21/09/2017

LES MIGRANTS AU SENEGAL

Le quotidien des migrants au Sénégal, pays de transit

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Souvent sans papiers, les candidats au départ doivent affronter de fréquentes tracasseries administratives et se voient aussi refuser l’accès aux soins ou à l’éducation de leurs enfants.
De part sa situation géographique, le Sénégal est sur le chemin de l’Europe. Beaucoup de candidats à la migration passent par ce pays avant de poursuivre leur route. Mais certains Africains de la sous-région ou du continent arrivent sans papiers. Une situation qui les expose à des tracasseries administratives, comme l'explique Amadou Tall, magistrat et membre du comité des Nations unies pour la protection des droits des migrants. "Après avoir quitté leur pays, les migrants se débarrassent souvent de leur papiers," explique-t-il. "Une fois arrivés dans le pays de transit ou le pays de destination, ils ont alors des problèmes d’accès à l’Etat civil. Quand ils sont en famille, ils ont des problèmes d’accès à l’éducation pour leurs enfants, ils ont des problèmes d'accès aux soins de santé" confie le magistrat à la DW.
Les lois de la justice
En situation irrégulière, ces migrants sont aussi en situation de vulnérabilité. Ils sont arrêtés et traduits en justice. Souvent sans bénéficier d’un droit à la défense.
Me Pape Sène est le président du comité sénégalais des droits de l’Homme et il explique que "effectivement, il est arrivé que des migrants venant de pays voisins comme la Guinée ou le Cap Vert qui essaient de transiter par le Sénégal connaissent un certain nombre de problèmes parce qu'étant dans une situation irrégulière."
"Ils sont abandonnés à eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas les rudiments nécessaires pour pouvoir au moins accéder à la justice. Ils n’ont pas également d'interlocuteurs, ni leurs représentations diplomatiques, ni les autorités étatiques pour les orienter", dit-il pour terminer.
Des actions judiciaires sont engagées à leur encontre et se soldent parfois par leur incarcération. Le Juge Amadou Tall s’en désole.
"Aujourd’hui, au Sénégal, on peut toujours emprisonner quelqu’un parce qu’il est en situation irrégulière", explique-t-il. "Ce qui n’est pas conforme aux dispositions de la Convention internationale sur les droits des migrants".
Une protection minimale garantie?
Malgré tout, le Sénégal n’est pas un si mauvais élève en matière de droits des migrants. C’est du moins l’avis d’Andrea Orbi. Il est spécialiste en migration et droit international et explique que "le Sénégal, du point de vue de l’intégration des migrants, est quand même assez protecteur."
Pour endiguer les difficultés, les fondations Friedrich Neumann et René Cassin ont récemment organisé une session de formation à Dakar afin de mieux former les magistrats et les avocats sur la question sensible du droit des migrants.
dw.com

18/09/2017

LA NATIONALITE SENEGALAISE

Que vaut la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde?

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Dans une étude menée par le professeur de droit Dmitri Kotchenov et publiée par l'entreprise britannique Henley & Partners, il est établi l'indice représentative de la nationalité de la valeur de chaque nationalité dans le monde.
Cette étude qui a découlé d'un classement mondial est établie selon plusieurs critères traités équitablement et divisés en deux grandes catégories: les facteurs internes, propres au territoire national, et les facteurs externes, liés à la reconnaissance du document d'identité à l'étranger.
Parmi les facteurs internes, les chercheurs ont analysé les données nationales en matière de développement, de progrès et de puissance économique, son niveau de stabilité politique et les risques de conflits.
Parmi les facteurs externes pris en compte: la liberté pour les citoyens d'un pays de voyager et les facilités octroyées par ce pays aux étrangers désireux de s'y installer.
En ce qui concerne le Sénégal, ces dernières n'ont pas été de bons résultats sur l'emplacement de la qualité de la nationalité. Cette étude publiée chaque année précédente de l'année en cours montre des statistiques de chaque pays du monde.
Sur l'indice de qualité de nationalité, le Sénégal est placé à la 104ème contre la 88 ème place en 2015. Le Sénégal devance beaucoup de pays l'espace CEDEAO mais est loin derrière comparé à des pays comme l'Allemagne 1er et la France 2ème.
Sur la valeur externe de la nationalité le Sénégal est classé à la 87ème place contre la 68ème place qu'il occupait en 2015. Comparé à des pays comme le Ghana (81) ou la Sierra Leone (84), le Sénégal est derrière aussi la France 1ère et la Suède 2ème.
Sur la liberté des étrangers de venir s'installer au pays, le Sénégal est classé 19 ème contre la 15 ème place de 2015. Mais le Sénégal devance presque tous les pays de l'espace CEDEAO sauf la Guinée et le Mali placés à la 18 ème place. Pour cet indice le premier pays est la France et le 2ème est la Finlande.
Sur l'indice de la liberté de voyager qui garantit aux citoyens de se déplacer en toute sécurité dans d'autres pays du monde, le Sénégal est classé à la 122 ème place contre la 116 ème place de 2015. Néanmoins le Sénégal est loin devant les pays de l'espace CEDEAO. L'Allemagne est le 1er pays suivi de la Suède en seconde place.
Tous ces indices démontent que le Sénégal perd de plus en plus de place dans la course à la qualité de la nationalité. Cela montre aussi que la diplomatie Sénégalaise doit faire des efforts en matière de bien-être des citoyens partout dans le monde. Le Sénégal a perdu beaucoup de places en l'espace d'une seule année. Ce qui diminue de plus en plus la force de la nationalité Sénégalaise aux yeux du monde...
Dakaractu.com

16/09/2017

LES ENFANTS D'AVENIR

Appel à l'entraide et à la solidarité.

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Avec Mona Azède, nous réalisons un webdocumentaire sur le travail de l'association Xaleyi - Les enfants d'avenir !
Une jeune organisation qui favorise la scolarisation dans différentes région du Sénégal.
Elle apporte un soutien matériel et pédagogique à des écoles dans le besoin.
Ce webdocumentaire intéractif retracera le parcours de l’association, intitulé : Lumières sur Xaleyi.
Nous accompagnerons les membres fondateurs de l'association lors de l'opération rentrée et nous les suivront durant la distribution des fournitures qui se déroulera en octobre dans différentes régions du Sénégal.
Le tournage de ce webdocumentaire nécessite un matériel audiovisuel de qualité, c’est pourquoi nous avons décidé de mettre en ligne une cagnotte sur le site de crowdfunding « Ulule ». ⚠️ L'argent récolté servira uniquement à financer le matériel audiovisuel puisque nous finançons nous même notre voyage.
Si notre projet vous intéresse je vous invite à le partager au maximum autours de vous.
Pour soutenir le projet et en savoir plus c'est ici : https://fr.ulule.com/lumieres-sur-xaleyi/
N'hésitez pas à suivre l'association ici
Facebook : http://urlz.fr/5BNM
Instagram : http://urlz.fr/5G4s
Twitter : http://urlz.fr/5G4r
Youtube : http://urlz.fr/5G4p
Sxna Panda Baldé

07/09/2017

HISTORIQUE

Les Sénégalaises font moins d’enfants

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Historique ! Les Sénégalaises font moins d’enfants que par le passé. «C’est la première fois au Sénégal que nous descendons de la barre de la moyenne de 5 enfants par femme en âge de procréer», révèle Aboubacar Sadikh Bèye, le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, lors de la publication des résultats de l’Enquête démographique continue 2016. D’après cette étude, les femmes de 15 à 49 ans font en moyenne 4,7 enfants. Une baisse de fécondité qui survient pour la première fois depuis 10 ans.
Voxpopuli - Seneweb.com

30/08/2017

SECURISER L'AUTOROUTE

L’autoroute à Péage, Un Danger Public

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L’autoroute à péage très prisée par les automobilistes en ces temps, n’est pas sans risques pour ses usagers. Elle permet un gain de temps, avec les embouteillages monstres constatés sur la route nationale. Cependant, du fait du manque d’éclairage, les automobilistes, surtout ceux qui voyagent la nuit, craignent pour leur sécurité. Pis, l’autoroute à péage est devenue la zone d’opération des agresseurs qui profitent d’une panne ou d’un piège pour dépouiller leurs victimes.autoroute à péage Diamniadio - Mbour
Située à hauteur de «Bountou Pikine», à environ cinq cent mètres à l’intérieur, la gare routière les Beaux Maraichers est le point de départ et d’arrivée officiel des véhicules de transport en commun convoyant des voyageurs en partance ou en provenance des régions et de certains pays limitrophes du Sénégal comme le Mali, la Mauritanie et Gambie. A l’intérieur, des taxis, des bus, des taxis-brousses communément «sept (7) places», des cars, minicars et autres moyens de locomotions forment le décor.
Un tonnerre de coup de klaxons perturbe les oreilles des visiteurs qui sont tout le temps interpellés par des rabatteurs à la quête de clients. «Hey, madame, vous allez où ? A Thiès, Louga, Tambacounda ou Mbour ?» demandent-ils en masse. Des tableaux éparpillés un peu partout guident le passager. Après, quelques minutes de recherches, l’arrêt des véhicules en partance pour Mbour nous accueille. Assis sur un banc un peu long, avec un bout de papier et un stylo à la main, un jeune rabatteur communément appelé «coxeur» nous montre les chauffeurs qui desservent l’axe Dakar/Mbour.
«A DEFAUT DE DIMINUER LES PRIX DU PEAGE, QU’ON NOUS METTE DES LAMPES»
En dépit du vacarme, les chauffeurs se sentent à l’aise. Assis en groupe, débattant à haute voix, ils abordent les questions d’actualité. «Le voyage est de plus en plus rapide grâce à l’autoroute à péage. Mais, il est aujourd’hui effarant de constater le manque de sécurité notoire sur cet axe, à cause de l’obscurité», déplore Modou, l’un d’eux, trouvé en pleine discussion. Il s’insurge, par ailleurs, contre «le stationnement irrégulier, les arrêts brusques pour débarquer un passager en plein autoroute et l’irresponsabilité de certains conducteurs».
Le manque d’éclairage, les chauffeurs qui prennent l’autoroute à péage Dakar / Dimaniadio / Sindia pour rallier la petite côte, en ont ras-le-bol. Vêtu d’un tee-shirt vert, assorti d’un pantalon gris, ce jeune chauffeur âgé de 32 ans revient sur ses inquiétudes sur l’autoroute à péage, de Dakar à Mbour, plus particulièrement à Sidia. «Le manque d’éclairage est anormal. Nous qui fréquentons l’autoroute à péage, sommes en danger. A cause de l’obscurité et l’allure des véhicules, facilement on peut heurter, une voiture en panne», dit-il. Et de renchérir: «beaucoup de chauffeurs n’y passent plus pendant la nuit, voire même le jour, pour plus de mesure de sécurité».
Suivant la discussion de près, Aly Diaw, un chauffeur de sept places, prend le train en marche. «On paie beaucoup d’argent à nos autorités, donc il nous faut des lampes sur l’autoroute quand-même. C’est la moindre des choses que nous demandons, puisse qu’il refuse de diminuer les prix», désole-t-il.
«JE PREFERE PRENDRE LA NATIONALE PARCE QUE LA ON NE PAIE PAS QUAND ON TOMBE EN PANNE»
Zale Diop, quant à lui, a déserté l’autoroute à péage depuis que sa voiture y est tombée en panne. «J’ai eu une histoire avec le péage. J’y ai perdu beaucoup de temps quand mon véhicule y est tombé en panne, un jour. Et, ce jour là, je n’avais pas d’argent sur moi et on m’avait envoyé de l’argent pour que je paie», se rappelle-t-il. «Je ne prends plus de péage, je préfère la nationale car il y a plus de sécurité et on ne paie pas si on tombe en panne», poursuit-il.
Cheikh Diop est étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Parfois, il part en week-end auprès de sa famille à Mbour. Interpellé sur la question, il estime que le manque de lampes sur l’autoroute est déplorable. «Malgré des milliards investis sur le péage, il n y a même pas d’éclairage. C’est vraiment désolant», trouve-t-il. Selon lui, cette situation est favorable aux agressions. «Ce manque d’éclairage peu même entrainer des agressions sur le péage car on y voit même parfois des gens qui marchent aux bordures de l’autoroute», déplore ce jeune étudiant.
QUAND LES AGRESSEURS PROFITENT DE L’OBSCURITE
Très fréquemment, les citoyens se plaignent de l’insécurité sur le péage à cause de l’absence de lumière. Les émissions matinales sur les faits divers, diffusées sur des chaines de radios privées, l’attestent. En cette veille de Tabaski, où les agresseurs sèment la terreur dans des quartiers de Dakar, l’autoroute à péage n’est pas épargnée par ces «malfrats».
«A la descente, vers 20h45mn, pour rentrer, j’ai vu que mon pneu était crevé. Je l’ai changé et j’ai pris départ. Ce jour là, je me suis dit: «comme il fait tard, je vais prendre l’autoroute à péage à partir de la Patte d’Oie». Malheureusement, en dépassant de 2km le guichet de péage de Thiaroye, j’ai eu une deuxième crevaison. Alors, je me suis arrêté. Au moment où je m’apprêtais à ouvrir ma portière, deux individus à bord d’un scooter se sont arrêtés juste devant ma voiture. Brusquement l’un d’eux saute de son scooter, avec un couteau très tranchant, proférant des menaces», raconte une victime qui y a été dépouillé de ses biens la semaine dernière.
L’agression sur l’autoroute à péage est surréaliste à ses yeux. «J’étais tellement surpris à tel enseigne que j’étais incapable de réagir, d’autant plus que je ne pouvais pas imaginer qu’une agression pourrait se faire en pleine autoroute», lance-t-il.
DES MALFAITEURS PAS IDENTIFIES, MALGRE LES CAMERAS DE SURVEILLANCE
Après sa mésaventure, la victime soutient avoir porté plainte, sur demande de la Gendarmerie de l’autoroute ou pelleton autoroutier. Cependant, dit-il, ses agresseurs n’ont pas été retrouvés jusqu’à présent. «Quelques minutes après mon agression, les gendarmes du péage sont arrivés sur les lieux de l’incident. Après, une brève interrogation, le responsable m’a conseillé de faire une déclaration au niveau de la Gendarmerie qui est au post de péage de Rufisque. Je l’ai fait, mais jusque là la plainte tarde à porter ses fruits», se désole-t-il.
Et pourtant relève-t-il, la sécurité de l’autoroute dispose des images sur ses agresseurs. «Les gendarmes du poste de péage de Rufisque m’ont montré les photos, le surlendemain, car je suis passé là-bas à 21h 49mn 10s. Et les agresseurs sont passés 5 mn après moi. Donc, ils ont eu les photos». La victime, très remontée contre la gestion de l’autoroute à péage, menace de porter plainte. «Je vais porter plainte contre la société qui gère l’autoroute parce qu’il n’y a pas d’éclairage. Et, cette situation augmente l’insécurité. En plus, il y a des passerelles non sécurisées où les malfaiteurs peuvent jeter des briques sur les pare-brises des véhicules des usagers», s’insurge-t-il.
Après le reportage, Sud Quotidien, a voulu recueillir l’avis de l’entreprise qui gère l’autoroute à péage, Eiffage, à travers une de ses filiales qu’est la société concessionnaire SENAC SA. Après avoir obtenu le contact de son chargé de communication, auprès de l’Agence de promotion des grands travaux (APIX), la rédaction l’a appelé plusieurs fois, en vain. Son téléphone est sous boite vocale. L’APIX, quant à elle, dit ne plus s’occuper de la gestion de l’autoroute à péage. L’Agence des travaux et de gestion des Routes (AGEROUTE), chargée, de manière générale, de la mise en œuvre de tous les travaux de construction, de réhabilitation et d’entretien de routes, de ponts et autres ouvrages d’art ainsi que de la gestion du réseau routier classé du Sénégal, en ce qui la concerne, dit n’être responsable que du tronçon Diamniadio / Sindia.
Cependant, nous n’avons pas pu avoir la version de ce démembrement du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement (chargé des routes) sur la question. Une autorisation de la tutelle est nécessaire avant toute déclaration, souligne l’AGEROUTE.
Sud Quotidien

