20/11/2017

LE SENEGAL PICOLE

Le Sénégal classé parmi les plus grands consommateurs d’alcool du monde

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Rares sont les sénégalais se réclamant de la religion musulmane qui osent admettre leur penchant pour l’alcool. Castel, la société française se production et de distribution de boissons alcoolisées a fait cette année un chiffre d’affaire de plus de 37 milliards Fcfa. Le meilleur résultat de l’entreprise en Afrique, a indique le journal Dakartimes.
En 2014, le Sénégal a été classé à la troisième place dans le classement de l’Oms des pays consommateurs d’alcool. Et paradoxalement, c’est un pays qui compte 95 pour cent de musulmans, dit-on.
En 2005, une étude a été faite par « Market acces database, wine institute » sur la consommation et l’importation d’alcool au Sénégal. Selon cette étude, la consommation au Sénégal se chiffre à 70 mille hectolitres de vin en moins d’un an. Toujours selon même étude, la consommation de vin par habitant est de 0,6 litre. Un chiffre supérieur à la moyenne mondiale.
Ce ne sont pas moins de 24 millions de bouteilles qui sont ainsi consommées par une population sénégalaise de 12 millions d’habitants. Une consommation qui s’intensifie dans les régions comme Dakar, Mbour, Thiès et Ziguinchor.
senedirect.net

15/11/2017

LE PERMIS A POINT

Le gouvernement se dit déterminé à imposer le permis à points

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Le gouvernement sénégalais est déterminé à imposer le permis à points, a annoncé lundi le ministre des Transports Abdoulaye Daouda Diallo à Saint-Louis (nord-ouest), venu présenter des condoléances à une famille de victimes d’un accident ayant fait 25 morts, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ces 25 personnes, dont sept membres d’une même famille, avaient péri il y a une semaine dans une collision dans le nord du pays entre un minibus bondé parti de Saint-Louis pour le grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride, le “Magal” (célébration, en langue nationale wolof) et un bus local.
Les événements religieux drainant des milliers – voire, comme le “Magal” de Touba (centre), des millions de fidèles – vers les fiefs des différentes confréries sont souvent endeuillés par des accidents de la route. Le “Magal” de cette année a été particulièrement tragique, avec au moins une cinquantaine de morts sur la route recensés par les sapeurs-pompiers.
“L’application de la loi sur les permis à point est une décision irréversible et elle s’imposera à tout le monde. Il n’y a pas moyen de revenir dessus ou de la négocier”, a assuré le ministre devant la presse.
“Je pense que la grève prévue par les chauffeurs et transporteurs sera reportée, car j’ai signifié la décision aux syndicats”, a-t-il indiqué, en référence à un appel à la grève mercredi contre cette mesure.
Le ministère des Transports avait annoncé en juin la mise en place du permis à points dans les six mois, mais pour des raisons techniques celle-ci ne devrait intervenir que dans le courant de l’année 2018, a-t-on appris auprès du ministère.
Le ministre a souligné être venu apporter les “condoléances de la nation”, une semaine après le drame, et délivrer, de la part du président Macky Sall, “deux messages importants”.
“Les statistiques l’ont démontré. Sur dix accidents, neuf ont lieu la nuit. Les heures de circulation nocturne seront réduites, modifiées ou arrêtées pour éviter les accidents”, a indiqué M. Diallo.
“Et l’autre message est d’appeler les chauffeurs de transports urbains à se rendre compte qu’ils ont à leur charge des personnes, et non des marchandises”, a-t-il ajouté.
aps/africanews.fr

11/11/2017

3000 ENFANTS MEURENT PAR AN

Au Sénégal, la pneumonie tue 3000 enfants chaque année

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La Journée mondiale de lutte contre la pneumonie sera célébrée le 12 novembre. En prélude l’événement, un point de presse s’est tenu ce vendredi. Il est établi que cette « forme d’infection respiratoire aigüe qui affecte les poumons » tue chaque année 3000 enfants au Sénégal, soit 12 % du total des décès d’enfants de moins de cinq (5) ans. L’édition 2017 va porter sur le thème « Combattre la pneumonie, sauver des vies ».
« Au Sénégal, la pneumonie tue 3000 enfants chaque année, soit 12 % de tous les décès des enfants de moins de cinq ans. Ce sont des décès évitables si l’enfant est vite pris en charge dans une structure de santé », a relevé la responsable de la division survie de l’enfant au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Selon Docteur Aissatou Diop, le « grand problème de la pneumonie, c’est le recours tardif aux soins, mais le traitement est disponible du niveau communautaire jusqu’à l’établissement public de santé ».
« Causée par des virus, des bactéries ou des champignons », la pneumonie « peut être évitée par la vaccination, la nutrition adéquate et en tenant compte des facteurs environnementaux », a-t-elle précisé.
Sur les décès d’enfants de moins de cinq (5) ans au Sénégal, la responsable de la division survie de l’enfant a souligné que 45 % d’entre eux perdent la vie durant leur premier mois de naissance, 12% meurent de pneumonie avant 5 ans et 8 % décèdent de diarrhée.
« C’est l’allaitement maternel qui protège l’enfant de la pneumonie et au-delà, pour mettre en garde les enfants, il faut qu’ils soient bien alimentés en plus de l’allaitement maternel jusqu’à deux ans », a préconisé Eugénie Niane de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
aps/pressafrk.com

10/11/2017

BILAN PROVISOIRE DU MAGAL

Bilan provisoire du Magal 2017: 51 accidents, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis

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Le bilan provisoire du Magal de Touba édition 2017 en matière de sécurité, est satisfaisant par rapport à l’année passée selon le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop. En somme, ont été enregistrés 51 accidents constatés, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis, entre autres.
Vendredi 10 Novembre 2017 - 05:54
Le service de Sécurité publique a rendu public le bilan provisoire en ce qui concerne la sécurité lors du Magal de Touba célébré ce mercredi 8 novembre 2017. En marge de la cérémonie officielle, le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop se dit satisfait du travail de la police nationale.
A l’en croire, ‘’il y a eu 395 individus interpellés dont 11 pour vol commis la nuit en réunion, 49 pour détention et trafic de chanvre indien, 6 pour trafic de comprimés périmés sémiologiques, 13 pour trafic et usages de produits sémiologiques, 9 pour vagabondage, 179 pour défaut d'identification, 4 pour vol dans un lieu de culte et la liste n'est pas exhaustive’’, relève M. Diop.
Pour la quantité de drogue saisie, selon toujours Abdoulaye Diop, ‘’10 kg de chanvre indien ont été confisqués par les limiers. Pour les accidents constatés, 51 accidents ont été enregistrés dont 8 corporels 41 matériels et deux mortels’’, informe le directeur de la Sécurité publique.
Pour les véhicules qui ne sont pas en règle, 85 véhicules ont été mis en fourrière et 105 motos. Par rapport à l'année passée selon Abdoulaye Diop, ‘’il y a une nette régression de la délinquance dans tous les secteurs grâce à une présence policière visible.’’
Leral.net

COUVERTURE SANTE

Couverture maladie universelle : La Banque mondiale satisfaite des progrès du Sénégal

