela peut se traduire dans les faits par faire attention à sa consommation d’eau, faire attention aux coutumes rencontrées. A cet égard, les plus grands groupes hôteliers se penchent là- dessus aujourd’hui. Opportunisme ou pas ? En tout cas, cela a de quoi nous rendre optimistes. En effet, cela montre que les mentalités sont en train de changer. Les gens sont de plus en plus enclins et réceptifs à une attitude responsable. Si la demande se développe alors l’offre va de paire, si les gens préfèrent acheter en accord avec des normes environnementales alors on développe l’agriculture biologique. Tant et si bien que cela peut même être attractifs d’un point de vue financier pour des hôtels de développer des labels et de répondre à des normes « responsables ». Alberto Rotundo explique que les écoles de tourisme en Europe auraient tout intérêt à prendre en compte dans leur formation le potentiel du tourisme responsable. Après tout, nous pourrions même assister à un essor du tourisme responsable de sorte qu’il ne soit plus dans les années à venir un produit de niche mais le standard de l’industrie du tourisme. Pour cela, il est nécessaire de miser sur les générations futures. C’est ce que fait Tourism For Help en apportant une formation dans l’industrie du tourisme au Cambodge, au Sénégal et au Mali, mais également en sensibilisant les futurs touristes responsables en Suisse et en Europe.
Pour conclure nous citerons Isabelle Lanfranconi-Lejeune, « Dans nos pays où la mixité est une réalité, la motivation des plus jeunes pour leur choix futur de ce qu’ils voudront voir, et faire, pendant leurs vacances portera sur une vraie connaissance de l’autre à travers les voyages. C’est en connaissant « l’autre », sa vie, ses coutumes, ses aliments, sa religion etc., qu’on en a le moins peur. Notre tourisme sans être « évangélique » a un très grand rôle à jouer dans la citoyenneté. »
Alice Berthet/www.tourismforhelp.com
Renseignements: alice.berthet@tourismforhelp.com ou infos@tourismforhelp.com/ 077.403.25.90

31/03/2017

CIRCULATION A MBOUR

Mbour: Amélioration de la mobilité et du transport - Des bus, des routes et un nouveau plan de circulation

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Fallou Sylla, le maire de Mbour, a procédé hier, à la pose symbolique du premier panneau matérialisant l'arrêt de bus en circulation dans la commune. Ces bus au nombre d'une quarantaine vont assurer la desserte dans l'agglomération mbouroise et sa banlieue immédiate et lointaine.
En effet, dans le cadre de l'intercommunalité, ils vont assurer le transport de passagers des communes de Ngaparou, Malicounda vers Mbour. Des routes et un nouveau plan de circulation vont compléter le dispositif pour l'amélioration de la mobilité et de la circulation.
Dans un premier temps, un lot de 39 bus va être mis en circulation, selon le maire Fallou Sylla, dans quatre grands axes de la commune de Mbour. Les bus vont être exploités par les transports organisés en groupements d'intérêt économique. Chaque Gie va donner un apport de deux millions de francs cfa pour disposer d'un bus.
Samba Niébé Ba/Sudquotidien

25/03/2017

L’ARTISANAT POUR LA RELANCE DU TOURISME

L’ARTISANAT POUR LA RELANCE DU TOURISME

senegal

Pape Hamady Ndao, le directeur général de l’agence pour la promotion et le développement de l’artisanat a déclaré hier, à Saly-Portudal : «l’artisanat et le tourisme sont deux secteurs intimement liés et ne peuvent plus aller chacun de son côté. Ce sont deux mamelles ». A l’en croire, l’artisanat est un secteur clé contribuant à la relance du tourisme. L’illustration la plus parfaite se traduit à travers la diversification du produit touristique avec l’artisanat. Les produits artisanaux attirent de plus en plus les touristes.
A à côté du tourisme religieux, du tourisme de mémoire, l’artisanat vient offrir, à travers des expositions de produits divers, d’articles et de réalisations, les multiples facettes de nos coutumes et de nos réalités socio-culturelles ; devenant ainsi un élément d’attraction. C’est du moins ce qu’a déclaré hier, le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Pape Hamady Ndao. C’était en marge d’une visite qui l’a mené à travers les sites et villages artisanaux de la station balnéaire de Saly-Portudal et de la Somone, en relation avec la Sapco et la Chambre des métiers de Thiès. Pour lui, le tourisme est en phase avec l’artisanat et offre à ses acteurs la possibilité de vivre de leur métier.
Le directeur de l’Apda fait la promesse d’accompagner et de s’impliquer dans leur organisation et favoriser leur essor. Il a reconnu une entrave, le problème de l’écoulement des produits artisanaux, une des contraintes du secteur. Il a salué la volonté affichée de certains directeurs d’hôtel qui ont commencé à favoriser des expositions et des ventes temporaires de produits artistiques en collaboration avec des artisans. Cette démarche continue de susciter la polémique. Certains considèrent cela comme une concurrence déloyale car les hôtels ont l’hébergement, la restauration et les excursions ; Ils voient mal la présence de boutiques de vente de produits artisanaux.
Quelques réceptifs comme l’hôtel Filaos et le Lamantin Beach ont reçu le directeur de l’Apda, une occasion de voir comment l’artisanat d’art est intégré dans la décoration des chambres d’hôtel. Mamadou Diop de la Chambre des métiers de Thiès a soutenu les propos du directeur de l’Apda tout en invitant les acteurs à faire la dissociation entre les marchés et les villages artisanaux. Un village artisanal est un lieu de production et un marché, un cadre de vente. Il a invité les artisans à éviter d’être dans la routine et de parfaire la finition de leurs œuvres afin de les rendre concurrentielles. Pour Pape Hamady Ndao, l’artisanat d’art va bénéficier d’un appui en vue de le rendre performant.
Jean Pierre MALOU/Sudonline

12/03/2017

GASTRONOMIE AU SENEGAL

6 restaurants sénégalais en lice pour « Goût de France »

senegal

La gastronomie française sera à l’honneur ce 21 mars. L’opération « Goût de France », plus grand dîner français organisé sur les 5 continents, verra la participation, cette année, de 6 restaurants de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils proposeront chacun un menu d’au moins 5 plats.
Prévu le 21 mars 2017, l’événement « Goût de France » verra la participation de 6 restaurants de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils présenteront chacun à cette soirée gastronomique un menu d’au moins 5 plats typiquement français concocté avec un mariage de produits français et ceux locaux bio comme organiques.
En conférence de presse hier, avec les chefs des restaurants participant à l’opération au Sénégal, l’ambassadeur de France à Dakar, Christophe Bigot, indique que l’opération « Goût de France » est un événement mondial pour célébrer la gastronomie française. « L’événement est proposé et encadré par la France. Mais c’est une initiative privée car c’est aux restaurants de s’inscrire et de se proposer », confie-t-il. A l’en croire, à Dakar, ce grand dîner va se tenir ce 21 mars dans les restaurants Teranga Lounge Pullman, Radisson Blu, la Guinguette, Casino Terrou de Saly, Habana Café de Saly et le Restaurant de l’Hôtel la Résidence des trois villes de Dakar, Saly et Saint-Louis. Ils proposeront chacun un menu de la gastronomie française.
Outre ces six menus à la soirée du 21 mars, il y aura aussi, d’après l’ambassadeur Bigot, un autre dîner qui sera offert le même jour à la Résidence de la France à Dakar pour célébrer cette gastronomie.
« A l’occasion, un concours sera également lancé dès lundi sur nos réseaux sociaux avec en jeu une invitation pour deux personnes à ce dîner. Les deux gagnants de ce concours auront le bonheur et le plaisir de participer à ce dîner », fait savoir son Excellence M. Bigot.
Précisant qu’au-delà de l’événement, ils souhaitent aller dans le sens du partage, de l’échange sur la formation, les produits, les menus et les techniques d’accueil, etc., pour un exercice typiquement franco-sénégalais, en faisant participer des chefs sénégalais des écoles hôtelières et de restauration sénégalaises. L’idée est de faire une Semaine du goût franco-sénégalais dans plusieurs endroits pour promouvoir davantage les produits sénégalais et mettre en valeur la créativité des chefs.
Les chefs des Restaurants du Radisson Blu et de Teranga Lounge Pullman se disent heureux de participer à ce concours « Goût de France ». « Nous allons concocter un petit menu en jouant dans la qualité. Et puisque nous travaillons beaucoup avec des fermiers locaux, nous allons, pour le menu, mélanger les produits français et locaux », dit le chef du restaurant du Radisson Blu. Pour sa part, le chef de restaurant du Teranga Pullman indique qu’il s’est tourné, en priorité, vers ses régions d’origine, à savoir l’Alsace.
Par exemple pour l’entrée, il va travailler le foie gras sous une autre spécialité, les griottes de Fougerolles qui viennent aussi de la région. N’empêche, Bernard Stempflé va également miser sur le mariage entre la cuisine typiquement française et les produits sénégalais.
Événement mondial, l’opération « Goût de France », le plus grand dîner français du monde, rassemblera 2.000 restaurants, 2.000 chefs et 200 menus dans les 5 continents.
Maguette Guèye DIEDHIOU/Lesoleil

16/02/2017

LE TOURISME VA DE MIEUX EN MIEUX!...

Le tourisme sénégalais ’’va de mieux en mieux’

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Le tourisme ’’va de mieux en mieux’ au Sénégal’, en dépit de la crise post-électorale gambienne par exemple, qui aurait pu impacter négativement ce secteur, a estimé le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Ibrahima Sarr.
Le secteur du tourisme au Sénégal "va de mieux en mieux" après la crise dont des acteurs et experts faisaient état depuis quelques années, a-t-il diagnostiqué dans un entretien à l’APS.
Les choses commencent depuis "à changer petit à petit", bien qu’il soit encore ’’prématuré de faire un bilan réel’’ de la présente saison caractérisée selon lui par un retour de plus en plus marqué des tours opérators.
De même la clientèle locale n’est pas en reste, qui vient plus régulièrement cette saison pour des séminaires et autres rencontres organisées à Mbour, en comparaison de la saison écoulée, a fait valoir Ibrahima Sarr.
Le secteur du tourisme, avec 75 000 emplois directs et 25 000 indirects, contribue au PIB sénégalais à hauteur de 6 pour cent, selon des statistiques du ministère de tutelle datant de 2010.
Dans le même temps, il injectait 273 milliards de francs CFA dans l’économie nationale dont
142 milliards en valeur ajoutée et 41,6 milliards en recettes fiscales, selon ces chiffres officiels.
Le Sénégal demeure "un pays accueillant" avec un tourisme "très attractif", malgré l’érosion côtière qui de plus en plus, prive les réceptifs de la Petite-Côte sénégalaise de leurs plages, a-t-il soutenu.
"Vous voyez bien qu’on n’a plus de plages, mais les clients habitués font maintenant fi des plages et commencent à revenir dans notre pays, parce qu’il y a la téranga (hospitalité) sénégalaise, nous sommes un pays stable, entre autres atouts qui constituent des facteurs encourageants pour notre tourisme", a estimé M. Sarr.
Avec la crise post-électorale de la Gambie, "il y a eu un report de toute la clientèle des tours opérators, notamment de la Hollande, qui était initialement destinée à la Gambie, a signalé le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal, sans donner de chiffres.
"Heureusement que la crise gambienne a été très vite maîtrisée et résolue, sinon ça allait négativement impacter sur le tourisme, parce que ça allait nous toucher encore de plein fouet", a-t-il indiqué.
ADE/BK/MS/APS

SALY N'EST PAS VIEILLISSANT...

