28/07/2017

LA HONTE DU SENEGL ((5)

Le combat sans fin pour arracher les enfants du Sénégal à la mendicité

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Sébiles de fortune sous le bras, morceaux de pain dans la main, trois "talibés", des enfants pensionnaires d'écoles coraniques, quémandent l'aumône à Guédiawaye, une banlieue de Dakar, alors que l'horloge n'affiche même pas 08H00 du matin.
"Ils sont là depuis 06H00, juste après la première prière" musulmane de la journée, assure Mouhamed, assistant médical à Yakaaru Guneye - "L'espoir des enfants" en wolof, langue la plus parlée du pays -, un des principaux centres d'accueil et d'hébergement d'urgence pour enfants du Sénégal.
Il y a un an, les autorités, avec l'appui d'organisations non gouvernementales, lançaient une opération baptisée "retrait des enfants de la rue" pour endiguer un phénomène accentué par l'exode rural.
Ce matin, comme il le fait trois fois par semaine, Mouhamed arpente avec Kelly, un travailleur social, Guédiawaye et Pikine, une banlieue voisine, afin de sensibiliser les talibés aux dangers de la rue.
"L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.
Dans ce pays dominé par l'islam confrérique, il est courant pour les parents d'envoyer leurs enfants dès leur plus jeune âge étudier dans des "daaras", des écoles coraniques, sous la direction d'un marabout.
Mais beaucoup de talibés passent le plus clair de leur temps dans les rues, à mendier un quota d'argent, sous peine de brimades physiques ou psychologiques de leur maître.
"L'Etat est conscient de ce qu'il se passe. Mais il n'ira pas dire qu'il faut arrêter ça, il appellera seulement à la +modernisation des daaras+", soutient Kelly, sans cesser de chercher du regard des groupes de talibés à aborder.
Dans les neuf mois qui ont suivi le lancement de l'opération, près de 1.550 enfants mendiants, dont 1.089 talibés, ont pourtant été recueillis par des centres, mais depuis, plus d'un millier de talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres, selon un rapport publié le 11 juillet par des ONG, dont Human Rights Watch (HRW).
Agir à la source
"C'était très difficile pour nous. On a dépassé notre capacité d'accueil en récupérant plus de 150 enfants", se souvient Seydina, éducateur spécialisé du centre Yakaaru Guneye. Pour lui, l'Etat ne s'était pas préparé et ce ramassage d'urgence aurait dû bénéficier d'un accompagnement.
Comme les acteurs de terrain, les ONG soulignent les insuffisances de l'opération, faute notamment de sanctions dissuasives, et réclament une répression des maîtres impliqués dans la mendicité forcée.
Elles demandent aux députés qui seront élus lors des législatives du 30 juillet "d'accélérer l'adoption du projet de loi portant statut des daaras", datant de 2013, déposé peu après l'incendie meurtrier d'une école coranique de Dakar, et toujours pas adopté par l'Assemblée sortante.
Actuellement, Yakaaru Guneye accueille 33 enfants, mais le nombre varie quotidiennement, précise Seydina, qui vient de conclure une médiation sur place entre un talibé d'à peine 10 ans et son maître coranique, reparti avec le garçon.
"Le maître a été très réceptif. Il est d'accord pour renvoyer l'enfant dans sa famille, dans la région de Casamance" (sud), résume l'éducateur. "Mais si le maître ne respecte pas ce qui a été dit, l'enfant peut fuguer à nouveau et nous revenir", déplore-t-il.
A 10 minutes de bus du centre d'accueil, un groupe d'enfants tape la balle sur un terrain vague de sable fin, sous un soleil de plomb.
"Ils aiment vraiment cette activité. Quand ils ont fait une bêtise dans la semaine, la punition c'est de ne pas aller au foot", lance entre deux encouragements leur animateur, Isboulah. Selon lui, cette activité leur permet de "s'exprimer" et de développer "un esprit d'équipe".
Pendant ce temps, au centre, les plus petits suivent un cours d'alphabétisation. A l'étage, d'autres écoutent attentivement le conte narré par une éducatrice en français puis en wolof.
"Le sens du partage, la solidarité, est un message que l'on transmet aux enfants. C'est un outil qui permet d'éduquer et de distinguer les types de personnalités", affirme Seydina, qui confie que ces moments-là permettent aussi de "récolter des informations sur l'enfant afin de retrouver sa famille".
Marie ZINCK /APS/TV5monde.com

26/07/2017

MALNUTRITION EN BAISSE

Rapport 2017 de l’Ifpri : Le Sénégal a réduit de 50% son niveau de malnutrition

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Le rapport 2017 de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) révèle une nette progression des États de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre la malnutrition, la pauvreté et la faim. Le même rapport indique que le Sénégal a réduit de 50% son niveau de malnutrition.
L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) a rendu public, depuis hier, son rapport 2017 sur les politiques alimentaires. Il ressort de ce rapport que l’Afrique a fait des progrès importants en réduction de la pauvreté et de la malnutrition. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal et le Ghana sont les deux pays qui ont fait plus de progrès dans la lutte contre la malnutrition. D’après le directeur Afrique de l’Ifpri, Ousmane Badiane, ces deux pays (le Sénégal et le Ghana) ont réduit de 50% leur niveau de malnutrition. D’autres pays, dit-il, ont aussi fait des « efforts notoires » en réduisant de 25 à 40% la malnutrition. Pour mettre fin à cette malnutrition qui reste toujours élevée en Afrique, Ousmane Badiane invite les gouvernements des États africains à « accentuer les efforts sur ce qu’ils ont fait pour arriver à ce niveau ».
Par ailleurs, le rapport indique que l’Afrique subsaharienne fait face à une « baisse des produits de première nécessité et à des financements externes limités en 2016 ». «Une Campagne au niveau continental, intitulée « seize the moment » (saisir le moment), a été lancée pour accélérer les efforts du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa), et ainsi augmenter les investissements en agriculture dans la région. Mais les impacts des sécheresses sévères, du changement climatique, du conflit et de l’urbanisation rapide, entraineront des défis continus en 2017 », analyse l’Ifpri. Toutefois, le directeur pour l’Afrique de l’Ifpri, Ousmane Badiane constate qu’en Afrique l’investissement dans le secteur de l’agriculture est en perte de vitesse ces dernières années. Il relève que l’investissement dans l’agriculture avait même atteint 3 à 10% en termes d’accroissement.
Ce qui, dit-il, n’est plus le cas avec un accroissement de moins de 2%. Pourtant, à son avis, le continent africain offre aujourd’hui toutes les conditions pour accueillir des investissements. « A travers le continent, nous observons une redynamisation des économies qui se traduit par une massification des classes moyennes, une augmentation des ménages, ce qui crée naturellement de nombreuses opportunités pour l’agriculture locale », constate Ousmane Badiane.
En outre, cette urbanisation, si elle est bien maîtrisée apporte beaucoup d’opportunités, croit savoir le directeur général de l’Ifpri, Shenggen Fan. Dans les nouvelles villes, souligne-t-il, il y a la naissance d’une classe moyenne qui consomme beaucoup de produits.
Maîtriser les technologies
Malheureusement, ces produits sont, pour la plupart, importés. La preuve, poursuit M. Fan, l’ensemble du continent importe entre 35 et 40 milliards de dollars en denrées alimentaires chaque année. Si l’Afrique réussit, dit-il, à relier les petits producteurs dans les zones rurales et les consommateurs dans les milieux urbains, elle peut atteindre facilement les objectifs de développement durable (Odd).
Aujourd’hui, reconnaît le directeur Afrique de l’Ifpri, l’agriculture du continent peut connaître encore des progrès. Mais, à condition que, les États africains tirent les enseignements des années 1980 où le gouvernement monopolisait toute la chaîne de valeur agricole, précise Ousmane Badiane. «Le plus grand défi est d’éviter de retourner vers les mauvaises politiques », conseille-t-il. Pour développer l’agriculture, les pays africains doivent prendre en compte la concurrence mondiale et miser plus sur la compétitivité. «Être compétitifs dans l’avenir, c’est de maîtriser les technologies de demain, c’est-à-dire tout ce qui est Tic, robotique, agriculture digital, biotechnologie. Nous formons des ingénieurs agricoles, des agents de vulgarisation, mais jamais des paysans. Il n’y a aucun pays africains qui a un système de formation qui permet à un garçon de 16 ans, 17 ans de se convertir en agriculteur. Pourquoi doit-on aller jusqu’à l’université pour devenir acteur agricole ? », se demande-t-il.
Aliou Ngamby NDIAYE.lesoleil.sn

25/07/2017

ATTENTION DANGER

Sénégal sous mer à l’horizon 2200

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Dans la guerre contre les eaux montantes des océans, l’Afrique perdra moins de terres que les autres continents. Cependant, la hausse des températures pourrait rendre une grande partie de son territoire inhabitable. Une déclaration alarmante du site La Presse.
Afrique : continent le « moins » touché
L’axiome « l’Afrique est le futur » se confirme de plus en plus. Enfin, un futur sous air conditionné et ventilateur. Et ce ne sont pas les Africains qui le proclament, mais bien les projections des scientifiques face au conjoint effet du réchauffement climatique, de la fonte des grandes calottes glacières et la résultante de ce processus : une hausse exponentielle du niveau des mers. Un petit bout de ciel bleu dans ces prédictions sombres : le continent le moins impacté sera l’Afrique. Etre le moins impacté ne signifie pas toutefois que l’Afrique ne le sera pas.
Odyssée h2o pour l’Afrique aussi
L’Afrique boira sa tasse lors de cette invasion très liquide ou odyssée h2o. Non seulement l’eau mais aussi la canicule pour le continent, puisque comme son nom l’indique, le réchauffement climatique implique que la calor grimpera de partout. Dans la liste des pays affectés par les eaux, le Sénégal figure tout de même à la huitième place. Dakar, ville côtière par excellence sera aux premières loges du touché-coulé qui se jouera.
Almadies sous mer
Grand plongeon pour le quartier emblématique de Dakar qu’est les Almadies ; qui deviendra les Almadies sous mer. Rufisque aussi. L ’expression « sous mer » pourra être accolée à quasi toutes les villes et tous les villages côtiers que sont : Kafountine, Kabrousse, Palmarin, Ngaparo, Popenguine, Ndayane, Saint Louis, Cap Skirring, etc.
Le grand bleu c’est merveilleux, mais juste sous ton nez et directement dans tes narines ? Grands moments de solitude en perspective.
La piste du « Boire jusque plus soif » afin que le niveau des eaux diminue
Quant à l’usine du dessalement des eaux financée à hauteur de 135 milliards par la coopération japonaise et en voie de construction aux Mamelles ; avec sa capacité estimée à 50.000 mètres cubes/ jour, elle ne réussira pas à endiguer le salinement forcené des sols. Surtout, nous voyons mal la population entière boire l’eau dessalée de ladite usine afin de participer à l’effort de survie collectif.
Lorsque la nature fait son show eaux, balais-brosses et serpillières ne suffisent plus à renverser la tendance.
Irène Idrisse avec Lapresse/ au-senegal.com

HAIDAR EL ALI PLAIDE POUR L ECOLOGIE

Campagne des législatives au Sénégal: «l'écologie politique n'est pas un luxe»

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Le Sénégal entre dans sa dernière semaine de campagne pour les législatives du 30 juillet et il n’y a pas que les grandes coalitions qui tentent de séduire les électeurs. Les écologistes par exemple sont eux aussi en compagne avec la liste «Naatal Sénégal» menée par l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali. Leur but, faire entrer à l’Assemblée des problématiques comme la pollution atmosphérique et l’impact sur l’environnement de la future exploitation du pétrole au Sénégal.
Après avoir fait campagne dans le sud du Sénégal, l’ancien ministre de l’Environnement Haïdar El Ali était ce dimanche 23 juillet dans la grande banlieue de la capitale sénégalaise, avec un message : l’écologie est une nécessité pour la nature, pour la santé, mais c’est aussi une source de richesse.
« Un hectare de coco rapporte après 5 ans de plantation 8 millions de FCFA par an et pendant 120 ans. On ne nous parle pas de ces investissements verts qui restaurent les écosystèmes, qui restaurent la pluie plutôt que le désert qui avance, et qui enrichissent la population ! », nous explique l'ancien ministre.
S’ils entrent à l’Assemblée, les écologistes promettent de se battre pour durcir la loi et réduire par exemple la pollution atmosphérique à Dakar, l’une des villes les plus polluées au monde.
« Chaque matin j’emprunte les bus, témoigne Mame Mor Ndiaye, un habitant de la banlieue dakaroise. La pollution, ça me fait mal au cœur ! On doit parler de ces questions à l’assemblée nationale.»
Bacary Ndiaye est la tête de liste écologiste du département de Pikine en banlieue de Dakar, une zone où la déforestation est un vrai problème.
« Au départ on pensait que l’écologie politique était une question de luxe, et qu’on ne pouvait pas parler préservation de l’environnement alors que la pauvreté (règne) mais notre première mission est justement de lutter contre la pauvreté… et si l’environnement n’est pas préservé, la forêt est menacée et c’est la vie du cultivateur qui est compromise…»
Et s’ils souhaitent entrer à l’Assemblée, c’est aussi parce que les écologistes craignent l’impact sur l’environnement que pourrait avoir la future exploitation des gisements de pétrole au Sénégal.
RFI