29/08/2017

LE SENEGALAIS EST SOBRE...

Consommation d’alcool : Le Sénégal à la 44e place en Afrique

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Le Sénégal fait partie des pays où l’on consomme le moins d’alcool en Afrique. Il se trouve à la 44e place sur les 49 pays africains étudiés, avec 0,23 litre.
C’est du moins les résultats d’un rapport publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans le document, l’OMS mesure la consommation d’alcool pur, par an et par habitant de plus de 15 ans.
Respectivement, le Gabon est arrivé largement en tête avec une moyenne de 9,01 litres d’alcool pur. Le Nigéria vient en seconde position avec 8,9 litres, l’Ouganda avec 8,33, l’Afrique du sud avec 7,7 litres, le Rwanda avec 7,12 litres.
L’Algérie et le Niger restent les pays où l’on consomme le moins d’alcool.
Par ailleurs, le document rapporte que l’OMS a également mesuré dans chaque pays, la consommation « des seuls buveurs d’alcool en excluant toutes les populations abstinentes ». Ainsi, en Gambie, la consommation annuelle d’un buveur est de 30,9 litres, au Mali 29,3 litres et aux Emirats Arabes Unis, 32,8 litres.
Junior Sen/leral.com

26/08/2017

LA ROUTE VERS SALY-MBOUR EST DANGEREUSE

Axe Diamniadio – Mbour: 254 accidents dont 16 morts et 575 blessés enregistrés

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D’après les Sapeurs pompiers, seize (16) morts et 575 blessés au cours de 254 accidents de la circulation ont été enregistrés de janvier à août 2017 sur l’axe Diamniadio -Mbour.
Selon Cheikh Tine, Commandant du groupement d’incendie et de secours, les conducteurs de véhicules particuliers sont les plus touchés. A cet effet, l’une des causes de ces accidents est l’absence d’éclairage public.
« L’analyse qu’on a eu à faire nous permet d’identifier trois facteurs des accidents: l’indiscipline, l’état des routes avec le manque d’éclairage et l’état des véhicules »
Diop Mamadou/Senegal7 avec Senego

LE TRAVAIL DES ENFANTS

Pires formes de travail des enfants : le Sénégal veut éradiquer le phénomène

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Face aux défis de l’éradication des pires formes de travail des enfants (Pfte), le ministère du travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions s’est employé à mettre en œuvre le Plan cadre national de prévention et d’élimination du travail des enfants. A cet effet, un atelier de partage de la charte des entreprises minières a été organisé ce matin pour une action multidimensionnelle visant à protéger les enfants des PFTE.
En collaboration avec les partenaires nationaux, le ministère du Travail prend le bâton et engage la lutte contre le travail des enfants afin de faire respecter les droits de ces derniers.
Le coordonnateur du cellule de lutte contre le travail des enfants dudit ministère qui a présidé la rencontre a déclaré qu': «ils sont en train d’élever la lutte dans la mesure où sur le plan réglementaire et sur le plan juridique, le Sénégal est en phase avec l’Organisation internationale du travail (Oit) avec la ratification des conventions».
Ibra Ndoye de poursuivre, «il y a également au plan national avec une mise en place d’un document de politique nationale de lutte contre le travail des enfants, qui a été validée en 2012, qui est mis en œuvre, malheureusement, pas intégralement faute de ressources nécessaires à son exécution».
M. Ndoye de déplorer que les statistiques par rapport aux PFTE dont nous disposons soient ceux de 2005 et qu'aujourd’hui, 12 ans plus tard, ces statistiques sont en train d’évoluer sans pour autant être actualisés. N'empêche, ajoute-t-il, il urge qu’on aille vers une actualisation des études statistiques aux PFTE.
Pour le président de la coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’Enfant, François Raoul Latif, (Conafe Sénégal), qui a pris part à la rencontre, le Sénégal a ratifié la convention des droits l’enfants de même que la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et qui précise que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans.
Donc, argue-t-il: «nos Etats doivent pouvoir se mettre à jour par rapport à cela. Parce que nous pensons qu’aujourd’hui, quand on parle de l’âge de l’enfant pour aller à l’école c’est de 0 à 16 ans or, ça c’est la loi d’orientation de l’éducation au niveau de notre pays qui le dit. Tandis que nous avons une convention de droit de l’enfant qui dit : que l’âge de l’enfant c’est de 0 à 18 ans. ET, il faut que l’Etat se mette à jour par rapport à cela».
Avant de lancer : «c’est un combat que nous devons continuer à mener et que l’Etat du Sénégal doit obligatoirement se mettre à jour par rapport à cette question».
M. Latif d'informer que : «l’enquête nationale qui a été menée sur le travail des enfants au Sénégal qui date de 2005 donne 1 378 250 enfants qui sont économiquement exploités».
Par ailleurs, le président du Comité intersyndicale de lutte contre les PFTE, Cheikh Fall, précise que cet atelier de partage de la charte des entreprises minières permet à ces dernières, surtout celles de Kédougou, de venir en appoint aux différentes actions que nous aurons menées et certainement dans cette charte, il y aura une feuille de route et il faut aussi des actions à mener».
Mais, en tant que syndicaliste, conclut-il : « ce qui importe c’est d’accompagner l’Etat dans les conventions 138 relative à l’âge d’admission à l’emploi et 182 qui permet de déterminer l’âge d’accès à l’emploi (qui ne doit pas être inférieur à l’âge auquel l’éducation est obligatoire et gratuite) mais aussi dans la mise en œuvre du Plan cadre national et il y a des activités qui doivent être menées».
Aminata Diouf/Pressafrik.com

25/08/2017

REFORESTATION

Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses forêts

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La restauration des forêts du Sénégal nécessite la mobilisation de 89 milliards de FCfa. C’est ce qui est ressorti d’un atelier de validation du Programme national d’investissement forestier ouvert hier à Dakar.
La restauration des forêts reste une priorité pour les autorités. Le Sénégal fait face à un recul inquiétant de son couvert végétal. A titre d’exemple, les forêts galerie ont régressé de 22 % en Casamance. Face à cette situation, les acteurs ont proposé huit projets prioritaires pour restaurer les formations forestières. « Nous avons identifié des projets prioritaires qui vont de l’inventaire forestier, au suivi écologique, à l’aménagement forestier, à la restauration des zones classées, la lutte contre les feux de brousse, le Parc de Hann, l’atténuation des changements climatiques », a énuméré le directeur des Eaux et Forêts Baïdy Ba lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du Programme national d’investissement forestier pour la mise en œuvre du Plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durables des écosystèmes forestiers en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer ses écosystèmes forestiers. Une unité de coordination est mise en place pour mobiliser des financements. « Nous avons constaté une dégradation des forêts. Il fallait s’arrêter pour faire un état des lieux et identifier des projets prioritaires. Nous avons besoin de 89 milliards de FCfa pour restaurer nos forêts », a indiqué la Secrétaire générale du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Ramatoulaye Dieng Ndiaye.
Cette enveloppe n’est rien par rapport à l’importance des écosystèmes forestiers dans la conservation des sols, la fabrication des médicaments, l’atténuation des changements climatiques ou encore la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Les publications de la Fao révèlent que les forêts génèrent 130 milliards de dollars US par an en soutien aux moyens de subsistance dans les pays en voie de développement, alors que l’aide au développement accordé à ces pays s’élève à 120 milliards de FCfa. « Malgré ce potentiel, certains pays de l’Afrique de l’Ouest, parmi les plus pauvres de la planète, assistent à la dégradation continue de leurs forêts », regrette Racine Kane, le chef de mission de l’Uicn au Sénégal.
Dans des régions comme Kolda et Tambacounda, l’exploitation des produits forestiers non ligneux procure des revenus aux femmes. « Nous ne pouvons pas avoir une bonne agriculture si nous n’avons pas des terres fertiles. Or ce sont des forêts qui contribuent à la fertilisation des terres », a établi le directeur des Eaux et Forêts.
Idrissa SANE
ECHEC DES PROJETS, FORTE DEGRADATION DES ZONES BOISEES... : LES FACTEURS DU SOUS-FINANCEMENT
Échec des projets après le retrait des bailleurs, forte dégradation des zones boisées, tels sont, entre autres, les facteurs justifiant le sous-financement de la préservation des forêts.
Les facteurs de sous-financement de la préservation des forêts ont été passés en revue. Il s’agit de l’échec des projets après le retrait des bailleurs, leur forte autonomie par rapport aux structures pérennes, la forte dégradation des zones boisées qui décourage les bailleurs. « L’Etat doit être le premier bailleur. Il faudra montrer l’importance transversale des forêts dans les secteurs de la vie active au Sénégal », a souligné le consultant, le colonel Amsatou Niang.
L’espoir est de tout même permis. Les questions de restauration des écosystèmes forestiers sont recentrées dans l’agenda de la Cedeao et de la Fao. Les ministres en charge des forêts et des faunes des pays membres ont adopté à Abidjan, le 13 septembre 2013, le plan de convergence pour la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestiers de l’Afrique de l’Ouest. « Ayez conscience que c’est de la capacité des Etats membres à développer et à mettre en œuvre des synergies opérationnelles qui fédèrent et prennent en compte les préoccupations relatives à la conservation de la biodiversité, à la lutte contre la désertification, à la gestion durable des terres et à l’adaptation aux changements climatiques, entre autres, que la gestion et l’utilisation durable des écosystèmes forestières pourra devenir une réalité. Car elle n’est pas totalement dissociable de bien d’autres préoccupations », a prodigué le représentant commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau de la Cedeao, Moussa Leko, par ailleurs chargé de Programme principal, chef de la Division Forêt de la Commission de la Cedeao.
COLONEL AMSATOU NIANG : « LE SECTEUR FORESTIER DOIT ÊTRE MIEUX VALORISÉ »
Une enquête a touché plusieurs régions du Sénégal. Il s’agit de Thiès, Tambacounda, Kolda, entre autres. Les personnes interrogées s’accordent sur la nécessité de faire un inventaire d’une part et, d’autre part, de mieux démontrer le poids de ces écosystèmes sur l’économie nationale. « Il est ressorti que le secteur forestier doit être mieux valorisé. Les participants pensent que la forêt n’a pas encore toute sa place dans le Pib. Ils demandent qu’il y ait un forum national sur les forêts », a suggéré le colonel Amsatou Niang.
Les autres recommandations sont liées à l’implication des privés, à la formation des forestiers sur les nouveaux concepts comme l’économie verte, la résilience, etc.
I. SANE/lesoleill.sn

