10/04/2018

REFUGIE POUR CAUSE D'HOMOPHOBIE

La France place le Sénégal parmi les pays homophobes et accueille « ses » homosexuels

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L’Inde, le Sénégal et le Ghana ont été classés parmi les «pays d’origine sûrs» pour les homosexuels par la France. Celle-ci se dit même prête à les accueillir sur son territoire.
Pour ce faire, les homosexuels d’origine sénégalaise devront déposer un recours devant la cour nationale française du droit d’asile si ils sont déboutés au Sénégal où la loi ne permet pas des relations entre personnes de même sexe.
Les Echos signalent même que c’est «à la quasi-unanimité» que l’amendement a été adopté en commission des lois françaises.
senenews/com

08/04/2018

SENEGAL HONTEUX

Mesures prises pour retirer les enfants de la rue- quand l’Etat laisse faire

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Dans son message à la Nation, à la vielle de la célébration de l’indépendance, le 3 avril dernier, le chef de l’Etat, a promis la reprise du processus de retrait des enfants de la rue en réaction aux meurtres et aux nombreux cas d’enlèvement notés ces dernières semaines. Un engagement de plus qui vient s’ajouter aux nombreuses initiatives pour retirer les enfants de la rue. Toutefois, aucun des engagements pris par les différentes autorités (d’Abdoulaye Wade à Macky Sall), la loi interdisant la mendicité et les conventions internationales ratifiées par le Sénégal n’ont eu à résoudre le problème qui reste de plus en plus préoccupant.
Ces dernières semaines, on a assisté à des rapts et à des meurtres d’enfants. Cette situation qui, en plus d’avoir consterné de nombreux citoyens, a plongé les parents dans la psychose totale. Suffisant pour que le chef de l’Etat, précédé en cela par son ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aly Ngouille Ndiaye et du ministre en charge de la protection de l’enfance, Ramatoulaye Gueye Diop, annonce des mesures.
Dans son adresse à la nation, à la vielle de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, Macky Sall a annoncé la poursuite du processus de retrait des enfants de la rue. Cependant, cette décision n’en est pas à sa première. En effet, le 30 juin 2016, le président de la République Macky Sall, avait ordonné que tous les enfants des rues soient retirés et placés dans des centres d’accueil ou rendus à leurs parents.
Il disait à cet effet que : «quiconque forcerait à faire mendier un enfant, serait passible d’une amende ou d’une peine de prison». Le 6 juillet 2016 après la prière de la korité, le chef de l’Etat revient à la charge et annonce avoir « donné des instructions très fermes au gouvernement pour mettre un terme à cette image insoutenable d’enfants abandonnés dans la rue ».
Le président Macky Sall soutenait à l’époque aussi que «ce n’est pas parce que les enfants sont issus de milieux pauvres ou modestes qu’on doit les laisser à la merci de la rue». Bien avant cette sortie du président de la République, son gouvernement avait mis en place un plan stratégique de gestion de la mendicité infantile pour 2013-2015 en vue de les retirer de la rue et de favoriser leur réinsertion par le biais des campagnes de sensibilisation. Une décision qui sied au contexte de l’époque ou neuf jeunes talibés ont été retrouvés morts calcinés suite à l’incendie de leur maison de fortune à la Médina.
C’est au sortir d’un conseil interministériel sur la mendicité infantile en février 2013 que le ministre de la femme, de l’enfance et de l’entreprenariat féminin Mariama Sarr avait annoncé ce plan. Selon elle, la gestion des enfants mendiants a besoin d’une approche multisectorielle d’où la nécessité de mettre en place une campagne d’information et de communication afin de retirer tous les enfants mendiants de la rue et de les prendre en charge.
Ce plan stratégique avait pour objectif la création du comité ad hoc et du dispositif de suivi et d’évaluation regroupant toutes les structures étatiques de protection de l’enfance. Le document de plan stratégique prévoyait qu’à la fin de l’année 2015 que tous les enfants en situation de rue soient recensés et pris en charge.
Il s’agissait également à travers le document d’organiser des rencontres de concertation avec les ambassades et consulats des pays limitrophes concernés par la migration des enfants.
WADE AUSSI AVAIT TENTE DE RETIRER LES ENFANTS DE LA RUE
Le gouvernement de Macky Sall n’est pas la seule autorité à avoir entrepris des mesures visant à retirer les enfants de la rue. En 2012, le président Abdoulaye Wade avait tenté de rendre illégale la mendicité, sa loi a été mal acceptée.
Par ailleurs, le 29 avril 2009, l’Assemblée Nationale a adopté la loi N° 2005-06 relative à la lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées et à la protection des victimes. Cette loi dans son article 3 souligne que «quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer profit, embauche, entraine ou détourne une personne en vue de le livrer à la mendicité ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle mendie ou continue de le faire est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500.000 frs ou 2.000.000».
Cette disposition aussi récente soit telle, semble déjà tomber en désuétude. Ou du moins, son application fait défaut. Pourtant, de nombreuses organisations de défense des droits des enfants demandent son application. En vain.
LES CONVENTIONS INTERNATIONALES RATIFIEES ET FOULEES DU PIED
En plus de cette loi, le Sénégal a ratifié plusieurs conventions internationales qui militent pour une protection des enfants de la rue, des engagements qui restent également sans conséquence positives.
Awa Diallo/SudQuotidien

07/04/2018

MEDOCS EN QUESTION

Près de 95% des médicaments sont importés

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Près des 95% des médicaments consommés par la population sénégalaise sont importés pour un total de 17 milliards de francs CFA en 2017, a relevé jeudi à Dakar la directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA), Annette Seck Ndiaye, informe l'APS.
Selon Annette Seck Ndiaye, 47% de ce total sont destinés au portefeuille dédié aux programmes nationaux de santé, dont 1,5 milliard de francs CFA d’achats de médicaments pour les antirétroviraux, 260 millions pour les médicaments contre la tuberculose.
De même, 300 millions de francs CFA d’achats de médicaments sont destinés au diabète, la même somme pour les produits contraceptifs, entre autres, a-t-elle révélé.
La directrice de la PNA prenait part, à côté du ministre de la Santé et de l’Action sociale, à un déjeuner de presse avec les membres de l’association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD), sur le thème "La réglementation du médicament et le secteur de la pharmacie au Sénégal".
D’après la Directrice de la Pharmacie nationale d’approvisionnement, de ’’gros efforts (sont) à faire pour la promotion de l’industrie pharmaceutique en incitant les investisseurs à s’intéresser beaucoup plus à ce secteur".
Elle a évoqué le ’’non-développement du secteur pharmaceutique local", qui fait que ce secteur se retrouve "très cloisonné", sans compter, s’agissant des procédures d’appel d’offres pour l’approvisionnement en médicament, des "contraintes d’ordre réglementaire, technique administrative", lesquelles expliquent quelquefois selon elle les ruptures de certains médicaments sur le marché.
"Nous ne pouvons pas commander des médicaments tout azimut", a-t-elle indiqué, avant de signaler que les procédures pour un appel d’offres "peuvent prendre une année avant de passer les commandes de manière séquentielle avec un planning de livraison qui peut prendre 90 à 120 jours".
Aussi il est nécessaire de disposer d’informations sur ’’les besoins réels’’ de consommation dans les structures de santé, afin de "limiter les risques de pertes importantes", a ajouté la directrice de la PNA, selon qui de "gros efforts sont faits pour avoir des médicaments de qualité et accessible aux populations".
"L’efficacité de tout système de santé nécessite disponibilité et l’accessibilité financière des médicaments qui doivent être efficaces, de qualité et bien tolérés", a de son côté souligné le directeur de la Pharmacie et du Médicament Amadou Mactar Dièye.
Selon lui, l’atteinte de ces objectifs "passe d’abord et avant tout par l’existence d’un système performant d’enregistrement, d’importation, d’inspection, de pharmacovigilance avec une parfaite maîtrise de la chaîne d’approvisionnement".
APS/senxibar.com

06/04/2018

NOTE DU CONSUL DE FRANCE A DAKAR

"Le temps est assassin et la route, meurtrière.

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Au Sénégal, trop de Français payent un lourd tribut à l’insécurité routière. Notre communauté est régulièrement endeuillée par le chaos de la route. C’est insupportable.
La route est ici le premier des dangers, le premier facteur de notre insécurité, ne l’oublions jamais.
Je ne connaissais pas Stanislas. Il n’avait pas trente ans. La veille de Pâques, vers Kédougou, un nid de poule l’a emporté.
Je ne connaissais pas Marc. Il avait une quarantaine d’années. Il y a quelques semaines, vers Mbour, un nid de poule l’a emporté.
Tous deux étaient des Français du Sénégal, tous deux étaient nos amis.
Sur la route, attachez-vous devant, attachez-vous derrière. Ayez des yeux devant, ayez des yeux derrière. Roulez assurés. Roulez casqués. Roulez prudemment. Roulez lentement. Pliez-vous aux contrôles.
Laissez aux contempteurs du code et aux fous du volant les certitudes de leur suffisante imbécillité.
Ceci est un message civique de votre consulat général. Ceci est surtout une pensée émue pour ces compatriotes que la route a pris et pour celles et ceux qu’elles a brisés. Et pour leurs proches. Si la vie est parfois légère, elle est souvent grave."
Olivier Serot Almeras
Consul général de France à Dakar

05/04/2018

LE ZIRCON S'EXPORTE

Forte hausse des exportations de zircon en janvier 2018

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Les exportations de zircon du Sénégal ont enregistré une forte hausse de 133,5% en glissement annuel au mois de janvier 2018 comparées à la même période de l’année 2017, a appris APA mardi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).Ces exportations sont passées de 2,551 milliards F CFA en janvier 2017 à 5,957 milliards F CFA, soit une hausse de 3,406 milliards F CFA en valeur absolue (1 F CFA équivaut à 0,0016 dollar).
En glissement mensuel, les exportations de zircon ont progressé de 131% comparées au mois de décembre 2017 où elles s’établissaient à 2,579 milliards FCFA.
journaldebrazza.com