24/07/2017

MYSTIQUE SENEGAL

Top 5 des pays africains les plus mystiques qui soient, le Sénégal en 2e place

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Parler du mysticisme ou de la mystique revient, dans une certaine mesure, à s’intéresser à une réalité socioculturelle, disons à une pratique-vérité-croyance. Cette dernière, si nous nous offrons les moyens d’interroger quelques étapes de l’histoire humaine, semble ne jamais cesser de se montrer, avec une certaine acuité, qu’elle fonde notre vie, l’organise, la saisisse, la possède jusqu’à nous déposséder parfois de la raison. Eh oui, c’est ça l’Afrique. C’est l’endroit le plus mythique du monde où on trouve des mystères et des mystiques de tous les calibres. Rassurez-vous, on les trouve à tous les coins de rue. Pour vous, voici le top 5 des pays africains où le mysticisme est le plus noté :
1- Le Bénin
La réputation du Bénin en matière de pratique vaudou n’est plus à prouver. Il y existe même un festival en son honneur.
2- Le Sénégal
Ce n’est pas un secret, le Sénégal et le maraboutage c’est une grande histoire d’amour. Bien que cela soit interdit par la religion, les sénégalais ne boudent pas leurs marabouts.
3- Le Burkina Faso
Le Burkina est aussi réputé pour abriter de grands hommes mystiques aussi redoutables les uns que les autres.
4- Le Gabon
Il est de notoriété publique que Bongo père était un Franc-maçon tout comme le fils. Plusieurs cadres de l’administration également sont membres de cette secte ésotérique.
5- Le Tchad
Le Tchad peut être cité du fait de son président. En effet, Idriss Deby fait partie des 10 présidents africains accro aux marabouts.
Afrikmag.com

14/07/2017

EXCISIONS EN BAISSE

Baisse de la prévalence de l'excision chez les filles de moins de 15 ans (Unfpa)

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Le taux de prévalence de l'excision chez les filles sénégalaises âgées de moins de 15 ans est passé de 18 à 14,6% entre 2013 et 2015, a déclaré, jeudi à Dakar, Moussa Faye, représentant résident assistant au Sénégal du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa en anglais).
"Pour la jeune génération, des progrès notables ont été obtenus ces dernières années au Sénégal, entre 2013 et 2015, la prévalence de l'excision chez les filles âgées de moins de 15 ans, est passée de 18 à 14,6%", a expliqué M. Faye à l'ouverture d'un symposium sur les mutilations génitales féminines.
Au Sénégal, a poursuivi Moussa Faye, la proportion de femmes âgées de 15-49 ans ayant déclaré avoir subi l'excision est passée de 28% en 2005, à 25% en 2014 et à 24% en 2015, avec toutefois des disparités régionales car, les régions de Tambacounda, Kédougou (Est) Sedhiou, Kolda, Ziguinchor (Sud), Matam (Nord sont plus touchées.
"En termes de progrès vers l'abandon des mutilations génitales féminines, la baisse de la pratique de l'excision est cependant remarquable chez les ethnies qui la pratiquent le plus ‘’ , a expliqué Moussa Faye.
Ainsi, a-t-il poursuivi, chez les mandingues, 37% des filles de -15 ans sont excisées alors que 71% de leurs aînées (15-49 ans) le sont.
Chez les Soninkés, a encore dit Faye, la prévalence de l'excision est de 60% chez les aînées contre 39% chez les plus jeunes.
Cela signifie que les filles subissent de moins en moins la pratique des Mutilations génitales féminines (Mgf) comparées à leur mère, note-t-elle.
Selon lui, l'argument médical a permis de renforcer la sensibilisation auprès des communautés, et qu'il est plus que jamais essentiel de travailler avec le personnel de santé qui peut jouer un rôle déterminant pour accélérer la dynamique sociale des communautés et à continuer à sensibiliser les communautés.
TE/of/APA/apanews.net

12/07/2017

PETROLE A N'EN PLUS FINIR

Encore une découverte de pétrole

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On ne compte plus les découvertes de pétrole dans les eaux du Sénégal. Mardi, le pétrolier écossais Cairn Energy a annoncé avoir mis la main sur un important gisement d’or noir dans le puits FAN South-1.
Les travaux ont commencé le 26 mai dernier et ont été exécutés par la plateforme de forage Stena Drillmax. Ils se sont déroulés suivant le budget, en toute sécurité et ont pris fin avant l’échéancier prévu par les partenaires sur le projet, souligne une note de la firme, cotée à Londres.
« FAN Sud est notre dixième réussite au Sénégal depuis les trois dernières années et notre deuxième puits dans la partie profonde du bassin, à côté de la découverte FAN-1. Les résultats de FAN South seront intégrés à ceux de FAN-1 et ajoutés à ceux du champ SNE. Cela aidera la coentreprise à mieux évaluer le potentiel du bassin en eau profonde, au large du Sénégal.», a commenté Simon Thomson (photo), le patron de Cairn. Il a poursuivi en annonçant que les travaux de forage sur la partie nord du prospect démarreront « bientôt ».
Situé à une profondeur d’eau de 2 175 mètres, le puits a été foré jusqu’à une profondeur totale de 5 433 mètres où deux réservoirs majeurs ont été atteints. Il s’agit d’un réservoir de turbitides datant du crétacé supérieur et un autre datant du crétacé inférieur, exactement comme sur la découverte FAN-1 en 2014.
Selon les ingénieurs de cairn Energy, l’analyse préliminaire de l’huile indique une qualité API de 31°. Des études sont en cours pour vérifier si l’huile des deux puits (FAN-1 et FAN South-1) est de qualité commerciale.
Pour rappel, FAN South-1 est situé sur le prospect FAN South, à 90 km au large du bloc Sangomar Deep Offshore et à 30 km au Sud-Ouest de FAN-1. Cairn est l’opérateur du champ SNE avec 40% des participations totales. L’Américain ConocoPhillips en détient 35%, FAR Ltd, 15%) et Petrosen, la société publique sénégalaise du pétrole, les 10% restants.
Olivier de Souza/agenceechofin.com

LA HONTE DU SENEGAL

Insuffisance des efforts de lutte contre la mendicité des enfants

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L'exploitation des enfants talibés et les abus dont ils sont victimes restent monnaie courante
Des dizaines de milliers d'enfants talibés au Sénégal continuent d’être forcés à mendier et de souffrir d'abus dans certaines écoles coraniques traditionnelles, un an après le lancement d’un programme gouvernemental visant à réprimer ces pratiques, ont déclaré dans un rapport publié aujourd'hui Human Rights Watch et la Plateforme pour la Promotion et la Protection des Droits de l'homme (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits humains.
Le rapport de 45 pages, intitulé « “Je vois encore des talibés mendier” : Insuffisance du programme gouvernemental pour protéger les enfants talibés au Sénégal », examine les succès et les échecs de la première année d'un nouveau programme du gouvernement visant à retirer des rues les enfants forcés à mendier. Le rapport documente les abus persistants – et notamment l'omniprésence de la mendicité forcée, de la violence et des abus physiques, l'enchaînement, l'emprisonnement et les abus sexuels – auxquels ont été confrontés de nombreux enfants talibés à Dakar et dans quatre autres régions du pays, pendant et malgré la mise en œuvre du programme. Human Rights Watch et la PPDH ont également évalué les défis qui restent à relever pour que les victimes d'abus puissent avoir accès à la justice.
« Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence », a déclaré Corinne Dufka, Directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Pour empêcher les abus et s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites. »
Les deux organisations ont exhorté le gouvernement à renforcer le programme lors de sa deuxième année de mise en œuvre, à ouvrir des enquêtes et à engager des poursuites contre les maîtres coraniques abusifs, et à mettre en place un cadre juridique pour réglementer les pensionnats coraniques traditionnels, aussi connus sous le nom de daaras. Les candidats aux élections du 30 juillet à l'Assemblée nationale devraient placer les droits de l'enfant au centre de leurs campagnes et la nouvelle Assemblée s'efforcer de mettre fin à la mendicité forcée et d'accélérer l’adoption du projet de loi portant statut des daaras.
Les enfants talibés qui fréquentent des daaras qui les exploitent sont légion. Un talibé de Dakar âgé de 8 ou 9 ans a confié à Human Rights Watch que dans son ancien daara, « Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout [maître coranique] demandait 400 francs CFA [0,70 dollar US] par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA [0,85 dollar US], pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. »
Le rapport s'appuie sur des entretiens approfondis menés de janvier à juin 2017 avec des enfants talibés anciens ou actuels, des maîtres coraniques, des activistes, responsables gouvernementaux, travailleurs sociaux et travailleurs humanitaires sénégalais, et des responsables de l'ONU. Il fait suite à un rapport de juillet 2016 intitulé « Sénégal : Nouvelles mesures pour protéger les talibés et les enfants de la rue » et sur des rapports de 2015, 2014 et 2010 documentant les abus contre les talibés.
À travers le Sénégal, environ 50 000 enfants talibés – selon les estimations – vivent dans des daaras où leurs maîtres coraniques les forcent à mendier chaque jour pour de l'argent, du riz ou du sucre. Les talibés vivent souvent dans des conditions de misère extrême et sont fréquemment soumis à des abus physiques ou psychologiques équivalant à des traitements inhumains et dégradants.
Certes, tous les daaras n'ont pas recours à l'exploitation et aux abus. De nombreux maîtres coraniques respectent les droits des enfants dont ils ont la charge. Mais beaucoup d'autres font fonctionner leurs écoles comme des entreprises, sous prétexte d'enseigner le Coran.
Durant la période d’avril à juin, Human Rights Watch a observé des centaines de talibés vivant dans des daaras sordides et mendiant au vu et au su de tous dans les villes de Dakar et de Saint-Louis. Les enfants – qui pour bon nombre d’entre eux n'avaient pas de chaussures, étaient couverts de saleté, portaient des vêtements en lambeaux, souffraient d'infections cutanées et semblaient aussi souffrir de malnutrition – mendiaient souvent devant les policiers ou les gendarmes, près des immeubles du gouvernement et sur des routes très fréquentées.
Lancé en juin 2016 à Dakar, le programme du gouvernement visant à lutter contre la mendicité forcée des enfants et connu sous le nom de « retrait des enfants de la rue » a rencontré un certain succès. Entre juin 2016 et mars 2017, 1 547 enfants ont été retirés des rues de Dakar et plusieurs centaines d'entre eux ont pu rejoindre leurs familles.
Mais au final, plus de 1 000 enfants identifiés comme talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres coraniques, ceux-là mêmes qui au départ les avaient forcés à mendier. Le gouvernement n'a formellement ouvert aucune enquête sur les maîtres impliqués, personne n'a été arrêté et aucune inspection officielle n'a été effectuée pour déterminer les conditions de vie dans les daaras.
« L’État n’est jamais allé voir si l’enfant a été placé dans un bon daara ou non », a expliqué l’Imam Elimane Diagne, président du Collectif pour la modernisation des daaras. « Dans ces daaras, il n’y a pas de bonnes conditions… Les enfants dorment à même le sol. Il y a des maladies comme la gale… Parfois, ce sont des daaras sans eau ou robinet… Et au-delà de tout ça, l’enfant continue à mendier. »
Des responsables du programme ont indiqué en mai à Human Rights Watch qu'ils avaient pris la décision d'arrêter de renvoyer les enfants talibés dans leurs daaras, mais il est difficile de dire si cette mesure résulte de l’application d’un protocole particulier. Les responsables ont ajouté qu’encore récemment – en avril – des enfants avaient été renvoyés dans des daaras.
Pendant le premier mois du programme, les activistes et les travailleurs humanitaires ont observé une baisse spectaculaire de la mendicité des enfants. Mais l'absence d'enquêtes et de poursuites contre les maîtres abusifs a entraîné un retour au statu quo.
Pendant la première année de mise en œuvre du nouveau programme, Human Rights Watch a également documenté la mort de deux talibés suite à des abus dans des écoles coraniques ; cinq cas d'abus sexuels ou de tentatives d'abus sexuels par des maîtres coraniques ou leurs assistants ; et 28 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés dans des daaras. Ces abus ont eu lieu à Dakar et dans quatre autres régions du Sénégal.
Le gouvernement devrait veiller à ce qu'aucun enfant ramassé pendant qu'il mendiait ne soit renvoyé dans une école coranique qui a violé ses droits en le forçant à mendier ou en lui faisant subir d'autres abus, ont déclaré Human Rights Watch et la PPDH. Les ministères de la Famille, de la Justice et de l'Intérieur devraient coordonner leurs efforts pour faciliter les enquêtes et les poursuites contre les maîtres coraniques qui exploitent les enfants ou abusent d'eux. Tous les enfants qui vivent dans des daaras abusifs devraient en être immédiatement retirés et renvoyés dans leur famille, ou placés dans des structures alternatives de garde appropriées.
« Nous ne pouvons plus attendre demain pour mettre fin à l'exploitation et la maltraitance des talibés, enfants issus des couches les plus vulnérables de nos populations », a déclaré Mamadou Wane, président de la PPDH. « C'est maintenant qu'il faut arrêter cette violation massive et à ciel ouvert des droits de l'enfant au Sénégal. Nous sommes tous responsables. Nous avons tous l'obligation d'agir collectivement, avec l’État en première ligne. »
Lauren Seibert/Human Rights Watch/hrw.org

07/07/2017

LES SIGNES FORTS DU TOURISME...

