27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

24/05/2017

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

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La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

17/05/2017

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

12/05/2017

PROBLEME DE RETRAITE

Problématique de la retraite au Sénégal: Le Fnr souffre d'un déficit de 15 milliards

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L'état de santé financière du Fonds national de retraite (Fnr) est calamiteux. Le coordonnateur du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) de Dakar, Dally Diop a fait des révélations qui ne vont pas faire plaisir au gouvernement. Le syndicaliste soutient que le déficit du Fonds national de retraite (Fnr) se chiffre à 15 milliards. Un trou que les autorités n'ont jamais communiqué. Pour combler ce déficit, dit-il, le gouvernement veut majorer de 3% les cotisations des travailleurs.
On comprend un peu plus les véritables motifs de grève du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) malgré la tenue de la conférence sociale. Les enseignants du supérieur ne veulent pas payer des pots qu'ils n'ont pas cassés. En réalité l'Etat des pensions de retraite est problématique au Sénégal. Et les autorités n'ont jamais révélé le montant du grand trou financier au Fonds national de retraite (Fnr). Elles se contentent juste de parler de déficit comme s'il était mineur. En tout cas, ce déficit préoccupe grandement les syndicalistes, notamment ceux de l'enseignement supérieur. C'est le coordonnateur du Saes de Dakar, Dally Diop qui a levé le lièvre.
D'après le syndicaliste, le Fonds national de retraite (Fnr) traîne un déficit qui se chiffre à 15 milliards. Une situation qu'il juge catastrophique et intenable. D'autant plus que le Gouvernement a décidé de faire supporter le renflouement de ce fonds par les cotisations des travailleurs. Pourtant d'après le coordonnateur du Saes de Dakar, l'Etat est responsable de cette situation. "L'Etat n'avait pas recruté de travailleurs dans la Fonctions publique par rapport aux départs à la retraite. Ce sont les travailleurs qui cotisent pour les retraités", relève l'universitaire. Et ce qui a mis les universitaires dans une colère noire contre le gouvernement, c'est qu'il veut relever la cotisation des travailleurs. Ainsi au lieu que chaque travailleur verse 12% du salaire net et l'Etat 23%, les autorités veulent désormais majorer le taux de cotisation des travailleurs de 3%. Ce qui fait que les travailleurs vont désormais verser 15% de leur salaire net au Fonds national de retraite (Fnr). Une augmentation qui est irrecevable au Syndicat autonome des enseignants du supérieur. Les universitaires demandent au gouvernement d'endosser ce déficit au lieu de se défausser sur leur salaire.
Pou rappel, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, dans un entretien accordé à l'Aps le 27 avril dernier avait soutenu que "des études qui ont été faites montrent que déjà, à partir de l'année prochaine, le Fonds national de retraite (Fnr) ne sera plus déficitaire. Cela veut dire des ressources seront disponibles". Il avait fait état aussi de la mise sur pied du Fonds de pension, une structure dans laquelle, le Fond national de retraite (Fnr) devrait placer son excédent budgétaire. Car présentement le FNR est un compte spécial du trésor, une caisse unique qui ne lui donne pas la possibilité de prendre ses excédents et de les placer. A terme dit-il, les îles feront sortir le Fnr du trésor public pour en faire un Fonds de pensions.
L'As/leral.net

11/05/2017

REPLANTEZ DES ARBRES!

300 000 arbres pour reboiser le Sénégal

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Les ressources forestières ont disparu de moitié en 60 ans au Sénégal. Chaque jour, c’est 215 ha de forêt qui disparaissent, soit la superficie de 300 terrains de football. L’association Nebeday mène chaque année des opérations de reboisement.
Pour sensibiliser les populations à la déforestation et à l’utilisation raisonnée des ressources naturelles, l’association les amis de Nebeday (association sénégalaise de gestion participative des ressources naturelles et de protection de l’environnement) a pensé un projet qui permettra de diminuer la pression exercée sur les cinq aires protégées de la région de Fatick et de participer à la conservation de la biodiversité.
L’année dernière, parti sur un projet de plantation de 100 000 arbres, ils se sont finalement retrouvés à reboiser près de 238 619 arbres de différentes espèces. L’engouement et l’adhésion du public à cette cause les motivent aujourd’hui à revoir à la hausse leurs ambitions. Pour la campagne de 2017, ce sont 300 000 arbres qui seront mis en terre dans les zones forestières, mais aussi dans les grandes villes.
Lieux ciblés

Ville de Dakar
Ville de Kaolack
Ville de Joal
Forêt classée à gestion communautaire de Sangako
Forêt classée à gestion communautaire de Djilor
Forêt classée à gestion communautaire de Néma Ba
Aire marine protégée de Joal
Aire marine protégée de Palmarin
Villages de Sandicoly, Keur Sambel, Sangako, et Toubacouta dans la commune de Toubacouta
20 écoles des communes de Toubacouta et Djilor
Pour l’organisateur de cette opération, Nebeday, l’environnement est au cœur du développement. D’où son engagement à accompagner les communautés locales dans la protection, la valorisation et la gestion durable de leurs ressources naturelles. Ceci se traduit concrètement par des actions telles que la mise en place de plans d’aménagements et de gestion des forêts, le reboisement d’aires protégées, la production de charbon de paille ou encore la mise en place de périmètres agro-forestiers.
Vous pouvez participer à cette opération en faisant un don à l’association et aider ainsi à préserver l’environnement. Toutes les infos sur le site de l’association.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
Eva Rassoul/au-senegal.com

LA ROUTE VA TUER ENCORE

Le Sénégal risque de se retrouver avec plus de 800 morts d’ici la fin de l’année

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Le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jule Sagna, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la quatrième Semaine mondiale de la Sécurité routière des Nations Unies. Il a à cette occasion annoncé que le Sénégal pourrait se retrouver avec plus de 800 morts d’ici la fin 2017.
L’ouverture de cette semaine a été marquée par le Forum « Post Brasilia : Actions sécurité routière pour l’Afrique» sur le thème : « La vitesse, Ralentissez ». Ces cinq dernières années, l’attention nationale, régionale et mondiale s’est portée de plus en plus sur la réduction de la vitesse dans le cadre des efforts visant à faire baisser les traumatismes liés aux accident de la circulation. « Je crois que la vitesse est une bonne chose car la modernité s’organise autour de la vitesse il faut aller vite dans le travail, dans les services, dans la réalisation. Mais cette vitesse dans la route pourrait être fatale dans la vie des Sénégalais », a fait savoir Aubin Jule Sagna Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
Selon lui, durant les quatre premiers mois de l’année 2017, le Sénégal était à plus de 200 morts, ce qui veut dire que si rien n’est fait, à la fin de l’année, le pays se retrouverait à plus de 800 morts, comparativement aux années précédentes, alors que le maximum était fixé à moins de 600 morts.
Ainsi, M. Sagna de noter que le rôle de l’Etat est un rôle de sécurité avant tout et surtout de sécurité et non une attitude de sanction parce qu’il forme, informe en plus de sensibiliser. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre des mesures dissuasives pour empêcher d’avoir des comportements irrespectueux de la loi de la route, des règlements sur la route.
Ndèye Awa Sarr, Présidente de Laser international, pour sa part, de noter que les stratégies mondiales, nationales et locales ont pour objectif de réduire le nombre de tués sur les routes, mais il reste encore beaucoup à faire. Car, nous assistons à un développement exponentiel de nos infrastructures avec le travail de titan réalisé par nos ministères.
Selon elle, les acteurs devront augmenter leur capacité d’accès des personnes à l’éducation, à l’emploi et au service de santé et en permettre aux entreprises de fournir des biens et services dans des délais réduits. Les réseaux de transports ont de nombreuses répercussions sociales positives, notamment pour l’accroissement de notre productivité économique et notre développement. Néanmoins cette expansion et la hausse de la fréquentation des réseaux ont eu un certain nombre d’effets négatifs, à la fois sur le plan économique et sur le plan social.
Car, dit-elle, la croissance très rapide du nombre de véhicules à moteur s’accompagne malheureusement d’une augmentation des décès et des traumatismes consécutifs à des accidents de la circulation. « En outre, nous autres urbaine, sommes maintenant confrontés aux difficultés supplémentaires que représentent les hauts niveaux de pollution atmosphérique et la hausse collectives des maladies respiratoires ainsi qu’une augmentation des embouteillages. Concernant la vitesse, le thème principal, Mme Awa Sarr rappelle qu’elle a un effet positif sur la mobilité en réduisant le temps de transport, mais elle peut jouer un rôle négatif majeur dans les accidents de la circulation, avec une augmentation de la probabilité d’un accident et de la gravité des conséquences. « Nos pays qui sont à revenu faible comptent pour 90% des décès dus aux accidents de la circulation à l’échelle planétaire. Alors que nous ne possédons pas la moitié des véhicules en circulation dans le monde, le risque d’un accident dans la circulation en Afrique est le plus élevé. Nous avons près de 30 accidents pour 100 mille habitants. Et la vitesse est au cœur de ce problème des traumatismes liés aux accidents », a fait savoir Ndèye Awa Sarr.
Khady Thiam COLY/rewmi.com