03/04/2018

AIDE FRANCAISE A LA PROTECTION DE LA MANGROVE

La France concrétise son appui à la protection des aires marines au Sénégal

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Ce soutien vise la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves dans quatre aires marines protégées au Sénégal.
Ce soutien vise la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves dans quatre aires marines protégées au Sénégal. (Crédits : Reuters)
D'après l'ambassadeur français à Dakar, Christophe Bigot, l'Agence française de développement va débloquer environ 3,2 milliards de francs CFA pour financer des projets visant la conservation et la mise en valeur durable des mangroves des aires marines protégées situées dans le Delta du Saloum et de la Casamance au Sénégal.
Comme promis par son président Emmanuel Macron, la France s'engage aux côtés du Sénégal sur les questions de protection de la biodiversité. Elle a annoncé dans ce cadre, en fin de semaine dernière, un appui financier de 3,2 milliards de francs CFA en faveur de l'Etat sénégalais.
Selon l'ambassadeur français en poste à Dakar, Christophe Bigot, les fonds qui sont débloqués par l'Agence française de développement (AFD), sont destinés à financer la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves des aires marines protégées située dans le Delta du Saloum et de la Casamance. «A travers cette subvention de 3,2 milliards de Fcfa, l'AFD poursuit son action et apporte son soutien au pays, à ses objectifs en matière de prévention de la biodiversité, l'exploitation durable des ressources naturelles halieutiques», s'est exprimé le diplomate français à l'occasion de la cérémonie de la signature de convention entre l'AFD et l'Etat du Sénégal avec le ministre sénégalais de l'économie, Amadou Ba.
«Ce projet vise à travers ce soutien à la conservation et à la mise en valeur durable des mangroves dans quatre aires marines protégées du Bamboung, de Sangomar (dans le Saloum), de Niamone-Kalounayes et de Kassa-Balantacounda, en Casamance », a précisé M. Bigot.
Pour sa part, le ministre Amadou Ba a témoigné sa reconnaissance à la France pour cet appui, estimant qu'il tombe à pic. Ce « financement constitue une réponse adéquate au défi majeur de la politique de développement et de conservation des ressources naturelles et des ressources halieutique du Sénégal », a-t-il indiqué soulignant ensuite que « la finalité du projet est de renforcer la capacité de notre pays [le Sénégal .ndlr] à gérer des aires maritimes protégées en s'appuyant sur l'expérience acquise dans les aires établies en zone de mangrove gérées par les communautés locales et a amélioré le cadre juridique ».
Venir en aide aux populations locales
A en croire le chef de la représentation française à Dakar, l'objectif de cet appui est «d'obtenir une amélioration de 10% de la biomasse par ces aires marines protégées, d'augmenter de 25% les espèces halieutiques présentent dans ces zones».
Ainsi a-t-il souligné, il était également question pour ce projet, de contribuer à améliorer la situation économique et sociale des populations de ces localités.
«C'est aussi un moyen important de lutte contre l'érosion côtière et de valorisation des richesses du Sénégal», a expliqué Christophe Bigot. «Il permet, d'une part, de protéger et de reboiser les écosystèmes de mangrove, d'améliorer leur cadre de gestion pour promouvoir les activités génératrices de revenus pour la population, et, d'autre part, de renforcer les capacités du ministère de l'Environnement et des parties prenantes dans cette matière», a-t-il ajouté.
latribune.fr

28/03/2018

NOUVELLE DIRECTIVE CONCERNANT LES TALIBES

Opération de retrait des talibés de la rue : c'est la police qui va désormais s'en charger

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Les milliers de talibés qui vadrouillent chaque jour dans les artères de la capitale sénégalaise et environs ne font certainement pas partie du décompte de la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l'enfance, qui a annoncé ce mardi le retrait de 1585 enfants de la rue.
Selon Madame Ramatoulaye Gueye Diop, les 1585 enfants retirés de la rue lors de la première phase ont pu rejoindre dans un premier temps leurs familles respectives. Seulement, il y a eu d'après elle un défaut de coordination entre les différents départements ministériels concernés. Ramatoulaye Gueye Diop annonce le début demain de la deuxième phase de l'opération qui vise à retirer les enfants des rues. "Dans cette deuxième phase, vous ne verrez plus nos service aller courir derrière les enfants pour les recueillir. C'est la police qui le fera avec des voitures banalisées, pour ne pas les traumatiser. Et une fois au centre Guindi, nous aurons la charge de continuer l'opération", dit-elle avant d'assurer que pour la deuxième phase, le gouvernement est déterminer à aller jusqu'au bout en opérant au quotidien et régulièrement.
pressafrik.com

27/03/2018

GREVE DES MEDECINS

Les médecins du Sénégal en grève de 72 heures

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Le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames) a entamé, lundi, une grève de 72 heures, qui a entraîné une centralisation toutes les urgences à un hôpital par région.
Dans leur plateforme revendicative, les médecins exigent la retraite à 65 ans, un meilleur régime indemnitaire, le prêt équipement, l’indemnité de spécialisation médicale, entre autres.
Interrogé sur la centralisation des urgences, Dr Boly Diop, secrétaire national du Sames a indiqué que leurs programmes sont déjà établis.
« Si je prends l’exemple de Dakar, aujourd’hui l’hôpital Aristide Le Dantec va traiter seulement les cas d’urgence. Les autres hôpitaux de Dakar seront fermés, le mardi l’Hôpital Général de Grand Yoff va prendre le relais et mercredi, l’Hôpital de Pikine. Le même procédé sera déroulé dans les régions. Il n’y aura pas de consultations dans les hôpitaux seules les cas d’urgences seront traitées », a expliqué le syndicaliste
Okf/te/APA

26/03/2018

SACRIFICES HUMAINS

Sénégal: retour en force de l’obscurantisme?

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Au Sénégal il ne se passe plus un jour sans que la presse ne se fasse l’écho d’enlèvements d’enfants suivis de meurtres. Les derniers en date : les découvertes macabres d’enfants atrocement tués à Touba, la ville sainte des mourides, et à Rufisque.
À cela s’ajoutent les 5 tentatives d’enlèvements à Matam, Ouakam et Grand Yoff. Ces faits divers ont pris une telle ampleur qu’une psychose s’est emparée des populations du pays de la Teranga. Nos confrères d’Afriquemidi.com ont consacré à cette recrudescence de pratiques mystiques un dossier très intéressant, d’où se dégagent plusieurs observations inquiétantes.
Le plus inquiétant est qu’une rumeur persistante rattache ces meurtres à des sacrifices humains et des rituels sombres pour de la sorcellerie. "Certains politiciens s’adonneraient à ces sacrifices pour accéder ou garder le pouvoir".
Ainsi à la veille de chaque élection présidentielle, on note une recrudescence de ces meurtres rituels. L’affaire Fama Niane (du nom de cette jeune femme tuée, mutilée et jetée sur la corniche le 12 mars 2007 à la veille des élections) est encore vivace dans les mémoires. Des albinos ont été enlevés et tués.
Le nom d’un responsable qui a assumé de hautes responsabilités nationales a été cité. Depuis lors, mystère et boule de gomme. Un sociologue bien connu à Dakar rappelle que ces faits macabres surviennent chaque fois à quelque mois de l’élection présidentielle au Sénégal. La coïncidence est troublante.
De là à accuser les responsables politiques, il n’y a qu’un pas que certains dakarois ont franchi allègrement. ‘C’est évident que certains politiciens aveuglés par l’ambition et l’adversité sont la main invisible qui commandite ces meurtres.
Eux seuls ont les moyens de le faire". Accusation portée par des Sénégalais qui manifestaient leur colère dans la rue après la découverte du corps de Serigne Fallou Diop, âgé de deux ans, enlevé et tué à Rufisque. Du coup une psychose obsessionnelle de l’enlèvement et une hystérie collective se sont emparées des parents et des populations au point que dans certaines localités la vindicte populaire a pris pour cible d’innocentes personnes parfois lapidées, soupçonnées à tort de rapt d’enfants.
Une justice populaire expéditive, avec ses dérives, qui a fait monter crescendo l’insécurité. On parle d’une fantomatique voiture 4×4 qui sillonne les rues des villes du pays pour enlever les enfants.
L’affaire a pris une telle ampleur que les autorités policières sont montées au créneau pour calmer les populations au bord de la crise de paranoïa. K.Faye un célèbre Saltigué (devin guérisseur) explique la situation par la présence au Sénégal de nouveaux djinns venus d’ailleurs et avides de sang.
Des esprits malfaisants que les génies tutélaires de Dakar (Leuk Daour) et Rufisque (Coumba Lamba) ont du mal à conjurer. Pour les exorciser, il recommande des sacrifices et des offrandes. Une explication ésotérique qui ne convainc pas tout le monde. "Le mal est parmi nous. Il a les traits humains de l’homo senegalensis. C’est trop facile d’accuser le diable ou les étrangers" rétorque-t-on.
DES LUTTEURS ET DES HOMMES D’AFFAIRES AUSSI AU BANC DES ACCUSÉS
Après les responsables politiques, certains Sénégalais pointent un doigt accusateur vers les célébrités de la lutte. Au Sénégal, plus qu’un sport national, la lutte est érigée au rang de religion nationale par certains.
Les cachets des lutteurs titillent les centaines de millions par combat. Ce sport traditionnel est un moyen de promotion sociale pour les lutteurs et attire des milliers de jeunes sénégalais qui parfois délaissent l’école pour ce sport. Il faut suivre un combat de lutte pour voir l’univers magico-religieux dans lequel baigne ce sport et l’impressionnant arsenal mystique déployé montre à quel point la sorcellerie est ancrée dans le subconscient collectif des Sénégalais.
Il y a quelques mois une affaire de profanation de tombes a défrayé la chronique à Pikine, banlieue de Dakar connue pour être le siège des plus grandes écuries de lutte au Sénégal.
Le spectacle ahurissant de tombes éventrées, de linceuls emportés avait ému l’opinion. Toutefois, il faut dire que les pratiques mystiques ne sont pas l’apanage des lutteurs. Tous les sports s’y mettent.
L’image d’un joueur de l’équipe nationale des U20 jetant un objet mystique lors de la finale à Lusaka a fait le tour du monde. Il y’a quelques jours un confrère titrait : "Basket le mystique prend de l’ampleur." Il écrit : ‘le basket local, c’est maintenant comme dans les navetanes (compétitions de football de vacances) et la lutte en termes de pratiques occultes. Chaque équipe vient au stadium Marius Ndiaye avec son ‘thioumoucaye’(arsenal mystique). Et l’on ne s’en cache pas. La croyance mystique est ancrée dans la tête des dirigeants, des joueurs et des supporters.
Les marabouts recrutés pour faire gagner sont même déplacés et prennent place dans les gradins. Cela est d’ailleurs à l’origine des échauffourées. Pourtant le règlement interdit les pratiques mystiques dans le sport, mais la fédération fait preuve de laxisme Pour ce footballeur, "la pratique des ‘xons’ est tellement ancrée dans le subconscient des joueurs qu’elle fait office de dopage psychologique".
Last but not least : les hommes d’affaires et autres commerçants en quête de marchés, des individus ayant maille à partir avec la justice, s’adonnent aussi à ces pratiques qui en réalité n’épargnent aucune couche de la société sénégalaise. Dans les couples le recours à ces pratiques a brisé plusieurs ménages et disloqué les liens séculaires qui unissaient les familles.
LA RESPONSABILITÉ DES MÉDIAS
Pour beaucoup de sénégalais, les médias ont failli à leur mission d’éduquer les masses. Suivant une logique commerciale, ils ne respectent plus l’équilibre du triptyque Éduquer, Informer, Divertir. En lieu et place, ils ont mis en place le système LMD (Lutte, Musique Danse).
Et comme support publicitaire à ce programme creux et pernicieux ils offrent de larges places à des charlatans, marabouts, guérisseurs, voyants de tout acabit qui utilisent les télés et les radios pour faire leur promotion.
Certaines télés et radios proposent ainsi à longueur de journée des séances de voyance en direct avec des ‘docteurs miracles ‘qui prétendent tout soigner. L’effet est dévastateur chez les auditeurs et téléspectateurs qui grisés par la crise économique se font gruger par des faiseurs de miracles sans scrupule.
Pourtant la loi sénégalaise interdit la publicité pour les docteurs, les pharmaciens, pour la médecine traditionnelle et les guérisseurs. Mais ces derniers n’en ont cure. Ils continuent de plus belle à vendre leur pharmacopée à des gens crédules et naïfs avec la complicité de certains médias qui contre espèces sonnantes et trébuchantes ferment les yeux.
Du coup les médias qui devaient être une lumière pour éveiller la conscience des Sénégalais deviennent un voile d’obscurantisme qui les emmitoufle dans les ténèbres de l’occultisme.
Pour un pays comme le Sénégal peuplé à 95 % de musulmans, le moins que l’on puisse dire est les survivances des traditions païennes et ceddo (religions traditionnelles antéislamiques) ont la peau dure.
Malgré des siècles d’islamisation et d’évangélisation, les pratiques païennes ont survécu et ont maintenant une telle prégnance dans notre vécu quotidien que les plus sceptiques craignent un retour vers l’obscurantisme et les ténèbres de l’Afrique noire des siècles reculés.
Cette enquête s’appuie sur le travail de nos confrères d’Afrique-midi, coordonné par Achille Niang. Pour aller plus loin, consultez le dossier sur afriquemidi.com
En savoir plus sur http://www.afrik.com/senegal-retour-en-force-de-l-obscura...
afrik.com