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Après avoir soutenu la Couverture maladie universelle (Cmu) pendant des années, la Banque mondiale a envoyé une délégation qui s’est rendue au foyer des jeunes de Keur Massar où elle a rencontré les acteurs et discuté avec eux sur les progrès notés dans ce domaine. La directrice de la Stratégie et des Opérations (région Afrique) de la Banque mondiale, Mamta Murthi, s’est dite satisfaite des résultats obtenus par la Cmu dans notre pays.
La Banque mondiale est le premier soutien du Sénégal dans la Couverture maladie universelle (Cmu). C’est pourquoi elle a jugé utile de prendre langue avec les bénéficiaires de ce programme pour avoir une idée précise de ce qui se passe sur le terrain. Sur place, la délégation a pu constater que les populations ont une bonne connaissance de la mutualité, de ce que représente la Cmu.
Cependant, elle a aussi remarqué que d’autres défis restent à relever. Il s’agit de l’enrôlement avec la nécessité d’améliorer le taux de pénétration, mais aussi le taux de cotisation au niveau des mutuelles de santé. La délégation s’est rendue compte que des efforts supplémentaires doivent être faits pour assurer la prise en charge des prestations en rapport avec le nombre de bénéficiaires de Bourses de sécurité familiale et de Cartes d’égalité des chances, représentant environ 50 % de ceux qui bénéficient de cette mutualité.
Un autre problème d’appui se pose également, tout comme le besoin de renforcement des capacités en ce qui concerne la communication de proximité et la mise à disposition de matériel informatique. Ce qui permettrait aux mutuelles de faire plus correctement le travail. Le directeur général de l’Agence de la Cmu, Bocar Daff, a rappelé que notre pays reste encore leader en Afrique au Sud du Sahara en matière de taux de pénétration. « Le Sénégal reste ainsi un modèle, c’est pourquoi la Banque mondiale s’est dite prête à nous accompagner », a-t-il relevé. Selon lui, cette institution « a compris que les autorités du Sénégal sont décidées à accéder rapidement à la Couverture maladie universelle. C’est pourquoi la Banque mondiale a pris la décision de maintenir cet accompagnement ».
Interpellé sur les chances d’atteindre l’objectif de couverture à hauteur de 75 % à la date du 31 décembre 2017, le Dg de l’ACmu a soutenu qu’un objectif reste un objectif, soulignant que l’important est à chercher dans les efforts menés pour aller de l’avant. « Les efforts que le Sénégal est en train de faire ne se retrouvent nulle part ailleurs. C’est ça le plus important. Il faut que les gens comprennent que notre pays est en train de faire des efforts gigantesques. Nous avons des résultats tangibles et nous demandons à tous de ne pas s’agripper à un indicateur, mais plutôt aux efforts qui sont consentis », a-t-il ajouté.
La directrice de la Stratégie et des Opérations de la Banque mondiale en Afrique, Mamta Murthi, a indiqué que le Sénégal est un pays leader en matière de programmes sociaux en Afrique subsaharienne. « Nous soutenons le programme de Bourses sécurité familiale et des Cartes d’égalité des chances depuis le début, et nous allons continuer à le faire », a-t-elle déclaré, relevant les efforts que le Sénégal est en train de consentir concernant la Cmu.
Abdou DIOP/lesoleil.sn

TOUJOURS DES MINES EN CASAMANCE

Casamance, les mines continuent de faire des victimes

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En Casamance, après plus de trois décennies de conflit larvé sur fond de revendication indépendantiste, les mines enfouies dans cette région du sud du Sénégal continuent de faire des victimes.
Bosnien UN-Schutzzone Žepa - 22 Jahre nach der Einnahme durch die Serben | Minen (DW/M. Sekulic)
Plusieurs accidents récents font même redouter de nouvelles poses alors que les rebelles du MFDC, éclatés en plusieurs factions, n'ont jamais vraiment déposé les armes. Le Sénégal, signataire de la Convention d'Ottawa, aurait dû finir de déminer l'ensemble de son territoire depuis 2009. Mais ce travail est loin d'être fini et les mines continuent de faire des victimes comme ce fut le cas encore récemment dans deux localités de la région. Plus grave encore, des mines ont récemment été détectées dans des zones déjà déminées ou qui n'ont jamais été minées. Ce qui pourrait laisser redouter de nouvelles poses.
Des mines ont ainsi été découvertes près de l'université de Ziguinchor, fréquentée quotidiennement par des milliers de personnes. Au centre national d'actions antimines du Sénégal (CNAMS), chargé du déminage dans le pays, on explique le retard du déminage par un déficit de moyens et la présence des bandes armées dans certaines zones. Selon Barham Thiam, le directeur du Centre national d'actions antimines du Sénégal (CNAMS), chargé du déminage humanitaire au Sénégal:
''Les superficies soupçonnées minées sont immenses, plus de trois millions de kilomètres carrés. Ensuite, vous imaginez que le déminage demande des moyens financiers assez importants qu'il faut rechercher en plus de l'effort de l'Etat. La troisième raison est que le Sénégal n'est pas en train de conduire un déminage post-conflictuel à l'instar de beaucoup de pays signataires de la Convention dite d'Ottawa. Donc le Sénégal exécute son travail dans un contexte où il y a des factions armées qui gênent la sécurité et la liberté d'accès à toutes les zones qui sont ciblées" explique t'il.
Le déminage se poursuit pourtant
Barham Thiam assure toutefois que le déminage se poursuit et qu'après un premier moratoire que le Sénégal n'a pas pu respecter, le pays a obtenu un second bail qui court jusqu'en 2020: ''Une première extension avait été accordée à l'Etat du Sénégal qui devait courir jusqu'en mars 2016. En mars 2016, le travail n'était pas encore achevé mais le Sénégal a bénéficié d'une deuxième extension qui va courir jusqu'en mars 2021.''
Sarany Diatta, victime et coordonnateur des activités des victimes de mines dans la région, reconnaît les efforts consentis par l'Etat du Sénégal pour sécuriser la Casamance. Mais celui-ci déplore les manquements et l'absence de programme d'éducation en faveur des populations vivant dans les zones minées:
''Le déminage n'est pas effectif dans toute la Casamance. Il y a des choses qui sont en train d'être faite, c'est vrai, mais il n'est pas question aujourd'hui d'agir juste où il y a le feu en abandonnant l'autre partie. Il n'y a aucun programme de sensibilisation ni de conscientisation de ces populations. Il n'y a pas d'éducation aux risques des mines.''
Le directeur du CNAMS assure que ces programmes, actuellement en hibernation pour faute de moyens, reprendront bientôt. Seynabou Maal Cissé est coordonnatrice d’Usoforal, une ONG qui s'investit depuis près de 20 ans pour soutenir la paix en Casamance. Celle-ci récuse, pour sa part, les analystes qui pensent que le conflit casamançais a viré au banditisme.
''Je ne pense pas qu'on puisse généraliser en parlant effectivement de banditisme. Ce qui se passe, c'est qu'il y a des personnes qui, certainement, ont cru bien faire et participer au mieux être de leurs populations en prenant les armes.''
Mamadou Alpha Diallo/dw.com