Le Sénégal montre des "signaux forts" dans le secteur touristique (économiste)

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Milasoa Cherel Robson, économiste à la section Afrique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a affirmé, mercredi à Dakar, que le Sénégal montre des "signaux forts" quant à l’importance qu’il donne au secteur touristique.
’’Il y a une compréhension des enjeux en termes de créations d’emplois pour les jeunes, pour les femmes et en termes d’entreprenariat dans ce pays’’, a-t-elle en présentant le rapport 2017 de la CNUCED qui a cette année pour thème : "Le tourisme pour la transformation et la croissance inclusive".
Pour elle, le secteur touristique reste très prometteur au Sénégal, étant donné la situation du pays en Afrique de l’Ouest. Ce secteur peut, d’après Mme Robson, "catalyser et cristalliser tous les efforts consentis".
Elle estime que "la catalysation" du secteur permettra de "rendre les ambitions encore plus conséquentes" afin d’atteindre les objectifs de manière plus rapide.
’’Il faut être plus ambitieux, la compétitivité reste la clé dans ce domaine, car le secteur touristique est un bien de consommation’’, a-t-elle pouruivi.
D’après elle, il est nécessaire de renforcer les liens intersectoriels pour favoriser la transformation du secteur touristique.
Le renforcement des liens intersectoriels devra se faire notamment dans l’approvisionnement en produits agricoles, dans le domaine du tourisme médical et culturel.
’’En créant des liens solides entre les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’infrastructure, l’écotourisme, le segment médical et le marché touristique peuvent favoriser la diversification vers des activités à plus fortes valeur ajoutée’’, a ajouté l’économiste.
Elle a toutefois souligné la nécessité de développer l’expertise au sein des entrepreneurs nationaux, pour mieux assurer la croissance dans ce secteur.
AMN/ASG/APS

LE PONT DE ROSSO

Coopération Sénégal/Mauritanie : Le pont de Rosso sera réalisé en Janvier 2018 pour un financement de 57 milliards Cfa avec un délai d’exécution de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal

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Les représentants des populations riveraines de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie, qui ont assisté à la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) portant essentiellement sur la construction du pont de Rosso, ont poussé un grand «Ouf» de soulagement lorsqu’ils ont entendu le gouverneur Alioune Aïdara Niang annoncer le démarrage des travaux.En effet, selon le Gouverneur de la region, ce projet sera mis en œuvre à partir du mois de janvier 2018 pour un coût global de 57 milliards Cfa.
Il a rappelé que la réalisation de cet ouvrage, sera financée par la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est engagée à décaisser 26 milliards Cfa, la Banque européenne d’investissement (BEI) qui contribuera à hauteur de 14 milliards Cfa, l’Union Européenne pour une subvention de 13 milliards Cfa.
Le financement assuré par la BAD et la BEI, sera sous forme de prêt, tandis que celui qui sera mis en place par l’UE, sera sous forme de don aux deux pays bénéficiaires, notamment le Sénégal et la Mauritanie.
S’adressant à la presse à l’issue de cette réunion et en présence du directeur régional de l’AGEROUTE, Mor Guèye Gaye, du coordinateur du projet Cheikh Tidiane Thiam, le gouverneur Alioune Aïdara Niang a souligné que ce pont aura une durée de vie de 100 ans, un linéaire de 1461 mètres, deux chaussées, une piste cyclable, une largeur de 3,60 mètres, des trottoirs et un tirant d’eau.
Il sera réalisé dans un délai de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal. A en croire le Gouverneur de la région de Saint-Louis, il est prévu de mettre en place, après le scrutin législatif, une commission régionale chargée de recenser les populations qui occupent les emprises de ce projet. Ces dernières bénéficieront d’indemnités si les responsables de ce projet estiment qu’il est nécessaire de les déguerpir.
dakaractu.com

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

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L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

28/06/2017

PEURS DE LA PLUIE

Hivernage 2017 : Quand la stupeur accompagne les premières eaux et gagne le pays…

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Matam, Saint-Louis, Diourbel, Louga, Thiès, Bambey, Mbour, Kaolack, Fatick…La liste est longue. De fortes pluies se sont abattues dans tout le pays entre dimanche et mardi. Un hivernage qui débute très mal, c’est le moins que l’on puisse dire après les accidents et le lot de dégâts causés par les violentes rafales qui ont touché différentes localités du Sénégal. Jusque là, la saison des pluies faisait partie des grandes préoccupations pour les habitants de certains quartiers de Dakar mais rarement pour ceux des régions. Du moins, les conséquences devaient être maîtrisées. Toutefois, c’est la grande stupeur avec cette première série de pluies enregistrées dans une grosse partie du pays. Au moment où l’Etat annonce, encore une fois, des solutions durables. Entre temps, l’intérieur du pays est inondé, soit dénombre les dégats matériels et pertes humaines. L’alerte est ainsi donné par les populations.
Matam connait la plus grande difficulté du moment avec un décompte de six morts suite à l’effondrement de deux maisons à Oudalaye, dans une localité située à 50 Km à l’Est de Ranérou où, selon nos sources, l’état de certaines habitations est plus que jamais désolant du fait de l’isolement de ses populations. Suite à ce drame qui a manifestement touché les habitants de Ranérou, il est annoncé “une évaluation exhaustive de la situation en vue de solutions durables”, a souligné le porte parole du gouvernement dans un communiqué express.
Au même moment, à Touba, la foudre a causé le décès tragique d’un enfant de 12 ans et un autre blessé. Par ailleurs, il faut noter que les eaux de pluies ont déjà fini de plonger le marché Ocass dans une situation indescriptible. Elle est entrée jusque dans les cantines. Ce qui laisse entier le problème de l’assainissement dans la ville sainte malgré les milliards investis.
Pour les riverains de la commune de Diourbel, c’est reparti pour la période cauchemardesque. Comme chaque hivernage, c’est un véritable calvaire avec les eaux de pluies qui rendent le centre-ville quasiment inaccessible comme ce fut le cas ce début de semaine qui, tout de même, a laissé une marque indélébile avec des rafales inédites.
A Thiès, la pluie a été abondante, ce mardi matin, dans le département qui enregistre sa première véritable pluie. A petites gouttes, la pluie s’est intensifiée, plongeant la capitale du rail dans un état peu reluisant. La ville a été fortement arrosée. Le centre-ville, des abords de la mairie aux croisements du chemin de fer en passant par la Chambre de commerce de Thiès, est resté désert pendant un moment. On a surtout noté des routes quasi-impraticables, ce qui soulève l’éternelle question de l’assainissement dans le centre-ville. Un calvaire renouvelé pour les usagers des transports: décrocher un taxi, en période de pluie, peut relever d’une grande prouesse. Ailleurs, dans le département, les pluies ne sont pas sans dégâts. Des centaines de maisons du village de Diack dans la commune de Ngoundiane (Est), ont été englouties par les eaux de ruissèlement.
A Saint-Louis, tout comme à Kaolack, Fatick et Mbour, les dégats matériels ne manquent pas. Le rendez-vous des premières pluies a été brutal pour les populations qui craignent que l’hivernage, cette année, ne cause des soucis plus graves faisant entrave aux différentes activités menées dans certains endroits. Il faut dire qu’à Saint-Louis, la saison s’est ouverte sans qu’une opération de curage des égouts soit effectuée, au préalable, dans les grands quartiers de la ville.
A ce stade, certains acteurs sociaux interpellent l’Etat qui devrait, selon eux, déployer des moyens adaptés avec une nouvelle stratégie pour pallier d’autres éventuelles violentes rafales qui pourraient, très prochainement, sévir sur tout le territoire selon les prévisions météorologiques.
Entre temps, s’y ajoute que la Senelec annonce des perturbations prolongées dans toutes les localités affectées par les inondations. En effet, Saint Louis, Thiès, Matam tout comme Kaffrine et Fatick sont dans le noir depuis les premières heures de cette série de plus. Cette situation vient en rajouter à l’inquiétude des populations.
A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection des députés, les candidats des différents partis et coalitions sont tout aussi interpellés par une situation plus que jamais préoccupante chez les populations. D’autant plus qu’on investit beaucoup d’argent, selon les rapports de l’Etat, pour gérer les inondations. Celles-ci peuvent bien être, cette année, selon un analyste le sujet de bataille pour les futurs représentants du peuple à l’Assemblée nationale.
XALIMANEWS

25/06/2017

LES ENFANTS LAISSES POUR COMPTE

PRES DE 40% DES ENFANTS NON ENCORE SCOLARISES

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La célébration de la Journée de l’enfant africain a offert l’occasion de réviser quelques aspects de la situation des droits de l’enfant au Sénégal. Selon Ousseynou Ndour, au nom du Comité départemental de protection de l’enfant de Mbour, près de 40% des enfants sénégalais ne sont pas scolarisés. Il a insisté sur la discrimination liée au genre chez l’enfant dès le bas âge. Illustrant ses propos, il dira qu’une jeune fille sur cinq accède à l’enseignement supérieur. Et, à l’âge adulte, nous retrouvons 6 femmes alphabétisées pour 10 hommes. Il a insisté sur l’impact de la pauvreté sur les enfants, une couche plus vulnérable que les adultes.
Selon lui, la santé des enfants reste une préoccupation majeure malgré les efforts consentis. En attestent la présence de la poliomyélite, la persistance du paludisme occasionnant 30% des décès des enfants au Sénégal et des anémies et fausses couches chez la femme enceinte.
Les mariages précoces sont toujours présents dans le pays selon le rapport présenté par Ousseynou Ndour. L’illustration la plus parfaite, à l’en croire, c’est le vol de l’adolescence des enfants qui passent directement à l’âge adulte.
Concernant le trafic d’enfants, il a relevé que de nombreux enfants provenant de la Guinée-Bissau prennent la direction des champs de coton ou bien le chemin de la mendicité. Relevant la volonté d’en finir avec les mutilations génitales chez les filles en 2015, il a souligné que des efforts ont été consentis, ce qui s’est soldé par un recul de la pratique. Mais des poches de résistance existent, avec leurs cortèges de nuisance occasionnant des conséquences néfastes sur la santé des filles excisées.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

PAUVRE SENEGAL

«Diagnostic systématique pays» de la Banque mondiale: un taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal

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Lors d’une rencontre entre la Banque mondiale et la société civile sur le projet «Diagnostic systématique pays» qui permettra d’élaborer un document de développement pour chaque pays, les acteurs ont insisté sur le taux de pauvreté toujours élevé au Sénégal. Malgré une croissance de plus de 6%, les spécialistes se sont toujours accordés à dire que le taux de pauvreté du Sénégal n’a pas beaucoup baissé, car la richesse n’est pas souvent partagée.
Cette semaine, la Banque mondiale a tenu une rencontre avec les acteurs de la société civile autour du ‘’Diagnostic Systématique pays ». D’après la Pana, la rencontre a été présidée par le président du Conseil des Ong d’appui au Développement (Congad), Amacodou Diouf, et la Directrice des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Mme Louise Cord.
Cette rencontre est organisée dans le cadre du processus d’élaboration du Diagnostic Systématic-pays du Sénégal initié par la Banque mondiale. Elle permettra à l’institution de présenter les résultats de l’étude aux acteurs de la société civile et de recueillir leurs points de vue sur les contraintes principales du Sénégal.
Après la présentation générale du SCD-Sénégal, il ressort que le pays affiche une croissance louable et un taux de pauvreté toujours élevé, malgré ses atouts. Selon les experts de la Banque mondiale, ce résultat permettra de faire une analyse sur la durabilité des progrès récents et la capacité du Sénégal à faire face aux contraintes structurelles.
Les participants ont également fait des remarques, notamment le gap du secteur informel, le problème d’accès à l’information sur l’exploitation des ressources du pays, sur le lien entre les réalités que vivent les populations sénégalaises et les indicateurs de travail de la Banque mondiale. Ils indiquent que souvent, ces indicateurs ne sont pas adaptés au contexte du pays.
Avec ces remarques, nous nous sommes intéressés réellement aux performances du Sénégal dans la lutte contre la pauvreté car, même si ces dernières années, la croissance du pays est louable, le niveau de la pauvreté n’a pas tellement baissé.
Un taux de pauvreté de plus de 46%, plus de 6 millions de pauvres
Ainsi, la présentation de la Banque mondiale sur le Sénégal, que nous avons visitée, rappelle que le taux de pauvreté est estimé à 46,7% dans notre pays. «Le taux de pauvreté, qui atteint 46,7% selon les dernières estimations, reste élevé. Le taux de croissance du Pib est bien en deçà du niveau nécessaire pour faire reculer la pauvreté, tandis que le poids de plus en plus important des exportations de biens à forte intensité capitalistique, au détriment de secteurs intensifs en main-d’œuvre, limite la création de nouveaux emplois», lit-on sur le document de la Banque mondiale.
D’après l’institution de Breton Woods, la série de chocs économiques dont a souffert le Sénégal au cours des dernières années, est venue freiner encore davantage les progrès : l’incidence de la pauvreté n’a baissé que de 1,8 point de pourcentage entre 2006 et 2011, tandis que le nombre absolu de pauvres, lui, augmentait, pour atteindre 6,3 millions en 2011.
Toujours pour le Sénégal, la Banque mondiale, indique que le niveau des inégalités reste modéré et se situe en-dessous de la moyenne enregistrée en Afrique subsaharienne. Les disparités géographiques restent cependant, très prononcées : deux habitants sur trois vivent dans la pauvreté dans les zones rurales, et en particulier dans le Sud du pays, contre un sur quatre à Dakar.
Lors de la rencontre, la Directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, a indiqué que les remarques seront intégrées dans le processus d’élaboration du projet.
«Le problème de l’accès à l’information est important à noter. Le gap du secteur informel est une urgence et nous allons réfléchir là-dessus», a-t-elle indiqué.
Le président du Conseil des Ong d’appui au développement (Congad), Amacodou Diouf, a félicité cette initiative de la Banque mondiale et a indiqué qu’il est important de promouvoir le dialogue avec les acteurs de la société civile et la Banque mondiale.
Les Echos/leral.net

21/06/2017

LUTTE CONTRE LE MARIAGE D'ENFANTS

Lutte contre le mariage des enfants au Sénégal : World Vision plaide pour un âge légal à 18 ans

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World Vision Sénégal a procédé, hier, au lancement externe de sa nouvelle campagne dénommée « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». A travers cette campagne, l’Ong veut attirer l’attention sur la pratique des mariages précoces qui concerne 33% des filles au Sénégal. D’ailleurs, les enfants ont profité de la tribune pour demander que l’âge légal du mariage soit relevé à 18 ans au lieu des 16 ans.
Le Grand Théâtre de Dakar était bondé hier. Le public était essentiellement composé de jeunes enfants (mille selon les organisateurs). Ces enfants ont fait le déplacement dans le cadre du lancement externe par World Vision Sénégal de la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants ». Cette initiative vient en appui à la campagne nationale du gouvernement sénégalais contre le mariage des enfants. « Au Sénégal, on estime que les mariages d’enfants entraînent des dégâts incommensurables. Cela ralentit le développement économique et peut éroder le capital humain et social du pays. En plus, il y a des conséquences sévères sur la santé des filles-mères et des nouveau-nés », a souligné Paul Dominique Corréa qui s’est exprimé au nom de World Vision. Il a ajouté que « les communautés confessionnelles ont un rôle essentiel à jouer ».
Au cours des cinq prochaines années, la campagne « Ensemble pour un Sénégal sans mariage d’enfants » cherchera à avoir un impact positif sur la vie de centaines de millions de garçons et de filles vulnérables et exposées aux mariages précoces, apportant ainsi une contribution importante à l’objectif de développement durable (Odd), relève de son côté Thérèse Diouf Bâ de World Vision. Les enfants ont profité de cette tribune pour remettre un mémorandum aux représentants du gouvernement. Dans le document, ils réclament notamment « la fin des mariages de filles âgées de moins de 18 ans et le renforcement du dialogue qui mettrait fin aux pratiques de mariages précoces ». Le risque de mortalité maternelle et infantile est très élevé pour les filles mariées avant l’âge de 18 ans, ont notamment insisté les enfants.
Ibra Diouf Niokhobaye, le directeur des Droits et de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, a indiqué que « le gouvernement est dans les dispositions de combattre toutes sortes de mariages impliquant des individus qui n’ont pas plus de 18 ans ». Ce phénomène a des conséquences sur le développement des enfants. « Une fille qui n’a pas encore atteint les dispositions physiques ne peut pas s’engager dans un mariage; tout comme un garçon encore mineur », a-t-il rappelé. Outre cela, il évoque des conséquences économiques telles que l’abandon scolaire. Le gouvernent du Sénégal a dès lors pris des mesures administratives allant dans le sens d’une meilleure protection des enfants. Un code de l’enfant qui propose le relèvement de l’âge de mariage des filles à 18 ans au lieu de 16 ans est en cours de traitement, a-t-il annoncé.
Oumar BA/lesoleil.sn

20/06/2017

DESERTIFICATION DU SENEGAL

34 % de la superficie affectés par la désertification

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La désertification gagne du terrain au Sénégal. Elle reste un phénomène tenace auquel il faut apporter une réponse. C’est en substance le message livré à l’occasion de la célébration, à Mbao, de la Journée mondiale de lutte contre la désertification.
La désertification constitue toujours une menace pour le Sénégal. Elle est bien présente partout sur le territoire. Selon la conseillère technique du ministre de l’Environnement et du Développement durable, le colonel Gogo Ndiaye, le phénomène s’étend sur 6,5 millions d’hectares de la superficie nationale. « Les dernières investigations nous enseignent que 34 % de la superficie du pays sont affectés, soit plus de 6,5 millions d’ha. Cela constitue une contrainte majeure pesant sur le développement et l’atteinte de la sécurité alimentaire », a déclaré, le week-end dernier, à Mbao, le colonel Ndiaye.
C’était à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification dont le thème de cette année est : « Notre terre, notre maison, notre avenir ». Une occasion saisie par la représentante du ministre de l’Environnement pour rappeler que cette désertification se manifeste par des phénomènes divers, tels que l’érosion, les coupes abusives sur les forêts et les pressions de l’homme et du bétail. « La forêt au Sénégal se dégrade progressivement, surtout en ce qui concerne les essences remarquables, telles que le Vène, le Dialabane, le Mbep, le Beer, le Dimb, pour ne citer que celles-là. Les coupes illicites de bois, surtout le long de nos frontières, portent un coup fatal non seulement à nos formations forestières mais aussi à l’économie nationale », a indiqué le colonel Ndiaye, rappelant la nécessité de prévenir la dégradation de nouvelles terres et la remise en état des terres déjà dégradées.
Il faut aussi, d’après Gogo Ndiaye, continuer à reboiser ou à régénérer un hectare de terre dans les mêmes écosystèmes et pendant la même période. A ce titre, a-t-elle précisé, « il faut un effort annuel soutenu de 480.263 ha par an, soit un rythme de progression de 7 % par an de compensation des pertes à partir de 2020 pour tendre vers la neutralité ».
Pour autant, cette détérioration des terres ne doit guère faire oublier les efforts consentis par l’Etat, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, pour lutter contre ce phénomène. a en croire le colonel Ndiaye, des engagements financiers à hauteur de 321,5 milliards de FCfa ont été mobilisés entre 1997 et 2007 par les projets de lutte contre la dégradation des terres au Sénégal. Mais, tous ces moyens n’ont pas encore permis de venir à bout d’un phénomène tenace qui se développe d’année en année. « Le bilan global des programmes et projets mis en œuvre pour la lutte contre la désertification et gestion durable des terres demeure mitigé, parfois décevant, au regard des ressources investies », a reconnu la conseillère technique du ministre de l’Environnement. D’où l’organisation de cette journée pour permettre aux Sénégalais d’être suffisamment informés sur les méfaits de la désertification.
Maguette NDONG/lesoleil.sn/BBC

18/06/2017

LES FINANCES DU SENEGAL

Financements décrochés par le Sénégal: Macky Sall franchit la barre des 6000 milliards