25/03/2018

MIGRATION

Les Sénégalais n’aiment pas leur pays

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Selon le dernier rapport de « Pew research center » sur la migration, les Sénégalais sont les Africains qui désirent le plus quitter leur pays. Ils représentent 44% des sondés, selon le rapport repris par Les Echos.
Avant le Nigeria, le Ghana et le Kenya étaient les principales sources de migrants vers l’Europe et les Etats-Unis. Aujourd’hui, plus d’un tiers des Sénégalais envisagent de quitter les pays dans les cinq prochaines années. Entre autres raisons qui poussent les migrants à quitter leurs pays : la précarité des salaires, le manque d’emploi, les dangers des conflits, l’instabilité politique et l’esclavage moderne.
Le Sénégal (44%) est suivi dans ce classement par le Ghana (42%) et du Nigeria (38%).
Seneweb News

23/03/2018

LE MARCHE DE L'EAU SENEGALAISE

Gestion de l'eau au Sénégal : Deux multinationales françaises se positionnent pour concurrencer la Sde

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Il y aura une rude compétition dans le renouvellement, par l’Etat du Sénégal, du contrat d’affermage relatif à la gestion de l’hydraulique urbaine et périurbaine qui arrive à échéance le 31 décembre 2018.
En plus de la Sénégalaise des eaux (Sde), deux autres grandes compagnies françaises sont en compétition pour gérer l’eau au Sénégal. Selon nos confrères de « Quotidien », il s’agit de Veolia et de Suez, les deux plus grands groupes au monde dans la gestion de l'eau et des déchets.
D’ici à septembre 2018 où la société adjudicataire sera connue, les responsables de la Sde se disent confiants et sereins quant à l’issue de cet appel d’offres. « Nous Sde, nous sommes confiants. Car, nous avons su établir des relations saines avec la Sones et l’Etat du Sénégal pour arriver à des résultats satisfaisants », a assuré Abdou Ball, Directeur général de ladite société.
La Sde Ball, c’est 22 ans de règne dans le secteur de l’eau au Sénégal, avec à en croire son actuel patron, un taux d’accès à l’eau de 98 % en milieu urbain et périurbain contre 80% au moment de son démarrage.
pressafrik.com

22/03/2018

9000 TALIBES A St LOUIS

Mendicité : 9000 talibés vagabondent dans les rues de Saint-Louis

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Révèlation d'Alioune Blondin Boye
Le président de l’association des jeunes Oustaz de Saint-Louis invite les autorités de Saint-Louis à faire preuve de vigilance devant la récurrence des rapts d’enfants. Alioune Blondin Boye qui participait, mercredi, à l’émission « Décryptage » de la 2STV consacrée à ce phénomène, donne des raisons mythiques aux massacres d’enfants qui défraient la chronique.
M. Blondin renseigne par ailleurs que 9000 talibés vagabondent dans les rues de Saint-Louis et que ces derniers sont plus vulnérables aux vols de mômes.
« La quête de richesses issues de la mendicité est la seule chose qui importe chez certains marabouts véreux », estime-t-il avant de fustiger « le silence criminel des populations » devant cette injustice qu’est l’errance des enfants.
« La responsabilité incombe aux parents qui s’adonnent à cette ignominie. Ils répondront de leurs actes devant le Seigneur, le jour dernier », a-t-il dit.
« J’ai pu constater qu’une trentaine de talibés sont accueillis à l’hôpital régional de Saint-Louis au quotidien pour des accidents divers », a-t-il ajouté.
« Il n’est nullement mentionné dans le Coran qu’un enfant doit mendier pour apprendre la parole divine. Nous avons une tradition très coranique qui s’est pourtant forgée sans la mendicité à Ndar » a-t-il renseigné en indiquant que les daaras de Zeynoul Habidine Diop, d’El Hadji Mohsine Diop et de Serigne Hady Ndiaye notamment perpétuent cette méthode d’enseignement.
« Là, les enfants sont internés. Ils apprennent le livre Saint sans mendier », a noté le jeune Oustaz.
NDARINFO.COM

TASK FORCE CONTRE LES ENLEVEMENTS D'ENFANTS

Mise sur pied d'une "task Force" contre le rapt des enfants

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Les autorités sénégalaises ont mis en place une "task force" pour lutter contre l'enlèvement et le meurtre des enfants, a annoncé mardi soir à Dakar, le commissaire divisionnaire Abdoulaye Diop, Directeur de la sécurité publique.
S' exprimant au cours d'une conférence de presse, le commissaire Diop a explique que cette structure vise à lutter contre le phénomène de l'enlèvement et du meurtre des enfants devenu récurrent au Sénégal, avec trois cas enregistrés en l'espace d'un mois.
Le cas le plus récent est survenu lundi dernier à Rufisque, ville située à 28 km de Dakar où un enfant de 28 mois disparu quatre jours à été retrouvé mort, emballé dans un sachet en plastique.
"Le sentiment d'insécurité causé par les nombreux enlèvements ne saurait prospérer. C'est pourquoi, nous avons pris des mesures fortes pour renforcer la sécurité nationale", a poursuivi le Directeur de la sécurité publique.
Des enlèvements, tentatives d'enlèvements et meurtres sont notés dans plusieurs zones du pays, notamment Matam, Rufisque et Grand -Yoff, selon le commissaire Diop, précisant que pour l'heure aucune arrestation n'a été faite.
Concernant le cas du garçon de deux ans retrouvé mort à Rufisque, il a informé que la personne suspectée d'en être l'auteur est un malade mentale.
SAN/te/APA