09/11/2017

HECATOMBE SUR LA ROUTE DE TOUBA

54 morts sur les routes qui mènent à Touba

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L’édition 2017 du Magal de Touba a été plus meurtrière que les deux précédentes.
En 2016, le nombre de morts était de 21 et 2015, on avait recensé 15 pertes en vies humaines. Cette année, on dénombre 54 décès à la date d’hier.
Le nombre de personnes ayant perdu la vie sur la route du Magal dépasse de loin le bilan des éditions de 2016 et 2015 réuni.
Selon Le Quotidien, il s’établirait à la date d’hier à au moins 54 cas de décès par accident. Cheikh Bassirou Mbcaké avait pourtant appelé les chauffeurs à la prudence, hélas.
Serigne Mouhamadou Makhfouss Mbacké Ibn Sokha Maï Mbacké ne cache pas son indignation et accuse, selon Le Quotidien, le comportement des automobilistes. « La plupart des accidents sont le fait de l’imprudence des conducteurs. Ils doivent savoir que la vie humaine est sacrée et à ce titre, ils doivent montrer plus d’égard à l’endroit des usagers… », a laissé entendre le guide religieux.
A noter que la journée d’hier a été particulièrement macabre avec 14 morts enregistré dans un accident qui s’est produit entre Pekkéss et Ngaye.
Soyez prudent au retour!
senenews.com

06/11/2017

DAKAR POUBELLE

Nettoiement à Dakar : les concessionnaires poursuivent leur gréve

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Depuis vendredi dernier, les concessionnaires du nettoiement sont en grève et ont décidé de suspendre la collecte des ordures. Ils réclament la somme de 5 milliard FCFA, après 6 mois d’arriérés de salaire.
La ville de Dakar est devenue un véritable dépotoir d’ordures. la gréve de ces concessionnaireS, en colère contre leur employeur, donne un visage hideux à la capitale sénégalaise.
Unis comme un seul homme, le collectif déclare dans les colons de Vox populi c’est « Suite à de profondes difficultés financières causées après 6 mois d’arriérés de prestations impayés, nous avons décidé de suspendre notre activité de collecte d’ordures à « Ndakaarou » et dans les régions ». Ces derniers n’ont pas hésité cette fois-ci à mettre leur menace en exécution. la dernière fois, ils ont été obligés de suspendre leur mot d’ordre suite à un paiement partiel de la dette par l’Etat.
senenews.com

29/10/2017

LE RETOUR DE LA DENGUE

La dengue de retour dans le nord-ouest du Sénégal

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Le moustique-tigre (Aedes albopictus), vecteur du chikungunya et de la dengue.
Les autorités sénégalaises ont annoncé plusieurs cas de dengue dans la ville de Louga, dans le nord-ouest du pays. Onze transmissions ont été recensées pour le moment. Pas de cas graves, pas de décès, mais les autorités appellent les Sénégalais à prendre certaines mesures pour éviter la propagation de la maladie.
C'est l'Institut Pasteur de Dakar qui a posé un premier diagnostic de 9 cas de dengue à partir d'échantillons prélevés à la mi-octobre dans la commune de Louga. Une mission du ministère de la Santé a ensuite été envoyée sur place. Sur 61 prélèvements, 11 étaient positifs.
La mission a inspecté les maisons des personnes infectées et leurs alentours, a constaté la présence de petites quantités d'eau claire contenue dans des récipients, des pneus, des pots de fleurs, et a conclu, selon les explications du Centre des opérations d'urgence sanitaire du ministère de la Santé, que les conditions propices à la transmission de la maladie étaient réunies dans la ville.
Les autorités appellent donc les habitants de Louga à détruire tout ce qui risque de constituer un gîte pour les larves des moustiques et demandent aux médecins de la région de renforcer la surveillance. Les symptômes de la dengue rappellent ceux de la grippe : fièvre élevée, maux de tête, courbatures, nausées, vomissements.
Pas de raisons de s'inquiéter pour le moment, affirme le ministère de la Santé : depuis les années 1980, le Sénégal connaît des apparitions de dengue de manière irrégulière. La dernière grosse épidémie remonte à 2009, de nombreux cas avaient alors été recensés à Louga, à Mbour et à Dakar.
RFI

28/10/2017

AMOUR A MORT

Homicides conjugaux au Sénégal : ​ 70% des hommes tués par leurs épouses

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Au Sénégal, 70% d’hommes ont été tués par leurs épouses. Cette révélation a été divulguée hier lors du colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest.
Selon le document de presse, « les victimes des homicides conjugaux sont, dans 53% des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% ». Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par les femmes, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leurs épouses), au Niger (62%) et au Sénégal (70%).
Parmi les mille homicides compilés dans les 4 pays de l’Afrique de l’Ouest, on dénombre 177 meurtres associés au vol. la participation des femmes à l’homicide familial se situe à hauteur du 1/3 des cas aussi bien du côté des victimes que des meurtriers.
« Ainsi, contrairement à certains préjugés, les homicides familiaux ne se résument pas à des crimes perpétrés par des hommes contre des femmes, les hommes étant surreprésentés, aussi bien du côté des victimes que celui des agresseurs », relève le document.
Concernant les homicides querelleurs, ils sont relativement nombreux en Afrique. Pis, les querelles qui finissent par mort d’homme sont plus fréquents au Sénégal qu’au Burkina Faso, qu’en Côte d’Ivoire ou au Niger.
« Au Sénégal, nous en comptons 94, soit 33% des homicides de ce pays », précise le texte.
Ces informations ont été extraites de « Mille homicides en Afrique de l’Ouest ». Ce livre porte sur des homicides perpétrés dans quatre pays de l’Ouest francophones, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso. Les auteurs de cette étude montrent du coup, que la femme, toujours considérée comme le sexe faible, ne souffraient pas le plus des homicides conjugaux.
Les auteurs de cette étude sont le Dr Khaly Niang, Directeur de l’Asp, Maurice Cusson, Professeur à l’école de criminologie de Montréal, Nabi, criminologue et Henry Boah Yebouet, Professeur à l’Université Houphouët Boigny d’Abidjan. Ils y décrivent et analysent toutes les manifestations de la violence criminelle.
leral.net