24/08/2017

DAKAR EST SALE

Sachets et gobelets en plastique défigurent les différentes artères de Dakar

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Nous achetons du café ou de l’eau à chaque coin de rue et laissons parfois des traces qui en disent long sur nos habitudes de consommation. Aux arrêts de bus, marchés et autres lieux de grande fréquentation, les sachets et gobelets en plastique plantent souvent un décor inquiétant.
« Aywa ndox, aywa ndox, bu sedd, wala bu am galass » (De l’eau, de l’eau, fraîche ou congelée), lance Aïssatou Ndoye, jeune vendeuse d’eau. Nous sommes sur la route nationale N°1, à hauteur de Rufisque. Comme elle, plusieurs jeunes filles et garçons s’adonnent à cette activité pendant les vacances. En cette période de forte chaleur, nous avons constamment besoin de nous désaltérer. Alors, nous buvons à chaque instant que nous en sentons le besoin. Et cela fait l’affaire des vendeurs d’eau. « Cela marche. On ne se plaint pas. Avec la chaleur, les clients achètent beaucoup pour se désaltérer. Je peux gagner jusqu’à 2500 FCfa par jour », laisse entendre Ndèye Fatou.
Il est vrai que les nutritionnistes s’accordent sur le principe que l’homme doit boire en moyenne 1 litre d’eau par jour et 0,5 à 1 litre de plus en saison caniculaire. Seulement, notre organisme nous dicte le réflexe de consommer d’importantes quantités d’eau, mais pas nécessairement celui de surveiller les effets collatéraux de nos modes de consommation. C’est une chose naturelle d’étancher sa soif, ç’en est une autre, plutôt comportementale, de jeter par terre son sachet à eau ou son gobelet à café après usage. Comme vient de le faire Abdourahmane Sow, un jeune mécanicien qui travaille non loin de la gare routière de Rufisque-ouest. Régulièrement, il prend une pause-café pour venir se désaltérer et se changer les idées chez son ami Aliou Diallo, vendeur de café à la poussette qui tient boutique à l’arrêt de bus communément appelé « Djoutibi ».
« Désolé, c’est ce tas d’ordures qui incite à ce réflexe », tente-t-il de s’excuser après ce geste pollueur. En effet, l’endroit présente un décor peu enviable. Sur le trottoir, sachets et gobelets en plastique jonchent le sol. De l’autre côté de la route, même scénario. A ce niveau, la Nationale 1 ne se présente pas non plus sous ses meilleurs draps. Alors qu’il est seulement 10 heures, la météo annonce une longue journée ensoleillée et 30° C.
Au regard du rythme auquel les vendeurs d’eau s’acharnent sur chaque bus qui s’arrête pour laisser descendre ou monter des passagers, on est bien parti pour une « sale journée d’affaires ». Pourtant, les gens sont généralement conscients du fait qu’ils polluent l’environnement en jetant un sachet plastique par exemple. « En fait, je sais que ce n’est pas bien. C’est juste parce que je ne vois pas où jeter mon sachet. Et comme je vois des sachets un peu partout, je ne me suis pas posé trop de questions », explique Abdoulaye Touré, étudiant en informatique. Ici, à « Djoutibi », à part la chaussée, il est difficile de voir un endroit qui ne soit pas pollué par les déchets plastiques.
Absence de collecteurs de déchets
Jusqu’au parking des taxis-clandos, les gobelets en plastique, ainsi que les « Barkelou », « Mouna », « Sarsara », « Teranga », entre autres noms de marque de ces sachets à eau, s’aplatissent sous le poids des piétons et des véhicules, donnant ainsi une scène désolante qui, vraisemblablement, laisse tout le monde indifférent. Le vendeur d’eau ne se préoccupe que des 50 FCfa que lui tend le client pour un sachet d’eau minérale. Idem pour le vendeur de café qui ne pense qu’à son chiffre d’affaires en servant le client contre une pièce de 50 ou 100 FCfa, selon l’envie de celui-ci. Rares sont ceux qui pensent à se munir d’un collecteur de déchets. Chez Aliou Diallo, en tous cas, il n’y en a pas. « J’avais un carton qui me servait de collecteur, mais on me l’a volé », se justifie-t-il. Juste derrière lui, les gobelets vides rebondissent, à la chaîne, sur un amas d’ordures qui se tasse au fur et à mesure que les taxis-clandos passent dessus pour se garer. « Les éboueurs se chargent quotidiennement de nettoyer l’endroit. Demain, vous ne verrez plus ce tas de déchets », ajoute-t-il, l’air sérieux. En attendant le passage des éboueurs, les sachets et gobelets vides atterrissent sur le sol au même rythme que les pièces de monnaie dans l’escarcelle de ces vendeurs d’eau et de café.
Dégradation des déchets plastiques : 400 ans pour disparaître du décor
Les gobelets à café et sachets à eau ont une durée de vie de plus de 400 ans. Leur fabrication nécessite une grande consommation de matières premières, d’énergie et à la clé un impact environnemental considérable en fin de vie.
Les gobelets en plastique utilisés par la plupart des vendeurs de café à la poussette sont en polypropylène, un thermoplastique très prisé pour son côté pratique et léger (5 g à peine). Cependant, il met jusqu’à 400 ans pour se dégrader dans la nature. Une menace sérieuse qui vient s’ajouter au fléau des sachets plastiques que l’Etat compte éradiquer par la mise en circulation prochaine de sachets « oxobiodégradables », c’est-à-dire conçus pour se détériorer sous l’effet de l’environnement.
En attendant cette mesure, le spectacle que les déchets plastiques donnent à voir aux arrêts de bus, marchés et autres endroits fortement fréquentés, devrait pousser les différents acteurs à se soucier davantage de l’environnement et à adopter des comportements et des modes de consommation plus responsables. Une situation que déplore Saliou Seck, 14 ans, vendeur d’eau. Un petit seau rempli de sachets d’eau et porté à l’épaule gauche, ce jeune élève en classe de cinquième au Cem Maurice Guèye de Rufisque pense que « le client soucieux pourrait éviter de polluer l’environnement en gardant simplement le sachet vide jusqu’à ce qu’il voie un collecteur de déchets ».
Et s’il n’en trouve pas au bout de quelques minutes? C’est la question qui pousse Alassane Diop, un quadragénaire originaire de Bargny, qui vient d’acheter un sachet d’eau fraîche, à parler du « premier lanceur ». « Le principal fautif, c’est celui qui, le premier, salit l’endroit. Vous savez, c’est le décor qui détermine tout. Si l’endroit est bien entretenu, sa propreté dissuaderait quiconque serait tenté d’y jeter des déchets. Par contre, s’il est déjà pollué, il incite le consommateur à y déposer son sachet ou son gobelet vide », raisonne-t-il.
Peu importe la pertinence ou non de son argumentaire, la préservation de l’environnement interpelle tout le monde, puisqu’en définitive avec l’effet du temps, ces sachets broyés sous les pieds des piétons et les roues des véhicules perdront de leur couleur en voyant s’effacer leur nom de marque en même temps que la responsabilité individuelle et sonneront, tôt ou tard, l’heure de la mobilisation sociale en faveur d’un sursaut collectif qui se traduit souvent par une « Journée Set Sétal » (grande opération de nettoiement des rues).*
Moussa SONKO/lesoleil.sn

FUMER AU SENEGAL

Bientôt des paquets de cigarettes plus dissuasifs

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Le Sénégal lancera dès le 26 Aout, des paquets de cigarettes avec des images homologuées par l'Organisation Mondiale de la Santé montrant des personnes gravement malades.
Image caption Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
Par cette mesure, le gouvernement sénégalais se targue d'être le précurseur de la lutte contre le tabagisme en Afrique de l'Ouest.
Pourtant le ministère de la santé a pris un an pour mettre en place ces directives de la loi anti-tabac décrété en août 2016.
Pour Awa Marie Coll Seck, ministre de la santé : "C'est un grand pas au Sénégal et le message sera traduit dans toutes les langues nationales"
Le Sénégal est le premier pays d'Afrique de l'Ouest à publier ces images de prévention approuvées par l'Organisation Mondiale de la Santé. Mais il y a encore beaucoup à faire car, les cigarettes s'achètent pour la plupart à l'unité dans les épiceries.
Selon l'OMS, le tabagisme tue 6 millions de personnes chaque année dans le monde.
bbc.com

entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics
interdiction de fumer dans les lieux publics au Sénégal
laviesenegalaise.com

Le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck, a annoncé mardi à Dakar l’entrée en vigueur samedi de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, une perspective coïncidant avec la mise en circulation de nouveaux formats de paquets de cigarettes.
« Les nouveaux formats de paquets de cigarettes ainsi que l’interdiction de fumer dans les lieux publics entreront en vigueur officiellement à partir du 26 août (samedi) », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse.
Awa Marie Coll Seck a présenté, à cette occasion, trois exemplaires des nouveaux formats de paquets de cigarettes. Ceux-ci portent des avertissements sur les dangers du tabagisme ainsi que des images de personnes souffrantes de ces méfaits.
« Ces mesures ont pour principal objectif de sensibiliser et de prévenir les populations contre les méfaits du tabagisme, dans le sens de la protection de la santé publique », a expliqué la ministre de la Santé.
Selon Awa Marie Coll Seck, la ratification, par le Sénégal, de la convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac, en 2005, marque le lancement du processus de transposition de ce traité international dans la législation sénégalaise.
Cette perspective « a abouti à l’adoption de la loi du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac », a-t-elle précisé.
« Nous avons aussi obtenu la signature des arrêtés du 8 décembre 2016 portant sur les inscriptions de mises en garde sanitaires illustrées sur les paquets de cigarettes ainsi que sur la signalisation de l’interdiction de fumer dans les lieux publics », a ajouté la ministre.
Selon Deo Nshimirimana, son représentant au Sénégal, l’OMS « soutient l’État du Sénégal dans sa lutte contre le tabagisme », notamment au sein des jeunes, une catégorie de la population sénégalaise parmi les plus exposées à ce phénomène.
Deo Nshimirimana assistait à la conférence de presse de la ministre de la santé et de l’Action sociale.
APS

21/08/2017

DEJA 73 HABITATIONS DETRUITES

Saint Louis : la mer furieuse emporte plus de 73 foyers

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La mer fait encore des ravages dans la Langue de Barbarie, à Saint Louis. Près de 73 maisons sont emportés par des vagues furieuses hier soir à Nget Ndar. C’est la colère et la désolation dans les quartiers pêcheurs de la Langue de Barbarie. Plus de 100 familles sont présentement dans des abris provisoires ou ont trouvé refuge dans des écoles.
Les vagues d’une rare violence ont envahi la côte durant toute la journée de ce vendredi avant de s’acharner sur le mur de protection pour le faire tomber ainsi que plusieurs maisons et autres abris situés sur la berge.
De Gokhoumbathie à Guet Ndar sans oublier Santhiaba et Sindoné jusqu’à l’hydrobase, les populations pêcheurs sont dans le désarroi et redoutent le pire avec cette mer toute furieuse et houleuse.
Le gouvernement qui n’a toujours pas su se pencher sur la calamité qui sévi depuis belle lurette est indexé par les population dans le désarroi. Pour le moment , c’est la tristesse et la désolation pour ces nombreuses familles sinistrées dont beaucoup sont dans la rue et sont obligées de se réfugier dans des écoles ou tout simplement dormir à la belle étoile en attendant que des solutions soient apportées par rapport à leur situation, a indiqué Sud fm.
senegal7.com
https://www.senegal7.com/saint-louis-mer-furieuse-emporte...

