22/01/2018

L'ECOLOGIE ENFIN A LA TELE

«éco@afrique», le magazine Tv dédié à l’environnement

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Au Sénégal, un magazine Tv dénommé éco@afrique est diffusé la chaîne RDV en vue de sensibiliser les populations sur l’écologie et l’environnement. Lancé depuis le 6 août 2017, le magazine présente à travers des reportages inédits et des entretiens exclusifs des solutions innovantes pour résoudre les problèmes environnementaux.
Coproduite par la radiodiffusion germanique Deutsche Welle (DW) et le groupe média sénégalais EXCAF Télécom, l’émission éco@afrique est le premier magazine environnemental du genre en Afrique francophone.
« Le magazine se penche sur l’un des plus gros défis du moment : les conséquences du changement climatique. Il est question d’innovations technologiques, de pratiques exemplaires et d’initiatives ingénieuses pour protéger le climat; des idées qui viennent d’Afrique, d’Europe et du reste du monde. « , expliquent les responsables.
Eco@afrique est présenté par Bamba Faye et enregistré en dehors des studios de télévision. il est diffusé tous les dimanches à 15 heures TU sur RDV, rediffusion les mardis à 17h et les jeudis à 10h30.
Nicolas LOUYAH/africatopsuccess.com

21/01/2018

COUVREZ CETTE SALETE QUE MACRON NE SAURAIT VOIR...

Visite d’Emmanuel MACRON à Saint-Louis:

À GUET-NDAR, la grosse bourde de la Commune

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Pour les beaux yeux du président français Emmanuel MACRON, en visite à Saint-Louis, le 03 février 2018, la Commune de Saint-Louis s’est lancée dans une vaste opération de rafistolage et d’embellissement qui cible plusieurs artères de la ville.
Alors que certains s’indignent contre des « initiatives circonstancielles et spontanées » de la municipalité, d’autres expriment leur vif soulagement.
Toutefois, à l’heure où d’incessants appels au dragage du petit bras du fleuve sont lancés, la Commune déverse des camions de sables sur les berges pour masquer les montagnes d’ordures qui s'amoncelaient sur les berges de GUET-NDAR.
« Le mal est fortement aggravé », crie un environnementaliste. « Les couches sablonneuses rajoutées au relief déjà important se glisseront dans le petit bras du fleuve et réduiront la taille du canal déjà très exigu », explique-t-il.
ndarinfo.com

L'HYPOCRISIE: BOIS DONT ON SE CHAUFFE

Haro sur le trafic de bois en Casamance

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Macky Sall a décidé de suspendre toutes les autorisations de coupe de bois à la suite du massacre de 14 personnes en Casamance. Une décision révélatrice de l'ampleur du trafic de bois. Explications.
Il ne fait plus aucun doute que le massacre de 14 jeunes hommes venus chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte près de Zinguinchor soit lié au trafic de bois. Au total vingt-deux personnes ont été arrêtées le 14 janvier dans le cadre de l'enquête puis été inculpés pour « assassinat et participation à un mouvement insurrectionnel » et écroués vendredi, a-t-on appris de sources proches du dossier. Les six autres suspects ont été libérés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. Mais fait surprenant qui confirme de plus en plus la thèse du trafic, parmi les personnes arrêtées figuraient plusieurs jeunes membres d'un comité villageois de surveillance des forêts, condamnés puis libérés en octobre à la suite d'un conflit avec des exploitants forestiers.
Une information confirmée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC - rébellion), qui maîtrise parfaitement cette région en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982. Rapidement mise en cause, la rébellion du MFDC avait condamné un « acte odieux » et pointé du doigt des responsables administratifs et militaires locaux « à la tête d'un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite de bois de teck ». Car jusqu'à présent le trafic de bois n'était pas pénalisé. Il suffit pour les trafiquants, en fait ces jeunes qui vont chercher du bois dans des endroits où c'est interdit de payer une amende. Les experts demandent au gouvernement d'aller plus loin en remontant les filières jusque dans les pays de la sous-région. Car c'est une spécificité de ce trafic de bois précieux, les commerçants changent très vite de stratégie et n'hésitent pas à traverser les frontières pour échapper à la prison.
Pénaliser le trafic de bois ?
En conséquence le président sénégalais Macky Sall a ordonné la supension de toutes les autorisations de coupe de bois selon un communiqué publié jeudi sur son compte officiel Twitter.
Le chef de l'État a enjoint mercredi 17 janvier en Conseil des ministres au gouvernement de « diligenter » les enquêtes pour « mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices, personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux », selon le communiqué.
Macky Sall a également donné instruction « au gouvernement de suspendre jusqu'à nouvel ordre toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier », selon le texte. Il a demandé aux forces armées « d'engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l'ensemble du territoire national », tout en réaffirmant son engagement à un « dialogue inclusif » pour parvenir à la paix en Casamance.
Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a annoncé le 9 janvier un renforcement de la répression du trafic de bois en Casamance. Pour le reste peu de détails ont été donné sur la mise en eouvre de ces mesures.
Quelques jours avant le massacre, le climat semblait particulièrement propice à une relance du processus de paix. Dans son message de fin d'année, le président Sall avait lancé un appel à la rébellion pour faire « le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu », et deux membres du MFDC avaient été libérés le 1er janvier.
Un trafic qui a commencé à la frontière gambienne et s'étend désormais à celle de la Guinée-Bissau
La décision du président sénégalais fait suite à d'autres engagements prit par son gouvernement pour mettre fin au trafic de bois dans cette région. Enserrée au nord par la Gambie et au sud par la Guinée-Bissau, baignée à l'ouest par l'océan Atlantique, la Casamance (29 000 kilomètres carrés, 1,9 million d'habitants en 2018 selon l'agence statistique nationale) a été longtemps considérée comme le grenier du Sénégal.
C'est l'une des régions les plus boisées du pays, menacée de déforestation par le trafic de bois qui y a longtemps été mené par notamment des exploitants forestiers sénégalais et des groupes armés locaux. Depuis que le président gambien Yahya Jammeh a quitté le pouvoir en janvier 2017 en Gambie, longtemps plaque tournante de la contrebande de bois de Casamance – à destination en particulier de la Chine –, ce trafic s'est déplacé dans le sud de la région, moins surveillé que les zones frontalières de la Gambie, selon Nouha Cissé, personnalité écoutée de la société civile de Casamance.
Dans une vidéo publiée en 2016 par l'Oceanium de Dakar, un organisme créé et dirigé par Haïdar El Ali, militant écologiste et ancien ministre de l'Environnement, on peut voir une partie de ce trafic de bois de vène, coupé illégalement entre la Casamance et la Gambie voisine. Commentant l'annonce du président, Haïdar El Ali a affirmé apprécier cette décision de suspension, mais estime que c'est insuffisant. Ajoutant que le président sénégalais va faire face à de puissants lobbies dans sa volonté de lutter contre le trafic de bois.
Pour le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique, Ibrahima Cissé, cité par Leral.net « cette mesure constitue une étape importante pour une meilleure gestion de nos forêts, menacées par les activités humaines et des multinationales ». Arguant que « Depuis plusieurs décennies, le Sénégal perd des milliers d'hectares de forêt à cause du trafic illicite de bois et les feux de brousse. Il est donc urgent d'adopter un code forestier durable et assorti de garde-fous afin de lutter contre la déforestation. La transparence et la participation de tous les acteurs, y compris, en priorité, les communautés, devront guider l'élaboration de ce nouveau code. Les forêts jouent un rôle primordial pour le maintien de la biodiversité, l'agriculture, la lutte contre le réchauffement climatique, l'érosion, et le maintien du cadre de vie des populations locales » a t-il conclu.
Pour l'instant le gouvernement n'a pas dévoilé l'étendue des mesures qu'il va prendre dans le détail. Mais tous les acteurs semblent avoir pris en compte l'urgence du dossier. Car tout près de Ziguinchor, « de nombreuses scieries traditionnelles clandestines opèrent dans la forêt », a déclaré à l'AFP le député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé. Les trafiquants opèrent généralement de nuit et font convoyer vers Ziguinchor des charrettes remplies de teck ou de bois de vène, selon des habitants et des responsables locaux.
lepoint.fr

19/01/2018

LA ROUTE DAKAR-MBOUR: UN CIMETIERE

Axe Dakar-Mbour : 473 morts dans des accidents routiers en 2017

senegal

​Le bilan des victimes des accidents routiers sur l’axe Dakar-Mbour a connu une hausse en 2017. De neuf (9) mille en 2016, les interventions sont aujourd'hui à dix (10) mille, occasionnant malheureusement 473 pertes de vies humaines.
473 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation sur l’axe Dakar-Mbour en 2017. Face à la presse, les éléments des sapeurs-pompiers de la région de Thiès ont dressé le bilan de leurs interventions en 2017.
«Nous avons une légère hausse en 2017 au niveau des interventions. Nous sommes à plus de 10.000 interventions là où on avait, en 2016, 9.000 voire un peu moins de 10.000», a informé le commandant du groupement numéro 2 de la caserne des sapeurs-pompiers de Mbour.
Cheikh Tine d’ajouter : «En termes d’accidents de la circulation, c’est l’axe Dakar-Mbour qui occupe une bonne partie d’intervention avec plus de 8.000 sorties occasionnant 473 décès».
A en croire les soldats du feu, leur mission c’est de sauver des vies mais des individus s’amusent à donner de fausses alertes, ce qui complique énormément leur tâche.
«Généralement les gens ne savent pas alerter les sapeurs-pompiers et souvent ça fausse toute la chaîne d’intervention. C’est la raison pour laquelle, renseigne le commandant, nous envisageons de faire des activités de sensibilisations à l’endroit du public pour leur permettre d’avoir une meilleure connaissance de cet outil d’alerte».
Les sapeurs-pompiers sont aussi intervenu en plus des accidents de la circulation, dans plusieurs cas d’incendie et de noyade.
pressafrik.com

13/01/2018

QUI A DEZINGUE AÎDAR !!?!

Salif Sadio denonce: « Ali Aïdar a été limogé , parce qu’il protégeait la forêt Casamançaise »

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La dilapidation des ressources forestières en Casamance évolue et sans répit en dépit de tous les effets d’annonce du gouvernement du Sénégal de juguler le mal par la racine.
Une situation de désolation indescriptible de l’agonie des forêts casamançaises ne dédouane ni les Autorités étatiques ni le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
Même si ces derniers se rejettent la responsabilité, ils doivent avoir conscient que la « Verte Casamance » flirte désormais avec le désert qui est aux portes de la Gambie.
La destruction des ressources forestières en Casamance a atteint le seuil de non retour. Toutes les nuits des centaines de charrettes entrent dans la forêts et en ressortent avec des troncs d’arbre sous le regard impuissant des populations. Et malgré l’incinération de 120 charrettes à Diarone sur la route nationale numéro 5 en présence des autorités locales et des Ministres des forces armées, de l’intérieur et de l’environnement, la situation n’a point évolué.
Ainsi la quasi-totalité des réserves forestières casamançaises sont menacées de disparition. La « Verte Casamance » flirt désormais avec le désert qui est aux portes de la Gambie.
D’après une universitaire américaine, spécialisée dans la surveillance de l’évolution des forêts, la forêt casamançaise est passée entre 2010 et 2015 de 40.000 ha à 30.000 ha soit une perte de 10.000 ha en moins de 5 ans.
Des statistiques qui font froid au dos et qui ont poussé l’État à impliquer l’armée dans la bataille. Dans son interview, le Lieutenant des Eaux et forêts de Bignona, Younouss Diédhiou a salué la décision du chef de l’État d’impliquer l’armée dans le combat, de recruter 200 forestiers dont 15 pour Bignona. « C’est précisément au nord de Bignona où on note la recrudescence de ce phénomène.
Cette zone est contrôlée par des bandes armées qui sont fortement impliquées dans l’exploitation du bois créant ainsi des zones inaccessibles », fait savoir le lieutenant Diédhiou.
Mais une thèse balayé d’un revers de main par le chef de « Atika » de la branche armée du MFDC, Salif Sadio. « Le MFDC ne peut pas lutter pour la sauvegarde des intérêts de la Casamance et parallèlement entreprend un programme de destruction des richesses de la Casamance. C’est abject et ça n’a pas de sens » rétorquera-t-il à ceux qui accusent les combattants du MFDC de pillage des forêts casamançaises. A l’en croire, « C’est à l’État du Sénégal de fournir des explications aux populations ». « Je m’en veux pour preuve l’affaire des camions de Caparan.
Le chef de ce village avait arrêté des camions chargés des troncs d’arbres en partance pour la Gambie et il était allé avertir l’armée basée à Tendième qui a réagi aussitôt. Mais au bout de quelques heures, l’ordre est venu de Dakar les ordonnant de libérer les camions immédiatement », a dénoncé Salif Sadio.
Et le chef de « Atika » de dire, »Dites-nous si c’est le MFDC qui a ordonné la libération des camions ». « Pourquoi le ministre Ali Aïdar a été destitué, parce qu’il fait un excellent travail en Casamance », révélera M. Sadio. Pis, alertera l’ancien de l’Environnement Ali Aidar, « Tous les jours ce sont des dizaines de camions qui quittent la Casamance pour Dakar ou la Gambie sous la bénédiction des gens placés au plus haut sommet de l’État ».