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Le Conseil des ministres a adopté mercredi le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020 qui confirme encore la bonne santé de l’économie sénégalaise mais aussi l’excellent travail des régies financières à savoir les Impôts et la Douane. On apprend par ailleurs qu’en matière
de conventions de financement, le Président Macky Sall a dépassé la barre des 6000 milliards de FCFA en cinq ans pour ne pas dire qu’il a presque « doublé » Wade.
Le Conseil des ministres a adopté hier,le projet de Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2018-2020. Il ressort du document obtenu par "Libération" qu’en cinq ans, c’est-à-dire entre 2012 et 2016, les conventions de financement au nombre de 305, pour un montant de 5904,539 milliards, ont largement dépassé les 3799 milliards mobilisés durant les12 années de la première alternance.
Avec les projets de conventions en cours de signature, notamment dans le cadre du financement du pont de Rosso (par la BEI), du projet de développement du tourisme et des PME (Banque mondiale), du Train Express Régional (dont le financement est conjointement assuré par l’AFD, le Trésor public français, la BID e tla BAD), la barre des 6000 milliards sera dépassée.
Le DPBEP 2018-2019 revient sur l’évolution récente de l’économie mondiale et nationale, l’exécution budgétaire de l’année 2016, la situation d’exécution du budget de l’année en cours et dégage, enfin, les perspectives macro-budgétaires, tout en fixant les objectifs d’équilibre budgétaire et financier.
Il est élaboré dans un contexte économique caractérisé par une croissance mondiale stable estimée par le Fonds monétaire international (FMI) à 3,1%. Cette croissance est principalement portée par les Etats- Unis qui se rapprochent de leur niveau de production de plein emploi, la Chine dont le niveau de croissance s’est hissé à un niveau un peu plus élevé que prévu, la Russie où l’activité a été plus vigoureuse du fait notamment, du raffermissement des prix du pétrole.
Cet essor économique a été atténué par le relâchement de la production réelle de la zone Euro par rapport à son niveau potentiel et la faible intensité de l’activité économique notée dans certains pays comme le Brésil et l’Argentine.
Au plan interne, l’économie sénégalaise a consolidé ses acquis de croissance économique dont l’estimation se chiffre à 6,7% (contre 6,5% en 2015, 4,3% en 2014 et 3,6% en 2013) découlant, entre autres, de l’exécution d’importants projets d’investissements publics, notamment dans l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, conjugué à la relance des industries et aux performances des sous-secteurs de l’information et de la communication, du transport et des services financiers, dans le contexte de la mise en œuvre du PSE.
L’investissement privé a également connu un dynamisme soutenu, grâce à l’accélération du rythme d’exécution des réformes économiques et financières. Cette performance est expliquée par la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire, le secteur primaire s’étant plutôt inscrit en ralentissement consécutif à la baisse de certaines productions suite à l’arrêt précoce de l’hivernage.
Une économie solide
L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, a atteint un niveau de 1,1% au courant de l’année 2016. Elle est expliquée principalement parle relèvement des prix dans le secteur primaire (+4,2%). Le solde du compte courant de la balance des paiements a, pour sa part, connu une amélioration en passant de 5,3% du PIB en 2015 à 4,7% en 2016, enregistrant ainsi l’amélioration de la balance commerciale dans un contexte de relance des industries d’exportation, de renforcement de la production locale et de faiblesse des cours des produits de base sur le marché international.
La situation dans le secteur monétaire et financier a été caractérisée, en 2016, par une diminution des avoirs extérieurs nets (-59,9 milliards FCFA), une augmentation du crédit intérieur de 9,2% et une expansion de la masse monétaire de 6%. Les bonnes performances enregistrées dans les secteurs réel et extérieur ont impacté positivement le secteur des administrations publiques.
Pour l’année 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier. Le déficit budgétaire, dons compris, est ressorti à 3,3% du PIB en 2016 (contre 3,7% un an auparavant), en dépit de la forte augmentation des intérêts payés au titre de la dette extérieure. Ce ratio est calculé sur la base du PIB obtenu après le« rebasing» (changement de base).
En 2016, le Sénégal a respecté tous les indicateurs fixés dans le cadre du programme économique et financier
L’atteinte de l’objectif de déficit fixé dans le cadre du programme a été possible grâce à la politique de prudence dans l’exécution des dépenses publiques, notamment en termes de rationalisation des dépenses courantes, de maîtrise de la masse salariale et d’optimisation de l’investissement public. Le critère de convergence de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales se situe à 32,9%, c’est-à-dire en dessous du ratio communautaire de 35%.
Il convient de souligner, cependant, que si on tient compte du traitement salarial du personnel des établissements publics, agences et structures assimilées et des contractuels qui émargent sur les autres dépenses courantes (dans les secteur de l’éducation, de la formation professionnelle et technique, de la santé, de l’environnement et de l’agriculture), le ratio passerait à 44,6%, donc largement au-dessus du critère de convergence retenu au niveau communautaire.
Sur le plan de l’exécution budgétaire proprement dit, la mobilisation des ressources s’est faite de manière satisfaisante.Les régies financières ont en effet défini des stratégies efficaces pour améliorer le recouvrement de l’impôt. Celles-ci ont porté, entre autres, sur le renforcement de la modernisation des administrations fiscales et douanières, l’amélioration de la qualité des émissions, la poursuite de la maîtrise et de l’élargissement de l’assiette,le renforcement de la mission de contrôle fiscal et douanier.
En plus de ces mesures, les ressources budgétaires de l’année 2016 ont bénéficié des retombées de la bonne tenue de l’activité économique non agricole, sous l’impulsion des secteurs secondaire et tertiaire, principaux pourvoyeurs de recettes, et, d’autre part, de la remontée significative du cours du baril à partir du mois de mai 2016.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards de francs CFA, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
Hausse de 15% des recettes
Pour ce qui concerne les ressources extérieures destinées à l’investissement, leur niveau de décaissement a connu un glissement annuel positif de 31,5 milliards, soit 8% en valeur relative. Cette efficacité dans le décaissement est expliquée par la bonne exécution des importants projets du plan d’actions prioritaires du PSE.
L’année 2016 se singularise par une intensification de la coopération financière matérialisée par la signature de 58 conventions de financement, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à cent quatre-vingt-dix-huit (198), pour un montant mobilisé de 3486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% de subventions.
Pour ce qui relève des dépenses budgétaires, leur exécution s’est faite de manière satisfaisante, nonobstant l’augmentation de 27,9 milliards de F CFA (soit 17,4%) des intérêts sur la dette publique, à la faveur de la mise en œuvre adéquate de certains projets d’investissement et à la célérité notée dans la satisfaction des conditions d’entrée en vigueur et de décaissement des conventions de financement.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards à fin 2016 contre 2411,5 milliards en 2015, soit un accroissement de 12%. Cette augmentation s’est faite dans un contexte de maîtrise des dépenses courantes qui n’ont progressé que de 7% (imputable à la hausse des charges sur les intérêts de la dette publique susmentionnée, aux charges de personnel qui porte l’impact des engagements de l’Etat envers les syndicats d’enseignants d’un coût budgétaire de 40,2 milliards et des dépenses de fonctionnement dans une moindre mesure) et de l’expansion de 30% des dépenses d’investissement sur ressources internes.
Cet accroissement spectaculaire des dépenses d’investissement sur ressources internes reflètent notamment les efforts consentis dans le domaine de la défense et de la sécurité, à travers le projet d’acquisition de matériels et d’équipements pour la sécurité intérieure et des frontières, mais aussi des besoins d’investissements exprimés à l’occasion des Conseils ministériels délocalisés, dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques.
En fin 2016, les besoins évalués en matière d’investissement au niveau des différentes régions (où se sont tenus ces Conseils) sont estimés à 2873 milliards, dont 1848,7 milliards déjà pris en charge dans le cadre d’une programmation pluriannuelle, à travers les lois de finances votées depuis 2012. L’exécution du budget 2016 a eu des répercussions significatives sur le vécu des populations.
Sur le plan social, les programmes d’appui aux groupes vulnérables tels que la Bourse de sécurité familiale et la Couverture Maladie Universelle (CMU), ont grandement contribué à la lutte contre la pauvreté monétaire et à l’amélioration des conditions de vie des populations, surtout en milieu rural.
Dans le cadre du Programme national des bourses de sécurité familiale par exemple, 258 381 ménages ont bénéficié de transferts monétaires en 2016 contre 197 751 en 2015, pour une cible de 300 000 ménages. Au titre du renforcement des conditions socio-économiques des groupes vulnérables,442 019 ménages ont été enregistrés, soit 98,22% par rapport à la cible.
Dans le domaine de la santé, les efforts consentis par le Gouvernement se sont traduits par l’amélioration d’un certain nombre d’indicateurs clés. Le taux d’accouchement sous assistance par du personnel qualifié est passé de 53% en 2015 à 65,4% en 2016. Le tauxde mortalité juvénile a également connu une légère amélioration passant de 22‰ à 21‰ entre 2015 et 2016. La proportion d’enfants complètement vaccinés s’est maintenue à un taux de 74% en 2016 soit au-dessus des 70% de la cible tandis que la proportion des enfants guéris de la malnutrition est passée de 74% à 78,5%.
Des efforts considérables ont été également consentis dans lecadre de la prise en charge des maladies chroniques à soins coûteux, avec la construction de six (6) Centres de dialyse dans les localités de Thiès, Diourbel, Louga, Ndioum, Kolda et Sédhiou.
Le secteur de l’éducation a enregistré des progrès importants. LeTaux brut de scolarisation (TBS) a atteint 88,1% en 2016 contre 86,5% en 2015. Il faut noter cependant que, sur l’amélioration de la qualité, le taux d’achèvement à l’élémentaire est passé à 61,5% en 2016 pour une cible de 76,4%, soit un écart de 14,9%.
Au niveau de l’enseignement secondaire, le TBS a évolué positivement, passant de 34,1% à 35,6%. Concernant l’enseignement supérieur, le taux d’accès a connu un léger fléchissement entre 2015 et 2016, passant de 6,21% à 5,98%.
Pour la formation professionnelle et technique, le nombre d’apprenants inscrits pour 100 000 habitants est passé de 402 à 600, soit une augmentation de 198 apprenants, dépassant la cible (560) de 40 apprenants.
S’agissant de l’accès à l’eau potable, notre pays a fait un bond significatif de 3 points de pourcentage entre 2013 et 2015. En 2016, le taux d’accès global est passé à 94,6% contre 92,06% un an auparavant, grâce aux initiatives développées dans le cadre du PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire).
Au 31 mai 2017, les Impôts et la Douane ont déjà mobilisé 767,9 milliards soit 70% des prévisions pour l’année
L’année 2017 est en train de consacrer le renforcement du dynamisme de notre activité économique.Ainsi donc, à la faveur de la poursuite des investissements, de l’accélération des réformes et des projets phares du PSE, le taux de croissance du PIB réel est attendu à 6,8% en 2017. Au plan budgétaire, les dispositions utiles sont en train d’être prises à cet effet.
Déjà au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d’investissements publics.
Sur ce dernier point, il faut souligner l’efficacité des services dans la mobilisation des ressources extérieures puisqu’en 5 mois seulement, nous avons réussi à mobiliser 70% des prévisions de tirages sur l’année2017.
Pour ce qui relève des charges budgétaires à fin mai, elles sont arrêtées à 1598 milliards, soit 49%des prévisions de la LFI 2017. Les dépenses en capital, pour leur part, ont été engagées à hauteur de 37,85%. Ce niveau d’exécution est appréciable si l’on sait que l’investissement exige des délais d’exécution plus longs en raison des procédures de passation des marchés qui se dénoue en général à partir du second semestre.
Le DPBEP 2018-2020 entend maintenir la cadence dans la mise en œuvre des projets dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme, des mines, des infrastructures et ceux retenus dans le cadre du pôle urbain de Diamniadio, dans un élan de poursuite de la réduction des déficits du solde des transactions courantes de la balance des paiements et du solde budgétaire.
Cheikh Mbacké Guissé/leral.net

L'ENFANCE AU SENEGAL...

Le Sénégal va accentuer sa politique de protection des enfants

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Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr a indiqué, vendredi à Mpal (Saint-Louis), la volonté du gouvernement d’évaluer la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et de s’engager dans la réalisation des Objectifs du développement durable (ODD).
"Le Sénégal s’est assigné comme objectif d’accélérer la protection des enfants, l’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim, l’accès à la santé, à l’éducation de qualité et à l’eau, etc.", a soutenu Mariama Sarr.
Mme Sarr s’exprimait à la cérémonie de lancement de la 27e journée de l’enfant africain et de la 29e semaine nationale de l’enfant, célébrée cette année sur le thème : "L’Agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique : accélérons la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances".
Elle a relevé les progrès "significatifs" faits par le Sénégal dans la lutte contre la pauvreté, la parité entre les sexes, la santé, l’accès à l’eau potable, avec un taux de 100% en ville et 82% en milieu rural, ainsi que la mise en œuvre de la couverture médicale universelle (CMU).
La célébration de la semaine nationale de l’enfant est une occasion "pour prêter une oreille attentive aux enfants et de lever les contraintes et obstacles, tout en identifiant les impacts négatifs sur eux afin de trouver des solutions durables à leurs préoccupations" a estimé Mariama Sarr.
Le directeur national de l’ONG Plan international et le responsable de l’UNICEF ont tous pris l’engagement de soutenir les actions du gouvernement en direction de la protection des enfants.
Il s’agit, pour eux, d’aider à combattre les "nombreux abus, violences, exclusions, les maltraitances et les pires formes de travail des enfants qui doivent être une priorité pour le développement durable d’un pays".
BD/PON/APS

12/06/2017

L'EXCISON ERADIQUEE, PAS POUR DEMAIN!

Région de Sédhiou : 94% des filles sont excisées

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À Sédhiou l’excision reste toujours une pratique courante qui menace la santé de la reproduction. C’est en tout cas ce que révèlent les statistiques. En effet, 94% des filles sont excisées dans cette partie sud du Sénégal. Cette révélation est faite par Adama Diop, sage-femme au poste de santé de Dembo Coly en marge d’une causerie qu’elle animait sur ce phénomène au collège Amadou Mapathé Diagne.Excision au Sénégal, Sédhiou
Initiée par des élèves du club de l’éducation à la vie familiale (EVF), la rencontre vise à sensibiliser les jeunes sur les dangers que constituent les mutilations génitales féminines.
« À Sédhiou, en ce qui concerne l’excision, les derniers chiffres à notre connaissance sont portés à l’ordre de 94% des filles concernées», a dit la sage-femme. Elle indique par ailleurs qu’il est important de conscientiser les jeunes sur l’ampleur du phénomène pour y mettre un terme.
« Certains font toujours cette pratique en cachette » déplore la sage femme qui se désole des lourdes conséquences de cette ablation partielle ou totale des parties génitales de la femme.
Sanoussy Dia à Sédhiou/Xibaaru.com

09/06/2017

JOURNEE MONDIALE DE L'OCEAN

Des élèves repiquent 15.000 pieds de mangrove à Joal

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La Journée mondiale de l’Océan à été célébrée, le 8 juin, à Joal, par l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam). A cette occasion, le gouvernement scolaire de l’école d’application Abbé David Boilat s’est mobilisé pour repiquer 15.000 pieds de mangrove sur une superficie de 3 ha.
Cette année, la Journée mondiale de l’Océan est placée sous le thème : « Nos océans, notre avenir ». A Joal, elle a permis aux élèves de l’école Abbé David Boilat de repiquer 3 ha de mangrove. Sokhna Senaba Thiam, présidente du gouvernement scolaire de cet établissement, a salué cette initiative qui leur a permis de contribuer à sauver les espèces de poisson. Mme Thiam a plaidé pour le renforcement de la protection de l’océan qui, a-t-elle dit, est vital.
Gaoussou Guèye, président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche maritime (Aprapam), a déploré l’agression dont les océans font l’objet en termes de mauvaises pratiques des acteurs, notamment la pêche illicite et les entreprises qui déversent des déchets dans l’océan. Il a invité les acteurs à avoir un comportement citoyen vis-à-vis des océans qui constituent 72 % de la planète. M. Guèye a, en outre, magnifié l’initiative de célébrer cette journée avec les enfants qui constituent l’avenir de la nation.
Pour Abdou Karim Sall, président de l’Aire marine protégée (Amp) de Joal Fadiouth, la mangrove représente beaucoup pour l’écosystème marin. Selon lui, Joal est le plus grand quai de pêche du Sénégal du point de vue débarquement. « Plus de 150.000 à 250.000 tonnes de poisson y sont débarqués par an et la mangrove joue un rôle très important. C’est une zone de reproduction de 29 espèces de poisson sur les 129 répertoriés à Joal Fadiouth », a-t-il fait savoir.
Sans la mangrove, a expliqué M. Sall, il est difficile d’avoir ces espèces et des huîtres. « La mangrove sert aussi de brise-vent pour protéger la ville de Fadiouth. Il y a aussi le côté carbone, miel et dortoir des oiseaux. Il y a beaucoup de facteurs qui font que la mangrove est très importante par rapport à l’écosystème marin », a-t-il relevé.
Depuis 2006, l’Amp, à en croire son président, a reboisé une superficie de 50 ha par an. Et cette année, a indiqué Abdou Karim Sall, l’objectif est de 50 ha. La majeure partie de ces reboisements sera fait avec les élèves des 16 établissements scolaires de Joal Fadiouth, a-t-il avancé.
Samba Oumar FALL/lesoleil.sn