HOMICIDES AU SENEGAL

Le Sénégal a des taux d’homicide plus forts que la plupart des pays étudiés

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Un colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest s’est ouvert, hier, à Dakar. S’exprimant à cette occasion, Monsieur Maurice Causson, professeur criminologue canadien, a indiqué que la criminalité a baissé en Afrique de l’Ouest. Pour sa part, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Asp, a relevé qu’on ne peut pas comprendre le phénomène criminel sans pour autant faire une quantification.
« La question est difficile parce que dans un premier temps, je peux dire que grâce à un certain nombre de données internationales des Nations Unies sur les crimes et la drogue, nous constatons que dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, à l’exclusion du Nigeria, la criminalité et les homicides ont tendance à baisser d’une dizaine d’années », a d’emblée dit Monsieur Maurice Causson. A l’en croire, cette baisse de la criminalité est attribuée à ce qu’on appelle « l’émergence africaine ». « Je pense aussi qu’on l’attribuait de façon paradoxale à la multiplication des téléphones portables qui aident à la sécurité, qui permettent à tous les citoyens de communiquer pour une meilleure sécurité, une meilleure protection », a soutenu le professeur criminologue canadien, selon qui le Sénégal est particulier parce qu’il a des taux d’homicide plus fort que la plupart des pays que nous avons étudiés. Alors que la situation de la sécurité au Sénégal est meilleure qu’ailleurs. On est bien en sécurité au Sénégal qu’au Nigeria. Réagissant à ce propos, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Asp, a relevé qu’on ne peut pas comprendre le phénomène criminel sans pour autant faire une quantification. « A l’issue de ce livre, le Sénégal constitue un pays qui est paisible, d’autant plus que quand un pays se développe, les intérêts augmentent. Ça pousse dans la criminalité de profit. C’est-à-dire s’il n’y a pas l’industrie, on n’a pas de quoi gouverner », a dit M Niang.
Les causes de la criminalité au Sénégal
Donc, poursuit-il, la criminalité est intimement liée au développement. Maintenant, les réponses qu’on doit apporter, selon lui, c’est d’avoir des outils, des quantifications. « C’est ce qu’on a fait en mettant en place une enquête nationale sur la criminalité. D’un autre côté, il faut avoir un cadre du stock. C’est ce qu’on appelle l’observatoire permanent de la prévention de la délinquance. C’est ce que nous sommes en train de mettre en œuvre. C’est une démarche typiquement scientifique. La sécurité doit être étudiée », a-t-il encore dit. Sur l’enquête de victimisation, il dira qu’ils ont beaucoup avancé et il ne reste que les conclusions. A l’en croire, tout a été fait sur l’étendue du territoire national. Et cela va leur permettre d’aller vers la cartographie de la délinquance. « C’est-à-dire, dans tous les quartiers, après cette enquête, nous pourrions vous dire dans tel quartier, il y a telle chose qui se développe et à quelle heure elle se développe et quels sont les acteurs, les criminels. Je pense que ça, c’est vraiment indispensable pour faire une politique criminelle valable et efficace », a renseigné M. Niang. Revenant sur les causes de la criminalité au Sénégal, il a indiqué qu’elles sont liées à plusieurs facteurs. « La pauvreté, l’âge, la jeunesse, l’état d’esprit des gens, la frustration. Ce sont tous des facteurs qui nous permettent d’avoir une lecture de la criminalité et pour ce faire, il faut trouver des spécialistes », a-t-il dit. Par ailleurs, un document remis à la presse a renseigné sur les homicides conjugaux. « Les victimes sont, dans 53 % des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% des événements. Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par leur conjointe, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leur épouse), au Niger (62%) et au Sénégal (70%) », a renseigné le document.
Cheikh Moussa SARR/rewmi.com

25/10/2017

EIFFAGE C'EST AUSSI L'EAU

EIFFAGE décroche un contrat de 34 millions d’euros au Sénégal dans le traitement de l’eau

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Eiffage, à travers ses filiales Eiffage Sénégal et Eiffage Génie Civil, vient de remporter le lot 2 du projet de traitement et d’adduction d’eau potable de Keur Momar Sarr 3 (KMS 3) à Dakar, au Sénégal, pour un montant de 34 millions d’euros.
Le contrat porte sur la fourniture et la pose de 38 kilomètres de tuyaux en fonte ductile de 1 500 mm de diamètre, qui seront connectés à la future station de traitement. Les travaux, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SDE), seront réalisés en 24 mois.
dakar-echo.com

23/10/2017

L'EAU N'AUGMENTERA PAS

Fourniture de l’eau au Sénégal : « Pas de hausse du prix de l’eau d’ici 2021»

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«D’ici à 2021, nous n’avons plus besoin d’augmenter le prix de l’eau. Nos ambitions, c’est d’augmenter le nombre d’usines afin de fournir de l’eau en quantité suffisante», a déclaré Thierno Amadou Baba Ly, Sg du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement au cours d’une rencontre, ce jeudi à Dakar.
Toujours sur la Rfm, il dira qu’«il ne faut pas que l’essentiel du travail soit consacré au Lac de Guiers», non sans informer que «le travail est confié à un cabinet pour diagnostiquer la situation, afin d’y remédier».
Abdoul Baba/laviesenegalaise.com

MALADIES DES YEUX

Le Sénégal compte 570 000 malvoyants et 165 000 aveugles

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Notre pays, le Sénégal, compte en 2017 au moins de 570 000 malvoyants et 165 000 aveugles. Pis encore, le taux de prévalence de la cécité est de 1,4%. Il s’agit là des chiffres ressortis d’un atelier d’orientation des journalistes des régions de Ziguinchor et Sédhiou, organisé jeudi dans la première nommée.
Ces chiffres sont donnés par le Dr Marie Clémence Faye, unique ophtalmologiste en service dans ces deux régions.
Revenant sur les causes de la cécité dans notre pays, Dr Faye a indiqué que ce sont notamment la cataracte qui touche 0,50% de Sénégalais, le trachome pour 0,25%, le glaucome avec 0,15% et toutes les autres maladies des yeux touchant au moins 0,10% de la population.
Sur les spécialistes en service dans notre pays, le Dr Faye a déclaré que « le Sénégal ne compte que 53 ophtalmologistes parmi lesquels 19 travaillent dans le privé ».
A noter que « 80% de ces ophtalmologistes officient dans la seule région de Dakar »
dakaractu.com

20/10/2017

LA MORT D'UNE ENFANT POUR 200000FCFA

Combien d'Aicha Diallo meurent dans nos hôpitaux au Sénégal dans un silence et dans une indifférence totale

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J'ai mal!
Combien d'Aicha Diallo meurent dans nos hôpitaux au Sénégal dans un silence et dans une indifférence totale.
Ce qui est arrivée à l'Hopital de Pikine est une erreur monumentale. Une faute impardonnable. Ce n'est pas un cas isolé . On a des Aicha Diallo tous les jours. C'est juste l'arbre qui cache la forêt.
C'est quoi un hôpital ? Est ce un lieu où on soigne des malades ou un lieu où on collecte de l'argent ?
Je ne comprend pas quelle est la politique mise en place ,dans nos hôpitaux et nos centres de sante pour accueillir et soigner nos malades ,par la haute autorité sanitaire du Senegal ?
La gestion d'un centre hospitalier obéit à des règles :l' expertise pour exercer les métiers et les moyens matériaux et financiers .
Les deux facteurs sont absents au Senegal. Ce qui me pousse à me demander si la santé fait partie de la famille des parents pauvres comme l éducation et l'emploi .
Monsieur le ministre de la Santé nous parle d'une ouverture d 'enquête pour situer les responsabilités.
Mais de qui se moque-t-il ce ministre ?
Il est bien le patron des hôpitaux publics du Senegal. Les directives appliquées dans les H P viennent de son ministère. Les directions des hôpitaux ne font qu'appliquer les règles qu'on les dictent.Ces dernières viennent de leurs supérieurs à l'occurrence du ministre de tutelle et du Chef du gouvernement du Sénégal. Si l'Etat souhaite sanctionner il doit se Sanctionner lui même.
Je constate que nous avons le Senegal d'en haut qui a droit à tout:qui se soigne, qui étudie, qui mange à sa faim et qui a un salaire.
Juste à côté, le Senegal d'en bas qui souffre, qui se bat sans appui ni soutien. Le Senegal qu'on cache, celui "qui pleure jusqu'à mourir "comme disait l'autre.
Nous sommes au final tous coupables car nous regardons,nous laissons faire et nous consentons. Aujourd'hui c'est l'hôpital qui est pointé du doigt et demain à qui le tour ?
Mon pays ne sanctionne pas. L'autorité y est absente ou elle ne se fait pas sentir. J ai mal pour mon pays le Senegal.
Qu'ALLAH nous vienne en AIDE. Amine!
M Ousmane Kante
Économiste Expert en Credit Management/pressafrik.com