07/05/2017

SANTE PUBLIQUE: 15 MILLIARDS ARRIVENT

La bonne nouvelle de Dakar : 15 milliards de FCFA pour le système de santé publique

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Dans le cadre du prochain cycle de subvention 2018-2020, le conseil d’administration du Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est réuni, les 3 et 4 mai au Rwanda, à Kigali. La Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Awa Marie COLL SECK, a pris part à cette 37ème réunion du Conseil du Fond Mondial.
L’objectif de cette rencontre ? Evaluer les besoins sanitaires des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, afin des les financer en conséquence. Plusieurs thèmes ont été abordés concernant les systèmes sanitaires des pays de la sous-région, notamment l’approvisionnement en médicaments et en produits sanitaires pour le sida, le paludisme et la tuberculose ainsi que le renforcement des institutions médicales.
D’autres questions ont également fait l’objet de discussions, telles que les taxes sur le tabac, les alcools et les boissons sucrées, les transactions financières ou encore les télécommunications.
Le Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été fondé en 2002 à Genève. Son action est basée sur un partenariat entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile.
Il s’agit d’une institution financière qui soutient une centaine de pays au niveau mondial dans leur lutte sanitaire.Depuis 2002, le Fond mondial a engagé 279 440 570 dollars au Sénégal.
15 milliards de FCFA pour le système de santé publique est apparu en premier sur Nouvelles de Dakar.
Chaque année, depuis 6 ans, l’Ambassade d’Espagne en collaboration avec l’Institut Cervantes, dont la fonction principale est la promotion de la culture hispanique, organise un concours de littérature en espagnol. Le dessein ? Permettre aux jeunes sénégalais qui apprennent l’espagnol au lycée ou à l’université de s’exprimer dans cette langue et sur une thématique importante pour la société.
Les étudiants doivent s’inscrire via internet et envoyer leur travail d’écriture qui devra se présenter sous forme de vers ou de prose. La nouveauté de cette année, c’est la participation au concours des professeurs d’espagnol (non originaires d’un pays hispanique). Bien sûr, trois prix seront attribués à la fin du concours afin de récompenser chaque catégorie (lycéens, universitaires et professeurs), et les participants seront invités au spectacle de la fête Nationale d’Espagne au Grand Théâtre National de Dakar.
Par ailleurs, depuis 2014, l’Ambassade et l’Institut Cervantes établissent des partenariats avec des institutions locales en adéquation avec le thème choisit. Cette année, c’est le Club Intelligences Citoyennes, acteur non négligeable de l’éducation au Sénégal, qui fait partie de l’aventure.
L’environnement, un enjeu pour toutes les sociétés
« Le sujet de l’écologie n’est pas nouveau au sein de la société sénégalaise. On a vu à travers des initiatives telles que la grande muraille verte, le festival des alternatives au changement climatique ou encore via les activités le l’ONG Nebeday, que les institutions savent se mobiliser pour la cause environnementale », observe Alberto Virella, l’Ambassadeur d’Espagne.
Le thème imposé devrait amener étudiants et professeurs à réfléchir sur des initiatives communes qui ont abouti ou qui pourraient être réalisées quant à la conservation et à la protection de notre environnement.« Ce qui est le plus important, au delà de la récompense perçue par les gagnants, c’est l’expérience, c’est le fait de participer à une initiative internationale. Car ces textes pourront être amenés à faire le tour du monde grâce aux réseaux sociaux », souligne Amy Sarr Tall, Directrice du magazine Intelligences Citoyennes, convaincue des bienfaits de l’apprentissage d’une langue étrangère, notamment sur la question de l’ouverture sur le monde.
« Aujourd’hui, on ne peut pas parvenir à être un pays émergent sans se préoccuper de l’environnement », ajoute-t-elle.
Les institutions espagnoles au Sénégal
D’après le premier secrétaire de l’Ambassade d’Espagne, Angel Carrascal, « il y a près de 200 000 étudiants sénégalais qui apprennent l’espagnol. Le Sénégal est le 10ème pays au monde où l’espagnol est le plus étudié », conclu-t-il.
Les langues étrangères dans un pays sont des vecteurs socio-économiques. Une langue internationale comme l’espagnol, qui est parlée dans 22 pays et est le 5ème espace linguistique mondial, est enclin au développement d’une société multiculturelle, de partage et ouverte sur le monde. « Cette initiative permet, chaque année, de faire découvrir une langue extrêmement importante pour la jeunesse sénégalaise », explique la directrice d’Intelligences Citoyennes.
Le choix de la thématique se veut aussi souligner l’engagement des institutions espagnoles concernant l’environnement sur le continent africain.
La coopération espagnole, dépendante du Ministère des Affaires Étrangères, est présente au Sénégal depuis 2004, et intervient dans divers secteurs d’activités de la société, parmi lesquels l’environnement. Ses deux zones d’intervention sont principalement la région de la Casamance et le sud de Saint-Louis.
Enfin, donner la voix aux étudiants sénégalais et les encourager à se positionner sur l’environnement constitue bel et bien un acte d’utilité publique pour le Sénégal dont l’état sanitaire dépend aussi de la volonté de ses habitants.
Lancement de la campagne contre le cancer du col de l’utérus au Sénégal
A l’occasion de la 7eme Semaine africaine de la vaccination, le ministère de la santé sénégalais a présenté son programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus, une maladie qui touche de nombreuses femmes du pays. Dans ce cadre, une campagne de vaccination gratuite à destination des filles âgées de 9 à 15 ans devrait être lancée dans le courant de l’année. Un problème de santé publique désormais considéré comme l’une des priorités du programme de développement sanitaire du Sénégal (PNDS).
Il est l’un des cancers parmi les plus fréquents chez les Africaines, plus particulièrement chez les Sénégalaises. Il, c’est le cancer du col de l’utérus « qui représente 22% des cancers féminins en Afrique et tue 23 femmes sur 100 000 chaque année sur ce continent » explique le Pr Mamadou Diop, chef du service d’oncologie à l’Hôpital Aristide Le Dantec. Avec le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus est un problème de santé publique majeur : celui-ci est le plus mortel par rapport à l’incidence, c’est-à-dire par rapport au nombre de cas recensés chaque année. Les chiffres sont alarmants : on détecte 1 482 nouveaux cas par an et deux décès par jour. La forte incidence et le taux de mortalité élevé font de ce cancer un fléau pour la population féminine sénégalaise.
Pourtant, celui-ci peut être prévenu et soigné grâce au dépistage et à une vaccination précoce. Des précautions jusqu’à présent peu suivies par manque de moyens financiers (un dépistage coûte dans les 40 000Fcfa) et surtout par manque d’informations sur les outils à disposition. Une situation que le ministère de la santé sénégalais, en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique américain MSD et l’ONG Gavi entend bien faire évoluer. Dans cette optique, et devant la nécessité d’informer et de sensibiliser les populations, une campagne de vaccination, gratuite, va être lancée à destination des jeunes Sénégalaises.
« Une fille vaccinée aujourd’hui, une fille protégée demain »
Le cancer du col de l’utérus est dû à une quinzaine de virus, dont deux d’entre eux sont responsables de plus de 70 % des cas. D’après des recherches, certains facteurs tels que la précocité du premier rapport sexuel, la contamination au VIH, la multiplication des partenaires,… sont autant de situations qui favorisent l’infection du HPV (papillomavirus humain), principale cause du cancer.
Les plus touchées par ce risque de cancer sont les filles situées dans la tranche d’âge 10-24 ans : plus de 3 millions de Sénégalaises sont exposées. En effet, le plus souvent, les femmes sont infectées dès le début de leur vie sexuelle, le cancer du col de l’utérus se transmettant par voix sexuelle, qu’il y ait pénétration ou non. L’idée de cette campagne est donc de vacciner les jeunes filles avant le début de leur premier rapport sexuel. Dans la grande majorité des cas, le papillomavirus est éliminé spontanément par le système immunitaire en quelques mois. Quand il persiste dans l’organisme, celui-ci peut devenir responsable, selon le type de virus en cause, de lésions bénignes ou de lésions cancéreuses. Le vaccin, intra-musculaire, permettrait de fabriquer des anti-corps empêchant la fixation des virus. « Le seul moyen pour empêcher le virus d’aller au col reste la vaccination » martèle le Pr Diop.
Le programme, toujours en recherche de financement, sera lancé en deux phases sur tout le territoire national : la première débutera en novembre 2017 et la seconde aura lieu en mai 2018. Deux doses sont en effet nécessaires et doivent être injectées à 6 mois d’intervalle. Les vaccinations seront réalisées dans les structures sanitaires, dans les écoles et les daaras. Environ 900 000 filles devraient être vaccinées la première année.
«Dans un premier temps, on vaccinera toutes les filles entre 9 et 15 ans pour rattraper le retard pris et réduire au plus le risque de contamination. Et ensuite, les années suivantes, nous nous limiterons aux fillettes de 9 ans car les autres seront logiquement déjà vaccinées » détaille le Dr Ousseynou Badiane, chef de la division de l’immunisation et coordonnateur du programme élargi de vaccination au sein de la direction de la prévention, ministère de la santé et de l’action sociale, ajoutant encore que « les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 15 ans ».
Cette campagne fait suite à une première étape réalisée en 2014 sur deux ans : un programme pilote avait permis la vaccination de 10 000 fillettes de 9 ans dans deux villes du Sénégal. Cette phase servait aussi de test pour cerner la capacité du pays à gérer la mise en place d’un plan de lutte national contre le cancer du col de l’utérus. Une mission relevée avec succès : le Sénégal est le premier pays, parmi les autres états d’Afrique (hors Afrique du Sud), à avoir été autorisé à poursuivre au-delà du projet pilote. En dehors de la vaccination, considérée comme prévention primaire, au même titre que la sensibilisation, deux autres types d’actions sont inscrites sur le calendrier pour lutter contre ce fléau : la prévention secondaire prévoit de mettre en place un programme de dépistage afin de détecter les lésions pré-cancéreuses des cas à un stade plus avancé ainsi que la mise en place d’un traitement. Enfin la prévention tertiaire concerne la prise en charge des femmes infectées.
Une lente prise de conscience de la part de la population
Le cancer du col est évolutif et se présente à différents stades : au premier stade des lésions apparaissent : seuls 20 % des cancers seulement sont diagnostiqués à cette étape. En effet, dans la majorité des cas, l’hôpital reçoit des femmes en stade avancé, c’est-à-dire quand le cancer a déjà bien progressé. C’est environ 60 %-80 % des cas. Une prise en charge tardive qui empêche un bon suivi médical et complique la guérison de la patiente. « La majorité des femmes viennent consulter car on les a référées. Il s’écoule environ 10 mois entre les premiers symptômes et la consultation… Les patientes se décident à venir à cause de la douleur ou de l’anémie, mais c’est déjà trop tardif. Il y a même des cas de consultation où le cancer est sorti du col et a atteint la vessie », relate le Pr Mamadou Diop.
Heureusement, malgré tout, une prise de conscience semble s’opérer. « Les Sénégalais sont maintenant suffisamment informés sur le cancer en général pour connaitre la gravité de la maladie. Cette attitude favorise donc notre action : s’ils ont l’opportunité d’être soigné, de prévenir la maladie, ils vont la saisir. Lors du projet pilote nous n’avons pas observé de réticences particulières face à la campagne de vaccination. Il y plus de peur, d’appréhension, que de rejet » constate le Dr Badiane.
D’ailleurs, certaines personnes aisées ont déjà fait vacciner leurs filles, les vaccins étant disponibles dans des officines privées. Mais cela restait encore inaccessible pour les populations pauvres ou modestes en raison du prix. Une barrière qui devrait définitivement tomber avec cette campagne.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/bonne-nouvelle-15-milliards-d...