27/05/2017

LES RICHES ET LES PAUVRES

Carte de pauvreté au Sénégal : Une disparité dans le partage des richesses

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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données appelée « cartes de pauvreté ». Les résultats de cette étude, rendus publiques, mercredi, révèlent que la pauvreté tend à augmenter du Nord au Sud, à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté.
En s’appuyant sur la méthode d’estimation des «petites aires », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Asnd), avec l’appui de la Banque mondiale (Bm), a mobilisé des experts pour l’élaboration d’une base de données. Cette méthode d’élaboration appelée « cartes de pauvreté » a consisté à se servir des informations détaillées issues d’une enquête de consommation auprès des ménages en les combinant avec celles d’un recensement sur la base d’un logiciel dénommé « Poverty Map » développée par la Banque mondiale.
De ces études, il ressort que la pauvreté tend à augmenter au Sénégal du Nord au Sud à l’exception de Dakar. Des facteurs tels que le manque d’accès au marché et la connectivité des transports semblent jouer un rôle important dans la dimension spatiale de la pauvreté. En effet, il existe une disparité en termes de pauvreté à l’échelle nationale mais également au sein même des régions et des départements. Par exemple, dans la région de Tambacounda, les taux de pauvreté, dans le département, varient de 42,3% à 80%, soit un écart de près de 40 points de pourcentage, selon Babacar Ndir, directeur général adjoint de l’Ansd. A Dakar, bien que le taux de pauvreté de la région soit de 24, 9 %, la pauvreté estimée dans le département de Rufisque est plus importante avec un taux 29,2 % contre 18,8% dans le département de Dakar. La population de la région de Dakar représente le quart de celle du pays avec 13,3 % des pauvres. Selon M. Ndir, les 52 communes de Dakar affichent des différences marquées en termes de bien-être. Les cinq communes les moins pauvres sont Mermoz-Sacré Cœur, Sicap Liberté, Pikine Ouest, Dieuppeul-Derkelé et Golf Sud. Ces localités affichent des taux de pauvreté entre 7,3 et 12 %. Toutefois, la plus grande commune en termes de population, Keur Massar, regorge le plus de pauvres de la région de Dakar.
Avec un taux de pauvreté estimé à 77,5 %, Kolda est la région la plus pauvre du Sénégal. Babacar Ndir explique que la carte de pauvreté est un instrument qui permet d’évaluer les inégalités ainsi que le niveau de bien-être des populations jusque dans les localités les plus reculées. «La précision de ces cartes nous permet de cibler toutes les zones du Sénégal», affirme-t-il. Il souligne, en outre, que la pauvreté est partout présente à travers le pays.
Ces estimations sont issues de l’enquête de pauvreté effectuée en 2011. Les données sorties de ces évaluations ont été imputées au recensement général de la population réalisées en 2013. Ces calculs cumulés donnent une estimation de la pauvreté pour l’année 2015, précise le directeur général adjoint de l’Ansd.
Oumar BA/lesoleil.sn

24/05/2017

LES ANIMAUX SONT AUSSI DES CREATURES DE DIEU

La Ligue pour la Protection des Animaux au secours des animaux des rues de Dakar

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La ligue pour la protection des animaux (LPA) œuvre depuis 2012 envers les animaux abandonnés et sans foyer de la capitale. Une petite équipe de bénévoles dévoués à la cause animale qui fait tout leur possible pour tenter d’apporter du bien-être à ces animaux des rues et se mobilise pour alerter les pouvoirs publics sénégalais.
©LPA
Qu’on ne s’y trompe pas, la Ligue pour la protection des animaux (LPA) n’a rien de commun avec la SPA (Société Protectrice des Animaux). Pas de refuge pour accueillir les animaux perdus, errants, ou abandonnés. Le but de cette association, créée en 2012 par quatre européens amoureux des boules de poils, est ailleurs. Se rendant compte qu’aucune association dédiée aux animaux n’existe à Dakar malgré la nécessité criante d’une telle structure, ils décident de se regrouper et fondent la LPA. Au départ, chacun menait des petites actions isolées. Mais en se rassemblant, l’organisation et l’efficacité de leurs actions se trouvent renforcées. La feuille de route de l’organisme, reconnu comme association sénégalaise à but non lucratif depuis 2015, se détaille en plusieurs missions.
Vacciner et stériliser les animaux
Et son premier cheval de bataille c’est de vacciner et stériliser les animaux des rues. « Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas trouver une maison pour tous ces animaux », explique Sylvie Jadoul, bénévole enjouée et sur-vitaminée avant de renchérir :
« l’idée c’est d’en vacciner et stériliser le plus grand nombre. Une fois ces mesures prises, ils ne représentent plus un danger pour l’homme, notamment dans la transmission de maladies. La stérilisation, elle, évite leur surnombre ».
D’après Mission Rabies et l’OMS, la solution la plus rentable et la seule possible pour l’élimination de la rage canine à long terme est la vaccination des chiens. En effet, « en vaccinant régulièrement 70% des chiens dans les zones où la rage est présente, on pourrait ramener à zéro le nombre des cas humains», a affirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE (l’Organisation mondiale de la santé animale).
Venue au départ pour adopter un chaton, la jeune belge qui cherchait un projet de bénévolat, n’est finalement jamais repartie de la structure ! Vera, elle, avait contacté l’association pour des conseils après qu’elle ait découvert des chatons atteints de gale. Bouillonnantes d’énergie, les jeunes femmes font équipe avec deux autres bénévoles. Le noyau dur de cette équipe peut compter aussi ponctuellement sur des aides extérieures de particuliers qui viennent leur prêter main forte. Pour le côté médical, l’association s’appuie sur cinq vétérinaires sénégalais. Par le passé, elle a organisé plusieurs campagnes de stérilisation en pleine rue. Compte tenu de l’importante organisation nécessaire qu’elles requièrent, ces actions se font plus rares. A la place, l’association privilégie des interventions à plus petite échelle : les vaccinations et stérilisations se font au cas par cas, suivant les animaux trouvés. « Beaucoup de gardiens ont adopté des chiens des rues. Ils n’ont souvent pas les moyens de les vacciner et pensent encore moins à les stériliser. Nous les aidons en leur offrant ces actes médicaux » rapporte Véra. La LPA permet également aux propriétaires de bénéficier de tarifs réduits : en moyenne, faire vacciner et stériliser son chien revient environ à 100 000Fcfa chez le vétérinaire. Avec l’association, le prix est de 40 000Fcfa (pour les chats le tarif s’élève à 30 000Fca). Une manière d’inciter les propriétaires à adopter ces réflexes.
Lors d’une mission vaccination-stérilisation au Lac Rose en avril 2017 ©LPA
Vacciner et stériliser sont les deux mamelles de l’association mais un autre de ses piliers est plus globalement le secours des animaux errants. Qu’ils soient blessés, affamés, ou trop faibles pour survivre par eux-mêmes, la LPA leur vient en aide. Quand l’animal est trop mal en point ou trop jeune pour subvenir lui-même à ses besoins, l’association le prend un temps sous son aile. Il est alors confié à une famille d’accueil en attente de son adoption. Tous les adoptants sont bien évidemment vaccinés et stérilisés. « Si les animaux adoptés sont trop jeunes, nous émettons des bons dont une partie est payée à l’avance par les propriétaires » détaille Sylvie. Mais elle tient à le rappeler,
« la LPA n’a pas vocation à récupérer les animaux afin de les faire adopter. Par la force des choses et quand cela est nécessaire, nous le faisons bien sûr mais ce n’est pas l’idée première ».
Généralement, les bénévoles interviennent après signalisation. « Notre activité fonctionne beaucoup grâce à notre page Facebook : les gens nous contactent car ils ont repéré un animal en mauvaise posture. Ou bien pour nous demander de l’aide, des conseils », relate encore Sylvie. Surtout actifs sur Dakar, les bénévoles interviennent aussi sur la petite côte, au lac rose,…
Eduquer et sensibiliser
L’association se donne également pour mission de sensibiliser les populations locales au sort des animaux. « Beaucoup ne savent pas comment s’y prendre pour aider, ils sont en demande. Les attitudes sont aussi le reflet d’un manque cruel d’information. Il y a donc tout un travail à faire la dessus », note Véra. Un manque qui explique beaucoup de comportements, sans cependant les excuser pour autant.
« La torture gratuite envers les animaux, particulièrement les plus faibles est inadmissible. Il est fréquent que des enfants les maltraitent volontairement : on trouve des chatons sans yeux, des chiots ont été pendus,… Ils reproduisent bien souvent un schéma de violence qu’ils subissent eux-mêmes. Mais ça n’excuse pas pour autant leur attitude ! »
s’exclame-t-elle. Plus que tout, il s’agit donc d’éduquer pour que peu à peu les attitudes changent.
Un travail nécessaire mais hélas, pas toujours bien accepté par la population. « Souvent les gens ne comprennent pas que nous ne sommes pas un refuge, que notre but n’est pas l’adoption mais la vaccination. Nous avons parfois des réactions négatives…Il faut argumenter, expliquer. Cela prend pas mal de temps avant d’arriver à ce qu’ils intègrent cette idée » soupire Sylvie.
Atelier peinture : LPA fabrique des paniers avec des pneus usagés. 100% de la somme est reversé à l’association.©LPA
Autre réticence à laquelle les bénévoles sont confrontés : la stérilisation est souvent mal perçue, particulièrement quand il s’agit des mâles ! « On nous dit qu’il ne faut pas, que c’est contre nature. Il y a beaucoup de réticences face à cette pratique pourtant essentielle afin d’éviter la surpopulation de chiens ou chats errants ! » s’agace-t-elle. Sylvie ajoute : « C’est assez étonnant tout de même que certains s’opposent à la stérilisation, et que dans le même temps, ne s’en occupent absolument pas, voire sont les premiers à les maltraiter ! ». Une attitude qui a le don d’exaspérer et qui atteint son comble quand certains réclament de l’argent pour que l’association soigne un animal dont ils se fichent pourtant royalement…. Malgré tout, et fort heureusement, dans la majorité des cas, le message auprès de la population passe généralement bien.
Une pétition pour alerter
Dernièrement, la LPA s’est lancée dans un nouveau combat. Durant les mois de mars et avril, deux campagnes d’empoisonnement à l’encontre des chiens errants ont été menées par la commune de Ngor, tuant ainsi une centaine de chiens au niveau des Almadies et dans les alentours de Ngor. Des morceaux de viande empoisonnée ont ainsi été jetés dans les rues la nuit tombée. Des charrettes passaient ramasser les cadavres des animaux tués, pour les amener ensuite on ne sait où. Une mort violente et particulièrement douloureuse. Cette mesure est couramment employée par le service d’hygiène du gouvernement sénégalais afin de réduire la population de chiens errants. Mais elle pose de nombreux problèmes.
« Les résidents des quartiers ciblés nous ont confirmé qu’ils n’avaient pas été prévenus par la municipalité de la tenue de cette opération »
s’indigne Vera. Une faute grave de non-respect de la procédure qui peut se révéler particulièrement dangereuse : le poison utilisé tue sans distinction animaux et humains. Animaux errants, animaux domestiques ou bétail, enfants, adultes handicapés ou petits talibés, tous sont susceptibles d’être en contact avec ces véritables bombes à retardement. « Beaucoup d’habitants sont contre ces actions. Comme ils n’étaient pas avertis, aucune précaution particulière n’avait été prise par les propriétaires. Nombreux sont ceux à avoir perdu leur animal de compagnie… » se désole Sylvie. Un sentiment de frustration renforcé quand on sait que cette campagne a aussi éliminé des chiens préalablement vaccinés et stérilisés par la LPA. « Non seulement c’est rendre notre action inutile mais en plus on perd énormément d’argent ! C’est aberrant et contre-productif !» fulmine-t-elle.
Capture d’écran de la pétition
Pour signer la pétition
C’est dans l’optique de faire prendre conscience aux autorités – ministères de la santé, de l’élevage et de l’hygiène- de la dangerosité et de l’inutilité de cette technique que l’association a lancé une pétition mi-mai. «Dans un premier temps, le but est que les autorités respectent l’obligation de prévenir les riverains de la tenue de ces campagnes. A terme, nous voulons surtout les faire cesser car ce n’est absolument pas la solution pour régler le problème de la rage » concluent les deux femmes. Et avec déjà plus de 1 500 signatures recueillies, cet avis semble être bel et bien partagé par la population sénégalaise…
LPA/Clémence Cluzel/nouvellesdedakar.com
original et photos:http://nouvellesdedakar.com/ligue-protection-animaux-seco...