CATASTROPHE ANNONCEE ST LOUIS

Avancée de la mer dans la langue de Barbarie : Le pan du mur de protection s’effondre

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Ce week-end, la mer a encore fait des victimes à Santhiaba dans la région de Saint-Louis, avec comme conséquence le relogement dedizaines de familles. En effet, le mur de protection qui jusque-là permettait aux populations d’avoir du répit s’est affaissé, laissant la mer détruire des maisons. Une situation qui prévaut pratiquement dans la Langue de Barbarie.
Du fait des conséquences désastreuses engendrées par le dernier raz-de-marée qui s’est produit ce week-end dans la capitale du Nord, des dizaines de familles de pêcheurs sinistrées de Santhiaba, Guet-Ndar et de Gokhou-Mbathie se sont retrouvées dans la rue. D’autres, plus pragmatiques et chanceuses, ont pu trouver refuge dans certaines écoles primaires. En effet, à Santhiaba, localité la plus touchée, même certains abris de fortune faits de branches d’arbres et de typha (Barakh en ouolof) dressés sur la plage par les vieux pêcheurs n’ont pas résisté à la furie des vagues. Un pan important du mur de protection de la Langue de Barbarie a finalement cédé sous la pression de cette forte houle qui n’a rien laissé sur son passage.
Ces nombreuses familles sinistrées de Santhiaba ont été réinstallées dans les établissements. Et ces derniers demandent encore aux pouvoirs publics d’accélérer le démarrage des travaux d’installation des brise-lames, sur une partie du littoral entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie. Pour apaiser les sinistrés, les autorités municipales et le chef du service régional de l’environnement El Hadj Boubacar Dia se sont récemment adressés à la presse pour annoncer le démarrage imminent de ces travaux dans un délai de deux mois. Le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, qui a rendu visite aux sinistrés, a annoncé le démarrage des travaux de la digue de protection. Il s’est aussi rendu dans les établissements où sont logés 73 ménages pour s’enquérir de leur situation. Il a d’ailleurs remis à ces derniers des appuis en denrées alimentaires (huile, riz) et des enveloppes de 50 000 francs en attendant le soutien de l’Etat. Pour Mansour Faye, l’Etat va puiser dans le fonds de calamité pour aider les populations de la Langue de Barbarie. Cependant, il précise que des solutions immédiates n’existaient pas pour le moment. Mais « l’Etat est en train d’accélérer les travaux de la digue de protection et déjà la société qui a en charge ce chantier a installé sa base à Saint-Louis », renseigne-t-il. Il a rassuré sur le démarrage des travaux qui est prévu dans quelques jours. Mansour Faye a rappelé que Saint-Louis est menacée avec l’avancée de la mer et c’est ce qui justifie souvent les mesures qui sont prises et dont certaines sont à l’étude afin de doter la ville d’infrastructures structurantes. A l’en croire, une partie du mur de protection qui a été installé depuis le temps des colons a cédé et l’Etat fera le nécessaire pour le réhabiliter. S’agissant des questions de relogement des populations sinistrées, le maire a avoué que les autorités administratives sont en train d’y travailler, afin que les populations quittent les zones critiques et soient amenées dans des lieux plus commodes. Dans trois quartiers de la Langue de Barbarie, plus 210 familles sont attristées par ce phénomène.
A. M. NDAW et Mbagnick KH. DIAGNE/lesoleil.sn

19/08/2017

LES SACS PLASTIQUE

Quel bilan faire de l’application de cette loi ?

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Plus de 5 millions de sachets plastiques circulent chaque jour au Sénégal, selon le gouvernement.
Le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, reconnait que « le bilan est très mitigé, voire mauvais ». Il souligne notamment le fait que les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés jusque-là.
Pour le directeur exécutif de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), Ousmane Sy Ndiaye, l’une des raisons des difficultés dans l’application repose sur le fait que cette loi est incomplète, même s’il estime que la loi en elle-même est nécessaire.
L’ancien ministre de l’Environnement, Ali Haidar, pointe, quant à lui, « un laxisme des autorités ». Il pense qu’il faut « une volonté très forte du gouvernement mais aussi une implication de tous les acteurs et des populations».
Les importations ont-elles baissé ?
Les données obtenues auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) ne montrent pas une baisse des importations des sachets plastiques, même si elles ne donnent pas de détails sur la nature des sachets plastiques importés.
Il reste que les importations de sachets plastiques en 2016 ont connu une hausse par rapport à celle de l’année 2015. Elles sont ainsi passées de 1645 tonnes en 2015 à 2280 tonnes l’année suivante.
Ce qui représente 1,4 milliard francs pour l’année 2015 et 1,7 milliard pour l’année suivante. Pour les six premiers mois de 2017 (de janvier à juin) déjà, 1.170 tonnes ont été importées. Cela a nécessité une enveloppe de plus 827 millions de francs.
Pourtant la loi devait permettre de réguler l’importation des sachets plastiques, puisqu’en principe toute importation de ce produit est soumise à une autorisation préalable du ministère de l’Environnement. Une note de la direction générale des douanes émise en février 2016 désignait un seul point d’entrée pour les sachets plastiques au Port Autonome de Dakar.
Seulement, Boniface Cacheu explique que la principale difficulté face aux importations est qu’aussi bien la douane que le ministère de l’Environnement « n’avaient les instruments adéquats pour effectuer le contrôle de la nature des sachets plastiques qui étaient importés».
« Il est presqu’impossible de contrôler l’épaisseur des sachets à l’œil nu, il faut le faire à l’aide d’une machine qui s’appelle micromètre», précise-t-il.
Ousmane Sy Ndiaye affirme n’avoir jamais eu connaissance d’un importateur de sachets plastiques dont la cargaison a été bloquée par la douane, pour non-conformité du produit. Du moins aucun membre de l’UNACOIS ne s’en est plaint, selon lui.
Conclusion : la loi sur l’interdiction des sachets plastiques n’est pas appliquée
L’Assemblée nationale du Sénégal adoptait une loi portant interdiction de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des sachets plastiques de faible épaisseur, en avril 2015. Une loi entrée en vigueur en janvier 2016. Plus d’un an après, elle a du mal à être appliquée.
D’ailleurs, à en croire le conseiller juridique du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Boniface Cacheu, les textes d’application de la loi n’avaient pas encore été élaborés.
C’est seulement le 10 août 2017 que le Comité de suivi de l’application de cette loi a été mis en place. Boniface Cacheu informe également que les textes d’application viennent d’être élaborés et qu’ils sont dans le circuit pour signature.
Assane Diagne/africacheck.org

18/08/2017

MUTILATIONS GENITALES FEMININES AU SENEGAL

13 % des filles de moins de 15 ans sont excisées

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Les mutilations génitales féminines persistent encore au Sénégal, malgré leur interdiction. Les dernières statistiques révèlent que 13 % des jeunes filles sénégalaises de moins de 15 ans sont victimes d'excision, surtout dans la région de Matam.
L'excision est toujours une réalité au Sénégal. Et ce, malgré son interdiction par la justice et les campagnes de sensibilisation pour son éradication. C'est ce que révèlent les derniers chiffres d'une enquête dont les résultats ont été livrés avant-hier, à Guédiawaye. C'était lors d'une journée de dépistage du cancer du col de l'utérus et de sensibilisation sur la santé de la reproduction, l'excision et les mariages précoces organisée par Youth Women for Action (Ywa).
A en croire la présidente de ce réseau constitué de jeunes filles leaders au niveau national, 13 % des filles de moins de 15 ans sont victimes de mutilations génitales féminines ou excision. Dans les détails, selon Néné Fatoumata Maricou, la région de Matam vient en tête avec 53 %. Elle est suivie de Sédhiou avec 51 %, Kolda 46 %, Tambacounda 42 %, Kédougou 36 %, Ziguinchor 32 % et Saint-Louis 31 %. Les autres régions du pays enregistrent de faibles taux. Il s'agit de Dakar 8 %, Kaffrine 6 %, Fatick 2 % et Louga 2 %. Kaolack, Diourbel et Thiès ferment le peloton avec un pourcentage de 1 %.
Par ailleurs, la présidente d'Ywa a relevé que la pratique de l'excision présente un particularisme ethnique, puisque les Soninkés viennent en tête à hauteur de 38,7 %. Ils sont suivis de près par les Diolas avec 37,5 % et des Mandingues avec 36,25 %. Le taux est à 31,1 % chez les Pulaar et 0,5 % chez les Sérères. Les étrangers vivant au Sénégal sont concernés avec un taux estimé à 22,8 %.
Concernant les mariages précoces, le taux national est de 26 %. Les zones les plus touchées sont Matam, Diourbel, Kolda et Tambacounda.
Face à cette situation, Mme Maricou estime qu'il urge de faire certains redressements. A ce propos, elle a préconisé l'installation d'espaces jeunes pour mieux prendre en charge les questions de cette frange de la population ainsi que des campagnes de sensibilisation. Aussi, de l'avis de la présidente d'Ywa, ces solutions doivent être étendues à l'ensemble du territoire national. ''Les gens pensent que ces pratiques ne se passent que dans les régions, alors que tel n'est pas le cas. Car ce sont les campagnards qui viennent dans les banlieues et/ou dans les capitales régionales, s'y installent et continuent toujours la tradition. C'est une continuité'', a conclu Mme Maricou.
CHEIKH THIAM/sen360.fr

16/08/2017

ORDURES MAL GEREES

Mauvaise gestion de Mbeubeuss : L’Etat du Sénégal perdrait plus de 85 milliards FCFA par an

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Située dans la grande banlieue dakaroise, la décharge de Mbeubeuss ferait perdre plus de 85 milliards de francs CFA. Et pour cause, la mauvaise gestion de ce site.
Ainsi, la problématique des déchets dans le cadre du projet phare du Plan Sénégal émergent, sur lequel mise les autorités pour permettre au pays d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Une perspective qui a fait l’objet de plusieurs conseils des ministres, informe le Quotidien.
Il s’agira de mettre en place un cadre de contractualisation avec des partenaires afin de parvenir à impulser une valorisation énergétique , agronomique mais aussi de production de combustibles, selon Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg).
De son avis, la mise en œuvre de ces solutions alternatives permettra de « régler un problème qui a duré 50 ans et qui est une préoccupation majeure des populations de la banlieue dakaroise ».
xalimasn.com

15/08/2017

LA HONTE DU SENEGAL (7)

