15/12/2017

INTERPOL SE BOUGE POUR LES ENFANTS MENDIANTS

Trafic d’enfants mendiants au Sénégal : Comment Interpol a frappé à Ouakam, Keur Massar et Dalifort

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La lutte contre le trafic d’enfants des rues commence à porter ses fruits. Selon Libération, l’opération déclenchée par Interpol pour combattre ce fléau, dénommée “Épervier”, a permis de récupérer au Sénégal 57 enfants de 6 à 14 ans.
Le journal informe que les petits recueillis ont été placés dans trois centres spécialisés, l’Empire des enfants, Guindi et Maison rose. Et qu’en interrogeant ces derniers, les enquêteurs du bureau central d’Interpol, installés au niveau de la direction de la police judiciaire, ont pu remonter aux commanditaires présumés.
C’est ainsi qu’Interpol a multiplié les arrestations. Selon Libération, les enquêteurs ont frappé d’abord à Ouakam où ils ont pris un maître coranique du nom de D. Kandé. Ensuite, T. M. K. Baldé, habitant à Keur Massar, tombera à son tour. S’ensuivront les arrestations de A. Bâ et A. Diouf à Dalifort et à la Cité Asecna.
Le journal ajoute que ce vaste coup de filet a permis aussi d’arrêter deux Maliennes, M. Diarra et sa fille D. Traoré, qui seraient à la tête d’un réseau qui envoyait de jeunes maliens dans les rues.
Abdoulaye/XALIMANEWS

13/12/2017

LA RETRAITE DES SENEGALAIS

Au Sénégal, moins de 1 personne âgée sur 4 reçoit une pension de retraite selon le Bit

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En matière de protection sociale, le Sénégal n’est pas un bon élève selon le Rapport mondial sur la Protection sociale 2017-2019, publié’ par le Bureau international du travail et présenté ce mercredi. D’après ledit rapport, moins d’une personne âgée sur quatre reçoit une pension de vieillesse au Sénégal. Une situation que déplore le Bit, qui demande une volonté politique de la part du gouvernement pour un accès à une protection sociale de qualité.
Le Bureau internationale du travail (Bit) a présenté son rapport mondial de protection sociale 2017-2019, ce mercredi. Des chiffres alarmants pour le continent africain, qui enregistre 18% pour la population bénéficiant d’au moins une prestation sociale en espèces (ODD1.3).
D’après le rapport, seuls 29% de la population mondiale ont accès à des systèmes complets de sécurité sociale, comprenant les prestations à l’enfance, de maternité, de chômage, en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles, en cas de maladies, d’invalidité, de vieillesse et de survivants ainsi que la protection de la santé.
En ce qui concerne le Sénégal il reste beaucoup de choses à faire dans la protection sociale même s’Il y a des progrès sur la maladie. Selon Christina Behrendt, Cheffe, unité des politiques sociales, département de la protection sociale, « il y a une volonté politique de renforcer la couverture santé avec un chiffre de 27% de couverture et ces chiffre concernent toutes types de régimes ».
Les pensions pour les femmes et les hommes agés sont la forme de protection sociale la plus repandue au monde et represente un element clé de la cible 1.3 des ODD. Et au Sénégal selon, Mme Behrendt, au moins une personnes agée sur quatre recoit une pension de vieillesse.
Par ailleurs, elle deplore les problemes qui existent dans le programmes pour les enfants. De son avis, « ces programme visent les pauvres et les plus pauvres et qu’il faut un programme pour les un petit peu moins pauvres, pour les mettre dans la gratuité des soins ou aux filets sociaux ».
Pour elle, la démarche du gouvernement dans les années à venir, devra être de repenser la protection sociale au Sénégal, comme un système. « On sort de ces programmes mal coordonnés mal fragmentés ou d’un côté on a l’Ipres pour les gens qui travaillent dans l’économie formelle et de l’autre côté, on a les filets sociaux mais entre les deux qu’est-ce qu’on fait pour toute cette population », a-t-elle regretté.
A l’en croire « le Sénégal a exprimé la volonté de contribuer à des régimes qui sont mieux adaptées aux réalités, au niveau des cotisations qu’ils peuvent apporter mais aussi, un désir d’avoir accès à une protection sociale de qualité ».
« La qualité des soins peut être un obstacle à l’extension de la couverture maladie. Que fait-on pour l’économie informelle ? » s’interroge Mme Behrendt, qui informe que « la discussion qui est en cours ici, au Sénégal, est très importante parce qu’on veut sortir de ces silos où il faut qu’on mette les gens dans des cases et malheureusement, si on n'a pas la boîte pour l’économie informelle, on n'a rien a leur proposer, il faut vraiment regarder d’une manière globale et surtout, ces programmes de filets sociaux, ce n’est pas le but en soi ».
Pour Christina Behrendt, « si on n’a pas la protection sociale, on continuera à avoir des populations exclues. La protection sociale est un outil pour réduire la pauvreté ».
Mais au-delà, la protection sociale est un outil pour le développement économique même s'il est vrai que cela coûte cher aux gouvernements. « Les gens commencent à comprendre qu’investir dans la protection sociale, c’est investir dans le futur du pays, dans sa population et dans sa croissance économique » a-t-elle conclu.
Cheikh Makhfou Diop/leral.net