Le balnéaire sénégalais ’’loin d’être vieillissant’’

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Le tourisme balnéaire ’’est loin d’être vieillissant’’ au Sénégal, a soutenu le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal (Mbour, ouest), Ibrahima Sarr, selon qui l’avenir de ce secteur demeure sur les épaules des nationaux.
"Notre tourisme balnéaire est loin d’être vieillissant. Nice (France) est quand même beaucoup plus ancien que Saly-Portudal et pourtant, il y a toujours le tourisme balnéaire qui fait sa grande réputation’’, a-t-il soutenu dans un entretien avec l’APS.
"Dire que le balnéaire est vieillissant voudrait aussi dire que le ski nautique est vieillissant", a souligné le secrétaire général du comité de station de Saly-Portudal, principale station dédiée au tourisme balnéaire au Sénégal, sur la Petite-Côte sénégalaise.
L’érosion côtière est le "seul problème’’ de ce secteur au Sénégal et même dans ce cas, "il faut dire honnêtement que la situation se stabilise parce que c’est lié aux effets du changement climatique’’, a-t-il affirmé.
Les problèmes liés à l’érosion côtière étaient beaucoup plus graves entre 2010 et 2012, années durant lesquelles "beaucoup de réceptifs hôteliers et autres résidences avaient été frappés de plein fouet par la furie des vagues de la mer’’, a signalé Ibrahima Sarr sans plus de précision
Il fonde espoir sur les projets mis en œuvre sur ce plan, dont celui de la Banque mondiale portant sur la restauration des plages sur une bonne partie du littoral sénégalais, une perspective qui selon lui devrait redonner au balnéaire sénégalais ses lettres de noblesse.
Il a ainsi jugé "regrettable" la fermeture de certains réceptifs hôteliers de Mbour, citant le Club Aladiana, rattaché au Club Med, mais aussi "Les Domaines de Nianing", Savana-Saly, Novotel Saly, devenu une simple résidence, sans compter d’autres structures hôtelières et para-hôtelières.
"S’il y a toute ces fermetures-là, c’est parce que ces hôtels n’ont pas été construits à partir d’investissements locaux. Si c’était des investisseurs nationaux, tous ces hôtels n’allaient pas fermer comme ça, du jour au lendemain", a expliqué Ibrahima Sarr, lui-même directeur d’hôtels.
Si les investisseurs étrangers ne trouvent "pas leurs comptes, ils repartent tout bonnement’ Si c’était un Sénégalais, il ne partirait pas", a-t-il fait valoir en estimant que l’avenir du tourisme sénégalais repose sur les épaules des nationaux.
Cette perspective doit amener l’Etat du Sénégal à aider les nationaux à investir dans ce secteur, dans le cadre par exemple du partenariat public-privé’’, a-t-il préconisé.
Le secteur du tourisme, avec 75 000 emplois directs et 25 000 indirects, contribue au PIB sénégalais à hauteur de 6 pour cent, selon des statistiques du ministère de tutelle datant de 2010.
Dans le même temps, il injectait 273 milliards de francs CFA dans l’économie nationale dont 142 milliards en valeur ajoutée et 41,6 milliards en recettes fiscales, selon ces chiffres officiels.
ADE/BK/MS/APS

05/02/2017

SALY LES BOULES...

Pétanque : 450 boulistes attendus au tournoi international de Saly

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Le temps d'un weekend, Saly sera le point de convergence de la crème mondiale de la Pétanque à l'occasion de la première édition du tournoi international organisé par le club de la petite côte Saly bouliste.
Ce grand rendez-vous auquel répondront présents les plus grandes nations de la Pétanque mais aussi les clubs de renommée mondiale, aura lieu dans la période du 10 au 12 février prochain.
Doté d'un premier prix de deux millions de francs Cfa pour l'équipe vainqueur, ce tournoi international de Saly va se jouer en triplettes choisies. Toutefois il faut souligner que pas moins de 150 équipes sont attendues pour 450 boulistes.

infos: 00221/775740709 ou 00221/774291422 - salybouliste@gmail.com
Abdou Diawara/Seneweb.com

27/01/2017

VIVE LA SAPCO!...

Saly – La Sapco, Doni Sa et le scandale de 900 millions de FCFA

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Le marché d’aménagement et embellissement de la route de Saly lancé par la Sapco est un énorme scandale. En effet, l’Armp a révélé que non seulement l’entreprise Doni Sa qui a raflé le marché de près de 900 millions de FCFA ne remplissait pas tous les critères mais aussi que malgré les montants encaissés les travaux n’ont pas été livrés. Les travaux concernant ce marché ont débuté au mois de juillet 2015 pour une durée de 6 mois. La réception a été effective au mois d’août 2016 avec des réserves qui devraient être levées au mois de septembre faute de quoi des pénalités de retard seront appliquées sur la retenue de garantie. Jusqu’à la date de l’audit (novembre 2016) la réception définitive n’est pas effective. Nous y reviendrons.
Libération

19/01/2017

PETANQUE - 1ERE EDITION DU TOURNOI INTERNATIONAL DE SALY

LES «72H DE SALY» POUR BOOSTER LE SPORT BOULE AU SENEGAL

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La station balnéaire de Saly s’ouvre au monde des sports de boule avec les «72 heures» de pétanque qui se joue en triplettes choisies les 10, 11 et 12 février. Ce tournoi d’envergure, initié par Saly bouliste club en collaboration avec la Fédération sénégalaise des sports boules (Fssb), sera une première au Sénégal. Les organisateurs ont présenté hier, lundi 16 janvier, l’événement sportif qui devrait booster le niveau de la discipline au Sénégal. Le plateau promet d’être en tout cas relevé puisque pas moins d’une quinzaine équipe en provenance d’Afrique, d’Europe et d’Asie sont attendus sur les boulodromes de Saly.
La Petite côte sera le lieu de ralliement des boulistes de tout horizon à l’occasion des « 72 heures » de pétanque de Saly organisées les 10, 11 et 12 février 2017 par le Saly Bouliste Club en collaboration avec la Fédération sénégalaise des sports boules (Fssb). Bassirou Seck, président de Saly bouliste et Corinne Luiz, trésorière dudit club ont présenté hier, lundi, le format de cette compétition internationale qui verra la participation d’équipes d’une quinzaine de pays.
En attendant leur confirmation, le Maroc, le Liban, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Mali, la France, le Bénin, la Belgique, la Suisse, le Burkina, la Guinée, la Tunisie et d’autres équipes de Thailande ou encore de la Suède sont attendus sur les boulodromes de Diambars, de la Pirogue et ceux de Terrou-Bi de Saly. Les organisateurs qui ont tablé sur un budget prévisionnel de 15 millions de FCfa entendent ainsi réussir le pari de l’organisation et faire de ce tournoi international, qui se tiendra tous les deux ans, un événement qui va magnifier l’adresse des joueurs sénégalais en pétanque.
Des joueurs qui se sont pourtant largement illustré au plan international à l’image de François Ndiaye «Fara», pensionnaire de Saly bouliste et ancien recordman mondial de tir de précision. Selon l’ancien entraîneur Biram Touré et Jacob Ndir, représentant la Fédération sénégalaise de sport boule, ce tournoi est en tout cas tout bénéfice dans l’évolution du sport boule puisqu’il constitue une occasion opportunité pour booster la discipline et qui va permettre à ses pratiquants de se mesurer avec le haut niveau mais surtout de préparer les «Lions» du Sénégal aux JO de 2020 au Japon où la pétanque deviendra enfin une discipline olympique à part entière.
Pour la compétition proprement, les 72 heures de pétanque vont se disputer en formule triplettes choisies. Chaque joueur engagé donnera 10 000 pour un total de 30 000 par triplette. La triplette vainqueur de ce tournoi recevra deux millions. Un million pour l’équipe finaliste. Les demi-finalistes recevront chacune 650 000 et les quart de finalistes 320 000 par formation.
A noter qu’une Coupe des nations, traditionnellement désignée consolante, est prévue à cet effet pour les équipes éliminées prématurément dans les phases de poules.Pour résorber le déficit en arbitrage constaté au niveau de la pétanque sénégalaise, une session de formation en arbitrage national sera au menu et sera dirigée par l’arbitre international de pétanque.
Patrick Grignon/Omar DIAW/Sudonline

13/01/2017

L'AEROPORT AVANCE...

Visite de l’Aidb: Les travaux des chantiers exécutés à 94%

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Les travaux de construction de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sont presque terminés avec un taux de réalisation de 94 %. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, a indiqué, hier, au cours d’une visite d’une importante délégation des députés sur le site, que le premier vol est attendu sur cet aéroport en décembre prochain.
Cette fois-ci, c’est la bonne date. L’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass sera fonctionnel en décembre 2017. Les assurances ont été données, hier, par le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, au cours d’une visite d’une importante délégation de parlementaires sur l’initiative de la Commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale. Après le retrait de Saudi Bin Laden group (Sbg) au profit de Summa-Limak, les travaux avancent à grands pas, après seulement quatre mois de reprise des activités (septembre-décembre). L’ancien constructeur a préféré se retirer, l’année passée, à cause des divergences financières avec l’Etat du Sénégal. Il a toutefois accepté de sous-traiter la totalité des travaux restants (15 %) avec Summa-Limak.
Selon le directeur général de l’Aibd, les 94 % des travaux sont actuellement réalisés. Les 6 % seront achevés d’ici à avril prochain, dit-il. A cette occasion, M. Mbodj est largement revenu sur les péripéties de l’érection de ce hub aérien. « Face à certaines contraintes de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, a-t-il rappelé, il était nécessaire de le délocaliser ». « La vision a été grande avec 4.500 ha dédiés à la réalisation de l’Aibd », a-t-il reconnu. Aujourd’hui, seule la moitié de cet espace a été utilisée. Le reste est réservé aux travaux d’extension. Au démarrage, l’Aibd peut accueillir jusqu’à 3 millions de passagers par an avec une seule piste. Ce nombre peut atteindre 10 millions à l’avenir avec la réalisation d’une deuxième piste. « Nous avons un aéroport au standard international », se félicite Abdoulaye Mbodj, estimant qu’avec la nouvelle ville de Diamniadio, le centre médical city, la zone spécial économique intégrée de Dakar, etc., « l’Aibd sera le centre de gravité économique du Sénégal ». « Avec le transfert des activités déjà entamé, nous osons espérer le premier vol en décembre 2017 », a assuré M. Mbodj, qui a rendu un hommage aux députés qui ont cru au projet.
Après ce large exposé sur l’état d’exécution des travaux, les députés ont visité l’aérogare, la tour de contrôle, le bâtiment administratif, le hangar des pèlerins et le mur de clôture de l’ouvrage. A l’issue de la visite, la présidente de la commission de l’urbanisme, de l’habitat, de l’équipement et du transport de l’Assemblée nationale, Penda Seck Dieng, s’est dit satisfaite de l’état d’avancement des travaux. Ils sont, selon elle, à leur troisième visite sur le site depuis 2012. « Chaque fois, nous constatons qu’il y a un réel avancement des travaux. Nous sommes très satisfaits », a-t-elle dit. Mme Dieng demeure convaincue que le délai de livraison de l’ouvrage sera cette fois-ci respecté.
Libération des impenses : 1, 237 milliard FCfa décaissé pour les indemnisations
Dans la phase d’exécution de ce hub aéroportuaire, les volets environnemental et social occupent une place de choix. A l’occasion de cette visite, la directrice environnementale et sociale de l’Aibd, Aissatou Thioubou a indiqué que 1,237 milliard de FCfa a été dégagé au titre des indemnisations (impenses agricoles, pertes de récoltes et pertes de ressources naturelles). Selon elle, 342 logements ont été construits sur le site de recasement ainsi que des équipements socio-collectifs (des écoles, des mosquées, un poste de santé). Sur ce nombre, 308 familles ont rejoint leurs sites, soit un taux d’occupation de 71 %. Alors que 1.200 ha ont été reboisés entre 2011 et 2016 pour compenser les impacts environnementaux, liés à la réalisation de l’infrastructure. Les défis restent, à en croire Mme Thioubou, la préservation du domaine aéroportuaire, la finalisation du Schéma directeur d’aménagement urbain (Sdau) de la zone autour de l’aéroport et le Plan d’urbanisme de détail (Pud) de Diass. Le directeur technique de l’Aibd, Alassane Ndiaye, a souligné que Summa Limak a engagé 1.600 agents dont 1.200 Sénégalais sur le chantier.
Convention de concession : L’Etat se sépare à l’amiable avec Fraport
Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodji, a indiqué que Fraport a accepté de se séparer à l’amiable avec l’Etat du Sénégal pour la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Fraport, était censé, en vertu d’une concession de 22 ans, gérer le nouveau hub dont les premiers travaux avaient démarré en décembre 2007. Le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj précise que cette convention de concession prévoyait 3, 2 % des frais d’assistance technique à payer à Fraport, 17% les sept premières années et 20 % de redevances de concession. Dans un contexte où la redevance par passager était passée en mai 2015 de 16.000 à 8.000 FCfa et celle de la sûreté de 4.000 à 2.000 FCfa, Fraport avait estimé que ce contrat n’était plus rentable et a décidé de se retirer en exigeant le remboursement des frais qu’il a dépensés depuis 2007. Ces frais étaient estimés à 6, 7 millions d’euros, soit 4,355 milliards de FCfa. A l’arrivée, selon M. Mbodj, Fraport a accepté de se retirer sans aucun dédommagement.
Souleymane Diam SY/Lesoleil
http://lesoleil.sn/2016-03-22-23-21-32/item/59884-visite-...

08/01/2017

TOURNOI DE PETANQUE DE SALY

Communiqué de l'organisation du tournoi

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Bonjour à toutes et à tous. Le jour "J "approche à pas d'éléphant et les inscriptions ont commencé. Nous avons limité le nombre d'équipes à 134 , et à ce jour nous comptons déjà 56 inscrits. Alors dépêchez vous . Merci de confirmer les inscriptions :
noms des participants, Pays, adresse mail et tel à: salybouliste@gmail.com ou par tel 00221-77-429-14-22
REGLEMENT TOURNOI INTERNATIONAL DES 72h DE SALY DU 10 AU 12 FEVRIER 2017
TOURNOI EN TRIPLETTE FORMEE EN 6 PARTIES ET PAR ELIMINATION DIRECTE EN 32ème 16ème 8ème 1⁄4 1⁄2 ET FINALE
Le concours se déroule en 6 parties système (GG et PP)
Les parties se jouent sur le terrain numéroté qui est attribué en 13 pts temps limité entre 55’ et 1h + 1 mène
Les 64 premières équipes sont qualifiées pour les 32ème 16ème
Puis: 8ème, 1⁄4, 1⁄2 et finale
Les autres équipes à partir de la 65ème place sont qualifiées pour la coupe des nations
En cas d’égalité :
1) Le goal-average particulier entre les équipes
2) La différence du goal-average + et –
3) La différence du goal-average + et – le meilleur score en +
4) 2 mènes, si égalité 1 mène supplémentaire
Le règlement, régissant ce concours est celui de la pétanque en terrain cadré
Les parties sont arbitrées par les joueurs.
En cas de litige, les joueurs peuvent demander l’arbitrage de la table.
Tous les participants s’engagent à concourir dans le respect de l’adversaire et de ses partenaires, et de jouer dans un climat de fair-play et de convivialité.
Tout manquement grave peut engager une disqualification.
Tous les participants s’engagent à respecter ce présent règlement.