REVOLUTIONNER L'AGRICULTURE

Un agronome à Dakar pour présenter « une technologie révolutionnaire »

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Un ingénieur agronome français d’origine tunisienne, répondant au nom de Philippe Ouaki Di Giorno, est attendu, jeudi, au Sénégal, où il va présenter « un produit naturel biodégradable’’ qu’il a mis au point avec l’ambition de booster davantage l’agriculture en alliant productivité agricole, autosuffisance alimentaire et équilibre écologique.
Dans un dossier de presse transmis à l’APS, relayé par senego, il est écrit que chaque particule de la poudre de ce produit « a une paroi semi-perméable qui lui permet d’absorber l’eau de 160 à 500 fois son poids sec initial, les apports de fertilisation et les produits phytosanitaires ». »Ce produit permet aussi de constituer autant de réservoirs de stockage d’eau, de substances nutritives et traitantes qui permettront notamment d’économiser au minimum 50% d’eau et 30% des apports de produits fertilisants et traitants et d’optimaliser fortement les effets sur la plante de ces apports réduits », peut-on lire.
A ce jour, il a été commercialisé « plus 500 tonnes » de ce produit dont l’efficacité a été « prouvée depuis plus de 20 ans », affirme le dossier de presse, ajoutant que l’objectif de cet ingénieur est de fertiliser le désert en offrant une solution aux migrations involontaires des populations touchées par la raréfaction de l’eau.Entre autres vertus, ce produit « restructure et améliore la qualité du sol » et « permet d’éviter la propagation des OGM et autres biotechnologies dangereuses, apprend-on de même source. Il s’agit d’une solution globale aux problématiques alimentaires et agricoles, mais aussi commerciales et sanitaires ».
« L’efficacité de ce produit est reconnue aujourd’hui dans de multiples domaines de la production végétale au niveau mondial, dans le domaine de l’agriculture, de l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation », conclut le dossier de presse.
Moustapha MBAYE/Senego

04/05/2017

TENTER DE REPARER UNE CONNERIE: 15 MILLIARDS

15 milliards nécessaires pour la réhabilitation de la brèche de Saint-Louis

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La réhabilitation de la brèche de Saint-Louis, sur la langue de Barbarie, dans la capitale nord du Sénégal, va nécessiter 15 milliards de francs CFA, a annoncé, mardi, à Dakar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye.
"Concernant la brèche de Saint-Louis, des solutions ont été trouvées à partir des études menées par des experts, il s’agit de mobiliser 15 milliards de FCFA pour résoudre le problème", a-t-il confié à des journalistes, au sortir d’un conseil interministériel portant notamment sur cette question.
Cette somme sera mobilisée dans "un délai relativement court" en vue de "résoudre définitivement" le problème de cette brèche, a-t-il assuré en présence de son homologue Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis.
"Mais en attendant, d’autres mesures immédiates ont déjà été prises’’, dont "le positionnement de vedettes et de patrouilleurs au niveau de la brèche pour réguler les entrées et les sorties en fonction des prévisions météorologiques", a signalé le ministre de la Pêche.
Des accidents fréquents sont enregistrés à hauteur de la brèche devenue au fil des années une sorte d’embouchure artificielle permettant aux pêcheurs de passer du fleuve à la mer.
Une dizaine de pêcheurs y ont ainsi été portés disparus en février dernier, après le chavirement de deux embarcations qui traversaient la brèche.
En 2003, des menaces liées à une crue du fleuve Sénégal suite à des pluies diluviennes avaient poussé les autorités à créer une ouverture sur la Langue de Barbarie afin d’évacuer les eaux et sauver la ville de Saint-Louis des risques d’inondations importantes.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.
Au total, 289 morts ont été enregistrés cette même année lors d’accidents survenus dans la traversée de ladite brèche, avait révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Des spécialistes avaient redouté à terme une disparition de la Langue de Barbarie, si aucune solution n’est apportée à ce problème
ndarinfo.com