10/12/2017

LA GRANDE HONTE DU SENEGAL

Ces 500 FCFA qui mettent la vie des enfants en danger

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La mendicité des enfants au Sénégal a pris une ampleur considérable. Ils sont nombreux à partager les rues avec des adultes avec une seule envie, celle de ramener de l’argent à leurs maîtres coraniques. Nous avons fait une descente dans cette ambiance peu enviable pour en savoir plus sur le quotidien de ces enfants laissés à eux-mêmes.
Pieds nus, habits déchirés, boîtes ou pots dans les mains, le décor est bien planté pour décrire l’ambiance dans les rues de Dakar. Ils sont des milliers d’enfants âgés entre 5 et 15 ans à travers le pays qui constituent les sources de revenus dans de nombreuses familles religieuses. C’est un secret de polichinelle. Ces mômes loin de la chaleur maternelle font leur vie dans les rues du pays.
Selon une cartographie publiée en mars 2014 par la cellule de lutte contre la traite des personnes, sur les 1 006 écoles coraniques situées dans la capitale sénégalaise, 54 160 élèves sont dénombrés dont 30 160 qui seraient des enfants mendiants. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour sa part, estime que les autres villes du pays comptent 100.000 enfants dans les rues.
Des chiffrent qui évoluent au fur des années. Pour mettre fin à cette ‘’hémorragie’’, le chef de l’Etat, Macky Sall a lancé en 2016, la campagne de retrait des enfants de la rue. Une campagne codirigée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, la brigade spéciale des mineurs et la Direction des Droits de Protection de l’Enfance et des Groupes vulnérables qui a visiblement du plomb dans l’ail. Les équipes « essoufflées » sont mises en stand-by, constate-t-on.
Une routine dangereuse
«Le Gouvernement a pris une bonne posture pour la sécurisation de ces enfants qui se faufilent entre les véhicules. Mais … la suite est sans nouvelle», regrette Mme Maimounatou Diagne. Comme cette maman qui vend de l’eau dans des bidons d’un litre et demi sur le boulevard du centenaire à Dakar, Bachir a tristement fait la même remarque. Autant dire que tout est revenu à la case départ. « Ils disent que le travail est en train d’être repris sous la force de lutte contre la traite des enfants. Je pense que c’est un problème de fond », confie une source du ministère de la Famille de la Femme et du Genre.
Retrouvé dans ses locaux en plein centre-ville, Cheikh Tidiane Kandé se veut clair : «L’avenir d’un pays dépend de sa capacité à prendre en charge ses enfants, de les préparer aux grandes mutations de l’heure et de les protéger. Un enfant dans la rue n’est pas à l’abri des menaces», analyse le Président de l’Association Peace initiative (API).
Une campagne, une équation à double inconnue
«Ce sont des opérations de sécurisation pour ces enfants-là. Ils sont en danger face à tous les risques de la rue », avait clamé haut et fort Niokhobaye Diouf, Directeur des droits de protection de l’enfance et des groupes vulnérables le 30 mai 2016, jour du lancement de cette campagne. Plus d’un an après, cette campagne de retrait des enfants de la rue semble montrer toutes ses limites, ces dangers existent toujours et s’amplifient du jour le jour. La quasi-totalité de ces enfants passent la nuit dans les rues. La principale préoccupation de ces garçonnets (talibés comme on les appelle au Sénégal), c’est d’apporter 500 francs CFA (environ 70 centimes d’euros) à leurs marabouts. Et c’est une recommandation pour tous. Quelles que soit les situations ou même par tous les moyens, ces petits enfants sont tenus d’apporter cette somme.
L’exploitation au premier degré
Contrairement aux petits enfants qui n’ont pas de soucis dans leur vie qui prennent leur petit déjeuner très tôt le matin avant de se faire accompagner à l’école, c’est tout le contraste chez Moussa et Ibra, deux apprenants des écritures du saint Coran, dans le populeux quartier de la Médina. Ce vieux quartier de Dakar qui avait pleuré dans la nuit du 3 au 4 mars 2013, la mort tragique de neuf (9) élèves dans l’incendie d’une école coranique. C’était à la rue 6 x 19 et ils étaient âgés entre 5 et 12 ans. A l’époque, le gouvernement sénégalais s’était engagé à garantir la sécurité de ces établissements et à mettre fin à la mendicité organisée des enfants. Près de cinq ans après, « la promesse reste politicienne ».
« Le gouvernement de Macky Sall n’a pas une cohérence +du tout+ dans ses prises de décision. Il n’y a pas une vision stratégique. La mendicité de l’enfant est une des pires exploitations de l’enfant. C’est vraiment un cumul de violation des droits de l’enfant. Il manque encore de volonté politique. Moi je ne comprends pas quand le chef de l’Etat s’engage et que tous les ministères ne contribuent pas à réaliser cet objectif », déplore Mamadou Wane dit « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh).
Moussa et Ibra font la manche entre les voitures, matin et soir, avec comme mobile : apporter 500 F Cfa chacun le soir, et de la nourriture –facultatif-. « A 17h, nous jouons au foot entre amis du même daara. Ces genres de matchs sont très agréables. Tout cela nous fait oublier nos chagrins. Ceux qui n’ont pas pu accomplir leurs tâches, c’est-à-dire les 500 F Cfa, sont perdus de vue durant ces temps de plaisir. Ils sont sans doute dans les rues », s’enthousiasme Ibra. Avant de préciser : «Tous les vendredis, nous versons 1.000 F Cfa au marabout». Comme Moussa, ils sont, selon les derniers chiffres des ONG -Organisation non gouvernementale- plus de 80 000 à travers le pays soumis à des écoles coraniques illégales ou à des parents malveillants.
Le Sénégal porte le poids de ses pays voisins
Si les uns sont des Sénégalais, les autres par contre viennent des pays voisins. Le Sénégal partage ses frontières avec la Mauritanie (nord), le Mali (est), la Guinée et la Guinée-Bissau au (sud) et la Gambie qui forme une quasi-enclave dans le pays. Aussi les îles du Cap-Vert sont-elles situées à 560 km de la côte sénégalaise. Avec un accent Poular –langue généralement parlée au nord du Sénégal-, un jeune talibé, Ibou G. confirme nos doutes. « Je viens de la Guinée Bissau, je suis venu ici pour apprendre le coran mais notre marabout nous demande de mendier avant de manger. Parce qu’il n’a pas les moyens pour nourrir tout le monde ». Par exemple, précise le Directeur Diouf, « dix jours après le lancement de la campagne, au total 204 enfants ont été retirés dans les rues de Dakar : 153 enfants sont sénégalais, 37 Bissau-guinéens, 11 maliens, 3 guinéens, 2 Gambiens et 1 Siéra Léonais. Soit près de 30% de non-sénégalais dans le lot ».
« Dakar a toujours attiré tous les migrants ou toutes les personnes en situation de mobilité. Les études ont montré que le Sénégal est un pays d’accueil et de transit également. C’est un pays qui émet aussi, il y a des enfants sénégalais qui sont en situation de mendicité au Mali, Mauritanie… Il y a un capital de l’aumône très important au Sénégal. La position géostratégique de Dakar qui est une sorte de carrefour vers l’Europe, l’Amérique. Nous sommes pratiquement en face de l’Amérique latine. Il faut aussi souligner l’existence de l’offre », confie Mamadou Wane « Mao ». Pour lui, la mendicité est un système qui fonctionne sur une relation « offre demande et demande offre ».
Un marché estimé à plus de 2 milliards F CFA par an
Le marché de l’aumône sénégalais apporte beaucoup d’argent. Cette somme est estimée à 2 milliards 280 millions de Francs Cfa par an. C’est une filière pour les trafiquants d’enfants. Sur le modèle, ils ont pu exploiter le modèle traditionnel d’éducation de l’enfant, de socialisation de l‘enfant avec des pratiques de conscience de l’enfant avec des mobilités de l’enfant dans notre espace. Dans toute la sous-région et la région, l’enfant ne circule pas que dans la sphère familiale. Les Sénégalais participent à ce phénomène en donnant l’aumône à ces enfants dans la rue dont ils savent très clairement qu’ils sont victimes de traite et de travail forcé. « Mais malgré tout on alimente ce phénomène en espérant qu’on aura l’indulgence du Tout-Puissant ou qu’on va acheter des actions au Paradis. Pour moi, les donneurs sont complices. C’est comme par exemple, le voleur et son receleur », conclut Mamadou Wane.
Face à ce phénomène qui n’émeut plus les Sénégalais, le gouvernement doit redistribuer les cartes pour épargner ces enfants des dangers auxquels ils sont confrontés tous les jours. Les maîtres coraniques doivent aussi mesurer les risques que courent leurs élèves en quémandant jour et nuit dans les artères du pays.
Ankou Sodjago/senego

09/12/2017

TRES CHER SENEGAL...