Malamine SANE/BIGNONA/senpresse.net/setal/net

LETTRE D'UN PERE A SA FILLE DECEDEE

Lettre d’un père à sa fille décédée pour négligence médicale: « Seynabou, ton pays t’a tué et il est entrain de te déshonorer »

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Émouvante, cette lettre d’un père !
"Nous rendons grâce à Allah le misericordieux. C’est du Tout Puissant que nous venons et c’est vers lui que nous retournons Alhamdoulillah.
Je n’ai jamais compris ceux qui faisaient des publications à la suite de la perte un être cher. Je comprends parfaitement maintenant .
Je ne sais pas si je dois parler de la personne de Seynabou (un cas parmis tant d’autres cas) ou de ce que son pays a fait pour elle. De ce pays, elle en savait en 4ans plus que son père en 12ans. En commençant par les couleurs du drapeau et de leurs significations jusqu’à l’hymne national de ce pays, elle disait j’aime mon pays le Sénégal mais son pays ne lui a jamais rendu la monnaie de sa pièce de son vivant et encore moins après sa mort.
Victime d’une brûlure le soir du 8 Décembre 2017 elle a passé sa première nuit de souffrance à la clinique avant d’être évacuée le lendemain matin à l’hôpital principal de Dakar au service de la pédiatrie. Rien de grave d’après les médecins donc inutile de l’isoler ou de l’amener au service des brûlés car selon leur diagnostic, qui était faux dès le départ, il s’agissait d’une brûlure au second degré superficielle à moins 20%.
Elle a passé là-bas ses 10 derniers meilleurs jours car c’est elle qui animée la salle des soins intensifs en faisant rire le personnel de soins et ses ‘amis’ enfants malades comme elle aimait les appeler.
Je me souviens qu’elle demandait toujours à ce qu’on partage son lait ou toute autre nourriture avec ses amis souffrants.
Le matin du 19 Janvier 2017 sa mère m’appelle pour me dire que Seynabou se plaint de ses douleurs chose qu’elle n’a jamais fait. Elle disait tout le temps Papa/Maman ça va y’a rien. Ça fait pas mal mais ne regarde pas mon corps et ne me prend pas en photo et lorsque nous devions rentrer chaque jour nous lui faisions des prières et on l’entendait toujours dire amine. Quand sa maman a interpelé le docteur qui n’a vu l’étendu des lésions que 9 jours après son arrivée à l’hôpital, elle lui a dit que c’est normal car les plaies se cicatrisent. Chose qui n’etait absolument pas vrai. Peu de temps après le docteur lui demande de revenir en urgence à la pédiatrie car Seynabou n’allait pas bien. C’est là qu’elle m’appelle pour la rejoindre à l’hôpital pour qu’on nous dise pour la première fois que son cas est grave et elle dois être admise en réanimation tout de suite.
Dix jours après c’est la première fois qu’on nous dit qu’elle ne vas pas bien et nous montrer des photos prises il y’a trois jours comme si elle (le docteur) venait de faire son premier diagnostic.
C’est en réanimation qu’on nous a dit qu’elle souffrait d’une brûlure de troisième degré profonde pour l’essentiel à plus de 36%.
Ma première question c’était de savoir pourquoi elle n’a pas était isolée à la pédiatrie, pour éviter les risques d’infections pendant dix jours et pourquoi on ne l’a pas amener en réanimation depuis le premier jour car seul ce service dispose d’une salle pour les brûlés? La réponse se trouve dans le résumé médical de la pédiatrie qu’on refuse, à la date de ce post, de nous donner.
Trois jours après un responsable de ce service nous demande de l’évacuer au Maroc ou en France pour une meilleure prise en charge. C’est à partir de ce jour là que je me suis dis le pays n’a pas rendu à Seynabou la monnaie de sa pièce. Du premier ministre qui avait demandait au Général de l’hôpital de lui faire un point sur le cas Seynabou au portier de l’hôpital qui demandait tous les jours les nouvelles de la petite en passant par le ministre de l’intérieur qui la vue par coïncidence de ses propres yeux, le ministre de la santé qui nous avait accordé un rendez vous sans suite, au premier vice président de l’assemblée et au président du groupe parlementaire benoo a qui ont demandait juste un texto de rappel au premier ministre suite au rapport du Général qui avait demandé son évacuation, de la fondation servir le Sénégal qui avait appelé sa maman avec des promesses non tenues, tout le monde était au courant de la situation mais hélas le cas Seynabou ne présentait aucun avantage politique parce que c’etait pas médiatisé. Merci à ceux qui ne sont ni du gouvernement, ni de l’assemblée, ni de la fondation servir le Sénégal, de simples privés mais HUMAIN et SENSIBLES à la situation, d’avoir accepté de le prendre entièrement en charge pour son évacuation. Pour quelqu’un qui devait être évacué le 26 Décembre 2017, nous avons trouvé des billets que pour le 9 Janvier 2018 avec tout le mal du monde malgré nos nombreuses relances faites à toutes ces autorites pour qu’ils nous trouvent enfin une solution d’urgence pour notre enfant tant aimé. Helas aucune n’a pu satisfaire à notre demande. Des privées ont malgré leurs faibles influences essayé d’avoir des places qu’on a payé le 6 Janvier pour un départ le 9 Janvier. C’est avec un moral très fort que j’ai remis au médecin accompagnant (qui était en route pour une évacuation d’urgence des blessés de l’attaque de la casamance de la veille avec le gouvernement) son billet le 7 Janvier à 13h pour ensuite monter voir Seynabou et c’est là devant la porte de réa qu’on nous a dit d’attendre car on n’est sur une urgence et à 13h30 on me dit qu’elle est morte d’un arrêt cardiac suite à ses nombres infections.
Inalilahi wa inaa illayhi rajaoune donc je peux supporter cette douleur pour elle car elle n’a jamais baissé les bras elle s’est battue jusqu’au bout notre brave fille.
Les tontons et tatas de la réa comme elle l’ai appelé peuvent témoigner de son courage pendant ses 30 jours de souffrance. La veille elle a demandé à ce qu’on la maquille et prendre des vidéos d’elle, ce qu’elle a toujours refusée, mais elle a tenu à nous laisser un bon souvenir d’elle.
Aujourd’hui c’est le troisième jour qu’elle passe à la morgue de l’hôpital pour juste des signatures que personne de l’hôpital ne peut t’expliquer la procédure normale.
Des aller retour gendarmerie, tribunal, mairie et Hopital sans cesse comme si son pays qu’elle a tant aimé voulait l’humilier encore et encore. Qu’est ce qu’elle a fait pour mériter une telle humiliation de la part de son pays .
J’imagine de la même manière que vous ne mesuriez pas l’urgence de son cas, vous ne mesurez pas présentement aussi la SOUFFRANCE de sa famille.
Seynabou est partie en nous laissant de très beaux souvenirs mais aussi beaucoup d’enseignements sur notre pays.
Nous esperons que ce système changera pour que plus jamais aucun enfant n’ai à souffrir comme toi et que le gouvernement va enfin construire une infrastructure digne de ce nom pour les enfants brûlés.
C’est dommage mon ange nous t’aimerons jusqu’à la fin des temps et nous ne t’oublierons jamais dans nos prières. Nous espérons que la où tu es il y’a un gouvernement qui traduit en acte sa politique de prise en charge des enfants. Et j’en suis convaincu car le chef de ce gouvernement est le prophète Ibrahima.
#Un papa, une maman, des tantes, des oncles, des cousins, des cousines, des grands parents, des amis et des connaissances et même des inconnus qui se disent désolés de la situation".

DIOP Mamadou/yerimpost.com

11/01/2018

CONSEQUENCES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Pêche et changement climatique : Une étude analyse les pertes et préjudices en Afrique de l’Ouest

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Une étude dont les résultats sont publiés hier a mis en évidence les conséquences du changement climatique sur la pêche.
Le lien entre changement climatique et pêche a fait l’objet d’une étude menée par la Coopération internationale allemande (Giz), en partenariat avec le Réseau sur les politiques de pêches en Afrique de l’Ouest (Repao) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
L’étude a porté sur les pertes et préjudices économiques et non économiques réels et anticipés induits par le changement climatique dans les pêcheries artisanales en Gambie, en Mauritanie et au Sénégal. Au Sénégal, l’étude a concerné des zones comme Joal, Foundiougne et Saint-Louis considérées comme plus vulnérables aux changements climatiques. « Les pertes et préjudices liés au changement climatique dans le secteur de la pêche traditionnelle (artisanale) côtière et hauturière menacent les moyens d’existence des personnes qui en dépendent. La diminution des ressources halieutiques risque de contribuer à une augmentation de la pauvreté et la marginalisation de groupes socialement désavantagés, ainsi qu’à une insécurité alimentaire locale, voire mondiale, particulièrement en termes de pénurie en protéines et micronutriments », alertent les auteurs de l’étude. Selon eux, les pertes et préjudices dans les pêcheries et zones côtières pourraient imposer des contraintes socio-économiques et accroître la probabilité de migrations climatiques.
De plus, les pertes et préjudices non économiques, y compris ceux concernant les valeurs traditionnelles et culturelles associées aux ressources marines et à leur usage dans l’alimentation et les modes de vie, contribueront à une dégradation de la cohérence des communautés puisqu’ils ont des implications sur les identités et cultures locales. Toutefois, l’étude n’a pas donné de chiffres sur les pertes causées par les changements climatiques.
Pour le Pr Ahmadou Aly Mbaye de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Ucad, l’étude a consisté à établir l’ampleur des dégâts causés par les changements climatiques. Il affirme que les dégâts sont énormes même s’il n’a pas donné de chiffres. Avec les changements climatiques, explique-t-il, les moyens de subsistance sont menacés, sans oublier les pertes de revenus, d’emploi, l’érosion côtière, la migration. Pour faire face, l’ancien doyen de la Faseg pense qu’il y a une bataille juridique à mener pour contraindre les pays développés à procéder à des réparations.
Selon Papa Gora Ndiaye, coordonnateur de l’étude, le projet a permis d’établir des échanges avec des organisations internationales et régionales concernées, le monde scientifique et universitaire, d’autres programmes de la Giz et des institutions du secteur privé sur la thématique des pertes et préjudices induits par le changement climatique dans la pêche. M. Ndiaye, par ailleurs secrétaire exécutif du Repao, estime que les pertes sont de deux ordres : des pertes économiques (perte de revenus, de moyens d’existence, disparition de certaines espèces) et non économiques.
Aliou KANDE/lesoleil.sn

05/01/2018

DAKAR, CAPITALE DE LA POLLUTION

Vigilance face à la pollution à Dakar

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Dakar connaît des pics de pollution atmosphérique particulièrement importants depuis la période des fêtes de Noël
La capitale sénégalaise était de nouveau placée jeudi 4 janvier en alerte rouge ; la qualité de l’air y est donc mauvaise, le risque sanitaire « réel », selon les organismes de contrôle. La pollution sur la presqu’île pourtant balayée par l’air marin est un vrai sujet de préoccupation tout au long de l’année. Elle est à l’origine de problèmes de santé chez les habitants de la capitale, notamment des pathologies respiratoires.
Les services de contrôle avaient tablé sur une diminution progressive des concentrations de particules fines après des pics en fin d’année ; c’est le contraire qui semble s’être produit. La qualité de l’air continue de se dégrader à Dakar, la faute au parc automobile très polluant, aux industries, aux déchets incinérés, mais aussi à la poussière désertique qui accentue le phénomène.
« C’est assez typique des conditions météorologiques de cette période l’année, témoigne Aminata Mbow Diokhané, chef du centre de gestion de la qualité de l’air du Sénégal. Les particules sont émises par différentes sources dans le trafic automobile diesel, les activités industrielles, etc. Mais ce genre de pic s’observe quand il y a des vents de sable, de poussières, en provenance du Sahara. »
Cet épisode de pollution accrue n’est pas anodin pour les Dakarois. Premières manifestations : les problèmes ORL ; une période compliquée aussi pour les patients asthmatiques ou souffrants de bronchites chroniques, explique la professeur Nassifatou Oumar Touré, chef du service de pneumologie de l’hôpital Fann de Dakar : « Quand il y a des pics de pollution, il y a des mesures qui peuvent être prises. Si ce sont des personnes qui n’ont pas besoin réellement de sortir, si elles peuvent rester à la maison quand on a des concentrations de particules aussi importantes dans l’atmosphère, ça serait bien. Et, ne pas hésiter à mettre un masque, même si ça ne filtre pas tout, ça peut filtrer une partie des particules qui se trouvent en suspension. »
Selon les prévisions des services de contrôle, la qualité de l’air à Dakar devrait continuer de se dégrader jusqu’au 10 janvier prochain
Emmanuelle Landais/RFI

03/01/2018

CAUCHEMAR DE DAKAR

300 000 véhicules en circulation dans Dakar : ici on étouffe !