Talibés : les enfants mendiants du Sénégal, de l'or pour les marabouts

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En Afrique de l’ouest, la tradition d’envoyer au moins les enfants à l'école coranique s’est transformée en commerce.
On les repère dans les rues de Dakar ou de Saint-Louis à leurs grands yeux hagards et à leurs gamelles de plastique pendues autour du cou. Qu’on soit "toubab" ou noir, qu’on termine un yassa sur le bord de la route ou qu’on attende dans la carlingue miteuse d’un taxi-brousse, impossible de ne pas voir les talibés, ces élèves d’écoles coraniques que leurs maîtres obligent souvent à mendier. Ils sont là, se précipitent sur les assiettes métalliques des restaurants de rue une fois le client rassasié ou glissent leurs minuscules mains sales et apeurées par la fenêtre des voitures.
Leurs joues dévorées par la faim, leur peau d'ébène grisée par la pollution, leurs petits corps noyés dans un vieux maillot de football de contrefaçon ou un tee-shirt trop grand, ils mendient. D’abord on s’attendrit. Puis, à force de se déchirer le cœur à chaque croisement de rue, on finit par les ignorer, comme tout le monde, et leurs silhouettes maigres se transforment en faibles fantômes dont le nom est tabou.
Sur les bancs de la misère
"Pour sauver les talibés, l’Etat prévoit amendes et peines de prison pour ceux mettant leurs enfants dans la rue", tweetait Macky Sall, l’actuel président du Sénégal, le 1er juillet 2016, avant de lancer le plan "retrait des enfants des rues". Juillet 2017, un an après, Human Rights Watch publie un rapport qui en dresse le bilan. Précis, fondé sur une série d’entretiens avec 43 talibés dans 5 refuges pour enfants et 17 écoles coraniques différentes, il nous rappelle avec violence les conditions de vies de ces jeunes talibés (de l’arabe talib, "étudiant"), envoyés par leurs parents à des marabouts (l'équivalent local des imams) pour apprendre le Coran et faire honneur au clan. C’est la tradition du "confiage", celle d’envoyer un enfant par fratrie dans une daara, une école coranique, dès l'âge de cinq ans.
Toutes les écoles coraniques ne forcent pas leurs élèves à la mendicité. Mais dans un précédent rapport paru en 2010, Human Rights Watch estimait déjà à 50.000 le nombre de ces jeunes enfants, essentiellement des garçons, "forcés par leurs maîtres coraniques à mendier chaque jour leur quota d’argent, de riz ou de sucre". Car une fois leur enfant placé entre les mains des marabouts, ces derniers les emmènent parfois à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux. Et les parents n’ont alors que très peu de contrôle sur le sort de leur progéniture.
Enfermés, entassés dans des logements insalubres, mal nourris, battus ou enchaînés, violés parfois, les talibés sont transformés en de lucratifs esclaves. Réfugié dans un centre pour enfants de Dakar, un ancien talibé de 18 ans décrit à Human Rights Watch les conditions de son emprisonnement :
"Dans mon daara de Diourbel, j’ai été emprisonné pendant deux ans dans une 'cellule' parce que je ne voulais pas apprendre. Je faisais tout dans cette pièce : manger, aller aux toilettes… Il y avait beaucoup d’autres talibés avec moi dans la pièce, qui avaient refusé d’apprendre eux aussi, ou tenté de fuir. Nos jambes étaient attachées avec des chaînes, même celles des plus jeunes [...]. Ceux qui essayaient de fuir étaient punis, battus."
Depuis l'engagement du président Macky Sall, deux d’entre eux sont morts à la suite de sévices. Malgré une balbutiante prise de conscience, le système est difficile à changer tant les profits générés sont gargantuesques.
Un système économiquement florissant
En 2015 déjà, Ismaïl Ndiaye, imam de la mosquée Cheikh Anta Diop à Dakar et membre de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, affirmait à une télévision locale que "retirer tous les mendiants des rues, c’est couper la source de revenus de 30% des familles sénégalaises". Soit plusieurs millions de personnes. Pour assurer leur approvisionnement en main d’œuvre et fidéliser les parents, certains marabouts se seraient mis à leur reverser des pensions. Gagnant jusqu’à 2 millions de francs CFA par mois (environ 3.000 euros), les marabouts qui exigent de chaque enfant un rendement quotidien se multiplient.
Dans le rapport d’Human Rights Watch, un talibé de Saloum, âgé de huit ou neuf ans, raconte ses deux années passées dans une daara :
"Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout demandait 400 francs CFA par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA, pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. Il nous frappait avec une ardoise cassée en deux [l’ardoise en bois utilisée pour écrire les versets du Coran, NDLR]."
Et certains marabouts "possèdent" plusieurs centaines d'enfants.
Initialement destiné à des fins religieuses, ce système se serait ainsi professionnalisé jusqu’à perdre dans certains cas toute vertu éducative ou religieuse. A Dakar Plateau, près du palais présidentiel, le gardien de nuit d’une banque occidentale rencontré en mars 2017, affirme que le problème est moins dû à la gloutonnerie des marabouts qu’à la misère des talibés. De son point d’observation de choix sur la misère de la rue, il décrit ce qu'il a vu :
"A l’été 2016, l’Etat est venu avec des bus pour rafler les mendiants. Il a arrêté plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville. Mais lorsqu’on les libère, ils n’ont rien d’autre à faire, ils reprennent la mendicité. Tant que l’Etat n’organisera pas l’assistance publique, son combat contre l’exploitation des talibés sera perdu."
Un programme qui ne va pas assez loin
L'Etat a tout de même redoublé ses efforts. En 2005, une loi qui interdisait la mendicité forcée et la traite des êtres humains avait déjà été votée, mais sans succès. En juin 2016, à la suite de l’engagement fanfaronnant de Macky Sall, le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance, lançait un programme intitulé "retrait des enfants de la rue" pour appliquer cette loi. Entre juin 2016 et mars 2017, 60 opérations de rues ont été menées par la police et les travailleurs sociaux dans les rues de Dakar. 1.547 enfants ont été officiellement retirés des rues, recueillis et placés dans des centres d’accueil, pour être ensuite restitués à leurs parents.
Mais comme souvent, les chiffres masquent une réalité qu’on préfère taire. "Le programme de retrait ne permet pas de protéger les droits des enfants ni de rendre justice aux victimes", titre ainsi le chapitre 2 du rapport. Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, abonde :
"Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence."
Faiblesse des investissements (141 millions de francs CFA au lieu des 14 milliards promis), mauvaise communication publique, absence de coordination entre les ministères et les acteurs de terrain locaux : le programme "retrait" ne semble être qu’une opération de communication.
Corinne Dufka détaille : "Pour s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites." Mais l’Etat, malgré ses promesses, demeure frileux à condamner les marabouts, que la tradition et le tissu social entourent toujours d’un halo d’inviolabilité. Aucun de ceux qui ont été surpris à exploiter des talibés n’a été arrêté. Pire : sur les 1.456 enfants que le gouvernement a déclaré avoir "retournés" à leurs familles, 1.006 ont même été renvoyés à leurs maîtres coraniques sans enquête sur ces derniers ou sur les conditions de vie de leurs daara. Et près de 85 marabouts auraient même reçu de l’argent ou des fournitures de la part du ministère de la Famille lorsqu’ils sont venus récupérer leur main-d’œuvre illicite.
L’échec est criant : 37 des 43 enfants talibés interrogés par HRW ont avoué avoir été forcés à mendier ou ont été surpris à le faire. "En juin et en juillet 2016, il y avait moins d'enfants dans les rues," concède Etienne Dieng, le gestionnaire d’un des trois centres d’accueil pour talibés sortis de la rue. "Mais quand les maîtres ont vu qu'il n'y aurait pas de sanctions, ils se sont mis à renvoyer les enfants dans les rues." Et le trafic est d’autant plus difficile à contrôler qu’il concerne toute l’Afrique de l’ouest.
De la chair à canon pour Al-Qaida
Selon les chiffres fournis par le ministère de la Famille au journal "Senego", seuls 829 des 1.374 enfants identifiés par la police dans le cadre du plan "retrait", entre juin 2016 et février 2017, sont sénégalais. Les autres sont "importés" des pays voisins : Guinée-Bissau (355) ou Mali (103) et dans une moindre mesure Gambie ou de Guinée. A l’inverse, des Sénégalais sont envoyés dans d’autres pays, au gré du marché. Dans les pays en guerre, le problème se pose alors avec d’autant plus d’acuité que les étudiants, privés de débouchés après leur éducation religieuse, sont souvent enrôlés dans les groupes de combattants.
C’est ce qu’affirme un proche de l’imam de Djenné, au Mali, qui propose aux rares toubabs de passage de leur faire visiter la ville. Dans cette cité millénaire, connue pour sa somptueuse mosquée et réputée pour ses daara, les enfants viennent de tous les pays d’Afrique de l’ouest. Selon le guide, rencontré en avril 2017, beaucoup de ces enfants "ne peuvent rien faire après la daara. Ils connaissent bien le Coran, certes, et lisent l’arabe, mais ils n’ont aucune compétence demandée sur le marché du travail. Un nombre infime parviendra à devenir grand-talibé [assistant du marabout NDLR] puis marabout". Et pour les autres ?
"Que voulez-vous qu’ils fassent ? Inadaptés, ils chercheront du travail, traîneront en bandes, et seront de la chair à canon pour Al-Qaida."
Emile Boutelier - Lobs- tempsreel.nouvelobs.com - Webnews

12/08/2017

RECRUDESCENCE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE

PLUS 282 MORTS EN MOINS DE HUIT MOIS

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Depuis le début de l’année 2017, plusieurs dizaines voire centaine de personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation au Sénégal. Au total, plus de 272 individus sont morts dans des accidents de la route en six mois (de janvier à juin). Pis, après une sorte d’accalmie notée suite à l’effectivité des 10 mesures du Conseil interministériel de mars dernier, le fléau semble reprendre. Rien qu’après les élections législatives du 30 juillet, plus de 10 Sénégalais ont perdu la vie sur les routes nationales, portant à plus de 282, le nombre de victimes. Suffisant pour que le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, annonce la reprise des opérations coup de poing. Il signale qu’elles ont été allégées pour les besoins de la campagne électorale.
ROUTES NATIOANLES N°1 ET 2 : Plus d’une dizaine de victimes en quelques jours
Plusieurs morts ont été enregistrés sur les routes du Sénégal ces derniers jours. Depuis la fin des élections législatives, de nombreux accidents ont coûté la vie à beaucoup d’individus sur les routes nationales. En atteste, le 1er août, un accident qui a eu lieu à Gathié, un petit village dans la région de Kaffrine, a fait 5 morts, tous des étudiants ressortissants de Sédhiou. Ils avaient quitté les campus universitaires pour aller voter dans leur localité d’origine. Sur le chemin du retour, le chauffeur du bus (qui les transportait) qui tentait de doubler un camion citerne n’a pu réussir sa manœuvre. Le même jour, deux vies ont été emportées à Mbour. Des maçons, après une journée de travail, sont morts sur le chemin de retour. Ils ont été percutés par un camion transportant du sable.
Quelques jours plus tôt, 4 personnes ont trouvé la mort et 49 autres blessées dans un accident de la circulation, à hauteur de Keur Babou, un village du département de Mbirkilane, dans la région de Kaffrine. Un car de transport en commun s’est renversé après avoir dérapé. Le bus qui venait de Dakar, ralliait le village de Mandiguane, dans le département de Bignona. Il transportait des passagers en partance pour les besoins de la cérémonie traditionnelle d’initiation appelée «bukut», en Diola.
Avant-hier, mardi 8 août, un autre accident survenu à Ndoucoura, village située entre Ngaye Mékhé et Pire, dans la région de Thiès, a fait 3 morts et 38 blessés. Un bus qui avait quitté Ngaye Mékhé pour se rendre à Dakar, a perdu un de ses pneus en essayant de doubler un autre bus. Il s’agit d’une élève en classe de terminale et soutien de famille qui vendait des chaussures communément appelées «dalla Ngaye», de l’un des apprentis qui a sauté du bus suite à l’éclatement du pneu et d’un passager.
CHEIKHOU OUMAR GAYE, DIRECTEUR DES TRANSPORTS ROUTIERS : «Reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing»
Le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, interrogé hier, mercredi 9 août, sur la recrudescence des accidents ces derniers jours, a annoncé que les opérations coup de poing, une des 9 mesures prises lors du Conseil interministériel sur les accidents tenu en mars dernier, seront reprises. «Pour le trimestre en cours, de juillet à maintenant, ces derniers jours ou après les élections, on a noté des accidents à des intervalles vraiment très réduits. Les mesures qui étaient prises sur le durcissement des points de contrôle au niveau de la visite technique restent toujours de mise. Au niveau de la délivrance des permis aussi, la tolérance zéro demandée par le chef de l’Etat est toujours appliquée. Tous les points concernant les 10 mesures sont toujours appliqués».
Selon Cheikhou Oumar Gaye, le contrôle sur les routes était allégé à cause de la campagne électorale. «On va reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing. Il y avait un ralenti avec la campagne pour ne pas gêner les différentes parties en compétition. Maintenant, on va redéployer tous les moyens pour lutter contre les accidents», a-t-il dit. La rigueur sur les route est nécessaire car, estime le directeur des Transports routiers, une amélioration a été ressentie après le Conseil interministériel du mois de mars instaurant les 10 mesures. «Nous avons senti une amélioration parce que le premier trimestre de l’année 2017, nous avions enregistré 186 décès en janvier, février et mars. Après le Conseil ministériel de février, avec la prise des 10 mesures au mois de mars, on a senti une nette amélioration au second trimestre, c’est-à-dire entre avril, mai et juin où on a enregistré 86 décès. On a réduit donc, presque plus de la moitié du nombre de décès connu au du premier trimestre».
LES PERMIS A POINT EN PHASE D’APPROBATION
L’autre mesure phare pour circonscrire le mal des accidents de la circulation, le projet d’instauration des permis à point et la numérisation des titres de transports est en phase d’approbation au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a soutenu le directeur des Transports routiers. «Le permis à point entre dans le projet de numérisation et de sécurisation des transports. Et le programme est, en ce moment, en cours. Le contrat est déjà signé, il reste au ministère des Finance de valider l’approbation», a-t-il expliqué.
Lutter contre les accidents, c’est aussi avoir des routes praticables. «La solution durable, sur le plan international, c’est d’investir pour des aménagements routiers à deux voies, surtout sur les corridors routiers, par exemple Dakar-Bamako. Et, concernant les routes nationales, en zone d’agglomération comme à Dakar, il y avait déjà un arrêté du gouverneur sur la circulation de gros transporteurs. Alors, il ne reste plus qu’à l’appliquer pour permettre aux acteurs économiques et aux citoyens de circuler en toute sécurité», a-t-il jugé.
ASSAINISSEMENT
Le privé cherche à s’impliquer dans le secteur
Les acteurs du privé intervenant dans le domaine de l’assainissement dont le directeur général de Delvic sanitation initiative, Bécaye Sidy Diop, comptent mettre en synergie leurs efforts pour acquérir un omniprocessor. Cette machine utilisée dans le domaine de l’assainissement permettra à partir des boues de vidange de produire de l’électricité, de l’eau distillée et des cendres qui peuvent être utilisés dans l’agriculture. La présidente de Janicki Bioenergy, Sara Van Tassel, trouve que l’acquisition de cette machine pourra permettre au secteur de l’assainissement d’être beaucoup plus rentable. «Notre vision est que cette machine peut amener l’assainissement à être beaucoup rentable avec la création de sous produit de l’assainissement.» Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a quant à lui, fait état du soutien de sa structure pour appuyer l’engagement des privés dans le secteur de l’assainissement.
Fatou NDIAYE et Amassaïde SEN/sudquotidien.sn