Le problème du Sénégal, c'est que tout est cher

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Amusez-vous à aller en famille dans un restaurant chic de la capitale et vous vous rendrez vite compte, tout de suite, à l'image de Ndoye Bane de IGfm qui s'en plaignait, que tous les prix sont généralement hors de portée du Sénégalais moyen.
Les restaurants, les hôtels, les billets d'avion, les denrées de première nécessité, les fruits, la viande, le poisson, le loyer, etc. tout est cher dans notre pays.
La vie est chère, trop chère même à Dakar et dans la plupart de nos grandes villes et dans les lieux d'attraction touristique.
Ceux qui ont la chance de faire certains pays et de soutenir la comparaison, savent qu'il y a une sorte d'inflation, et donc de cherté subséquente du coût de la vie.
Ce processus qui date de la gestion de Wade, coûte au Sénégalais lambda des yeux de la tête et aux étrangers et touristes de sérieuses raisons d'envisager d'aller ailleurs.
Bien sûr, c'est une aubaine pour le Sénégal d'inaugurer l'Aéroport Blaise Diagne, même si les Turcs devront encore pendant 20 ans, pourvoir à sa gestion eux qui en ont terminé les travaux. C'est un "hub aérien » qui pourrait placer ainsi notre pays parmi les meilleures destinations en Afrique.
Mais figurez-vous, personne n'a envie de jeter son argent par la fenêtre. Les touristes et autres étrangers qui vivent parmi nous n'ont pas envie que des "tarifs toubabs'' leur soient appliqués, même s'il s'agit d'acheter un kilo de citron. Apparemment, ceux qui fixent certains prix misent beaucoup sur la solvabilité des étrangers et de certains hauts cadres qui pourraient se permettre de dépenser sans compter.
Mais ce n'est pas une raison. Nous perdons beaucoup de visiteurs et de résidents étrangers par le fait, entre autres, que la vie est chère chez nous. Bien sûr, il y a aussi le harcèlement quotidien de gens qui ne prennent pas de gants pour aborder des inconnus à tous les coins de rue.
Cette cherté de la vie, les Sénégalais même en souffrent. La loi du marchandage sans fin fait que ce qui coûte 500 FCFA et tarifé 3000 FCFA pour juste pousser le client à débourser plus qu'il n'en faut.
Personne n'est à l'abri. Si donc des efforts permanents sont faits pour l'acquisition de nouvelles infrastructures à tous les niveaux, il faudrait également que ces mêmes efforts soient faits pour que les prix soient abordables.
L'autoroute à péage par exemple est une preuve de plus du caractère intenable des tarifs. Il faut plus de 3000 FCFA de péage Aller-retour de Dakar à l'AIBD. Et en plus maintenant, on y perd du temps et l'éclairage est nul.
Au niveau de statistiques, on nous dit que le coût de la vie est 27% moins cher qu'en France, mais figurez-vous que l'habitat y est plus cher de 2% qu'en France. En plus, si l'on tient compte du niveau de vie, l'alimentation n'est moins cher chez nous que de 13%, le loisir de 9%.
C'est insuffisant et il est inadmissible que le prix habitat soit pratiquement égal qu'en France. C'est de l'usure. Car, là où le Français touche un smic de 1.480,27 euros, soit pratiquement 970.000 FCFA, le Sénégalais, lui, aura du mal à avoir 150.000 FCFA par mois. Soit une différence de salaire qui dépasse souvent 800.000 FCFA.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les Sénégalais survivent chez eux et que les jeunes vont à l'assaut de la mer pour rejoindre l'Europe sans cependant savoir que c'est la clochardisation qui les attend.
L'épargne domestique est presque nulle dans nombre de familles qui croupissent sous le coup de la cherté de la vie et des fêtes interminables avec leurs lots de dépenses.
Malheureusement, on construit ainsi des hôtels, des aéroports, des restaurants chics, majoritairement pour une clientèle étrangère.
N'eût été le pèlerinage à la Mecque, peu de Sénégalais visiteraient le nouvel aéroport.
A ce rythme, les Sénégalais vont finir par être des étrangers chez eux car les endroits qu'ils peuvent visiter sont très limités.
Assane Samb/dakarmatin.com

08/12/2017

NAVETTES DDD - AIBD

Navette Dakar-Aibd : Voici les tarifs et les horaires des lignes Dem Dikk

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Les tarifs des différentes lignes de la société Dakar Dem Dikk qui vont assurer la navette entre Dakar, Mbour, Thiès et le nouvel aéroport Blaise Diagne dès le 7 décembre sont enfin connus.
Deux possibilités se présentent à ceux qui voudront se rendre à l’AIBD. Soit vous optez pour les lignes simples, c’est-à -dire les bus classique comme ceux qui font le transport urbains à Dakar, soit vous mettez la main à la poche et prenez les bus express climatisés.
CINQ LIGNES CLASSIQUES
Aéroport Yoff – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Thiaroye – AIBD : de 6 h à 20 h, 700 F
Parcelles assainies – AIBD : de 6 h à 20 h, 800 F
Palais 2 – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Dieupeul – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Fréquences de rotation : de 20 mn à 35 mn.
TROIS NAVETTES EXPRESS EN BUS CLIMATISÉS
Dakar – AIBD (terminus HLM Grand Yoff en face stade LSS) : de 6 h à 22 h, 6000 F, fréquence 1 h 30.
Mbour (Saly) – AIBD : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 2à à 25 mn.
Thiès – AIBD (via Sindia) : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 1 h 30.
XALIMANEWS/Abdoulaye

06/12/2017

VIGILANCE ENVERS LES FOUS DE DIEU

MACKY SALL : «Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent à tous les niveaux »

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« D’ici quelques années, le Sénégal doit commencer l’exploitation de ses ressources minières avec le pétrole et le gaz. C’est maintenant qu’il faut sceller les bases d’une bonne gestion et surtout d’une bonne utilisation des ressources publiques. Je rappelle que nous travaillons avec quelques pays qui ont eu a` développer ce concept, Fonds souverains.
Mais, il s’agira de voir l’architecture de ce fonds pour qu’il re´ponde a` toutes les normes de transparence dans la gestion de telles ressources. Et, je souhaite avant le mois d’avril que ces lois puissent passer afin que nous soyons vraiment édifiés et qu’il y ait une loi qui organise la distribution de ressources dans le budget et avec les générations futures.
Malgré ces germes de changements observe´s au regard des indicateurs d’émergence de notre nation, des risques subsistent. Ce sont les risques lie´s au terrorisme. La zone sahélo-sahélienne est l’épicentre en Afrique de ces activités criminelles et nous devons prêter une grande attention à ce qui se passe chez nous, dans le voisinage.
Aujourd’hui, aucun pays n’est épargné. Les gens sont devenus fous, au nom d’un dieu qui n’existe que dans leurs têtes, ils tuent et pillent a` tous les niveaux.
Donc, nous devons aussi sur le de´fi de la sécurité continuer les efforts d’équipement, d’entrainement, d’information et de coopération avec nos partenaires et les pays avec lesquels nous e´changeons sur le sujet. »

05/12/2017

LE TOURISME A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Extrait de la déclaration de politique générale du Premier Ministre devant l'assemblée nationale:

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" Retenue comme un des leviers essentiels de la croissance économique et de la création d’emplois, l’industrie touristique a entamé son redressement. Au cours de ces trois dernières années, ce secteur a enregistré une hausse de 7% du nombre d’établissements entre 2014 et 2016, de 22 % des capacité en lits, de 20% des entrées de touristes avec 1,2 millions d’entrées en 2016 et une hausse de 26% des recettes touristiques, passées de 342 milliards FCFA en 2014 à 430 milliards FCFA en 2016.
Notre objectif est de consolider la progression observée auprès des marchés émetteurs, à court et à moyen terme, et d’annihiler la saisonnalité de l’activité touristique par une offre diversifiée et de qualité, avec la mise en exergue de nouveaux produits.
Notre cible est d’atteindre 1,5 millions de touristes en 2018 et 3 millions de touristes en 2023.
Cet objectif est bien à notre portée, si l’on considère les performances actuelles qui découlent de mesures fortes relatives à la baisse des redevances aéroportuaires, à l’érection de la Casamance en Zone touristique spéciale d’intérêt national et à la baisse de la TVA à 10% pour le secteur, en sus de nos atouts en termes de stabilité politique.
Le renforcement du réseau d’infrastructures aéroportuaires et terrestres, combiné à nos atouts aux plans culturel et naturel ainsi que notre positionnement géographique stratégique devraient stimuler davantage l’activité touristique.
Le secteur touristique continuera de bénéficier d’un soutien accru, par la consolidation du crédit hôtelier, l’accélération des opérations d’aménagement des nouveaux sites et une promotion plus active vers les marchés émetteurs. A cet effet, le projet d’aménagement et de restauration des plages de Saly d’un coût de plus de 35 milliards de FCFA, sera lancé avant la fin de l’année 2017, pour rehausser le potentiel de ce site."
Sapco

03/12/2017

MONSIEUR LE PRESIDENT

Monsieur le Président de la République, on se moque de vous !