Pour les extérieurs , Le règlement de la participation ( 45€/30 000 XOF) est exigible au plus tard le 09 février au point d'accueil situé au « Casino Terrou Saly » à Saly . Les résidents à Saly, et alentours devront s'acquitter des droits d'inscriptions au plus tôt et avant le 06 février 2017.
LES FICHES D'INSCRIPTION sont à réclamer à salybouliste@gmail.com ou 00221-77-429-14-22 Corinne ou 00221-77-574-07-09 Xavier
BONS MATCHS / BONNE JOURNEE....ET QUE L’AMITIE SOIT GAGNANTE....

05/01/2017

TOURNOI INTERNATIONAL DE PETANQUE A SALY

1ER GRAND TOURNOI INTERNATIONAL DE PÉTANQUE

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PROGRAMME 72 HEURES DE PETANQUE DE SALY
JEUDI 09 FEVRIER :
Accueil des équipes et point informations au Casino Terrou Saly
VENDREDI 10 FEVRIER 2017 :
9H00 : Ouverture du Tournoi et inscriptions des triplettes
mise en vente de tee-shirts pour l'évènement
Triplette choisie: participation 45 € par triplette
Licence demandée: si vous ne l'avez pas, se munir de 2 photos d'identité + 10 000 XOF ( 15 €)
Chaque joueur quel que soit son classement fera au moins 6 parties. Les éliminatoires prendront effet dès les 8ème de finale.
Le nom des triplettes devra nous parvenir dans les meilleurs délais .
Un centre d'accueil et d'information sera mis en place au casino " TERROU SALY " à partir du jeudi .
( les heures d'ouverture seront transmises ultérieurement )
Pour toute inscription d'équipes actuellement au Sénégal, il est recommandé de confirmer dès maintenant.
infos: 00221/775740709 ou 00221/774291422
9H30 : ACCUEIL DES AUTORITES
10H45 : BREAFING sur le déroulement du tournoi (au siège social de Saly Bouliste, « La
Pirogue » à « Saly Niakhniakhal)
11H30 : Jet du but : 1ère partie (6 parties qualifiantes)
13H : COUPURE : Déjeuner (plat sénégalais) au siège social de Saly Bouliste « La Pirogue »
Saly Niakhniakhal)
14h30 : reprise des parties qualifiantes
Soirée :
21H : Dîner au restaurant « Le Treizeguy » (payant sur réservation)
SAMEDI 11 FEVRIER 2017 :
9H30 : REPRISE DU TOURNOI INTERNATIONAL
13H00: PAUSE ET REPAS TIEBOUDIENE AU SIEGE SOCIAL DE SALY BOULISTE « LA
PIROGUE »
14H00 : REPRISE DES PARTIES ELIMINATOIRES
ANIMATION assurée par le DJ Paolo
17h : Qualifications pour les tirs de précision de tir de précision
20H : Dîner au Nouveau Safari Beach
DIMANCHE 12 FEVRIER 2017
9h30 : 8ème de finale sur les terrains de pétanque du siège social de Saly Bouliste « La
Pirogue « à Niakh Niakhal
11h : 1/4 de finale
12H 30: repas au Terrou Saly (sur réservation)
OUVERTURE DES DEMI-FINALES ET FINALES
QUI SE DEROULERONT AU TERROU SALY
ACCES V.I.P SUR PRESENTATION DE LA CARTE MEMBRE (réservation auprès du Terrou
saly ou au 00221-77-574-07-09)
14h30 : 1⁄2 finale de la coupe des Nations
15h30 : 1⁄2 finale du tournoi international
16H30 : Finale de la Coupe des Nations
17h30 : Finale du grand Tournoi international
20H : Remise des Prix et remerciements des partenaires et autorités.
21h : Gala de clôture du Tournoi au Terrou Saly (payant , sur réservation au Terrou saly) ,
avec Cocktail de bienvenue et dîner
Animation musicale assurée par Paolo.
AVEC LA PARTICIPATION DE LA FEDERATION SENEGALAISE DE PETANQUE

contact mail: salybouliste@gmail.com

31/12/2016

INTERVIEW DU MAIRE DE SALY...

Ousmane Gueye, maire de Saly : «Saly, les Présidents Diouf et Wade et mon engagement politique»

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L’homme est sans façon. Arrimé, malgré son jeune âge sur des principes «has been», le très conservateur maire de la ville la plus touristique du Sénégal est un combattant politique acharné, qui a fait de la proximité une arme de conviction massive. Rencontré dans son bureau XXL au second étage de l’un des plus beaux édifices communaux du Sénégal, niché à quelques mètres du premier rond-point de la station balnéaire, Ousmane Guèye, le maire de Saly depuis 2009, confesse ses succès et ses échecs en Ouolof. Puisque ce natif de bord de mer, navigateur de métier, est un brute de décoffrage, qui ne s’encombre pas de trop de chichis, ni de complexes à parler un français dont il ne maîtrise pas les subtilités. Entretien !
Guèye, vous êtes le maire de Saly, l’une des mairies les plus prospères du Sénégal. Pouvez revenir sur votre entrée en politique, qui serait surprenante ?
Comme vous le dites, je n’ai jamais pensé devenir politicien. Toute ma vie se résumait à la navigation, que j’avais embrassée en embarquant dans un bateau italien. Natif de Saly, toute mon enfance était liée à la mer, donc c’était naturel pour moi d’être navigateur. Mais un jour, aux Usa, alors que je discutais avec des amis, l’un d’entre eux m’a fait savoir que deux équipes de Saly s’étaient terriblement bagarrées. On s’en est désolé(s) et je lui ai juré qu’une fois de retour au pays, je parlerai aux jeunes. A mon retour, quelques mois plus tard, j’ai convoqué tout le village pour parler de cette situation et à ma grande surprise, malgré le statut de station balnéaire de Saly, aucun habitant du village n’avait un emploi dans les infrastructures hôtelières. 580 hectares appartenant aux populations de Saly ont été alloués à la Sapco par le gouvernement et en retour, rien n’était prévu pour les villageois. Nous étions en 1992 et le 03 janvier, je suis allé voir le sous-préfet de Nguékokh, Doudou Ndiaye Kaïré, qui est devenu par la suite préfet de Mbour et Directeur du Crous. Je me suis longuement entretenu avec lui. Et à la fin de notre entretien, je me suis dit que rien ne sera plus jamais comme avant à Saly.
Qu’aviez-vous en tête à la sortie du bureau du sous-préfet ?
Je me suis dit que l’heure était arrivée d’engager la bataille pour sortir Saly de sa situation. J’ai rencontré tout le village et nous avions convenu de passer la nuit ensemble chez moi et dès le lendemain, d’installer un véritable blocus à l’entrée de la station balnéaire pour protester contre le fait qu’aucun natif de Saly n’avait été embauché dans les hôtels. Au petit matin, nous avons pris des «Tabalas» et réveillé tout le village pour passer à l’acte. Toute la journée, aucun véhicule n’a quitté la station balnéaire. La brigade d’intervention de Mbour est intervenue, en compagnie du préfet de l’époque, Zakaria Diaw, devenu par la suite Directeur de Cabinet du Président Wade. Malgré tout, nous avons campé sur notre décision. Nous leur avons demandé d’informer le président de la République, Abdou Diouf, pour qu’il vienne discuter avec nous. A 13h, le Président Diouf nous a envoyé un des généraux de l’Armée. Nous avons exigé de lui que les contrats de travail pour les habitants de Saly soient signés sur place, avant que nous enlevions le blocus. Ainsi, 27 personnes ont été recrutées devant nous et affectées dans les hôtels. C’est ce qui m’a lancé dans la politique. Après deux mandats comme membre du Conseil rural de Malicounda, j’ai été élu président de la communauté rurale (Pcr) lors des Locales de 2002, sous la bannière du parti socialiste.
Comment s’est passé votre investiture comme Pcr de Malicounda ?
Je siégeais à Malicounda avec des personnes beaucoup plus âgées que moi. Le plus jeune d’entre eux était de 34 ans mon aîné. Je les considérais comme des papas. Nous n’avons jamais eu de problèmes. J’ai beaucoup appris auprès d’eux. A mon troisième mandat, ils m’ont porté à la tête du Conseil rural. Vous savez, de 1972 à 2002, il n’y avait pas de réseau d’eau potable et d’électricité à Malicounda. Mais sur fonds propres de la commune, j’ai construit 3,1 km de route, électrifié 19 villages de la communauté rurale et établi 57 bornes fontaines. J’ai aussi construit 5 collèges : CEM 1 à Malicounda Bambara ; CEM 2 entre Warang et Nianing ; CEM 3 à Saly Vélingara ; CEM 5 à Malicounda et les autorisations sont délivrées pour la construction des CEM de Takhoum et Pointe Sarène. Concernant les écoles primaires, sur 39 écoles, j’avais construit 27 logements pour les enseignants. J’ai aussi aménagé des terrains de football, construit des foyers des jeunes. Malheureusement, l’accession à la magistrature suprême de Abdoulaye Wade est venue tout mettre en cause.
Qu’est-ce que l’arrivée au pouvoir d’Abdoulaye Wade en 2000 a changé ?
Il m’a débarqué de la tête du Conseil rural avec un décret qui plaçait Malicounda en délégation spéciale. C’est en pleine séance de travail qu’un ami m’a appelé pour me l’annoncer. C’est une décision que personne n’a comprise dans la communauté rurale. Seulement, je ne m’en suis jamais plaint. J’ai toujours considéré que c’était la volonté de Dieu. Mais j’étais le seul, à l’époque, à n’avoir pas tenu de sit-in ou brûlé des pneus. Par contre, on a tous vu ce qui s’est passé à Sagalkam (avec la mort de Malick Bâ), à Bambey etc.
Pourquoi selon vous, Wade avait-il agi de la sorte ?
Il a tenté, à trois reprises, de m’enrôler dans le Pds. J’ai, à chaque, fois poliment décliné l’offre. Je ne voulais pas changer de parti politique. Lors de notre dernière rencontre, le Président Wade m’a dit : «Ousmane, je peux gouverner le Sénégal sans Malicounda. Tu es trop têtu !»
En 2009, Saly est devenue commune et vous remportez les Locales pour devenir le premier maire de la ville. Le combat devait être sans quartier avec les hommes du pouvoir de l’époque ?
Oui. Mon élection à la mairie de Saly fut très difficile. Ndiouga Sakho, le Directeur général de la Sapco, était le neveu d’Abdoulaye Wade. Il avait son candidat pour la mairie. Mais par la grâce de Dieu, j’ai gagné les élections, avec 35 conseillers sur 40. Je n’avais pas de moyens, mais j’avais mes réalisations comme arme pour convaincre l’électorat à voter en ma faveur. Et par la grâce de Dieu, j’ai remporté les élections. Par la suite, Me Wade m’a encore reçu au Palais. Je lui ai présenté mon programme pour Saly et son discours avait totalement changé. Il m’a dit : «Ousmane, tu es un adversaire politique coriace, mais tes projets correspondent à mes rêves.» Ensuite, il avait demandé à son ministre de l’Equipement, Habib Sy, de me rembourser l’argent que j’avais investi pour construire les seuls kilomètres de route qu’il y avait dans toute la communauté rurale de Malicounda. Mais cela ne s’est jamais fait. Même en 2012, il m’a demandé de le soutenir au second tour de la Présidentielle, mais je lui ai dit que ce n’était pas possible. Le Président Wade, malgré le fait que j’étais dans l’opposition, avait beaucoup d’affection pour moi.
Avec tous les soutiens qu’il avait entre Saly, Médinatoul Salam, en plus de la déclaration de Cheikh Béthio demandant à ses talibés de voter pour lui, Me Wade n’a pas gagné dans votre fief politique. Quelle a été votre stratégie politique?
C’était simple. Vous savez, mes principes en politique ne se fondent pas sur la nature du candidat, sa coloration politique, mais sur son programme, son utilité pour le pays. J’assimile ma carte d’électeur à un fusil. Il faut bien viser avant de tirer. Wade était un bon Président, mais s’il était resté au pouvoir, peut-être qu’on ne serait pas là en train de faire cette interview. Pour revenir à cette Présidentielle, certes il y a l’effet d’un ras-le-bol général, mais pour la commune de Saly, quelle que soit l’élection, je gagne. Saly m’a très tôt adopté comme son fils. Tout ce que j’ai réalisé suffit à les convaincre de mes ambitions. Et je vous jure que je n’ai jamais procédé à des achats de conscience. Je respecte assez les populations et connaît la philosophie des gens du terroir pour ne pas commettre une telle erreur.
Quelle différence y a-t-il entre gérer la communauté rurale de Malicounda et la commune de Saly ?
Il y a une très grosse différence. A Malicounda, il y avait le siège du Conseil rural, un véhicule, du personnel et tout. A Saly, après mon installation, je devais tout faire et vite. Trouver un bâtiment pour la mairie, des moyens pour la faire fonctionner etc. Après mon installation comme maire, on ne m’a pas remis un franc. J’ai utilisé toutes mes connaissances et ressources pour mettre quelque chose en place. Aujourd’hui, notre hôtel de ville est l’un des plus beaux du pays et je l’ai réalisé avec les fonds de la collectivité locale. Même si on a reçu 65 millions de FCfa du Gouvernement, comme toutes les autres communes pour la construction de la mairie, on a dépensé 547 millions de FCfa, sur fonds propres, pour la construction de notre hôtel de ville, qui ne ressemble en rien aux autres. Mes résultats à Saly sont aussi liés à la qualité de mon équipe. Elle est composée à 95% de natifs de la ville, de militants de la première heure. Il y a une grande collégialité dans la gestion de la mairie. Même mes opposants sont disposés à travailler avec moi, dans le seul intérêt de la commune. J’en profite pour remercier tout le conseil municipal.
Economiquement, la commune de Saly est viable, mais sur le plan de la sécurité, avec la station balnéaire, Saly doit être terrible à gérer ?
Je ne parle même pas de la sécurité, qui est gérée en parfaite intelligence avec la police et la gendarmerie, mais c’est la commune de Saly en elle-même qui est difficile à gérer. On travaille pratiquement 7 jours sur 7. Ma femme vit à Ndiassane et depuis 2009, je ne me rappelle pas un jour où j’ai passé la journée là-bas. Mais avec l’abnégation de mon équipe et l’amour que je porte à ma commune, la tâche est plus soutenable.
Comment vivez-vous la «concurrence» avec la Sapco ?
Pour dire la vérité, cela nous pénalise. J’espère que les autorités comprendront que la Sapco n’a plus sa raison d’être. Elle devait gérer le foncier. La Sapco n’a plus sa raison d’être. En tout cas pas à Saly. Ma famille vivait dans une maison en face de la mer, c’est ce projet de la Sapco qui nous a fait quitter les lieux. Et pourtant, cette société n’a rien fait pour Saly. Elle n’a réalisé aucune action ou infrastructure d’utilité publique à Saly. Aucun poste de santé, aucune salle de classe. Je défie quiconque de prouver le contraire!
Pourquoi existe-t-il autant de litiges fonciers à Saly ?
Cette situation est compréhensible. Saly est un héritage de la communauté rurale de Malicounda. Il y avait beaucoup de problèmes dus à des manquements du service domanial du Conseil rural de l’époque. La commission était dirigée par un vieil homme de presque 95 ans. Il n’y avait presque pas de registre fiable. Il y a eu beaucoup d’attributions, des doublons. Mais on essaye de changer les choses. En ce qui me concerne, je peux affirmer, la main sur le Saint Coran, que je n’ai jamais été impliqué dans des magouilles foncières à Saly. Quand j’étais le Pcr de Malicounda, j’avais en charge 22 villages. Je défie quiconque de montrer un périmètre que j’ai clôturé ou vendu à des fins personnelles. Je peux vous jurer que je ne détiens présentement aucun hectare de terre dans la commune.
Portant, vous êtes fréquemment cité dans la presse comme faisant partie de cette mafia des terres de Saly ?
Mes détracteurs n’ont trouvé que cette voie pour m’atteindre. Mais leurs accusations me laissent de marbre, car elles sont gratuites. Ils veulent me déconcentrer, mais je ne tomberai pas dans leur jeu. Le combat, c’est sur le terrain que ça se passe. Contrairement à ceux qui m’attaquent, je considère que je n’ai pas d’ennemi. Je ne refuserai rien de bien à quelqu’un, sous prétexte que c’est mon ennemi. Je dis toujours à mes partisans de ne se fier qu’à la volonté divine et de ne jamais se laisser entraîner dans des futilités. J’ai toujours été contre toute agression gratuite. Personne ne m’a jamais entendu insulter quelqu’un, quel que soit son tort.
Est-ce que la mairie de Saly a été impliquée dans les travaux d’embellissement de la ville ?
En 2013, quand le président de la République est venu à Saly pour le lancement de la saison touristique, j’avais demandé son aide sur quatre programmes : l’embellissement du boulevard ; l’érection d’un centre de santé de référence ; le stade municipal et le lycée moderne. Je lui avais promis de contribuer à hauteur de 300 millions FCfa. Lors de son discours, en guise de réponse, il avait demandé à son ministre du Budget de nous allouer un milliard de FCfa. Mais par la suite, c’est la Sapco qui a hérité du projet. Je ne sais pas pourquoi et comment c’est arrivé. Seulement, les travaux n’épousent pas mes objectifs de départ. N’empêche, je ne suis pas resté les bras croisés. J’ai construit deux routes bitumées : celle de Niakh Niakhal et de Saly Carrefour. En tout, cela fait 4,2 km. J’ai une convention de 1,4 milliard de FCfa, avec l’Ageroute, pour la construction de 7 km de routes. Au-delà des routes, je veux réaliser le centre de santé de référence, construire le lycée moderne, ainsi que le stade municipal, et mettre en place une maison de l’outil. Celui-ci permettra aux jeunes sans acticités scolaires d’apprendre un métier. Je veux aussi construire une maison de la femme, une «Case des Tout petits» et un centre aéré, avec piscine. Ceux sont les grands travaux que je compte entreprendre sous peu. A Saly Vélingara, j’ai construit un marché de 68 millions Cfa. A Saly Carrefour, j’ai construit une maternité qui va être inaugurée bientôt.
Votre ambition politique s’arrête-t-elle à la commune de Saly ?
Personnellement, j’ambitionne d’aller à l’Assemblée nationale. Pour cela, je sollicite l’engagement de tous les militants. Lors des Législatives de 2014, je m’étais inscrit sur la liste départementale de Mbour sous la bannière de Bëss du Niak de Serigne Mansour Sy Djamil. C’était pour mesurer mon poids électoral dans le département. J’avais réussi à engranger 12 663 voix. J’ai été satisfait par ces résultats. J’appelle les populations à se mobiliser pour que je passe en 2017. Je suis prêt à travailler avec toute coalition qui me sollicitera, que ce soit Benno Bokk Yaakaar ou une autre. Je pense que ce serait naturel qu’on travaille ensemble.
PAPE SAMBARE NDOUR & ABDOULAYE DIEDHIOU/IGFM/l'OBS