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Le nombre de véhicules en circulation dans la capitale, Dakar, dépasse l'entendement. Conséquence: des embouteillages à n'en pas finir à tous les coins de rue. Une situation qui interpelle nos confrères de Vox Populi qui pointent du doigt la vétusté du parc automobile rempli de "cercueils roulants", de "poubelles ambulantes" ou de "ferrailles ambulantes".
"Et désormais, pour circuler dans cette ville, il faut s'armer de patience. Et beaucoup de patience puisque ça ne roule presque plus sur aucune voie de dégagement ou route secondaire. Les bouchons ont atteint leur pic à cause d'un parc automobile qui ne cesse de gonfler", lit-on dans les colonnes du journal qui consacre, ce mercredi, une pleine page à la circulation routière dans la capitale sénégalaise. "Désormais, c'est toute la ville qui est sous l'emprise des embouteillages. Et malgré un nouveau plan de circulation expérimenté en mai 2016… rien n'a changé. La circulation est devenue pire depuis trois mois".
Le parc automobile, lui, s'accroît de plus de 8000 véhicules par mois, soit 96 000 véhicules par an dans tout le pays, font constater nos confrères.
Seneweb news

01/01/2018

LA PROSTITUTION DE LA St SYLVESTRE

Prostitution dans le Dakar by night, le sexe se vend comme de petits pains

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Le sexe se vend bien au Sénégal, plus particulièrement à Dakar. C’est du moins le constat fait, après un tour dans différents endroits de la capitale sénégalaise.
Parcelles Assainies, Grand-Yoff, Almadies, Place de l’indépendance sont des hauts lieux du Dakar by night. À ce titre, ils ont en commun d’être des zones de prédilection de la prostitution juvénile. À ce jeu, les Almadies remportent la palme. Le quartier chic a la particularité d’accueillir des prostituées de tout âge, particulièrement de très jeunes filles, et de toute nationalité (Bissau-Guinéennes, Gambiennes, Libériennes, Ghanéennes, Nigérianes et autres Sierra-Léonaises).
02h passées de quelques minutes, les travailleuses du sexe ont envahi la chaussée, malgré le froid qui s’est abattu sur la capitale. Les accoutrements sont suggestifs. Les mini-jupes l’emportent largement sur les autres tenues. ”Vous me donnez 30.000 francs et je vous donne un plaisir inédit”, propose une belle de nuit d’un ton aguicheur. Sentant qu’elle n’a pas affaire à un client, elle s’éloigne.
Il faut plusieurs tentatives pour réussir à en faire parler une. Awa Diallo, une jolie nymphe, consent à se livrer. ”Nous nous adonnons à la prostitution parce que nous sommes pauvres”, souligne-t-elle, avant de renseigner que ”certaines personnes sont prêtes à débourser 100.000 F CFA, voire 200 000 F CFA pour satisfaire leur libido. Surtout les émigrés ou les Occidentaux”.
Place de l’indépendance
Après les Almadies, cap sur la Place de l’Indépendance. Il est quatre (4) heures. Le calme des lieux contraste avec l’ambiance des Almadies. Quelques rares prostituées sont plantées le long du trottoir, à quelques encablures du Palais présidentiel. A peine le taxi s’arrête-t-il qu’une jeune demoiselle s’avance, sourire aux lèvres. Après un petit ”’salamalékum” (salutation), elle lance de but en blanc : ”je suis prête pour 20 à 10 000 francs.
Vous pourrez faire tout ce que vous voulez avec moi, pour une durée de trente minutes d’une partie de jambes en l’air”. Sachant qu’elle a affaire à un journaliste, elle s’éloigne en maugréant. Plus loin, une autre prostituée accepte de se confier. ”Je vis seule, avec ma mère. Elle avoisine les 70 ans et je n’ai pas de travail pour l’aider. Aujourd’hui, le peu que je gagne, en une nuit, peut nous nourrir pendant une semaine. Car, je peux gagner parfois 30.000 francs, la nuit”, explique la prostituée de 20 ans.
Sa copine Binta Thiam renchérit : ”Nous sommes toutes les deux pauvres. Nous devons nous débrouiller pour survivre. Nous n’avons pas d’autre choix que de nous prostituer”, confie-t-elle. Binta ne manque pas de stigmatiser les policiers. ‘’Souvent, lorsque tu montres tes papiers, ils demandent autre chose, rien que pour obtenir de l’argent’’.
Patte d’Oie
Le constat est donc que la prostitution a atteint un seuil paroxysmique dans la capitale sénégalaise. La Patte d’Oie ne déroge pas à la règle. Il est zéro heure passé au ”Tropique” de la Patte d’Oie. Le bar, bien connu des Sénégalais, est situé à proximité du pont Sénégal 92. Ici, le tarif pratiqué permet de comprendre l’affluence des clients. D’ailleurs, des jeunes filles habillées de tenues qui ne laissent rien ignorer de leur anatomie (string et spencer) se trémoussent au son d’une musique feutrée.
Ici, les chambres situées au premier étage peuvent accueillir une dizaine de personnes. ”Je suis là, parce que je cherche de l’argent pour subvenir à mes besoins, sans déranger mes parents”, confie Khady Guèye. Soudain, une de ses copines interrompt notre entretien et lui fait comprendre que parler avec un journaliste n’apporte rien, ”à part le risque d’être identifiée par un proche”. Toutefois, une autre fille consent à révéler les habitudes de la maison. ”Ici, nous ne sortons pas.
Car nous faisons des affaires avec les propriétaires du bar. Tout se passe sur place. La chambre est à 5000 francs. Pour un seul coup, c’est 5000 francs. Si tu es un vrai homme qui fait plus de 5 coups, tu multiplies le prix par 5”.
Si la misère semble être la cause première de la prostitution, ce commerce du sexe semble parti pour atteindre des proportions inquiétantes.
Awa Diallo/galsen221/mediasenegal.sn

EVOLUTION DES MOEURS

Vie sexuelle chez les filles mineures au Sénégal

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Ces mineures qui investissent les centres de santé pour se prémunir de pilules
Une vie sexuelle de plus en plus très active est remarquée chez les filles mineures au Sénégal. Ces dernières prennent d’assaut les centres adaptés pour se prémunir de pilules ou se faire injecter des solutions contraceptives, dans le but de bien vivre leur « passion » sans tomber enceinte.
Chez les filles de moins de 18 ans au Sénégal, la sexualité est devenue monnaie courante. Ces mineures investissent les centres de santé, centres-conseil pour adolescents, dans le but de se faire prescrire des méthodes de contraception, afin d’éviter de tomber enceinte. A l’insu de leurs parents, elles mènent une vie sexuelle très active. C’est le cas de Ndèye (nom d’emprunt), 16 ans et élève dans un établissement scolaire de la banlieue dakaroise, interpellée par nos confrères du Populaire. Elle en parle comme d’une banalité et va jusqu’à généraliser dans le journal Vox Pop.
« Je ne suis pas la seule à utiliser les pilules. Dans nos établissements, des filles qui font la contraception sont nombreuses. Elles entretiennent des relations sexuelles avec leurs petits copains. Pour moi, utiliser les pilules est mieux que contracter une grossesse et être la risée de toute sa famille », dit elle avant de disculper sa maman pour accuser ses camarades de classe : « Ma mère ne sait pas que j’ai fait la contraception. Ce sont me copines de classe qui me l’ont conseillée. Et chaque trois mois, je fais une piqûre ».
Une autre élève de 16 ans et demi aborde directement le sujet et se confesse sans gêne. « C’est ma grande sœur qui m’a imposée la méthode du Dispo (piqûres). Ma mère savait que j’ai perdu ma virginité au village, elle m’a envoyée chez ma grande-sœur, aux Parcelles Assainies. Elle aussi, pour prendre ses précautions, m’a conseillé de faire le planning que j’ai accepté », raconte-t-elle.
Fatou Timera, a presque pété un câble en répondant à l’interpellation de nos confrères. Agée que de 17 ans, elle décrit l’utilisation des méthodes contraceptives chez les mineures comme un non-événement. « Il faut que vous arrêtiez de voir le mal partout. Ce que vous dénoncez, c’est ce que vous faites. Heureusement que ce n’est pas l’homme qui tombe enceinte, sinon le Sénégal serait à 40 millions d’habitants », dit-elle, frustrée par la question du journaliste.
Elle poursuit néanmoins : «si on fait ces méthodes de contraception, c’est pour échapper à la honte».
kebetu.net

28/12/2017

MARCHE DU MIDECAMENT

Marché du médicament au Sénégal: autopsie d'un secteur en crise

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Ruptures de stocks dans le service public, concurrence déloyale des circuits illicites dans le privé : voilà entre autres les fléaux qui gangrènent le marché du médicament au Sénégal. Des questions qui interpellent la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) mais aussi le secteur privé. Ce dernier, se considérant plutôt comme victime du marché illicite, dénonce la caducité des textes et la fiscalité. Le médicament au Sénégal, c’est une crise multiforme. Ouestaf News vous en fait l’autopsie.
En août 2017, des cas de rupture de médicaments ont été relayés par la presse dans des hôpitaux publics à l’intérieur du pays, notamment dans la région de Fatick (ouest). A la PNA, chargée de ravitailler les structures publiques de santé en médicaments et produits de santé on tient un autre langage.
«Il faut d’abord déterminer les produits manquants, les structures concernées et les causes, avant de parler de rupture et de la responsabilité de la PNA», a déclaré à Ouestafnews Dr Lamtoro Seck, pharmacien-logisticien chargé des Projets et Initiatives à la PNA.
Pour le docteur Seck, on ne peut pas confirmer une éventuelle rupture sans avoir déterminé au préalable les éléments précités. Les médicaments vendus dans les structures publiques de santé sont dits « essentiels».
«Ce sont des médicaments qui répondent aux besoins de santé prioritaires d’une population. Ils sont sélectionnés en fonction de la prévalence des maladies, de l’innocuité, de l’efficacité et d’une comparaison des rapports coût-efficacité», explique l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Une rupture dans la chaîne d’approvisionnement de ces produits serait en porte-à-faux avec les recommandations de l’OMS qui soulignent notamment que ces médicaments «devraient être disponibles en permanence dans le cadre de systèmes de santé opérationnels, en quantité suffisante».
Au Sénégal, ces médicaments «essentiels» sont au nombre de 118. Une liste censée être révisée tous les deux ans par la direction de la pharmacie et du médicament (Dirpham).
«Il faut comprendre qu’il y a plusieurs acteurs qui interviennent dans le système d’approvisionnement, les charges sont partagées. Chaque acteur a son rôle et sa responsabilité», renchérit le docteur Seck.
La PNA chapeaute la chaîne de ravitaillement entre les districts sanitaires. Les pharmacies régionales d’approvisionnement (PRA) constituent des entités intermédiaires. Elles recueillent les commandes des postes et cases de santé.
Selon Dr Seck, dans la mesure où il s’agit d’un travail à la chaîne, avant de parler de rupture dans un poste de santé quelconque, il est important de savoir si le poste a fait la commande à temps et s’il a acheté en quantité suffisante.
Toutefois tempère le pharmacien, «dans la chaîne d’approvisionnement, une rupture ne peut être totalement exclue, mais il faut la réduire à sa plus simple expression». «Dans notre contrat de performance, on s’est engagé à confiner les ruptures à un taux de 10% et nous y travaillons», ajoute Dr Seck.
Le fardeau des textes
Les chiffres du ministère de la Santé et de l’Action sociale indiquent que le Sénégal importe 90% de ses besoins en médicaments. La PNA, chargée de ravitailler le public, a recours aux appels d’offres et est par conséquent soumise au code des marchés.
Une situation qui se traduit parfois par des retards notamment au niveau de la livraison des médicaments, essentiellement des génériques venus des fabricants asiatiques. Au niveau de la PNA, l’heure est au plaidoyer pour un «allègement» des procédures, au regard de l’urgence que constitue le médicament.
«Les obligations du code des marchés poussent à faire les procédures un an avant et rien que les délais incompressibles de l’appel d’offres, c’est 296 jours. La livraison des produits, si ce n’est pas par avion, peut prendre 120 jours», déplore Dr Seck.
Entre juillet 2011 et fin 2014, la Commission de règlement des différends de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) s’est plusieurs fois penchée sur des litiges opposant la PNA et des fournisseurs.
Griefs des privés
Pour le docteur Assane Diop, secrétaire général du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS), le secteur est confronté à trois grands problèmes : la prolifération du marché parallèle, la caducité des textes réglementaires qui datent de 1954 et la fiscalité.
Au Sénégal, outre les pouvoirs publics, le secteur des médicaments comporte des entités privées comme les pharmacies privées et les fabricants locaux. Les pharmacies privées sont ravitaillées par ceux qu’on appelle grossistes-répartiteurs (six au total) qui sont des privés agréés.
Sur les 1350 pharmaciens exerçant dans le pays, 1000 sont des privés dont les 560 sont basés dans la région de Dakar. Le public compte 140 spécialistes.
Une inégale répartition sur le territoire national qu’on pourrait comprendre à travers les textes du ministère de la Santé.
En ce qui concerne la réglementation de l’ouverture d’officines privées, le dernier arrêté du ministère de la Santé renseigne qu’à Dakar et sa région, « la distance à vol d’oiseau » à respecter entre deux pharmacies est de 200 mètres pour ce qui est du centre-ville de la capitale.
« Dans les communes de la région de Dakar, une distance de 300 mètres doit être respectée. À l’intérieur du pays, la distance réglementaire est de 400 mètres », mentionne le document consulté par Ouestafnews.
De la cherté du médicament
La cherté des médicaments revient souvent dans les débats publics. Une idée reçue soutient que les pharmaciens s'enrichissent sur le dos des citoyens. Un argument battu en brèche par le Syndicat des pharmaciens privés.
«Il est important de savoir que c’est l’Etat qui fixe les prix et les marges bénéficiaires et non les pharmaciens», précise Dr Assane Diop.
L'arrêté ministériel du 15 janvier 2003 fixe le mode de calcul du prix de vente au public. Il souligne en effet que le prix de vente au public, dans les officines de pharmacie et les dépôts privés de médicaments, est obtenu en ajoutant « au prix grossiste hors taxe les frais de mise à CAF (Coût-Assurance-Frêt) de 10%, les frais de transit local (1,5% de la valeur CAF), le timbre douanier au taux officiel en vigueur et les marges des grossistes-répartiteurs et des pharmaciens d’officine.»
Depuis 2012, le Sénégal est en train de mettre en place une Couverture Maladie Universelle (CMU) et a rendu gratuits les antirétroviraux, les antituberculeux ainsi que le traitement contre le paludisme. Il n’y a plus de hausse des prix depuis 2013 et la politique de baisse engagée par l’Etat a permis d’économiser 40 milliards FCFA, lit-on dans un document de la Dirpham.
Au Sénégal, l’ensemble des médicaments entrant dans les circuits réglementaires obtiennent une autorisation de mise sur le marché (AMM), délivrée à l’issue d’un «contrôle technique» effectué par le Laboratoire national de contrôle des médicaments.
A cela s’ajoute la pharmacovigilance que le ministère de la Santé décrit comme «la surveillance des médicaments et la prévention du risque d’effet indésirable résultant de leur utilisation, que ce risque soit potentiel ou avéré».
Toutefois, il est loisible de se demander si le contrôle technique des produits entrant dans le pays ne risque pas d’être sacrifié sur l’autel de la rentabilité financière. Cela d’autant que non seulement le Sénégal achète le générique le moins cher pour chaque produit mais aussi exige du fabricant une réduction de 15% avant l’autorisation de mise sur le marché.
Faible production locale
Au niveau des fabricants locaux de médicaments, on compte Sanofi Winthrop, Valdafrique, West Africa Pharma. Ces entreprises exportent aussi leurs produits vers la sous-région. Sur son site web, Sanofi Winthrop, qui couvre les 15 pays d’Afrique de l’ouest, revendique le statut de leader ouest africain. Toutefois sa production ne concerne que 200 médicaments, essentiellement des antibiotiques et des antipyrétiques.
L’industrie pharmaceutique locale ne satisfait que 10 à 15% des besoins du pays en médicaments. Une situation qui risque de devenir plus morose avec le départ de Pfizer Afrique de l’ouest, filiale du géant américain Pfizer, qui a choisi de quitter le Sénégal pour s’installer au Maroc à la fin de l’année 2017.
Pour la PNA comme pour les grossistes-répartiteurs, le recours à l’importation est massif. Selon des chiffres officiels, les commandes se situent à 100 milliards FCFA par an pour le privé et 3 milliards FCFA pour le public.
A quand l’émergence du générique local?
Un médicament générique est généralement défini par les spécialistes comme une molécule commercialisée par un autre laboratoire que celui qui l'a découverte, suite à l'expiration de son brevet d'exploitation. S’il peut contenir d’autres excipients, son action curative est identique au médicament d’origine.
La dissémination du générique à travers le monde participe de la baisse des coûts liés à la santé. En Afrique, le marché du générique est encore embryonnaire et les pays qui sortent un peu du lot sont essentiellement ceux de la sphère anglophone particulièrement le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud.
En guise de comparaison, le Sénégal ne compte qu’une poignée de fabricants locaux contre une centaine pour le Nigeria et une trentaine pour le Ghana. «Au Sénégal, beaucoup de choses nous bloquent. Il y a surtout le problème du financement mais aussi les textes», estime le secrétaire général de la SPPS.
Selon un rapport du cabinet Mckinsey, l’Afrique constitue un marché très prometteur pour l’industrie pharmaceutique. En Afrique, la dépendance vis-à-vis des fabricants asiatiques de médicaments génériques est jugée très forte.
Xavier Crespin, directeur de l’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS, une entité de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (15 pays), souligne que l’Afrique de l’ouest ne produit que 25% de ses besoins en médicaments. «Un taux que les Etats de la Cedeao veulent amener à 50%», annonçait-il, sans détails supplémentaires en marge d’une visite officielle au Ghana, en mars 2017.
D’autre part, le générique asiatique (l’Inde étant considérée comme le leader mondial) qui inonde l’Afrique n’est pas forcément au-delà de tout soupçon. Le fabricant indien Ranbaxy qui compte une large clientèle en Afrique a écopé en 2013 d'une amende de 500 millions de dollars aux Etats-unis pour une affaire de notices truquées.
En 2015, l’Agence européenne du médicament (EMA) avait retiré des officines de l’Union européenne 700 médicaments génériques produits par l’indien GVK Bio. A l’issue de tests cliniques, l’EMA avait décelé des irrégularités sur les produits incriminés. Aucun produit de GVK Bio n’est vendu au Sénégal. Par contre, 91 médicaments fabriqués par Ranbaxy y sont autorisés et commercialisés.
MN/ad/Ouestafnews