11/08/2017

DES YEUX POUR APPRENDRE

YPA distribue des yeux à Nianing et Mbour

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YPA est une association humanitaire qui intervient dans les zones de Nianing et Mbour. Depuis 2015, ses bénévoles s’activent dans la sensibilisation des écoles : enfants et corps enseignant de cette région de la Petite Côte sénégalaise sur le « bien voir » et la réussite scolaire. Aussi ces grands cœurs procèdent-ils au dépistage visuel pour déterminer les réfractions et à l’occasion, équiper ces enfants de lunettes. « Tout est parti d’une visite à l’école de Niangal où un opticien s’est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes…cet état de fait a conduit à la réflexion suivante : soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d’avoir une excellente vue…soit qu’aucun examen n’est effectué auprès des jeunes et des élèves. Très rapidement est donc créée l’association par le biais d’un petit groupe d’amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l’an, visiter les écoles de la petite côte », a déclaré Frédérique Therain, l’une des initiatrices de ce projet.
Comme actions : YPA a, depuis 2015, effectué 13500 pré dépistages d’élèves dont des centaines au Sacré Cœur et Koor Jockel, et distribué 530 lunettes dont le coût varie entre 15 et 300€ la paire.
http://www.nianinginfos.com/social-ypa-distribue-des-yeux...
nianinginfos.com

10/08/2017

L'ENERGIE SOLAIRE ENFIN

La révolution du solaire au Sénégal

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Le Sénégal transforme sa politique énergétique et se tourne vers les énergies renouvelables.
Trois centrales solaires ont été mises en service dans les 10 derniers mois.
Deux autres sont prévues pour la fin de l'année. De quoi booster la production énergétique du pays.
Mais les zones rurales tardent encore à en bénéficier.
C'est un champ immense - l'équivalent d'une soixantaine de terrains de football.
A Santhiou Mekhe, à environ 130 km de la capitale sénégalaise, 92 milles panneaux solaires sont sortis de terre.
Inaugurée en juin dernier en présence du président Macky Sall, la centrale de Santhiou Mekhe est la troisième construite dans le pays en moins d'un an, et la plus grande en activité en Afrique de l'Ouest.
Des investisseurs privés et l'agence française pour le développement ont uni leurs forces avec les autorités sénégalaises pour financer et construire cette centrale à travers une société de projet - Senergy PVSA.
Image caption Avec 65% de taux d'électrification au niveau national, et seulement 33% dans les campagnes, l'électrification rurale est un enjeu majeur pour le pays.
"Senergy PVSA a signé avec la Senelec un contrat d'achat d'énergie qui porte sur 25 ans, en passant par la construction de la centrale solaire photovoltaïque de Santhiou Mekhe. Elle est aujourd'hui construite et mise en service depuis le 1er août 2017", détaille Emmanuel Oloa, chargé de projet pour la compagnie Engie Solaire direct, qui a construit la centrale.
D'après lui, le succès du projet vient du fait que les populations locales ont été impliquées dès la première heure. Un comité de suivi a été mis en place réunissant constructeurs, investisseurs et représentants locaux pour répondre à toute éventuelle difficulté, et mettre en place des projets sociaux.
Le chantier de construction qui a duré 12 mois, a permis la création de 150 emplois locaux.
Maintenant que la centrale est opérationnelle, beaucoup espèrent qu'elle permettra à la fois l électrification des villages alentour et la baisse du prix du courant.
"Un effort important a été fait durant cette année, avec une baisse de 10% du prix de l'électricité", révèle Ibrahima Niane, directeur de l'électricité au ministère de l'énergie sénégalais. Et d'après lui, ce n'est que le début.
"Dans le cadre du développement du mix énergétique, avec les centrales solaires qu'on est en train de réaliser, et les centrales éoliennes et au gaz qui vont venir, il y aura certainement une autre baisse du prix de l'électricité, poursuit-il. C'est une demande nationale, et ça permettrait aussi d'augmenter la compétitivité de l'économie sénégalaise.
Laissés-pour-compte
Pour l'électrification rurale, en revanche, il reste beaucoup à faire. Exemple à Sinkane, à moins de 2 km de la centrale de Santhiou Mekhe. Là-bas, pas d'électricité. Juste un poteau électrique qui traverse le village depuis plus de 50 ans.
"Le problème, c'est que les gens pensent que le Sénégal s'arrête à Dakar", s'emporte Idrissa Kane le chef du village. "Dans les zones rurales, il n'y a rien. On est les laissés-pour-compte. On est comme des moutons. Et même les moutons, leur propriétaire en prend soin et les nourrit. Mais nous, les ruraux, à chaque fois qu'il y a un partage, nous sommes oubliés." *
Sur les 600 habitants de Sinkane, outre le chef de village, 7 ménages ont du courant - Des foyers tirés au sort pour bénéficier des quelques kits solaires installés gratuitement par la compagnie privée qui a construit la centrale.
De fait, une nouvelle centrale solaire n'implique donc pas automatiquement l'électrification des localités avoisinantes. L'énergie produite par les centrales solaires doit passer par le réseau de la Senelec, la compagnie sénégalaise d'électricité. C'est à la Senelec, et à l'agence nationale pour l'électrification rurale de construire les infrastructures, de gérer le transport de l'électricite et de raccorder les ménages au réseau.
"On produit, on transporte, puis on distribue. La zone de production peut être complètement différente de la zone de consommation", confirme le directeur de l'électricité au ministère de l'énergie.
Et d'ajouter : "Là où il y a une centrale solaire et des localités à côté, on fera le maximum pour que ces localités aient l'électricité dans les meilleurs délais. Ces populations constituent des priorités pour nous, c'est très important. Les dispositions sont en train d'etre prises", assure-t-il.
Avec 65% de taux d'électrification au niveau national, et seulement 33% dans les campagnes, l'électrification rurale est un enjeu majeur pour le pays.
Les autorités ont promis deux autres centrales solaires et un parc éolien d'ici à la fin de l'année. Beaucoup espèrent que ce sera un pas de plus vers une énergie plus propre et moins chère, pour tous.
BBC.com

03/08/2017

LA NON PREVENTION ROUTIERE ASSASSINE LES SENEGALAIS

Un camion de sable tue deux maçons à Saly

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C’est l’émoi et la consternation dans la petite côte. A Saly Portudal, un accident a fait deux morts. Ce drame s’est produit au carrefour, près du musée Kelkhom et de la gendarmerie. Le camion de sable roulait à vive allure selon les témoignages. Il a heurté violemment deux maçons qui étaient sur le trottoir et blessé un autre.
Ils attendaient un taxi pour rentrer chez eux après la descente.
Le chauffeur a pris la fuite mais les deux apprentis sont aux arrêts. Les corps ont été acheminés à l’hôpital de Mbour, l’un est reconnu l’autre n’avait pas pièce d’identité.
Un témoin toujours raconte les faits en constatant une fois encore l'inertie de l'état à rendre beaucoup plus sévère la prévention routière.
"Enième accident ce la circulation. Mais ce soir à Saly devant la Gendarmerie, devant des gendarmes en faction qui ne font que des contrôles d'identité ou de conformité automobile. Qui ne verbalisent pas les infractions gravissimes au code la route. Résultat encore deux morts et des blessés par un camion fou, par un chauffeur non formé, et ignorant tout code de la route.
Les chauffards sont légion. Ils tuent et se tuent sur les routes sénégalaises pendant que les gendarmes jouent avec leur portable ou rackettent à la petite semaine les automobilistes.
Il est d'une absolue nécessité de contrôler l'aptitude à la conduite des conducteurs de toute sorte! Contrôle des connaissances routières du propriétaire lors d'un vrai contrôle technique. Le problème de fond est là pas uniquement l'indiscipline routière ni l'état des véhicules."
Hier encore: trois étudiants tués et plus de 30 blessés à Kaolack...
Voici ce qu'écrivait l'APS voici encore quelques mois:
La Nouvelle prévention routière insiste sur la sensibilisation pour une meilleure sécurité routière
La direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (NPRS) dit miser sur l’information et la sensibilisation pour davantage prévenir les accidents de la circulation qui "causent énormément de pertes en vies humaines" sur les routes sénégalaises.
"Nous nous positionnons en amont mais il y a d’autres actions qui seront menées par l’Etat du Sénégal, parce que la sécurité routière relève de la responsabilité de l’Etat", a déclaré son directeur.
Matar Faye s’exprimait lors d’un "Road Show" organisé vendredi à Mbour, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de proximité en relation avec la quinzième édition de la Semaine nationale de la prévention routière dont le thème est axé sur "Femme et sécurité routière".
Dans ce cadre, la Nouvelle prévention routière du Sénégal et le bataillon train de l’armée sénégalaise ont choisi les gares routières pour aller à la rencontre des chauffeurs de transport en commun qui, selon Matar Faye, "font beaucoup plus d’accidents du fait qu’ils travaillent énormément du matin jusque tard dans la soirée, sans repos, avec tous les dangers que cela comporte".
"On a constaté qu’il y a moins de déclarations de sinistres auprès des compagnies d’assurance concernant les femmes et de nombreuses études montrent que les hommes sont beaucoup plus enclins à faire des erreurs sur la route que les femmes’’, a fait valoir M. Faye.
S’y ajoute selon lui que "les accidents sont beaucoup plus nombreux chez les hommes que chez les femmes", d’où le choix porté sur ce thème.
Il y a aussi que certains chauffeurs constituent "une cible très vulnérable, parce que travaillant dans des conditions exécrables", sans compter qu’ils ignorent des règles de base dont celle qui stipule qu’un conducteur, après deux heures de voyage, doit "observer une pause de 15 minutes".
"Notre ambition, notre volonté, c’est d’aller vers les acteurs dans les gares routières et de leur proposer des formations" consistant en "une révision des règles de circulation" et portant sur des questions de sécurité et de prévention routière leur permettant notamment de "savoir comment faire pour éviter les accidents de la circulation", a indiqué Matar Faye.
Il rappelle que le tronçon Dakar-Tambacounda est "le plus accidentogène au Sénégal", du fait de son caractère international. Cet axe relie le Sénégal à plusieurs autres pays de la sous-région ouest-africaine.
Le directeur de la Nouvelle prévention routière du Sénégal propose la redéfinition des déplacements sur ce corridor, ajoutée à des stratégies visant plus de fermeté.
Si l’on en croit Matar Faye, "ce qui manque pour établir la sécurité sur nos routes, c’est la fermeté. Il faut que force reste à la loi
et qu’on sache sanctionner".
"Malheureusement, la sanction est considérée, pour beaucoup, comme étant un outil utilisé à des fins punitives, alors qu’elle peut bel et bien être utilisée à des fins éducatives, curatives et préventives", a-t-il souligné.
De même, la sanction peut chercher à "corriger des fautes et à éradiquer des erreurs que les gens ont l’habitude de commettre", a-t-il relevé.
Chaque jour, ces bonnes résolutions non suivies d'actes tue!
BRB

31/07/2017

MALTRAITANCE D'ENFANTS

Prise en charge des enfants victimes de maltraitance, World Vision outille les OPJ

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Des officiers de police judiciaire (OPJ) ont terminé, vendredi à Dakar, une session de renforcement de capacités dans la prise en charge de l’audition des enfants mineurs victimes de maltraitance, a constaté KOACI sur place.
Ce séminaire organisé par World vision Rechercher World vision Sénégalais en collaboration avec le centre de guidance infantile et familiale (CEGID), et qui a duré cinq jours a été axé sur le thème : ’’Les enfants mineurs victimes de maltraitance et abus sexuel’’.
Selon le directeur national de World vision, le Dr Andrew Catford Rechercher Dr Andrew Catford , « ces formations contribuent à coup sûr à donner une place importante à l’enfant victime tout le long de sa réhabilitation », a indiqué M. Catford qui a salué la détermination des forces de défense et de sécurité qui ont participé à cette formation
Formateur lors de cette session de renforcement de capacités, le directeur du centre de guidance infantile et familiale ( CEGID ), le Pr Sérigne Mor Mbaye Rechercher Pr Sérigne Mor Mbaye a soutenu que ’’la formation a porté sur le renforcement des capacités des OPJ qui ont en charge de conduire l’audition des enfants mineurs, victimes de violence sexuelle, physique ou de maltraitance’’.
Poursuivant, le Pr Mbaye a indiqué que cette formation a permis d’amener les 20 officiers et agents de police judiciaire à comprendre quels sont les facteurs de risque d’abus sexuel et maltraitance au Sénégal ainsi que les conséquences médicales, psychologiques et psychosociales dans la vie de l’enfant.
’’Nous leur avons appris comment conduire une audition, comment accueillir un enfant dans un poste de police ou de gendarmerie et comment parvenir à recueillir sa parole’’, a-t-il expliqué.
avant d’ajouter qu’il a bon espoir que du point de vue de l’offre juridique, ’’ces personnels contribueront largement à une prise en charge de qualité pour les victimes’’.
Pour sa part souligné le chef d’escadron et commandant de cours de formation à l’école des officiers de la gendarmerie nationale, Cheikh Diouf Rechercher Cheikh Diouf a déclaré qu’« avec ces outils, les séminaristes gagneront des pratiques d’expérience sur le professionnalisme en faveur des populations vulnérables’’.
Sidy Djimby Ndao, Dakar/Kaoci

28/07/2017

LA HONTE DU SENEGL ((5)