21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

17/05/2017

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

12/05/2017

PROBLEME DE RETRAITE

Problématique de la retraite au Sénégal: Le Fnr souffre d'un déficit de 15 milliards

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L'état de santé financière du Fonds national de retraite (Fnr) est calamiteux. Le coordonnateur du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) de Dakar, Dally Diop a fait des révélations qui ne vont pas faire plaisir au gouvernement. Le syndicaliste soutient que le déficit du Fonds national de retraite (Fnr) se chiffre à 15 milliards. Un trou que les autorités n'ont jamais communiqué. Pour combler ce déficit, dit-il, le gouvernement veut majorer de 3% les cotisations des travailleurs.
On comprend un peu plus les véritables motifs de grève du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) malgré la tenue de la conférence sociale. Les enseignants du supérieur ne veulent pas payer des pots qu'ils n'ont pas cassés. En réalité l'Etat des pensions de retraite est problématique au Sénégal. Et les autorités n'ont jamais révélé le montant du grand trou financier au Fonds national de retraite (Fnr). Elles se contentent juste de parler de déficit comme s'il était mineur. En tout cas, ce déficit préoccupe grandement les syndicalistes, notamment ceux de l'enseignement supérieur. C'est le coordonnateur du Saes de Dakar, Dally Diop qui a levé le lièvre.
D'après le syndicaliste, le Fonds national de retraite (Fnr) traîne un déficit qui se chiffre à 15 milliards. Une situation qu'il juge catastrophique et intenable. D'autant plus que le Gouvernement a décidé de faire supporter le renflouement de ce fonds par les cotisations des travailleurs. Pourtant d'après le coordonnateur du Saes de Dakar, l'Etat est responsable de cette situation. "L'Etat n'avait pas recruté de travailleurs dans la Fonctions publique par rapport aux départs à la retraite. Ce sont les travailleurs qui cotisent pour les retraités", relève l'universitaire. Et ce qui a mis les universitaires dans une colère noire contre le gouvernement, c'est qu'il veut relever la cotisation des travailleurs. Ainsi au lieu que chaque travailleur verse 12% du salaire net et l'Etat 23%, les autorités veulent désormais majorer le taux de cotisation des travailleurs de 3%. Ce qui fait que les travailleurs vont désormais verser 15% de leur salaire net au Fonds national de retraite (Fnr). Une augmentation qui est irrecevable au Syndicat autonome des enseignants du supérieur. Les universitaires demandent au gouvernement d'endosser ce déficit au lieu de se défausser sur leur salaire.
Pou rappel, le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, dans un entretien accordé à l'Aps le 27 avril dernier avait soutenu que "des études qui ont été faites montrent que déjà, à partir de l'année prochaine, le Fonds national de retraite (Fnr) ne sera plus déficitaire. Cela veut dire des ressources seront disponibles". Il avait fait état aussi de la mise sur pied du Fonds de pension, une structure dans laquelle, le Fond national de retraite (Fnr) devrait placer son excédent budgétaire. Car présentement le FNR est un compte spécial du trésor, une caisse unique qui ne lui donne pas la possibilité de prendre ses excédents et de les placer. A terme dit-il, les îles feront sortir le Fnr du trésor public pour en faire un Fonds de pensions.
L'As/leral.net

11/05/2017

REPLANTEZ DES ARBRES!

300 000 arbres pour reboiser le Sénégal

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Les ressources forestières ont disparu de moitié en 60 ans au Sénégal. Chaque jour, c’est 215 ha de forêt qui disparaissent, soit la superficie de 300 terrains de football. L’association Nebeday mène chaque année des opérations de reboisement.
Pour sensibiliser les populations à la déforestation et à l’utilisation raisonnée des ressources naturelles, l’association les amis de Nebeday (association sénégalaise de gestion participative des ressources naturelles et de protection de l’environnement) a pensé un projet qui permettra de diminuer la pression exercée sur les cinq aires protégées de la région de Fatick et de participer à la conservation de la biodiversité.
L’année dernière, parti sur un projet de plantation de 100 000 arbres, ils se sont finalement retrouvés à reboiser près de 238 619 arbres de différentes espèces. L’engouement et l’adhésion du public à cette cause les motivent aujourd’hui à revoir à la hausse leurs ambitions. Pour la campagne de 2017, ce sont 300 000 arbres qui seront mis en terre dans les zones forestières, mais aussi dans les grandes villes.
Lieux ciblés

Ville de Dakar
Ville de Kaolack
Ville de Joal
Forêt classée à gestion communautaire de Sangako
Forêt classée à gestion communautaire de Djilor
Forêt classée à gestion communautaire de Néma Ba
Aire marine protégée de Joal
Aire marine protégée de Palmarin
Villages de Sandicoly, Keur Sambel, Sangako, et Toubacouta dans la commune de Toubacouta
20 écoles des communes de Toubacouta et Djilor
Pour l’organisateur de cette opération, Nebeday, l’environnement est au cœur du développement. D’où son engagement à accompagner les communautés locales dans la protection, la valorisation et la gestion durable de leurs ressources naturelles. Ceci se traduit concrètement par des actions telles que la mise en place de plans d’aménagements et de gestion des forêts, le reboisement d’aires protégées, la production de charbon de paille ou encore la mise en place de périmètres agro-forestiers.
Vous pouvez participer à cette opération en faisant un don à l’association et aider ainsi à préserver l’environnement. Toutes les infos sur le site de l’association.
Voir en ligne : http://www.nebeday.org/
Eva Rassoul/au-senegal.com

LA ROUTE VA TUER ENCORE

Le Sénégal risque de se retrouver avec plus de 800 morts d’ici la fin de l’année

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Le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jule Sagna, a présidé, hier, la cérémonie d’ouverture de la quatrième Semaine mondiale de la Sécurité routière des Nations Unies. Il a à cette occasion annoncé que le Sénégal pourrait se retrouver avec plus de 800 morts d’ici la fin 2017.
L’ouverture de cette semaine a été marquée par le Forum « Post Brasilia : Actions sécurité routière pour l’Afrique» sur le thème : « La vitesse, Ralentissez ». Ces cinq dernières années, l’attention nationale, régionale et mondiale s’est portée de plus en plus sur la réduction de la vitesse dans le cadre des efforts visant à faire baisser les traumatismes liés aux accident de la circulation. « Je crois que la vitesse est une bonne chose car la modernité s’organise autour de la vitesse il faut aller vite dans le travail, dans les services, dans la réalisation. Mais cette vitesse dans la route pourrait être fatale dans la vie des Sénégalais », a fait savoir Aubin Jule Sagna Secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
Selon lui, durant les quatre premiers mois de l’année 2017, le Sénégal était à plus de 200 morts, ce qui veut dire que si rien n’est fait, à la fin de l’année, le pays se retrouverait à plus de 800 morts, comparativement aux années précédentes, alors que le maximum était fixé à moins de 600 morts.
Ainsi, M. Sagna de noter que le rôle de l’Etat est un rôle de sécurité avant tout et surtout de sécurité et non une attitude de sanction parce qu’il forme, informe en plus de sensibiliser. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre des mesures dissuasives pour empêcher d’avoir des comportements irrespectueux de la loi de la route, des règlements sur la route.
Ndèye Awa Sarr, Présidente de Laser international, pour sa part, de noter que les stratégies mondiales, nationales et locales ont pour objectif de réduire le nombre de tués sur les routes, mais il reste encore beaucoup à faire. Car, nous assistons à un développement exponentiel de nos infrastructures avec le travail de titan réalisé par nos ministères.
Selon elle, les acteurs devront augmenter leur capacité d’accès des personnes à l’éducation, à l’emploi et au service de santé et en permettre aux entreprises de fournir des biens et services dans des délais réduits. Les réseaux de transports ont de nombreuses répercussions sociales positives, notamment pour l’accroissement de notre productivité économique et notre développement. Néanmoins cette expansion et la hausse de la fréquentation des réseaux ont eu un certain nombre d’effets négatifs, à la fois sur le plan économique et sur le plan social.
Car, dit-elle, la croissance très rapide du nombre de véhicules à moteur s’accompagne malheureusement d’une augmentation des décès et des traumatismes consécutifs à des accidents de la circulation. « En outre, nous autres urbaine, sommes maintenant confrontés aux difficultés supplémentaires que représentent les hauts niveaux de pollution atmosphérique et la hausse collectives des maladies respiratoires ainsi qu’une augmentation des embouteillages. Concernant la vitesse, le thème principal, Mme Awa Sarr rappelle qu’elle a un effet positif sur la mobilité en réduisant le temps de transport, mais elle peut jouer un rôle négatif majeur dans les accidents de la circulation, avec une augmentation de la probabilité d’un accident et de la gravité des conséquences. « Nos pays qui sont à revenu faible comptent pour 90% des décès dus aux accidents de la circulation à l’échelle planétaire. Alors que nous ne possédons pas la moitié des véhicules en circulation dans le monde, le risque d’un accident dans la circulation en Afrique est le plus élevé. Nous avons près de 30 accidents pour 100 mille habitants. Et la vitesse est au cœur de ce problème des traumatismes liés aux accidents », a fait savoir Ndèye Awa Sarr.
Khady Thiam COLY/rewmi.com

07/05/2017

SANTE PUBLIQUE: 15 MILLIARDS ARRIVENT

La bonne nouvelle de Dakar : 15 milliards de FCFA pour le système de santé publique

