17/12/2017

LE MINISTRE DU TOURISME A SALY

Le nouveau ministre du tourisme veut assainir le secteur

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En tournée, dans la région de Thiès ,Mame Mbaye Niang était dans la station balnéaire de Saly pour constater la situation du tourisme dans cette partie du pays. Accompagné de ses lieutenants et des acteurs sur place, l'ancien ministre de la jeunesse a fait le tour de beaucoup de réceptifs hôteliers, sous la bienveillante attention du chef du service régional du tourisme, madame Néné Daff maîtresse d’œuvre. Le ministre du tourisme a tenu à rencontrer les acteurs après la visite pour une séance d’explication. Prenant la parole, les acteurs n’ont pas manqué de féliciter le président Macky Sall aux efforts consentis dans le secteur du tourisme, mais les doléances étaient au rendez vous.<<nous remercions le président pour les nombreuses réalisations opérés dans le département particulièrement dans le secteur du tourisme, notamment avec la construction et l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye. La station de Saly manque d’animation culturelle, il faut des activités culturelles de grande envergure pour intéresser les touristes>> a souligné Bocar Diallo, représentant du maire de Saly et homme du sérail. Le ministre après avoir écouté les acteurs, a rappelé l’objectif du PSE qui est de faire du tourisme un vecteur de développement social et territorial ,ceci sera possible grâce à l’offre, la promotion et la gouvernance. Par ailleurs, le ministre de répondre aux doléances<<nous allons assainir le secteur pour l’atteinte des objectifs, mais il faut arrêter vous aussi, de dire hôtel à cinq étoiles or c’est vide dedans, cessez aussi de mettre des hôtels de luxe dans des localités pauvres>>a dit Mame Mbaye Niang. Le ministre se rendra dans les sites touristiques de Mbodiène, Pointe Sarène et Joal ce dimanche, pour constater l’état d’avancement des projets phares du PSE.
Dakaractu

13/12/2017

INTERVIEW DE Mr PADEL SENEGAL

PADEL - Jordy Rovira Arimany : le sport dans la peau

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« Passionné de sports » c’est ainsi que se définit Rovira Arimany Jordy, 39 ans, marié, originaire de Barcelone, vivant au Sénégal depuis 2008 et créateur de l’Association Padel Sénégal en novembre 2015 entrainant dans la foulée l’introduction de cette discipline sportive au Sénégal. L’ Association Padel Sénégal se donne comme objectif « de promouvoir la pratique du Padel au niveau national ainsi que de promouvoir le Padel sénégalais à l’International, mais en plus de cela le club semble un lieu de bien-être. À l’occasion du tournoi de Padel qui du 1er au 2 décembre s’est tenu à l’Olympique Club de Dakar, nous donnons la parole à cet homme pour qui le sport se déroute comme une constante de vie.
Pouvez-vous nous brosser votre parcours ?
J’ai été entraineur dans différents clubs de football en Catalogne, puis avec la collaboration du Club de Football du Barça j’ai créé des écoles de Football filiales du Club de Barca, dans le monde entier et notamment en Amérique Latine. Puis, avant de venir au Sénégal, durant une année et demi, j’ai voyagé dans différents pays d’Afrique, dans le cadre d’un projet humanitaire en rapport avec le football et les enfants.
Comment en êtes vous venu au padel ?
J’ai commencé à jouer au Padel en Espagne ; puis ensuite dans mon Club Padel Sénégal à Saly.
Êtes-vous un sportif ?
Oui, je suis un passionné de tous les sports. Je suis entraineur et coach sportif spécialisé dans le football. Je pratique notamment le football, le Padel, le spinning, le vélo, la course à pied et la marche en montagne.
Quel rapport entretenez-vous avec le sport en général et, de votre point de vue, à quoi sert- il ?
C’est mon hygiène de vie au quotidien. Le sport permet d’entretenir une bonne santé physique et mentale.
Depuis quand vous intéressez vous au sport?
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours voulu être entraineur de football dans une équipe de Barcelone. J’ai réussi à faire du sport mon métier et suis épanoui dans cette carrière sportive.
Depuis quand Padel Sénégal est-il sur pied ?
Le Club Padel Sénégal existe depuis novembre 2015.
Quels genres de sports ont cours au sein de votre structure Padel Sénégal?
Au sein de notre Centre nous pratiquons diverses disciplines sportives telles que : le Padel, le spinning, le cross fit, la gymnastique rythmique, la dance classique pour les enfants et les adolescents, la remise en forme, le Pilates, le yoga pour les adultes et les enfants, et nous avons aussi une salle de musculation et un kinésithérapeute à la disposition de nos adhérents.
Vous êtes l’initiateur du Padel au Sénégal, en ce sens pouvez vous nous expliquer en quoi consiste ce sport ?
Effectivement, je suis l’initiateur de ce nouveau sport au Sénégal… Le Padel est un sport de raquette, qui se joue à 4, avec une balle presque semblable à une balle de tennis mais avec une raquette pleine et percée. C’est un mélange de tennis et de squash. Il se joue sur un terrain en gazon synthétique, de 10 m sur 20 m, entouré de parois vitrées et de grillages, permettant de nombreux rebonds. Le Padel peut aussi se pratiquer en mixte (hommes/femmes).
Comment cette discipline a-t-elle été accueillie à ses débuts ?
Comme c’est un sport ludique, il a tout de suite séduit toutes les personnes qui l’ont essayé.
Avez-vous un nombre conséquent de pratiquants ?
Oui, nous avons effectivement un nombre important de pratiquants et adhérents au Club…. Le nombre de joueurs augmente significativement d’année en année !
Bon pour le corps, bon pour le moral
Quels sont les avantages de ce sport ?
Les bénéfices du Padel sont nombreux, il permet notamment d’entretenir le corps en faisant appel à tous les groupes musculaires, ainsi qu’au système cardiaque et sanguin. De plus, cela permet de s’évader donc c’est bon pour le moral !
Etant donné qu’il est très physique, faut-il une évaluation médicale avant de s’y adonner ?
Comme pour tous les sports il est préférable d’avoir un certificat médical délivré par un médecin, cependant le Padel reste un sport qui se joue selon le niveau et les capacités sportives de chacun.
Quelles sont les contre-indications empêchant la pratique de ce sport ?
Les contre-indications inhérentes au Padel sont : les déficiences cardiaques, les problèmes d’articulation. Afin d’éviter les blessures, il faut prendre le temps de s’échauffer avant et de s’étirer ensuite, comme pour tous les sports.
Peut-on le pratiquer à tout âge ?
Le Padel peut se pratiquer dès l’âge de 5 ans jusqu’à au-delà de 60 ans ou plus, c’est selon les capacités sportives de chacun.
Les pratiquants du Padel sont-ils plutôt des hommes ou des femmes ?
Nous avons autant de femmes que d’hommes qui pratiquent le Padel ainsi que des enfants de tous âges.
Selon vous, pourquoi ?
Ce sport semble être apprécié autant par les femmes que les hommes parce que c’est un sport qui s’adapte au niveau de tout un chacun et qui permet aussi de rapidement progresser.
Organisez vous des tournois ?
Nous organisons des tournois internationaux reconnus mondialement grâce à l’Association Padel Sénégal.
De quel genre lesdits tournois ?
Les tournois que nous organisons sont soit des tournois masculins soit des tournois féminins soit des tournois mixtes. Cependant, pour que le classement de chacun des joueurs soit reconnu au niveau national, ils doivent obligatoirement s’inscrire dans un des clubs de Padel du Sénégal, puis adhérer à l’Association Padel Sénégal.
Organisez vous des journées de vulgarisation de ce sport ?
C’est l’Association Padel Sénégal qui se chargera au courant de l’année 2018 de populariser ce sport à travers différents évènements.
Les origines du Padel
Étant et vivant au Sénégal, avez-vous eu à « sénégaliser » le Padel ou reste t-il conforme à l’original ?
Nous restons fidèles à la règlementation originale du Padel.
D’ailleurs qui a créé cette discipline et dans quelles circonstances ?
C’est en 1969 que le Padel a vu le jour grâce à Monsieur Enrique Corcuera, un mexicain d’Acapulco. En 1974 son ami le Prince Alfonso de Hohenlohe découvre ce sport durant son séjour à Acapulco. Il l’importe en Espagne, dans son Hôtel de Marbella en apportant quelques modifications à l’original. En 1975, un grand ami millionnaire argentin du Prince Alfonso de Hohenlohe, Monsieur Menditengui Juillet amène le Padel en Argentine où il rencontre un immense succès. Aujourd’hui il y a plus de 10.000 terrains de Padel sur tout le territoire argentin.
Pouvez-vous nous brosser le profil des personnes s’adonnant au Padel ?
Il n’existe pas un type de profil spécifique pour jouer au Padel, il suffit d’une condition physique correcte.
Le padel peut-il servir dans le cadre d’une thérapie pour les enfants hyper actifs, et/ ou victimes de troubles de la concentration ?
Je ne pense pas que le Padel puisse aider les enfants hyperactifs ou qui ont des problèmes de concentration, les sports martiaux me semblent plus adaptés à ce genre d’enfants.
Enfin, selon vous, en plus d’être un plaisir, le sport peut-il être une médecine en soi ?
Un médicament en soit, non ! Mais cela aide à trouver un certain équilibre et le sport est reconnu pour améliorer la santé en général.
Pour vous le sport c’est ?
Vital et indispensable dans mon quotidien.

Irène Idrisse
https://lepetitjournal.com/dakar/a-voir-a-faire/padel-jor...

MARCHE DE NOÊL A SALY

Dundal, Marché de Noël de SALY ! Ce samedi de 16h à 21h

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Le programme :
30 exposants locaux : cadeaux, dégustations, restauration, beauté, décoration, habillement...
Animations :
Pendant tout le marché Château gonflable, maquillage, roue de la fortune ...
16h initiation Cirque (sur inscription / Julia 77 825 8688)
17h arrivée du Père Noël !!!!
18h30 Zumba Démo
19h30 Yoga (sur inscription / Youssou 77 399 9242)
Dégustations :
Vins, chocolat chaud, café, thé, tisanes, chutney, confitures, jus...
Saucisses et merguez (ferme Beersheba) grillées
Pates artisanales
Pizza libanaises
Et plein d'autre surprises !
Venez avec la famille ou les amis.
Devant le Lycée Jacques Prévert (école française), juste à côté du Rhino hôtel.