26/12/2017

SENEGAL, ARRÊTE CETTE HONTE!

Encore des enfants talibés morts

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Triste Noël au quartier Santhie à Mbour. Deux talibés ont péri dans le violent incendie qui s’est déclaré au daara du quartier dans la nuit du 23 au 24 décembre. Selon le journal L’Observateur, l’école coranique qui regroupait une dizaine de disciples, était logé dans une mosquée inachevée. Et donc, ne répondait pas aux normes de construction. A l’origine de l’incendie, une bougie, restée allumée dans la chambre où dormait 8 enfants. Ils ont été réveillés par la furie des flammes.
Les voisins, alertés par les cris des enfants, ont défoncé la porte de la chambre où étaient les talibés. Bilan : 2 morts et 6 blessés graves, selon Vox Populi.
galsen221.com

Horrifiée par ce qu’elle a vu à Mbour, Ndeye Ramatoulaye Gueye Diop plaide pour les talibés
La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l'enfance s’est rendue à Mbour après l’incendie qui a causé la mort de deux (2) talibés dans un daara. Avant de présenter ses condoléances, Ndeye Ramatoulaye Gueye Diop a saisi l’occasion pour sensibiliser les maîtres coraniques.
« J’en profite pour lancer un appel à toute la population sénégalaise, à tout parent. Ce que j’ai vu aujourd’hui, est très dur. Je me suis mise à la place de ces parents. On devrait renforcer la protection des enfants, on devrait les mettre dans de meilleures conditions. L’Islam n’a pas demandé cela, que ces enfants soient dans ces conditions au risque de perdre leur vie. Ensemble, avec toute la population sénégalaise, vous les médias, je compte beaucoup sur vous pour qu’on essaie de sensibiliser davantage cette population. Certes, il y a toujours eu des daaras mais les problèmes que vivent les daaras actuellement sont vraiment énormes. Et nous en connaissons tous la cause. Je lance un appel à tous les maîtres coraniques pour être plus sensibles à cela et puis, je profite de la situation pour présenter mes condoléances aux parents qui ont perdu leurs enfants. C’est dur. Certes, c’est la volonté divine mais on aurait pu éviter cela », a-t-elle déclaré.
pressafrik.com

20/12/2017

PLUS D'EAU AU SENEGAL

Lancement des travaux de construction d’une nouvelle usine d’eau

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Le président de la république Macky SALL a procédé ce lundi 18 décembre 2017, à Thiès (70 kilomètres de Dakar) au lancement des travaux de construction de la nouvelle usine d’eau potable de Keur Momar Sarr dénommée « KMS3 ».
Cette infrastructure hydraulique contribuera, avec sa capacité journalière de 200 millions de litres, à sécuriser l’alimentation en eau potable de Dakar, sa Banlieue et les Nouveaux Pôles Urbains de Diamniadio, Lac Rose et la zone aéroportuaire de Diass.
La production prendra également en charge les besoins de Thiès, de la Petite Côte et des localités traversées par la conduite et situées dans les régions de Louga, Kébémer, Ndande, Pire, Mékhé, Tivaouane, Thiès et Rufisque.
KMS3 fait partie des ouvrages prévus dans le cadre du dispositif d’anticipation qu’est le Nouveau Schéma Directeur de Mobilisation des Ressources en Eau potable.
Les travaux dureront 24 mois. Sa mise en service est prévue dans le premier trimestre de l’année 2020.
D’un coût total de 274 milliards FCFA , le financement a été bouclé et toutes les conventions signées avec les partenaires techniques financiers à savoir la Banque Islamique de Développement (BID) ( 87,6 milliards FCFA), l’Agence Française de Developpement (AFD) (60,4 milliards FCFA), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) (65,6 milliards FCFA), la BAD pour 42,6 milliards FCFA, l’Etat du Sénégal à travers la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) 13,5 milliards de FCFA et la Banque Mondiale 3, 9 milliards de FCFA.
D’après Alioune Badara Samb, préfet du département de Thiès, il n’ya pas eu de difficultés en ce qui concerne l’indemnisation de 383 personnes impactées par le projet. « Le paiement des impenses a été effectué sur la base de barèmes établis d’accord partie avec les partenaires. (…) Avec l’appui d’un cabinet choisi par la SONES le recensement est effectué et les chèques seront remis aux ayants droits avant le démarrage des travaux. Symboliquement 20 chèques ont déjà été remis à des bénéficiaires et le processus va se poursuivre », a-t-il expliqué.
Abdou TIMERA/ferloo.com

18/12/2017

65% D'ENFANTS INCONNUS

65 % des enfants en âge d’aller à l’école ne disposent pas de pièce d’état civil pour être dans le système éducatif

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Au Sénégal, 65,56% des enfants en âge d’aller à l’école ne disposent pas de pièce d’état civil pour être dans le système éducatif. A cela s’ajoutent non seulement un niveau très faible de résorption des abris provisoires et un encadrement pédagogique en dents de scie des enseignants par les inspecteurs. Le rapport alternatif de suivi citoyen de la politique éducative au Sénégal 2015/2017 de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), présente ainsi les indicateurs de contre performances de l’école publique sénégalaise.
Le constat sur la situation de l’école publique sénégalaise est sévère. La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) met en lumière plusieurs goulots d’étranglement du système éducatif sénégalais, loin de favoriser la réalisation optimale des directives présidentielles sur les Assises de l’éducation et de la formation.
Le rapport alternatif de suivi citoyen de la politique éducative au Sénégal 2015-2017 présenté hier, vendredi, constate d’emblée un taux de scolarisation de 84.8% entre 2014 et 2016. Le taux d’enfants disposant de pièce d’état civil est passé de 35,25% en 2014 à 36,59% en 2015 et enfin à 37,44% en 2016. Ce qui montre par conséquent, selon la Cosydep, que 65,56% des potaches ne disposaient point de cette précieuse pièce en 2016. Dans cette revue documentaire de la situation des enfants ne disposant pas d’acte de naissance dans les quatorze régions de 2014 à 2016, la Cosydep a constaté que « les plus faibles taux sont enregistrés dans les académies de Kaffrine (14,87%), de Matam (18,70% et de Tambacounda (19,73%) ».
Cette situation alarmante a été notée dans les écoles comme Amadou Daly Faye de Fatick où 100% d’élèves sont sans acte de naissance sur un effectif de 343 enquêtés. C’est le cas au niveau de l’école Bona de Bounkiling, où 64% des élèves ne disposent pas de bulletin ou extrait de naissance. A l’école Bill Bambara de Kaolack sur les 232 enquêtés, 96,3% n’ont pas d’acte de naissance.
Dans cette étude préoccupante, les acteurs de la société civile ont indiqué un certain nombre de problèmes relatifs au « rejet par des juges de beaucoup de demandes, faute de présence physique du père ou de la mère et l’absence d’un personnel qualifié dans les structures qui délivrent les actes d’état civil ». L’absence de pièces d’état civil, selon la Cosydep, est en partie liée aussi aux « fausses déclarations ou déclarations multiples au niveau de certains centres d’état civil ». L’existence de statistiques divergentes sur les questions d’état civil ne donne aucune perspective claire pour les différentes parties prenantes du système éducatif de dégager des jalons pour venir à bout de cette problématique. En attendant une stratégie pour le respect de ce droit de l’enfant, la Cosydep relève « des candidatures d’élèves non admises aux différents examens et concours, faute de pièces d’état civil ».
En revanche, il a noté que « les plus forts taux de détention de cette pièce sont enregistrés dans les académies de Rufisque (67,28%), de Dakar (62,36%) et Pikine-Guédiawaye (51,71%) ».
PERSISTANCE DES ABRIS PROVISOIRES
Il ressort de cette étude qui entre dans le cadre du programme Fonds de la société Civile pour l’Education (FSCE 2016-2018), d’un niveau de résorption des abris provisoires très faible. Les abris provisoires sont plus présents dans les Inspections de l’éducation et de la formation (Ief) de Goudomp (282), Bounkiling (235), Sédhiou (182). Pour l’Inspection d’académie de Sédhiou, le rapport note un statu quo du nombre d’abris provisoires entre 2013/2014 et 2014/2015 et une baisse de 60 abris entre 2014/2015 et 2015/2016.
Cette présence massive d’abris provisoires dans les écoles agresse régulièrement le quantum horaire et ne favorise pas – au regard des aléas climatiques – une éducation de qualité. Sans oublier, dans ces cas de figure, l’exclusion des enfants vivant avec un handicap, dans le cadre de la politique de construction des infrastructures scolaires (Rampes, Blocs d’hygiène, tableau noir, etc.).
INSPECTEUR POUR 250 ENSEIGNANTS
Dans le cadre de la formation des enseignants, l’étude a relevé aussi l’absence de prise en compte des maîtres des classes spéciales et directeurs non déchargés. Le secrétaire général du Syndicat des inspectrices et inspecteurs du Sénégal (Siens) a déploré l’absence de données statistiques sur le ratio inspecteur et enseignants, tout en rappelant que la norme internationale est d’un inspecteur pour 50 enseignants. El Cantara Sarr estime que le ratio est aujourd’hui d’un inspecteur pour 250 enseignants. Ce qui, selon lui, impacte la qualité de l’encadrement des enseignants. Dans ce même sillage, El Cantara Sarr a signalé le déficit criard d’inspecteurs dans le moyen secondaire général et technique. Le Sg du Siens veut une application d’un des points du protocole d’accords, notamment la formation continue des corps de contrôle pour accroître leur efficacité.
Sud Quotidien