 

15/10/2017

DE L'EAU ENTRE MBODIENE ET SOMONE

L’Etat débloque 13 milliards pour sécuriser la consommation en eau potable à Mbour

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Le Directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) poursuit sa tournée dans les sites des ouvrages hydrauliques du Programme eau potable et assainissement en milieu urbain (Peamu) qui sont en réalisation dans la région de Thiès.
Après Tassette, Charles Fall et sa délégation ont visité, ce vendredi 13 octobre 2017, les chantiers concernés par la seconde phase de la phase intermédiaire. Il s’agit des forages de Nguékokh, qui fait l’objet d’une mise à niveau suivie d’une incorporation dans le périmètre affermé, de Mbour, de Pointe Sarène et de Mbodiène, concernés par l’amélioration de la production et de la capacité de stockage. Et Joal qui exprime de nouveaux besoins en eau potable.
Selon le Directeur dudit programme, Malick Sow, ces ouvrages hydrauliques du département de Mbour sont composés de quatre forages (2 à Nguékokh, un à Falokh et un à Mbour) et trois châteaux d’eau (un à Nguékokh, un à Point Sarène et un Mbodiène). Le château d’eau de Nguékokh a une capacité de 1 100 mètres cube et une hauteur de 25 mètres. Et celui de Mbodiène, quant à lui, a un volume de 2 000 mètres cube et une hauteur de 30 mètres.
En plus de ces forages et châteaux d’eau, la Sones va aussi réaliser une conduite d’adduction d’eau qui va amener l’eau jusqu’à Mbodiène (27 km). Elle prévoit également de construire un forage à Somone.
Charles Fall, pour sa part, a constaté que les travaux de l’ensemble de ces quatre forages sont presque terminés. Et pour les châteaux d’eau, celui de Nguékokh, la fondation est terminée et quant aux autres, les travaux ont démarré.
A l’en croire, les travaux des ouvrages de renforcement de la production ont atteint un niveau de plus de 50%. Et la date prévisionnelle de leur réception est fixée au mois d’avril prochain. Quant aux châteaux d’eau, Charles Fall estime que d’ici la fin de 2018, les travaux seront achevés.
Aussi, le Directeur de la Sones a fait savoir que le coût global de ces ouvrages hydrauliques qui sont en cours de réalisation dans la zone de Mbour est de 13 milliards de francs. Et leur objectif principal est de sécuriser l’alimentation en eau potable de la Petite côte. Car, Dakar, Thiès et la Petite côte font 80% des besoins en consommation d’eau de la Sones
Cheikhou Aidara - Seneweb.com

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

13/10/2017

6% D'OUVRIERS QUALIFIES...

Main-d’œuvre au Sénégal : Seuls 6 % des ouvriers sénégalais sont qualifiés

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Le rapport de la Banque mondiale, présenté hier s’est aussi intéressé au niveau de qualification de la main-d’œuvre sur le continent.
Et, c’est pour constater l’absence de qualité. Le Sénégal ne s’en sort pas mieux Seuls 6 % des manœuvres sénégalais sont qualifiés selon le Directeur Général de l’Office National de la Formation Professionnelle (ONFP), Sanoussi DIAKITE qui révèle que le taux de qualification des travailleurs est de 6 %. Ce qui est insuffisant pour atteindre l’émergence en 2035. «Il faut des compétences des travailleurs pour avoir la croissance», a-t-il dit en marge de la présentation du rapport. Ce, en rappelant l’importance des compétences de base et celles techniques.
laviesenegalaise.com

10/10/2017

LA NOUVELLE VIE D'UN BIDONVILLE DE DAKAR

La cité Baraka aura bientôt un nouveau visage

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Le bidonville de la cité Baraka est un modèle. Ici, la solidarité est le maître mot. Les habitants espèrent que cela le restera malgré les nouveaux aménagements prévus : des immeubles à la place des habitats de fortune.
Nichée au coeur du quartier de Liberté 6 à Dakar, la cité Baraka n’est pas un
bidonville comme les autres. Dans ses centaines de maisons en taule et planches de
bois vit une communauté extrêmement organisée et solidaire. Depuis le début des
années 1990, près de 2000 personnes ont élu domicile sur cette petite colline en
banlieue de la capitale, au milieu des immeubles. La cité a été créée par le fondateur
de l’ONG Enda Tiers Monde, Jacques Bugnicourt, sur un champs de près de 2
hectares.
Au fil des années, les habitants ont développé une organisation très méticuleuse, avec un seul mot d’ordre, l’entraide. Pas question de subir la misère, ici on cotise de
l’argent, on le redistribue, on partage les points d’eau mais aussi les frais de santé ou de scolarité, on se forme les uns les autres. Une philosophie de vie qui se retrouve à tous les échelons du quotidien dans ce bidonville hors du commun.
La vie du quartier est régie par des comités: pour les jeunes, pour la formation, pour les femmes, pour le développement.
Les habitants ne payent pas de loyer, le terrain appartient au domaine national. Toutes les communautés cohabitent, aux côtés des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens.
Tous ont développé au fil des années une identité très forte. Ils
s’appellent les Baraka, les chanceux. Car dans leur misère, les liens de solidarité ont
toujours porté très haut les couleurs du vivre-ensemble. Il n’y a pas de différence entre les ethnies, entre les sexes, entre les âges.
Bientôt, ces habitations anarchiques vont disparaître, le bidonville va être réhabilité par une ONG allemande. Les baraques de fortune vont être remplacées par des
immeubles, 14 bâtiments, 210 appartements au total pour rendre le cadre de vie plus
attractif. Les premières constructions doivent commencer le mois prochain. En avril
dernier, le président Macky Sall était venu poser la première pierre.
Les habitants de la cité ont été très impliqués dans le projet « Nouvelle Baraka ». Ils ont pu donner leur avis sur les plans, exprimer leurs attentes, et ont fait un important travail de réflexion sur l’adaptation de leur mode de vie traditionnel vers des habitations plus modernes.
Une façon de décider eux-même de leur avenir.
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-cite-b...
TV5MONDE / M.CHEVANCE / E. GODARD