09/12/2017

CHASSE AU TOUBAB

Mariage mixte à Saly La chasse au «blanc», un véritable phénomène

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A Saly Portudal, nombreux sont les jeunes qui rêvent que de rallier l’Europe. Et le mariage mixte est pour eux un moyen sûr d’y arriver.
Aujourd’hui, il est en train de se développer à grande vitesse et pour ces filles ou garçons ; le profil de leur futur conjoint importe peu. Seul le résultat final compte à leurs yeux. La chasse à l’étranger, qu’il soit Français, Belge, Espagnol, Italien, Américain est un exercice très pratiqué à Saly du fait de sa position de ville très touristique. Aujourd’hui, ces unions dites mixtes continuent d’intéresser les jeunes, filles comme garçons. Et pour concrétiser leurs fous rêves, ils sont prêts à tout. De janvier à décembre, Saly est assailli par les touristes. Et dans les différentes artères de la ville, il n’est guère surprenant de rencontrer des européens, hommes ou femmes, au bras de fils du terroir. Dans une autre ville, ces scènes auraient peut-être heurté la sensibilité, mais pas à Saly où ce mariage dit mixte est en train de se développer à grande vitesse. Il nous revient de sources dignes de foi, de dizaines d’unions y sont scellées chaque année. Et la chasse aux blancs continue d’y être intense. Garçons et filles n’hésitent pas à user de toute sorte de subterfuge pour ferrer leurs proies. Que ce soit dans les restaurants, les hôtels, à la plage, les boites de nuit ou dans toute autre place fréquentés par les nombreux touristes.
Amour ou Business
Diverses sont les raisons, qui poussent les jeunes à s’unir avec des européens. Même si dans certains cas, ce qui est infime, ces unions sont motivées par l’amour, elles sont dans d’autres un moyen sûr d’échapper à une situation de misère et de précarité. Dans cette cité touristique qui a marqué son époque, un nombre appréciable de jeunes filles choisissent de se marier avec un conjoint étranger aisé et profiter des possibilités matérielles pour mener une vie confortable et heureuse en faisant profiter toute sa famille. Le mariage mixte est souvent social et motivé par un intérêt dissimulé. Car certaines personnes trouvent en ces unions un moyen sûr pour sortir de la misère ou pour réaliser leur rêve d’émigration, mais ces unions ne peuvent prospérer que s’il est motivé par l’amour », estime B.B un professeur de lettres, qui soutient que ces filles ou garçons qui se lient avec des blancs ont leur raison. «Que leur union soit par amour ou par simple intérêt, on doit respecter leur choix », a-t-il fait savoir. «Ce qui est désolant c’est le fait que certaines filles se lancent dans cette aventure sans prendre le temps de connaitre leurs partenaires», se désole-t-elle, en soulignant que le mariage mixte c’est comme un jeu de hasard. « Des fois on peut avoir la chance et d’autres fois, la désillusion peut être très grande », explique-t-il en invitant ses compatriotes à être plus regardants dans leur choix. Le rêve de convoler avec un blanc est beaucoup plus accru chez les filles. Nombre d’entre elles disent ne pas être gênées de convoler avec un européen. Un mariage mixte qui ferait, à les en croire, leur affaire. « Mon rêve c’est d’épouser un riche européen pour pouvoir continuer mes études à l’étranger et pourquoi pas vivre là-bas. Il n’y a aucune honte puisque chaque personne est libre de choisir la façon dont elle compte mener sa vie », soutient Ami Ndiaye, une jeune élève. Pour sa camarade F. W, sa grande sœur qui vit depuis une décennie en Suisse lui a transmis le virus d’épouser un homme blanc. « J’ai beaucoup de soupirants qui n’attendent que mon aval pour venir demander ma main, mais je préfère attendre, car je ne pense pas pour l’instant me marier ici », soutient-elle en précisant être prête à offrir son cœur à un chevalier blanc, quel que soit sa religion. Pourvu simplement, qu’il la rende heureuse.
Le coup de pouce d’Internet
Aujourd’hui à Mbour Saly, nombreux sont ces jeunes qui continuent de rêver de trouver une fille ou un garçon de bonne famille pour fonder un foyer et avoir des enfants. Même si dans la plupart des cas, la recherche d’une situation meilleure sous d’autres cieux ou la recherche des fameux « papiers » européens sont à l’origine de ce genre d’union, les jeunes qui font fi de ces remarques caressent toujours le secret espoir de rencontrer leur douce moitié qui leur permet de réaliser leur rêve de rallier l’Europe, sans embarquer dans ces pirogues qui tuent. Et les moyens pour l’oiseau rare sont connus. Il s’agit de l’Internet, qui constitue d’ailleurs la seule alternative. Dans les seuls cybercafés qui ont réussi à résister à la révolution technologique, c’est chaque jour un embouteillage monstre que crées filles et garçons à la recherche de l’oiseau rare. Et il n’est pas surprenant, surtout au centre-ville, de voir une meute dé filles, assaillir ces espaces devenus leur lieu de drague, voire de chasse. Et ce sont les gérants de cybercafé qui y gagnent. Selon les estimations, près de 70% des filles consacrent au moins une ou deux heures sur Facebook ou MSN pour dialoguer avec leurs proies. « Chaque jour, on reçoit beaucoup de clients, en majorité des filles, qui passent des heures devant la machine. Leur hobby favori, c’est rechercher l’oiseau rare. C’est pour cette raison, qu’à chaque fois qu’une de ces clientes rentrent au cyber, la première chose qu’elle demande, c’est un webcam », souligne Tapha Mbaye, un gérant de cybercafé, qui soutient que beaucoup d’entre elles estiment qu’un mariage avec un blanc est la solution à leur rêve et elles sont prêtes à tout pour le dénicher. Selon lui, la majorité de sa clientèle est composée de jeunes filles à la recherche de chevaliers blancs. « Ce n’est pas un phénomène nouveau et je connais plusieurs filles qui se sont mariés grâce à l’internet », indique-il. Pour N. Ndiaye, la chasse au blanc est un sport qui n’est pas encore sur le point de s’estomper, car tout le monde veut avoir un mari étranger. Ce qui selon lui, est impossible. « Tout le monde ne peut pas en avoir. Et c’est vraiment triste de constater que certaines filles, qui ont déjà des copains ou qui sont même mariées, se prêtent à ce jeu », déplore-t-il. «Elles ne sont là que pour trouver un canard à déplumer, mais elles sont louer de se douter que ces liens à travers l’Internet sont souvent décevantes », souligne-t-il en invitant ses compatriotes à plus de vigilance. « Certains chevaliers sont de beaux parleurs et savent souvent profiter de la position de certaines filles qui, à force de vouloir partir, font preuve d’une très grande naïveté. Espérer se marier par Internet est une loterie qui, entre les faux profils et les mensonges, se termine souvent par une très grande désillusion», prévient-il.
Le calvaire des papiers
Obnubilées par leur union, certaines personnes ne se soucient même pas d’y mettre la forme. Pour les couples qui décident d’officialiser leurs relations, le mariage mixte est un véritable parcours du combattant dès l’instant. Les Français candidats au mariage, contrairement aux Sénégalais, doivent prendre contact avec l’officier d’état civil du poste consulaire français, compétent territorialement au regard du lieu du mariage, en vue de la délivrance de ce certificat. Mais, c’est l’obtention du certificat de capacité à mariage, qui facilitera les formalités de transcription ultérieure de l’acte du mariage étranger dans les registres de l’état civil français, la loi renforçant le rôle de cette transcription, qui est désormais obligatoire pour que le mariage d’un ressortissant français, célébré par une autorité étrangère, soit opposable aux tiers en France. C’est une fois que le certificat de capacité à mariage préalablement à la célébration de l’union est obtenu par les époux que la transcription sera en principe acquise. Avant le mariage, le couple doit se présenter pour satisfaire aux formalités de publication des bans, qui constitue la démarche ultime qui témoigne que le dossier est complet et ne pose pas de difficulté aux yeux de l’officier de l’état civil. Un an après s’être marié, le conjoint étranger pourra acquérir la nationalité française s’il le désire. Souvent des cas de fraudes sont notés, car souvent des candidats présentent de faux certificats de célibat, de faux passeports, de faux extraits d’actes de naissance, sans compter ceux qui cachent à leur conjoint français qu’ils étaient déjà mariés ou qu’ils avaient déjà des enfants. Tout y passe. Mais, avec la dureté des temps, tous les moyens sont bons pour se barrer. Aujourd’hui, le mariage est devenu business et face au chômage, à la crise économique, nombreux sont ces jeunes qui estiment que ces unions sont une solution pour accéder à un statut social meilleur. Mais, en attendant de dénicher l’oiseau rare, la chasse au blanc continue toujours.
Khady T. COLY/rewmi.com

FOLIE BELGE EN TOURNEE AU SENEGAL

Théâtre musical tout public.

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Vraie fausse conférence joyeuse et chantante de et par Diana Gonnissen, soprano symphonique, Sophie de Tillesse, mezzo zygomatique.
Avec la complicité d’Offenbach, Haendel, Vian, Satie, des fleurs, des papillons, de l’Amour… (Ah, l’Amour!)
Vendredi 29 décembre 2017 à 21h00
à l’Arbre à Palabres de Saly - théâtre en terrasse (Depuis la route nationale de bitume, en face de l'hôtel Le Royal Saly monter la rue, passer devant l'hôtel Flash. La maison se situe au 3ème carrefour, dans la même rue que le bar « chez Yvon – Au Baobab »)
P.A.F. : 6.000 FCFA - 9 €
Infos : fabienne.govaerts@skynet.be
Réservation indispensable (nombre de places limité)
Tél. : +221 77 514 73 14
Samedi 30 décembre 2017 à 17h
au Pôle Culturel Djaram’Arts de Ndayane, dans le cadre du festival Rythme et Forme du Monde.
P.A.F.: entrée libre sur donation.
Infos. réservations: djarama.art@gmail.com
Tél. +221 77 035 33 55
Mercredi 3 janvier 2018 à 18h
à l’Amicale de Normandie « Clos Normand » Route de Ouakam X Canal IV BP 16093 Dakar Fann
P.A.F.: membres: 3.000 FCFA, extérieurs: 4.000 FCFA
Infos, réservations: closnormanddakar@gmail.com
Tél: +221 33 825 91 03
Sophie et Max ont déjà commis par le passé quelques joyeuses facéties musicales.
Ils vous ont concocté cette fois un spectacle réjouissant et savoureux, n’ayant pas peur d'arranger voire de déranger des compositions célèbres pour vous en offrir quelques variations succulentes à vous titiller les papilles et chatouiller les oreilles.
Max-le-pianiste-qui-sait-tout-jouer-à-l'endroit-comme-à-l'envers oserait-t-il chanter en duo avec Sophie ? Qu’il s’y essaie !
La vie est trop courte pour s’ennuyer; s’il vous donne l’envie de chanter avec lui, c’est tant mieux!
Umso besser. Des te beter. Que bom. Tanto mejor. Tanto meglio.Tem loutché.
Vive la musique !

TRES CHER SENEGAL...

Le problème du Sénégal, c'est que tout est cher

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Amusez-vous à aller en famille dans un restaurant chic de la capitale et vous vous rendrez vite compte, tout de suite, à l'image de Ndoye Bane de IGfm qui s'en plaignait, que tous les prix sont généralement hors de portée du Sénégalais moyen.
Les restaurants, les hôtels, les billets d'avion, les denrées de première nécessité, les fruits, la viande, le poisson, le loyer, etc. tout est cher dans notre pays.
La vie est chère, trop chère même à Dakar et dans la plupart de nos grandes villes et dans les lieux d'attraction touristique.
Ceux qui ont la chance de faire certains pays et de soutenir la comparaison, savent qu'il y a une sorte d'inflation, et donc de cherté subséquente du coût de la vie.
Ce processus qui date de la gestion de Wade, coûte au Sénégalais lambda des yeux de la tête et aux étrangers et touristes de sérieuses raisons d'envisager d'aller ailleurs.
Bien sûr, c'est une aubaine pour le Sénégal d'inaugurer l'Aéroport Blaise Diagne, même si les Turcs devront encore pendant 20 ans, pourvoir à sa gestion eux qui en ont terminé les travaux. C'est un "hub aérien » qui pourrait placer ainsi notre pays parmi les meilleures destinations en Afrique.
Mais figurez-vous, personne n'a envie de jeter son argent par la fenêtre. Les touristes et autres étrangers qui vivent parmi nous n'ont pas envie que des "tarifs toubabs'' leur soient appliqués, même s'il s'agit d'acheter un kilo de citron. Apparemment, ceux qui fixent certains prix misent beaucoup sur la solvabilité des étrangers et de certains hauts cadres qui pourraient se permettre de dépenser sans compter.
Mais ce n'est pas une raison. Nous perdons beaucoup de visiteurs et de résidents étrangers par le fait, entre autres, que la vie est chère chez nous. Bien sûr, il y a aussi le harcèlement quotidien de gens qui ne prennent pas de gants pour aborder des inconnus à tous les coins de rue.
Cette cherté de la vie, les Sénégalais même en souffrent. La loi du marchandage sans fin fait que ce qui coûte 500 FCFA et tarifé 3000 FCFA pour juste pousser le client à débourser plus qu'il n'en faut.
Personne n'est à l'abri. Si donc des efforts permanents sont faits pour l'acquisition de nouvelles infrastructures à tous les niveaux, il faudrait également que ces mêmes efforts soient faits pour que les prix soient abordables.
L'autoroute à péage par exemple est une preuve de plus du caractère intenable des tarifs. Il faut plus de 3000 FCFA de péage Aller-retour de Dakar à l'AIBD. Et en plus maintenant, on y perd du temps et l'éclairage est nul.
Au niveau de statistiques, on nous dit que le coût de la vie est 27% moins cher qu'en France, mais figurez-vous que l'habitat y est plus cher de 2% qu'en France. En plus, si l'on tient compte du niveau de vie, l'alimentation n'est moins cher chez nous que de 13%, le loisir de 9%.
C'est insuffisant et il est inadmissible que le prix habitat soit pratiquement égal qu'en France. C'est de l'usure. Car, là où le Français touche un smic de 1.480,27 euros, soit pratiquement 970.000 FCFA, le Sénégalais, lui, aura du mal à avoir 150.000 FCFA par mois. Soit une différence de salaire qui dépasse souvent 800.000 FCFA.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les Sénégalais survivent chez eux et que les jeunes vont à l'assaut de la mer pour rejoindre l'Europe sans cependant savoir que c'est la clochardisation qui les attend.
L'épargne domestique est presque nulle dans nombre de familles qui croupissent sous le coup de la cherté de la vie et des fêtes interminables avec leurs lots de dépenses.
Malheureusement, on construit ainsi des hôtels, des aéroports, des restaurants chics, majoritairement pour une clientèle étrangère.
N'eût été le pèlerinage à la Mecque, peu de Sénégalais visiteraient le nouvel aéroport.
A ce rythme, les Sénégalais vont finir par être des étrangers chez eux car les endroits qu'ils peuvent visiter sont très limités.
Assane Samb/dakarmatin.com

08/12/2017

NAVETTES DDD - AIBD

Navette Dakar-Aibd : Voici les tarifs et les horaires des lignes Dem Dikk

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Les tarifs des différentes lignes de la société Dakar Dem Dikk qui vont assurer la navette entre Dakar, Mbour, Thiès et le nouvel aéroport Blaise Diagne dès le 7 décembre sont enfin connus.
Deux possibilités se présentent à ceux qui voudront se rendre à l’AIBD. Soit vous optez pour les lignes simples, c’est-à -dire les bus classique comme ceux qui font le transport urbains à Dakar, soit vous mettez la main à la poche et prenez les bus express climatisés.
CINQ LIGNES CLASSIQUES
Aéroport Yoff – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Thiaroye – AIBD : de 6 h à 20 h, 700 F
Parcelles assainies – AIBD : de 6 h à 20 h, 800 F
Palais 2 – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Dieupeul – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Fréquences de rotation : de 20 mn à 35 mn.
TROIS NAVETTES EXPRESS EN BUS CLIMATISÉS
Dakar – AIBD (terminus HLM Grand Yoff en face stade LSS) : de 6 h à 22 h, 6000 F, fréquence 1 h 30.
Mbour (Saly) – AIBD : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 2à à 25 mn.
Thiès – AIBD (via Sindia) : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 1 h 30.
XALIMANEWS/Abdoulaye

05/12/2017

LE TOURISME A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Extrait de la déclaration de politique générale du Premier Ministre devant l'assemblée nationale:

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" Retenue comme un des leviers essentiels de la croissance économique et de la création d’emplois, l’industrie touristique a entamé son redressement. Au cours de ces trois dernières années, ce secteur a enregistré une hausse de 7% du nombre d’établissements entre 2014 et 2016, de 22 % des capacité en lits, de 20% des entrées de touristes avec 1,2 millions d’entrées en 2016 et une hausse de 26% des recettes touristiques, passées de 342 milliards FCFA en 2014 à 430 milliards FCFA en 2016.
Notre objectif est de consolider la progression observée auprès des marchés émetteurs, à court et à moyen terme, et d’annihiler la saisonnalité de l’activité touristique par une offre diversifiée et de qualité, avec la mise en exergue de nouveaux produits.
Notre cible est d’atteindre 1,5 millions de touristes en 2018 et 3 millions de touristes en 2023.
Cet objectif est bien à notre portée, si l’on considère les performances actuelles qui découlent de mesures fortes relatives à la baisse des redevances aéroportuaires, à l’érection de la Casamance en Zone touristique spéciale d’intérêt national et à la baisse de la TVA à 10% pour le secteur, en sus de nos atouts en termes de stabilité politique.
Le renforcement du réseau d’infrastructures aéroportuaires et terrestres, combiné à nos atouts aux plans culturel et naturel ainsi que notre positionnement géographique stratégique devraient stimuler davantage l’activité touristique.
Le secteur touristique continuera de bénéficier d’un soutien accru, par la consolidation du crédit hôtelier, l’accélération des opérations d’aménagement des nouveaux sites et une promotion plus active vers les marchés émetteurs. A cet effet, le projet d’aménagement et de restauration des plages de Saly d’un coût de plus de 35 milliards de FCFA, sera lancé avant la fin de l’année 2017, pour rehausser le potentiel de ce site."
Sapco

30/11/2017

UN MEILLEUR ACCUEIL DES TOURISTES

Promotion de la destination Sénégal : Plaidoyer pour un meilleur accueil des touristes

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Pour mieux vendre la destination Sénégal, les députés estiment qu’il faut accorder un accueil plus chaleureux aux touristes pour les fidéliser. Ils ont fait cette recommandation au ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, lors du vote du budget 2018 de son département.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a défendu le projet de budget de son département devant l’Assemblée nationale. Lors de son passage, les députés ont abordé plusieurs sujets, notamment le marketing de la destination Sénégal, la diversification de l’offre touristique, le crédit hôtelier, le financement du tourisme…
Sur la question du marketing, les députés ont noté que la destination Sénégal « coûte cher ». Pour attirer le maximum de touristes et atteindre l’objectif fixé par le gouvernement du Sénégal dans le moyen terme, les députés ont estimé qu’il faut accorder un meilleur accueil aux touristes afin de mieux les fidéliser.
En effet, selon les parlementaires, dans le cadre du Crédit hôtelier, l’Etat accorde de « faibles prêts » aux investisseurs qui s’activent dans le secteur du tourisme. Pour cela, ils ont recommandé au gouvernement de recourir aux Partenariats public-privé (Ppp) pour développer certaines régions touristiques. Ici, Mame Mbaye Niang a précisé que le Crédit hôtelier est doté d’une enveloppe de 7,5 milliards de FCfa. Ce qui, selon lui, permet aux entreprises hôtelières et touristiques sénégalaises d’avoir des prêts pouvant aller de 5 millions à 100 millions de FCfa.
En outre, pour faire du Sénégal un hub touristique, les parlementaires ont indiqué au département du tourisme de « faire la promotion du Tourisme décentralisé ». Selon eux, les cascades de Dindéfélo à Kédougou, l’authenticité des villages traditionnels du Fouta et la beauté de certains sites, s’ils sont bien vendus, peuvent attirer beaucoup de touristes. Ne niant pas ces faits, M. Niang a toutefois reconnu que « le tourisme sénégalais est en train d’être dépassé par certains concurrents comme le Cap-Vert ». Sur ce, il a rappelé aux parlementaires qu’il y a, aujourd’hui, « nécessité d’un reprofilage » de notre tourisme.
Dans ce cadre, le ministre a informé que des « segments comme le tourisme animalier sont en train d’être explorés avec l’expertise de l’Afrique du Sud ».
A. Ng. NDIAYE/lesoleil.sn

26/11/2017

MARATHON A SALY CE DIMANCHE

Marathon international du Sénégal : Près de 5 000 athlètes attendus ce dimanche à Saly-Portudal

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Saly accueille, ce dimanche, le marathon international du Sénégal. Près de 5 000 athlètes de onze nationalités sont attendus à cette troisième édition, selon les initiateurs.
Le top départ de la troisième édition du marathon international du Sénégal sera donné ce dimanche. Quelque 5 000 athlètes y prendront part. Ces coureurs viennent de onze pays différents, dont le Sénégal, la France, la Pologne, la Hongrie et aussi le Maroc, qui sera représenté par trois coureurs venus par la route. Initié en 2015, ce marathon, selon Robert Ndiaye, vise à doter la Petite Côte d’un évènement sportif d’envergure. « Nous voulions en faire un évènement sportif de masse, capable d’attirer énormément de monde, dont des touristes.
Mais hormis le maire de Malicounda qui soutient le projet depuis le début, on ne sent pas l’implication des autres maires des communes du département », a déploré M. Ndiaye, président du comité d’organisation dudit marathon qui souhaite voir cet évènement atteindre la dimension des marathons de New York, de Paris, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, entre autres. Selon M. Ndiaye, le marathon connaît, d’année en année, un succès grandissant avec la participation d’athlètes de haut niveau.
Ouvertes aux coureurs licenciés ou non licenciés de toutes les catégories, plusieurs épreuves sont prévues. Les athlètes se mesureront sur 42 km, 21 km, 10 km, 5 km et sur 2 km.
Samba Oumar Fall/lesoleil.sn

23/11/2017

L’ELITE MONDIALE ATTENDUE SUR LES BOULODROMES DE SALY

Deuxième édition tournoi international de pétanque de la Petite Côte

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La Petite côte sera du 1er au 4 février prochain le point de ralliement des meilleurs boulistes du monde à l’occasion du tournoi international organisé par Saly bouliste pétanque club. Le comité d’organisation qui a présenté hier, mardi 21 novembre, cet événement, annonce la participation des 12 meilleurs boulistes du monde. Mais au-delà de l’aspect sportif, les organisateurs ont élargi le tournoi à toute la station balnéaire en l’intégrant dans les 72h de la Petite côte qui comporte un alléchant volet culturel.
Une palette de boulistes mondialement connue a pris date pour rendez-vous pour le tournoi international de Saly qui se tient du 1er au 4 février prochain au boulodrome de Saly. Le comité d’organisation dirigé par Xavier et Corinne Luiz du Bouliste Petanque de Saly a déroulé le programme de cette deuxième édition, partie pour être la plus grande compétition de sport boule jamais organisée au Sénégal. Selon les organisateurs aucune manifestation de cette ampleur n’a déjà eu lieu au Sénégal depuis le 44e championnat du monde de Pétanque à Dakar en 2008.
Les organisateurs ont confirmé la participation de grosses pointures dont la présence donnerait à cette édition une dimension mondiale. Ils viendront, de la Tunisie, de l’Italie, du Tchad, de Madagascar, des Usa, de l’Ile de la Réunion, du Sénégal mais aussi de la France qui renferme la crème de la pétanque mondiale. Outre Christian Parisot, désigné bouliste du siécle, le tournoi sera rehaussé par la rencontre des joueurs «Elite», notamment Phillppe Quintasi (12 fois champion du monde, Henry Lacroix (dix fois champion du monde), Phillipe Suchaud (11 fois champion du monde Dilan Rocher, (7 fois champions du monde), Bruno le Boursicaut (5 fois champions du monde), le Belge Claudy Weibel (champion du monde de pétanque tête à tête en 2015 et 2016) mais aussi le champion sénégalais Fara Ndiaye (recordman du monde au tir de précision et 10 fois champion du Sénégal). Cette brochette de boulistes va se mesurer sur les boulodromes pour le trophée et pour le prix estimé à 2 millions de FCfa pour le vainqueur, 1 million de Fcfa pour le finaliste et 700 mille pour les démi-finalistes.
Outre le volet compétition, les organisateurs souhaitent profiter de cette rencontre pour donner à l’Afrique l’opportunité de promouvoir et de démocratiser le sport boule et lui permettre d’entrer dans le cercle de l’olympisme sachant que la discipline est candidate aux JO de 2024 à Paris. Ils comptent également donner d’autres orientations sportives à ce tournoi. D’abord en sensibilisant la jeunesse à la pratique de ce sport, en lui donnant l’opportunité d’accéder à un niveau professionnel internatinational. Ensuite en orientant l’évenement sur le tourisme dans le but de favoriser le dévelopement des échanges interculturels, touristiques et surtout inciter les joueurs internationaux à découcrir le «côté émergent» du Sénégal et sa Petite côte. L’action humanitaire ne sera pas reste puisque les organisateurs ont décidé de reverser les frais de participation à l’association « Vivre Ensemble, la Pouponnière de Mbour» pour l’achat de nourriture et de couches.
Omar DIAW/sudonline

AUCHAN MBOUR VA T-IL OUVRIR?

Projet Auchan Mbour: L’Ofnac piste le scandale, de nouveaux éléments accablent le conseil départemental

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L’Ofnac a été saisie depuis le 14 novembre 2017 d’une plainte relative au projet porté par le groupe Auchan qui compte ériger à Mbour un magasin sur une superficie d’un hectare. Cette action qui porte la signature de Ibou Niang, coordinateur départemental de Transparency et membre du Forum civil confirme toute la nébuleuse qui entoure cette affaire. Les faits sont tellement graves que l’organe qui lutte contre la fraude et al corruption a ouvert une enquête qui est partie pour faire beaucoup de dégâts.
Dans la plainte dont Libération a obtenu une copie parcouru par Senegal7, Ibou Ninag révèle à l’endroit de la présidente de l’Ofnac : « Nous vous sollicitions suite à une délibération du conseil départemental octroyant à Auchan une partie du stade Caroline Faye de Mbour qui est une propriété privée de l’Etat du Sénégal alors que les conseils départementaux n’ont pas de territoire. Le préfet de Mbour n’a approuvé ni la délibération encore moins les conventions liant Auchan au conseil municipal. Mieux, la délibération a été adoptée par 35 conseillers départementaux sur 100 ».
Senegal7

Soupçons de corruption et de pots-de-vin dans l’affaire Auchan à Mbour : le Forum civil saisit l’Ofnac
L’affaire Auchan connait désormais une autre tournure. Après la levée de boucliers de certains acteurs pour dénoncer «la nébuleuse autour de la cession d’un hectare de terrain», situé dans la réserve du stade caroline Faye, le Forum civil vient de déposer une plainte auprès de l’Ofnac. L’affaire Auchan est loin de connaître son épilogue.
Les populations exigent des comptes aux signataires du protocole, notamment le conseil départemental de Mbour et Auchan, dans l’histoire de la cession d’un ha de terre à Auchan. «La société a le droit de demander des comptes à tout agent de son administration», a indiqué le Forum Civil pour justifier son action. Le Forum Civil et l’ODCAV de Mbour ont déposé une plainte sur la table de Seynabou Diakhaté, présidente de l’Office national de la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).
Dans une note dont « L’As » détient copie, les deux structures écrivent : «Il ne s’agit pas d’incriminer ou de charger négativement qui que ce soit, mais plutôt de demander des éclairages sur les conventions que le groupe Auchan a signées avec les différentes entités de la commune de Mbour et qui devrait faire l’objet d’une communication et d’une large concertation avec la population locale via les leaders d’opinion et les acteurs locaux».
Dans la même lettre, le Forum Civil revient sur les raisons de son action. «Nous vous sollicitons pour mener une enquête sur le projet du groupe Auchan à Mbour suite à une délibération du conseil départemental leur octroyant une partie du Stade Caroline Faye de Mbour qui est une propriété privée de l’Etat du Sénégal alors même que les conseils départementaux n’ont pas de territoire», dit-il précisant que «le préfet de Mbour n’a approuvé ni la délibération encore moins les conventions liant Auchan au conseil départemental et au conseil municipal ». Mieux, dit-il « la délibération a été adoptée par 35 conseillers départementaux sur 100.
Plus grave, Auchan a viré 50 millions sur les 100, qu’il doit donner à la commune de Mbour pour participer à la construction du complexe culturel de Mbour, non pas dans le compte unique de la commune qui est au Trésor public mais plutôt dans le compte de l’entrepreneur qui est en même temps un conseiller départemental et propriétaire de l’entreprise SETAM, chargée de construire le complexe culturel de la commune de Mbour ».
D’après le plaignant, «il y a un conflit d’intérêt manifeste dans cette affaire ainsi que des soupçons de corruption et de pots de vin». Cerise sur le gâteau, il n’y a pas eu d’appel d’offres pour la construction du centre culturel qui doit coûter 150 millions. «Aucune procédure de passation de marché n’a été respectée par rapport au complexe culturel dont la pose de la première pierre a été faite le Samedi 11 novembre passé», lit-on sur la même note.
l'AS via Dakarmartin

22/11/2017

3eme MARATHON DE LA PETITE CÔTE

Le marathon international du Sénégal, c’est déjà la 3ème édition

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Ce weekend, se tiendra la troisième édition du marathon du Sénégal qui a lieu chaque fin d’année sur la petit côte, à Saly. Ce sera du 25 au 26 novembre.
Le marathon, c’est 5 courses pour tous. Les plus endurants pourront participer aux 42 km, ou au 21 Km. Ou optez pour les courses moins fatigantes de 10, 5 et 2 Km.
Une randonnée pédestre est prévue pour ceux qui veulent faire du sport juste pour le plaisir de perdre quelques calories.
Le programme du weekend-marathon international du Sénégal
Des spectacles sont aussi au programme avec du roller, des animations culturelles et un concert du groupe de rap Ahlou Brick.
Pour finir, un roi et une reine du marathon seront intronisés à la fin du weekend.
Contact :
Tel : 00 221 77.461.85.48 / 00 221 77.437.77.14
E-mail : contact@marathondusenegal.com
facebook : marathon international du Sénégal
Voir en ligne : http://www.marathondusenegal.com/
au-senegal.com