15/12/2017

INTERPOL SE BOUGE POUR LES ENFANTS MENDIANTS

Trafic d’enfants mendiants au Sénégal : Comment Interpol a frappé à Ouakam, Keur Massar et Dalifort

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La lutte contre le trafic d’enfants des rues commence à porter ses fruits. Selon Libération, l’opération déclenchée par Interpol pour combattre ce fléau, dénommée “Épervier”, a permis de récupérer au Sénégal 57 enfants de 6 à 14 ans.
Le journal informe que les petits recueillis ont été placés dans trois centres spécialisés, l’Empire des enfants, Guindi et Maison rose. Et qu’en interrogeant ces derniers, les enquêteurs du bureau central d’Interpol, installés au niveau de la direction de la police judiciaire, ont pu remonter aux commanditaires présumés.
C’est ainsi qu’Interpol a multiplié les arrestations. Selon Libération, les enquêteurs ont frappé d’abord à Ouakam où ils ont pris un maître coranique du nom de D. Kandé. Ensuite, T. M. K. Baldé, habitant à Keur Massar, tombera à son tour. S’ensuivront les arrestations de A. Bâ et A. Diouf à Dalifort et à la Cité Asecna.
Le journal ajoute que ce vaste coup de filet a permis aussi d’arrêter deux Maliennes, M. Diarra et sa fille D. Traoré, qui seraient à la tête d’un réseau qui envoyait de jeunes maliens dans les rues.
Abdoulaye/XALIMANEWS

13/12/2017

LA RETRAITE DES SENEGALAIS

Au Sénégal, moins de 1 personne âgée sur 4 reçoit une pension de retraite selon le Bit

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En matière de protection sociale, le Sénégal n’est pas un bon élève selon le Rapport mondial sur la Protection sociale 2017-2019, publié’ par le Bureau international du travail et présenté ce mercredi. D’après ledit rapport, moins d’une personne âgée sur quatre reçoit une pension de vieillesse au Sénégal. Une situation que déplore le Bit, qui demande une volonté politique de la part du gouvernement pour un accès à une protection sociale de qualité.
Le Bureau internationale du travail (Bit) a présenté son rapport mondial de protection sociale 2017-2019, ce mercredi. Des chiffres alarmants pour le continent africain, qui enregistre 18% pour la population bénéficiant d’au moins une prestation sociale en espèces (ODD1.3).
D’après le rapport, seuls 29% de la population mondiale ont accès à des systèmes complets de sécurité sociale, comprenant les prestations à l’enfance, de maternité, de chômage, en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, en cas de maladies, d’invalidité, de vieillesse et de survivants ainsi que la protection de la santé.
En ce qui concerne le Sénégal il reste beaucoup de choses à faire dans la protection sociale même s’Il y a des progrès sur la maladie. Selon Christina Behrendt, Cheffe, unité des politiques sociales, département de la protection sociale, « il y a une volonté politique de renforcer la couverture santé avec un chiffre de 27% de couverture et ces chiffre concernent toutes types de régimes ».
Les pensions pour les femmes et les hommes agés sont la forme de protection sociale la plus repandue au monde et represente un element clé de la cible 1.3 des ODD. Et au Sénégal selon, Mme Behrendt, au moins une personnes agée sur quatre recoit une pension de vieillesse.
Par ailleurs, elle deplore les problemes qui existent dans le programmes pour les enfants. De son avis, « ces programme visent les pauvres et les plus pauvres et qu’il faut un programme pour les un petit peu moins pauvres, pour les mettre dans la gratuité des soins ou aux filets sociaux ».
Pour elle, la démarche du gouvernement dans les années à venir, devra être de repenser la protection sociale au Sénégal, comme un système. « On sort de ces programmes mal coordonnés mal fragmentés ou d’un côté on a l’Ipres pour les gens qui travaillent dans l’économie formelle et de l’autre côté, on a les filets sociaux mais entre les deux qu’est-ce qu’on fait pour toute cette population », a-t-elle regretté.
A l’en croire « le Sénégal a exprimé la volonté de contribuer à des régimes qui sont mieux adaptées aux réalités, au niveau des cotisations qu’ils peuvent apporter mais aussi, un désir d’avoir accès à une protection sociale de qualité ».
« La qualité des soins peut être un obstacle à l’extension de la couverture maladie. Que fait-on pour l’économie informelle ? » s’interroge Mme Behrendt, qui informe que « la discussion qui est en cours ici, au Sénégal, est très importante parce qu’on veut sortir de ces silos où il faut qu’on mette les gens dans des cases et malheureusement, si on n'a pas la boîte pour l’économie informelle, on n'a rien a leur proposer, il faut vraiment regarder d’une manière globale et surtout, ces programmes de filets sociaux, ce n’est pas le but en soi ».
Pour Christina Behrendt, « si on n’a pas la protection sociale, on continuera à avoir des populations exclues. La protection sociale est un outil pour réduire la pauvreté ».
Mais au-delà, la protection sociale est un outil pour le développement économique même s'il est vrai que cela coûte cher aux gouvernements. « Les gens commencent à comprendre qu’investir dans la protection sociale, c’est investir dans le futur du pays, dans sa population et dans sa croissance économique » a-t-elle conclu.
Cheikh Makhfou Diop/leral.net

INTERVIEW DE Mr PADEL SENEGAL

PADEL - Jordy Rovira Arimany : le sport dans la peau

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« Passionné de sports » c’est ainsi que se définit Rovira Arimany Jordy, 39 ans, marié, originaire de Barcelone, vivant au Sénégal depuis 2008 et créateur de l’Association Padel Sénégal en novembre 2015 entrainant dans la foulée l’introduction de cette discipline sportive au Sénégal. L’ Association Padel Sénégal se donne comme objectif « de promouvoir la pratique du Padel au niveau national ainsi que de promouvoir le Padel sénégalais à l’International, mais en plus de cela le club semble un lieu de bien-être. À l’occasion du tournoi de Padel qui du 1er au 2 décembre s’est tenu à l’Olympique Club de Dakar, nous donnons la parole à cet homme pour qui le sport se déroute comme une constante de vie.
Pouvez-vous nous brosser votre parcours ?
J’ai été entraineur dans différents clubs de football en Catalogne, puis avec la collaboration du Club de Football du Barça j’ai créé des écoles de Football filiales du Club de Barca, dans le monde entier et notamment en Amérique Latine. Puis, avant de venir au Sénégal, durant une année et demi, j’ai voyagé dans différents pays d’Afrique, dans le cadre d’un projet humanitaire en rapport avec le football et les enfants.
Comment en êtes vous venu au padel ?
J’ai commencé à jouer au Padel en Espagne ; puis ensuite dans mon Club Padel Sénégal à Saly.
Êtes-vous un sportif ?
Oui, je suis un passionné de tous les sports. Je suis entraineur et coach sportif spécialisé dans le football. Je pratique notamment le football, le Padel, le spinning, le vélo, la course à pied et la marche en montagne.
Quel rapport entretenez-vous avec le sport en général et, de votre point de vue, à quoi sert- il ?
C’est mon hygiène de vie au quotidien. Le sport permet d’entretenir une bonne santé physique et mentale.
Depuis quand vous intéressez vous au sport?
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours voulu être entraineur de football dans une équipe de Barcelone. J’ai réussi à faire du sport mon métier et suis épanoui dans cette carrière sportive.
Depuis quand Padel Sénégal est-il sur pied ?
Le Club Padel Sénégal existe depuis novembre 2015.
Quels genres de sports ont cours au sein de votre structure Padel Sénégal?
Au sein de notre Centre nous pratiquons diverses disciplines sportives telles que : le Padel, le spinning, le cross fit, la gymnastique rythmique, la dance classique pour les enfants et les adolescents, la remise en forme, le Pilates, le yoga pour les adultes et les enfants, et nous avons aussi une salle de musculation et un kinésithérapeute à la disposition de nos adhérents.
Vous êtes l’initiateur du Padel au Sénégal, en ce sens pouvez vous nous expliquer en quoi consiste ce sport ?
Effectivement, je suis l’initiateur de ce nouveau sport au Sénégal… Le Padel est un sport de raquette, qui se joue à 4, avec une balle presque semblable à une balle de tennis mais avec une raquette pleine et percée. C’est un mélange de tennis et de squash. Il se joue sur un terrain en gazon synthétique, de 10 m sur 20 m, entouré de parois vitrées et de grillages, permettant de nombreux rebonds. Le Padel peut aussi se pratiquer en mixte (hommes/femmes).
Comment cette discipline a-t-elle été accueillie à ses débuts ?
Comme c’est un sport ludique, il a tout de suite séduit toutes les personnes qui l’ont essayé.
Avez-vous un nombre conséquent de pratiquants ?
Oui, nous avons effectivement un nombre important de pratiquants et adhérents au Club…. Le nombre de joueurs augmente significativement d’année en année !
Bon pour le corps, bon pour le moral
Quels sont les avantages de ce sport ?
Les bénéfices du Padel sont nombreux, il permet notamment d’entretenir le corps en faisant appel à tous les groupes musculaires, ainsi qu’au système cardiaque et sanguin. De plus, cela permet de s’évader donc c’est bon pour le moral !
Etant donné qu’il est très physique, faut-il une évaluation médicale avant de s’y adonner ?
Comme pour tous les sports il est préférable d’avoir un certificat médical délivré par un médecin, cependant le Padel reste un sport qui se joue selon le niveau et les capacités sportives de chacun.
Quelles sont les contre-indications empêchant la pratique de ce sport ?
Les contre-indications inhérentes au Padel sont : les déficiences cardiaques, les problèmes d’articulation. Afin d’éviter les blessures, il faut prendre le temps de s’échauffer avant et de s’étirer ensuite, comme pour tous les sports.
Peut-on le pratiquer à tout âge ?
Le Padel peut se pratiquer dès l’âge de 5 ans jusqu’à au-delà de 60 ans ou plus, c’est selon les capacités sportives de chacun.
Les pratiquants du Padel sont-ils plutôt des hommes ou des femmes ?
Nous avons autant de femmes que d’hommes qui pratiquent le Padel ainsi que des enfants de tous âges.
Selon vous, pourquoi ?
Ce sport semble être apprécié autant par les femmes que les hommes parce que c’est un sport qui s’adapte au niveau de tout un chacun et qui permet aussi de rapidement progresser.
Organisez vous des tournois ?
Nous organisons des tournois internationaux reconnus mondialement grâce à l’Association Padel Sénégal.
De quel genre lesdits tournois ?
Les tournois que nous organisons sont soit des tournois masculins soit des tournois féminins soit des tournois mixtes. Cependant, pour que le classement de chacun des joueurs soit reconnu au niveau national, ils doivent obligatoirement s’inscrire dans un des clubs de Padel du Sénégal, puis adhérer à l’Association Padel Sénégal.
Organisez vous des journées de vulgarisation de ce sport ?
C’est l’Association Padel Sénégal qui se chargera au courant de l’année 2018 de populariser ce sport à travers différents évènements.
Les origines du Padel
Étant et vivant au Sénégal, avez-vous eu à « sénégaliser » le Padel ou reste t-il conforme à l’original ?
Nous restons fidèles à la règlementation originale du Padel.
D’ailleurs qui a créé cette discipline et dans quelles circonstances ?
C’est en 1969 que le Padel a vu le jour grâce à Monsieur Enrique Corcuera, un mexicain d’Acapulco. En 1974 son ami le Prince Alfonso de Hohenlohe découvre ce sport durant son séjour à Acapulco. Il l’importe en Espagne, dans son Hôtel de Marbella en apportant quelques modifications à l’original. En 1975, un grand ami millionnaire argentin du Prince Alfonso de Hohenlohe, Monsieur Menditengui Juillet amène le Padel en Argentine où il rencontre un immense succès. Aujourd’hui il y a plus de 10.000 terrains de Padel sur tout le territoire argentin.
Pouvez-vous nous brosser le profil des personnes s’adonnant au Padel ?
Il n’existe pas un type de profil spécifique pour jouer au Padel, il suffit d’une condition physique correcte.
Le padel peut-il servir dans le cadre d’une thérapie pour les enfants hyper actifs, et/ ou victimes de troubles de la concentration ?
Je ne pense pas que le Padel puisse aider les enfants hyperactifs ou qui ont des problèmes de concentration, les sports martiaux me semblent plus adaptés à ce genre d’enfants.
Enfin, selon vous, en plus d’être un plaisir, le sport peut-il être une médecine en soi ?
Un médicament en soit, non ! Mais cela aide à trouver un certain équilibre et le sport est reconnu pour améliorer la santé en général.
Pour vous le sport c’est ?
Vital et indispensable dans mon quotidien.

Irène Idrisse
https://lepetitjournal.com/dakar/a-voir-a-faire/padel-jor...