22/12/2016

VILLAGE DES ARTS A NGAPAROU

Ngaparou (Mbour) étrenne son « village des arts » le 24 décembre

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Le « village des arts » de Ngaparou va officiellement ouvrir ses portes le 24 décembre, au cours d’une cérémonie devant coïncider avec la tenue des traditionnelles 72 heures de cette commune du département de Mbour, à quelque 70 Km de Dakar, a-t-on appris des organisateurs.
Le « village des arts » de Ngaparou lance ses activités « avant les « 72 heures de la commune de Ngaparou », mais ce démarrage « est bien intégré à ce rendez-vous culturel et artistique avec ses régates, et diverses activités culturelles et récréatives très suivies par les populations et les touristes venus des hôtels environnants », rapporte un communiqué transmis à l’APS.
Dirigé par l’artiste plasticien sénégalais Bassirou Sarr, résident à Berlin (Allemagne), le « village des arts » de Ngaparou est érigé sur une propriété de quelque 1000m2.
Ce nouvel espace « se veut un centre d’expérimentation artistique, de promotion artisanale et d’échanges fraternels », peut-on lire dans le même communiqué reçu des promoteurs.
Ils signalent qu’un comité d’organisation a été mis en place pour son inauguration, comprenant des artistes anciens résidants du premier « village des arts » de l’avenue Peytavin, à Dakar, ainsi que les actuels occupants du « Village des arts » de la capitale sénégalaise (sis prés du stade Léopold Sédar Senghor).
« La pièce maîtresse du programme de cette inauguration est l’exposition internationale d’art plastique, peintures, installations et sculptures en plein air, intitulée +Berlin-Dakar-Ngaparou+ », renseigne le communiqué, précisant que celle-ci se déroulera du 24 au 31 décembre 2016, dans le même espace, et sera composée des œuvres d’artistes sénégalais et berlinois.
« Cette exposition sera accompagnée d’un hommage aux artistes disparus, en particulier les anciens résidants de l’avenue Peytavin. Une animation permanente et quotidienne est programmée du 24 au 31 décembre au ’village des arts’ de Ngaparou », ajoute le communiqué.
Il évoque « des rencontres entre artistes et public, de la musique, des projections de films, des performances, du théâtre ainsi qu’un atelier d’activité d’arts plastiques (workshop) avec les jeunes ».
APS

19/12/2016

REVEILLONNER A SALY

Noël et Nouvel an à l'hôtel Neptune de Saly

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Fleuron des réceptifs de la station touristique de Saly, l'hôtel Neptune maintient non seulement le cap face à la baisse du tourisme au Sénégal mais ne cesse de se redynamiser. Sous la houlette de Norbert Thelisson, ce réceptif a toujours autant de succès et demeure d'un parfait entretien, d'un service 5 étoiles.
Soixante dix suites, une immense piscine chauffée, un cadre superbe, le Neptune tient la dragée haute au parc hôtelier sénégalais depuis 18 ans.
Une bonne adresse pour réveillonner, d'autant que les offres sont alléchantes:
Offre de Noël
Soirée et repas du réveillon de Noël: 49.000fcfa/pers
Soirée et repas du réveillon de Noël, Suite Double, petit déjeuner du 25/12: 89.500fcfa/pers
Soirée et repas du réveillon de Noël, Suite Double, petit déjeuner du 25/12 et déjeuner du 25/12:101.500fcfa/pers
Menu du réveillon de Noël :
· Cocktail de Noël dans les jardins.
· Gambas rôties sur fondue d’échalotes.
· Plaisir glacé à la liqueur de Warang.
· Le chapon sauce forestière et son flan de patates douces.
· La ronde de chèvre.
· La trilogie de bûches de Noël.
PROMO Jour de l’An :
- Soirée et repas du réveillon de la Saint Sylvestre : 59.000 FCFA par personne.
- Soirée et repas du réveillon de de la Saint Sylvestre, Suite Double, petit déjeuner du 01/01 : 107.000 FCFA par personne.
- Soirée et repas du réveillon de de la Saint Sylvestre, Suite Double, petit déjeuner du 01/01 et déjeuner du 01/01 : 119.000 FCFA par personne.
Menu de la Saint Sylvestre :
· Cocktail du nouvel an dans les jardins.
· Salade de gambas aux fruits exotiques.
· Croustillant de langouste au chutney de tomate et pommes fruits.
· Plaisir glacé à la liqueur de Warang.
· Tournedos sauce foie gras et ses petits farcis.
· Douceur de Brie.
· Festival de desserts.
Réservations: Tel : 33.957.23.20 - resa.neptune@gmail.com ou neptune@orange.sn
www.saly-hotel-neptune.com