LES NUITS CHAUDES ET ENFUMEES DE SALY

Petit tour dans les boites de nuit à Saly: Une atmosphère trop polluée et… dévergondée

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Pendant la nuit, Saly grouille de monde. Les discothèques sont prises d’assaut par des jeunes qui fument et boivent pour décompresser. Mais ils ne sont pas seuls, ils sont accompagnés par de grandes personnes qui ont l’âge de leur père, voire de leur grand-père. ‘’EnQuête’’ s’est invité à cette ambiance. Reportage.
Etouffant. C’est le mot qui décrit le mieux l’atmosphère qui règne dans les boites de nuit. Dès qu’on y entre, fini l’univers de la normalité, des principes, des us et des coutumes. Bienvenue dans un monde où cigarette et alcool font la loi et sont rois. Malgré les moult tentatives des autorités d’interdire et de décourager les usagers, la cigarette fait un tabac dans ces lieux ou vieux et jeunes convergent. Elle fait rage et demeure un vrai problème dans les discothèques. Les jeunes n’en ont cure des méfaits du tabac. Malheur à celui qui ne fume pas et qui entre dans une boite de nuit pour décompresser.
Car on y fume et enfume. L’air est tellement pollué que la salle est plongée dans une atmosphère suffocante. Rokhaya, qui s’est laissée entrainer dans le tabagisme, confesse : ‘’Nous avons tendance à être sous pression, dans la société. Alors, quand nous venons en boite, c’est pour décompresser, ôter notre anxiété du jour. On se détend. Moi, je ne fume qu’en boite.’’ La fille confie le faire pour la frime et pour être au diapason. ‘’Ça me procure une autre allure, dit-elle. C’est vrai que c’est très enfumé, mais on ne peut pas interdire aux uns et aux autres de le faire. J’ai pris l’habitude d’inhaler la fumée, du coup, je me suis mise à fumer. J’aime venir en boite pour retrouver une forme d’apaisement et d’harmonie. Je me sens dans un autre univers, tellement l’ambiance est très opposée au quotidien’’.
Même s’il y a des points d’aération, la ventilation est inefficace. Vu l’étroitesse de l’espace qui contient une centaine de personnes. Du coup, l’air ne circule point, produisant, de ce fait, d’importantes quantités de gaz carbonique. Selon des études, un air pollué est susceptible de réveiller des affections comme l’asthme ou d’autres maladies respiratoires. ‘’Trop de stress tue, alors, de temps à autre, pendant la nuit, je viens dans cette boite pour oublier la routine quotidienne. Il y a un remède à l’anxiété, au stress, c’est de s’amuser quand d’autres dorment’’, dit Ass.
Une fille de teint clair portant une jupe avec une fente qui lui arrive à la cuisse et un clope top, semble vivre dans sa bulle. Parfois, quand la musique la branche, elle monte sur la longue chaise sur laquelle elle est assise pour se trémousser. L’ambiance bat son plein. Et la montée de l’adrénaline peut amener, comme cette fille, à oublier le bons-sens. Il ne manquerait plus qu’elle dégringole de sa haute station.
Lieux de rencontres et de dépravation
Pour accéder dans de pareils endroits, le ticket d’entrée varie selon les privilèges qu’il offre. On débourse entre 3 000, 5 000 et 10 000 F Cfa. C’est selon la poche du client. Lieu de rencontres, de détente et de drague, les salles sont aussi bien aménagées. ‘’Il y a l’espace Vip qui est à 10 000 F Cfa. L’espace a ses propres serveuses et son propre bar, avec ses liqueurs plus chers aussi. Suit le ticket de 5 000 F Cfa, cette clientèle a la priorité de s’asseoir dans l’espace salon’’, explique un videur. L’autre catégorie, qui a payé 3 000 F, semble être là juste pour danser et à la recherche d’une proie facile. Le compartiment Vip est séparé par un mur du reste de la salle. Pour plus de discrétion, des rideaux sont accrochés. Un espace luxueux, doté de coussins plus moelleux, une climatisation qui marche à fond. Les entrées sont contrôlées et filtrées par un malabar.
D’ailleurs, les serveuses s’occupent uniquement des Vip. Dont certains sont chouchoutés par les videurs qui les laissent entrer sans débourser un sou. ‘’L’accès leur est offert. Mais ça peut se récupérer à l’intérieur, car ils peuvent consommer bien plus que le prix du ticket d’entrée’’, explique le videur.
Un lieu pour tous les âges
‘’La nuit, tous les chats sont gris’’. En boite, l’adage se confirme. Si la nuit, les boites de Saly ne désemplissent pas, elles ne drainent pas que la jeunesse. Des papys partagent ces lieux avec leurs petits-enfants et enfants. Dans un petit coin, un vieux de plus de 60 ans est attablé, il semble être un bon et assidu client. Car, dès qu’une serveuse l’aperçoit, elle se dirige vers sa table. Elle l’appelle affectueusement par son prénom et lui demande s’il prend la même chose que d’habitude. Coincé dans son costume-cravate gris, le vieux répond par l’affirmative, croise les pieds en attendant sa commande. Après quelques minutes, la serveuse revient avec une carafe pleine de vin.
Un autre vieux avec une tignasse touffue et toute blanche se pavane par ci et par là, comme s’il était à la recherche de quelque chose. Ici, l’âge ne compte pas. Il faut juste se faire plaisir. Les vieux passent inaperçus. Ce qui n’est pas le cas d’une fille qui arrive dans une tenue correcte. En effet, quand on entre dans ces milieux et qu’on porte une robe qui vous arrive à la cheville ou une chemise et un pantalon, on vous regarde de travers. Là, vous ne passez pas inaperçu. Les tenues indécentes ont droit de cité, et sont monnaies courantes. Sous-fesse, mini-jupe, robe courte en dentelle qui laisse entrevoir le soutien-gorge et le string, un simple haut, on ressent un parfum d’insouciance, de vulgarité et de dévergondage.
Selon, certaines d’entre elles il faut savoir taper à l’œil sinon on ne vous remarque pas. Et là, le mot d’ordre est de ne point passer inaperçu.
KHADY NDOYE (Enquète+)/azactu.net

DEUXIEME TOURNOI INTERNATIONNAL DE BOULES A SALY

Tournoi International de la Petite Côte: Les 72h de pétanque de Saly prévus du 2 au 4 février 2018.

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Pour la promotion du Pétanque au Sénégal, le Club Saly Bouliste, sous l’égide de la Fédération de sports boules va organiser les 72h de pétanque de Saly. Ainsi, ce sera un tournoi international, qui se tiendra du 2 au 4 février 2018. Le club Saly Bouliste qui en est à la 2éme édition de ce tournoi, organisera à cet effet et dans les heures qui suivent , une conférence de presse au Just 4 you. Ils vont sans doute parler des préparatifs, et de leurs attentes sur le tournoi.
assane sarr/dakarmidi.net
facebook: https://web.facebook.com/profile.php?id=100014621941206&a...

20/11/2017

LES TOURISTES PREFERES

Quels sont les touristes préférés des hôteliers sénégalais ?

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Chaque année, environs un millions de touristes viennent visiter le Sénégal. Son climat, ses paysages, ses habitants, toutes ces choses attirent. Du côté des hôteliers, même si on est toujours heureux de faire le plein, il n’en reste pas moins que certains clients sont plus agréables à loger que d’autres.
En 1971 le groupe Français Martin Circus chantait ‘’ Je m’éclate au Sénégal’’, la destination étant alors chasse gardé des touristes Français. A la fin de cette même décennie, le rallye Paris Dakar (le 1er en 1978) fait découvrir à la planète entière le pays de la Teranga et ses rives du Lac Rose.
Espagnols et Belges sont les plus courtois et généreux
Sans généraliser, les réponses d’une cinquantaine de professionnels du voyage au Sénégal sont assez concordantes. Les Espagnols et les belges remportent la palme d’or auprès de la plupart des professionnels du tourisme de loisirs. Les espagnols sont décris comme des clients courtois et respectueux, s’intégrant rapidement aux us et coutumes sénégalaise. La clientèle belge pour sa part a la réputation d’être généreuse. Les Français et les quelques Américains venus découvrir le Sénégal seraient plutôt prêts de leurs sous, avec comme maitre mot tout négocier pour être sûr de ne pas se faire rouler dans la farine (chat échaudé craint l’eau froide).
Le son de cloche est différent en fonction des régions. Sur Saly et la petite côte la pluparts des commerçants du loisir, de la restauration et de l’hôtellerie ont orienté leurs viseurs sur Dakar avec comme cible préférée le ‘’ Nouveau type de Sénégalais’’. C’est papa, maman et les enfants venant en VSD se la couler douce sans trop faire attention à la dépense, se faire plaisir rek, est le style de client que tout le monde veut avoir. Le type de client à éviter étant les jeunes de toutes origines confondues bruyant, et fauché avant même d’avoir demandé l’addition.
Si à Dakar on préféré les hommes d’affaires du monde entier sans distinction de race, de couleur, ou de carte de crédit, dans les régions (même si pendant la basse saison tout le monde cherche à attirer les Dakarois), ce sont les Européens de l’ouest les clients les plus à la mode. Et dans le quarté gagnant, on retrouve les Espagnols, les Belges les Italiens et les Français qui reviennent le plus souvent dans le choix de nos hôteliers.
Depuis 2 ans, une ligne aérienne dépose quelques mois par an des visiteurs des pays bas, tout comme quelques voyageurs venus de l’Europe de l’est en attendant une ligne direct du Canada et de la Scandinavie. Cette nouvelle clientèle n’est pas encore très régulière pour entrer dans un profil.
Skywalker/Eva Rassou/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/quels-sont-les-touristes-prefer...

16/11/2017

UN MARATHON POUR FAIRE COURIR LES TOURISTES

Le Marathon sur la Petite-Côte pourrait servir de vitrine au tourisme

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Le Marathon international du Sénégal sur la Petite-Côte (ouest) pourrait constituer "un évènement majeur’’ pour la promotion du tourisme, a indiqué mercredi le directeur de la gestion des stations touristiques de la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO), Babacar Mbengue.
"Ce marathon pourrait être un évènement majeur de soutien à notre tourisme, parce que non seulement ça va permettre de parler du Sénégal. De partout à travers le monde, les gens vont venir pour courir, mais aussi visiter ce que nous avons comme potentiel culturel, écologique, etc.’’, a dit M. Mbengue.
Il est ‘’normal et nécessaire’’ que la SAPCO puisse accompagner une telle initiative, a-t-il affirmé. Il s’exprimait lors d’une réunion du Conseil départemental de développement (CDD) présidée par l’adjoint au préfet de Mbour, Alseyni Bangoura, sur l’organisation de la troisième édition du Marathon international du Sénégal sur la Petite-Côte, prévue dans une dizaine de jours.
‘’Le Sénégal, notamment la Petite-Côte, a une vocation de tourisme balnéaire, particulièrement le tourisme de loisirs, qui était, pendant très longtemps, soutenu par le fameux rallye Dakar durant lequel [...] dans toutes les télévisions du monde, on parlait du Sénégal’’, a-t-il rappelé.
Il a indiqué qu’avec le transfert du Dakar en Amérique du Sud, le tourisme sénégalais l’a ‘’lourdement’’ ressenti, avec surtout une baisse de la fréquentation, justifiant de fait la nécessaire diversification de l’offre tourisme qui s’impose aujourd’hui plus que jamais.
‘’Aujourd’hui, on parle beaucoup d’autres formes de tourisme, comme le culturel, le tourisme d’affaires et autres, mais aussi, il y a le tourisme sportif qu’il faut davantage promouvoir. Et Saly-Portudal le montre, puisqu’il y a l’académie Diambars où des équipes nationales viennent pour se préparer en logeant dans les hôtels, il y a l’académie Aspire et la NBA qui est en train de s’y installer’’, a fait savoir Babacar Mbengue.
Il estime qu’il faut d’autres formes de discipline sportive pouvant contribuer à promouvoir la destination Sénégal qui a d’énormes potentialités touristiques et hôtelières.
‘’La SAPCO, qui gère la station balnéaire de Saly-Portudal, est en train d’aménager une nouvelle station touristique à Pointe-Sarène. Puisque le marathon va de Saly à Pointe-Sarène, il est normal que nous soyons impliqués dans l’organisation d’un tel évènement’’, a-t-il fait valoir.
Pour Babacar Mbengue, le Sénégal doit développer des ‘’évènements culturels majeurs’’, pour booster le secteur touristique.
ADE/ASG/aps