20/03/2018

APOLOGIE DU VIOL A LA TELEVISION

Viol au Sénégal : « Cachez ces victimes que nous ne saurions voir ! »

songue-diouf-592x296-1521451013.jpgFatima Zahra Sall est juriste. Elle est l’une des initiatrices de la plainte déposée pour « apologie du viol » suite aux propos tenus par un chroniqueur sur une chaîne sénégalaise.
381 partages
Suite aux propos du professeur de philosophie Songue Diouf, qui affirmait le 9 mars à la télévision sénégalaise qu'une femme pousserait un homme à la violer, la juriste Fatima Zahra Sall a déposé une plainte pour « apologie du viol » et dénonce le silence quasi total des pouvoirs publics.
Tribune. « Nous devrions porter plainte, parce que vous faites tout pour que nous vous violions. Et quand nous vous violons, nous allons en prison et vous, qui avez tout fait pour qu’on vous viole, vous continuez à être libres. J’assume pleinement et entièrement ce que je dis : je coupe la poire en deux ! » L’homme qui prétend ainsi imputer une part de la responsabilité du viol qu’elles ont subi aux jeunes filles qui s’habillent de manière « sexy », proposant d’adoucir la peine du violeur, est El Hadj Songue Diouf, chroniqueur dans le talk-show « Jaakarlo Bi », diffusé sur la Télévision Futurs Médias (TFM), la chaîne du célèbre chanteur Youssou Ndour.
« Même au sein de la maison, celle qu’on a violée, c’est celle qui a des formes généreuses », ajoutait, le 9 mars, celui qui est présenté sur le plateau comme un « professeur » – il enseignerait la philosophie dans un lycée dakarois.
Aussitôt, les réactions indignées fusent de toutes parts. Une pétition, qui atteint aujourd’hui les 5 000 signatures, est lancée sur Facebook pour demander des excuses publiques. Par ailleurs, une citation directe est déposée contre El Hadj Songue Diouf pour apologie du viol, diffamation et injures, délits réprimés aux articles 252, 258, 261 et 262 du code pénal sénégalais.
Feindre l’ignorance
Du coté des autorités, par contre, c’est le silence radio. Hormis le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), qui s’est fendu d’un communiqué enjoignant la direction de la chaîne de « mettre un terme définitif à de pareils manquements et à éviter toute rediffusion de l’émission du 9 mars 2018 sous peine de l’application des sanctions prévues par la loi », les institutions publiques – notamment le ministère de la Femme, de la Famille et du Genre – sont jusque-là restées muettes, préférant feindre l’ignorance.
A l’inverse, sur les réseaux sociaux, certains n’hésitent pas à prendre la défense du « professeur » Diouf, alimentant cette idée abjecte d’une responsabilité partagée entre le violeur et sa victime. Le présentateur de l’émission, tout en réaffirmant son soutien à son chroniqueur, a toutefois préféré démissionner à la suite d’un désaccord né de la prise de position du directeur des programmes de la chaîne, lequel condamne les propos tenus.
Cet épisode renseigne sur plus grave : le manque criant d’éducation sur le sujet, et ce que nous qualifions au Sénégal d’« omerta du viol ».
Récemment, une exposition supervisée par l’Université du Kansas montrait les vêtements que dix-huit victimes d’un viol portaient au moment où elles ont été agressées. Pour certaines, il s’agissait d’un simple jean et d’un t-shirt. Mais dans la quasi-totalité des cas, nulle tenue mettant en valeur des « formes généreuses ».
Dressant le profil-type du violeur, des médecins ont démontré qu’il présente généralement les traits d’un être égocentrique, tourné vers la satisfaction de ses désirs, incapable de prendre en compte ce qu’éprouve sa victime. Sans le moindre rapport entre son acte et l’habillement de celle-ci.
C’est ton oncle : fais tout pour qu’il n’aille pas en prison !
Les déclarations malheureuses tenues sur TFM n’ont pas entrainé qu’indignation et poursuites judiciaires. Les langues se sont déliées, et pour la première fois, sur la toile sénégalaise – où le viol figure en tête des sujets tabous –, des victimes ont décidé de s’exprimer tout en préservant leur anonymat. Le contenu de certains récits fait froid dans le dos.
« Le lendemain, ma mère m’a dit : “C’est ton oncle, c’est ta famille : fais tout pour qu’il n’aille pas en prison !” », raconte une victime alors âgée de 14 ans. « Je pouvais rester trois semaines à un mois allongée comme un légume, à pleurer. Je n’avais plus d’amis, plus de famille : à 16 ans, c’est compliqué à gérer, cette solitude et cette affliction. J’ai d’ailleurs tenté de me suicider. Je me suis retrouvée SDF pendant un an, et quand j’ai demandé à revenir, mon père a refusé en disant qu’il ne voulait pas que je contamine son autre fille. »
Culture du viol
Au Sénégal, nombreuses sont les victimes de viol qui ont eu à supporter les mêmes remarques ignobles. « Tu n’avais qu’à mieux te couvrir », lançait à une victime son propre père. Dans bien des cas, on retrouve des similitudes : protection du violeur par l’entourage, impunité, diabolisation de la victime… La poire honteusement « coupée en deux » ! La culture du viol dans toute son horreur.
La société sénégalaise est assise au premier banc des accusés, elle qui trouve si souvent refuge dans le « masla » et le « sutura » (une discrétion bienveillante) en vertu desquels on dissimule tout délit ou crime dont l’ébruitement pourrait porter atteinte à l’image ou à la réputation de la famille ou du groupe. Face au viol, « masla » et « sutura » se transforment en boulets sociologiques qui dissuadent toute action en justice et proscrivent jusqu’au soutien élémentaire de la victime. Celle-ci se retrouve donc livrée à elle-même, souvent obligée de cohabiter avec son agresseur – dans 65 % des cas, le violeur est un proche parent. Les rares fois où elle trouve le courage de dénoncer son bourreau, elle est exclue du groupe et jetée en pâture par les semblables du « professeur ».
Se libérer de la honte
Déconstruire cette mentalité rendant la victime complice du crime ou du délit qu’elle a subi est un enjeu capital pour la société sénégalaise. Sur Internet, des groupes comme « Nopiwouma » (« Je ne me tairai pas ») incitent ainsi les personnes ayant subi une agression sexuelle à partager leur histoire en toute confidentialité, afin de se libérer de la honte imposé par une société souvent injuste.
Une lutte indispensable contre la culture du viol, et au-delà contre toute forme de violence exercée sur les femmes et les enfants, afin que soient rétabli au Sénégal le respect de la dignité humaine.
Fatima Zahra Sall/jeuneafrique.com

EN MARGE DES MJC DE MBODIENE

MGR BENJAMIN NDIAYE DENONCE LES VOLS D’ENFANTS ET SACRIFICES HUMAINS

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Les questions d’actualité relatives aux rapts et sacrifices d’enfants relatés par la presse, mais aussi les comportements notamment l’indiscipline sur les routes souvent source d’accidents de de la circulation entrainant des morts, sont au menu de l’homélie de Monseigneur Benjamin Ndiaye, l’Archevêque de Dakar lors de la célébration des Journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ) à Mbodiène, dans la commune de Nguéniène (département de Mbour) à 100 kilomètres au Sud-ouest de Dakar. Il a sollicité des fidèles des changements de comportements et un retour vers Dieu.
Monseigneur Benjamin Ndiaye, l’Archevêque de Dakar est bien au fait des questions d’actualité. Hier à Mbodiène, dans son homélie lors de la messe célébrée dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ), il a dénoncé les rapts d’enfants et des sacrifices rituels qui font l’actualité dans les médias ces dernier temps. Selon lui, aucune ambition politique ou des appétits de richesses ne sauraient justifier de pareils actes. Pourtant se référant aux paroles sacrées à l’instar de l’appel fait à Jérémy «Ne répandez pas de sang innocent», Monseigneur Benjamin Ndiaye pense que cet appel est plus qu’actuel car des victimes innocentes périssent dans des accidents de la circulation.
Cette recrudescence des accidents de la circulation pousse le chef de l’Eglise sénégalaise à s’interroger sur les comportements, l’indiscipline, le manque de savoir-vivre et de civisme de certaines Sénégalais. Aussi se demande-t-il si le passage du permis de conduire ne doit pas comprendre une épreuve de savoir-vivre, dans le souci de voir une conversion des cœurs et des mentalités. Dans cette même lancée, il souligne que la situation actuelle vécue, à travers ces drames cités plus haut, montre aussi un abandon de Dieu par ces fidèles.
Ousmane Tanor Dieng, le président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales et maire de la commune de Nguéniène, s’est ému et réjoui du niveau d’organisations des JMJ, un exemple d’organisation et d’engagement dans une discipline parfaite. Il a dit toute son adhésion aux évocations de Monseigneur Benjamin Ndiaye souligant que dans son homélie il est revenu sur des questions d’actualités qui sont l’expression d’un monde en crise. Il trouve aussi très c’est très important que les religieux prennent la parole et pour faire revenir les gens à la raison.
Pape Gorgui Ndong, le ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat a exprimé toute sa fierté. Il a salué le rassemblement de Mbodiène qui, selon lui, est l’expression de la cohésion des religions, un cadre d’échanges et de partages. Il a salué les invites de l’Archevêque pour des changements de comportements de la société surtout des jeunes pour devenir de bons citoyens. Pape Gorgui Ndong n’a pas manqué de faire part de la volonté politique d’œuvrer dans ce sens à travers le Plan Sénégal émergent.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