14/12/2016

LE VIN DU CLOS DES BAOBABS

Viticulture à Nguekhokh : Un vignoble au cœur du Sahel

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Le paysage agricole sénégalais commence à se modifier avec l’apparition de la vigne. Deux Français qui ambitionnent de mettre le Sénégal sur la carte des pays producteurs de raisin et de vin se sont lancés dans l’aventure à Nguekokh (département de Mbour). Même si la production n’est qu’expérimentale, leur vignoble prend petit à petit forme. Et leur objectif est de passer à une production de 2 ha à partir de janvier 2017 pour espérer une première commercialisation en 2019-2020.
Jusque-là inconnu au bataillon des pays producteurs de vin, le Sénégal s’est lancé dans la viticulture. Timidement et grâce à Philippe Franchois et à son associé, François Normant, qui ont eu un rêve commun. Le premier voulait réaliser un projet vitivinicole et l’autre mener un projet agricole innovant. Et ces deux néophytes passionnés ont choisi Nguekokh, pour implanter leur domaine. Ce vignoble constitue une première en Afrique de l’Ouest, selon M. Franchois.
« Le « Clos des Baobabs » est à la fois un projet viticole et vinicole qui est né d’une rencontre avec mon associé François Normant qui avait des terres qu’il avait remembrées. On avait un ensemble de 10 ha cohérents et homogènes qui permettent de faire une plantation », renseigne Philippe Franchois. En janvier 2013, les deux associés ont planté un hectare expérimental irrigué de 5.000 plants. « Notre recherche, c’est de comprendre comment mettre en repos végétatif la vigne et comprendre comment lever volontairement la dormance de la vigne, car en relevant la dormance, on permet, plus tard, la fructification », indique-t-il.
« Toute cette recherche est faite sur cet hectare expérimental. Volontairement, on n’est pas parti sur dix hectares de recherche, parce qu’elle est là la recherche. On a le recul suffisant pour faire de la recherche de taille, d’irrigation entre autres parce que la problématique est de comprendre le repos végétatif de la vigne qui pousse ici en continu », laisse entendre Philippe Franchois. Selon lui, l’eau constitue la problématique de toutes les cultures au Sénégal. Et sans irrigation, il n’y a pas de culture possible, donc pas de vigne. « Le forage qu’on a réalisé permet d’irriguer notre périmètre expérimental et les hectares prévus », soutient-il.
La terre sénégalaise n’étant pas à priori adaptée à la viticulture, Philippe et son associé ont, au départ, expérimenté cinq cépages (cabernet-sauvignon, cinsault, grenache, sangiovese et syrah) pour voir ceux qui étaient les mieux adaptés au climat, les plus prometteurs. Le grenache, caractérisé par un port dressé et des rameaux vigoureux et qui résiste bien à la sécheresse, est sorti du lot. Ce cépage est cultivé en France, en Espagne en Italie, en Grèce, au Portugal, en Algérie, en Tunisie et au Maroc. « On a validé ce cépage et l’on va planter 2 ha de production de grenache à partir de janvier 2017 », informe-t-il.
Selon M. Franchois, cette expérimentation a bien porté ses fruits. Malgré les termites, les oiseaux et les singes, Philippe et son associé ont réussi à produire du raisin. Le mois de juillet 2014 a été marqué par une première vendange. Deux autres vendanges ont également été réalisées en avril 2015 et en juin 2016. Cela a permis d’élever un premier vin rosé et rouge, confirmant ainsi la possibilité de produire un vin digne de ce nom au Sénégal. D’ailleurs, renseigne M. Franchois, les premières dégustations-tests faites à Dakar et en France ont confirmé la qualité du vin du » Clos des Baobabs ».
En ciblant le raisin de cuve et non le raisin de table, le projet, selon Philippe Franchois, exprime une réelle volonté de créer une véritable valeur ajoutée en transformant le raisin en vin et non en commercialisant simplement la matière première. « Au Sénégal, notre recherche fait qu’on a passé une étape décisive. On sait qu’on peut faire du vin et on peut aussi faire du raisin de table. On est parti sur du raisin de cuve parce qu’on veut aller plus loin que la production du fruit. On veut aller vers une transformation pour avoir une valeur ajoutée plus forte pour faire du vin », précise-t-il.
Un pari sur la qualité
Le vigneron affiche clairement son ambition. Philippe privilégie la qualité à la quantité. « On souhaite faire de la qualité et non la quantité. On ne veut pas faire pisser la vigne comme on dit souvent. Ce que nous voulons, c’est avoir une production raisonnée de raisins pour avoir du vin de qualité », indique Philippe Franchois. Et pour la commercialisation, les deux comparses visent le marché local et sous-régional. « Que ça soit au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Guinée ou au Mali, il y a un certain nombre de points de vente qui seraient sensibles à un premier vin de l’Afrique de l’Ouest », explique-t-il.
Pour l’heure, Philippe Franchois et son associé ne pensent pas encore aux rendements comme c’est le cas dans des pays comme l’Italie, l’Espagne et la France qui ont de grosses productions à l’hectare. La question, selon eux, c’est faire du fruit pour un minimum de vin. « C’est juste une expérimentation agricole. On peut faire de grosses productions, mais ce n’est pas de grosses productions qu’on cherche, mais une quantité minimale pour être rentable et une profitabilité minimale », indique-t-il.
Toutefois, précise M. Franchois, avec la démultiplication de cette expérimentation à partir du mois de janvier, la production des deux hectares de grenache exploités va leur permettre d’avoir l’embryon d’un domaine viticole et donc une viticulture émergente. « Le Sénégal est une terre fertile pour les expériences et les innovations. Et la spécialité des Sénégalais, c’est de copier les bonnes expériences. Si ça marche bien, c’est certain qu’on sera copié et avec de la patience et de la persévérance, on aura une filière agricole émergente à l’image du Maroc ».
M. Franchois estime, en outre, que les conditions économiques d’émergence, politiques et de stabilité permettent à beaucoup de gens de chercher des voies nouvelles et de faire dans l’innovation agricole.
Avec l’exploitation des 2 ha, le vigneron et son associé espèrent une première commercialisation en 2019-2020. La visée, selon M. Franchois, c’est de passer de 2 à 5 ha puis à 10 ha. « En France, un domaine de 10 ha est déjà pas mal. Avec 10 ha donc, on peut avoir un vin de qualité et une bonne commercialisation au Sénégal et dans la sous-région », indique M. Franchois, non sans dire toute sa fierté qu’une bouteille du Clos des Baobabs soit déjà exposée à la Cité mondiale du Vin à Bordeaux.
Le souhait de M. Franchois et de son associé, c’est de voir le Sénégal devenir un véritable pays émergent dans la planète vitivinicole, à l’image du Maroc qui compte aujourd’hui 49.000 ha cultivés de vigne, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Éthiopie.
Un métier qui suscite des vocations
Aujourd’hui, la viticulture suscite des vocations et attire des candidats extérieurs au milieu. Par la force des choses, Abdoulaye Ndiaye, ancien moniteur d’équitation, est devenu chef de culture dans le projet « Clos des Baobabs ». « On ne devient pas un vigneron en un clin d’œil, mais quand la passion est là, tout devient possible », indique-t-il. Sa mission consiste à labourer, à mettre du fumier, à palisser la vigne, à tailler et brûler les sarments. Selon M. Ndiaye, depuis le début de sa collaboration avec Philippe Franchois, il a gagné en expérience dans cette activité qu’il a découverte il y a juste trois ans. « On m’a mis dedans et on m’a appris beaucoup de choses qui m’ont permis d’accroître mes connaissances dans ce domaine qui est une nouveauté dans la zone et au Sénégal même.
Ce n’était pas évident au début, mais à la longue, je me suis habitué à ce métier qui est très passionnant », relève-t-il. Abdoulaye Ndiaye dit ne pas regretter cette nouvelle expérience. Mieux, il se dit prêt à continuer l’aventure. Les métiers de la viticulture exigent des qualités et compétences multiples et des connaissances théoriques et pratiques sont indispensables pour la conduite technique du vignoble. Ce chef de culture en est bien conscient. Et il veut parfaire ses connaissances dans le domaine viticole à travers une formation spécifique afin de répondre aux nouvelles exigences. « Je veux comprendre plus ce métier et me parfaire davantage pour me spécialiser dans la viticulture », fait-il savoir.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

08/12/2016

16-17 et 18 DECEMBRE A SALY

Embarquez pour les Vieilles Pirogues à Saly!

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Les Vieilles Pirogues, c'est un Festival qui transforme un banal week-end à Saly en un souvenir inoubliable dans une ambiance de fête et de détente. Le Festival initié par l'Association Tapis Vert vise à braquer les projecteurs sur la petite côte sénégalaise, nouvelle destination tendance prisée des touristes nationaux et internationaux.
La 5ème édition des Vieilles Pirogues aura lieu les 16, 17 et 18 Décembre prochain à Saly.
Un Festival multiculturel dans un petit coin de paradis...
Besoin de changer d'air et de souffler l'espace d'un WE, direction Saly. 1h top chrono via la nouvelle autoroute... vous y êtes! Plage, farniente... enlevez vos montres et détendez vous, Welcome to Saly!
Un programme détonnant pour fêter le 5ème anniversaire!
Vendredi 16: C'est dans les rues de Saly que la fête va commencer avec plusieurs animations musicales dans l'axe principal de Saly dont un podium hip hop dédié aux jeunes artistes de la petite côte.
Samedi 17: Le site officiel du festival situé à la base Heliport de Saly (en face Holiday's Market) ouvrira ses portes le Samedi à 16H pour la grande soirée de concerts. Pour leur grand come back à Saly, Takeifa partagera l'affiche avec le Maestro Cheikh LO, pour une 1ère fois à Saly pour un show unique en live avec tout son orchestre du Ndiguel Band, avant de céder la place à Ndjougoup pour un soundsystem reggae d'anthologie featuring Dread Maxim and Guests!
Préventes 3000F Sur place 5000F
PREVENTES Dakar: 77.364.26.73
Point de Vente SALY: Holiday's Market
Dimanche 18: La journée sera axée sur la jeunesse avec les ateliers Master Class sur la professionnalisation du métier d'artiste, ainsi qu'un tremplin jeunes talents sur la grande scène du festival et un gala de lutte petite catégorie. Le village des artisans créateurs sera également là pour accueillir les festivaliers et leur offrir la possibilité de dénicher une petite merveille.
Le programme complet du festival est disponible sur www.vieillespirogues.com
Les Vieilles Pirogues, une ambition internationale
Active depuis 2011, l'Association Tapis Vert, présidée par "Iboulaz" développe des actions à caractère culturel tout au long de l'année pour faire de Saly à la fois une vitrine culturelle pour le Sénégal et ses artistes, et par la même occasion un endroit branché et séduisant pour les touristes venant de Dakar, de Paris comme de New York, Pékin ou Rio!
Le Festival des Vieilles Pirogues s'inscrit dans cette dynamique. Le nom "Vieilles Pirogues" fait référence au "Festival des Vieilles Charrues" organisé en France depuis plus de 25 ans et devenu aujourd'hui l'un des plus grands évènements musicaux en Europe mobilisant plus de 500.000 personnes chaque année.
Tapisvert

25/11/2016

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

42 MILLIARDS POUR ASSAINIR SALY ET 15 MILLIARDS POUR POINTE-SARENE

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42 milliards de FCfa pour l’assainissement de la commune de Saly-Portudal et 15 milliards de F Cfa pour la future station balnéaire de Pointe-Sarrène. C’est le coût du projet d’assainissement de ces deux sites touristes. Il a été dévoilé lors de l’atelier de restitution des rapports d’études de l’avant-projet sommaire des plans directeurs d’assainissement des communes de Saly-Portudal et Point-Sarrène hier, mercredi 23 novembre à l’hôtel de ville de Saly-Portudal.
La présentation des plans directeurs d’assainissement de la commune de Saly-Portudal et de la future station balnéaire de Pointe Sarrène a été faite hier à la mairie de Saly-Portudal par deux cabinets d’études. Un coût estimatif de 42 milliards de F Cfa est retenu pour la commune de Saly-Portudal dont 27 milliards pour les eaux de pluie et 15 milliards pour les eaux usées. La future station balnéaire de Pointe-Sarrène va bénéficier d’un plan d’assainissement pour un coût de 15 milliards de F Cfa.
Alioune Badara Diop, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a expliqué les mobiles des études faites. A l’en croire, il s’agit d’appliquer des directives gouvernementales mais aussi de respecter la Constitution stipulant la garantie de vivre dans un environnement saint à tous les sénégalais. Doter toutes les capitales départementales d’un Plan directeur d’assainissement (Pda) entre dans la politique assignée à l’Onas mais s’étend à des villes comme Saly-Portudal, Richard-Toll et Touba.
La seconde étape de ces études pour la réalisation des Pda cités plus haut va s’inscrire dans un phasage pour aller vers la réalisation des travaux prioritaires. Les investissements à ces fins sont attendus de l’Etat d’une part et d’autre part des partenaires techniques et financiers. Sur la gestion des eaux pluviales, le directeur général de l’Onas s’est réjoui de ne pas voir un cas de déplacement enregistré suite à des inondations. Le cas de Kaffrine reste pour lui, un point noir et des études et actions menées vont contribuer à sa gestion.
Samba Niébé BA/Sudonline

20/11/2016

LE PETIT JURA AU SENEGAL

Un Suisse au Sénégal!