01/11/2017

AEROPORTS ET NAVETTES

Dakar aura son nouvel aéroport dès le 7 décembre

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Dernières finitions, nettoyages des salles et visites guidées des journalistes au nouvel aéroport Blaise Diagne, à 47 km de la capitale. Au Sénégal, on se prépare à l'arrivée des premiers vols le 7 décembre. Un conseil interministériel s'est tenu ce mardi pour faire le point sur les derniers réglages. Cela fait dix ans que Dakar attend son nouvel aéroport, dont les travaux ont débuté en 2007. Un projet décrié.
Le gouvernement promet que ce 7 décembre à partir de 12 heures, tous les vols à destination de Dakar atterriront au nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Il faut dire que l'Etat sénégalais a fait face à une multitude de critiques liées à l'immense retard dans la livraison de l'aéroport ou à des questionnements sur l'accessibilité des nouvelles infrastructures.
Pour Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, le nouvel aéroport est une première étape vers la transformation de Dakar en hub régional de l'aviation civile : « Vous avez compris, avec cet aéroport, nous avons totalement changé d’échelle. Il ne s’agit plus d’un aéroport comme celui de Dakar. Nous escomptons cinq millions de passagers dans cinq ans, et dix millions en 2035. Et c’est cela, la perspective du Plan Sénégal émergent [PSE], c’est son changement d’échelle, donc changement de paradigme, mais dans une perspective de développement. »
Depuis 1947, Dakar ne dispose que d'un seul aéroport civil, très proche du centre-ville. Le nouvel aéroport Blaise Diagne, à 47 km de la capitale, accessible via la nouvelle autoroute, fait partie d'un plan visant à désengorger la capitale surpeuplée et très polluée, et à développer de nouveaux pôles économiques.
RFI


L’Aéroport Léopold Sédar Senghor reconverti en aéroport militaire
L’Aéroport Léopold Sédar Senghor va devenir un aéroport militaire après l’ouverture du nouveau Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). Une décision qui a été prise lors du conseil interministériel qui s’est tenu ce mardi à l’Aibd.
Par ailleurs , le gouvernement du Sénégal a annoncé que le ticket du transport des bus Dakar Dem Dikk sur le trajet Dakar -Diass sera fixé à 1000 F Cfa.
Modou Diop/mediasenegal


Ouverture de l'AIBD, Dakar Dem Dikk va jouer un rôle important dans le transport des passagers.
Des dispositions importantes sont en train d'être prises. Celles-ci qui consistent à desservir le nouvel aéroport, vont aussi et surtout répondre aux préoccupations des sénégalais qui se posent l'épineuse question de la distance qui sépare Dakar à Diass et l'accès difficile des lieux.
Dakar Dem Dikk, leader du transport public au Sénégal a présenté son offre de transport qui consiste à mettre en place trois (03) Navettes Express A.I.B.D: (HLM Grand Yoff – AIBD, Thiès - AIBD et Mbour – AIBD) et cinq (05) lignes classiques A.I.B.D: (Aéroport LSS de Yoff - AIBD, Terminus Parcelles – AIBD, Terminus Dieuppeul – AIBD, Palais 2 – AIBD et Dépôt Thiaroye – AIBD) dans le confort, la sécurité et la ponctualité
Ministère

LA SAISON TOURISTIQUE A SALY

Une saison touristique prometteuse à Saly

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Depuis le 26 octobre dernier, c’est le démarrage officiel de la saison touristique à Saly où l’on constate une amélioration d’arrivée de visiteurs par rapport à la même date de l’année dernière. Le communiqué de l’ambassade des Etats unis n’ont pas eu d’effets sur la « Destination Sénégal », selon les acteurs.
A Saly, ça commence à grouiller du monde pour le bonheur des hôteliers et des propriétaires de résidences. Malgré le communiqué de l’ambassade des Etats Unis pour mettre en garde ses ressortissants contre le terrorisme, les touristes européens affluent vers la station balnéaire. Les grands réceptifs affichent déjà du monde et certains ont reçu des réservations pour le restant de la saison. Selon des acteurs, surtout des hôteliers, il y a une nette amélioration d’arrivée de touristes par rapport à la même date de l’année dernière. « Les choses commencent à bouger et s’il n’y a pas d’éléments extérieurs qui peuvent perturber le secteur, on peut espérer avoir une bonne saison touristique », nous confient les acteurs touristiques. Pour des gérants de véhicules touristiques, ils sont submergés et sont obligés de faire appel à des locataires anonymes pour satisfaire la demande. Même les « Tatas » qui servent de transport en commun sont sollicités pour le transport des touristes. Les patrons de troquets commencent aussi à se frotter les mains. La seule fausse note, c’est la présence massive des talibés qui perturbent la quiétude des touristes. Des centaines de talibés sont enregistrées chaque jour dans la station balnéaire et qui tendent la main aux touristes et très souvent ces derniers affichent des airs de désolation. Ce qui déteint le visage de la « Destination Sénégal » qui prend un sacré coup par rapport à cette situation.
Abdou Diouf/petitecotesn.com

31/10/2017

MACKY SALL VEUT SECOUER LE TOURISME

Au conseil des ministres du 30 octobre, voici ce que le Président Sall a demandé à son gouvernement:

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"Rappelant la place primordiale du tourisme dans l’économie nationale, le Président de la République demande au Gouvernement de poursuivre sans relâche l’exécution des mesures hardies de soutien aux acteurs et structures du secteur et de promotion de la destination Sénégal.
Ainsi, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’impératif de hâter la réhabilitation des zones touristiques du Saly Portudal et du Cap Skirring, ainsi que l’aménagement des nouveaux sites de Joal Finio, Pointe Sarène, îles du Saloum.
Dans cette perspective, le Président de la République demande au Gouvernement d’orienter son action sur le développement de l’écotourisme, notamment dans le Sénégal Oriental, au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal et en Casamance, et de promouvoir l’ouverture de nouveaux réceptifs hôteliers d’envergure dans les régions dépourvues d’infrastructures touristiques comme Diourbel, Tambacounda, Kolda, Kédougou, Kaffrine, et dans les régions de Dakar et Thiès pour accompagner la mise en service du nouvel aéroport AIBD."

26/10/2017

SALY EST COOL

Alerte terroriste : Saly, la ville qui domine la peur !

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Après l'alerte terroriste de l'Ambassade des Etats-Unis, l'interpellation d'un présumé terroriste à Rosso et surtout la découverte d'un obus sur une plage dakaroise, la psychose montait d'un cran à travers le pays. Mais en réalité, "tout le monde ressent une peur quelconque, mais tout dépendra de la façon de dompter la peur face à la situation". Saly, ville très prisée pour les activités touristiques et très fréquentée par les occidentaux qui sont souvent ciblés par les terroristes; ici, une simple alerte ou encore penser à une probable attaque ne change rien au quotidien.
Nos confrères du Témoin qui se sont rendus dans cette ville touristique décrivent le calme et la sérénité qui règnent au bord des plages, la vie qui se passe comme d'habitude. En effet, la plupart de leurs interlocuteurs ont soutenu "ne pas se laisser terroriser par des menaces", ou "être vigilants, mais pas de paranoïa". D'autre font savoir que "le Sénégal étant un beau pays, on fait la publicité pour que les gens viennent".
Cependant, une ressortissante Française, rencontrée devant le consulat de France à Saly parle de faits réels. "Il est vrai que la psychose est là, les faits sont réels mais vivons d'abord notre paix", laisse-t-elle entendre. Une belle déclaration et une forte mentalité qui rassure sans doute, preuve que la population ne se laisse pas abattre par une simple alerte. Cette forte mentalité de la population de la ville est aussi confirmée par un certain B S, directeur d'une structure hôtelière en plein coeur de la ville. Il affirme: "Pour le moment, on vit comme toujours, on n'est pas perturbé et ça n'a pas de conséquences sur la fréquentation. Certes, Saly n'est pas Dakar, mais cette attitude de la population de la ville, cette force mentale est souvent très efficace pour affaiblir les malfaiteurs car le malfrat cherche toujours à vous faire peur d'abord avant de passer à l'acte, comme ça il sera en position de force, mais quand on a un marteau dans la tête, on voit tous les problèmes sous forme de clou".
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16/10/2017

L'AIBD FAIT GRINCER DES DENTS

L’ouverture du nouvel aéroport fait déjà grincer des dents

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Les autorités ont annoncé officiellement l’ouverture de l’aéroport Blaise Diagne le 7 décembre. À moins de deux mois de l’échéance, personne ne sait encore comment ça va se passer. Les futurs passagers, acteurs du tourisme, commerçants, transporteurs, tout le monde s’interroge.
Situé à Diass, à près de 50 km de Dakar, perdu au milieu de nulle part, l’aéroport Blaise Diagne, s’il est proche de la station balnéaire de Saly, est bien loin de la capitale. Comment faire pour accueillir les amis et la famille ou leur demander de se rendre chez nous ?
AIBD
Transport : ça coûtera plus cher
Au bureau des taxis de l’aéroport Léopold Sedar Senghor, on se frotte les mains et on trépigne d’impatience d’aller cueillir cette manne financière. « Pour le moment, nous ne sommes encore sûrs de rien par rapport à la date prévue du déménagement. Tout ce qu’on nous a dit, c’est de nous tenir prêt pour rejoindre Diass. Ils nous ont prévu un endroit où se garer comme ici et attendre les clients, mais nous ne l’avons pas encore vu. Nous sommes en train de voir quels sont les prix que nous allons pratiquer, mais ce qui est sûr, nous ne descendrons pas à moins de 15 000 FCFA pour un voyage Diass-Dakar. Le péage seulement nous prend entre cinq et six mille, donc nous devons gagner un peu d’argent. » C’est donc une fois encore au passager de payer le plus lourd tribut. Car pour ceux qui n’ont pas réservé dans des hôtels avec navettes, ils devront payer le prix fort pour quitter l’aéroport.
Le service de transport public Dakar Dem Dikk quant à lui, assure qu’il sera présent sur le site et fera des rotations entre Diass et les autres villes. Pour le moment, les prix ne sont pas encore fixés.
Les moyens de transport ne manqueront pas pour se rendre ou sortir de l’aéroport de Diass. Le gros problème se posera au niveau des prix, quand on connait la mauvaise manie des chauffeurs sénégalais de spéculer quand ils sont en position de force.
Quant aux parkings du nouvel aéroport, pour ceux qui viennent chercher quelqu’un, nul ne sait les prix qui seront pratiqués.
Les petits commerces autour de l’aéroport risquent de disparaitre
Ce sont les plus malheureux de l’histoire. Ces petits commerçants qui avaient des activités autour de l’aéroport sont sûrs qu’ils ne pourront pas émigrer avec les autres à AIBD, à moins d’un miracle. Ce monsieur qui tient une petite échoppe où il vend des vêtements artisanaux et fait des photocopies secoue tristement la tête quand on lui parle du transfert prochain. Il se désole : « Nous n’avons été saisis par personne pour aller à AIBD. C’est comme si nous ne faisons pas partie de cet aéroport alors que ça fait des dizaines d’années que nous gagnons nos vies ici. On nous dit que là-bas, ce ne sera plus possible d’avoir des petites cantines comme ici et qu’une seule société va se charger de tout ce que nous proposions ici. »
À quelques mètres, Assane tient une petite galerie d’art dans laquelle on peut déguster du café touba et des gâteaux. Il partage l’amertume de son compagnon de galère : « Pendant que certains prient pour que AIBD commence à fonctionner, nous autres nous prions pour que ça n’arrive pas. Parce que nous serons nombreux à perdre notre gagne pain. On nous a dit que les petits commerces autour de l’aéroport là, ça ne va pas être possible à Diass. »
Et quid des infrastructures existantes ?
Façade de l'aéroport Léopold Sédar Senghor
Que va devenir le désormais ex-aéroport international Léopold Sédar Senghor et ses infrastructures ? Personne ne sait. À l’aéroclub, qui existe depuis 1933, personne n’a été tenu informé. Les propriétaires d’avions privés non plus. Certains osent espérer que l’aéroport continuera d’exister pour les vols à destination de l’intérieur du pays. D’autres au contraire parient que les terrains ont déjà été vendus à des promoteurs immobiliers.
Les hôteliers de la petite côte aux anges, ceux de Dakar inquiets
A Dakar, les hôteliers savent déjà qu’ils auront un manque à gagner avec la délocalisation de l’aéroport à 45 km de la capitale. Les heureux dans cette transaction sont les propriétaires d’hôtels de la petite côte. Toubab Dialaw est à 20 minutes de l’AIBD, Saly est à 30 minutes, le lac rose aussi est tout proche.
Malgré les navettes, beaucoup de clients ne séjournaient à Dakar que le temps de préparer leurs voyages à l’intérieur du pays. Maintenant, ils ne verront plus l’intérêt de faire le trajet jusqu’à Dakar pour repartir pour leur destination finale.
Ce nouvel aéroport semble plutôt entraîner plus de problèmes qu’il n’en résout avec son implantation si loin de l’agglomération.
Eva Rassoul/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/l-ouverture-du-nouvel-aeroport,...