LA PROBLEMATIQUE DES MIGRANTS

Banque mondiale: 143 millions de «migrants climatiques» potentiels d'ici 2050

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Plus de 600000 migrants en provenance du nord de l'Afrique ont rejoint les côtes italiennes lors de ces quatre dernières années.
Alessio Paduano / AFP
Plus de 140 millions de personnes pourraient migrer d'ici 2050 dans trois régions du monde en développement pour fuir les effets du changement climatique, tels que la baisse de la production agricole, la pénurie de l'eau et la hausse du niveau de la mer, prévient la Banque mondiale.
Dans un rapport publié lundi 19 mars, la Banque mondiale a chiffré à 86 millions les « migrants climatiques » potentiels en Afrique subsaharienne, à 40 millions en Asie du Sud et à 17 millions en Amérique Latine si rien n'est fait d'ici cette échéance. « Chaque jour, le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle plus forte », a commenté Kristalina Georgieva, numéro deux de la Banque mondiale. « Nous le constatons dans les villes confrontées à des crises de l'eau sans précédent, dans les régions côtières expérimentant la vague de tempêtes destructives, dans les régions agricoles qui ne peuvent plus produire de cultures essentielles ».
« Un moteur de migration »
Elle souligne que de manière irrésistible, le changement climatique est devenu « un moteur de migration », contraignant des individus, des familles et même des communautés entières à chercher des endroits plus viables. Les migrations climatiques internes au sein d'une même région sont déjà une réalité et ces « migrants climatiques » s'ajouteraient aux millions de personnes déjà déplacées pour des raisons politiques, économiques ou sociales.
Les auteurs du rapport ont mené trois études de cas. L'une sur l'Ethiopie où la croissance démographique pourrait atteindre 85% d'ici 2050 et les migrations augmenter en raison de la baisse des récoltes. Une autre étude a été conduite sur le Bangladesh, où les « migrants climatiques » risquent d'être plus nombreux que tous les autres types de déplacés internes en 2050. La dernière étude se focalise sur le Mexique où les migrations à partir des régions vulnérables au changement climatique vers les zones urbaines devraient s'accentuer.
Agir « sur plusieurs fronts »
Pour autant, on peut éviter que ces déplacements de populations liés au changement climatique ne dégénèrent en crise humanitaire et ne menacent le développement de certains pays, estime l'institution de Washington. Les chercheurs avancent que leur nombre pourrait ainsi être réduit jusqu'à 80%, si les politiques agissaient « sur plusieurs fronts » en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant ces déplacements de populations dans les plans de développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne.
rfi

19/03/2018

ENTRETIEN DES ROUTES

40 milliards CFA dépensés annuellement dans l’entretien des routes

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L’Etat du Sénégal dépense chaque année 40 milliards de francs CFA "au minimum" pour des travaux d’entretien des routes, a révélé Cheikh Ahmadou Bamba Thioye, chargé de la coordination de la mission de suivi des travaux d’entretien routier à l’Agence de gestion des routes (AGEROUTE).
Il en a fait la révélation, samedi, à Mbour (Saly-Portudal), au terme d’un atelier de formation d’une semaine, dont l’objectif était d’arriver à "une bonne maîtrise des revêtements en liants hydrocarbonés dans les travaux routiers".
À l’initiative du Centre de formation et de perfectionnement des travaux publics (CFPTP), pour le compte de la mission d’assistance technique de l’AGEROUTE et du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ), cet atelier s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’amélioration de la qualité des travaux d’entretien routier.
Selon le directeur du CFPTP, Djibril Thiaw, "le système routier joue et continuera de jouer un rôle vital dans le fonctionnement de l’économie et de la société, surtout dans un contexte où la demande de mobilité a littéralement explosé" au Sénégal.
Conscient de la nécessité de mettre en place une bonne politique de préservation de ses équipements routiers, l’Etat du Sénégal, à travers l’AGEROUTE, a mis en place un Programme d’entretien routier annuel (PERA)", a fait savoir M. Thiaw.
Dans ce contexte, ajoute-t-il, pour garantir la qualité des travaux réalisés, l’AGEROUTE a confié au CEREEQ des missions d’assistance technique pour la supervision des travaux du PERA, pour rehausser le niveau de service des routes revêtues, des routes en terre et des ouvrages d’art et d’assainissement.
Selon lui, le CEREEQ a mis en place des équipes compétentes dans toutes les zones définies par l’AGEROUTE et qui sont composées d’ingénieurs géotechniciens et de génie civil, de techniciens géotechniciens, de techniciens en topographie et de laborantins.
Cette formation a été dispensée sous forme de partage et d’échanges d’expériences entre l’expertise marocaine et celle sénégalaise, a renseigné Khalid El Azdi, directeur général de Laboratoire public d’essais et d’études (LP2E), la structure marocaine dont les experts ont animé la session.
M. El Azdi a souligné la nécessité de "mettre à profit les liens étroits qui lient les deux pays pour renforcer la coopération Sud-Sud".
aps.sn

17/03/2018

LE TELEPHONE: OUTIL DE DEVELOPPEMENT

Le téléphone mobile : un outil de développement pour le Sénégal

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Le téléphone portable ou mobile à aujourd’hui prit une place très importante dans la vie des Sénégalais. Avec un taux de pénétration avoisinant les 107% en 2017, cet outil de communication impacte considérablement le développement du pays.
L’accès aux services téléphoniques s’est renforcé de façon considérable dans le pays, au cours des 10 dernières années, de 7,5 millions en 2010, le pays enregistre aujourd’hui plus de 15 millions d’utilisateurs. Un chiffre qui a notamment augmenté à cause d’une population jeune qui surfe sur son époque, mais aussi grâce au phénomène des doubles SIM et à la libéralisation des marchés des télécommunications. « Les ventes de téléphones ont connu une croissance importante ces dernières années, cela peut s’expliquer par l’accessibilité des prix enregistré ces dernières années, notamment avec la concurrence des marques asiatique qui se positionnent avec des gammes de produits tout aussi compétitifs. Cela aide beaucoup les populations Sénégalaises dans leur acquisition des mobiles. Nous registrons sur notre plateforme une forte demande », explique Karima Mbacké Cissé, responsable commercial à Jumia Sénégal.
Si dans sa fonction traditionnelle le téléphone portable est un outil de communication incontournable mais aussi souvent un gadget pour les plus jeunes, cet outil à bien dépassé ces usages au point de contribuer considérablement au développement et à l’épanouissement des populations.
Le Sénégal traverse une vraie mutation technologique avec la croissance du mobile. Outre son utilisation première de communiquer partout dans le pays grâce aux différents opérateurs, le téléphone portable est devenu un outil qui remplace un système bancaire peu développé dans le pays, notamment dans les zones les plus reculées. Pour les transactions monétaires, les différents services tels que Wari, Orange Moneny, Tigo Cash, Jooni Joni, apportent un souffle nouveau aux populations.
Dans d’autres secteurs comme la santé, l’éducation, l’agriculture, pour ne citer que ceux-là, des nombreuses applications ont vu le jour et contribuent à faciliter le quotidien des populations. On pense notamment au M-diabète qui apporte des conseils aux diabétiques, le pays compte environ 400.000 cas.
La croissance du mobile a permis également d’accroitre le nombre d’internautes. Environ 9 millions de personnes se connectent via mobile au Sénégal, ce qui représente environ lus 95% des utilisateurs des services internet. Une véritable économie s’est développée autour de la téléphonie mobile, avec un chiffre d’affaire en 2017 de plus de 400 milliards de francs CFA.
Ismael Cabral Kambell/afrik.com

14/03/2018

SALY: RÊVES ET CAUCHEMARS

L’attrait de Saly, la station touristique balnéaire du Sénégal. Entre illusions et désillusions,du rêve au cauchemar