11.jpgDu col de la Croix aux plaines sahéliennes, il n'y a qu'un pas, franchi voici bien des années par Christian, Jurassien d'origine.
Notre sympathique Helvète s'est installé à quelques mètres de l'océan, à Saly Niakh Niakhal-Grand Mbour. Il y a bâti une petite structure conviviale, un hôtel de quelques chambres cambré sur un joli jardin arboré. Une piscine en écrin rafraîchit ce petit domaine familial et gourmand où il fait bon se reposer au calme du pays de la Téranga.
Le bar y est convivial et la table succulente! Bien évidemment, l'on y trouve quelques spécialités jurassiennes quasi introuvables au pays de Macky Sall et de Youssou Ndour...
A noter que la réputation de la fondue du Petit Jura a largement dépassé les frontières du département de Mbour.
Le mariage des gourmandises locales et des plats traditionnels Suisses s'harmonisent étonnement!
Inutile de préciser que l'ordre et la propreté légendaire du pays de Guillaume Tell y sont totalement respectés...
La gentillesse et l'accent jurassien du patron font merveille dans ce clos intime et calme à souhait.
Le personnel y est charmant, souriant, évoluant entre bar, grande terrasse et très joli jardin gazonné. La piscine est réellement bien harmonisée au cadre général de cet Eden Suisse en terre Teranga.
L'océan, la plage sont à 60 mètres, accessible facilement par un joli petit chemin ombragé.
S'il n'est pas très facile de dénicher l'endroit dans le dédale des pistes quand on ne connaît pas Saly Nialk Niakhal, celà offre l'avantage d'être réellement tranquille dans cet oasis helvétique.
Hormis pour sa clientèle hôtelière, Christian ferme le dimanche. Le restaurant est ouvert tous les midis et, le soir, sur réservation.
Le Petit Jura - Saly Niakh Niakhal - Sénégal - TEL + 221 339 57 37 67 ou + 221 339 57 37 67 - Courriel : aupetitjura@yahoo.fr - site internet: www.aupetitjura.ch - facebook: Auberge Petit Jura - Sénégal

17/11/2016

SALY SAUVEE DES EAUX

17 milliards pour lutter contre l'érosion côtière à Saly

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Le projet est piloté par l’Apix pour le compte du ministère du Tourisme. La Sapco, membre du comité technique, en est le maître d’ouvrage. Les travaux qui vont démarrer en juin 2017, dureront 14 mois. L’appel d’offre va être lancé en janvier.
Bientôt, l’érosion côtière ne sera plus qu’un vieux souvenir à Saly. La Banque mondiale ayant mis 17 milliards FCfa à la disposition de l’Etat pour lutter contre ce phénomène qui a porté un grand coup à la Destination Sénégal. Les travaux débuteront en juin prochain et dureront 14 mois. Pour le moment, les études techniques sont confiées à un cabinet franco-hollandais, «EGIS». Les études d’impact et environnementales seront menées par deux groupements conduits par la Royal Haskoning, un cabinet français et HPR, un cabinet sénégalais. Lors d’une réunion présidée par le gouverneur de Thiès, Hamadou Sy, le projet a été validé et une audience publique autour du préfet de Mbour, Saër Ndao, a été organisée devant les populations de Saly où, la représentante de la Banque mondiale, Mme Alexandra Bezeridi, chargée de veiller aux intérêts des personnes impactées par les travaux, était de passage, vendredi dernier.
Les travaux partiront de l’hôtel Lamantin Beach pour se terminer à l’hôtel Cocotier. Il est prévu des brise-lames et des épis et les techniciens ont déjà identifié le lieu où le sable de la plage a été déposé en mer sur une distance de 25 km. Au large de la côte, un bateau aura en charge le dragage pour recharger le sable. A 2 kilomètres de la plage, les techniciens utiliseront une conduite de refoulement de sable pour l’envoyer sur la plage et pour cela, 500 M3 de sable seront nécessaires.
Récupération de 50 mètres de plage en 3 ans
Selon les études, les épis et les brise-lames seront distants de 300 mètres de la plage et les techniciens misent sur la récupération de 50 mètres de plage dans les 3 ans à venir. L’installation des épis et brise-lames concernera trois secteurs : Le premier prévoit 3 épis et 3 brise-lames, le deuxième, 6 brise-lames et le troisième 2 épis, sans compter rechargement de sable sur tous les trois secteurs et un enrochement.
Impacts négatifs de l’érosion sur la destination Sénégal
Selon le Syndicat des entreprises des tours opérators (Seto), si la destination Sénégal n’a pas fait l’objet d’un grand rush, c’est du fait de l’érosion côtière qui a le plus nui au tourisme, particulièrement à Saly où plusieurs réceptifs ont mis la clé sous le paillasson. «Une station balnéaire sans plage ni soleil ne l’est pas. C’est comme une station de ski sans glace», ironisait le président du comité de station, Ibrahima Sarr. Des milliers de travailleurs ont été envoyés au chômage à cause de l’érosion côtière. Selon le Seto, 238 129 touristes ont fait leur entrée au Sénégal à la période du mois de novembre à octobre 2015. Depuis 2003, le tourisme avait connu une période faste, grâce à la Coupe du monde à laquelle l’Équipe du Sénégal avait participé.
IGFM/ALIOUNE DIOP

25/10/2016

L'AUTOROUTE AIBD EST OUVERTE

Macky Sall à l'inauguration de l’autoroute Diamniadio-Aibd-Sindia : « Un jalon de notre marche résolue vers le Sénégal émergent »

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Le tronçon de l’autoroute entre Diamniadio et Sindia via Aibd (36 Km) a été ouvert, hier, à la circulation par le président de la République. Rappelant l’importance de l’énergie et des infrastructures autoroutières dans l’émergence, Macky Sall soutient que notre pays est sur la bonne voie.
Le président de la République a inauguré, hier, le tronçon de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd, long de 16,5 Km et celui entre Aibd et Sindia de 19 Km réalisé respectivement par Eiffage et Ageroute avec une entreprise chinoise. Après avoir coupé le ruban près du Centre international de conférences Abdou Diouf, il a pris le volant de sa voiture jusqu’à la gare de péage de Toglou pour payer le ticket.
Il marque ainsi la mise en service de cette infrastructure qui permet de rallier, en un temps court, Dakar et le département de Mbour. Avant d’aller jusqu’à Sindia, le président Macky Sall a eu droit à une présentation du tronçon Diamniadio-Aibd par Mountaga Sy, directeur général de l’Apix. Ensuite, il a visité le tronçon Diamniadio-Aibd-Sindia. Au retour, il s’est arrêté à l’échangeur de Thiambokh où il a eu une séance d’explication sur le tronçon Aibd-Sindia-Mbour et Aibd-Thiès par Ageroute. Le tronçon Diamniadio-Aibd réalisé en 29 mois, est en 2X2 voies avec trois diffuseurs : Cicad, Rn2 et Aibd.
Il comprend 14 ouvrages d’art courants, 40 ouvrages hydrauliques, trois gares de péage et 17 Km de fibre optique. Il a été réalisé selon le schéma de partenariat Public-privé pour un coût total de 92,2 milliards de FCfa dont 69,2 milliards par l’Etat et 23 milliards FCfa apportés par Senac Sa. Quant à l’axe Aibd-Sindia, d’un coût de 70 milliards de FCfa, il a été réalisé dans le projet global Aibd-Mbour et Aibd-Thiès et a reçu un financement d’Eximbank Chine et l’Etat du Sénégal.
A Sébikotane où s’est déroulé la cérémonie d’inauguration, le président de la République a remercié les populations locales, les élus, les responsables politiques, les autorités territoriales pour l’accueil chaleureux. Il a rappelé son déplacement samedi dernier à Bokhol pour l’inauguration de la centrale solaire, une première dans l’histoire du Sénégal, marquant l’ère des énergies propres. «Voila la voie du progrès et du développement dont les énergies et les infrastructures constituent la force motrice », a déclaré Macky Sall. Selon lui, il n’y a point de développement sans infrastructures. Il soutient que ces routes et aux autoroutes permettront d’aller facilement d’un point du Sénégal à un autre, d’assurer la circulation des personnes et le transport des marchandises, consolider l’intégration nationale, promouvoir le développement des terroirs et faciliter l’accès des produits locaux aux marchés. «Voilà tout le sens et la pertinence de notre programme d’infrastructures.
Et nous sommes sur une bonne dynamique», a-t-il dit.
Réalisation d’infrastructures : L’apport de la France et de la Chine salué
Inauguration autoroute aibd Apport FR CHNLe partenariat entre le Sénégal et la France d’une part et entre le Sénégal et la Chine d’autre part dans la réalisation des infrastructures autoroutières a été magnifié, hier, par le président de la République. Macky Sall a tenu à remercier le gouvernement français dans la mobilisation financière pour la réalisation de l’autoroute Dakar-Diamniadio-Aibd.
« Entre la France et le Sénégal, ce sont 350 ans d’histoire. Ce n’est pas 350 jours. Je salue le pont de l’amitié franco-sino-sénégalaise. Nous sommes interdépendants et inter liés », a déclaré Macky Sall. Il soutient que l’apport de la France a été décisif dans le bouclage du financement du Train express régional Dakar-Aibd. Concernant la Chine, il a souligné que ce pays est, depuis près de trois ans, un des premiers partenaires du Sénégal dans le domaine des infrastructures. Macky Sall a magnifié aussi le soutien de ce pays dans le financement du programme de réalisation de forages multi-villages par le Programme d’urgence de développement communautaire et du pont de Foundiougne dont les travaux vont démarrer en début 2017.
Il s’est félicité aussi de la contribution d’autres partenaires comme la Banque africaine de développement (Bad) et la Banque islamique de développement (Bid).
Respect des règles de sécurité
Le président de la République a appelé, une nouvelle fois, au respect des règles de sécurité et de sûreté routières. «Nos routes font trop de morts, souvent par la faute d’usagers imprudents », a regretté Macky Sall. S’il le faut, il pense que nous devons envisager la réforme de la législation pour rendre plus dissuasives les sanctions appliquées à certaines infractions routières.
Engagement et compétence
Mountaga Sy et Ibrahima Ndiaye donnés en exemple
Les directeurs généraux de l’Apix et de Ageroute ont été donnés en exemple par le président Sall. Selon lui, Mountaga Sy (Apix) et Ibrahima Ndiaye (Ageroute), sont des modèles d’engagement et de compétence dans la réalisation, dans les délais, des missions qui leur sont confiées. Il a remercié également le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne ainsi que le ministre des Infrastructures Mansour Elimane Kane. Le ministre de l’Economie a été également félicité pour son «efficacité et sa participation parfois discrète » dans la réalisation des projets du Pse.
36 Km d’autoroute en 4 ans
Inauguration autoroute aibd PanneauLe chef de l’Etat a indiqué que de l’indépendance à 2012, le réseau autoroutier du Sénégal était de 35 Km. Il s’est félicité des efforts de son gouvernement qui, en quatre ans, en a ajouté 36 Km (17 Km entre Diamniadio et Aibd et 19 Km entre Aibd-Sindia). Macky Sall annonce d’autres projets. Il s’agit du tronçon Aibd-Thiès, Ila Touba sur 113 Km (en cours de réalisation) et Thiès-Thiénaba-Tivaouane. Au total, note le président Sall, le réseau autoroutier comptera 221 Km en 2019. Il a affirmé que son ambition est de doter notre pays d’un réseau routier et autoroutier moderne, répondant aux meilleurs standard pour faciliter les liaisons entre les villes et rendre les campagnes plus accessibles, « en voyageant plus vite et dans de meilleures conditions de sécurité ». Pour cela, son objectif est de réaliser, au moins, 50 Km d’autoroute par an. Il a saisi cette occasion pour annoncer les projets d’autoroute entre Mbour-Fatick et Kaolack et la dorsale côtière qui va relier Dakar à Saint-Louis. « Sur la route du progrès, poursuit-il, nous ne devons pas restreindre nos ambitions ni dans la vision de ce que nous voulons faire, ni dans la mobilisation des moyens pour la réalisation de nos projets. »
L’engagement de Eiffage et Senac Sa magnifié
L’ouverture de l’autoroute à péage Diamniadio-Sindia a servi de cadre, au chef de l’Etat, pour se féliciter de l’engagement de Eiffage et Senac Sa. Il a salué l’engagement de Gérard Senac aux côtés du Sénégal pour un partenariat qu’il veut « stratégique, durable et mutuellement bénéfique ». Il n’a pas manqué de féliciter cette entreprise pour la qualité de l’infrastructure et la rapidité dans la livraison de l’ouvrage. Selon Macky Sall, ce sont près de 1750 emplois qui ont été créés lors de l’exécution des projets dont l’exploitation mobilisera 100 employés permanents.
Train express régional : Démarrage des travaux avant fin 2016
Les travaux de réalisation du Train express régional Dakar-Aibd (Ter) vont démarrer avant fin 2016. L’annonce a été faite, hier, par le président Macky sall. Il a souligné que la connexion avec le nouvel aéroport international Blaise Diagne sera renforcée par le Ter (…) ; dont le montage technique et financier est bouclé.
Infrastructure routière : Le Sénégal entre dans l’ère des autoroutes modernes
Inauguration autoroute moderne aibdHier, des foules immenses sont venues fêter, avec le chef de l’Etat, Macky Sall, la réception de l’autoroute à péage Diamniadio-AIBD qui ouvre une nouvelle page de la politique infrastructurelle. Le passage obligé pour l’essor socioéconomique du Sénégal.
L’effervescence règne au bord de la route à quelques jets de pierre de l’échangeur à mi-chemin entre Sébikhotane et Diamniadio. Des femmes, des jeunes filles et garçons, certains, vêtus de T-shirt, chantent et dansent. Le temps n’est pas suspendu au-dessus de l’autoroute. Un nouveau tronçon vient ouvrir une nouvelle ère : celle des autoroutes. On comprend alors l’allégresse de la foule. L’autoroute, avec ses lignes de rives, ses ornements et ses guichets de péage, véhicule les lignes d’une œuvre d’art. Malgré le chaud soleil, des Sénégalais de Rufisque, de Sébikhotane, de Diamniadio, de Sangalkam affluaient vers le site où le président de la République devait prononcer son discours. Ils avaient pris rendez-vous avec l’histoire. La mobilité entre la capitale et les autres villes comme Mbour sera améliorée. « L’autoroute nous aidera à se déplacer facilement. Chacun sait que les embouteillages nous font perdre beaucoup de temps », déclare Aby Pouye, originaire de Rufisque. Le Sénégal a amorcé un nouveau virage avec cette infrastructure sur sa route menant vers son émergence. Sur le linéaire de 16,50 km en 2 x 2 voies, on dénombre 3 diffuseurs, 3 gares de péage en système ouvert équipées de 18 voies de péage, 14 ouvrages d’arts (3 passages supérieurs, 7 passages inférieurs, 4 passerelles), 40 ouvrages hydrauliques, 17 km de fibre optique. Les pays qui veulent sortir du sous-développement doivent impérativement se mettre à la construction des routes et des autoroutes répondant aux standard internationaux. C’est le passage obligé. « J’ai subi les conséquences des embouteillages depuis 2003.
J’emprunte régulièrement cette voie. Cette route ne va pas seulement contribuer à la croissance économique, elle va participer à l’aménagement du territoire, mais aussi au développement humaine », indique, le maire de Sébikhotane, Abdoulaye Lô. Cette marche a un visage humain pour emprunter l’expression du célèbre écrivain Edgar Morain. La preuve, les déplacés ont bénéficié d’un taux d’indemnisation qui les a permis d’avoir des maisons modernes dans un environnement plus urbanisé. L’entreprise Eiffage a laissé en cours de route, les zones de maraîchage bio mises à la disposition des femmes habitant à proximité de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd.
La contribution des citoyens
L’entreprise a construit l’école de Yam qui avait été délocalisée. On peut aussi verser dans le compte des réalisations des ouvrages hydrauliques, la création, depuis 2009, d’un Observatoire socioéconomique et environnemental en collaboration avec de nombreuses universités du pays, des dons de médicaments pour 14 postes de santé répartis entre les collectivités locales traversées par l’autoroute à péage. L’infrastructure est une concrétisation du Plan Sénégal émergent (Pse). « C’est une grande cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, dans les réalisations du Pse. Un proverbe chinois dit : celui qui veut s’enrichir doit d’abord construire des routes », cite l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
Inauguration autoroute aibd Chine
La Chine a joué sa partition. Elle a réalisé une partie de l’autoroute inaugurée hier par le chef de l’Etat. La promesse de respecter le reste du cahier des charges a été renouvelée hier devant une foule immense pris à témoin.
« Les ingénieurs chinois sont restés attentifs durant tous les travaux. Ils ont déployé leur énergie pour construire une infrastructure qui répond aux normes de qualité. Le reste sera achevé à la fin de 2020. Cette infrastructures apportera une contribution à l’essor socioéconomique du Sénégal », a déclaré l’ambassadeur de Chine au Sénégal. Le président de la République ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Les routes de qualité seront construites à l’intérieur du pays. C’est une question d’équité, a-t-il dit. Mais c’est aussi un impératif pour fouetter les activités économiques en facilitant l’évacuation des produits agricoles. « Nous avons d’autres projets de construction de routes Sédhiou-Marsassoum, Kédougou-Salémata, Bambey-Babagarage, Dabo-Médina Yoro-Foulah », a rappelé le président de la République, Macky Sall. Ces lourds investissements en valent la chandelle. Les Sénégalais doivent être prêts à supporter les coûts des infrastructures. « Sur la route du progrès, nous ne devons jamais restreindre la mobilisation des moyens. Les Sénégalais doivent être fiers de participer au financement de ces autoroutes ainsi, nous limiterons les endettements. Soyons fiers de payer pour nous les coûts des routes », a lancé, le président Macky Sall. La construction des autoroutes va se poursuivre. Elle pourrait s’accélérer dans les mois, dans les années à venir.
Zhang Xun, Ambassadeur de Chine : « Les deux pays ont posé un nouveau jalon de coopération »
Les relations entre le Sénégal et la Chine sont entrées dans une nouvelle ère. C’est ce qui transparaît dans le discours de l’ambassadeur de Chine au Sénégal, lors de l’inauguration de l’autoroute à péage Diamniadio-Aibd. « La coopération entre le Sénégal et la Chine s’est accélérée au cours de ces dernières années. La Chine est engagée dans la construction des autoroutes, des forages multi-villages, entre autres. Nos deux chefs d’Etat ont convenu d’élever le niveau de coopération. Les deux pays ont posé un nouveau jalon de coopération », a indiqué l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Zhang Xun.
Christophe Bigot, Ambassadeur de France : « Plus qu’une autoroute, c’est une révolution pour l’aménagement urbain »
Inauguration autoroute aibd FranceL’inauguration de l’autoroute, hier, a été une occasion, pour l’ambassadeur de France au Sénégal, de louer des efforts de modernisation entrepris par les nouvelles autorités. Il voit, à travers cet ouvrage, une nouvelle matérialisation des projets du Plan Sénégal émergent (Pse). « Je suis fier. C’est un moment historique. Cette autoroute est un projet phare pour l’émergence du Sénégal. Elle va changer la vie des milliers de Sénégalais. Elle donne les moyens à Dakar d’être un hub régional », a affirmé l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot. Pour le diplomate, l’infrastructure va ouvrir de belles perspectives pour divers secteurs de la vie économique du Sénégal. « Plus qu’une autoroute, c’est une révolution pour l’aménagement urbain. Ce projet va provoquer des bouleversements qui seront les bienvenus. Elle va décongestionner Dakar », a soutenu le diplomate.
« C’est une infrastructure emblématique dans les relations entre nos deux pays », a-t-il ajouté. L’ambassadeur est aussi revenu sur la contribution financière de son pays pour l’amélioration du cadre de vie dans le Grand-Dakar. Pour l’autoroute, l’Aibd, le Ter, la France, à travers l’Agence française de développement, (Afd), les investissements se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de FCfa. « Les projets français pour l’amélioration du Grand-Dakar sont aujourd’hui évalués à plus de 400 milliards de FCfa et concernent, entre autres, l’autoroute, Aibd, le Ter », a avancé l’ambassadeur qui a aussi cité la réalisation de l’Unité de production de vaccins avec l’Institut Pasteur, le centre numérique pour l’ensemble de l’Afrique avec l’entreprises Atos. La liste n’est pas exhaustive.
Aliou KANDE et Idrissa SANE (Textes),Assane SOW et la Présidence (Photos)/Lesoleil