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Supplique à son Excellence monsieur le Président de la République du Sénégal
Monsieur le Président de la République, on se moque de vous ! On se moque de vos efforts pour développer le tourisme dans la région des îles du Saloum ; on se moque des routes goudronnées, on se moque de la police de proximité, on se moque des crédits hôteliers, on se moque de toutes ces mesures et de tous ces investissements si coûteux et si prometteurs que vous avez engagés pour redresser la situation catastrophique du secteur touristique dans les Îles du Saloum.
On vous trompe.
Monsieur le Président de la République, la région des îles du Saloum est sans pression d’eau depuis trois ans et sans une seule goutte eau courante depuis maintenant près de deux mois, en pleine saison touristique, excepté la nuit entre 23 heures et 6 heures du matin.
Monsieur le Président de la République, le touriste qui a besoin de liquidités doit parcourir au minimum 150 kilomètres aller et retour pour trouver une agence bancaire où il pourra retirer de l’argent liquide.
Monsieur le Président de la République, les coupures d’électricité répétées, à l’époque de l’hivernage, sont quasiment quotidiennes et peuvent durer jusqu’à 24 heures, comme aux heures les plus sombres des années Wade.
Ceux qui vous disent que tout va bien et que les conditions sont réunies pour que le tourisme reparte dans la région des Îles du Saloum vous trompent. Certes, il repart un peu, mais cela est insignifiant au regard de ce que la région pourrait réaliser.
Faire venir les touristes, c’est bien, mais qu’ils repartent contents, c’est bien mieux. Dans la situation actuelle, tout au contraire, on ne compte plus les dépités qui jurent qu’ils ne remettront plus les pieds plus dans notre si belle région, malgré la chaleur de l’accueil, la beauté des paysages et les multiples activités de loisir qui leur sont proposées.
Monsieur le Président de la République, le touriste a besoin d’eau pour se laver, il a besoin d’argent liquide pour faire des achats et régler son séjour, il a besoin d’électricité pour dormir dans une chambre climatisée, se connecter à Internet et parler avec sa famille.
Monsieur le Président de la République, vous aurez beau construire des aéroports, goudronner des routes, faire la promotion de la région partout sur la planète, si les derniers maillons de la chaîne sont défectueux, vous n’arriverez à rien. Le touriste ne vient pas en vacances pour rencontrer des problèmes, surtout lorsqu’ils appartiennent à un autre âge.
Localement, les agents de l’Etat qui sont chargés d’accompagner le PSE afin d’en assurer le succès se moquent de vous. Ils se murent dans un silence coupable, regardent d’un œil indifférent la situation se dégrader, y compris en matière de constructions illicites en zones protégées qui ruinent le paysage, et ne font rien pour que les choses s’arrangent. À moins que leurs ordres ne soient pas suivis d’effet, ce qui revient au même à quelques détails près.
De façon certaine, ils se moquent de vous.
Sachez, monsieur le Président de la République, que nous le déplorons. Nous déplorons que nos réceptifs soient désertés. Nous déplorons que nos rares clients qui ont prévu de séjourner une semaine repartent dégoutés au bout de deux jours.
Nous déplorons que des problèmes si simples à résoudre soient totalement négligés par les responsables locaux, qui ont sans doute une obligation de résultat en ce qui concerne le PSE comme ils ont aussi certainement une obligation morale vis à vis de vos engagements et de votre avenir politique. Nous déplorons que les grands et si nobles projets que vous avez impulsés soient annihilés par des problèmes mineurs qui grèvent les résultats de votre action, dans ce cadre particulier du PSE.
Nous sommes las d’effectuer démarches et réclamations qui ne sont jamais suivis d’effet. Depuis des mois, des années en ce qui concerne le problème de l’eau, nous parlons dans le vide, personne ne nous écoute.
Au stade où nous en sommes, vous seul pouvez intervenir, vous êtes notre dernier espoir.
Le tourisme ne repartira jamais si ces problèmes de base ne sont pas résolus.
Et pour les résoudre, il vous suffirait d’ordonner, et de vous faire obéir.
Mais surtout, il vous faudrait nommer de vrais responsables, indépendants de la région, à l’image des misi dominici, pour veiller à leur bonne exécution.
Face à l’indifférence et à la démission des services de l’État – à moins qu’il ne s’agisse d’un sabotage politique savamment planifié – la destinée du tourisme dans la région des Îles du Saloum repose entièrement entre vos mains.
Car en l’état des choses il n’y aura plus que deux alternatives : ou bien l’on peut se moquer impunément de vous, ou bien vous aurez fait le choix de nous abandonner.
L’avenir seul nous apportera la juste réponse.
En espérant que cette supplique retiendra toute l’attention qu’elle mérite et apportera une solution à nos problèmes, veuillez croire, monsieur le Président de la République en l’assurance de nos sentiments très respectueux.
Collectif des hôteliers et restaurateurs de la Région des Îles du Saloum
BRB

30/11/2017

UN MEILLEUR ACCUEIL DES TOURISTES

Promotion de la destination Sénégal : Plaidoyer pour un meilleur accueil des touristes

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Pour mieux vendre la destination Sénégal, les députés estiment qu’il faut accorder un accueil plus chaleureux aux touristes pour les fidéliser. Ils ont fait cette recommandation au ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, lors du vote du budget 2018 de son département.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a défendu le projet de budget de son département devant l’Assemblée nationale. Lors de son passage, les députés ont abordé plusieurs sujets, notamment le marketing de la destination Sénégal, la diversification de l’offre touristique, le crédit hôtelier, le financement du tourisme…
Sur la question du marketing, les députés ont noté que la destination Sénégal « coûte cher ». Pour attirer le maximum de touristes et atteindre l’objectif fixé par le gouvernement du Sénégal dans le moyen terme, les députés ont estimé qu’il faut accorder un meilleur accueil aux touristes afin de mieux les fidéliser.
En effet, selon les parlementaires, dans le cadre du Crédit hôtelier, l’Etat accorde de « faibles prêts » aux investisseurs qui s’activent dans le secteur du tourisme. Pour cela, ils ont recommandé au gouvernement de recourir aux Partenariats public-privé (Ppp) pour développer certaines régions touristiques. Ici, Mame Mbaye Niang a précisé que le Crédit hôtelier est doté d’une enveloppe de 7,5 milliards de FCfa. Ce qui, selon lui, permet aux entreprises hôtelières et touristiques sénégalaises d’avoir des prêts pouvant aller de 5 millions à 100 millions de FCfa.
En outre, pour faire du Sénégal un hub touristique, les parlementaires ont indiqué au département du tourisme de « faire la promotion du Tourisme décentralisé ». Selon eux, les cascades de Dindéfélo à Kédougou, l’authenticité des villages traditionnels du Fouta et la beauté de certains sites, s’ils sont bien vendus, peuvent attirer beaucoup de touristes. Ne niant pas ces faits, M. Niang a toutefois reconnu que « le tourisme sénégalais est en train d’être dépassé par certains concurrents comme le Cap-Vert ». Sur ce, il a rappelé aux parlementaires qu’il y a, aujourd’hui, « nécessité d’un reprofilage » de notre tourisme.
Dans ce cadre, le ministre a informé que des « segments comme le tourisme animalier sont en train d’être explorés avec l’expertise de l’Afrique du Sud ».
A. Ng. NDIAYE/lesoleil.sn

UN EXEMPLE, UN DEBUT...