10/12/2017

LA GRANDE HONTE DU SENEGAL

Ces 500 FCFA qui mettent la vie des enfants en danger

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La mendicité des enfants au Sénégal a pris une ampleur considérable. Ils sont nombreux à partager les rues avec des adultes avec une seule envie, celle de ramener de l’argent à leurs maîtres coraniques. Nous avons fait une descente dans cette ambiance peu enviable pour en savoir plus sur le quotidien de ces enfants laissés à eux-mêmes.
Pieds nus, habits déchirés, boîtes ou pots dans les mains, le décor est bien planté pour décrire l’ambiance dans les rues de Dakar. Ils sont des milliers d’enfants âgés entre 5 et 15 ans à travers le pays qui constituent les sources de revenus dans de nombreuses familles religieuses. C’est un secret de polichinelle. Ces mômes loin de la chaleur maternelle font leur vie dans les rues du pays.
Selon une cartographie publiée en mars 2014 par la cellule de lutte contre la traite des personnes, sur les 1 006 écoles coraniques situées dans la capitale sénégalaise, 54 160 élèves sont dénombrés dont 30 160 qui seraient des enfants mendiants. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour sa part, estime que les autres villes du pays comptent 100.000 enfants dans les rues.
Des chiffrent qui évoluent au fur des années. Pour mettre fin à cette ‘’hémorragie’’, le chef de l’Etat, Macky Sall a lancé en 2016, la campagne de retrait des enfants de la rue. Une campagne codirigée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, la brigade spéciale des mineurs et la Direction des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables qui a visiblement du plomb dans l’ail. Les équipes « essoufflées » sont mises en stand-by, constate-t-on.
Une routine dangereuse
«Le Gouvernement a pris une bonne posture pour la sécurisation de ces enfants qui se faufilent entre les véhicules. Mais … la suite est sans nouvelle», regrette Mme Maimounatou Diagne. Comme cette maman qui vend de l’eau dans des bidons d’un litre et demi sur le boulevard du centenaire à Dakar, Bachir a tristement fait la même remarque. Autant dire que tout est revenu à la case départ. « Ils disent que le travail est en train d’être repris sous la force de lutte contre la traite des enfants. Je pense que c’est un problème de fond », confie une source du ministère de la Famille de la Femme et du Genre.
Retrouvé dans ses locaux en plein centre-ville, Cheikh Tidiane Kandé se veut clair : «L’avenir d’un pays dépend de sa capacité à prendre en charge ses enfants, de les préparer aux grandes mutations de l’heure et de les protéger. Un enfant dans la rue n’est pas à l’abri des menaces», analyse le Président de l’Association Peace initiative (API).
Une campagne, une équation à double inconnue
«Ce sont des opérations de sécurisation pour ces enfants-là. Ils sont en danger face à tous les risques de la rue », avait clamé haut et fort Niokhobaye Diouf, Directeur des droits de protection de l’enfance et des groupes vulnérables le 30 mai 2016, jour du lancement de cette campagne. Plus d’un an après, cette campagne de retrait des enfants de la rue semble montrer toutes ses limites, ces dangers existent toujours et s’amplifient du jour le jour. La quasi-totalité de ces enfants passent la nuit dans les rues. La principale préoccupation de ces garçonnets (talibés comme on les appelle au Sénégal), c’est d’apporter 500 francs CFA (environ 70 centimes d’euros) à leurs marabouts. Et c’est une recommandation pour tous. Quelles que soit les situations ou même par tous les moyens, ces petits enfants sont tenus d’apporter cette somme.
L’exploitation au premier degré
Contrairement aux petits enfants qui n’ont pas de soucis dans leur vie qui prennent leur petit déjeuner très tôt le matin avant de se faire accompagner à l’école, c’est tout le contraste chez Moussa et Ibra, deux apprenants des écritures du saint Coran, dans le populeux quartier de la Médina. Ce vieux quartier de Dakar qui avait pleuré dans la nuit du 3 au 4 mars 2013, la mort tragique de neuf (9) élèves dans l’incendie d’une école coranique. C’était à la rue 6 x 19 et ils étaient âgés entre 5 et 12 ans. A l’époque, le gouvernement sénégalais s’était engagé à garantir la sécurité de ces établissements et à mettre fin à la mendicité organisée des enfants. Près de cinq ans après, « la promesse reste politicienne ».
« Le gouvernement de Macky Sall n’a pas une cohérence +du tout+ dans ses prises de décision. Il n’y a pas une vision stratégique. La mendicité de l’enfant est une des pires exploitations de l’enfant. C’est vraiment un cumul de violation des droits de l’enfant. Il manque encore de volonté politique. Moi je ne comprends pas quand le chef de l’Etat s’engage et que tous les ministères ne contribuent pas à réaliser cet objectif », déplore Mamadou Wane dit « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh).
Moussa et Ibra font la manche entre les voitures, matin et soir, avec comme mobile : apporter 500 F Cfa chacun le soir, et de la nourriture –facultatif-. « A 17h, nous jouons au foot entre amis du même daara. Ces genres de matchs sont très agréables. Tout cela nous fait oublier nos chagrins. Ceux qui n’ont pas pu accomplir leurs tâches, c’est-à-dire les 500 F Cfa, sont perdus de vue durant ces temps de plaisir. Ils sont sans doute dans les rues », s’enthousiasme Ibra. Avant de préciser : «Tous les vendredis, nous versons 1.000 F Cfa au marabout». Comme Moussa, ils sont, selon les derniers chiffres des ONG -Organisation non gouvernementale- plus de 80 000 à travers le pays soumis à des écoles coraniques illégales ou à des parents malveillants.
Le Sénégal porte le poids de ses pays voisins
Si les uns sont des Sénégalais, les autres par contre viennent des pays voisins. Le Sénégal partage ses frontières avec la Mauritanie (nord), le Mali (est), la Guinée et la Guinée-Bissau au (sud) et la Gambie qui forme une quasi-enclave dans le pays. Aussi les îles du Cap-Vert sont-elles situées à 560 km de la côte sénégalaise. Avec un accent Poular –langue généralement parlée au nord du Sénégal-, un jeune talibé, Ibou G. confirme nos doutes. « Je viens de la Guinée Bissau, je suis venu ici pour apprendre le coran mais notre marabout nous demande de mendier avant de manger. Parce qu’il n’a pas les moyens pour nourrir tout le monde ». Par exemple, précise le Directeur Diouf, « dix jours après le lancement de la campagne, au total 204 enfants ont été retirés dans les rues de Dakar : 153 enfants sont sénégalais, 37 Bissau-guinéens, 11 maliens, 3 guinéens, 2 Gambiens et 1 Siéra Léonais. Soit près de 30% de non-sénégalais dans le lot ».
« Dakar a toujours attiré tous les migrants ou toutes les personnes en situation de mobilité. Les études ont montré que le Sénégal est un pays d’accueil et de transit également. C’est un pays qui émet aussi, il y a des enfants sénégalais qui sont en situation de mendicité au Mali, Mauritanie… Il y a un capital de l’aumône très important au Sénégal. La position géostratégique de Dakar qui est une sorte de carrefour vers l’Europe, l’Amérique. Nous sommes pratiquement en face de l’Amérique latine. Il faut aussi souligner l’existence de l’offre », confie Mamadou Wane « Mao ». Pour lui, la mendicité est un système qui fonctionne sur une relation « offre demande et demande offre ».
Un marché estimé à plus de 2 milliards F CFA par an
Le marché de l’aumône sénégalais apporte beaucoup d’argent. Cette somme est estimée à 2 milliards 280 millions de Francs Cfa par an. C’est une filière pour les trafiquants d’enfants. Sur le modèle, ils ont pu exploiter le modèle traditionnel d’éducation de l’enfant, de socialisation de l‘enfant avec des pratiques de conscience de l’enfant avec des mobilités de l’enfant dans notre espace. Dans toute la sous-région et la région, l’enfant ne circule pas que dans la sphère familiale. Les Sénégalais participent à ce phénomène en donnant l’aumône à ces enfants dans la rue dont ils savent très clairement qu’ils sont victimes de traite et de travail forcé. « Mais malgré tout on alimente ce phénomène en espérant qu’on aura l’indulgence du Tout-Puissant ou qu’on va acheter des actions au Paradis. Pour moi, les donneurs sont complices. C’est comme par exemple, le voleur et son receleur », conclut Mamadou Wane.
Face à ce phénomène qui n’émeut plus les Sénégalais, le gouvernement doit redistribuer les cartes pour épargner ces enfants des dangers auxquels ils sont confrontés tous les jours. Les maîtres coraniques doivent aussi mesurer les risques que courent leurs élèves en quémandant jour et nuit dans les artères du pays.
Ankou Sodjago/senego

09/12/2017

TRES CHER SENEGAL...

Le problème du Sénégal, c'est que tout est cher

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Amusez-vous à aller en famille dans un restaurant chic de la capitale et vous vous rendrez vite compte, tout de suite, à l'image de Ndoye Bane de IGfm qui s'en plaignait, que tous les prix sont généralement hors de portée du Sénégalais moyen.
Les restaurants, les hôtels, les billets d'avion, les denrées de première nécessité, les fruits, la viande, le poisson, le loyer, etc. tout est cher dans notre pays.
La vie est chère, trop chère même à Dakar et dans la plupart de nos grandes villes et dans les lieux d'attraction touristique.
Ceux qui ont la chance de faire certains pays et de soutenir la comparaison, savent qu'il y a une sorte d'inflation, et donc de cherté subséquente du coût de la vie.
Ce processus qui date de la gestion de Wade, coûte au Sénégalais lambda des yeux de la tête et aux étrangers et touristes de sérieuses raisons d'envisager d'aller ailleurs.
Bien sûr, c'est une aubaine pour le Sénégal d'inaugurer l'Aéroport Blaise Diagne, même si les Turcs devront encore pendant 20 ans, pourvoir à sa gestion eux qui en ont terminé les travaux. C'est un "hub aérien » qui pourrait placer ainsi notre pays parmi les meilleures destinations en Afrique.
Mais figurez-vous, personne n'a envie de jeter son argent par la fenêtre. Les touristes et autres étrangers qui vivent parmi nous n'ont pas envie que des "tarifs toubabs'' leur soient appliqués, même s'il s'agit d'acheter un kilo de citron. Apparemment, ceux qui fixent certains prix misent beaucoup sur la solvabilité des étrangers et de certains hauts cadres qui pourraient se permettre de dépenser sans compter.
Mais ce n'est pas une raison. Nous perdons beaucoup de visiteurs et de résidents étrangers par le fait, entre autres, que la vie est chère chez nous. Bien sûr, il y a aussi le harcèlement quotidien de gens qui ne prennent pas de gants pour aborder des inconnus à tous les coins de rue.
Cette cherté de la vie, les Sénégalais même en souffrent. La loi du marchandage sans fin fait que ce qui coûte 500 FCFA et tarifé 3000 FCFA pour juste pousser le client à débourser plus qu'il n'en faut.
Personne n'est à l'abri. Si donc des efforts permanents sont faits pour l'acquisition de nouvelles infrastructures à tous les niveaux, il faudrait également que ces mêmes efforts soient faits pour que les prix soient abordables.
L'autoroute à péage par exemple est une preuve de plus du caractère intenable des tarifs. Il faut plus de 3000 FCFA de péage Aller-retour de Dakar à l'AIBD. Et en plus maintenant, on y perd du temps et l'éclairage est nul.
Au niveau de statistiques, on nous dit que le coût de la vie est 27% moins cher qu'en France, mais figurez-vous que l'habitat y est plus cher de 2% qu'en France. En plus, si l'on tient compte du niveau de vie, l'alimentation n'est moins cher chez nous que de 13%, le loisir de 9%.
C'est insuffisant et il est inadmissible que le prix habitat soit pratiquement égal qu'en France. C'est de l'usure. Car, là où le Français touche un smic de 1.480,27 euros, soit pratiquement 970.000 FCFA, le Sénégalais, lui, aura du mal à avoir 150.000 FCFA par mois. Soit une différence de salaire qui dépasse souvent 800.000 FCFA.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les Sénégalais survivent chez eux et que les jeunes vont à l'assaut de la mer pour rejoindre l'Europe sans cependant savoir que c'est la clochardisation qui les attend.
L'épargne domestique est presque nulle dans nombre de familles qui croupissent sous le coup de la cherté de la vie et des fêtes interminables avec leurs lots de dépenses.
Malheureusement, on construit ainsi des hôtels, des aéroports, des restaurants chics, majoritairement pour une clientèle étrangère.
N'eût été le pèlerinage à la Mecque, peu de Sénégalais visiteraient le nouvel aéroport.
A ce rythme, les Sénégalais vont finir par être des étrangers chez eux car les endroits qu'ils peuvent visiter sont très limités.
Assane Samb/dakarmatin.com

05/12/2017

TRAITE DES MIGRANTS ESCLAVES

Trois personnes arrêtées au Sénégal pour trafic de migrants

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Au Sénégal, au moins trois personnes ont été arrêtées durant le week-end pour "convoi international de migrants en société" et "trafic de migrants".
Le premier, Adama Mbaye, est un présumé passeur, cité dans des faits de trafic de migrants et de traite de personnes, en Libye.
Il a été arrêté samedi nuit par les gendarmes de la Brigade de recherches, dans les locaux de la Radio Futurs Futurs Médias (RFM) où il participait à l'émission "Thème de la semaine".
Des victimes ont cité plusieurs fois son nom au cours de l'émission et il était venu donner sa version des faits.
L'affaire a éclaté après une plainte d'une certaine Ndèye Sonko contre un tiers pour abus de confiance portant sur 800 milles francs CFA.
Durant les investigations, les enquêteurs découvrent que la plaignante recevait de fortes sommes d'argent en provenance de la Libye.
Très vite, ils établissent le lien entre le réseau de Ndèye Sonko et celui d'Adama Mbaye,
Ndèye Sonko a également été arrêté pour "trafic de migrants" au même titre qu'Adama Mbaye.
Un Malien arrêté à Tambacounda
Par ailleurs, à Tambacounda, dans l'est du Sénégal, un Malien est gardé à vue par la police nationale pour "Convoi international de migrants en société".
L'homme est soupçonné de faire partie d'une organisation à but lucratif visant à transporter clandestinement des candidats à l'émigration, en direction de la Libye.
L'arrestation d'un Malien dans la ville de Tambacounda, chef-lieu de la région du même-nom, a eu lieu le jeudi 30 novembre mais c'est dans la nuit de dimanche à lundi que la Police Nationale a choisi de communiquer.
Dans sa déclaration, elle rapporte que les brigadiers du Commissariat de la ville ont pu procéder à une perquisition.
Le suspect, qui est actuellement en garde à vue, aurait reconnu avoir pour projet entres autres, d'acheminer un client vers Bamako.
Ce client devrait se rendre en Libye, rapporte la Police.
Les circonstances de l'interrogatoire au domicile du ressortissant Malien n'ont pas été dévoilés.
L'interpellation s'est faite en collaboration avec les brigades du secteur frontalier de Tambacounda.
Tambacounda est une région frontalière avec la Gambie mais aussi et surtout avec le Mali. Une région qui est le point de départ de migrants souhaitant se rendre en Libye.
BBC.com

03/12/2017

MONSIEUR LE PRESIDENT

Monsieur le Président de la République, on se moque de vous !