03/05/2017

L'HECATOMBE SE POURSUIT

200 morts dans des accidents de circulation en 4 mois

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“Les routes de la mort”, ce n’est pas le titre d’un film mais l’ampleur des accidents avec ses lots de victimes poussent beaucoup de citoyens à s’interroger mais le phénomène. 200 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation routière en l’espace de quatre mois, c’est à dire, de janvier à fin avril 2017.Ce sont des chiffres fournis mardi 02 mai à Kaolack par le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jules Marcel SAGNA.
"À ce jour, en début mai 2017 nous sommes déjà à 200 morts dans des accidents survenus sur les routes nationales. Et si la tendance se poursuit nous serions aux alentours de 800 morts en fin d’année", a prévenu M. Sagna.
Les propos ont été tenus en présence du préfet de Kaolack, Fodé Fall, des Forces de la police et de la gendarmerie à l’issue d’une opération "coup de poing" initiée par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
L’opération menée en collaboration avec la police et la gendarmerie avait pour objectif de constater l’application des dix mesures d’urgence édictées au mois de mars dernier par son ministère pour limiter les accidents mortels.
“ il est important, voire même urgent, à la suite des autorités étatiques que des mesures très fortes soient prises pour lutter contre l’insécurité routière", a-t-il déclaré.
Sur le choix de Kaolack, Jules Aubain Sagna, explique que cette région est “un point central du corridor Dakar-Bamako et la plupart des accidents de la route les plus mortels au Sénégal se passent sur le corridor".
"Selon nos statistiques 41% des morts surviennent sur le corridor Dakar-Bamako", a laissé entendre M. Sagna.
sen24heures.com

02/05/2017

NIANING A SON NOUVEAU STADE

Inauguration du stade municipal de Nianing : 160 million investis

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Une foule en liesse. Une population hilare. L’inauguration du stade municipal de Nianing, ce 1èr mai, a drainé du monde. Un montant de 160 million de francs Cfa a été investi pour la réalisation du stade municipal de Nianing. L’annonce a été faite par les autorités venues inaugurées ladite structure sportive. Selon le maire, Maguette Séne, ‘’le sport est devenu très populaire et sa pratique est très souvent associée aux politiques de santé et d’éducation. Mais son développement fulgurant procède surtout de son utilité socio-économique. En effet, il s’est imposé comme un outil de rentabilité économique, de réussite sociale, de cohésion et d’intégration’’. Raison pour laquelle toute l’équipe municipale est satisfaite que Nianing soit doté d’un tel joyau pour le grand bonheur des amateurs du sport. ‘’Cette infrastructure sportive permet d’avoir un cadre adéquat offrant un minimum de confort pour la pratique du sport’’, a indiqué Maguette Séne. Pour qui, cet ouvrage revêt un intérêt tout particulier, compte tenu que c’est une plateforme adaptée à la pratique du basket, du hand-ball, du volley-ball et des arts martiaux. Mieux, au-delà du sport, ce stade, peut aussi servir à l’organisation de manifestation culturelle, religieuse ou politique. Composé de 600 places, le bienfaiteur Patrick Thélot promet de l’améliorer avec l’installation de toilette, de vestiaire, d’un logement pour le gardien. ‘’J’aime ce peuple, j’aime ce pays. Vous êtes un peuple digne et fort. La France et le Sénégal ont une longue histoire en commun. Le sang des sénégalais a coulé pendant les deux guerres mondiales. Nous vous devons beaucoup. Donc, il est normal que nous participons au développement du Sénégal’’, a témoigné Patrick Thélot. La cérémonie a eu lieu en présence de toutes les autorités coutumières, administratives, culturelles et religieuses de ladite ville. En outre, les autorités ont invité les populations à entretenir, dans un esprit citoyen, ce joyau, dont le directeur est Gane Gning.
NIANING INFOS

LUTTE CONTRE LES INONDATIONS

1,3 milliard Fcfa pour faire face aux inondations

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Le gouvernement sénégalais vient de débloquer 1,3 milliard de francs CFA pour soutenir un programme de drainage des eaux pluviales dans la commune de Sédhiou. Ce financement permettra à la commune de s'équiper de quelque 5 km de canaux de drainage.
Le gouvernement sénégalais poursuit les projets d'assainissement dans les communes et les villes du pays. Afin de lutter efficacement contre les inondations et les insalubrités diverses, l'Exécutif vient de débloquer une enveloppe de 1,3 milliard de francs CFA, destinés à la construction d'environ 5 kilomètres de canaux de drainage des eaux de pluie dans la commune de Sédhiou. «D'un coût de 1,3 milliard de francs CFA, ce projet va permettre la réalisation d'environ 5 km de canaux de drainage des eaux pluviales et ainsi contribuer à protéger les populations contre les inondations, faciliter la mobilité urbaine et sécuriser le cimetière des eaux de pluie», a déclaré le ministre de l'Hydraulique et de l'assainissement, Mansour Faye, qui présidait cette semaine la cérémonie de lancement des travaux.
D'après le ministre, les études d'actualisation du plan d'assainissement des eaux usées et des eaux pluviales de Sédhiou ont été réalisées en perspective des travaux de drainage, grâce à une subvention de la Banque arabe pour le développement économique de l'Afrique (BADEA), laquelle a promis, à travers le programme de coopération triennal avec le Sénégal, de financer les travaux qui seront identifiés dans cette étude.
Toujours à en croire le ministre Faye, ce projet de construction des canaux de drainage est une composante du programme décennal de lutte contre les inondations, initié par chef de l'Etat Sénégalais Macky Sall en 2012 et dont l'objectif est d'apporter des «solutions durables» aux problèmes d'inondations que rencontraient les populations du Sénégal dans les campagnes et les villes.
Notons que la commune de Sédhiou ne va pas bénéficier que des canaux de drainage. La population subit aussi depuis quelque temps des difficultés d'accès à l'eau potable. Et pour faire face à cette situation, Mansour Faye a indiqué que la commune jouit déjà de l'exécution d'une politique du gouvernement à travers, par exemple, la réhabilitation d'un ancien forage avec une production supplémentaire de 4 400 m3/j, soit plus du double des 1 940 m3 que produisait l'unique forage de la ville. Selon le membre du gouvernement, d'autres actions sont prévues.
Un programme global d'assainissement
Ces travaux à Sédhiou font en réalité partie d'un vaste plan d'assainissement que déroulent les dirigeants. En effet, début mars 2017, le président Macky Sall a lancé un programme global d'assainissement mis en œuvre sur la période 2017-2019 pour améliorer le cadre de vie des Sénégalais. Il s'agit d'une initiative ambitieuse soutenue par la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD), à raison de 70 milliards de francs CFA. Son exécution a commencé avec la réalisation de nouveaux réseaux d'assainissement collectifs dans 10 villes du pays, à savoir, Louga, Saint-Louis, Rufisque, Cambérène, Kaolack, Tivaouane, Touba, Matam, Tambacounda et Ngueufatt. Si les choses évoluent comme les autorités sénégalaises le souhaitent, les Sénégalais ne devraient bientôt plus avoir de problème d'insalubrité.
Emmanuel Atcha/latribune.fr

27/04/2017

LE VIOL AU SENEGAL

Près de 50% des viols commis par un membre de l'entourage

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Dans la revue documentaire du Centre de Guidance Infantile (CEGID), les statistiques sur les cas d'abus sur mineurs dépassent de loin la réalité.
Des études menées entre Dakar et Mbacké, entre 2013 et 2014, ont montré que la majorité des enfants qui y ont été reçus ont été violés au moins une fois.
S'ils sont 55, 7% à avoir été victimes de viol, 35, 8 % disent avoir été violés à plusieurs reprises.
Entre autre facteurs qui expliquent ce taux élevé de la répétition du viol : la promiscuité de l'agresseur avec la victime et aussi le retard dans la dénonciation de l'auteur.
D'après le document, "48, 1% des auteurs sont des personnes connues du milieu et 22, 8% sont des membres de la famille élargie ou professeur/médecin".
Par ailleurs, relève le document, la majorité des abus sexuels ont lieu dans la famille (29, 1%) et chez l'agresseur (30, 4%).
C'est à dire dans son espace de vie (qui peut-être dans la même concession : exemple d'un locataire d'une chambre), et à 16%, ailleurs dans le quartier (le lieu de travail de l'agresseur).
Seneweb.com