UN MAÎTRE CORANIQUE CONDAMNÉ À 5 ANS DE TRAVAUX FORCÉS POUR LE MEURTRE D’UN TALIBÉ

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L’accusé Assane Seck, 22 ans, reconnu coupable de meurtre, a été condamné jeudi à 5 ans de travaux forcés, par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Diourbel.
L’affaire éclate le 25 mars 2017, quand les éléments de la brigade de gendarmerie de Mbacké reçoivent une information faisant état de la mort suspecte d’un jeune talibé (élève à l’école coranique) du nommé Souleymane Badiane. La même source révélait que le corps sans vie est déposé à la morgue du cimetière de Darou Salam pour les formalités d’enterrement, sur instruction du père de la victime.
Une patrouille est alors aussitôt envoyée sur les lieux du drame. A leur arrivée sur les lieux, les gendarmes ordonnent l’arrêt des funérailles. La dépouille mortelle est transportée à l’hôpital Matlaboul Fawzeini, à Touba, avant d’être acheminée à l’hôpital de Mbour pour autopsie.
Les enquêteurs découvrent que la victime présentait des traces de sévices sur plusieurs parties de son corps. Il avait aussi la bouche ensanglantée et son oreille gauche laissait couler du sang.
A l’issue de l’examen, le médecin légiste révèle dans son rapport joint à la procédure, un hématome du scalp et du muscle temporal, une hémorragie de la base du crâne et une intégrité des organes intra-abdominaux et intrathoraciques.
Le certificat de genre de mort, les témoignages recueillis, les constatations matérielles ainsi que les aveux circonstanciés des inculpés sont autant d’éléments qui fortifient les charges retenues contre l’accusé Assane Seck.
A l’instruction, ce dernier avait soutenu avoir porté des coups sur la victime car elle fuguait. Il ajouté avoir constaté à un moment donné que l’enfant ne respirait plus et l’a déposé dans la chambre.
Souleymane Badiane, propriétaire du daara et père de la victime Mouhameth Khairi Badiane, a lui aussi été interrogé par les enquêteurs. Dans sa déposition, il dit avoir été informé de la mort de son fils aux environs de 6 heures du matin, par un de ses talibés qui lui révélait par la même occasion qu’il s’agissait d’une « mort naturelle’’.
Il a précisé que c’est lui qui avait demandé aux parents et amis de procéder à l’inhumation de l’enfant. Il révélait toutefois qu’il reste convaincu que son fils est mort des suites des coups et blessures.
Le Procureur de la République, dans son réquisitoire, déclare que les faits ont été confirmés par le père de la victime et ajoute que les aveux circonstanciés. Aussi a-t-il il a déclaré Assane Seck coupable de coups et blessures volontaires sur un enfant de moins de 15 ans ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

29/11/2017

10% DE BUDGET EN PLUS POUR L'AGRICULTURE

le budget 2018 dédié à l’agriculture progresse de 10,8%

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Le budget du ministère de l’Agriculture et de l'équipement rural au Sénégal a été voté samedi à l’Assemblée nationale à FCFA 195,5 milliards (€298 millions) pour 2018. Un budget en hausse de 10,8% par rapport à celui de 2017 (FCFA 176,4 milliards) mais qui reste bien en dessous de l’objectif de la Déclaration de Maputo de consacrer 10% du budget des pays africains à l’agriculture.
Le budget 2018 a adopté samedi à FCFA 3 709,1 milliards, en progression lui aussi d’un peu plus de 10%.
Pourtant le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Pape Abdoulaye Seck, en défendant son budget à l’assemblée a affirmé que le président Macky Sall avait une grande ambition pour l’agriculture. Il y a nécessité et urgence de décomplexer l’agriculture sénégalaise. Ce qui signifie que notre pays a les capacités objectives pour se nourrir sur une base endogène afin de préserver notre dignité et l’équilibre sociétal » a déclaré le ministre face aux députés.
Pape Abdoulaye Seck a rappelé aussi que l’Etat mettait des moyens importants dans l’agriculture mentionnant notamment les différentes subventions sur les engrais et semences (50%), le matériel motorisé (60%) ou le matériel de culture attelée (70%). Pour diminuer les pertes poste-récolte quelque 122 magasins de stockage sont en cours de construction et il est prévu à partir de 2018 de réhabiliter chaque année 100 seccos a-t-il mentionné.
Abordant la Sonacos, le ministre, réitérant la volonté de l’Etat de la privatiser, a estimé que «le redressement de la Sonacos Sa qui s’effectue dans de bonnes conditions lui a permis d’obtenir des résultats très satisfaisants. Elle a collecté, lors de la dernière campagne de commercialisation, non moins de 100 000 tonnes et a déjà mobilisé une somme de FCFA 55 milliards pour la prochaine ».
commodafrica.com

LES TALIBES SONT DES ESCLAVES!

Un pas vers la justice pour les jeunes talibés victimes d’exploitation

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Début novembre, une opération de lutte contre la traite des êtres humains s’est déroulée sur deux jours à Dakar. Plus de 50 enfants contraints de mendier ont été retirés des rues de la capitale. Cinq trafiquants présumés ont été arrêtés, mais les autorités sénégalaises doivent encore intensifier leurs efforts pour mettre fin à ce fléau.
Au début du mois, le gouvernement sénégalais s’est discrètement associé à Interpol pour une opération de lutte contre la traite des êtres humains organisée sur deux jours à Dakar. Dans le cadre de l’opération Épervier, une équipe composée d’officiers de police et d’assistants sociaux – agissant aux côtés d’Interpol et de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes – a retiré plus de 50 enfants des rues de la capitale sénégalaise. La plupart de ces enfants étaient des talibés, ou élèves d’écoles coraniques, contraints de mendier par leurs maîtres.
Arrestation des trafiquants
L’équipe a emmené ces enfants dans des centres d’accueil pour leur prodiguer des soins et les rendre à leur famille, comme le gouvernement l’avait déjà fait lors d’initiatives similaires. Mais cette fois-ci, quelque chose d’inédit s’est produit : cinq trafiquants présumés, y compris au moins un maître coranique, ont été arrêtés.
Le “maître” en question “plaçait les enfants à différents endroits d’un quartier et leur fixait une somme à verser par jour”, d’après un rapport d’Interpol daté du 6 novembre. Il a été déféré à la justice.
L’opération Épervier a permis de secourir environ 500 victimes
Dans le cadre d’un projet d’Interpol visant à lutter contre la traite des êtres humains au Sahel, l’opération Épervier a appuyé des opérations de courte durée menées par la police nationale au Sénégal, au Niger, au Mali, au Tchad et en Mauritanie. Au total, l’opération a permis de secourir environ 500 victimes, y compris 236 mineurs, et d’arrêter 40 trafiquants présumés.
Plus de 50 000 talibés présents au Sénégal
Le fait d’envoyer des enfants dans des pensionnats coraniques traditionnels reste une pratique bien ancrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, en particulier, voit un grand nombre de talibés de pays voisins intégrer ces écoles, ou daaras. Plus de 50 000 talibés au Sénégal sont contraints de quémander de l’argent ou de la nourriture par des marabouts peu scrupuleux, et un grand nombre de ces enfants sont victimes de violence.
Au cours des quatre dernières années, je me suis rendue dans des dizaines de daaras où des talibés vivaient dans des conditions sordides. En 2016 et 2017, j’ai documenté cinq cas d’abus sexuels commis par des maîtres coraniques ; plus de 30 cas de talibés battus, enchaînés ou emprisonnés ; et cinq cas de talibés décédés à la suite d’abus qui auraient été infligés par leurs maîtres (voir ici et là les reportages de Human Rights Watch).
Des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence d’un grand nombre de preuves
Malgré des lois nationales pour lutter contre la maltraitance, le trafic et l’exploitation des enfants, on constate un manque déplorable de volonté d’appliquer la loi qui interdit aux marabouts de violer les droits des enfants.
Des agents et des activistes de la société civile sénégalaise m’ont affirmé que la police s’abstenait régulièrement d’enquêter sur les cas d’abus et de mendicité forcée commis par ces maîtres, tandis que des procureurs abandonnent les enquêtes malgré l’existence manifeste d’un grand nombre de preuves.
La justice au cœur de la solution
Des pressions croissantes s’exercent sur le Sénégal pour que le pays s’attaque à ce problème, et un programme lancé mi-2016 a entraîné le retrait de plus de 1 500 enfants des rues. Cependant, comme l’a révélé un rapport de Human Rights Watch publié en juillet 2017, ce programme a renvoyé plus d’un millier de talibés auprès des maîtres coraniques qui les avaient forcés à mendier, et il ne s’est soldé par aucune enquête ni poursuite judiciaire.
En revanche, l’initiative menée il y a peu avec Interpol montre l’impact que pourrait avoir le fait de veiller à ce que la justice fasse partie intégrante des mesures de protection de l’enfance déployées au Sénégal. Bien que l’opération n’aurait entraîné l’arrestation que de quelques trafiquants présumés, elle pourrait signifier un changement important de stratégie face à ce problème.
En finir avec la mendicité forcée des enfants
La semaine dernière, le monde fêtait la Journée mondiale de l’enfance, vingt-huit ans après l’adoption par l’ONU de la Convention des droits de l’enfant, ratifiée par le Sénégal en 1990. Si le gouvernement sénégalais envisage sérieusement une approche plus complète du problème de la mendicité forcée des enfants – intégrant le retrait des talibés des daaras où ils sont victimes d’abus ou d’exploitation, le retour des enfants dans leur famille, ainsi que l’ouverture d’enquêtes et de poursuites à l’encontre de maîtres responsables d’abus – les enfants sénégalais auront enfin matière à célébrer.
Lauren Seibert/jeuneafrique/com