07/10/2017

UNE FILLE SUR TROIS MARIEE AVANT 18 ANS

Mariages précoces : Pédophilie à grande échelle au Sénégal

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Selon le 16e rapport de Plan international sur la situation des jeunes filles, une fille sur trois est victime de mariage précoce au Sénégal. C’est-à-dire qu’elle a été mariée avant 18 ans, l’âge de la majorité.
L’étude, reprise par Le Quotidien dans son édition de ce samedi, indique que la situation est plus alarmante en milieu rural où le pourcentage de filles mariées avant 18 ans est de 49% contre 17% en ville.
Conséquences : grossesses précoces, avec leurs risques sur la santé de la mère et de l’enfant, et décrochage scolaire.
En effet, l’étude, qui couvre la période 2005-2015, renseigne qu’en 2015 «971 cas de grossesses ont été recensés au Sénégal concernant la tranche d’âges des 12-19 ans». Et que celles-ci concernent pour 71% des élèves de la 6e à la 3e et pour 28,1% des élèves de la seconde à la terminale.
Les régions de Sédhiou et de Ziguinchor sont les plus touchées. Elles affichent, respectivement, 30% et 19%, alors que dans le reste du pays les pourcentages oscillent entre 2% et 5,4%.
RP/Seneweb News

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

30/09/2017

BATEAU-HÔPITAL A DAKAR

«Mercy Ships», le plus grand bateau-hôpital du monde est arrivé au Sénégal

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Pour son installation, ses dirigeants vont signer, ce vendredi à 16h, un accord de siège avec le Gouvernement sénégalais, renseigne un site sénégalais.
«Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Monsieur Sidiki KABA, procède, ce vendredi 29 septembre 2017, à 16 heures, à la signature d’Accord de siège entre le Gouvernement du Sénégal et l’Organisation Internationale Non Gouvernementale (IONG) « MERCY SHIPS » (Bateau-Hôpital). La cérémonie de signature aura lieu à la salle de conférence dudit ministère», informe le service de communication du MAESE.
A Dakar, ce bateau-hôpital va offrir gratuitement des soins de santé à des milliers de Sénégalais. Ce navire dispose notamment de cinq salles d’opération et de plusieurs cabines d’hospitalisation pour fournir des types de chirurgie complexe aux malades. Ce bateau hôpital sera présent au Sénégal pour une durée de 10 mois.
Le « Mercy Ships », appelé « Navire de l’espoir », va accoster à Dakar, en juin 2019, pour fournir des soins médicaux aux personnes vulnérables, a annoncé vendredi le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr.
« L’Organisation internationale non gouvernementale « Mercy Ships » (Bateau-Hôpital) a pour vocation d’améliorer les conditions d’existence des personnes à revenus faibles vivant avec un handicap », a dit le ministre lors d’une signature d’accord de siège entre le Gouvernement du Sénégal et l’ONG « Mercy Ships ».
Le bateau-hôpital aura à son bord un personnel médical qualifié qui fournira un service complet et gratuit, a ajouté Abdoulaye Diouf Sarr.
Il a annoncé la mise en place prochaine d’un comité de pilotage et d’un comité scientifique pour préparer l’arrivée du bateau-hôpital.
Le directeur général de « Mercy Ships », Donovan Palmer, a indiqué à son tour que le bateau dispose de cinq salles d’opération avec un dispositif médical de haute qualité.
Il a relevé que sept opérations chirurgicales vont être effectuées durant le séjour du bateau-hôpital au Sénégal. Elles vont concerner la chirurgie faciale, la cataracte, le goitre, les fistules obstétricales, les grands brûlés, la malformation et les soins dentaires.
Après Conakry en 2018, le « Mercy Ships » va séjourner pendant 10 mois au port de Dakar.
Le personnel médical du bateau compte organiser des sessions de formation relatives aux maladies rares et autres pathologies difficiles à soigner à l’intention des infirmiers, médecins généralistes et chirurgiens.
Le passage du « Mercy Ships » à Dakar, 23 ans (1994) après, repose sur un partenariat solide entre le Sénégal et l’ONG, a expliqué son directeur général.
« Mercy Ships » est une ONG humanitaire internationale dont le si7ge est basé à Garden Valley, aux Etats-Unis. Elle s’est donnée pour mission d’améliorer l’accès aux soins de santé dans les pays africains en voie de développement. Mercy Ships intervient sur invitation du pays d’accueil.
Diop Mamadou/leral.net/galsen221.com

IL FAIT TROP CHAUD

La météo explique les raisons de la chaleur dans le pays

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Le climat de la capitale sénégalaise est devenu un sujet de débat. A Dakar et dans l’ensemble du territoire national l a chaleur grimpe de jour en jour. Un situation inhabituelle qui pousse les agents de la météo à informer le public.

Selon l’APS, les spécialistes du climat informent, « La chaleur sera fortement de mise sur l’ensemble du pays, plus particulièrement au nord-est (Podor, Matam, Linguère) où des pics de 41 à 43°C seront relevés », contre des « températures maximales » variant « entre 32°C sur la Côte et 35 à 39°C sur les régions sud et centre », renseigne l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Les spécialistes du climat prévoient qu’à partir de cette nuit, précisément à minuit, la chaleur sera accablante, « sera majoritairement notée sur le pays avec un temps qui sera largement ensoleillé durant le week-end, toutefois dans la soirée du dimanche, des orages et pluies pourraient se manifester au sud-est » avant d’ajouter que « la visibilités sera globalement bonnes ».
SeneNews/Malang Toure

27/09/2017

ESPOIR POUR LES FEMMES SENEGALAISES

Planification familiale au Sénégal : « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive »

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Pour la première fois au Sénégal, une journée a été dédiée à la contraception. Ce qui a d’ailleurs permis à la cheffe de la Division planification familiale et de la Direction de la santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (DSRSE), Ndèye Marième Ndiaye, de lever la voile sur les quelques 610 000 femmes qui ont utilisé une méthode contraceptive en 2016 au Sénégal.
La victoire sensationnelle des Bleus face aux Pays Bas, l'accueil chaleureux des supporters colombiens SLM ADS
Depuis 2012, la Dsrse a engagé une lutte contre la méthode contraceptive vu qu’elle est très appréciée par les femmes. En 2016, révèle le chef de la Division planification familiale à la Dsrse, Ndèye Marième Ndiaye, « 610 000 femmes ont utilisé la méthode contraceptive au Sénégal« .
Certes ceci peut sonner comme un gros chiffre, mais la méthode « a permis d’éviter en 2016, 53 000 avortements, 166 000 grossesses non désirées, ainsi que 443 décès maternels, grâce aux efforts de la planification familiale« .
Tout compte fait, Ndèye Marième Ndiaye estime que « la planification familiale est une option, une politique pour sauver des vies et améliorer la santé de la mère et du nouveau-né et cela est clairement dit dans le Plan national de développement sanitaire et social (Pnds) du Plan Sénégal émergent (Pse)« .
Faisant des projections Mme Ndiaye déclare qu’il « y aura l’augmentation de l’allocation budgétaire relative à l’achat de produits contraceptifs d’ici 2020, de 300 millions en 2016 à 500 millions FCFA« .
Thioro Sakho/senenews.com

LE SENEGALAIS N'A PAS CHANGE

Naufrage du Joola : Non, les Sénégalais n'ont pas tiré de leçons du drame !