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Si le rêve américain a longtemps nourri l’espoir, le rêve de retrouver un monde meilleur fait de gloire et de fortune à Saly-Portudal meuble aussi le sommeil de beaucoup de jeunes sénégalais. Hommes et femmes, d’origines diverses et variées convergent vers Saly avec des motivations communes : réussir.
Présomptueux et avides de gloire, certains ont les yeux rivés vers l’Europe, Saly n’est qu’un tremplin pour trouver l’âme sœur venue en touriste et se faisant, avoir le sésame pour voyager loin, aussi loin que la galère au Sénégal ne sera qu’un mauvais souvenir lointain.
D’autres, étudiants cartouchards, élèves recalés viennent à Saly faire valoir leur niveau en langues étrangères auprès des touristes comme guides. Pêle-mêle, femmes rurales à la recherche de travail de bonne dans les résidences, de jeunes désœuvrés sans qualification, lorgnant un emploi de gardien, de jeunes filles, prostituées déclarées ou call-girls sous le couvert de travailleuses dans les hôtels et réceptifs touristiques ; voilà le melting-pot explosif de Saly.
Une communauté cosmopolite matinée à la présence de touristes et résidents étrangers jouisseurs et fêtards. Un cocktail détonnant pour des scènes torrides de vie nocturne où prostituées, gigolos, touristes à la recherche de sensations fortes sont les principaux acteurs.
Des rencontres, des destins se font et défont ; des tragédies se jouent. C’est le prix à payer pour atteindre l’objectif initial, décrocher l’oiseau rare, le touriste riche et fortuné prêt à toutes les largesses. L’homme providentiel qui changera durablement la trajectoire de votre vie et fera de vous un ou une nantie.
Beaucoup d’appelés, peu d’élus.
Si certains ont pu, par force de pugnacité, de sacrifices et artifices atteindre leurs objectifs : voyager ou considérablement changer le niveau de leur vie en épousant ou en vivant en concubinage avec un ou une riche touriste ; d’autres, la grande majorité, se cherchent et cherchent toujours malgré les échecs répétés, un environnement de plus en plus hostile, difficile et concurrentiel. L’espoir fait nourrir l’homme mais nombreux sont parmi les chasseurs de « gloire et fortune », ces candidats au voyage en « pays de cocagne » qui perdent leurs illusions et finissent en rupture de ban de la société dans l’alcoolisme, la drogue ou s’embourbent à Saly sans espoir d’un retour triomphal au bercail faute de succès dans leurs aventures.
Rendant la station balnéaire de la petite côte de plus en plus insécure.
Rêves de gloire et déception : témoignages
Candidats au voyage en Europe assimilée au » pays de Cocagne »
Noms d’emprunt pour nos témoins :
Décadentes métamorphoses d’une jeune fille aux origines rurales à Saly
Elizabeth raconte : « En quittant mon Ndiagagnao natal, j’étais pleine de rêves. Il faut dire que je suis issue d’une famille polygame avec des querelles de ménage permanentes. Des coépouses, ma mère était la plus démunie. Fille unique âgée de 19 ans, j’ai arrêté mes études en classe de quatrième secondaire. Avec mon français rudimentaire, je suis venue à saly pour faire fortune et aider ma mère. J’ai cherché un emploi de bonne dans les résidences jusqu’au jour où j’ai connu mon premier entretien d’embauche chez un vieux retraité blanc, ce qui fut aussi ma première déception, mon premier choc. En effet, le blanc m’a demandé combien je demandais pour mon salaire mensuel, j’ai répondu vingt-cinq mille francs. Le vieux toubab après un soupir a longuement ri aux éclats avant de me dire : » Tu es jeune et très belle, tu peux gagner vingt-cinq mille en une journée. Il te suffit juste de me faire la pipe, une fellation et tu es grassement payée »J’ai fui comme si j’avais le diable à mes trousses.
J’ai été hébergée par des membres de ma communauté sérère qui squattait une maison désaffectée. Le soir, c’était des « ngonaals » à n’en plus finir entre charretiers dégoulinant de sueur et lavandières à la propreté douteuse.
J’ai quitté cette maison qui n’était pas au niveau de mes ambitions pour trouver du travail chez des travailleuses de nuit. Malheureusement, ce fut le début de ma descente aux enfers. Souvent seule dans cette maison, je m’amusais à porter devant le miroir les chics habits de mes prostituées de patronnes. Tout semblait si facile et opulent chez elles : cigarettes, alcools, manger à gogo, parfums de luxe, monnaies en euros. Oui, j’avais promis à ma mère d’être riche et ces filles de joie m’offraient un raccourci. Avec mes économies, j’ai acheté quelques jeans et robes et commencé à singer ces filles dans leurs gestuelles et mimiques.
Aujourd’hui, je suis endurcie dans la prostitution bien aidée par mes anciennes patronnes, heureuses de me placer par ci, par-là parmi leurs connaissances avides de chair fraîche contre des commissions consistantes »
Awa ou l’appât du gain facile
Awa elle témoigne : » je suis divorcée et mère de deux enfants. L’entente avec mon père, un vieux conservateur Saint Louisien, devenait de plus en plus difficile dans la maison. Je suis titulaire d’un diplôme d’hôtellerie. Des promotionnaires de formation servaient à saly. J’ai confié mes enfants à ma mère, direction Saly. Employée comme serveuse dans un restaurant bar, je voyais défiler beaucoup de clients blancs tous aussi pervers les uns que les autres. Mon quotidien était rythmé entre provocations salaces et actes déplacés de leur part. J’assumais stoïquement, avec un sourire approbateur feint ; c’était le prix à payer pour garder ma place ou bénéficier de généreux pourboires. Jusqu’au jour où un jeune français m’a invité en boîte de nuit après le service. Invitation que j’ai acceptée. Sous les lumières tamisées et la musique lascive, nous avons flirté. De soirée en soirée dans les night clubs nous avons passé une nuit dans sa chambre d’hôtel. Il était généreux et m’a comblée en euros et shopping dans des magasins luxueux. Son départ m’a rendue accroc des sorties nocturnes et des gains faciles. Bien que nous ayons gardé les relations en nous promettant mariage le tout validé par des envois réguliers d’argent de sa part, l’appétit vient en mangeant. Je suis chaque soirée à la chasse du touriste nouveau venu, le fortuné diamantaire qui changerait littéralement mon destin et ferait de moi une reine jalousée, entre avions et villas ici et ailleurs. »
Abdou: destin sinueux d’un tordu
Abdou, un ancien militaire raconte :
« Libéré de l’armée, j’avais perdu mes repères. Il faut dire que deux ans de durée légale dans l’armée loin des miens et de l’autorité parentale m’ont rendu très libertin. Mon retour dans la vie civile a été ardu. Entre oisiveté et incompatibilité avec mon environnement immédiat du fait de certaines mauvaises habitudes que j’avais contractées durant mon service militaire, j’ai quitté la maison familiale pour Saly où j’espérais trouver un emploi de vigile dans les hôtels et nombreuses résidences privées. Pour retrouver une semblante de vie autonome et une parodie de tenue ou de vie militaire. J’ai été engagé dans une résidence appartenant à une riche veuve européenne. Avec mes muscles saillants et une tendance à me montrer devant elle en mâle phallique, j’ai pu finalement être son amant. Ce que je cherchais entre autres. Dans ma nouvelle vie de dépendant et de parasite choyé, sous l’emprise souvent de l’alcool à satiété ; j’étais devenu autoritaire et cassant. La vielle dame a vite fait de se lasser de moi. J’étais devenu insupportable. Malheureusement, j’étais habitué à cette nouvelle vie de nabab que seule une fortunée touriste naïve et amoureuse pouvait m’offrir. Depuis, je suis dans les boîtes de nuit de Saly comme videur, la journée, je suis dans ce qu’il y’a de plus galvaudé à Saly : antiquaire. Le tout dans une recherche effrénée de vieilles dames blanches pour une vie de rêve en vue de mariage ou visa pour l’Europe. L’attente semble durer éternellement, beaucoup sont dans mon cas avec les mêmes objectifs, la concurrence est féroce aussi déloyale que notre mode de vie, j’en conviens.
Saly ou l’espoir déchu d’un jeune ambitieux
Birane, lui c’est l’étudiant cartouchard à l’université de Dakar au département anglais.
Il nous narre son odyssée :
« Je suis cartouchard de l’université de Dakar, avec mon niveau concurrentiel linguistique, je suis venu à Saly pour un emploi de guide dans les agences. Je ne veux point durer à Saly, je cherche que le tremplin pour aller en Europe ; continuer mes études et faire fortune. J’ai des petites occasions de guide pour Gorée ou d’autres sites mais tout devient de plus en plus difficile et je perds mes illusions. J’ai eu une petite amie française, étudiante pas assez nantie pour réaliser mon rêve. Je me suis lié d’amitié avec un ami blanc qui m’a proposé le gîte dans sa résidence. J’ai découvert dans le tard que c’est un homosexuel. Malgré mes soucis, je ne vais pas aliéner ma dignité, mon intégrité morale j’ai quitté sa maison. Mais le coup est déjà parti, il se susurre de par les mauvaises langues de Saly que je suis un gay. Je vis intérieurement résigné mon désarroi. Me contentant de vivre mon rêve de fortune derrière le comptoir d’une épicerie de Saly où je suis employé. Précaire et résigné en attendant le touriste providentiel qui me sortirait de cette galère. Tant que Saly existera le rêve sera toujours permis.
Birane/directactu.net

BAISSE DE PRODUCTION DU TABAC

La production de tabac baisse de 13% au 4ème trimestre 2017

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La production de tabac et d’articles à base de tabac du Sénégal s’est repliée de 12,7% au quatrième trimestre de l’année 2017 comparée au troisième trimestre 2017, a appris APA mardi auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Cette production a également fléchi sur un an, au quatrième trimestre (moins 8,3%) et en cumul sur l’année 2017 (moins 4,2%). Selon la DPEE, elle a particulièrement été contrainte par la baisse de la demande locale et extérieure. Celle-ci est, notamment, expliquée par les mesures anti-tabac appliquées au Sénégal, au Tchad et à Maurice.
Au Sénégal, une loi prise en 2014 et qui interdit de fumer dans les espaces publics et oblige l’impression de messages de mises en garde sur les paquets de cigarette, est entrée en vigueur depuis le 26 août 2017.
apanews.net

12/03/2018

L'OR DU SENEGAL

Le Sénégal a produit 11 670 kg d’or en 2017

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La production d’or du Sénégal a atteint 11 670 kg en 2017, a appris samedi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).Cette production s’est accrue de 1 954 kg comparée à l’année 2016 où elle s’élevait à 9 716 kg. « Cette performance traduit une bonne exécution du plan de mine, avec, notamment, l’amélioration de la productivité dans les zones de Golouma Ouest et de Kerekounda (Sud-Est du pays) », souligne la DPEE.
A cela s’ajoute la découverte de minerais à teneur en or plus élevée dans les fosses de Gora, Golouma Sud et Ouest et Kerekounda, localités situées dans la région aurifère de Kédougou (Sud Est).
En glissement trimestriel, la production d’or du Sénégal a également progressé, passant de 2 411 kg au troisième trimestre 2017 à 3 193 kg au quatrième trimestre 2017.
Selon la DPEE, cette performance reflète l’augmentation de 27% de la teneur en or du minerai, dans la phase 3 d’exploitation de la fosse de Gora (Sud-Est).
APA