Le combat sans fin pour arracher les enfants du Sénégal à la mendicité

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Sébiles de fortune sous le bras, morceaux de pain dans la main, trois "talibés", des enfants pensionnaires d'écoles coraniques, quémandent l'aumône à Guédiawaye, une banlieue de Dakar, alors que l'horloge n'affiche même pas 08H00 du matin.
"Ils sont là depuis 06H00, juste après la première prière" musulmane de la journée, assure Mouhamed, assistant médical à Yakaaru Guneye - "L'espoir des enfants" en wolof, langue la plus parlée du pays -, un des principaux centres d'accueil et d'hébergement d'urgence pour enfants du Sénégal.
Il y a un an, les autorités, avec l'appui d'organisations non gouvernementales, lançaient une opération baptisée "retrait des enfants de la rue" pour endiguer un phénomène accentué par l'exode rural.
Ce matin, comme il le fait trois fois par semaine, Mouhamed arpente avec Kelly, un travailleur social, Guédiawaye et Pikine, une banlieue voisine, afin de sensibiliser les talibés aux dangers de la rue.
"L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.
Dans ce pays dominé par l'islam confrérique, il est courant pour les parents d'envoyer leurs enfants dès leur plus jeune âge étudier dans des "daaras", des écoles coraniques, sous la direction d'un marabout.
Mais beaucoup de talibés passent le plus clair de leur temps dans les rues, à mendier un quota d'argent, sous peine de brimades physiques ou psychologiques de leur maître.
"L'Etat est conscient de ce qu'il se passe. Mais il n'ira pas dire qu'il faut arrêter ça, il appellera seulement à la +modernisation des daaras+", soutient Kelly, sans cesser de chercher du regard des groupes de talibés à aborder.
Dans les neuf mois qui ont suivi le lancement de l'opération, près de 1.550 enfants mendiants, dont 1.089 talibés, ont pourtant été recueillis par des centres, mais depuis, plus d'un millier de talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres, selon un rapport publié le 11 juillet par des ONG, dont Human Rights Watch (HRW).
Agir à la source
"C'était très difficile pour nous. On a dépassé notre capacité d'accueil en récupérant plus de 150 enfants", se souvient Seydina, éducateur spécialisé du centre Yakaaru Guneye. Pour lui, l'Etat ne s'était pas préparé et ce ramassage d'urgence aurait dû bénéficier d'un accompagnement.
Comme les acteurs de terrain, les ONG soulignent les insuffisances de l'opération, faute notamment de sanctions dissuasives, et réclament une répression des maîtres impliqués dans la mendicité forcée.
Elles demandent aux députés qui seront élus lors des législatives du 30 juillet "d'accélérer l'adoption du projet de loi portant statut des daaras", datant de 2013, déposé peu après l'incendie meurtrier d'une école coranique de Dakar, et toujours pas adopté par l'Assemblée sortante.
Actuellement, Yakaaru Guneye accueille 33 enfants, mais le nombre varie quotidiennement, précise Seydina, qui vient de conclure une médiation sur place entre un talibé d'à peine 10 ans et son maître coranique, reparti avec le garçon.
"Le maître a été très réceptif. Il est d'accord pour renvoyer l'enfant dans sa famille, dans la région de Casamance" (sud), résume l'éducateur. "Mais si le maître ne respecte pas ce qui a été dit, l'enfant peut fuguer à nouveau et nous revenir", déplore-t-il.
A 10 minutes de bus du centre d'accueil, un groupe d'enfants tape la balle sur un terrain vague de sable fin, sous un soleil de plomb.
"Ils aiment vraiment cette activité. Quand ils ont fait une bêtise dans la semaine, la punition c'est de ne pas aller au foot", lance entre deux encouragements leur animateur, Isboulah. Selon lui, cette activité leur permet de "s'exprimer" et de développer "un esprit d'équipe".
Pendant ce temps, au centre, les plus petits suivent un cours d'alphabétisation. A l'étage, d'autres écoutent attentivement le conte narré par une éducatrice en français puis en wolof.
"Le sens du partage, la solidarité, est un message que l'on transmet aux enfants. C'est un outil qui permet d'éduquer et de distinguer les types de personnalités", affirme Seydina, qui confie que ces moments-là permettent aussi de "récolter des informations sur l'enfant afin de retrouver sa famille".
Marie ZINCK /APS/TV5monde.com

26/07/2017

MALNUTRITION EN BAISSE

Rapport 2017 de l’Ifpri : Le Sénégal a réduit de 50% son niveau de malnutrition

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Le rapport 2017 de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) révèle une nette progression des États de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre la malnutrition, la pauvreté et la faim. Le même rapport indique que le Sénégal a réduit de 50% son niveau de malnutrition.
L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) a rendu public, depuis hier, son rapport 2017 sur les politiques alimentaires. Il ressort de ce rapport que l’Afrique a fait des progrès importants en réduction de la pauvreté et de la malnutrition. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal et le Ghana sont les deux pays qui ont fait plus de progrès dans la lutte contre la malnutrition. D’après le directeur Afrique de l’Ifpri, Ousmane Badiane, ces deux pays (le Sénégal et le Ghana) ont réduit de 50% leur niveau de malnutrition. D’autres pays, dit-il, ont aussi fait des « efforts notoires » en réduisant de 25 à 40% la malnutrition. Pour mettre fin à cette malnutrition qui reste toujours élevée en Afrique, Ousmane Badiane invite les gouvernements des États africains à « accentuer les efforts sur ce qu’ils ont fait pour arriver à ce niveau ».
Par ailleurs, le rapport indique que l’Afrique subsaharienne fait face à une « baisse des produits de première nécessité et à des financements externes limités en 2016 ». «Une Campagne au niveau continental, intitulée « seize the moment » (saisir le moment), a été lancée pour accélérer les efforts du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa), et ainsi augmenter les investissements en agriculture dans la région. Mais les impacts des sécheresses sévères, du changement climatique, du conflit et de l’urbanisation rapide, entraineront des défis continus en 2017 », analyse l’Ifpri. Toutefois, le directeur pour l’Afrique de l’Ifpri, Ousmane Badiane constate qu’en Afrique l’investissement dans le secteur de l’agriculture est en perte de vitesse ces dernières années. Il relève que l’investissement dans l’agriculture avait même atteint 3 à 10% en termes d’accroissement.
Ce qui, dit-il, n’est plus le cas avec un accroissement de moins de 2%. Pourtant, à son avis, le continent africain offre aujourd’hui toutes les conditions pour accueillir des investissements. « A travers le continent, nous observons une redynamisation des économies qui se traduit par une massification des classes moyennes, une augmentation des ménages, ce qui crée naturellement de nombreuses opportunités pour l’agriculture locale », constate Ousmane Badiane.
En outre, cette urbanisation, si elle est bien maîtrisée apporte beaucoup d’opportunités, croit savoir le directeur général de l’Ifpri, Shenggen Fan. Dans les nouvelles villes, souligne-t-il, il y a la naissance d’une classe moyenne qui consomme beaucoup de produits.
Maîtriser les technologies
Malheureusement, ces produits sont, pour la plupart, importés. La preuve, poursuit M. Fan, l’ensemble du continent importe entre 35 et 40 milliards de dollars en denrées alimentaires chaque année. Si l’Afrique réussit, dit-il, à relier les petits producteurs dans les zones rurales et les consommateurs dans les milieux urbains, elle peut atteindre facilement les objectifs de développement durable (Odd).
Aujourd’hui, reconnaît le directeur Afrique de l’Ifpri, l’agriculture du continent peut connaître encore des progrès. Mais, à condition que, les États africains tirent les enseignements des années 1980 où le gouvernement monopolisait toute la chaîne de valeur agricole, précise Ousmane Badiane. «Le plus grand défi est d’éviter de retourner vers les mauvaises politiques », conseille-t-il. Pour développer l’agriculture, les pays africains doivent prendre en compte la concurrence mondiale et miser plus sur la compétitivité. «Être compétitifs dans l’avenir, c’est de maîtriser les technologies de demain, c’est-à-dire tout ce qui est Tic, robotique, agriculture digital, biotechnologie. Nous formons des ingénieurs agricoles, des agents de vulgarisation, mais jamais des paysans. Il n’y a aucun pays africains qui a un système de formation qui permet à un garçon de 16 ans, 17 ans de se convertir en agriculteur. Pourquoi doit-on aller jusqu’à l’université pour devenir acteur agricole ? », se demande-t-il.
Aliou Ngamby NDIAYE.lesoleil.sn

25/07/2017

ATTENTION DANGER

Sénégal sous mer à l’horizon 2200

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Dans la guerre contre les eaux montantes des océans, l’Afrique perdra moins de terres que les autres continents. Cependant, la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. Une déclaration alarmante du site La Presse.
Afrique : continent le « moins » touché
L’axiome « l’Afrique est le futur » se confirme de plus en plus. Enfin, un futur sous air conditionné et ventilateur. Et ce ne sont pas les Africains qui le proclament, mais bien les projections des scientifiques face au conjoint effet du réchauffement climatique, de la fonte des grandes calottes glacières et la résultante de ce processus : une hausse exponentielle du niveau des mers. Un petit bout de ciel bleu dans ces prédictions sombres : le continent le moins impacté sera l’Afrique. Etre le moins impacté ne signifie pas toutefois que l’Afrique ne le sera pas.
Odyssée h2o pour l’Afrique aussi
L’Afrique boira sa tasse lors de cette invasion très liquide ou odyssée h2o. Non seulement l’eau mais aussi la canicule pour le continent, puisque comme son nom l’indique, le réchauffement climatique implique que la calor grimpera de partout. Dans la liste des pays affectés par les eaux, le Sénégal figure tout de même à la huitième place. Dakar, ville côtière par excellence sera aux premières loges du touché-coulé qui se jouera.
Almadies sous mer
Grand plongeon pour le quartier emblématique de Dakar qu’est les Almadies ; qui deviendra les Almadies sous mer. Rufisque aussi. L ’expression « sous mer » pourra être accolée à quasi toutes les villes et tous les villages côtiers que sont : Kafountine, Kabrousse, Palmarin, Ngaparo, Popenguine, Ndayane, Saint Louis, Cap Skirring, etc.
Le grand bleu c’est merveilleux, mais juste sous ton nez et directement dans tes narines ? Grands moments de solitude en perspective.
La piste du « Boire jusque plus soif » afin que le niveau des eaux diminue
Quant à l’usine du dessalement des eaux financée à hauteur de 135 milliards par la coopération japonaise et en voie de construction aux Mamelles ; avec sa capacité estimée à 50.000 mètres cubes/ jour, elle ne réussira pas à endiguer le salinement forcené des sols. Surtout, nous voyons mal la population entière boire l’eau dessalée de ladite usine afin de participer à l’effort de survie collectif.
Lorsque la nature fait son show eaux, balais-brosses et serpillières ne suffisent plus à renverser la tendance.
Irène Idrisse avec Lapresse/ au-senegal.com

HAIDAR EL ALI PLAIDE POUR L ECOLOGIE

Campagne des législatives au Sénégal: «l'écologie politique n'est pas un luxe»

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Le Sénégal entre dans sa dernière semaine de campagne pour les législatives du 30 juillet et il n’y a pas que les grandes coalitions qui tentent de séduire les électeurs. Les écologistes par exemple sont eux aussi en compagne avec la liste «Naatal Sénégal» menée par l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali. Leur but, faire entrer à l’Assemblée des problématiques comme la pollution atmosphérique et l’impact sur l’environnement de la future exploitation du pétrole au Sénégal.
Après avoir fait campagne dans le sud du Sénégal, l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali était ce dimanche 23 juillet dans la grande banlieue de la capitale sénégalaise, avec un message : l’écologie est une nécessité pour la nature, pour la santé, mais c’est aussi une source de richesse.
« Un hectare de coco rapporte après 5 ans de plantation 8 millions de FCFA par an et pendant 120 ans. On ne nous parle pas de ces investissements verts qui restaurent les écosystèmes, qui restaurent la pluie plutôt que le désert qui avance, et qui enrichissent la population ! », nous explique l'ancien ministre.
S’ils entrent à l’Assemblée, les écologistes promettent de se battre pour durcir la loi et réduire par exemple la pollution atmosphérique à Dakar, l’une des villes les plus polluées au monde.
« Chaque matin j’emprunte les bus, témoigne Mame Mor Ndiaye, un habitant de la banlieue dakaroise. La pollution, ça me fait mal au cœur ! On doit parler de ces questions à l’assemblée nationale.»
Bacary Ndiaye est la tête de liste écologiste du département de Pikine en banlieue de Dakar, une zone où la déforestation est un vrai problème.
« Au départ on pensait que l’écologie politique était une question de luxe, et qu’on ne pouvait pas parler préservation de l’environnement alors que la pauvreté (règne) mais notre première mission est justement de lutter contre la pauvreté… et si l’environnement n’est pas préservé, la forêt est menacée et c’est la vie du cultivateur qui est compromise…»
Et s’ils souhaitent entrer à l’Assemblée, c’est aussi parce que les écologistes craignent l’impact sur l’environnement que pourrait avoir la future exploitation des gisements de pétrole au Sénégal.
RFI