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Dans le cadre du prochain cycle de subvention 2018-2020, le conseil d’administration du Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme s’est réuni, les 3 et 4 mai au Rwanda, à Kigali. La Ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Awa Marie COLL SECK, a pris part à cette 37ème réunion du Conseil du Fond Mondial.
L’objectif de cette rencontre ? Evaluer les besoins sanitaires des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, afin des les financer en conséquence. Plusieurs thèmes ont été abordés concernant les systèmes sanitaires des pays de la sous-région, notamment l’approvisionnement en médicaments et en produits sanitaires pour le sida, le paludisme et la tuberculose ainsi que le renforcement des institutions médicales.
D’autres questions ont également fait l’objet de discussions, telles que les taxes sur le tabac, les alcools et les boissons sucrées, les transactions financières ou encore les télécommunications.
Le Fond Mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été fondé en 2002 à Genève. Son action est basée sur un partenariat entre le gouvernement, le secteur privé, la société civile.
Il s’agit d’une institution financière qui soutient une centaine de pays au niveau mondial dans leur lutte sanitaire.Depuis 2002, le Fond mondial a engagé 279 440 570 dollars au Sénégal.
15 milliards de FCFA pour le système de santé publique est apparu en premier sur Nouvelles de Dakar.
Chaque année, depuis 6 ans, l’Ambassade d’Espagne en collaboration avec l’Institut Cervantes, dont la fonction principale est la promotion de la culture hispanique, organise un concours de littérature en espagnol. Le dessein ? Permettre aux jeunes sénégalais qui apprennent l’espagnol au lycée ou à l’université de s’exprimer dans cette langue et sur une thématique importante pour la société.
Les étudiants doivent s’inscrire via internet et envoyer leur travail d’écriture qui devra se présenter sous forme de vers ou de prose. La nouveauté de cette année, c’est la participation au concours des professeurs d’espagnol (non originaires d’un pays hispanique). Bien sûr, trois prix seront attribués à la fin du concours afin de récompenser chaque catégorie (lycéens, universitaires et professeurs), et les participants seront invités au spectacle de la fête Nationale d’Espagne au Grand Théâtre National de Dakar.
Par ailleurs, depuis 2014, l’Ambassade et l’Institut Cervantes établissent des partenariats avec des institutions locales en adéquation avec le thème choisit. Cette année, c’est le Club Intelligences Citoyennes, acteur non négligeable de l’éducation au Sénégal, qui fait partie de l’aventure.
L’environnement, un enjeu pour toutes les sociétés
« Le sujet de l’écologie n’est pas nouveau au sein de la société sénégalaise. On a vu à travers des initiatives telles que la grande muraille verte, le festival des alternatives au changement climatique ou encore via les activités le l’ONG Nebeday, que les institutions savent se mobiliser pour la cause environnementale », observe Alberto Virella, l’Ambassadeur d’Espagne.
Le thème imposé devrait amener étudiants et professeurs à réfléchir sur des initiatives communes qui ont abouti ou qui pourraient être réalisées quant à la conservation et à la protection de notre environnement.« Ce qui est le plus important, au delà de la récompense perçue par les gagnants, c’est l’expérience, c’est le fait de participer à une initiative internationale. Car ces textes pourront être amenés à faire le tour du monde grâce aux réseaux sociaux », souligne Amy Sarr Tall, Directrice du magazine Intelligences Citoyennes, convaincue des bienfaits de l’apprentissage d’une langue étrangère, notamment sur la question de l’ouverture sur le monde.
« Aujourd’hui, on ne peut pas parvenir à être un pays émergent sans se préoccuper de l’environnement », ajoute-t-elle.
Les institutions espagnoles au Sénégal
D’après le premier secrétaire de l’Ambassade d’Espagne, Angel Carrascal, « il y a près de 200 000 étudiants sénégalais qui apprennent l’espagnol. Le Sénégal est le 10ème pays au monde où l’espagnol est le plus étudié », conclu-t-il.
Les langues étrangères dans un pays sont des vecteurs socio-économiques. Une langue internationale comme l’espagnol, qui est parlée dans 22 pays et est le 5ème espace linguistique mondial, est enclin au développement d’une société multiculturelle, de partage et ouverte sur le monde. « Cette initiative permet, chaque année, de faire découvrir une langue extrêmement importante pour la jeunesse sénégalaise », explique la directrice d’Intelligences Citoyennes.
Le choix de la thématique se veut aussi souligner l’engagement des institutions espagnoles concernant l’environnement sur le continent africain.
La coopération espagnole, dépendante du Ministère des Affaires Étrangères, est présente au Sénégal depuis 2004, et intervient dans divers secteurs d’activités de la société, parmi lesquels l’environnement. Ses deux zones d’intervention sont principalement la région de la Casamance et le sud de Saint-Louis.
Enfin, donner la voix aux étudiants sénégalais et les encourager à se positionner sur l’environnement constitue bel et bien un acte d’utilité publique pour le Sénégal dont l’état sanitaire dépend aussi de la volonté de ses habitants.
Lancement de la campagne contre le cancer du col de l’utérus au Sénégal
A l’occasion de la 7eme Semaine africaine de la vaccination, le ministère de la santé sénégalais a présenté son programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus, une maladie qui touche de nombreuses femmes du pays. Dans ce cadre, une campagne de vaccination gratuite à destination des filles âgées de 9 à 15 ans devrait être lancée dans le courant de l’année. Un problème de santé publique désormais considéré comme l’une des priorités du programme de développement sanitaire du Sénégal (PNDS).
Il est l’un des cancers parmi les plus fréquents chez les Africaines, plus particulièrement chez les Sénégalaises. Il, c’est le cancer du col de l’utérus « qui représente 22% des cancers féminins en Afrique et tue 23 femmes sur 100 000 chaque année sur ce continent » explique le Pr Mamadou Diop, chef du service d’oncologie à l’Hôpital Aristide Le Dantec. Avec le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus est un problème de santé publique majeur : celui-ci est le plus mortel par rapport à l’incidence, c’est-à-dire par rapport au nombre de cas recensés chaque année. Les chiffres sont alarmants : on détecte 1 482 nouveaux cas par an et deux décès par jour. La forte incidence et le taux de mortalité élevé font de ce cancer un fléau pour la population féminine sénégalaise.
Pourtant, celui-ci peut être prévenu et soigné grâce au dépistage et à une vaccination précoce. Des précautions jusqu’à présent peu suivies par manque de moyens financiers (un dépistage coûte dans les 40 000Fcfa) et surtout par manque d’informations sur les outils à disposition. Une situation que le ministère de la santé sénégalais, en partenariat avec le laboratoire pharmaceutique américain MSD et l’ONG Gavi entend bien faire évoluer. Dans cette optique, et devant la nécessité d’informer et de sensibiliser les populations, une campagne de vaccination, gratuite, va être lancée à destination des jeunes Sénégalaises.
« Une fille vaccinée aujourd’hui, une fille protégée demain »
Le cancer du col de l’utérus est dû à une quinzaine de virus, dont deux d’entre eux sont responsables de plus de 70 % des cas. D’après des recherches, certains facteurs tels que la précocité du premier rapport sexuel, la contamination au VIH, la multiplication des partenaires,… sont autant de situations qui favorisent l’infection du HPV (papillomavirus humain), principale cause du cancer.
Les plus touchées par ce risque de cancer sont les filles situées dans la tranche d’âge 10-24 ans : plus de 3 millions de Sénégalaises sont exposées. En effet, le plus souvent, les femmes sont infectées dès le début de leur vie sexuelle, le cancer du col de l’utérus se transmettant par voix sexuelle, qu’il y ait pénétration ou non. L’idée de cette campagne est donc de vacciner les jeunes filles avant le début de leur premier rapport sexuel. Dans la grande majorité des cas, le papillomavirus est éliminé spontanément par le système immunitaire en quelques mois. Quand il persiste dans l’organisme, celui-ci peut devenir responsable, selon le type de virus en cause, de lésions bénignes ou de lésions cancéreuses. Le vaccin, intra-musculaire, permettrait de fabriquer des anti-corps empêchant la fixation des virus. « Le seul moyen pour empêcher le virus d’aller au col reste la vaccination » martèle le Pr Diop.
Le programme, toujours en recherche de financement, sera lancé en deux phases sur tout le territoire national : la première débutera en novembre 2017 et la seconde aura lieu en mai 2018. Deux doses sont en effet nécessaires et doivent être injectées à 6 mois d’intervalle. Les vaccinations seront réalisées dans les structures sanitaires, dans les écoles et les daaras. Environ 900 000 filles devraient être vaccinées la première année.
«Dans un premier temps, on vaccinera toutes les filles entre 9 et 15 ans pour rattraper le retard pris et réduire au plus le risque de contamination. Et ensuite, les années suivantes, nous nous limiterons aux fillettes de 9 ans car les autres seront logiquement déjà vaccinées » détaille le Dr Ousseynou Badiane, chef de la division de l’immunisation et coordonnateur du programme élargi de vaccination au sein de la direction de la prévention, ministère de la santé et de l’action sociale, ajoutant encore que « les données scientifiques montrent que la réponse immunitaire est meilleure lorsque le vaccin est administré avant 15 ans ».
Cette campagne fait suite à une première étape réalisée en 2014 sur deux ans : un programme pilote avait permis la vaccination de 10 000 fillettes de 9 ans dans deux villes du Sénégal. Cette phase servait aussi de test pour cerner la capacité du pays à gérer la mise en place d’un plan de lutte national contre le cancer du col de l’utérus. Une mission relevée avec succès : le Sénégal est le premier pays, parmi les autres états d’Afrique (hors Afrique du Sud), à avoir été autorisé à poursuivre au-delà du projet pilote. En dehors de la vaccination, considérée comme prévention primaire, au même titre que la sensibilisation, deux autres types d’actions sont inscrites sur le calendrier pour lutter contre ce fléau : la prévention secondaire prévoit de mettre en place un programme de dépistage afin de détecter les lésions pré-cancéreuses des cas à un stade plus avancé ainsi que la mise en place d’un traitement. Enfin la prévention tertiaire concerne la prise en charge des femmes infectées.
Une lente prise de conscience de la part de la population
Le cancer du col est évolutif et se présente à différents stades : au premier stade des lésions apparaissent : seuls 20 % des cancers seulement sont diagnostiqués à cette étape. En effet, dans la majorité des cas, l’hôpital reçoit des femmes en stade avancé, c’est-à-dire quand le cancer a déjà bien progressé. C’est environ 60 %-80 % des cas. Une prise en charge tardive qui empêche un bon suivi médical et complique la guérison de la patiente. « La majorité des femmes viennent consulter car on les a référées. Il s’écoule environ 10 mois entre les premiers symptômes et la consultation… Les patientes se décident à venir à cause de la douleur ou de l’anémie, mais c’est déjà trop tardif. Il y a même des cas de consultation où le cancer est sorti du col et a atteint la vessie », relate le Pr Mamadou Diop.
Heureusement, malgré tout, une prise de conscience semble s’opérer. « Les Sénégalais sont maintenant suffisamment informés sur le cancer en général pour connaitre la gravité de la maladie. Cette attitude favorise donc notre action : s’ils ont l’opportunité d’être soigné, de prévenir la maladie, ils vont la saisir. Lors du projet pilote nous n’avons pas observé de réticences particulières face à la campagne de vaccination. Il y plus de peur, d’appréhension, que de rejet » constate le Dr Badiane.
D’ailleurs, certaines personnes aisées ont déjà fait vacciner leurs filles, les vaccins étant disponibles dans des officines privées. Mais cela restait encore inaccessible pour les populations pauvres ou modestes en raison du prix. Une barrière qui devrait définitivement tomber avec cette campagne.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/bonne-nouvelle-15-milliards-d...

REVOLUTIONNER L'AGRICULTURE

Un agronome à Dakar pour présenter « une technologie révolutionnaire »

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Un ingénieur agronome français d’origine tunisienne, répondant au nom de Philippe Ouaki Di Giorno, est attendu, jeudi, au Sénégal, où il va présenter « un produit naturel biodégradable’’ qu’il a mis au point avec l’ambition de booster davantage l’agriculture en alliant productivité agricole, autosuffisance alimentaire et équilibre écologique.
Dans un dossier de presse transmis à l’APS, relayé par senego, il est écrit que chaque particule de la poudre de ce produit « a une paroi semi-perméable qui lui permet d’absorber l’eau de 160 à 500 fois son poids sec initial, les apports de fertilisation et les produits phytosanitaires ». »Ce produit permet aussi de constituer autant de réservoirs de stockage d’eau, de substances nutritives et traitantes qui permettront notamment d’économiser au minimum 50% d’eau et 30% des apports de produits fertilisants et traitants et d’optimaliser fortement les effets sur la plante de ces apports réduits », peut-on lire.
A ce jour, il a été commercialisé « plus 500 tonnes » de ce produit dont l’efficacité a été « prouvée depuis plus de 20 ans », affirme le dossier de presse, ajoutant que l’objectif de cet ingénieur est de fertiliser le désert en offrant une solution aux migrations involontaires des populations touchées par la raréfaction de l’eau.Entre autres vertus, ce produit « restructure et améliore la qualité du sol » et « permet d’éviter la propagation des OGM et autres biotechnologies dangereuses, apprend-on de même source. Il s’agit d’une solution globale aux problématiques alimentaires et agricoles, mais aussi commerciales et sanitaires ».
« L’efficacité de ce produit est reconnue aujourd’hui dans de multiples domaines de la production végétale au niveau mondial, dans le domaine de l’agriculture, de l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation », conclut le dossier de presse.
Moustapha MBAYE/Senego

04/05/2017

TENTER DE REPARER UNE CONNERIE: 15 MILLIARDS

15 milliards nécessaires pour la réhabilitation de la brèche de Saint-Louis

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La réhabilitation de la brèche de Saint-Louis, sur la langue de Barbarie, dans la capitale nord du Sénégal, va nécessiter 15 milliards de francs CFA, a annoncé, mardi, à Dakar, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye.
"Concernant la brèche de Saint-Louis, des solutions ont été trouvées à partir des études menées par des experts, il s’agit de mobiliser 15 milliards de FCFA pour résoudre le problème", a-t-il confié à des journalistes, au sortir d’un conseil interministériel portant notamment sur cette question.
Cette somme sera mobilisée dans "un délai relativement court" en vue de "résoudre définitivement" le problème de cette brèche, a-t-il assuré en présence de son homologue Mansour Faye (Hydraulique et Assainissement), par ailleurs maire de Saint-Louis.
"Mais en attendant, d’autres mesures immédiates ont déjà été prises’’, dont "le positionnement de vedettes et de patrouilleurs au niveau de la brèche pour réguler les entrées et les sorties en fonction des prévisions météorologiques", a signalé le ministre de la Pêche.
Des accidents fréquents sont enregistrés à hauteur de la brèche devenue au fil des années une sorte d’embouchure artificielle permettant aux pêcheurs de passer du fleuve à la mer.
Une dizaine de pêcheurs y ont ainsi été portés disparus en février dernier, après le chavirement de deux embarcations qui traversaient la brèche.
En 2003, des menaces liées à une crue du fleuve Sénégal suite à des pluies diluviennes avaient poussé les autorités à créer une ouverture sur la Langue de Barbarie afin d’évacuer les eaux et sauver la ville de Saint-Louis des risques d’inondations importantes.
Ouverte à l’origine sur quatre mètres, cette brèche s’étend aujourd’hui sur sept kilomètres et fait office désormais d’embouchure avec des conséquences sur l’équilibre écologique de la zone.
Au total, 289 morts ont été enregistrés cette même année lors d’accidents survenus dans la traversée de ladite brèche, avait révélé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Des spécialistes avaient redouté à terme une disparition de la Langue de Barbarie, si aucune solution n’est apportée à ce problème
ndarinfo.com