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C'était le 26 septembre 2002. Alors qu'il reliait Ziguinchor, le bateau le Joola coulait en mer. Près de 2000 personnes y ont perdu la vie. Encore plus terrible que le Titanic, le naufrage devient la catastrophe maritime la plus meurtrière. En cause : la surcharge du navire. "Plus jamais ça", s'étaient emballés les Sénégalais dans leur grande majorité. Quinze ans après, les pratiques demeurent.
Un meurtrier nommé "Indiscipline"
Mercredi 25 mai 2011, consternation sur la voie de dégagement nord ! Un camion chargé de gravats roule à tombeau ouvert et se dispute la route avec un car "Ndiaga Ndiaye". Un acte d'une irresponsabilité déconcertante, qui ôtera prématurément la vie à 3 âmes innocentes.
Dans sa course folle, le conducteur du camion perdit le contrôle de son véhicule qui percute un poteau électrique, tue un jeune talibé et finit sa course sur deux autres jeunes élèves de l'école Machalla! Insoutenable scène!
Le coupable : le chauffeur du camion qui écopera d'une peine de 5 ans de prison ferme. Son permis sera annulé. La page est très vite tournée. La prise de conscience générale n'aura pas lieu. L'indiscipline reprend de plus belle sur les routes.
Les menaces de Macky
Le chef de l'Etat monte au créneau. "Il y a une indiscipline telle que je vais demander au gouvernement de renforcer les moyens de contrôle et de présence pour que nous puissions préserver ces vies humaines, qui auraient pu permettre au pays d'avancer et permettre aux familles éplorées de se développer dans la quiétude", avait-il dit. Rien n'y fit. Chaque jour, même tableau. Des bus, mini bus, cars rapides ou Ndiaga Ndiaye, surchargés à bloc, sous l'œil des forces de l'ordre.
L'indiscipline semble avoir la vie dure. Le mardi 07 août 2012, une vingtaine de famille est dévastée par la tristesse. Un accident d'une rare violence s'est produit à Kaffrine. Bilan : 20 personnes décédées. Le bus a percuté un camion chargé de charbons, la nuit. La cause est toute connue: la somnolence. "Plus jamais ça", a-t-on encore dit. Mais, cela ne freinera aucunement le carnage. De 2012 à 2016, l'indiscipline, l'inobservance des règles de sécurité et de conduite, règnent sur les routes.
"Plus jamais ça", un refrain sans effet
L'année 2016 se montrera particulièrement macabre sur nos routes. Lundi 12 décembre, au moins, 13 personnes perdent la vie dans une collision effroyable à hauteur de Koumpentoum. Dans la même journée à Thieumbeul, un véhicule qui transportait des pèlerins revenant du Gamou, entre en collision avec un "Ndiaga Ndiaye". Bilan : huit 8 morts et plusieurs blessés graves. 21 morts en une journée. Le dimanche 11 décembre, un véhicule 7 places entre, encore, en collision avec un camion frigorifique. 8 personnes meurent. Verdict : 29 morts en 48 heures.
Médina, Gounass, Demba Diop : La honte
Le 15 juillet 2017, l'indiscipline atteint son paroxysme quand des supporters de l'Us Ouakam s'en prennent à ceux du Stade de Mbour, provoquant une tragédie nationale à retentissement mondial. 8 morts seront dénombrés au Stade Demba Diop.
En avril 2017, un incendie d'une rare violence ravage le Daaka de Médina Gounass et fait 30 morts. Pourtant, à chaque édition du Daaka, des incendies meurtriers sont notés. Les mêmes causes provoquent chaque année les mêmes conséquences macabres. Les mêmes comportements meurtriers se poursuivent et l'Etat n'apporte aucune solution radicale. Et même, cet incendie du Daaka, rappelait celui de la Médina où 9 talibés perdirent tristement la vie.
Il n'y a pas que les routes qui tuent. A Diourbel, des branchements électriques vétustes avaient causé un incendie dans lequel un pompier, qui tentait d'éteindre les flammes, a péri.
"Les Sénégalais n'ont pas tiré des leçons de cette catastrophe"
Pour le sociologue Oumou Tandian, l'explication à ces drames répétitifs est simple : "Les Sénégalais n'ont pas tiré de leçons du naufrage du Joola".
"Nous Sénégalais, à chaud, on essaye de tirer les leçons. Mais le problème, c'est que dans la pratique on ne le fait pas. Chez nous, on est tellement fatalistes qu'on dira "Ndogalou Yalla la" (c'est la volonté divine), c'est Dieu qui l'a voulu ainsi on n'y peut rien", analyse Dr Oumou Khairy Coubaly Tandian.
"Aujourd'hui à Dakar vous voyez les véhicules surchargés. En dehors de Dakar également les voitures sont surchargées. Je dirais que les Sénégalais n'ont pas tiré des leçons de cette catastrophe qui peut se reproduire. D'ailleurs, elle s'est reproduit à Bettenty. Peut-être que l'ampleur est moindre, mais ça s'est quand même reproduit", a-t-elle analysé.
Un problème d'autorité et de discipline
La solution pour Dr Oumou Tandian : plus de fermeté de la part des autorités. " Il faut qu'il y ait des sanctions. Car, le transporteur qui surcharge son véhicule lors des fêtes pour gagner plus, ou les transporteurs qui font des aller-retour incessants pour gagner le maximum, c'est qu'ils se disent que quand il y a accident il n'y a pas de sanction derrière. On ne situe pas les responsabilités et on dira "Ndogalou Yalla la" et on continue". Mais il n'y a pas que ça pour le sociologue. "Il y a aussi un manque de respect de la vie humaine. Il faut que les autorités fassent leur travail. Ce sont des problèmes de sécurité que les autorités doivent prendre à bras le corps. Parce que les Sénégalais, tant qu'il n'y a pas de sanctions ils continuent à faire ce qu'ils font. Il faut que l'autorité sanctionne davantage et que les gens prennent conscience aussi du danger", indique Mme Tandian.
Youssouf SANE - Seneweb.com

25/09/2017

BUDGET 2018 DU SENEGAL

Le Sénégal vise un budget de 3700 milliards de francs FCFA en 2018

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Après avoir franchi la barre des 3000 milliards de francs CFA depuis quelques années, le budget du Sénégal est en croissance chaque année. Pour 2018 ont devrait atteindre la barre des 3700 milliards de francs CFA selon Mamadou Moustapha BA, directeur général des finances.
Il a tenu ces propos lors de la 17ème session des assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds). Prenant prétexte du thème des assises du Meds : «Les infrastructures sont-elles un levier de développement économique pour le Sénégal ?», Mamadou Moustapha d’indiqué que le Sénégal a injecté de beaucoup fonds dans les infrastructures, notamment routières qui permettent une meilleure activité économique. De 2012 à 2016, le gouvernement du président Macky Sall a mis 840 milliards de francs CFA dans les infrastructures. Cela fait une moyenne annuelle d’à peu près 210 milliards de francs CFA. L’argent investi a permis la réalisation de 56 kilomètres d’autoroute, 1500 kilomètres de pistes de désenclavement, la construction de 1314 kilomètres de routes revêtues etc…
Awa Diallomediasenegalsn