24/10/2016

AUTOROUTE: C'EST CE LUNDI ET C'EST 1600cfa

Autoroute : un tarif de 1600 francs CFA sur le tronçon Diamniadio-AIBD

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Un tarif de 1600 francs Cfa sera appliqué sur le tronçon de l’Autoroute Diamniadio-AIBD, selon le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, estimant que ‘’ce prix est tout à fait acceptable et correspond à ce qui se fait dans d’autres pays’’.
’’Aujourd’hui, le tarif qui sera pratiqué de 1.600 FCfa entre Diamniadio et Aibd permettra d’aller jusqu’à Sindia et, plus tard, jusqu’à Mbour, sans supplément de tarif. Ce prix est tout à fait acceptable et correspond à ce qui se fait dans d’autres pays’’, a dit le ministre dans un entretien paru samedi dans le quotidien Le Soleil.
Le prolongement de l’autoroute Dakar – AIBD – Sindia sera inauguré lundi à 16h par le chef de l’Etat, annonce l’APIX dans un communiqué reçu à l’APS.
Parlant de l’exploitation Aibd-Mbour, Mansour Elimane Kane a souligné que le gouvernement ‘’a fait le choix de mettre toutes les autoroutes à péage’’, ajoutant que le produit tiré de la commercialisation de la route (péage) ‘’permettra de rembourser les prêts et couvrir tout ou partie des coûts de financement, d’exploitation et de maintenance’’.
‘’Ainsi, les financements contractés auprès d’Eximbank Chine auront tous peu d’impact sur le budget de l’Etat’’, a dit le ministre qui insisté ‘’sur l’implication forte du président de la République pour arriver à des tarifs acceptables pour les usagers, sans que cela n’affecte l’économie de l’autoroute à péage concédée à Senac Sa’’.
Selon lui, ‘’ces négociations ont été faites dans un esprit d’ouverture pour arriver à des tarifs consensuels avec la pleine coopération de la société Senac Sa’’.
’’Suivant les instructions du président de la République, nous avons pu aboutir à une diminution du prix du péage pour faire bénéficier aux usagers un bonus de 800 FCfa. En effet, le tarif normal qui devait être appliqué était de 2.400 FCfa pour un Véhicule Léger (1600+800) sur le tronçon Diamniadio-Aibd-Sindia, avant le renoncement partiel de Senac Sa’’, a-t-il souiligné.
L’Etat, a-t-il indiqué, ‘’va recourir à un partenaire stratégique pour l’exploitation des autoroutes à côté du secteur privé sénégalais’’. ‘’Ce partenaire va travailler avec les services compétents de notre administration pour assurer une valorisation du patrimoine autoroutier de l’Etat’’.
’’La Senac Sa, vu son expertise, sera un des partenaires privilégiés de l’Etat. La fonction principale de développement de futurs tronçons sous maîtrise d’ouvrage publique restera au sein du département des infrastructures’’, a dit Mansour Elimane Kane.
Au sujet du retard dans l’ouverture de l’autoroute prévue initialement le 19 août 2016, le ministre a déclaré : ‘’Malheureusement, elle n’a pas pu se faire à cette date en raison de ce que je viens d’évoquer (les discussions avec Senac Sa +NDLA)’’.
’’En effet, le président de la République, toujours soucieux du pouvoir d’achat de ses compatriotes, avait instruit mon collègue chargé des Finances et moi-même de discuter avec la société Senac Sa, sous la supervision du Premier ministre, pour arriver à des tarifs acceptables pour les usagers. A la date du 19 août, ces discussions n’étaient pas terminées, c’est ce qui justifie le report de la date d’ouverture’’, a-t-il expliqué.
Dakaractu