24/04/2017

DES YEUX POUR APPRENDRE

Des Yeux Pour Apprendre

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L'association a pour but de sensibiliser les écoles sénégalaises, enfants et corps enseignant, sur le "bien voir et la réussite scolaire".
De procéder au dépistage visuel, de déterminer les réfractions pour équiper les enfants de lunettes.
Les valeurs principales de "YPA" sont la solidarité, le bénévolat d'engagement personnel et l'amitié.
Des Yeux Pour Apprendre existe maintenant depuis deux ans.
Le point de départ: une visite à l'école de Niangal où un opticien s'est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes...
Cet état de fait a conduit à la réflexion suivante: Soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d'avoir une excellente vue... soit, qu'aucun examen n'est effectué auprès des jeunes, des élèves.
Très rapidement est donc créée l'association par le biais d'un petit groupe d'amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l'an, visiter les écoles de la Petite Côte sénégalaise.
Première année: dix écoles participent, demandent le dépistage.
Seconde année: grand tournant de l'association par le biais de deux rencontres capitales: le Docteur Cissé, ophtalmologue à Mbour et le Docteur Mor Diaw, directeur de "Santé & Nutrition" au ministère de l'éducation nationale.
Une nouvelle organisation se met dès lors en place:
Pré-dépistage par les enseignants référents, formés par YPA.
Examens réalisés par le Docteur Cissé dans les classes
Choix des montures dans les écoles
Montage des verres appropriés en France
Ajustage dans les écoles
En 2015, YPA a effectué 5000 dépistages.
En 2016 et début 2017: 6500, puis 7082, soit 13582 pré-dépistés!
Les besoins de YPA sont de pouvoir répondre aux besoins, aux demandes, d'être soutenu!
Soutiens moraux et bien évidemment financiers par le biais d'adhésions, de dons, de sponsoring, d'organisations évènementielles.
Les prochaines actions YPA sont, d'ici fin mai, le dépistage dans de nouvelles écoles; en juin, examens dans les classes. Du 23 au 27 octobre, choix des montures. Du 26 février au 9 mars 2018, livraison et ajustage des lunettes.
Dimanche 17 septembre 2017: compétition caritative de golf à Jumièges avec la présence de Ecloz, artiste de réputation internationale en street-art.
L'objectif par cette manifestation: ouvrir un local-atelier de montage "verres/montures" entre Mbour et Nianing pour plus d'efficacité encore.
CONTACTS:
mail: des.yeux.pour.apprendre@gmail.com
Facebook: https://web.facebook.com/assoypa/?_rdc=1&_rdr
site internet: http://ypa-asso.fr
Lien: http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2017/04/...

DAKAR EST TROP...

Dakar parmi les 5 villes les plus chères d’Afrique

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The Economist Intelligence Unit, organe du très sérieux journal économique britannique, vient de publier son étude sur le coût de la vie dans les grandes villes du monde.
Cette enquête se base sur les prix de 160 biens et services dans 133 villes du monde. Elle est précieuse aux gestionnaires des ressources humaines qui peuvent ainsi avoir une idée concernant la rémunération des employés en poste à l’étranger.
Pour la quatrième année consécutive, Singapour occupe la toute première place du classement des villes les plus chères du monde. Viennent ensuite, et dans cet ordre, Hong Kong, Zurich, Tokyo, Osaka, Séoul, Genève, Paris, New York et Copenhague.
Notons que l’Asie compte 5 villes dans les 6 premières places et que la Suisse en compte deux parmi les 7 villes les plus chères de la planète.
Londres, Brexit oblige, qui a subi la dépréciation de la livre sterling, se retrouve 24ème ville ma plus chère alors qu’elle était positionnée en 6ème position.
Chez nous, en Afrique, Nairobi, la capitale du Kényane, occupe la toute première place en 75ème position à l’échelle de la planète.
Suivent, Le Caire, en Egypte, et Abidjan, en Côte d’Ivoire à égalité en seconde position de la ville la plus chère d’Afrique et en 99ème position au niveau mondial. On trouve ensuite Casablanca au Maroc, 107ème, puis Dakar au Sénégal, 108ème mondial, Johannesburg en Afrique du Sud, 116ème, Lusaka en Zambie, 122ème, Pretoria en Afrique du Sud, 123ème, Alger en Algérie, 127ème et Lagos au Nigeria, 132ème.
Dakar est donc, selon la très sérieuse étude, la 5ème ville la plus chère d’Afrique et 108ème à l’échelon mondial.
lepetitjournaldedakar.com

19/04/2017

LE SENEGAL PASSE DE Ba3 A B1

Moody’s relève la note du Sénégal

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L'agence de notation américaine vient de relever la note du Sénégal, selon un communiqué, la faisant ainsi passer de Ba3 à B1.
Moody’s a par ailleurs fait passer la perspective de l’économie ouest-africaine de « stable » à « positive ». Raisons avancées par l’agence pour justifier sa décision : la croissance élevée du pays, tirée vers le haut par les investissements publics, mais aussi les efforts du gouvernement sénégalais pour consolider sa fiscalité.
Au Sénégal, le taux de croissance se situe en effet désormais à 6% en moyenne depuis 2014, soit un doublement par rapport à la période 2011-2013, où il n’était que de 3%. Une bonne santé économique due en grande partie à la politique volontariste du gouvernement dans les secteurs des infrastructures, du transport et de l’agriculture, note Moody’s.
Ce dernier secteur, qui emploie 46% de la main-d’oeuvre du pays, « a grandement contribué à la bonne santé économique du pays mais aussi à réduire la part de l’alimentaire dans la balance commerciale du pays, en abaissant les importations de produits alimentaires à 21% entre 2013 et 2015 ». Les exportations de ces produits ont bondi de 37% sur la même période.
Divergence sur la croissance
Moody’s table désormais sur une croissance à moyen terme fixée à 6,5%, dans la foulée du Plan Sénégal émergent (PSE), cette batterie de mesures annoncées par le président Macky Sall et qui comprend entre autres le développement du tourisme ou l’auto-suffisance en riz.
Le PSE prévoit aussi la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar, dont le lancement, plusieurs fois repoussé depuis 2012, est finalement annoncé pour la fin de l’année 2017. Ces prévisions de croissance de Moody’s restent cependant légèrement en dessous de celles prévues dans le cadre du PSE, que le gouvernement sénégalais fixe à 7 ou 8% sur la période qui court jusqu’en 2020.
La faute à la faiblesse des investissements privés selon Moody’s. Si le climat des affaires s’est amélioré − comme en témoigne le classement Doing Business de la Banque mondiale, qui plaçait le Sénégal dans son « top 10 » sur ce sujet en 2015 et 2016 − « la compétitivité économique du Sénégal reste faible et les investissements directs à l’étranger (IDE) se sont limités à 2% du PIB en moyenne chaque année », regrette l’agence.
Julien Vallet/Jeuneafrique.com

ELECTRICITE AU SENEGAL

Electrification: Le Sénégal classé 8e sur 24 pays africains

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Le Sénégal est classé au 8e rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification, selon le rapport 2017 "Global Energy Architecture Performance" du Forum économique mondial, a appris l’APS, mardi.
"Il n’est pas à 100% mais le Sénégal est classé au 8e rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification", indique le ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables dans un communiqué.