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Supplique à son Excellence monsieur le Président de la République du Sénégal
Monsieur le Président de la République, on se moque de vous ! On se moque de vos efforts pour développer le tourisme dans la région des îles du Saloum ; on se moque des routes goudronnées, on se moque de la police de proximité, on se moque des crédits hôteliers, on se moque de toutes ces mesures et de tous ces investissements si coûteux et si prometteurs que vous avez engagés pour redresser la situation catastrophique du secteur touristique dans les Îles du Saloum.
On vous trompe.
Monsieur le Président de la République, la région des îles du Saloum est sans pression d’eau depuis trois ans et sans une seule goutte eau courante depuis maintenant près de deux mois, en pleine saison touristique, excepté la nuit entre 23 heures et 6 heures du matin.
Monsieur le Président de la République, le touriste qui a besoin de liquidités doit parcourir au minimum 150 kilomètres aller et retour pour trouver une agence bancaire où il pourra retirer de l’argent liquide.
Monsieur le Président de la République, les coupures d’électricité répétées, à l’époque de l’hivernage, sont quasiment quotidiennes et peuvent durer jusqu’à 24 heures, comme aux heures les plus sombres des années Wade.
Ceux qui vous disent que tout va bien et que les conditions sont réunies pour que le tourisme reparte dans la région des Îles du Saloum vous trompent. Certes, il repart un peu, mais cela est insignifiant au regard de ce que la région pourrait réaliser.
Faire venir les touristes, c’est bien, mais qu’ils repartent contents, c’est bien mieux. Dans la situation actuelle, tout au contraire, on ne compte plus les dépités qui jurent qu’ils ne remettront plus les pieds plus dans notre si belle région, malgré la chaleur de l’accueil, la beauté des paysages et les multiples activités de loisir qui leur sont proposées.
Monsieur le Président de la République, le touriste a besoin d’eau pour se laver, il a besoin d’argent liquide pour faire des achats et régler son séjour, il a besoin d’électricité pour dormir dans une chambre climatisée, se connecter à Internet et parler avec sa famille.
Monsieur le Président de la République, vous aurez beau construire des aéroports, goudronner des routes, faire la promotion de la région partout sur la planète, si les derniers maillons de la chaîne sont défectueux, vous n’arriverez à rien. Le touriste ne vient pas en vacances pour rencontrer des problèmes, surtout lorsqu’ils appartiennent à un autre âge.
Localement, les agents de l’Etat qui sont chargés d’accompagner le PSE afin d’en assurer le succès se moquent de vous. Ils se murent dans un silence coupable, regardent d’un œil indifférent la situation se dégrader, y compris en matière de constructions illicites en zones protégées qui ruinent le paysage, et ne font rien pour que les choses s’arrangent. À moins que leurs ordres ne soient pas suivis d’effet, ce qui revient au même à quelques détails près.
De façon certaine, ils se moquent de vous.
Sachez, monsieur le Président de la République, que nous le déplorons. Nous déplorons que nos réceptifs soient désertés. Nous déplorons que nos rares clients qui ont prévu de séjourner une semaine repartent dégoutés au bout de deux jours.
Nous déplorons que des problèmes si simples à résoudre soient totalement négligés par les responsables locaux, qui ont sans doute une obligation de résultat en ce qui concerne le PSE comme ils ont aussi certainement une obligation morale vis à vis de vos engagements et de votre avenir politique. Nous déplorons que les grands et si nobles projets que vous avez impulsés soient annihilés par des problèmes mineurs qui grèvent les résultats de votre action, dans ce cadre particulier du PSE.
Nous sommes las d’effectuer démarches et réclamations qui ne sont jamais suivis d’effet. Depuis des mois, des années en ce qui concerne le problème de l’eau, nous parlons dans le vide, personne ne nous écoute.
Au stade où nous en sommes, vous seul pouvez intervenir, vous êtes notre dernier espoir.
Le tourisme ne repartira jamais si ces problèmes de base ne sont pas résolus.
Et pour les résoudre, il vous suffirait d’ordonner, et de vous faire obéir.
Mais surtout, il vous faudrait nommer de vrais responsables, indépendants de la région, à l’image des misi dominici, pour veiller à leur bonne exécution.
Face à l’indifférence et à la démission des services de l’État – à moins qu’il ne s’agisse d’un sabotage politique savamment planifié – la destinée du tourisme dans la région des Îles du Saloum repose entièrement entre vos mains.
Car en l’état des choses il n’y aura plus que deux alternatives : ou bien l’on peut se moquer impunément de vous, ou bien vous aurez fait le choix de nous abandonner.
L’avenir seul nous apportera la juste réponse.
En espérant que cette supplique retiendra toute l’attention qu’elle mérite et apportera une solution à nos problèmes, veuillez croire, monsieur le Président de la République en l’assurance de nos sentiments très respectueux.
Collectif des hôteliers et restaurateurs de la Région des Îles du Saloum
BRB

30/11/2017

AGONIE DE DAKAR SOUS LA POLLUTION

La pollution menace la presqu'île de Dakar

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Depuis le 21 novembre 2017, une étude sur la pollution marine, baptisée Awatox, qui fait l'état des lieux de la pollution marine dans la presqu'île de Dakar au Sénégal a été publiée. Un enjeu de santé publique qui menace la santé des riverains, mais également les secteurs de la pêche et du tourisme.
Des bouteilles en plastique, des sacs, des pneus. Les égouts du quartier de Ngor à Dakar sont un concentré de pollution ménagère et industrielle. Ce canal long d'une trentaine de kilomètres traverse plusieurs quartiers de la capitale dont celui de Makhtar, le quartier de Hann.
"Regardez moi tout ça. cela n'est pas hygiénique..." dit Makhtar Diakhité, un brin désabusé.
Il y 40 ans, le site était un petit paradis balnéaire. Aujourd'hui, c'est une décharge à ciel ouvert parce qu'il n'y a qu'une seule station d'épuration à Dakar.
Cette pollution? c'est le quotidien de Makhtar et des habitants du quartier. Depuis une dizaine d'années on leur promet notamment sept nouvelles stations de pompage.
Makhtar Diakhaté, y croit de moins en moins :"On attend le projet pour la dépollution de la baie de Hann, mais jusqu'à présent, ça n'existe pas. On nous a fait beaucoup de promesses, vraiment nous sommes désolés." affirme t-il.
La pollution marine régulièrement mesurée
Ce matin, Amidou Sonko, ingénieur en pollution marine et sa collègue s'apprêtent à prendre la mer. Ils ne vont pas très loin, juste à distance de baignade. Ils font partie du projet environnemental Awatox, et avec leur curieuse machine embarquée, ils viennent mesurer le taux de métaux lourds dans la baie de Ouakam. Aujourd'hui, le test porte sur le taux de cuivre présent dans l'eau. Interrogé sur la gravité de la situation, l'ingénieur regrette une certaine insouciance des baigneurs de la plage de Ouakam.
Selon Amidou Sonko, "Les gens ne connaissent pas beaucoup la pollution. Pour eux, la mer c'est OK. Venir se baigner pour eux c'est des bénédictions !" Et l'expert en pollution marine, d'ajouter : C'est un peu dangereux parce qu'ils ne connaissent pas ce qu'il se passe ici."
Il faut dire que pour l'instant près du rivage de la plage de Ouakam, les résultats ne sont pas encore très alarmants. Ce petit port de pêche est d'ailleurs l'un des seuls sites encore viable dans la presqu'île de Dakar.
L'avenir de la pêche en question
Pas de quoi -cependant- rassurer Mamadou Sarr. Il est marin-pêcheur. Il est nostalgique d'une époque désormais révolue. Quand la pollution ne l'obligeait pas à aller toujours plus au large pour jeter ses filets."Avant à moins de 50m ou pouvait avoir des thiofs, des badèches, tout ce qui est poisson noble, de toutes variétés," nous dit-il. "Maintenant avec la pollution si tu as un masque et que tu plonges au fond, à une dizaine de mètres du bord, tu vas voir que les rochers sont tapissés d'une sorte de graisse..."
Il faut arrêter cette pollution, sinon nous, on va mourir de notre pêche, on ne peut pas faire autre chose...
Mamadou Sarr, marin-pêcheur
Alors ce métier de pêcheur qu'il exerce comme son père avant lui, Mamadou, n'en veut pas pour son fils. Pas dans une eau, où selon Greenpeace, la pollution serait sur certaines zones du littoral, 350 fois au dessus des normes européennes.
Patrice Férus/Margot Chevance & Cheick Berthé/tv5monde.com
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-pollut...

UN EXEMPLE, UN DEBUT...

UN MAÎTRE CORANIQUE CONDAMNÉ À 5 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR LE MEURTRE D’UN TALIBÉ

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L’accusé Assane Seck, 22 ans, reconnu coupable de meurtre, a été condamné jeudi à 5 ans de travaux forcés, par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel.
L’affaire éclate le 25 mars 2017, quand les éléments de la brigade de gendarmerie de Mbacké reçoivent une information faisant état de la mort suspecte d’un jeune talibé (élève à l’école coranique) du nommé Souleymane Badiane. La même source révélait que le corps sans vie est déposé à la morgue du cimetière de Darou Salam pour les formalités d’enterrement, sur instruction du père de la victime.
Une patrouille est alors aussitôt envoyée sur les lieux du drame. A leur arrivée sur les lieux, les gendarmes ordonnent l’arrêt des funérailles. La dépouille mortelle est transportée à l’hôpital Matlaboul Fawzeini, à Touba, avant d’être acheminée à l’hôpital de Mbour pour autopsie.
Les enquêteurs découvrent que la victime présentait des traces de sévices sur plusieurs parties de son corps. Il avait aussi la bouche ensanglantée et son oreille gauche laissait couler du sang.
A l’issue de l’examen, le médecin légiste révèle dans son rapport joint à la procédure, un hématome du scalp et du muscle temporal, une hémorragie de la base du crâne et une intégrité des organes intra-abdominaux et intrathoraciques.
Le certificat de genre de mort, les témoignages recueillis, les constatations matérielles ainsi que les aveux circonstanciés des inculpés sont autant d’éléments qui fortifient les charges retenues contre l’accusé Assane Seck.
A l’instruction, ce dernier avait soutenu avoir porté des coups sur la victime car elle fuguait. Il ajouté avoir constaté à un moment donné que l’enfant ne respirait plus et l’a déposé dans la chambre.
Souleymane Badiane, propriétaire du daara et père de la victime Mouhameth Khairi Badiane, a lui aussi été interrogé par les enquêteurs. Dans sa déposition, il dit avoir été informé de la mort de son fils aux environs de 6 heures du matin, par un de ses talibés qui lui révélait par la même occasion qu’il s’agissait d’une « mort naturelle’’.
Il a précisé que c’est lui qui avait demandé aux parents et amis de procéder à l’inhumation de l’enfant. Il révélait toutefois qu’il reste convaincu que son fils est mort des suites des coups et blessures.
Le Procureur de la République, dans son réquisitoire, déclare que les faits ont été confirmés par le père de la victime et ajoute que les aveux circonstanciés. Aussi a-t-il il a déclaré Assane Seck coupable de coups et blessures volontaires sur un enfant de moins de 15 ans ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

29/11/2017

LES TALIBES SONT DES ESCLAVES!