15/10/2017

TOURISME A SALY: ENTRE OPTIMISME ET SURREALISME

Rentrée touristique: les jalons d’une bonne saison jetés à Saly

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La rentrée touristique prévue le 26 octobre prochain, toutes les dispositions ont été prises par les acteurs pour la réussite de la saison touristique. Avec l’ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne et le retour des Tours opérators, certains grands hôtels affichent déjà le plein.
Cette année, c’est l’année de la relance du tourisme à Saly. Les acteurs ont posé tous les jalons pour relancer le secteur qui a subi durant ces dernières années un véritable coup de massue. La Sapco a déjà donné le ton avec l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye qui est la route principale, l’installation ou la reprise des lampadaires électriques et solaires dans la station, des panneaux d’orientation et des panneaux numériques à l’entrée de Saly. Un bureau d’information et d’orientation sera ouvert dans les prochains jours et qui permettra de distiller les renseignements utiles aux touristes. Des hôteliers se frottent déjà les mains car pour le moment de grands réceptifs affichent le plein pour la saison touristique dont le démarrage est prévu le 26 octobre prochain. L’ouverture de l’aéroport chez les hôteliers constitue une aubaine chez les hôteliers. Toutes les compagnies aériennes ont déjà négocié des chambres à Saly pour l’année touristique, selon les hôteliers qui affichent un visage radieux. Des responsables hôteliers restent optimistes pour une réussite de la saison et espèrent une hausse de visiteurs par rapport à l’année prochaine. Plusieurs réceptifs qui avaient mis la clé sous le paillasson ou qui ont été cédés vont ouvrir leurs portes et des hôtels sont en train d’être rénovés pour donner de la splendeur. Pour les hôteliers, rien ne peut empêcher une bonne saison car des prémices sont posées avec le retour des Tours Opérators tels que Thomas Cook qui est l’un des plus grands et Look Voyages considéré comme l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes. Le centre commercial, situé au cœur de la station qui était en agonie, va ressusciter car ayant un nouveau repreneur. Le nouveau ministre du tourisme Mame Mbaye Niang qui sera l’hôte de Saly la semaine prochaine pour une rencontre de contact avec les acteurs, sera à l’aise et il ne lui reste qu’à booster d’avantage le secteur pour que l’objectif des 3 millions de touristes soient atteints en 2020. Les travaux contre l’érosion côtière financés par la Banque Mondiale vont démarrer au mois d’avril 2018. Ce phénomène a été l’une des causes de la baisse de la Destination Sénégal.
Festival Sen’ Saly
Les acteurs du secteur sont conscients que le balnéaire a subi une crise profonde depuis des années par des concurrences de nouvelles destinations. Les acteurs ont opté pour une revalorisation de la Destination touristique de Saly et ont mis des activités de soutien au tourisme. Pour les acteurs, il urge d’inscrire dans le calendrier un festival annuel avec les artistes de Saly, la Sapco et la mairie de Saly pour valoriser la culture à Saly pour servir de soutien à l’activité touristique. Le premier festival prévu le 5 au 7 décembre 2018, comprendra des spectacles de danse, des concerts, des expositions d’art, des ateliers de musique traditionnelle, etc. A en croire les organisateurs, l’organisation du festival Sen’Saly, aura pour vocation la captation d’un public et la promotion de la marque « Saly », une station balnéaire à découvrir ou à rédécouvrir.
Alioune Diop/petitecotessn.com

06/10/2017

DANSEUSE A SALY

Danseuse dans l’âme : Magali Mazella

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Ancienne danseuse de revue, Magali Mazzella est installée à Mbour où, depuis un an, elle a initié une école de danse. En cette rentrée 2017 elle a encore une fois décidé d’innover, adjoignant aux autres styles déjà proposés, son domaine de prédilection qu’est la danse classique. De la flamme olympique à son expérience japonaise et ses joies de danseuses, retour sur le carrière d’une femme pour qui la danse s’esquisse: « grâce, légèreté, élégance, sourire et don de soi”.

Vous résidez à Saly. Pouvez-vous revenir sur les circonstances qui vous ont fait fouler les terres de Mbour pour la première fois ?
Je réside à Saly depuis plus de sept ans, mais auparavant j’étais venue m’y installer à la fin de ma carrière avec mes enfants. Il fallait que je danse à nouveau, encore une fois sur scène, je suis donc rentré en France, avec mes enfants : mon fils Morgan, qui parlait wolof couramment et ma fille, Jade. Aujourd’hui ils vivent en France. Et moi je vis donc seule à Saly avec mes 2 petits chiens. La première fois que je suis venue c’était en vacances, accompagnée de ma fille Jade qui avait 4 ans. Cependant les premiers à venir furent mes parents il y a 30 ans et ils avaient adoré. À la retraite, ils souhaitaient s’installer ici, malheureusement mon papa décédait peu de temps après. Ma sœur et sa famille sont installés à Saly depuis plus de 20 ans. J’étais venue leur rendre visite 15 jours.

Vos premières impressions ?
J’ai adoré ! Oui j’ai adoré du premier jour où j’ai posé les pieds sur ce sol. Ma tête et mon corps étaient au repos total. Surtout ma tête. Un sentiment de bien-être...

Était ce votre première fois en Afrique ?
Oui, toute première fois. J’étais plutôt en Asie. Ma petite maman m’a toujours parlé de l’Afrique et aurait aimé y faire de l’humanitaire. J’ai été bercée par Racine, Kunta Kinte donc vous pouvez comprendre cet amour pour l’Afrique.

Aviez-vous des à priori ?
Non pas vraiment. Parfois je rage en voiture lorsque je vois tous ces enfants dans la rue. Je voudrais être leur maman. Normal, je suis une maman. Il faudrait instaurer certains principes dès la petite école tels que la propreté, la responsabilité.

Qu’est ce qui vous a le plus étonné ?
La convivialité, les gens vous invitent chez eux sans véritablement vous connaitre, cette hospitalité m’a touché, ému.

Le plus séduit ?
L’accessibilité des gens, leur façon de partager un repas.

Le plus dérouté ?
La non ponctualité (rires) mais on s’y fait à la longue. Sinon pas grand chose ne me déroute. Je m’adapte facilement. C’est mon point fort. Et je respecte le pays où je vis.

Pouvez-vous revenir sur votre carrière en tant que danseuse de revue ?
J’avais environ 15 ans et venais de terminer un stage de danse avec des américains professionnels dans les comédies musicales. A la fin de ce stage il fallait préparer un numéro: J’ai trouvé un partenaire et créé ma première chorégraphie en duo sur la chanson de Lisa Minelly : « New York New York ». Un jour une revue passait dans ma ville et a accepté de nous auditionner pendant leur spectacle. A la fin de notre danse, tout le public nous a ovationné debout. Ma carrière a débuté ce soir là. J’ai sillonné la France dans tous les sens, ensuite l’Angleterre. A 17 ans et demi j’ai passé une audition a Paris : je fus la seule retenue et me voila partie pour le Japon. J’étais sur scène tous les soirs pour 3 spectacles par jour, 7 jours sur 7. J’ai vécu avec des Anglaises et 2 françaises. Le niveau de danse était très élevé et les costumes étaient magnifiques. J’ai sillonné tout le sud du Japon et de la Corée pendant quelques années : j'ai vécu un rêve chaque soir.

Les jeux de Séoul en 1988 ?
Un grand moment, surtout à mon âge : j’avais a peine 18 ans… J’étais descendue dans la rue pour voir passer la flamme olympique. En plus de nos spectacles nous dansions aussi pour le Village Olympique, c’était grandiose surtout lorsqu’on terminait le show avec le french cancan. Je n’étais jamais fatiguée et souvent nous étions invités à des soirées privées: j’ai rencontré Carl Lewis qui me disait que je ressemblais à un ange. Bien sur, tout était féerique.

Que ressent-on lorsque l’on est à coté de la flamme olympique ? Un sentiment de consécration ? D’euphorie ?
J’étais jeune et je ne sais pas si je réalisais vraiment l’importance de cet événement. J’étais allée voir quelques disciplines mais très peu car nous avions aussi beaucoup de shows à faire. Mais je n’oublierai jamais le Village Olympique: quelle sacrée ambiance !!!

Les différents pays où vous avez dansé et les anecdotes et émotions afférentes ?
J’ai beaucoup dansé en France, en Angleterre, à Saint Martin aux Antilles, et au Japon pendant longtemps, en Corée et en Malaisie. E aujourd’hui au Sénégal mais pas dans la revue. Pas encore. J’ai adoré le Japon, les japonais sont très exigeants. J’ai eu à danser avec 40 degrés de fièvre. Une fois à Nagasaki, il pleuvait tellement que les gens ne sont pas venus au show et malgré cela nous avons dû faire les 3 spectacles sans public. J’ai aimé chaque pays et avec toutes mes anecdotes, je pourrais vous écrire un livre.

Quel genre de sacrifice l’exercice assidu de la danse requière t-il ?
L’éloignement de ma famille fut difficile, la première fois je n’avais que 17 ans et je n’ai pas vu ma famille durant 3 ans. Et il nous était interdit de mettre beaucoup de photos sur les murs de nos chambres. Nos courriers étaient lus après les spectacles. De plus, même blessés, nous devions assurer le show.

A un moment donné, la souffrance ne supplante t elle pas le plaisir ?
Non jamais. Il n’y avait pas de souffrance lorsque j’étais sur scène. Dès que je dansais je ne sentais plus rien sauf le Plaisir. La souffrance était celle d’après le spectacle lorsque les lumières s’éteignaient et le show se terminait. Certains soirs nous nous sentions terriblement seuls. Mais on ne peut pas tout avoir dans la vie.

Comment la passion de la danse a t’elle germé en vous ?
Très jeune, je dansais tout le temps. Je faisais des spectacles et mon public était mes poupées. Un jour mon grand père m’a fait découvrir à la télévision la revue, et j’ai alors su quel métier j’allais faire. Je n’ai jamais douté.

Votre blondeur a-t-elle été un avantage ?
Non pas du tout. Vous savez on danse toujours les cheveux tirés et nous portions des coiffes et des perruques. Mais toutes les danseuses de revue étaient blondes. Donc en Asie, on nous reconnaissait très vite.

Tel dans le film black Swann, avez-vous eu des professeurs au sadisme avéré ? Si oui, comment celui-ci s’est-il manifesté ?
Je ne sais pas si on peut appeler cela du sadisme, quelque part, oui, peut-être, mais cela fait partie de notre métier, surtout à ce niveau. On tombe sur sa propre sueur ? Et bien on se relève et on recommence. Et j’en passe. Travail, discipline, rigueur.

Le microcosme de la danse est-il violent ?
Un peu oui. Lorsque j’étais à l’étranger, oui, avec les mêmes filles 24 heure sur 24, mais en France, non.

Votre école de danse a un an. Qu’est ce qui a provoqué le déclic ? Aviez-vous ressenti un manque ?
Oui mon école a un an. Lorsque le club Padel Sénégal a ouvert ses portes je suis allée jouer quelques fois avec une amie et un jour Jordi Rovira, le fondateur du Padel au Sénégal, m’a dit que je jouais comme une ballerine. L’amie avec qui j’étais lui a expliqué que c’est mon métier et de là il m’a proposé une salle pour faire une école de danse. Aujourd’hui nous sommes une véritable famille, il m’a donné cette magnifique chance, je ne l’oublierai jamais.

Quel genre d’activités y proposez-vous ?
Danse classique et Modern, Jazz, Yoga, Remise en forme, Pilate, Aqua-gym. Aujourd’hui je pratique un sport tout en douceur et basé sur le bien-être.

Pourquoi le choix en cette rentrée d’adjoindre à votre répertoire de la danse classique ?
C’est la base je pense. Mes élèves sont toutes petites. Je leur apprends la discipline, le maintien et les bonnes positions et cela leur reste imprimé à vie. Ce sont mes princesses.

Est-ce une offensive visant à contrer la déferlante du tout twerk qui semble tout emporter sur son passage : même la très british actrice Helen Mirren s’y est mise.
Pour moi la danse classique c’est la base. En faire un peu ne fait pas de mal et savoir tout danser c’est bien aussi, même le twerk.

Croyez vous que le monde ait besoin de grâce ?
Oui. De plus en plus. Il faudrait que le monde danse.

Croyez-vous la danse à même de le lui apporter ?
La danse est synonyme de grâce, de légèreté, d´élégance, de sourires et de don de soi.

Votre mère est infirmière. Qu’a-t-elle dit lorsque petite, vous lui avez annoncé vouloir faire de la danse votre métier ? Au regard de son propre travail, n’a-t-elle pas trouvé votre choix futile ?
De toute façon, je n’allais laisser ce choix à personne. C’était une évidence. Personne n’aurait pu m’arrêter. Ma petite maman a toujours été fière de moi. À mes tous premiers spectacles, ma maman organisait une séance l´après-midi à son hôpital et je dansais pour toutes ces personnes âgées. Même lorsque je suis revenue de ma tournée en Asie, je suis revenue danser à l’hôpital. Voulez-vous que je vous dise ? Que je sois sur les plus grandes scènes du monde, aux jeux olympiques ou dans un hôpital, je danse avec autant de bonheur et de plaisir.

Vous vous occupez d’une chorale. Pouvez-vous nous en toucher deux mots ?
Oui. C’est tout nouveau pour moi. Je ne suis pas que danseuse, je suis aussi chorégraphe et metteur en scène. J’ai mis en scène des spectacles de Disney, des opérettes, des revues, mais pour la chorale c’est le première fois. Cela se passe à Nianing, la salle de répétition est un terrain de basket face à la mer. Il y a presque 50 enfants et un spectacle est prévu pour Noël. Actuellement nous sommes en répétition alors je ne souhaite pas en dire d’avantage mais cela promet d’être superbe.

Que représente cette chorale pour vous ?
Beaucoup. Déjà ce ne sont que des enfants et pour eux c’est vraiment nouveau. Aujourd’hui on raconte une histoire, leur histoire. Je les aime beaucoup, et c’est réciproque.

Selon vous, est-il possible d’être danseuse sans aimer la musique ?
Ça je ne le pense pas. C’est la musique qui fait onduler votre corps, le mien, c’est certain.

Quel est votre genre de musique préféré, vos airs préférés ?
J’aime à peu près tous les genres de musique, certains à petites doses. En danse la plus belle musique, c’est le Boléro de Ravel, je la trouve tellement puissante. Voyez-vous, quand j’entends de la musique, je danse et parfois je chante. Mais chez moi.

Sur quel genre de musique ne pourriez-vous absolument pas danser ?
Le rap. Je laisse les professionnels de cette danse pour ça.

Votre mère a t’elle joué un grand rôle dans votre approche du monde ?
Oui. Elle m’a donné l’envie de tout, elle m’a donné sa force le jour où elle m’a dit qu’elle aurait aimé partir et faire de l’humanitaire. Ça commence par ça pour moi l’approche du monde : L’humanité.