Le document précise que l’indice mondial de la performance de l’architecture énergétique "Global Energy Architecture Performance Index Report 2017" a été publié le 22 mars dernier par le Forum économique mondial (WEF) et le cabinet de conseil en stratégie, Accenture Strategy.
La même source indique que "dans le classement, cinq pays africains arrivent ex-æquo en tête des pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification".
"Ces cinq pays situés en Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc et Tunisie) font partie des 69 pays sur les 127 étudiés, où le taux d’électrification a atteint 100%", renseigne le communiqué.
Le texte signale que l’Afrique du Sud (99-e rang à l’échelle mondiale) arrive juste derrière ces cinq pays, avec un taux d’électrification de 85,40%.
Viennent ensuite le Ghana (taux d’électrification de 64,06%), le Sénégal (56,50%), la Côte d’Ivoire (55,80%) et le Nigéria (55,60%), ajoute-t-il.
"L’Ethiopie, le Kenya, la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie arrivent en bas du tableau, aussi bien à l’échelle africaine qu’au plan mondial, avec des taux d’électrification inférieurs à 27%", mentionne-t-il.
Voici le classement complet des 24 pays africains sur les 127 étudiés :
1 - Algérie (100%)
2 - Egypte (100%)
3 - Libye (100%)
4 - Maroc (100%)
5 - Tunisie (100%)
6 - Afrique du Sud (85,40%)
7 - Ghana (64,06%)
8 - Sénégal (56,50%)
9 - Côte d’Ivoire (55,80%)
10 - Nigéria (55,60%)
11 - Cameroun (53,70%)
12 - Botswana (53,24%)
13 - Namibie (47,26%)
14 - Congo (41,60%)
15 - Zimbabwe (40,46%)
16 - Bénin (38,40%)
17 - Erythrée (36,08%)
18 - Soudan (32,56%)
19 - Togo (31,46%)
20 - Ethiopie (26,46%)
21 - Kenya (23,00%)
22 - Zambie (22,06%)
23 - Mozambique (20,20%)
24 - Tanzanie (15,30%)
aps.sn/Leral.net

16/04/2017

70 MILLIARDS POUR LA MODERNISATION DES VILLES

La BAD accorde au Sénégal un financement de 70 milliards de CFA pour la modernisation des villes

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La Banque africaine de développement (Bad) a accordé un prêt de 114,34 millions d’euros, soit environ 70 milliards de francs CFA, au profit du programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles).
La signature d’accord a eu lieu entre le ministre Amadou Bâ et Janvier Liste de la Banque Africaine de développement (BAD), en marge de la réunion des ministres des finances de la zone CFA.
Ce financement va permettre la modernisation des villes du pays, augmenter le taux d’équipements collectifs, à améliorer les capacités de mobilisation des ressources financières propres des collectivités locales des zones urbaines.
pressafrik.com

PREVISIONS DESASTREUSES

Ces prévisions de la Banque mondiale sur le Sénégal font, forcément, froid dans le dos

senegal

Elles sont de nature à donner des frissons à plus d’un. Elles, ce sont les prévisions de la Banque mondiale, qui, selon EnQuête, restent angoissantes. La preuve, si, chaque année, la mer avance de 1 à 1,33 mètre, il n’en demeure pas moins que d’ici à 2080, la situation ira de mal en pis.
Dans la mesure où, prédit l’Institution financière, les trois quarts du littoral seront exposés à un risque d’érosion élevé, par rapport au chiffre actuel et au risque d’inondations causées par les tempêtes maritimes.
Les autres prédictions qui font froid dans le dos, ont trait au fait que l’avancée de la mer menace 220 000 emplois directs et 600 000 indirects. Et comme si cela ne suffisait pas, Dakar pourrait se retrouver amputée de 54% de ses plages, d’ici à 2100. Dieu nous en préserve !
Actusen.com

14/04/2017

HAUSSE DE LA DELINQUANCE

Délinquance : les interpellations en hausse de 27% et les défèrements de 19%

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Le nombre de personnes interpellées pour délinquance a augmenté de 27 % entre 2015 et 2016 et celui des personnes déférées pour ce même motif de 19%, a révélé jeudi le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA), Koumakh Ndour.
M. Ndour a fait cette révélation en citant des données de la Police sénégalaise, lors d’un atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal.
‘’Il y a ce que les spécialistes appellent +le chiffre noir+, que sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés au niveau de la Police et de la Gendarmerie’’, a-t-il indiqué, à l’ouverture officielle de cet atelier à Saly-Portudal.
La rencontre est initiée par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), en collaboration avec l’ESEA et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée +enquête de victimation+, selon les Français, ou de +victimisation+, selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens’’, a poursuivi Koumakh Ndour.
Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideraient ‘’grandement’’ l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et aider à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout au niveau de la sécurité de proximité, ‘’le cœur de métier de l’ASP’’.
Il indique que ‘’cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité’’. ‘’Il s’agira, pour l’ASP, d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de +Contrats locaux de sécurité+ qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (DSL)’’, a-t-il précisé.
Pour M. Ndour, ces résultats devront permettre à l’Etat, via l’ANSD, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des objectifs de développement durable (ODD), qui, d’après lui, ont ‘’une validité universelle’’. De ce fait, tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités.
ADE/ASG/OID/APS

12/04/2017

HAUSSE DES DEPENSES PUBLIQUES

Forte augmentation des dépenses publiques en 2017

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D'après la direction sénégalaise de la prévision et des études économiques, les dépenses totales et prêts nets de l'Etat sénégalais ont connu une forte augmentation au mois de février 2017. Les chiffres annoncés ce week-end font état d'une hausse de 133,5 milliards de francs CFA soit environ 213,6 millions de dollars.L'économie sénégalaise est en pleine ébullition, à l'image des dépenses et des prêts de l'Etat sénégalais. Ce secteur a connu une forte hausse lors de deuxième mois de l'année 2017, de l'ordre de 133,5 milliards de francs CFA environ 213,6 millions de dollars, a-t-on appris de la direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Selon les statistiques, les dépenses et prêts sont passés de 318,3 milliards de francs CFA en février 2016 à 451,7 milliards de francs CFA, 12 mois plus tard. Soit une augmentation de 41,9%. « Cette amélioration reflète l'exécution soutenue des dépenses d'investissement ainsi que le niveau élevé des charges courantes », a développé la DPEE. Selon le service, cet état de fait traduit une économie en plein mouvement. De manière plus précise, les dépenses en capital ont été exécutées dans l'ordre de 172,8 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 77,4 milliards par rapport au dernier exercice.
Cette progression est tirée par les investissements financés sur ressources internes à hauteur de 130,5 milliards de francs CFA avec une hausse de 66,8 milliards de francs CFA. Pendant ce temps, les investissements pris en charges avec les ressources externes se sont consolidés de 33,6% pour atteindre 42,3 milliards Fcfa. Quant aux dépenses courantes, elles sont estimées à 272,2 milliards Fcfa, en hausse de 22,1%.
La DPEE explique cette augmentation des dépenses courantes par l'augmentation des charges d'intérêt sur la dette (48,9 milliards), des charges de fonctionnement (136,3 milliards) et de la masse salariale (93,8 milliards).
2017, une année de tendances haussières
Les dépenses et les prêts de l'Etat sénégalais ne sont pas les seuls à connaitre une augmentation. On pourra même dire que leur augmentation est relative au budget 2017 de l'Etat qui a été voté en novembre dernier. Établi à plus de 3.200 milliards de francs CFA, la nouvelle loi des finances a connu une augmentation considérable de près de 200 milliards par rapport au budget de 2016 qui était de 3.022 milliards CFA.
Dans le nouveau budget comptant pour 2017, il est prévu près de 973 milliards de francs de dépenses d'investissement financés sur ressources internes. Environ 34% du budget destiné au financement de l'investissement. Une petite comparaison avec cette même part dans le budget 2016 permet de voir qu'il y a eu une augmentation de plus de 300 milliards de francs CFA. Sur un autre plan concernant les fonctionnaires sénégalais, le gouvernement a prévu dans le budget une somme de 572 milliards de francs CFA pour garder le cap par rapport à leurs revendications répétées de hausse de salaires.
La Tribune Afrique

09/04/2017

SACS PLASTIQUE...

Interdiction des sachets plastiques : où en est-on ?