21/09/2017

LES MIGRANTS AU SENEGAL

Le quotidien des migrants au Sénégal, pays de transit

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Souvent sans papiers, les candidats au départ doivent affronter de fréquentes tracasseries administratives et se voient aussi refuser l’accès aux soins ou à l’éducation de leurs enfants.
De part sa situation géographique, le Sénégal est sur le chemin de l’Europe. Beaucoup de candidats à la migration passent par ce pays avant de poursuivre leur route. Mais certains Africains de la sous-région ou du continent arrivent sans papiers. Une situation qui les expose à des tracasseries administratives, comme l'explique Amadou Tall, magistrat et membre du comité des Nations unies pour la protection des droits des migrants. "Après avoir quitté leur pays, les migrants se débarrassent souvent de leur papiers," explique-t-il. "Une fois arrivés dans le pays de transit ou le pays de destination, ils ont alors des problèmes d’accès à l’Etat civil. Quand ils sont en famille, ils ont des problèmes d’accès à l’éducation pour leurs enfants, ils ont des problèmes d'accès aux soins de santé" confie le magistrat à la DW.
Les lois de la justice
En situation irrégulière, ces migrants sont aussi en situation de vulnérabilité. Ils sont arrêtés et traduits en justice. Souvent sans bénéficier d’un droit à la défense.
Me Pape Sène est le président du comité sénégalais des droits de l’Homme et il explique que "effectivement, il est arrivé que des migrants venant de pays voisins comme la Guinée ou le Cap Vert qui essaient de transiter par le Sénégal connaissent un certain nombre de problèmes parce qu'étant dans une situation irrégulière."
"Ils sont abandonnés à eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas les rudiments nécessaires pour pouvoir au moins accéder à la justice. Ils n’ont pas également d'interlocuteurs, ni leurs représentations diplomatiques, ni les autorités étatiques pour les orienter", dit-il pour terminer.
Des actions judiciaires sont engagées à leur encontre et se soldent parfois par leur incarcération. Le Juge Amadou Tall s’en désole.
"Aujourd’hui, au Sénégal, on peut toujours emprisonner quelqu’un parce qu’il est en situation irrégulière", explique-t-il. "Ce qui n’est pas conforme aux dispositions de la Convention internationale sur les droits des migrants".
Une protection minimale garantie?
Malgré tout, le Sénégal n’est pas un si mauvais élève en matière de droits des migrants. C’est du moins l’avis d’Andrea Orbi. Il est spécialiste en migration et droit international et explique que "le Sénégal, du point de vue de l’intégration des migrants, est quand même assez protecteur."
Pour endiguer les difficultés, les fondations Friedrich Neumann et René Cassin ont récemment organisé une session de formation à Dakar afin de mieux former les magistrats et les avocats sur la question sensible du droit des migrants.
dw.com

18/09/2017

LA NATIONALITE SENEGALAISE

Que vaut la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde?

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Dans une étude menée par le professeur de droit Dmitri Kotchenov et publiée par l'entreprise britannique Henley & Partners, il est établi l'indice représentative de la nationalité de la valeur de chaque nationalité dans le monde.
Cette étude qui a découlé d'un classement mondial est établie selon plusieurs critères traités équitablement et divisés en deux grandes catégories: les facteurs internes, propres au territoire national, et les facteurs externes, liés à la reconnaissance du document d'identité à l'étranger.
Parmi les facteurs internes, les chercheurs ont analysé les données nationales en matière de développement, de progrès et de puissance économique, son niveau de stabilité politique et les risques de conflits.
Parmi les facteurs externes pris en compte: la liberté pour les citoyens d'un pays de voyager et les facilités octroyées par ce pays aux étrangers désireux de s'y installer.
En ce qui concerne le Sénégal, ces dernières n'ont pas été de bons résultats sur l'emplacement de la qualité de la nationalité. Cette étude publiée chaque année précédente de l'année en cours montre des statistiques de chaque pays du monde.
Sur l'indice de qualité de nationalité, le Sénégal est placé à la 104ème contre la 88 ème place en 2015. Le Sénégal devance beaucoup de pays l'espace CEDEAO mais est loin derrière comparé à des pays comme l'Allemagne 1er et la France 2ème.
Sur la valeur externe de la nationalité le Sénégal est classé à la 87ème place contre la 68ème place qu'il occupait en 2015. Comparé à des pays comme le Ghana (81) ou la Sierra Leone (84), le Sénégal est derrière aussi la France 1ère et la Suède 2ème.
Sur la liberté des étrangers de venir s'installer au pays, le Sénégal est classé 19 ème contre la 15 ème place de 2015. Mais le Sénégal devance presque tous les pays de l'espace CEDEAO sauf la Guinée et le Mali placés à la 18 ème place. Pour cet indice le premier pays est la France et le 2ème est la Finlande.
Sur l'indice de la liberté de voyager qui garantit aux citoyens de se déplacer en toute sécurité dans d'autres pays du monde, le Sénégal est classé à la 122 ème place contre la 116 ème place de 2015. Néanmoins le Sénégal est loin devant les pays de l'espace CEDEAO. L'Allemagne est le 1er pays suivi de la Suède en seconde place.
Tous ces indices démontent que le Sénégal perd de plus en plus de place dans la course à la qualité de la nationalité. Cela montre aussi que la diplomatie Sénégalaise doit faire des efforts en matière de bien-être des citoyens partout dans le monde. Le Sénégal a perdu beaucoup de places en l'espace d'une seule année. Ce qui diminue de plus en plus la force de la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde...
Dakaractu.com

16/09/2017

LES ENFANTS D'AVENIR

Appel à l'entraide et à la solidarité.

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Avec Mona Azède, nous réalisons un webdocumentaire sur le travail de l'association Xaleyi - Les enfants d'avenir !
Une jeune organisation qui favorise la scolarisation dans différentes région du Sénégal.
Elle apporte un soutien matériel et pédagogique à des écoles dans le besoin.
Ce webdocumentaire intéractif retracera le parcours de l’association, intitulé : Lumières sur Xaleyi.
Nous accompagnerons les membres fondateurs de l'association lors de l'opération rentrée et nous les suivront durant la distribution des fournitures qui se déroulera en octobre dans différentes régions du Sénégal.
Le tournage de ce webdocumentaire nécessite un matériel audiovisuel de qualité, c’est pourquoi nous avons décidé de mettre en ligne une cagnotte sur le site de crowdfunding « Ulule ». ⚠️ L'argent récolté servira uniquement à financer le matériel audiovisuel puisque nous finançons nous même notre voyage.
Si notre projet vous intéresse je vous invite à le partager au maximum autours de vous.
Pour soutenir le projet et en savoir plus c'est ici : https://fr.ulule.com/lumieres-sur-xaleyi/
N'hésitez pas à suivre l'association ici
Facebook : http://urlz.fr/5BNM
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Youtube : http://urlz.fr/5G4p
Sxna Panda Baldé

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com