Danseuse un jour danseuse toujours ?
Oui, toujours. Aujourd’hui encore, un Bonheur. Si un jour une revue pouvait se réaliser au Sénégal, je serai partante. Danseuse dans l’âme. Merci à ce si beau pays que j’aime tant. L’Afrique est à tout jamais dans mon cœur.

Irène Idrisse/le petit journal de Dakar
https://lepetitjournal.com/dakar/communaute/danseuse-dans...

www.magali-mazzella.com

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

29/09/2017

LE SINE SALOUM: ZONE TOURISTIQUE A PART ENTIERE

Le Sine-Saloum veut devenir une zone touristique à part entière

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La zone du Sine-Saloum doit devenir une zone touristique à part entière et ne plus dépendre de la station balnéaire de Saly, selon Issa Barro, président du Syndicat d’initiative et de promotion touristique du Sine-Saloum.
"La zone du Sine-Saloum dépend de la zone de Saly. Elle évolue à partir de Saly. Et les baisses de fréquentation à Saly rejaillissent sur nous. Or, nous avons beaucoup d’atouts. C’est pour cela que le Sine-Saloum doit devenir une zone touristique autonome à 100%", a dit Issa Barro.
Il s’adressait à des journalistes dans le cadre de la 39 ème édition du salon du Tourisme, "IFTM Top Resa", qui se tient à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles.
Issa Barro dit être présent à Paris pour "faire la promotion" du Sine-Saloum qui propose "une offre touristique diversifiée".
Il a vanté les richesses du delta du Saloum, en évoquant les sites élevés au rang de patrimoine mondial de l’Unesco, un estuaire dynamique, l’éco-tourisme, le tourisme sportif, etc. La zone, dit-il, compte 80 établissements dont des hôtels, des auberges, des campements et 2000 lits.
Issa Barro a souligné la nécessité de mettre à niveau certains établissements et de régler le problème foncier étant donné que la zone n’est pas aménagée. La 39 ème édition du salon "IFTM Top Resa" rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon nommé "Top Resa" avait lieu à Deauville et était spécialisé dans la cible loisir. En 2008, il change légèrement de nom pour s’appeler "IFTM Top Resa". Il déménage à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/ASB/ASG/Ousmane Ibrahima Dia/aps

PETITE REPRISE DU TOURISME

Le marché sénégalais du tourisme connaît "une petite reprise" à consolider

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Le marché du tourisme connaît "une petite reprise" au Sénégal, dynamique que certaines mesures pourraient aider à consolider, a plaidé jeudi le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS), Moustapha Kane.
"Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures", a dit M. Kane, s’entretenant avec l’APS, dans le cadre de la 39ème édition du Salon du tourisme, IFTM Top Resa, qui se poursuit à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles, jusqu’à vendredi.
Plus de 80 structures évoluant dans le secteur du tourisme ou en relation avec le secteur participent à cet évènement qui a démarré mardi.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristique du Sénégal.SAPCO, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) ainsi que le SPIHS font partie des structures sénégalaises participant à ce salon.
De même que le FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques) l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux, (APIX), les Aéroports du Sénégal (ADS), entre autres.
Dans le domaine du tourisme, le Sénégal a pendant longtemps misé sur le balnéaire à travers les stations de Saly, du Cap-Skiring, Saint-Louis, a rappelé Moustapha Kane, soulignant que le marché français représente une grande part de la destination Sénégal pour le tourisme de loisirs.
Le responsable du SPIHS a fait état d’un "désengagement des Tours opérateurs" actuellement, à cause de l’avancée de la mer à Saly-Portudal, la station balnéaire de la Petite-Côte sénégalaise, dans le département de Mbour (ouest).
Outre ce phénomène entraînant la disparition des plages, l’instauration du visa d’entrée (supprimé par la suite), l’épidémie Ebola, qui avait longuement sévit en Afrique de l’Ouest, ont également contribué à ce désengagement des TO.
Moustapha Kane dit cependant constater "une petite reprise", certes "aléatoire", car la plupart des Tours opérateurs qui arrivaient n’ont pas encore repris leurs activités sur le Sénégal, le balnéaire étant "un tourisme de masse".
Pour consolider la petite embellie désormais observée, il faut, selon lui, des mesures d’accompagnement incluant la réfection des plages, la mise à niveau du parc hôtelier, améliorer la qualité du service.
De même, il faut insister sur les questions sécuritaires, "car les clients ont besoin d’être rassurés (…)", a ajouté M. Kane, soulignant la nécessité d’une communication plus soutenue sur la promotion de la destination Sénégal.
Ces actions, ajoutées à la maîtrise des besoins de la clientèle, devraient rendre la destination Sénégal plus compétitive, sans compter que l’Etat doit selon lui parallèlement régler "le problème de l’accessibilité de certaines zones".
Le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS) souligne que le touriste doit pouvoir aller jusqu’à Saint-Louis, au Cap-Skiring, Tambacounda, etc.
A propos, il a salué le programme de modernisation des aéroports mis en œuvre par l’Etat, compte tenu des liens entre tourisme et le transport aérien.
A ses yeux, les autorités "ont commis l’erreur de séparer"’ les ministères du Tourisme et des Transports aériens lors de la composition de l’actuel gouvernement.
Pour Moustapha Kane, l’Etat doit être conscient des enjeux du tourisme dans le développement, le Sénégal disposant de "nombreux atouts" dans ce domaine.
La 39ème édition, IFTM Top Resa rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Ce salon, lancé en 1978 et dénommé "Top Resa", se tenait à Deauville et était spécialisé dans la cible loisirs, avant de changer légèrement de nom en 2008 pour s’appeler "IFTM Top Resa’".
La manifestation déménage dans ce cadre à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/B/aps/Ousmane Ibrahima Dia

28/09/2017

LES HUÎTRES DE LA SOMONE

La SOMONE. LES HUÎTRES DE NORBERT A L'HONNEUR

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Qui ne connaît pas Norbert à La Somone ? Ce Breton a réussi à acclimater des naissains français aux eaux sénégalaises et régale la Petite Côte avec ses coquillages depuis des années. Ouest-France lui consacre un article.
"Des huîtres au Sénégal... jamais ça ne marchera !"
Le Breton Norbert Jan a importé des naissains d'huîtres français qu'il a acclimatés aux eaux chaudes de la Somone, un petit village touristique sur la Petite-Côte, au Sénégal. Un pari fou auquel personne ne croyait. Mais dans la mangrove africaine, tout est possible.
« Beaucoup n'y croyaient pas », lâche l'homme, en jetant un regard vers son parc à huîtres. Deux ramasseurs de coquillages les trient soigneusement sous un soleil de plomb. Les grosses seront sorties de l'eau dans six semaines. Les petites retournent dans leurs filets.
Norbert Jan se targue de faire partie de la race des obstinés. Un Breton, un vrai. À 55 ans, ce Morbihanais de Crac'h peut se féliciter d'avoir déjoué les pronostics les plus pessimistes des experts français de la conchyliculture... « On m'a dit que je ne réussirai jamais à faire des huîtres au Sénégal ».......
misseventsmaroc.com

09/09/2017

COURS DE DANSE A SALY PORTUDAL

A partir de ce lundi 11 septembre: NOUVEAU cours de DANSE CLASSIQUE pour enfants et adolescents au Padel Sénégal de Saly, à côté de l'école française Jacques Prévert.

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Inscriptions dès 17h
Cours enfants de 17h30 à 18h30 - Cours ados de 18h30 à 19h30
La seule école de danse à Saly avec Magali Mazzella!
Découvrez les atelier enfants danse moderne jazz et classique pour vos enfants et ados!
Apprendre les bases de la danse moderne et/ou classique, c'est en plus de la technique, découvrir le rythme, l'espace, acquérir souplesse, agilité, équilibre, bonne posture et coordonner la respiration pour donner aux mouvements aisance et harmonie. Le but est de permettre aux enfants d'intégrer tous les éléments fondamentaux de la danse, pour s'orienter ensuite vers des styles, des feelings différents propres à différentes techniques : Danse Contemporaine, Jazz ou Classique. 3 classes: les tout petits de maternelle, les 6-7 ans et les pré-ados principalement.
Infos: 77 383 32 71
mail: magali.mazzella34@gmail.com
www.magali-mazzella.com

06/09/2017

UN ETE SUR LE LITTORAL…MBOUR, MBALLING, DOMAINE DE NIANING…

QUE FAIRE DES ZONES VERTES DE LA PETITE COTE ?