24/07/2017

MYSTIQUE SENEGAL

Top 5 des pays africains les plus mystiques qui soient, le Sénégal en 2e place

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Parler du mysticisme ou de la mystique revient, dans une certaine mesure, à s’intéresser à une réalité socioculturelle, disons à une pratique-vérité-croyance. Cette dernière, si nous nous offrons les moyens d’interroger quelques étapes de l’histoire humaine, semble ne jamais cesser de se montrer, avec une certaine acuité, qu’elle fonde notre vie, l’organise, la saisisse, la possède jusqu’à nous déposséder parfois de la raison. Eh oui, c’est ça l’Afrique. C’est l’endroit le plus mythique du monde où on trouve des mystères et des mystiques de tous les calibres. Rassurez-vous, on les trouve à tous les coins de rue. Pour vous, voici le top 5 des pays africains où le mysticisme est le plus noté :
1- Le Bénin
La réputation du Bénin en matière de pratique vaudou n’est plus à prouver. Il y existe même un festival en son honneur.
2- Le Sénégal
Ce n’est pas un secret, le Sénégal et le maraboutage c’est une grande histoire d’amour. Bien que cela soit interdit par la religion, les sénégalais ne boudent pas leurs marabouts.
3- Le Burkina Faso
Le Burkina est aussi réputé pour abriter de grands hommes mystiques aussi redoutables les uns que les autres.
4- Le Gabon
Il est de notoriété publique que Bongo père était un Franc-maçon tout comme le fils. Plusieurs cadres de l’administration également sont membres de cette secte ésotérique.
5- Le Tchad
Le Tchad peut être cité du fait de son président. En effet, Idriss Deby fait partie des 10 présidents africains accro aux marabouts.
Afrikmag.com

14/07/2017

EXCISIONS EN BAISSE

Baisse de la prévalence de l'excision chez les filles de moins de 15 ans (Unfpa)

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Le taux de prévalence de l'excision chez les filles sénégalaises âgées de moins de 15 ans est passé de 18 à 14,6% entre 2013 et 2015, a déclaré, jeudi à Dakar, Moussa Faye, représentant résident assistant au Sénégal du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa en anglais).
"Pour la jeune génération, des progrès notables ont été obtenus ces dernières années au Sénégal, entre 2013 et 2015, la prévalence de l'excision chez les filles âgées de moins de 15 ans, est passée de 18 à 14,6%", a expliqué M. Faye à l'ouverture d'un symposium sur les mutilations génitales féminines.
Au Sénégal, a poursuivi Moussa Faye, la proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant déclaré avoir subi l'excision est passée de 28% en 2005, à 25% en 2014 et à 24% en 2015, avec toutefois des disparités régionales car, les régions de Tambacounda, Kédougou (Est) Sedhiou, Kolda, Ziguinchor (Sud), Matam (Nord sont plus touchées.
"En termes de progrès vers l'abandon des mutilations génitales féminines, la baisse de la pratique de l'excision est cependant remarquable chez les ethnies qui la pratiquent le plus ‘’ , a expliqué Moussa Faye.
Ainsi, a-t-il poursuivi, chez les mandingues, 37% des filles de -15 ans sont excisées alors que 71% de leurs aînées (15-49 ans) le sont.
Chez les Soninkés, a encore dit Faye, la prévalence de l'excision est de 60% chez les aînées contre 39% chez les plus jeunes.
Cela signifie que les filles subissent de moins en moins la pratique des Mutilations génitales féminines (Mgf) comparées à leur mère, note-t-elle.
Selon lui, l'argument médical a permis de renforcer la sensibilisation auprès des communautés, et qu'il est plus que jamais essentiel de travailler avec le personnel de santé qui peut jouer un rôle déterminant pour accélérer la dynamique sociale des communautés et à continuer à sensibiliser les communautés.
TE/of/APA/apanews.net

12/07/2017

PETROLE A N'EN PLUS FINIR

Encore une découverte de pétrole

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On ne compte plus les découvertes de pétrole dans les eaux du Sénégal. Mardi, le pétrolier écossais Cairn Energy a annoncé avoir mis la main sur un important gisement d’or noir dans le puits FAN South-1.
Les travaux ont commencé le 26 mai dernier et ont été exécutés par la plateforme de forage Stena Drillmax. Ils se sont déroulés suivant le budget, en toute sécurité et ont pris fin avant l’échéancier prévu par les partenaires sur le projet, souligne une note de la firme, cotée à Londres.
« FAN Sud est notre dixième réussite au Sénégal depuis les trois dernières années et notre deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1. Les résultats de FAN South seront intégrés à ceux de FAN-1 et ajoutés à ceux du champ SNE. Cela aidera la coentreprise à mieux évaluer le potentiel du bassin en eau profonde, au large du Sénégal.», a commenté Simon Thomson (photo), le patron de Cairn. Il a poursuivi en annonçant que les travaux de forage sur la partie nord du prospect démarreront « bientôt ».
Situé à une profondeur d’eau de 2 175 mètres, le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale de 5 433 mètres où deux réservoirs majeurs ont été atteints. Il s’agit d’un réservoir de turbitides datant du crétacé supérieur et un autre datant du crétacé inférieur, exactement comme sur la découverte FAN-1 en 2014.
Selon les ingénieurs de cairn Energy, l’analyse préliminaire de l’huile indique une qualité API de 31°. Des études sont en cours pour vérifier si l’huile des deux puits (FAN-1 et FAN South-1) est de qualité commerciale.
Pour rappel, FAN South-1 est situé sur le prospect FAN South, à 90 km au large du bloc Sangomar Deep Offshore et à 30 km au Sud-Ouest de FAN-1. Cairn est l’opérateur du champ SNE avec 40% des participations totales. L’Américain ConocoPhillips en détient 35%, FAR Ltd, 15%) et Petrosen, la société publique sénégalaise du pétrole, les 10% restants.
Olivier de Souza/agenceechofin.com

LA HONTE DU SENEGAL

Insuffisance des efforts de lutte contre la mendicité des enfants

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L'exploitation des enfants talibés et les abus dont ils sont victimes restent monnaie courante
Des dizaines de milliers d'enfants talibés au Sénégal continuent d’être forcés à mendier et de souffrir d'abus dans certaines écoles coraniques traditionnelles, un an après le lancement d’un programme gouvernemental visant à réprimer ces pratiques, ont déclaré dans un rapport publié aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l'homme (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits humains.
Le rapport de 45 pages, intitulé « “Je vois encore des talibés mendier” : Insuffisance du programme gouvernemental pour protéger les enfants talibés au Sénégal », examine les succès et les échecs de la première année d'un nouveau programme du gouvernement visant à retirer des rues les enfants forcés à mendier. Le rapport documente les abus persistants – et notamment l'omniprésence de la mendicité forcée, de la violence et des abus physiques, l'enchaînement, l'emprisonnement et les abus sexuels – auxquels ont été confrontés de nombreux enfants talibés à Dakar et dans quatre autres régions du pays, pendant et malgré la mise en œuvre du programme. Human Rights Watch et la PPDH ont également évalué les défis qui restent à relever pour que les victimes d'abus puissent avoir accès à la justice.
« Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence », a déclaré Corinne Dufka, Directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Pour empêcher les abus et s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites. »
Les deux organisations ont exhorté le gouvernement à renforcer le programme lors de sa deuxième année de mise en œuvre, à ouvrir des enquêtes et à engager des poursuites contre les maîtres coraniques abusifs, et à mettre en place un cadre juridique pour réglementer les pensionnats coraniques traditionnels, aussi connus sous le nom de daaras. Les candidats aux élections du 30 juillet à l'Assemblée nationale devraient placer les droits de l'enfant au centre de leurs campagnes et la nouvelle Assemblée s'efforcer de mettre fin à la mendicité forcée et d'accélérer l’adoption du projet de loi portant statut des daaras.
Les enfants talibés qui fréquentent des daaras qui les exploitent sont légion. Un talibé de Dakar âgé de 8 ou 9 ans a confié à Human Rights Watch que dans son ancien daara, « Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout [maître coranique] demandait 400 francs CFA [0,70 dollar US] par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA [0,85 dollar US], pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. »
Le rapport s'appuie sur des entretiens approfondis menés de janvier à juin 2017 avec des enfants talibés anciens ou actuels, des maîtres coraniques, des activistes, responsables gouvernementaux, travailleurs sociaux et travailleurs humanitaires sénégalais, et des responsables de l'ONU. Il fait suite à un rapport de juillet 2016 intitulé « Sénégal : Nouvelles mesures pour protéger les talibés et les enfants de la rue » et sur des rapports de 2015, 2014 et 2010 documentant les abus contre les talibés.
À travers le Sénégal, environ 50 000 enfants talibés – selon les estimations – vivent dans des daaras où leurs maîtres coraniques les forcent à mendier chaque jour pour de l'argent, du riz ou du sucre. Les talibés vivent souvent dans des conditions de misère extrême et sont fréquemment soumis à des abus physiques ou psychologiques équivalant à des traitements inhumains et dégradants.
Certes, tous les daaras n'ont pas recours à l'exploitation et aux abus. De nombreux maîtres coraniques respectent les droits des enfants dont ils ont la charge. Mais beaucoup d'autres font fonctionner leurs écoles comme des entreprises, sous prétexte d'enseigner le Coran.
Durant la période d’avril à juin, Human Rights Watch a observé des centaines de talibés vivant dans des daaras sordides et mendiant au vu et au su de tous dans les villes de Dakar et de Saint-Louis. Les enfants – qui pour bon nombre d’entre eux n'avaient pas de chaussures, étaient couverts de saleté, portaient des vêtements en lambeaux, souffraient d'infections cutanées et semblaient aussi souffrir de malnutrition – mendiaient souvent devant les policiers ou les gendarmes, près des immeubles du gouvernement et sur des routes très fréquentées.
Lancé en juin 2016 à Dakar, le programme du gouvernement visant à lutter contre la mendicité forcée des enfants et connu sous le nom de « retrait des enfants de la rue » a rencontré un certain succès. Entre juin 2016 et mars 2017, 1 547 enfants ont été retirés des rues de Dakar et plusieurs centaines d'entre eux ont pu rejoindre leurs familles.
Mais au final, plus de 1 000 enfants identifiés comme talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres coraniques, ceux-là mêmes qui au départ les avaient forcés à mendier. Le gouvernement n'a formellement ouvert aucune enquête sur les maîtres impliqués, personne n'a été arrêté et aucune inspection officielle n'a été effectuée pour déterminer les conditions de vie dans les daaras.
« L’État n’est jamais allé voir si l’enfant a été placé dans un bon daara ou non », a expliqué l’Imam Elimane Diagne, président du Collectif pour la modernisation des daaras. « Dans ces daaras, il n’y a pas de bonnes conditions… Les enfants dorment à même le sol. Il y a des maladies comme la gale… Parfois, ce sont des daaras sans eau ou robinet… Et au-delà de tout ça, l’enfant continue à mendier. »
Des responsables du programme ont indiqué en mai à Human Rights Watch qu'ils avaient pris la décision d'arrêter de renvoyer les enfants talibés dans leurs daaras, mais il est difficile de dire si cette mesure résulte de l’application d’un protocole particulier. Les responsables ont ajouté qu’encore récemment – en avril – des enfants avaient été renvoyés dans des daaras.
Pendant le premier mois du programme, les activistes et les travailleurs humanitaires ont observé une baisse spectaculaire de la mendicité des enfants. Mais l'absence d'enquêtes et de poursuites contre les maîtres abusifs a entraîné un retour au statu quo.
Pendant la première année de mise en œuvre du nouveau programme, Human Rights Watch a également documenté la mort de deux talibés suite à des abus dans des écoles coraniques ; cinq cas d'abus sexuels ou de tentatives d'abus sexuels par des maîtres coraniques ou leurs assistants ; et 28 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés dans des daaras. Ces abus ont eu lieu à Dakar et dans quatre autres régions du Sénégal.
Le gouvernement devrait veiller à ce qu'aucun enfant ramassé pendant qu'il mendiait ne soit renvoyé dans une école coranique qui a violé ses droits en le forçant à mendier ou en lui faisant subir d'autres abus, ont déclaré Human Rights Watch et la PPDH. Les ministères de la Famille, de la Justice et de l'Intérieur devraient coordonner leurs efforts pour faciliter les enquêtes et les poursuites contre les maîtres coraniques qui exploitent les enfants ou abusent d'eux. Tous les enfants qui vivent dans des daaras abusifs devraient en être immédiatement retirés et renvoyés dans leur famille, ou placés dans des structures alternatives de garde appropriées.
« Nous ne pouvons plus attendre demain pour mettre fin à l'exploitation et la maltraitance des talibés, enfants issus des couches les plus vulnérables de nos populations », a déclaré Mamadou Wane, président de la PPDH. « C'est maintenant qu'il faut arrêter cette violation massive et à ciel ouvert des droits de l'enfant au Sénégal. Nous sommes tous responsables. Nous avons tous l'obligation d'agir collectivement, avec l’État en première ligne. »
Lauren Seibert/Human Rights Watch/hrw.org