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Entrée en vigueur le 4 janvier 2016, la loi interdisant les sachets plastiques n’a pas fait long feu chez la majorité des commerçants au Sénégal. On note cependant la présence de sacs en papier dans les grandes surfaces.
Selon la loi, sont interdits la production, l’importation, la détention en vue de la mise en vente ou la distribution à titre gratuit des sachets plastiques d’une épaisseur inférieure à 30 microns (en Europe, le minima est de 50 microns).
Interdiction des sacs plastiques au Sénégal : dure est la loi, mais c’est la loi
Dans les boutiques, rien n’a changé dans les habitudes d’emballages des achats. Si ce n’est que la spéculation sur le prix du sachet est passée par là. Le sachet plastique est juste devenu plus cher. Ceux qui se vendaient 25 FCFA avant sont aujourd’hui à 50 FCFA. Motif : « Vous savez que les sachet sont interdits, donc on n’en trouve plus beaucoup »
Interdit ? Officiellement peut être, mais sur le terrain, les vendeurs de sachets plastique au gros ne chôment pas. Au marché Castors, Moussa tient une cantine où l’on trouve tout genre d’emballage plastique. Il confirme : « Le marché du sachet plastique est toujours en vie. C’est vrai qu’au début nous avons un peu ralenti les choses, mais deux mois après ça reprenait et même de plus belle. Mes clients ce sont surtout les boutiquiers, les vendeurs du marché et certains particuliers. »
Dans les boutiques, on ne sait pas ce que c’est le micronnage… Un sachet plastique inférieur à 30 microns ? « Quand on a entendu parler de la loi, on savait juste que c’était les sachets plastique légers qui étaient interdits. Mais personne ne nous a expliqué ce que c’est. Donc je ne peux pas vous dire que les sachets plastiques que j’utilise on tel ou tel micronage. J’en ai qui sont légers et d’autres plus résistants, explique un boutiquier ».
En attendant, les sachets plastiques semblent avoir encore de beaux jours au Sénégal malgré la loi les interdisant.
Dans les supermarchés, on paie les sacs
« Bonsoir madame, vous prendrez un sac ? Celui de 50 ou de 100 FCFA ? » Voilà la question que tous les caissiers vous posent aujourd’hui quand vous réglez vos achats. Il y a bien des sacs en papier dans les magasins, mais ils sont payants. Aux premiers jours de l’application de l’interdiction de sachet plastiques, les grandes surfaces ont passé commandes de sacs en papier qu’elles donnaient gratuitement aux clients. Moins de deux mois plus tard, il fallait débourser entre 25 FCFA et 100 FCFA pour transporter ses achats. Motif : « Nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas possible de donner gratuitement ces sacs car ça nous revient plus cher que les sacs en plastique. La direction a donc décidé de les vendre. Mais je pense que payer 50 ou 100 FCFA un sac que l’on peut utiliser plusieurs fois, c’est donné »
Des sacs en papier respectueux de l’environnement selon leurs fabricants, mais qui ne sont pas accessibles à tous. Les boutiquiers eux, n’y pensent même pas. « Vous nous imaginez en train de dire à nos clients de payer pour qu’on emballe leurs achats ? Ils ne vont jamais accepter. L’avantage avec les sachets plastique c’est qu’ils sont gratuits et surtout nous reviennent moins chers que les sacs en papier. » Chez les fabricants, les prix varient entre 25,30 FCFA et 74,75 l’unité selon le style de sacs (avec ou sans poignée). Au Sénégal, la société Rufsac a le monopole de l’approvisionnement en sacs en papier pour des milliers de clients.
Malgré la loi et quelques entreprises qui se sont rangés au respect de l’environnement, les sachets plastiques ont encore de beaux jours devant eux au Sénégal. Dans la rue, dans les boutiques, au marché, c’est des milliers de sachets plastiques qui sont utilisés chaque jour, et par la suite jetés au grand malheur de l’environnement et le l’esthétique en général.
Eva Rassoul.au-senegal.com

07/04/2017

PRES DE 50% DES SENEGALAIS VIVENT PAUVREMENT

Etat de la pauvreté au Sénégal: 46,7 % de la population sénégalaise vivent dans la misère

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Au Sénégal, ce sont 46,7 % de la population qui crèvent la dalle, soit une incidence de 57,3 % en zone rurale. Les données ont été livrées, hier, par le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres), lors de la deuxième édition du forum de la recherche économique et sociale ayant pour thème : « Le plan Sénégal émergent face au défi de la croissance inclusive ».
Près de la moitié de la population sénégalaise patauge dans la pauvreté, selon les dernières estimations de l’Ansd, couvrant la période 2010-2011. Avec une incidence très élevée en milieu rural, soit 57,3% de pauvres. Des efforts considérables ont, certes, été faits, mais la pauvreté étreint encore le Sénégal indépendant, avec une augmentation du nombre de pauvres, atteignant 6,3 millions en 2011 et 6,8 % en 2016.
La pauvreté rurale est plus prononcée dans les régions Sud du pays, à en croire le Directeur exécutif du consortium pour la recherche économique et sociale (Cres). Abdoulaye Diagne reste convaincu que, malgré la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, avec son corollaire de programmes, notamment axés sur les bourses familiales, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), le Sénégal, classé 51e sur 129 pays en développement, par le classement de Bertelsmann, a encore du pain sur la planche.
Abdoulaye Diagne estime que des réformes sont nécessaires dans les domaines transversaux comme l’administration, l’éducation, le climat des affaires et la politique fiscale.
Le Sénégal indépendant a connu plusieurs programmes de développement. Tous, ou presque, ont montré des limites. Des années 1990, en passant par la dévaluation du franc Cfa en 1994, qui a mollement relancé la croissance économique ; mais pas nettement au-dessus de la croissance démographique, car le niveau de vie ne s’est guère amélioré.
L’Obs/Ndarinfo

04/04/2017

CYBER SEX AU SENEGAL

Cybercriminalité : Le chantage sexuel fait des ravages au Sénégal

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Le Sénégal qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’abonnés à internet selon les derniers chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, constitue une aubaine pour les cybercriminels qui s’offrent un marché de 14 millions d’abonnés mobiles. Une facilité pour ces pirates de pouvoir guetter facilement leurs proies souvent inconscientes des dangers de la toile.
La couche la plus vulnérable est constituée de jeunes qui passent la majeure partie de leur temps à surfer sur les réseaux sociaux, zones de prédilection des “brouteurs” qui étalent leurs savoirs faire allant du piratage (hacking) au Fishing en passant par l’usurpation d’identité.
Au Sénégal, le chantage ou harcèlement sexuel est la méthode la plus utilisée par les cybercriminels pour prospérer.
Des chiffres qui font peur
La cybercriminalité est en train de gagner du terrain au Sénégal. Déjà en 2016, plus de 170 personnes ont été arrêtées et déférées par la nouvelle brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité qui a enregistré plus de 300 infractions. De quoi lancer une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=yqvkitB2b5U
Socialnetlink.org

02/04/2017

LES ACCIDENTS NE COÛTENT PAS QUE DES VIES

Les accidents routiers font perdre au Sénégal 77 milliards de francs CFA par an

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Les accidents de la circulation, qui tuent annuellement 500 personnes, font perdre à l’économie sénégalaise 77 milliards de francs CFA par an, soit 1% du produit intérieur brut (PIB) a indiqué, samedi à Mbour, le directeur de l’Agence de développement municipal (ADM), Cheikh Issa Sall.
Cheikh Issa Sall s’exprimait à l’occasion des week-end de la citoyenneté initiés par la jeunesse du mouvement "Agir avec Macky pour le développement de Mbour" (AMDEM Cakanam) dans le cadre de la semaine nationale de la jeunesse.
Le thème des week-end a porté sur : "Non aux accidents de la circulation : la jeunesse de AMDEM s’engage".
Une randonnée pédestre qui a pris départ devant les locaux de l’hôtel de ville de Mbour pour se terminer à la grande gare routière a permis de sensibiliser les populations et les acteurs des transports routiers sur l’urgence de prendre en compte la sécurité routière et de dire non aux accidents de la circulation.
"Depuis trois jours, nous avons suivi l’actualité nationale avec ses lots d’accidents mortels et le président de la République, en Conseil des ministres, s’est offusqué du fait qu’il y ait énormément d’accidents de la circulation. C’est ainsi que la jeunesse du mouvement AMDEM a pris la balle au rebond pour sensibiliser sur la nécessité de s’attaquer à ce fléau", a expliqué le DG de l’ADM, par ailleurs président dudit mouvement.
Selon M. Sall, "si des efforts sont consentis, on pourra préserver toutes ces ressources financières qui sont perdues et tout le drame social qui s’en suit, dans un pays en voie de de développement, qui aspire à l’émergence".
Pour sa part, le président du comité de gestion de la grande routière de Mbour, Oumar Fall a salué cette "initiative heureuse", soulignant que "c’est nous qui devrions aller vers cette démarche qui est motivée par des faits pour lesquels nous autres chauffeurs sommes au cœur".
"Ces accidents de la circulation, avec les nombreuses pertes en vies humaines qui s’en suivent, nous font très mal et nous préoccupent au plus haut niveau. Nous invitons tous les leaders des différentes localités du pays à s’inspirer d’une telle démarche pour pouvoir combattre ce phénomène", a lancé M. Fall.
Invitant ses collègues conducteurs à "plus de discipline, de responsabilité et de compréhension" sur les routes, il n’a toutefois pas manqué de déplorer l’état défectueux de certains axes routiers qui sont "difficillement praticables".
Il est prévu au courant de ces week-end de la citoyenneté, un forum sur le Plan Sénégal émergent, des matches de gala entre membres du mouvement mais également une "opération coup de poing" pour l’inscription sur les listes électorales de 100.000 électeurs dans le commune et 200.000 dans le département.
Dakaractu