18/10/2016

MBOUR, LA FOURNAISE URBAINE

GRAND FORMAT ANTI-MODELE DE LA GOUVERNANCE DES CITES, TERREAU DE L’ANARCHIE...
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Une agglomération de tous les travers. Un nom qui pourrait bien être collée à la grande cité anarchique sans nom qui prend forme du côté de la Petite côte à Mbour. Au fil des années, cette ville de normaliens, de conférences et de découvertes, a cédé la place à une véritable fournaise urbaine, valsant selon les saisons, avec les mauvais côtés du tourisme, la petite délinquance, l’anarchie et le reste de tous les maux qui sont la conséquence de la mauvaise organisation d’un projet d’un développement pour une ville. Dans ce qu’on peut désormais qualifier de territoire sans identité composé de villages superposés, la ville qui devait bénéficier de l’émergence du village de Saly, semble bloquer par l’émancipation trop rapide et voulue de ce dernier. Et comme une descente aux enfers, la ruée vers « l’or », vers cet eldorado semble avoir entraîné la chute progressive de la ville de Mbour vers un chaos inéluctable, victime surtout de sa mauvaise organisation, des tares du tourisme, l’encombrement, de l’anarchie et d’un manque d’horizons clairs.
De recomposition à recomposition, l’anarchie, c’est la norme dans cette cité du bord de mer, dont on ne connaît aujourd’hui ni le nombre d’habitants encore moins celui des quartiers. Chaque jour, en naît un nouveau avec ses tares, sa manière d’être et de vivre pour renforcer le malaise urbain contre lequel aucun maire, fut-il le meilleur, ne semble préparé. Dans cette folie des mélanges en tout genre comment organiser une vie urbaine et citoyenne décente et respirable comme l’ont fait les précurseurs dans les grandes cités du monde comme New York, Montréal, Melbourne et encore plus loin Vancouver et Shanghai.
Mbour, une cité à part de par le monde, on est tenté de le croire tant la vie facile au départ y est devenue pénible. Elle y est devenue insupportable ; elle le serait encore plus pour ceux qui l’ont connue avant, s’y sont installés avant de quitter ce bas monde pour l’au-delà. Pour dire simplement avec l’actualité récente autour de l’organisation des festivités liées à la circoncision des jeunes enfants de la communauté mandingue et ses démembrements, que les problèmes du genre ne pouvaient pas ne pas arriver face à tant de laisser-aller dans la gestion communale et municipale.
Si toute la ville ou presque a fini par adopter son Kankourang, la symbiose ne s’est pas faite tout de suite. La ville en a fait son affaire au fil des ans et ce ne fut pas sans des heurts entre gens d’un monde différent.
Les espaces du Kankourang se sont rétrécis et ne cessent de se réduire dans une cité qui prend chaque jour, un pas de plus vers la grande anarchie. Comment faire face à un tel désordre quand vous n’avez pas de plan urbain ? Au cours des années 1960, Mbour était resté une ville assez organisée avec une armature urbaine qui permettait l’organisation de toutes les manifestations (cirques, kermesse, critérium pour les courses cyclistes, manifestations culturelles etc.) ; aujourd’hui où pourrait se tenir ces petites choses dans la vieille cité ? La ville a laissé place à un gros bordel qui a nom, le marché partout. Tout autour des sacs d’oignons, de farine, d’aliments de bétail comme dans une foire en campagne.
Là, se trouve le mal le plus facile à toucher dans la ville. S’y ajoutent d’autres encore plus graves comme l’anarchie de tout ce qui s’est superposé à la ville comme quartiers nouveaux et zones d’habitation. Le nouveau centre n’est plus dans le vrai centre, mais dans une forme de réduits urbains au cœur desquels se superposent d’anciens villages des environs comme Baye deuk, Lycée technique, Gouye Mouride etc. Même la rivière Mballling et son espace de rêve d’hier n’est pas épargné envahi qu’elle est de partout jusqu’à Warang. On y voit du tout dans les différentes formes d’anarchie qu’on pourrait montrer comme exemple de l’anti-thèse de ce qu’il ne faudrait pas faire en termes d’urbanisation.
TOURISME, EXODE RURAL AU CŒUR DU MAL-ETRE : Que vaut Mbour sans son Kankourang ?
Quand vous n’avez pas aussi pris les dispositions pour préserver et mettre en valeur ce que la ville a de plus beau dans ses aspects culturels, économiques et sociaux. Face à une mairie sans moyens et sans intelligence, le préfet, pour éviter toutes les formes d’anarchies qui peuvent subvenir, n’a pas eu tort de demander des explications. Il est le représentant de l’Etat. Si tous défendent aujourd’hui, le maintien des djoudjou et du Kankourang, il est clair qu’il faut tenir compte de son organisation dans la planification globale de la gestion de la cité. Cela n’a jamais été le cas.
En 2016, il est normal que la ville et ses autorités soient totalement dépassées par les malheureux évènements qui ont opposé des initiés entre eux. Or, pour assurer la sécurité des circoncis, de la maison dans laquelle ils vivent, mais encore celle des selbés et du kankourang lui-même, il faut aller vers des réformes plus intelligentes que ce que l’on a vu jusque-là. Un débat de fond pour un problème qui va s’aggraver au fil des ans, au gré des intérêts des uns et des autres, mais surtout de l’argent facile que certains tirent de la municipalité, de l’Etat, de privés et qui ne va pas souvent dans les poches de gens à qui tout cela devait être destiné.
Les équations sont nombreuses. Et jusqu’ici, aucune forme de réglementation n’a été tentée. Le dimanche, c’est la cohue. Tout le monde est là. La semaine, ce sont quelques personnes et bonnes volontés qui gèrent les lieux. C’est l’une des faiblesses graves de ce système que le temps et les formes d’inorganisation internes contribuent à aggraver. Or, pour animer dans le bon sens cette ville et la replacer sur l’échiquier national, continental et mondial, quoi de mieux que les facettes des cultures qu’on pourrait agiter et mettre en valeur ici ou là pour le faire.
La dernière histoire autour du djoudjou est un révélateur ; mais le mal est qu’il n’a pas été bien géré ni par l’une des parties (l’autorité préfectorale), ni par l’autre, (les autorités autour des djoudjou). La conséquence a été le risque de généraliser l’anarchie dans la ville Accusé d’avoir été pour un camp (par les jeunes) contre un autre, le préfet n’a pas trouvé la solution. Ses nombreuses déclarations dans une presse qui ne comprend rien au problème, ne lui ont, semble-t-il, servi à rien ; sinon à ajouter à la confusion.
A vrai dire, le système est beaucoup plus complexe dans le fond et pour un « novice » qui arrive à Mbour (ville devenue hyper anarchique), la principale difficulté va être de faire un diagnostic révélateur de tous les types de problèmes que vous avez en face. Ils ont nom : la prédation foncière et immobilière, la gestion des marchés, l’organisation globale d’une ville sans ordre, la gestion inadaptée de la mobilité urbaine dans un finage sans système de transport adapté à l’évolution. Et, quand vous y ajoutez un maire sans génie, ni projet et des millions de gens qui débarquent tous le week-end de partout dans le Sénégal et dans le monde, pour un dimanche de Kankourang, évidemment que même quand vous sortez de l’Enam, fort dans votre tenue et votre tête, vous n’avez pas tout de suite, la solution. Difficile d’ailleurs de l’avoir dans le contexte décrit plus d’anarchie prédominante dans cette cité, à la décharge de l’autorité.
LIGNES DE FORCES : La ville attend un débat de fond sur son avenir
Le débat de fond, au-delà de ces constats est donc là posé. Bien ou mal, l’important est de le comprendre comme çà en essayant de trouver des solutions adaptées mais désormais durables. Or, pendant que l’arrière-pays de cette grande agglomération, à Thiadiaye, Sandiara, Nianing, Mbodiène prennent leur envol dans une certaine forme d’organisation plus ou moins souple, la ville de Mbour ne décolle pas. La faute à l’absence de vision et un débat formel ou non autour.
56 ans après les indépendances, s’il y a une ville au Sénégal qui a connu un boom démographique, sans précédent, c’est bien celle de Mbour. Depuis le maire Ibou Kébé et l’affaire de l’assassinat du député Demba Diop à la fin des années 1960 et malgré le fait que c’est dans cette ville qu’on a connu la première députée de l’Assemblée nationale et ministre dans un gouvernement, Mbour ne vit qu’avec ses fantômes.
Sans génie, les maires passent. Les élus aussi. Cela, depuis l’Union progressiste sénégalaise jusqu’au Parti socialiste. L’arrivée du Parti démocratique sénégalais et son maire à la tête de la commune n’y ont rien changé. La gangrène de l’anarchie, de la perte des terres au profit de la commune rurale de Malicounda a ôté la ville de ses atouts. Pire, le périmètre communal s’est rétréci jusqu’à ne plus exister. Devant l’impuissance, Mbour n’a plus rien à offrir et le tourisme comme tous les pans du commerce et de l’économie locale en ont pâti. Et dans le même cas, les derniers efforts de lotissements niveau de la zone Sonatel, avec l’un des schémas d’urbanisme les plus pauvres et les plus mal organisés au monde en sont un exemple patent. Pour l’exemple, c’est à ne montrer dans aucune école d’urbanisme avec des parcelles de 150 à 300 mètres carrés, en losange, en triangle isocèle et mauvais trapèze ; allez y voir quelque chose.
Sous le magistère du Président Macky Sall, le nouveau maire fort de son second mandat s’appelle Fallou Sylla. Lui est aujourd’hui, sans partenaire public et privé déclaré ; il semble dépassé appelant au secours à la moindre inondation et forte pluie. Ce n’est pas de sa faute. La ville l’a choisi et son mandat est légitime. Mais, que peut-il faire d’autres quand le conseil municipal qu’il dirige est composé de gens qui, pour certains n’arrêtent pas de le combattre et de l’autre ne sont pas réellement une force de propositions. Mbour, une ville damnée !
C’est pourtant dans ce contexte qu’il faut bien trouver un horizon dans lequel, l’organisation des activités culturelles et économiques de la ville devrait être revue. Mais, tout cela ne saurait se faire sans une plateforme d’échanges et de partages pour le développement de la Petite côte qui permettrait de prendre en charge l’ensemble des équations évoquées plus haut ; cela avec toutes les composantes du département et de la ville.
Agir en équipe pour trouver une esquisse d’organisation urbaine et sous-régionale plus adaptées, demande du temps, de l’intelligence et des moyens. Dans ce débat, le Président Macky Sall en tête devrait s’impliquer avec son gouvernement, pour faire de la première grande ville touristique du pays, une ville phare pour l’Afrique et le monde. Elle ne l’est pas encore avec un centre ville pauvre, sale, mal construit parce que sans plan d’urbanisme.
Des citoyens et des acteurs de la vie publique et privée, mais aussi de la société s’essaient dans ce débat. Parmi eux, notre confrère Mouhamadou Barro qui a initié sur la territorialité et l’économie locale, une journée de réflexion largement relayée sur les réseaux sociaux a fini de donner le ton. D’autres suivront sans doute pour aider la ville à se doter de cadres de réflexion appropriées qui pourraient influencer positivement l’équipe municipale, le conseil départemental et d’autres segments de la vie municipale s’ils apprennent à les écouter.
La ville à travers les générations, voilà un autre thème qui devrait permettre de mobiliser à ce niveau pour tracer pour les hommes et femmes d’aujourd’hui et pour celles qui viennent les voies et moyens du mieux vivre et du vivre ensemble. Mbour, ville cosmopolite qui renferme à elle toute seule, en son sein, tout le Sénégal, mérite cette belle attention. La balle est dans le camp de tout le monde.
Mame Aly KONTE/Ssquotidien

13/10/2016

SALY: FESTIVAL DES VIEILLES PIROGUES

Vous connaissez le Festival "les Vieilles Pirogues" mais vous ignorez comment ça se passe?

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Cliquer sur le lien ci dessous pour télécharger le dossier complet et découvrez le programme complet du WE!
http://vieillespirogues.com/wp-content/uploads/2016/10/Do...
Plusieurs Nouveautés pour 2016!
- 1 programmation innovante pour le grand concert (Takeifa/Cheikh LO)
- Les atelier "Master Class": Thème « Professionnalisation du métier d’artiste »
3 professionnels du marché de l’art échangeront leurs expériences lors de rencontres avec des jeunes artistes désireux de lancer leurs carrières.
- Le "tremplin Jeunes Pirogues": Casting de jeunes artistes sur la grande scène du Festival le Dimanche avec vote du public et d'un jury pour désigner le podium qui participera aux Soirées Jeunes Pirogues en 2017.
- Actions sur le thème de La Pirogue: Sensibilisation sur la Sécurité en mer/Réalisation d'une oeuvre autour du thème des pirogues.
Nous appelons les sponsors de la sphère privée et institutionnelle à prendre contact avec nous pour se positionner au plus tôt afin d'être à nos côtés dès la Conférence de Presse qui se tiendra le Mercredi 23 Novembre à Dakar à l'Hôtel Pullman Dakar Teranga.
CONTACT: Iboulaz. Président. 77.833.15.15
Facebook: https://web.facebook.com/FestivalDesVieillesPirogues/?_rdr

07/10/2016

QUEL AVENIR POUR L'HÔTEL PALM BEACH DE SALY

L’avenir des travailleurs se joue à Toulouse

saly,senegal
Leur entreprise en faillite et placée sous administration judiciaire, l'avenir de 188 salariés de l'hôtel Palm Beach de Saly Portudal, géré par Framhotels Sénégal, ex-filiale de FRAM, se joue au Tribunal de commerce de Toulouse, en France.
Créée par quelques amis à Toulouse en 1949, Fram a traversé des années noires avec un enchaînement de pertes et la vente d'une partie de ses actifs pour tenir vaille que vaille. Surveillé de longue date par un mandataire ad hoc et par le Ministère français de l’Economie, Fram n’a pas réussi pour autant à surmonter ses difficultés. Car non seulement le chiffre d'affaires ne tournait pas rond dans les pays d’accueil comme au Sénégal où la station Balnéaire de Saly n'attire plus comme avant, mais Fram a aussi souffert de la mésentente entre ses actionnaires, à savoir les deux branches de la famille qui détiennent chacune 40% du capital. Et même si Georges Colson, un des membres de la famille, voulait à tout prix l'éviter, le retrait, il y a un an, de la seule offre de rachat présentée dans ce cadre a changé la donne.
Un candidat luxembourgeois HNA Group Europe, un temps présenté comme chinois, ayant renoncé à reprendre Fram avec son partenaire français Selectour Afat, la société a fait faillite. Pour le Sénégal, la page s’est définitivement tournée le 27 août dernier au Framissima Palm Beach de Saly quand Nicolas Froger, Directeur général de l’établissement depuis dix ans, a quitté ses fonctions pour rejoindre la Côte d’Ivoire.
Aujourd'hui, la reprise de Framhotels Sénégal, la filiale hôtelière créée par FRAM en 1989 pour assurer l'exploitation de l'hôtel Palm Beach de Saly (Sénégal), se joue actuellement sous l’œil d’un administrateur judiciaire dans l'attente d'un rachat. Il s’agit de l'avocat Me Caviglioli, ancien mandataire ad hoc puis administrateur de FRAM et qui a aussi géré la liquidation d'Air Méditerranée. Il a ainsi convoqué les candidats il y a une semaine, devant le Tribunal de commerce de Toulouse pour une audience avec le juge-commissaire Antoine Blatche qui suit le dossier. La peur au ventre, ne sachant pas ce que l’avenir leur réserve, les salariés de l'hôtel Palm Beach de Saly Portudal croisent les doigts et espèrent que le prochain repreneur tiendra compte de la longue expérience de leur équipe pour relever les prochains défis.
EnQuête a appris de sources sûres qu’au sortir de cette audience, il y a désormais 4 offres sur la table. Les candidats sont Mamadou Sow, président de Sénégal Découvertes Touristiques, autre filiale de FRAM, Luis Roll, président de Flagworld, groupe hôtelier portugais, un homme d'affaires libanais installé à Dakar, et Bernard Bensaïd, PDG de DocteGestio, qui s'était déjà porté candidat pour reprendre FRAM à la barre en octobre 2015
Mame Talla Diaw/EnquêtePlus