07/03/2018

ACCIDENTS DU TRAVAIL

Accident de travail au Sénégal 1918 victimes en 2016

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Les statistiques, en termes d’accidents de travail, à titre professionnel au Sénégal, tournent autour de 1918 victimes en 2016. Ces chiffres ont été révélés par la Directrice de la prévention des risques professionnels de la Caisse de Sécurité sociale, Marie Diallo, à l’occasion du lancement de la 4ème édition du concours du meilleur comité d’hygiène dans les entreprises installées au Sénégal.
«Les derniers chiffres qui sont à notre disposition datent de 2016, donc au mois d’avril. Comme nous le faisons chaque année, nous allons diffuser ceux de 2017. Mais en 2016, nous avons reçu en termes de déclaration au niveau de la Caisse de Sécurité sociale, 1918 cas de dossiers d’accident ou de maladie professionnelle, qui sont parvenus à notre service », a déclaré Marie Diallo, Directrice de la prévention des risques professionnels. Selon elle, le but de cette rencontre est d’engager davantage le partenariat que nous avons avec la presse pour pouvoir diffuser le maximum d’information de sensibilisation, formation et de conseil auprès de leurs assurés, à savoir les travailleurs et les employeurs, pour aider et accompagner à la préservation de l’intégrité physique et morale des travailleurs d’une part, et aussi à la réduction des charges de travail, la charge financière et cela sous-entend de la charge financière des accidents de travail des maladies professionnelles pour la caisse de sécurité sociale. «Toute entreprise de plus de 50 travailleurs doit avoir en son sein un comité de santé et d’hygiène chargé de veiller aux normes sécuritaires, au respect des dispositions en matière de santé et d’hygiène dans le lieu de travail. Les autres entreprises comptant moins de 50 travailleurs doivent également veiller au respect de ces normes de santé, d’hygiène et de sécurité au travail, en relation avec un inspecteur du travail chargé de faire ce contrôle», a-t-elle fait savoir. Et ajoute que la Caisse de Sécurité sociale veut nouer un partenariat avec l’Association des journalistes en santé pour une meilleure sensibilisation de l’opinion.
Assane Soumaré, Directeur général de la Caisse de Sécurité sociale de son coté, de noter que c’est un concours qui a comme objectif de récompenser les meilleurs comités dans les entreprises qui ont la charge réglementaire de gérer les risques professionnels pour les travailleurs de l’entreprise. « Le concours en soi est une symbolique, mais le plus important, c’est d’aller vers une appropriation la plus large possible, afin d’installer la culture de la prévention des risques dans les réflexes des entreprises », a-t-il fait savoir. Selon lui, ce concours vise à sensibiliser les entreprises, les travailleurs et de façon générale les populations, sur la nécessité de la maîtrise de la politique de santé et de sécurité au travail, ainsi que de prévention des risques professionnels. Ainsi, la Caisse de Sécurité sociale compte sur cette base développer des actions au niveau des comités de santé et d’hygiène pour qu’ils soient internalisés dans les politiques de développement de ces entreprises comme outil de management stratégique et de gestion opérationnelle, a souligné son DG. Et rappelle que le concours, ouvert jusqu’en avril 2018, est doté d’une enveloppe de deux millions de francs CFA en forme d’équipements pour le comité de santé désigné vainqueur. « La prévention joue un rôle essentiel en matière de mise en place de la politique de santé et de sécurité au travail, mais surtout à travers la vulgarisation de ces politiques au niveau des entreprises », a-t-il dit. Et ajoute que des synergies seront ainsi développées avec tous les acteurs impliqués dans la prévention des risques, pour mettre en place des lignes d’actions portées par la communication. Par ailleurs, le président de l’Association des journalistes en santé population et développement (AJSPD), Alassane Cissé, quant à lui, de convoiter, pour ses membres, une formation sur les questions de santé et sécurité au travail, afin qu’ils puissent mieux traiter de la problématique des risques professionnels. « La caisse de sécurité sociale pourrait ainsi signer des conventions avec les entreprises de presse pour faciliter le travail des journalistes en santé sur ces questions, à travers un concours pour les journalistes en vue de récompenser la meilleure production sur la prévention des risques dans les lieux de travail», a-t-il souhaité.
Khady Thiam COLY/rewmi.com

LE SENEGAL FACE AU SIDA

Le Sénégal champion d’Afrique dans la lutte contre le VIH / SIDA

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En Afrique australe et orientale, prés de 20 millions de personnes ont le virus du Sida, presque quatre fois plus qu’en Afrique de l’Ouest et du Centre, le Sénégal combat avec succès la terrible maladie, renseigne Les Echos.
Selon « The Economist » qui site des chiffres de l’Onusida dans un article intitulé « comment une petite nation africaine bat le Sida », notre pays est meilleur dans la lutte contre le Vih/Sida. Et pour cause, au Sénégal, la prévalence du Vih chez les travailleurs du sexe est passée de 28% en 2002 à 7% et 2016 , selon l’Onusida.
En effet, selon l’étude, au Sénégal, les nouvelles infections ont été réduites de prés de 3/4 depuis 2010, faisant ainsi des Sénégalais l’une des populations les moins touchées en Afrique . Au moment où 4,5% des personnes en Afrique subsaharienne sont séropositives, la prévalence au Sénégal est juste à 0,4% .
Les spécialistes expliquent cette performance par le fait que, même si notre pays est pauvre, il dispose d’un système de prévention et de traitement du Vih de pays développé. Il faut rappeler que le Sénégal a été le premier pays d’Afrique subsaharienne à lancer un programme pour traiter les personnes sous antirétroviraux en 1998. Plus récemment en 2003, le Sénégal a rendu le traitement gratuit, plusieurs années avant que l’Organisation mondiale de la santé recommande que les pays le fassent , nous renseigne Les Echos .
Ndeye Fatou Thiaw/senenews.com

05/03/2018

TRANSFERTS D'ARGENT

1100,7 milliards de transfert d’argent reçus par les établissements de crédit

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Les transferts rapides d’argent reçus par les établissements de crédit du Sénégal s’élèvent à 1100,7 milliards en 2017 (environ 1,761 milliard de dollars), a appris samedi APA auprès de la Direction de la monnaie et du crédit (DMC) du ministère de l’économie, des finances et du plan.Par rapport à l’année 2016 où ils étaient de 958,6 milliards FCFA, ces transferts connaissent une augmentation de 14,8% en valeur relative. Toutefois, en glissement trimestriel, les transferts reçus ont enregistré une baisse de 23,6%, passant de 328,3 milliards FCFA au troisième trimestre 2017 à 250,7 milliards FCFA au quatrième trimestre 2017.
Concernant les émissions de transferts rapides d’argent effectuées par les établissements de crédit du Sénégal vers l’extérieur, elles se sont élevées à 211,1 milliards FCFA en 2017, soit une hausse de 65,7% par rapport à 2016 où ils s’établissaient à 127,4 milliards FCFA.
lejournalducameroun.com

CORRUPTION

Un Sénégalais sur quatre est exposé à la corruption, qu’il en soit l’initiateur ou qu’il l’accepte

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Selon Étude sur la Perception et le Coût de la Corruption au Sénégal de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la corruption financé par le PNUD (Programme des nations Unies pour le développement) parcouru par Leral.net, un Sénégalais sur quatre est exposé à la corruption, qu’il en soit l’initiateur ou qu’il l’accepte.
Dans le secteur public comme dans celui du privé, les résultats de l’étude montrent que les usagers sont plus prompts à faire des propositions de corruption que les agents. Le taux de tentative de corruption ou proportion d’individus susceptibles de faire une tentative de corruption est globalement de 25,6% des personnes interrogées. Une ventilation des résultats dans des cibles choisies montre quelques disparités.
Ainsi, le taux de tentative de corruption est de 25,7% dans le grand public. Il est plus important en milieu urbain (27,7%) qu’en milieu rural (23,4%). Il ressort aussi de cette étude que les hommes (33,1%) font plus de tentatives de corruption que les femmes (19,2%). Ils sont aussi plus approchés pour être corrompus. Dans le secteur informel, le taux de tentative de corruption est de 28,6%.
En moyenne, un Sénégalais sur quatre est exposé à la corruption, qu’il en soit l’initiateur ou qu’il l’accepte. Cependant, même si toutes les tentatives de corruption ne se concrétisent pas par un succès, le taux d’acceptation des tentatives de corruption est de 55,2%.
Par ailleurs, le taux de corruption est de 14,1% pour l’ensemble des composantes du Grand public. Il est de 9,9% chez les professionnels, avec une variation selon qu’on se trouve dans le public (9,9%) ou dans le privé (13%). Les femmes dans le Grand public sont moins corrompues que les hommes, les moins de 20 ans et les plus de 50 ans moins corrompus que les personnes d’un âge compris entre 20 et 50 ans.
De même, le taux de corruption dans le monde rural est plus important que celui des villes. La région de Diourbel (19,4%) enregistre le plus fort taux de corruption, tandis que celle de Saint-Louis affiche le plus faible taux (6,5%). De même, les personnes les plus instruites sont aussi celles qui paient le moins de pots-de-vin comparé aux analphabètes. Les personnes issues des ménages dont le revenu mensuel est compris entre 200 000 et 500 000 F CFA, sont considérées comme plus corrompues que les personnes dont les ménages ont un revenu mensuel inférieur ou supérieur à cette fourchette. Dans le privé, 80% des tentatives de corruption sont acceptées.
Les Sénégalais qui acceptent la corruption sont plus nombreux (21%) que ceux qui l’initient (6%). 30% de ceux qui ont déjà accepté la corruption et 70% de ceux qui l’ont déjà initiée sont de potentiels récidivistes. Les personnes qui n’ont jamais fait l’expérience de la corruption ne seraient que 9% à céder à une tentative de corruption.
Les propositions de corruption sont, dans 85% des cas, formulées en numéraires. Les Sénégalais dénoncent peu les auteurs de corruption. Les intentions de dénonciation des pratiques de corruption ne dépassent pas 6%.
Coût de la corruption
Le montant moyen de pots-de-vin demandé au cours des 12 derniers mois s’élève à 95 406 F CFA. Celui concernant les personnes ayant cédé est de 100 877 F CFA par an. Le montant global de pots-de-vin payés est estimé à 118,44 milliards de F CFA durant les 12 derniers mois.
Si nous prenons la variable âge, les jeunes et les personnes âgées sont moins invités à payer des pots-de-vin par rapport aux autres classes d’âge. L’analyse des coûts dans la variable sexe révèle des différences entre les montants demandés aux femmes et ceux demandés aux hommes, ainsi que les montants payés par ces derniers. Nous constatons que les montants qu’on demande aux femmes sont plus élevés que ceux demandés aux hommes, mais celles-ci finissent généralement par payer des montants supérieurs à ceux versés par les hommes.
En outre, dans l’ensemble, les personnes issues de ménages ayant un revenu élevé, payent en moyenne beaucoup plus en pots-de-vin que celles qui proviennent de ménages à faible revenu.
Globalement, cette étude livre une cartographie de la corruption au Sénégal. Elle se veut une étude de référence à partir de laquelle tous les indicateurs qui ont été mesurés pourront être suivis et analysés en fonction des changements qui vont s’opérer dans le temps.
Les résultats ici exposés sont censés connaître des évolutions, elles-mêmes tributaires d’autres facteurs exogènes qui ne sont pas toujours maîtrisés à l’avance. Des études ultérieures, améliorées sur la base des acquis de la présente étude, aideront à mettre en place un baromètre, annuel ou biannuel, dont l’utilité sera de faire l’état de la corruption au Sénégal et d’en apprécier les évolutions.
Leral/senegalinfos.com