28/03/2017

CONTRÔLES ROUTIERS

Application des mesures d’urgence, les contrôleurs investissent les rues de Dakar

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Ce matin, les conducteurs ont été surpris de voir les contrôleurs investir les routes de la capitale sénégalaise. En effet ceux-là, obéissant aux directives du ministère des transports, ont, après des fouilles avancées, sommé pas mal de conducteurs de retrouver leurs voitures à la fourrière.
Les contrôleurs des services des transports routiers ont commencé la croisade contre les chauffeurs qui ne sont pas en règle. Ces derniers ont été informés des mesures prises par l’Etat pour contrer la recrudescence des accidents de la route.
Aujourd’hui, beaucoup de conducteurs ont vu leur voitures être bloquées par les agents, rien n’a été laissé au hasard concernant les dix mesures d’urgence même les conducteurs d’engins à deux roues ont été contrôlés.
Au niveau des autorités chargées du transport terrestre, elles déclarent qu’«aucune tolérance ne sera permise cette fois-ci puis que le sénégalais a tendance à minimiser certaines règles pourtant inéluctables à la bonne marche de la cité. Ainsi donc, pour circuler librement, les conducteurs devront être à jour. Les voitures doivent être outillées des triangles, des clés et autres en plus du papier délivré par les agents des services de mines après la visite technique. Tout conducteur qui ne sera pas en règle avec les dix mesures, en payera les frais».
Malang Toure/Senenews

27/03/2017

UNE USINE DE DESSALEMENT A DAKAR

Un projet d'usine de dessalement à Dakar suscite la polémique

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Au Sénégal, particulièrement à Dakar, les besoins en eau potable sont importants et ne feront que s'amplifier dans les prochaines années. C'est dans ce cadre que l'Etat a validé, avec l'appui du Japon, la construction d'une usine de dessalement de l'eau de mer. Un centre de traitement capable de produire 75 000 mètres cubes d’eau par jour et qui sera construit à partir de janvier 2018 dans la zone du célèbre phare des Mamelles. Un projet lancé en 2015, mais qui provoque aujourd'hui la colère d'une partie des habitants de cette zone unique.
Au pied du phare, la plage des Mamelles. Quelques cabanes, des parasols et de nombreux baigneurs qui s'amusent dans les puissantes vagues de l'Atlantique. Une plage vouée à disparaître, car c'est là que doit être bâtie la station de pompage de l'usine de dessalement.
Pour Momar, natif du quartier, ce patrimoine doit être protégé. « La plage là, c'est la seule qui nous reste. C’est à nous de refuser pour que l’usine ne s’installe pas ici », soutient-il.
Ce projet d'usine divise. Une partie des habitants soutient l'Etat. Le rapport de 430 pages publié met en avant le besoin de développer le réseau d'eau potable de la capitale.
Pollution
Pour le collectif qui s'oppose au projet, représenté ici par Maya Cusnier, les impacts de rejets de sel et de produits chimiques n'ont pas été suffisamment étudiés. « On parle de neuf tonnes de rejet d’un mélange de sel et de produits chimiques. Donc, le sel à outrance, évidemment les poissons ne peuvent plus vivre dedans », souligne-t-elle.
Amadou Maguette Dieng est Lébou, la communauté majoritaire de la commune de Ouakam. Lui appelle les anciens à défendre cette plage, ce lieu qu'ils fréquentaient étant jeunes. « Il y a des vieux qui venaient ici quand ils étaient enfants avec leur père, ils pêchaient ici, ils ramassaient des poissons ici, ils ont des histoires ici, rappelle-t-il. Moi, j’appelle tous ces vieux à ne pas abandonner tous ces souvenirs-là. »
La possible destruction de la plage des Mamelles, le débat sur l'importance de l'eau potable dans la capitale... Des thèmes qui seront sans aucun doute au cœur du débat pour les élections législatives de juillet prochain.
RFI

23/03/2017

ADULTERE AU SENEGAL

Adultère: au Sénégal, “s’envoyer en l’air”, marié (e) ou pas, est devenu banal

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Le phénomène de l’adultère est de plus en plus répandu au Sénégal. Si les raisons sont multiples et variés, on assiste aujourd’hui à une société rongée par une tendance à la perte des valeurs qui est devenue le socle de l’adultère. Même si les responsabilités sont partagées, notre société est aujourd’hui victime de son ouverture vers l’extérieur et de la distorsion de la cellule familiale qui auparavant, veillait au respect de certaines normes sociales.
L’adultère peut être considéré comme le fait qu’un époux viole son serment de fidélité et de partage et d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne que son conjoint. Le rapport définit du recensement général de la population et de l’Habitat, de l’agriculture et de l’Elevage (Rgphae) a révélé qu’au Sénégal, sur les 13,5 millions d’habitants évalués en 2013, les 49,9 % sont des d’hommes et 50,1 % des femmes. Un chiffre qui explique le nombre important de femmes célibataires au Sénégal. Sur ceux ces femmes pour ne finir “vieilles filles” se lancent à la conquête d’un homme quelque soit son statut, marié ou célibataire.
Si certaines femmes ne prennent plus soins de leurs époux, d’autres partent à la chasse des hommes qu’ils soient célibataires où mariés. Et les hommes qui manquent d’affection et d’attention dans leur foyer vont facilement tomber dans le piège de ses prédatrices. Selon le Dr Gayy Neuman, un chercheur et psychothérapeute américain, les hommes qui trompent leurs conjointes sont souvent des êtres sensibles qui se sentent délaissés.
Ce dernier a mené un étude qui a révélé que 48% des hommes des hommes qui ont avoué leur infidélité, affirment que l’insatisfaction émotionnelle est ce qui les a poussés à commettre l’adultère.
Entre autre cause de l’infidélité, il y a aussi le tiédissement des sentiments, une certaine besoin de d’exotisme et d’aventurisme. Prenons le cas des femmes d’immigrés au Sénégal, certaines s’adonnent à l’adultère parce qu’elles cherchent à satisfaire un désir sexuel que le mari qui se trouve à des milliers de kilomètres ne peut naturellement assouvir
Fatou Gueye/VoxPop/Senego

21/03/2017

LES PRISONS SENEGALAISES

Situation carcérale au Sénégal : En 5 ans, 163 décès et 136 évasions

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ils témoignent des dures conditions dans les lieux de privation de liberté au Sénégal. Les cas de mort en détention ou d’évasions confirmant tout le mal qu’on dit des geôles sénégalaises. Les statistiques documentées par les services de l’administration pénitentiaire attestent que de 2013 à 2017, 136 détenus ont pu se faire la belle dans les 77 établissements pénitentiaires que compte le Sénégal. Un chiffre relevé en l’espace de 4 ans rappelle « l’Obs ». Et de 2013 à 2017, plus de cent prisonniers ont été emportés par ce meurtrier invisible jamais pris. Un total de 163 prisonniers ont trépassé dans les 37 établissements pénitentiaires du Sénégal.
Dakaractu