PLUS UNE SEULE EXCISION!

LA PRATIQUE DE L’EXCISION EST « UN FREIN » AU PROCESSUS DE DÉVELOPPEMENT DE LA FEMME

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La pratique de l’excision est « un frein » au processus de développement et les femmes ne pourront pas y contribuer si elles continuent de subir des excisions, des mariages d’enfants et autres maltraitances, qui ne riment pas avec le respect de leurs droits a indiqué, dimanche, le préfet de Sédhiou, Madiaw Kandji.
« Avec les méfaits de l’excision, comment les femmes pourront-elles participer au processus de développement du Sénégal qui est devenu une exigence, dans le contexte de l’acte 3 de la décentralisation où les terroirs doivent être prospères et compétitifs » s’est-il demandé.
Le préfet recevait, à Koussy, une commune non loin de Sédhiou, la déclaration d’abandon de l’excision dans laquelle 87 communautés issues de quelque 50 villages soutiennent avoir décidé « en toute connaissance de cause » d’abandonner définitivement les pratiques de l’excision, du mariage des enfants.
La manifestation est initiée par l’ONG Tostan, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).
Depuis le lancement de ce mouvement historique en juillet 1997 à Malicounda Bambara (Mbour), pas moins de 6487 villages ont renoncé aux pratiques de l’excision, des mariages des enfants et forcés.
Parlant au nom des partenaires du Programme conjoint UNICEF/UNFPA, la représentante résidente par intérim de UNFPA au Sénégal, Rose Gakouba a fait noter que « malgré
la mobilisation des efforts et des ressources les mariages d’enfants et l’excision continuent et constituent des violences ».
« L’excision et le mariage des enfants constituent une atteinte aux droits des filles et des femmes » a dit Mme Gakouba qui ajoute que la cérémonie de Koussy marque le lancement de la campagne des « 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ».
Pour Rose Gakouba, le thème : « Ne laisser personne pour compte : mettre fin à la violence contre les femmes et les filles » reflète le principe du Programme transformatif à l’horizon 2030 pour le développement durable.
C’est pourquoi elle a appelé les religieux à faire des prêches incitant à l’abandon de la pratique de l’excision et des mariages précoces et les médias à produire des émissions de radio et de télévision destinées à sensibiliser les populations et décourager les pratiquants de ces fléaux.
Convoquant les données des Enquêtes démographiques et de santé (EDS), Mme Gakouba a salué les efforts faits par le Sénégal où « la proportion des filles âgées de moins de 15 ans excisées est passée entre 2013 et 2016 de 18% à 13.6% ».
Cependant, la fonctionnaire de l’UNFPA a appelé à rester « vigilants et mobilisés » pour « accélérer et aboutir » à l’abandon total de la pratique de l’excision.
« Nous avons des raisons d’espérer parce que votre décision d’arrêter d’exciser vos filles est un exemple et encourage les autres communautés à faire de même » a-t-elle dit aux communautés de Sédhiou.
Cheikh Adama GueyeLTF/PON/senepeople.com

22/11/2017

LES NUITS CHAUDES ET ENFUMEES DE SALY

Petit tour dans les boites de nuit à Saly: Une atmosphère trop polluée et… dévergondée