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Sur toute la petite côte, le tourisme se meurt. De la station de Saly au village très vert de Nianing, avec son domaine, les petits espaces verts semblent à l’abandon depuis que la fréquentation des touristes, résultant de la fermeture du Club Aldiana et du Domaine de Nianing, s’est faite de plus en plus rare. Dans une ville sans reflets ni symbole, Mbour pour ne pas la nommer, rien ne ressemble plus à cette zone prometteuse des années 1960 que le régime du président Senghor avait choisie comme le pôle futur du développement du tourisme de masse et de week-end au Sénégal. Dans cette ambiance morose, où tout s’en va, comme dans la chanson, il est devenu presque hypothétique de sauver ce qui reste des quelques poches vertes de la zone, à commencer par la rivière Mballing, le Tiamassas au cœur du Club Aldiana et encore moins dans le merveilleux site du Domaine de Nianing aujourd’hui en attente de réouverture.
Le Mballing, ce n’est pas le nom donné à un bar ou un restaurant d’un petit coin d’une cité, mais plutôt, à une belle petite rivière située au sud d’une ville qui marque la frontière entre ce qu’on peut appeler la zone utile et le reste du pays. Le Mballing est comme une frontière naturelle qui marque l’amorce de ce qu’on peut appeler en direction des îles du Saloum, les régions vertes du Sénégal. A la lisière de la ville et au cœur d’une zone de verdure dont l’autre frontière naturelle mène à l’océan atlantique, Mbour et son territoire n’ont jamais eu l’ambition de placer cette rivière naturelle au centre des plans d’urbanisme. Or, zone de la petite pêche au cours des années 50-60, le Mballing a toujours permis aux petits exploitants de tirer de ses eaux, quelques espèces rares de crustacés, de mollusques et poissons d’eau douce, comme le mulet, le tilapia, le crabe, le mâchoiron etc.
Aujourd’hui, cernée de toute part par l’immense anarchie urbaine qu’on confond encore à tort à une vraie ville, la petite voie d’eau, qui aurait influencé le tracé touristique de la ville, ne semble avoir aucun avenir. Sur les berges, les arbustes qui servaient de frontières, ont presque tous disparu. Côté est, la rivière qui s’étire vers les villages de Mbandi et le reste de la zone, n’est qu’une mince ligne d’eau sans aucun confort pour ce qui est des aménagements. Enorme gâchis ; car les enfants des années 60 se rappellent encore tous ces Européens (assistants techniques venant de Dakar et de la ville de Thiès et profitant d’un week-end). On y voyait aussi des Sénégalais et des Africains affectés à Dakar et dans certaines villes et qui, en quête d’endroits exotiques, y arrivaient le vendredi soir, pour dormir dans l’enceinte de l’ex. Orstom ou du service du centre des Grandes endémies balayé par la brise marine et les alizés à longueur de journée.
Tous profitaient le jour venu, de la petite pêche, du ski nautique, de promenade en canoë tractée par des voitures. La belle époque. Le temps est passé et le Mballing n’est plus que l’ombre de lui-même sans aucune perspective ; sans voie intéressante ; mais plus grave sans aucune connexion avec la ville dont il est le centre respiratoire de par sa végétation marquée par quelques arbres de la savane africaine dont les baobabs, le cailcedrat, le jujubier, le figuier ou encore la belle petite forêt de mangrove encore debout du côté ouest du site en allant vers l’océan atlantique. Un manque d’imaginaire et de vision pour un leadership municipal mieux pensé. Pendant que le site est peuplé de quelques populations installées ici, il y a peu par des autorités sans projet, le site est aussi sous la menace des déchets solides (carcasses d’animaux, pots et matériaux divers), mais aussi liquides avec les rejets divers et non traités de toutes les saletés d’une ville qui a nul doute atteint depuis des années, un niveau de saturation pour le moins inquiétant. Une véritable zone de paradoxes ; voilà à quoi ressemble ce territoire au moment où l’Etat a choisi d’investir plus de deux milliards de dollars, dans la construction et l’aménagement de la nouvelle ville de Diamniadio Lake City.
Pendant que l’aménagement de ces berges aurait pu donner une véritable carte de fraîcheur à la ville, le regard des autorités n’a été orienté qu’en direction du projet-phare de Diamniadio ; ce qui n’est pas mauvais si cela permet à toute une région de profiter de tous les avantages et les effets induits d’un tel pari. L’Ird, African Institute for Mathematical Science (Aims-Nei) dans le cadre du projet « The Next Einstein Initiative », rien que ces deux entités auraient pu permettre à la ville et à cet environnement, de faire profiter de la ville de plus de visibilité dans l’aménagement des grandes agglomérations du monde. Neil Turok, l’éminent chercheur d’origine sud-africaine devenu canadien et Directeur du Perimeter Institute for Theoretical Physics de Waterloo, dans les environs de Toronto au Canada, avait porté avec ses partenaires son choix sur le site de Mbour, pour son calme, la beauté des paysages et encore. Aujourd’hui encore, Mbour n’en a rien tiré ; les élus n’y font même pas référence encore moins les populations. Comment relancer le tourisme dans ces conditions. Au niveau de l’Ird, l’on craint d’ailleurs que cette partie qui jouxte l’océan ne soit intégrée dans la propension des autorités départementales, municipales et rurales au partage des terres dont les politiciens de cette partie du pays se sont faits « experts » en donnant le sol à ceux qui leur permettront de remplir leurs poches le plus rapidement possible.
Une ville triste sans symboles
Le développement de la région ou de la ville ne se fera pas sur ces bases ; car au-delà de tout, même si avec la pêche, Mbour ne manque pas d’atouts, les solutions de remise en vie des espaces laissés pour compte comme Mballing ne sont jamais venues. Les carences de l’équipe municipale actuelle, sont si flagrantes que le président de la République devrait regarder un peu la manière dont cette municipalité qui revendique à tort ou à raison, un budget de deux milliards de Fcfa, est gérée. La jeunesse mbouroise comme tous les passionnés de gestion urbaine se posent la question devant l’ampleur d’une telle anarchie au cœur d’une ville en vie. L’absence de solutions tentées ici et là pose aussi la question de la gestion correcte des fonds qu’on collecte tous les jours pour faire fonctionner les services de la cité. Ces derniers jours, des tas d’immondices ont été jetés par les populations sur les grandes artères de la ville. Et pendant quatre ou cinq jours aucun camion n’est passé pour le ramassage. Les populations interpellées, avouent qu’elles sont lassées d’attendre. « Nous avons l’habitude et nous jetons tout cela au milieu de la rue… »
Pendant que les uns s’intéressent un peu à ce qui se fait du côté de la petite bourgade touristique, mais devenue « désertique » de Saly, d’autres se posent des questions sur la capacité du maire actuel, M. Fallou Sylla à faire face à la fois, à l’anarchie, à l’encombrement humain, aux énormes problèmes de la circulation et des transports dans la ville, aux inondations dans toutes les rues. Même si on peut se glorifier pour la première fois, depuis les indépendances, de voir dans la cité, des bus affectés au transport public, l’on se demande dans quelles voies du centre-ville, ces engins vont passer tant l’anarchie reste une équation majeure à Mbour. Pour aller vers les bourgs limitrophes comme Warang ou Nianing, les bus restent des moyens de transports bien modernes et peu chers, mais en ville, pour ce qu’il en reste, il n’y a pas de voies. Le centre de Mbour n’a plus de routes bitumées. Alors de là à revendiquer pour la forme, un budget de deux milliards de Fcfa, les populations se demandent de qui on se moque. Et ne parlez pas d’assainissement dans ce contexte.
LA LOI DE CONSERVATION LITTORALE EN QUELQUES LIGNES
Pour définir pour le lecteur le contenu de cette loi dont on a parlé en France depuis le milieu des années 1970, il faut signaler que la loi « littoral » détermine les conditions d’utilisation et de mise en valeur des espaces terrestres, maritimes et lacustres. Elle s’applique aux communes riveraines des océans, mers, étangs salés et plans d’eau naturel ou artificiel de plus de 1000 hectares.
Cette loi est une loi d’aménagement et d’urbanisme qui a pour but :
- la protection des équilibres biologiques et écologiques, la préservation des sites, des paysages et du patrimoine culturel et naturel du littoral
- la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau
- la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral. Différents dispositifs de la loi participent à la protection du patrimoine et des paysages :
- Maîtrise de l’urbanisme : extension en continuité ou en hameau nouveau intégré à l’environnement, mais limitée par la création de coupures d’urbanisation et dans les espaces proches du rivage ; non constructibilité dans la bande littorale des 100 mètres (calculé à compter de la limite haute du rivage).
- Protection stricte des espaces et des milieux naturels les plus caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral.
- Elaboration de schémas de mise en valeur de la mer (Smvm).
Création en 1975, par l’Etat, du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, pour mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral. Après acquisition, le conservatoire sous-traite (aux communes ou à d’autres structures) la gestion de l’espace. La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite loi « littoral », pose les principes de protection et de mise en valeur des espaces littoraux, des mers et grands lacs intérieurs, qui présentent des enjeux majeurs de protection de la nature et de maîtrise du développement, pour la France métropolitaine et l’outre-mer.Cette loi a créé des institutions et outils d’intervention spécifiques pour mettre en œuvre, de façon partenariale, une politique particulière d’aménagement et de protection. Il s’agit du Conseil national de la mer et des littoraux, associant élus et partenaires socioprofessionnels, et du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres. La loi « littoral » s’applique à toutes les communes riveraines des mers, océans et plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, soit plus de 1 200 communes françaises. Au Sénégal, le projet d’une loi sur la gestion du littoral soulevée un moment par le président Abdoulaye Wade n’a pas encore vu le jour. Cela avait nul doute commencé avec le projet d’autorité de gestion de la corniche, mais il semble que la question mérite nul doute une attention particulière de la part des autorités, au moment où des projets d’exploitation des hydrocarbures (pétrole) au niveau des côtes, sont annoncés par le Président Macky Sall et de son gouvernement.
TOURISME, URBANISATION ET GESTION LITTORALE : Où sont les schémas d’aménagement ?
Adossée à l’océan, la ville de Mbour a tiré quels avantages de cette position ? Agglomération d’avenir au cœur d’un grand vide urbain au début des indépendances, Mbour et tout son environnement immédiat, ont longtemps été perçues comme l’un des pôles vivants de la nouvelle urbanisation sénégalaise. Entre le commerce, la pêche de gros, la pêche sportive, le tourisme, l’agriculture, la culture, la croissance démographique un moment contrôlée malgré l’exode rural venant des villages et des petites communes toutes proches comme Joal, Thiadiaye, jusqu’à Fatick et les îles du Saloum, l’agglomération a connu une forte croissance de ses activités économiques jusqu’à la fin des années 1980.
Mais, qu’est-ce que tout cela signifie quand le territoire en lui-même n’a fait l’objet d’aucune étude de projet d’envergure ? Vue comme un avantage, sa situation sur le littoral n’aura été qu’un simple prétexte pour le rendre encore plus anarchique et plus laid dans le panorama des villes sénégalaises. Au cœur de ce domaine naguère très agréable à vivre sont en train de se superposer des poches de pauvreté aggravée par le manque de perspectives au niveau municipal, urbain et au sein des gros villages environnants.
Soumise aux aléas du temps, la ville souffre d’absence de véritables aires de récréation. Et dans ces conditions, il est quasiment impossible d’attirer du monde, venant de l’étranger, les touristes d’abord et les Sénégalais férus de week-end qui cherchent à changer d’air. Autre chose qui s’ajoute à cette nouvelle faille, l’absence de projets urbains d’envergure. Pendant que Saly qui aurait dû être un quartier résidentiel dans la ville comme Beverly Hills à côté de la ville de Los Angeles, l’Etat a ajouté au cafouillage en faisant de ces aires de repos, des communes à part, sans envergure qui attirent tous les badauds qui n’ont rien à faire dans la vieille ville. Et, pourtant, l’exemple de grandes agglomérations comme Rio de Janeiro devrait pouvoir inspirer les décideurs avec Copacabana et sa baie, qui créent une ligne de séparation entre le vieux Rio, et ses grandes avenues du centre et le nouveau Rio autour de la voie qui mène à Ipanema, Leblon etc. Mais, dans quelles directions sont partis les maires du Sénégal pour comprendre et initier de tels schémas ?
AU CŒUR D’UN MARASME ECONOMIQUE SANS NOM : Une cité du monde qui ne se visite plus
Plus loin de la ville à une distance d’environ 10 kilomètres se trouve une autre petite merveille que les urbanistes de la ville, comme les élus, n’ont jamais intégrée dans leur plan : le domaine forestier et de faune de Nianing. Hôtel et parc en même temps, ce domaine qui ressemble à bien des égards aux hôtels d’Afrique centrale et de l’est (Ouganda, Kenya, Tanzanie), est un territoire bien spécial. Son initiateur a montré la voie depuis très longtemps, en laissant grandir et fleurir tous les arbres, les fleurs introduites ou trouvées sur place prospérer au fil des années. Apo, c’est son nom, ne savait pas qu’en mourant un jour, son domaine, ne lui survivrait pas.
L’on a évoqué l’épidémie d’Ebola pour expliquer la situation qui a conduit à sa fermeture, mais, il s’est passé autre chose sans doute. Préposée à la succession de son ex.mari, Madame Apo, de guerre lasse, n’a pas pu continuer à supporter les énormes charges qui pesaient sur ses épaules quand le tourisme sur la Petite côte a amorcé sa descente aux enfers. La clé sous le paillasson, c’était la seule chose à faire, quand vous ne pouvez même compter sur une vingtaine de clients par semaine. La suite de l’histoire est connue. Et face à un tel désastre, ni l’Etat, ni la ville ou le département n’ont eu l’idée de renflouer les caisses et sauver ce qui pouvait l’être. Les têtes sont ailleurs. A commencer par celle du maire impuissant et sans aucun génie, mais encore du président de la République préoccupé à toutes les formes d’urgences dans un pays où les priorités n’ont même plus de nom. Et dans ce contexte, Mbour et ses espaces de verdures, ne peuvent être une priorité.
Construction culturelle et élément majeur de l’écosystème urbain, Mballing et le domaine auraient dû être comme à Rio, les centres névralgiques de la relance du projet de ville dans l’agglomération mbouroise. Mais dans cette longue liste d’une ville pauvre qui ne reflète aucune forme de beauté dans un monde plus intelligent où le visuel a pris sans doute un grand pas sur le reste, l’absence des arts dans la cité est aussi un problème sérieux. Le terme paysage est propre aux pratiques artistiques et remonte à la fin du XVe siècle. L’origine du mot est controversée. Il semble venir du hollandais landschap qui ne désigne pas uniquement ce que l’on peut voir du pays (land), mais aussi une forme picturale (Roger 1997, 19-20).
TIJUCA, UN MODELE DE FORET URBAINE
Difficile de le dire. Car pour certains, la vérité est qu’aucune expérience n’a prévalu souvent, avant qu’ils ne se lancent dans le bain de la gestion municipale. Or, pour l’exemple, au cœur de la ville de Rio se trouve l’une des forêts les mieux protégées au monde, la forêt classée de Tijuca au cœur de la ville que des millions de touristes visitent tous les ans. Vu du Corcovado (710 m), le paysage urbain de Rio forme une composition ville-nature construite autour de cinq éléments : la mer, les montagnes, la forêt, le ciel et la ville. Selon Zweig (1941), la forêt tropicale pénètre « la ville avec ses lianes inextricables » et « la ville forme, elle aussi, une forêt de pierre ».
Dans la recherche des nouveaux paradigmes de gestion de l’environnement, la forêt de Tijuca semble néanmoins être un élément fédérateur commun à tous les habitants de la ville, toutes classes sociales confondues. Les relations socioculturelles et pratiques des cariocas (habitants de Rio de Janeiro) à cet espace « presque » naturel révèlent un élément symbolique qui reflète et porte l’image de Rio dans l’imaginaire collectif. C’est donc dans un lieu d’apparent consensus collectif que se placent les nouvelles expériences de gestion participative. La forêt est un lieu d’exercice de la citoyenneté où les usagers sont aussi des acteurs de la protection et de la mise en valeur de la nature au cœur de la ville. Voilà qui aurait pu inspirer l’Etat et la municipalité de Mbour en sauvant ce qui reste de la rivière Mballing et en faisant chaque année, des campagnes de reboisement ; histoire de protéger et de renouveler toutes ces vieilles espèces qui y sont depuis des siècles.
LE PAYSAGE : Nouvelle source d’inspiration des architectes et urbanistes
Pour les historiens de l’art, il est connu que les paysages ont été aux origines de l’Académie impériale au Brésil dans une ville comme Rio de Janeiro. Bien que le paysage comme motif partiel d’un grand nombre de tableaux ait d’abord été introduit dans les écoles du nord, pour Gombrich, c’est dans le sud que le paysage émerge dans le discours : « C’est à Venise, et non pas à Anvers, qu’on appliqua pour la première fois le terme "un paysage" à une peinture particulière » (Gombrich 1983, 18). Les inventaires de collections en témoignent. La référence à « un petit paysage ou de nombreuses planches de paysages, est récurrente dans ceux du sud, au contraire de ceux du nord. On peut dire que ce fut après 1816 que la question du paysage occupe une place centrale dans l’essor du milieu artistique de Rio de Janeiro. Comme le mentionnait déjà Joachim Lebreton dans le « Mémoire » qu’il adressa au comte de Barca pour lui présenter le projet de la future académie, les caractéristiques du lieu l’imposaient. Pour lui, l’art du paysage devait avoir une place prépondérante « dans un pays comme celui-ci, auquel la nature a prodigué toutes les richesses » et dans lequel les artistes trouveraient une « mine inépuisable de sujets pittoresques » (Lebreton 1959, 287).
Ville sans musée, sans œuvre d’art visible en dehors des panneaux publicitaires qui brillent plus par leur laideur qu’autre chose, sans grandes écoles, sans centres urbains, Mbour est devenue une cité du désordre et des « hors la loi ». Un espace des tous les désordres. Comment faire du business et des affaires dans ces conditions ? Dans ce contexte, même avec l’aménagement d’un nouvel aéroport Blaise Diagne à Diass, malgré les énormes avantages que donneront, l’autoroute et ses annexes, la ville n’en tirerait absolument rien si ses autorités et l’Etat ne s’inspirent pas de ce qui se fait ailleurs en mieux et en plus beau et plus fonctionnel. En Afrique, quelques grandes villes touristiques ont franchi le pas : le Kenya avec Nairobi et l’Ouganda avec la ville aéroportuaire d’Entebbe. Dans le cadre d’un exemple de coopération entre villes du sud, ces exemples devraient servir à ces espaces de vie comme ceux qui cherchent une voie comme Mbour et toutes zones d’incohérences qu’on s’amuse encore à appeler villes et qui ne sont devenues que des conglomérats de problèmes sans solutions.
ame Aly KONTE/sudonline.sn