PRES DE 300 VIOLS EN DEUX MOIS

285 cas de viols répertoriés au sénégal depuis le début de l’année…

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L’Association pour la lutte contre les viols et les abus sexuels s’insurge contre les meurtres sur mineurs constatés ces derniers jours et les nombreuses cas de viols en proposant la condamnation à mort des auteurs dudit délit.
D’après le président de l’Association pour la lutte contre les viols et les abus sexuels, Moustapha Fall, « la situation des viols au Sénégal a pris tellement des proportions inquiétantes qu’en moins de deux(2) mois, entre le mois janvier et le mois de mars, il y a eu 285 cas de viols ».
Cette situation est inadmissible d’après le président de l’Association, Moustapha Fall qui estime que les auteurs doivent être condamnés à mort: « nous en tant qu’Association, nous voudrions que les auteurs soient condamnés à mort. Ceux qui atteignent les enfants, on doit les mettre hors d’état de nuire. Ils sont devenus comme des poisons dans la société.
« Nous lançons un appel au Président de la république Macky Sall de faire un projet de loi pour que ces maniaques soient condamnés à mort », déclare Moustapha Fall sur Rfm.
senego.com

Une fillette de 08 ans violée à Institut islamique de Pikine
Un élève de 14 ans, M. M. D, de l’Institut islamique Serigne Ady Touré, sis à proximité de l’établissement scolaire « Gaindé Fatma », à Pikine Icotaf, a surpris sa camarade d’école M. S, âgé de huit(8) ans, dans les toilettes et l’a forcé à coucher avec lui. C’était durant les moments de pause de la journée, du lundi 19 février dernier, vers les coups de 14h.
Les membres de la direction de l’Institut islamique étaient dans tous leurs états lorsqu’ils ont été tenus au courant du scandale sexuel.
C’est en voulant sortir des toilettes après s’être soulagé, que le garçon est venu. Il y trouve la petite, M. S et lui propose une partie de plaisir charnel. Face au refus de la fillette, il insiste et dit:« je leur dirai que tu as sali les carreaux des toilettes en te soulageant là-dessus ».
La fille se montre subitement docile, et le jeune de 14 ans, ôte son slip, l’allonge sur les carreaux de la cabine WC, lui monte dessus et satisfait ses désirs. Après, il se relève et somme la fillette de garder le silence. Elle se traîne jusque dans leur salle de classe sans piper mot.
C’est de retour à la maison, que sa maman a constaté des traces de sang sur ses habits. Cuisinée par sa famille, M.S éclate en sanglots et raconte tout.
Apres une plainte, la police en ouvrant une enquête, a fait défiler tous les élèves de l’Institut Islamique devant la fille M. S, qui identifie aussitôt le nommé M. M. D. « Le voilà!, c’est lui qui m’a fait ça dans les toilettes », a-t-elle déclaré.
L’écolier, M. M. D, ayant reconnu les faits, a été déféré au parquet pour viol, informe Les Echos.
senegaldirect.net

04/03/2018

PROTEGER L'ENFANCE

Enlèvements, tortures, viols, meurtres d’enfants au Sénégal : le Mouvement national des femmes de l'Act s'indigne et condamne

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Le Sénégal vit aujourd'hui une situation de psychose sans précédent avec la série répétée d'enlèvements, de tortures, de viols, de meurtres d'enfants à bas- âge. Ces victimes innocentes sont traquées au quotidien par de sinistres individus dans les rues, autour des écoles, des daaras, des maisons et qui commettent leurs crimes avec froideur et une bestialité notoire. Leurs forfaitures sont commises aussi bien dans la capitale Dakar que dans les autres régions du pays.
La peur, l'angoisse et le désarroi sont aujourd'hui les sentiments les plus partagés au sein des familles et de la société sénégalaise de manière générale.
L'opinion a fini d'insérer ces actes odieux et inhumains dans le registre de rituels auxquels s'adonnent des professionnels de la politique à la mentalité rétrograde, vicieuse, irresponsable et d’un autre âge obnubilés par des postes politiques et des privilèges indus.
D'abord, en tant que femmes, mères, sœurs, notre indignation est grande devant une situation où nos enfants sont comme livrés à un sort implacable.
Le mouvement national des femmes de l'Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT ) derrière le président Abdoul Mbaye, s'indigne aussi et condamne avec la dernière énergie ces crimes, d'une barbarie inouïe, inqualifiables et qui agressent les bonnes mœurs et la bonne conscience du peuple sénégalais.
Nous exigeons à ce que les autorités étatiques en premier et les forces de l'ordre chargées de la sécurité des sénégalais interviennent avec tous les moyens requis, pour mettre hors d'état de nuire les malfaiteurs et leurs commanditaires, pour juguler le mal. Afin que la société sénégalaise retrouve sa sérénité et son équilibre.
Le Mouvement National des Femmes de l'ACT
dakaractu.com

1021 MORTS SUR LES ROUTES EN 2017

Accidents au Sénégal- 1021 personnes tuées en 2017

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2017 a été une année meurtrière, avec 1021 morts dans des accidents divers, dont 635 tuées sur les routes pour la même année.
Le Ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a livré hier les chiffres de la mort, à l’occasion d’une rencontre sur ‘’la Protection civile et les infrastructures nationales pour une gestion plus efficaces des catastrophes.’’ Avec des statistiques qui font froid dans le dos, c’est l’hécatombe sur les routes du Sénégal où la mort semble trouver, dans le duo chauffeurs-routes, un lit parfait pour emporter chaque année des milliers de vies. Selon Aly Ngouille Ndiaye, 1021 personnes sont mortes par accidents divers pour cette année 2017. Rien que les accidents de la route, ils constituent plus de 50% de ces causes de décès, avec 635 morts en 2017. La mer a également emporté 304 personnes dans la même année. Quant aux incendies, ils ont fait 46 morts et les effondrements de bâtiments ont causé 36 décès. Le reste de la liste est à mettre sur le compte des catastrophes naturelles comme la houle et la foudre. A noter que ces dix dernières années, les accidents sur les routes ont tué 5 mille personnes. Une moyenne de deux cas de décès par jour qui a obligé les éléments des Sapeurs-pompiers à effectuer 36 mille sorties en 2017.
L’État durcit le ton
A signaler que les causes d’accidents sur les routes sénégalaises sont diverses. Le facteur humain (comportement), le déficit de formation, le manque de discipline, la corruption administrative en constituent une bonne part, mais pas seulement. Enfin, parmi les causes des accidents, figure le fait que 80% des accidents arrivent la nuit dans le cadre des déplacements interurbains. C’est pourquoi l’Etat du Sénégal a décidé d’interdire la circulation sur les routes interurbaines de 22 heures à 6 heures du matin. En Conseil des ministres, le Président Macky Sall a demandé au Premier ministre d’accentuer la mise en œuvre rigoureuse de toutes les mesures interministérielles arrêtées, visant à améliorer, significativement et durablement, la circulation et la sécurité routières. Il a été également décidé de l’instauration du permis de conduire à points.
Sada Mbodj/rewmi.com

02/03/2018

St LOUIS BLESSEE PAR LA MER

La mer détruit plus de 50 maisons à Saint-Louis

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A Saint-Louis, dans le nord-ouest du pays, la mer a détruit plus de 50 maisons dans la Langue de Barbarie et à Ndiébène-Gandiole. Une houle monstrueuse s’est produite la nuit du mercredi au jeudi. Les quartiers Gokhou-Mbathie, Guet-Ndar et Santhiaba sont concernés par ces dégâts. Ainsi, plus de 35 familles en paient des frais.
MEDIASENEGAL.SN– « Nous avons tout perdu, on ne sait plus où donner de la tête », a confié une sinistrée à Afrikmag.
Pour s’enquérir de la situation, le maire de la ville s’est rendu sur les lieux. Mansour Faye exprime alors toute sa compassion aux familles attristées.
« Cette situation est douloureuse, car l’érosion côtière continue de faire des ravages, malgré les efforts que l’Etat est en train de consentir pour apporter des solutions durables à ce phénomène naturel qui plonge les populations de la Langue de Barbarie dans un désarroi total ».
La construction d’une digue de protection
Pour en venir à bout de cette situation qui se répète année après année, un projet de construction d’une digue de construction est en cours. Elle va servir de bouclier contre l’avancée de la mer entre Guet-Ndar et Gokhou-Mbathie.
« Les travaux d’urgence de protection de la Langue de Barbarie et du Gandiolais contre l’avancée de la mer entamés par l’entreprise EIFFAGE, une fois terminés, seront une aubaine pour les populations ».
Ce travail sera effectué grâce aux financements conjoints de l’Etat du Sénégal et de la France. Le montant est estimé à plusieurs milliards de francs CFA. En ce moment, une étude de faisabilité est en train d’être réalisée. Celle-ci devra s’achever d’ici trois mois, et va empêcher l’avancée de la mer dans les zones d’habitation.
Pour le moment, des solutions d’urgence ont été adoptées. Ainsi, le maire de la ville assure que les familles sinistrées vont être relogées vers Ngallene, une zone de recasément.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

01/03/2018

APPLIQUEZ LES LOIS!

L’Etat a opté pour la protection des enfants avec des textes répressifs

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L’Etat du Sénégal a opté pour la promotion et la protection des droits de l’enfant, notamment face à des cas de maltraitance de cette couche très vulnérable de la société, a affirmé, mardi, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall.
"Les textes sont là, très répressifs face à ces phénomènes de kidnapping, de viol et autres maltraitances faites aux enfants. Et la justice est très ferme là-dessus", a signalé le ministre de la Justice lors de l’ouverture d’un atelier portant sur l’évaluation de l’activité professionnelle des magistrats.
Selon lui, à chaque fois qu’on est confronté à des rapts d’enfants et à des cas de maltraitance d’enfants, "la justice, après constat des infractions, a été sévère et ferme". "Sur cette question, il n’y a pas d’ambigüité", a insisté le ministre de la Justice.
Depuis quelques semaines, la presse fait état des cas de tentatives ou d’enlèvements d’enfants à Dakar et dans les localités de l’intérieur. Le week-end dernier, une fillette a été bâillonnée, violée puis tuée à Mbao et un garçon égorgé à Touba.
aps/leral.net