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Pendant la nuit, Saly grouille de monde. Les discothèques sont prises d’assaut par des jeunes qui fument et boivent pour décompresser. Mais ils ne sont pas seuls, ils sont accompagnés par de grandes personnes qui ont l’âge de leur père, voire de leur grand-père. ‘’EnQuête’’ s’est invité à cette ambiance. Reportage.
Etouffant. C’est le mot qui décrit le mieux l’atmosphère qui règne dans les boites de nuit. Dès qu’on y entre, fini l’univers de la normalité, des principes, des us et des coutumes. Bienvenue dans un monde où cigarette et alcool font la loi et sont rois. Malgré les moult tentatives des autorités d’interdire et de décourager les usagers, la cigarette fait un tabac dans ces lieux ou vieux et jeunes convergent. Elle fait rage et demeure un vrai problème dans les discothèques. Les jeunes n’en ont cure des méfaits du tabac. Malheur à celui qui ne fume pas et qui entre dans une boite de nuit pour décompresser.
Car on y fume et enfume. L’air est tellement pollué que la salle est plongée dans une atmosphère suffocante. Rokhaya, qui s’est laissée entrainer dans le tabagisme, confesse : ‘’Nous avons tendance à être sous pression, dans la société. Alors, quand nous venons en boite, c’est pour décompresser, ôter notre anxiété du jour. On se détend. Moi, je ne fume qu’en boite.’’ La fille confie le faire pour la frime et pour être au diapason. ‘’Ça me procure une autre allure, dit-elle. C’est vrai que c’est très enfumé, mais on ne peut pas interdire aux uns et aux autres de le faire. J’ai pris l’habitude d’inhaler la fumée, du coup, je me suis mise à fumer. J’aime venir en boite pour retrouver une forme d’apaisement et d’harmonie. Je me sens dans un autre univers, tellement l’ambiance est très opposée au quotidien’’.
Même s’il y a des points d’aération, la ventilation est inefficace. Vu l’étroitesse de l’espace qui contient une centaine de personnes. Du coup, l’air ne circule point, produisant, de ce fait, d’importantes quantités de gaz carbonique. Selon des études, un air pollué est susceptible de réveiller des affections comme l’asthme ou d’autres maladies respiratoires. ‘’Trop de stress tue, alors, de temps à autre, pendant la nuit, je viens dans cette boite pour oublier la routine quotidienne. Il y a un remède à l’anxiété, au stress, c’est de s’amuser quand d’autres dorment’’, dit Ass.
Une fille de teint clair portant une jupe avec une fente qui lui arrive à la cuisse et un clope top, semble vivre dans sa bulle. Parfois, quand la musique la branche, elle monte sur la longue chaise sur laquelle elle est assise pour se trémousser. L’ambiance bat son plein. Et la montée de l’adrénaline peut amener, comme cette fille, à oublier le bons-sens. Il ne manquerait plus qu’elle dégringole de sa haute station.
Lieux de rencontres et de dépravation
Pour accéder dans de pareils endroits, le ticket d’entrée varie selon les privilèges qu’il offre. On débourse entre 3 000, 5 000 et 10 000 F Cfa. C’est selon la poche du client. Lieu de rencontres, de détente et de drague, les salles sont aussi bien aménagées. ‘’Il y a l’espace Vip qui est à 10 000 F Cfa. L’espace a ses propres serveuses et son propre bar, avec ses liqueurs plus chers aussi. Suit le ticket de 5 000 F Cfa, cette clientèle a la priorité de s’asseoir dans l’espace salon’’, explique un videur. L’autre catégorie, qui a payé 3 000 F, semble être là juste pour danser et à la recherche d’une proie facile. Le compartiment Vip est séparé par un mur du reste de la salle. Pour plus de discrétion, des rideaux sont accrochés. Un espace luxueux, doté de coussins plus moelleux, une climatisation qui marche à fond. Les entrées sont contrôlées et filtrées par un malabar.
D’ailleurs, les serveuses s’occupent uniquement des Vip. Dont certains sont chouchoutés par les videurs qui les laissent entrer sans débourser un sou. ‘’L’accès leur est offert. Mais ça peut se récupérer à l’intérieur, car ils peuvent consommer bien plus que le prix du ticket d’entrée’’, explique le videur.
Un lieu pour tous les âges
‘’La nuit, tous les chats sont gris’’. En boite, l’adage se confirme. Si la nuit, les boites de Saly ne désemplissent pas, elles ne drainent pas que la jeunesse. Des papys partagent ces lieux avec leurs petits-enfants et enfants. Dans un petit coin, un vieux de plus de 60 ans est attablé, il semble être un bon et assidu client. Car, dès qu’une serveuse l’aperçoit, elle se dirige vers sa table. Elle l’appelle affectueusement par son prénom et lui demande s’il prend la même chose que d’habitude. Coincé dans son costume-cravate gris, le vieux répond par l’affirmative, croise les pieds en attendant sa commande. Après quelques minutes, la serveuse revient avec une carafe pleine de vin.
Un autre vieux avec une tignasse touffue et toute blanche se pavane par ci et par là, comme s’il était à la recherche de quelque chose. Ici, l’âge ne compte pas. Il faut juste se faire plaisir. Les vieux passent inaperçus. Ce qui n’est pas le cas d’une fille qui arrive dans une tenue correcte. En effet, quand on entre dans ces milieux et qu’on porte une robe qui vous arrive à la cheville ou une chemise et un pantalon, on vous regarde de travers. Là, vous ne passez pas inaperçu. Les tenues indécentes ont droit de cité, et sont monnaies courantes. Sous-fesse, mini-jupe, robe courte en dentelle qui laisse entrevoir le soutien-gorge et le string, un simple haut, on ressent un parfum d’insouciance, de vulgarité et de dévergondage.
Selon, certaines d’entre elles il faut savoir taper à l’œil sinon on ne vous remarque pas. Et là, le mot d’ordre est de ne point passer inaperçu.
KHADY NDOYE (Enquète+)/azactu.net

15/11/2017

LE PERMIS A POINT

Le gouvernement se dit déterminé à imposer le permis à points

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Le gouvernement sénégalais est déterminé à imposer le permis à points, a annoncé lundi le ministre des Transports Abdoulaye Daouda Diallo à Saint-Louis (nord-ouest), venu présenter des condoléances à une famille de victimes d’un accident ayant fait 25 morts, a constaté un correspondant de l’AFP.
Ces 25 personnes, dont sept membres d’une même famille, avaient péri il y a une semaine dans une collision dans le nord du pays entre un minibus bondé parti de Saint-Louis pour le grand pèlerinage annuel de la confrérie mouride, le “Magal” (célébration, en langue nationale wolof) et un bus local.
Les événements religieux drainant des milliers – voire, comme le “Magal” de Touba (centre), des millions de fidèles – vers les fiefs des différentes confréries sont souvent endeuillés par des accidents de la route. Le “Magal” de cette année a été particulièrement tragique, avec au moins une cinquantaine de morts sur la route recensés par les sapeurs-pompiers.
“L’application de la loi sur les permis à point est une décision irréversible et elle s’imposera à tout le monde. Il n’y a pas moyen de revenir dessus ou de la négocier”, a assuré le ministre devant la presse.
“Je pense que la grève prévue par les chauffeurs et transporteurs sera reportée, car j’ai signifié la décision aux syndicats”, a-t-il indiqué, en référence à un appel à la grève mercredi contre cette mesure.
Le ministère des Transports avait annoncé en juin la mise en place du permis à points dans les six mois, mais pour des raisons techniques celle-ci ne devrait intervenir que dans le courant de l’année 2018, a-t-on appris auprès du ministère.
Le ministre a souligné être venu apporter les “condoléances de la nation”, une semaine après le drame, et délivrer, de la part du président Macky Sall, “deux messages importants”.
“Les statistiques l’ont démontré. Sur dix accidents, neuf ont lieu la nuit. Les heures de circulation nocturne seront réduites, modifiées ou arrêtées pour éviter les accidents”, a indiqué M. Diallo.
“Et l’autre message est d’appeler les chauffeurs de transports urbains à se rendre compte qu’ils ont à leur charge des personnes, et non des marchandises”, a-t-il ajouté.
aps/africanews.fr

10/11/2017

BILAN PROVISOIRE DU MAGAL

Bilan provisoire du Magal 2017: 51 accidents, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis

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Le bilan provisoire du Magal de Touba édition 2017 en matière de sécurité, est satisfaisant par rapport à l’année passée selon le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop. En somme, ont été enregistrés 51 accidents constatés, 895 individus interpellés, 10 kg de chanvre indien saisis, entre autres.
Vendredi 10 Novembre 2017 - 05:54
Le service de Sécurité publique a rendu public le bilan provisoire en ce qui concerne la sécurité lors du Magal de Touba célébré ce mercredi 8 novembre 2017. En marge de la cérémonie officielle, le directeur de la Sécurité publique, Abdoulaye Diop se dit satisfait du travail de la police nationale.
A l’en croire, ‘’il y a eu 395 individus interpellés dont 11 pour vol commis la nuit en réunion, 49 pour détention et trafic de chanvre indien, 6 pour trafic de comprimés périmés sémiologiques, 13 pour trafic et usages de produits sémiologiques, 9 pour vagabondage, 179 pour défaut d'identification, 4 pour vol dans un lieu de culte et la liste n'est pas exhaustive’’, relève M. Diop.
Pour la quantité de drogue saisie, selon toujours Abdoulaye Diop, ‘’10 kg de chanvre indien ont été confisqués par les limiers. Pour les accidents constatés, 51 accidents ont été enregistrés dont 8 corporels 41 matériels et deux mortels’’, informe le directeur de la Sécurité publique.
Pour les véhicules qui ne sont pas en règle, 85 véhicules ont été mis en fourrière et 105 motos. Par rapport à l'année passée selon Abdoulaye Diop, ‘’il y a une nette régression de la délinquance dans tous les secteurs grâce à une présence policière visible.’’
Leral.net