Un pas vers la justice pour les jeunes talibés victimes d’exploitation

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Début novembre, une opération de lutte contre la traite des êtres humains s’est déroulée sur deux jours à Dakar. Plus de 50 enfants contraints de mendier ont été retirés des rues de la capitale. Cinq trafiquants présumés ont été arrêtés, mais les autorités sénégalaises doivent encore intensifier leurs efforts pour mettre fin à ce fléau.
Au début du mois, le gouvernement sénégalais s’est discrètement associé à Interpol pour une opération de lutte contre la traite des êtres humains organisée sur deux jours à Dakar. Dans le cadre de l’opération Épervier, une équipe composée d’officiers de police et d’assistants sociaux – agissant aux côtés d’Interpol et de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes – a retiré plus de 50 enfants des rues de la capitale sénégalaise. La plupart de ces enfants étaient des talibés, ou élèves d’écoles coraniques, contraints de mendier par leurs maîtres.
Arrestation des trafiquants
L’équipe a emmené ces enfants dans des centres d’accueil pour leur prodiguer des soins et les rendre à leur famille, comme le gouvernement l’avait déjà fait lors d’initiatives similaires. Mais cette fois-ci, quelque chose d’inédit s’est produit : cinq trafiquants présumés, y compris au moins un maître coranique, ont été arrêtés.
Le “maître” en question “plaçait les enfants à différents endroits d’un quartier et leur fixait une somme à verser par jour”, d’après un rapport d’Interpol daté du 6 novembre. Il a été déféré à la justice.
L’opération Épervier a permis de secourir environ 500 victimes
Dans le cadre d’un projet d’Interpol visant à lutter contre la traite des êtres humains au Sahel, l’opération Épervier a appuyé des opérations de courte durée menées par la police nationale au Sénégal, au Niger, au Mali, au Tchad et en Mauritanie. Au total, l’opération a permis de secourir environ 500 victimes, y compris 236 mineurs, et d’arrêter 40 trafiquants présumés.
Plus de 50 000 talibés présents au Sénégal
Le fait d’envoyer des enfants dans des pensionnats coraniques traditionnels reste une pratique bien ancrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, en particulier, voit un grand nombre de talibés de pays voisins intégrer ces écoles, ou daaras. Plus de 50 000 talibés au Sénégal sont contraints de quémander de l’argent ou de la nourriture par des marabouts peu scrupuleux, et un grand nombre de ces enfants sont victimes de violence.
Au cours des quatre dernières années, je me suis rendue dans des dizaines de daaras où des talibés vivaient dans des conditions sordides. En 2016 et 2017, j’ai documenté cinq cas d’abus sexuels commis par des maîtres coraniques ; plus de 30 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés ; et cinq cas de talibés décédés à la suite d’abus qui auraient été infligés par leurs maîtres (voir ici et là les reportages de Human Rights Watch).
Des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence d’un grand nombre de preuves
Malgré des lois nationales pour lutter contre la maltraitance, le trafic et l’exploitation des enfants, on constate un manque déplorable de volonté d’appliquer la loi qui interdit aux marabouts de violer les droits des enfants.
Des agents et des activistes de la société civile sénégalaise m’ont affirmé que la police s’abstenait régulièrement d’enquêter sur les cas d’abus et de mendicité forcée commis par ces maîtres, tandis que des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence manifeste d’un grand nombre de preuves.
La justice au cœur de la solution
Des pressions croissantes s’exercent sur le Sénégal pour que le pays s’attaque à ce problème, et un programme lancé mi-2016 a entraîné le retrait de plus de 1 500 enfants des rues. Cependant, comme l’a révélé un rapport de Human Rights Watch publié en juillet 2017, ce programme a renvoyé plus d’un millier de talibés auprès des maîtres coraniques qui les avaient forcés à mendier, et il ne s’est soldé par aucune enquête ni poursuite judiciaire.
En revanche, l’initiative menée il y a peu avec Interpol montre l’impact que pourrait avoir le fait de veiller à ce que la justice fasse partie intégrante des mesures de protection de l’enfance déployées au Sénégal. Bien que l’opération n’aurait entraîné l’arrestation que de quelques trafiquants présumés, elle pourrait signifier un changement important de stratégie face à ce problème.
En finir avec la mendicité forcée des enfants
La semaine dernière, le monde fêtait la Journée mondiale de l’enfance, vingt-huit ans après l’adoption par l’ONU de la Convention des droits de l’enfant, ratifiée par le Sénégal en 1990. Si le gouvernement sénégalais envisage sérieusement une approche plus complète du problème de la mendicité forcée des enfants – intégrant le retrait des talibés des daaras où ils sont victimes d’abus ou d’exploitation, le retour des enfants dans leur famille, ainsi que l’ouverture d’enquêtes et de poursuites à l’encontre de maîtres responsables d’abus – les enfants sénégalais auront enfin matière à célébrer.
Lauren Seibert/jeuneafrique/com

PLUS UNE SEULE EXCISION!

LA PRATIQUE DE L’EXCISION EST « UN FREIN » AU PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FEMME

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La pratique de l’excision est « un frein » au processus de développement et les femmes ne pourront pas y contribuer si elles continuent de subir des excisions, des mariages d’enfants et autres maltraitances, qui ne riment pas avec le respect de leurs droits a indiqué, dimanche, le préfet de Sédhiou, Madiaw Kandji.
« Avec les méfaits de l’excision, comment les femmes pourront-elles participer au processus de développement du Sénégal qui est devenu une exigence, dans le contexte de l’acte 3 de la décentralisation où les terroirs doivent être prospères et compétitifs » s’est-il demandé.
Le préfet recevait, à Koussy, une commune non loin de Sédhiou, la déclaration d’abandon de l’excision dans laquelle 87 communautés issues de quelque 50 villages soutiennent avoir décidé « en toute connaissance de cause » d’abandonner définitivement les pratiques de l’excision, du mariage des enfants.
La manifestation est initiée par l’ONG Tostan, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
Depuis le lancement de ce mouvement historique en juillet 1997 à Malicounda Bambara (Mbour), pas moins de 6487 villages ont renoncé aux pratiques de l’excision, des mariages des enfants et forcés.
Parlant au nom des partenaires du Programme conjoint UNICEF/UNFPA, la représentante résidente par intérim de UNFPA au Sénégal, Rose Gakouba a fait noter que « malgré
la mobilisation des efforts et des ressources les mariages d’enfants et l’excision continuent et constituent des violences ».
« L’excision et le mariage des enfants constituent une atteinte aux droits des filles et des femmes » a dit Mme Gakouba qui ajoute que la cérémonie de Koussy marque le lancement de la campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».
Pour Rose Gakouba, le thème : « Ne laisser personne pour compte : mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » reflète le principe du Programme transformatif à l’horizon 2030 pour le développement durable.
C’est pourquoi elle a appelé les religieux à faire des prêches incitant à l’abandon de la pratique de l’excision et des mariages précoces et les médias à produire des émissions de radio et de télévision destinées à sensibiliser les populations et décourager les pratiquants de ces fléaux.
Convoquant les données des Enquêtes démographiques et de santé (EDS), Mme Gakouba a salué les efforts faits par le Sénégal où « la proportion des filles âgées de moins de 15 ans excisées est passée entre 2013 et 2016 de 18% à 13.6% ».
Cependant, la fonctionnaire de l’UNFPA a appelé à rester « vigilants et mobilisés » pour « accélérer et aboutir » à l’abandon total de la pratique de l’excision.
« Nous avons des raisons d’espérer parce que votre décision d’arrêter d’exciser vos filles est un exemple et encourage les autres communautés à faire de même » a-t-elle dit aux communautés de Sédhiou.
Cheikh Adama GueyeLTF/PON/senepeople.com

24/11/2017

LES KHALIS DE LA FRANCE

L’Afd a injecté plus de 856 milliards de FCFA au Sénégal depuis 2007, selon Amadou Bâ

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L’Agence française de développement (AFD) a, de 2007 à maintenant, approuvé 856,4 milliards de FCFA en faveur du Sénégal, a souligné, vendredi à Dakar, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ.
“De 2007 à maintenant, l’AFD a approuvé un total de 55 opérations en faveur du Sénégal pour un montant de 1305,5 millions d’euros, soit environ 856,4 milliards de FCFA” a-t-il dit, lors de la première revue annuelle conjointe du programme de coopération entre l’AFD et le Sénégal.
Selon lui, “la revue constitue assurément, une belle opportunité pour une large concertation entre les parties prenantes sur l’état de mise en œuvre des projets en faisant un point exhaustif sur la situation d’exécution technique et financière des opérations en cours”.
Aussi, a ajouté le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, “lors de la réunion du groupe consultatif pour le Sénégal tenue en février 2014, la France avait annoncé de nouveaux engagements pour appuyer le financement du Plan d’Actions Prioritaires 2014-2018 du Plan Sénégal émergent pour un montant de 282 milliards de FCFA”.
“Ces engagements se sont concrétisés depuis cette date par la signature de 29 conventions de financement avec l’AFD pour le montant de 580 milliards de FCFA soit le double des financements initialement annoncés” a noté M. Bâ.
Pour l’Ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, “150 millions d’euros (environ 9 milliards FCFA) sont engagés en moyenne chaque année au Sénégal par l’AFD et en 2008 nous avons eu à célébrer les 75 ans de présence de l’AFD”.
“Le Sénégal est le 17 ème pays prioritaire de la France avec une coopération sur le plan culturel, économique, politique et d’aide publique au développement” a ajouté l’ambassadeur, appelant à “identifier toutes les contraintes pour essayer d’améliorer les performances des programmes”.
Pour M. Bigot, “la contribution de l’AFD devrait atteindre 700 millions d’euros dont 500 millions d’euros entre 2014 et 2017”.
“Il faut réfléchir sur les délais et les procédures pour aller vite dans l’exécution des programmes” a encore indiqué le diplomate.
Pour Amadou Bâ, “cet exercice nous permet également d’identifier les défis et les principales contraintes rencontrées dans la mise en œuvre des projets et programmes de coopération en vue de capitaliser les meilleures pratiques et de formuler des recommandations pertinentes à même d’améliorer l’efficacité des interventions”.
Le dernier document cadre de partenariat pour la période 2013-2017 a fixé les priorités de la coopération bilatérale entre la France et le Sénégal sur trois domaines d’interventions.
Il s’agit du développement durable avec comme secteurs l’agriculture, l’environnement, l’eau et l’assainissement de la bonne gouvernance en ce qui concerne l’état de droit, la décentralisation, la défense et la lutte contre les trafic sans oublier la société civile.
Le développement humain avec comme domaines d’activités l’éducation et la santé figurent en bonne place.
Abdoulaye/Aps/xalimasn

23/11/2017

LE SEL DU SENEGAL

Le boom de la production de sel au Sénégal

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Le Sénégal est le premier producteur de sel d'Afrique de l'Ouest, cependant l'essentiel était jusqu'à récemment destiné à l'exportation. Face à l'explosion de la demande intérieure, plusieurs entrepreneurs sénégalais tirent leur épingle du jeu. Un reportage de Réussite, une émission coproduite par Canal + et Galaxie Africa (groupe Jeune Afrique), diffusée tous les premiers samedi du mois sur Canal+ en Afrique et A+ en France.
jeuneafrique.com
Regarder le reportage: http://dai.ly/x6ac0x5

20/11/2017

LE SENEGAL PICOLE

Le Sénégal classé parmi les plus grands consommateurs d’alcool du monde

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Rares sont les sénégalais se réclamant de la religion musulmane qui osent admettre leur penchant pour l’alcool. Castel, la société française se production et de distribution de boissons alcoolisées a fait cette année un chiffre d’affaire de plus de 37 milliards Fcfa. Le meilleur résultat de l’entreprise en Afrique, a indique le journal Dakartimes.
En 2014, le Sénégal a été classé à la troisième place dans le classement de l’Oms des pays consommateurs d’alcool. Et paradoxalement, c’est un pays qui compte 95 pour cent de musulmans, dit-on.
En 2005, une étude a été faite par « Market acces database, wine institute » sur la consommation et l’importation d’alcool au Sénégal. Selon cette étude, la consommation au Sénégal se chiffre à 70 mille hectolitres de vin en moins d’un an. Toujours selon même étude, la consommation de vin par habitant est de 0,6 litre. Un chiffre supérieur à la moyenne mondiale.
Ce ne sont pas moins de 24 millions de bouteilles qui sont ainsi consommées par une population sénégalaise de 12 millions d’habitants. Une consommation qui s’intensifie dans les régions comme Dakar, Mbour, Thiès et Ziguinchor.
senedirect.net

15/11/2017

LE PERMIS A POINT

Le gouvernement se dit déterminé à imposer le permis à points

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Le gouvernement sénégalais est déterminé à imposer le permis à points, a annoncé lundi le ministre des Transports Abdoulaye Daouda Diallo à Saint-Louis (nord-ouest), venu présenter des condoléances à une famille de victimes d’un accident ayant fait 25 morts, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ces 25 personnes, dont sept membres d’une même famille, avaient péri il y a une semaine dans une collision dans le nord du pays entre un minibus bondé parti de Saint-Louis pour le grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride, le “Magal” (célébration, en langue nationale wolof) et un bus local.
Les événements religieux drainant des milliers – voire, comme le “Magal” de Touba (centre), des millions de fidèles – vers les fiefs des différentes confréries sont souvent endeuillés par des accidents de la route. Le “Magal” de cette année a été particulièrement tragique, avec au moins une cinquantaine de morts sur la route recensés par les sapeurs-pompiers.
“L’application de la loi sur les permis à point est une décision irréversible et elle s’imposera à tout le monde. Il n’y a pas moyen de revenir dessus ou de la négocier”, a assuré le ministre devant la presse.
“Je pense que la grève prévue par les chauffeurs et transporteurs sera reportée, car j’ai signifié la décision aux syndicats”, a-t-il indiqué, en référence à un appel à la grève mercredi contre cette mesure.
Le ministère des Transports avait annoncé en juin la mise en place du permis à points dans les six mois, mais pour des raisons techniques celle-ci ne devrait intervenir que dans le courant de l’année 2018, a-t-on appris auprès du ministère.
Le ministre a souligné être venu apporter les “condoléances de la nation”, une semaine après le drame, et délivrer, de la part du président Macky Sall, “deux messages importants”.
“Les statistiques l’ont démontré. Sur dix accidents, neuf ont lieu la nuit. Les heures de circulation nocturne seront réduites, modifiées ou arrêtées pour éviter les accidents”, a indiqué M. Diallo.
“Et l’autre message est d’appeler les chauffeurs de transports urbains à se rendre compte qu’ils ont à leur charge des personnes, et non des marchandises”, a-t-il ajouté.
aps/africanews.fr