09/11/2017

HECATOMBE SUR LA ROUTE DE TOUBA

54 morts sur les routes qui mènent à Touba

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L’édition 2017 du Magal de Touba a été plus meurtrière que les deux précédentes.
En 2016, le nombre de morts était de 21 et 2015, on avait recensé 15 pertes en vies humaines. Cette année, on dénombre 54 décès à la date d’hier.
Le nombre de personnes ayant perdu la vie sur la route du Magal dépasse de loin le bilan des éditions de 2016 et 2015 réuni.
Selon Le Quotidien, il s’établirait à la date d’hier à au moins 54 cas de décès par accident. Cheikh Bassirou Mbcaké avait pourtant appelé les chauffeurs à la prudence, hélas.
Serigne Mouhamadou Makhfouss Mbacké Ibn Sokha Maï Mbacké ne cache pas son indignation et accuse, selon Le Quotidien, le comportement des automobilistes. « La plupart des accidents sont le fait de l’imprudence des conducteurs. Ils doivent savoir que la vie humaine est sacrée et à ce titre, ils doivent montrer plus d’égard à l’endroit des usagers… », a laissé entendre le guide religieux.
A noter que la journée d’hier a été particulièrement macabre avec 14 morts enregistré dans un accident qui s’est produit entre Pekkéss et Ngaye.
Soyez prudent au retour!
senenews.com

07/11/2017

30% DE SANS PAPIERS

30 % des Sénégalais n’ont pas de papiers

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Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des nations unis pour les réfugiés (Unhcr) rappelle que 30 % de la population sénégalaise sont à risque d’apatridie.
M. Diop a fait ce rappel, ce samedi, en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. L’objectif est d’impliquer les universités dans la sensibilisation. Seulement 70 % de la population sénégalaise sont enregistrés dans les registres d’état civil, selon le dernier recensement. Ce qui fait des personnes qui ne le sont pas des personnes à risque d’apatridie.
Ces informations ont été livrées par Abdou Khadre Diop, représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Unhcr). Il s’est prononcé samedi dernier en marge d’un concours de plaidoyer sur le thème de l’apatridie. Et pourtant, dit M. Diop, ces personnes ont des noms sénégalais, parlent des langues sénégalaises mais ne parviennent pas à avoir la nationalité sénégalaise et ne peuvent pas faire valoir leurs droits au niveau des autorités.
Pour lui, il y a encore du travail à faire notamment dans les régions. «Il y a un travail de régularisation des naissances pour permettre à des personnes qui n’étaient pas déclarées de le faire. L’objectif est d’éradiquer l’apatridie d’ici 2024», selon M. Diop. Qui rappelle que, en 2013, le Sénégal a modifié sa loi sur la nationalité pour permettre aux femmes de donner la nationalité à leurs enfants…
Revenant au concours, Abdou Khadre Diop rappelle que la compétition entre dans le cadre de la sensibilisation des étudiants, décideurs de demain. Ce qui est visé, d’après lui, c’est de porter le débat de l’apatridie au niveau de l’université car, selon lui, les étudiants en droit ne sont pas trop sensibilisés sur la question.
Ahmet Tidiane Diouf, coorganisateur du concours dont le slogan est «Non à l’apatridie» souligne que ce phénomène est très peu connu et que beaucoup d’universités ne sont pas sensibles à cette question. A l’en croire, on s’intéresse plus aux majorités dans les démocraties alors qu’il y a des minorités qui souffrent. Il faut, dit-il, que les citoyens soient conscients de la difficile condition des apatrides de vivre dans un Etat sans avoir de papier, imaginent la précarité et la souffrance que ces personnes vivent au quotidien. C’est une manière, d’après lui, d’inviter les autorités, le législateur, en tête, à se prononcer afin d’apporter des réponses aux questions que les minorités se posent.
Quatre équipes d’étudiants en droit ont participé à la compétition. L’école Ensup a remporté haut la main la partie. Après les jubilés, le jury leur a rappelé que ce qui est attendu d’eux c’est de porter le plaidoyer pour lutter contre l’apatridie dans leur quartier, village, commune, région…
Cheikh Kandé Cheikh Kandé/Walfadjri

03/11/2017

AIBD: ENCORE DES RUMEURS INFONDEES

Abdoulaye Mbodj, directeur général de l’Aibd : « Les cuves seront prêtes le 30 novembre 2017 »

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Alors qu’un journal a évoqué un retard dans la construction des cuves à kérosène de l’aéroport International Blaise Diagne de Dias (Aibd) qui pourrait remettre en cause l’ouverture prévue le 7 décembre prochain, les responsables de l’aéroport rassurent. Joint au téléphone, le Directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), Abdoulaye Mbodj, affirme ne pas être au courant d’un problème. Il soutient que l’entreprise chargée de la réalisation des cuves à kérosène de l’Aibd, en l’occurrence SM Cadi, a assuré que le 30 novembre 2017, toutes les cuves seront prêtes, comme indiqué dans le planning. « L’inauguration étant prévue le 07 décembre 2017, Sm Cadi s’engage à livrer les cuves bien avant », martèle M. Mbodj.
Une information relayée par des journaux et sites indiquait qu’une anomalie des cuves de kérosène risque de fausser les plans du gouvernement d’ouvrir l’aéroport international Blaise Diagne alors que la veille, le Premier ministre avait présidé un conseil interministériel pour faire le point de l’état d’avancement des opérations de transfert des activités de l’aéroport Léopold S. Senghor vers ce nouvel aéroport. A l’issue de ce conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement avait affirmé que «tout est prêt pour un démarrage effectif le 7 décembre à midi». Toujours selon le site d’information, la société Smcady a signalé que les cuves de kérosène ne seront pas prêtes avant le 7 décembre. Une ou deux des trois sont installées sur du sol pas étanche, ce qui expose le carburant à des infiltrations hydriques et 6 mois au moins seraient nécessaires pour remettre en état les cuves.
O. KANDE/lesoleil.sn

16 KM D'AUTOROUTE EN PLUS

Aibd-Thiès : Il ne reste que les travaux de finition

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Avant le chantier de l’autoroute Ila Touba, le Premier ministre et sa délégation ont pu constater l’évolution des travaux de la branche Aibd-Thiès longue de 16 kilomètres de l’autoroute Aibd-Thiès-Mbour réalisée par Ageroute. Sur ce tronçon, deux ouvrages, par leur envergure et les moyens techniques utilisés, attirent l’attention. Il s’agit de l’échangeur de Thiambokh et le talus de 37 mètres de haut permettant à la route de passer sur plus de 800 mètres à travers le massif montagneux de Diass près du village de Soun Wolof. Mouhamadou Moustapha Dème, responsable de ce projet, assure qu’il ne reste que des travaux de finition précisément l’installation des panneaux de signalisation et des dispositifs de sécurité.
La route est construite selon les normes internationales. Elle est en 2x2 voies extensibles en 2x3 voies. Insistant sur l’importance de l’échangeur de Thiambokh, l’ingénieur de l’Ageroute souligne que cette infrastructure a deux fonctions principales : « relier les trois villes départementales que sont Dakar, Mbour et Thiès et permettre la desserte de l’Aibd pour ceux qui viennent de Thiès et au-delà et ceux qui viennent de Mbour et au-delà ».
Pour un meilleur suivi des travaux et une assurance la qualité de la route, l’Ageroute a utilisé, dans ce chantier, un profilomètre laser. Cet équipement sophistiqué a été acquis en 2015, selon Aboubacry Sall, responsable de l’auscultation. « Le profilomètre permet de vérifier trois types de tâches dont la mesure d’unie relative au revêtement de la chaussée. Il est interconnecté à un ordinateur portable. Avec cet appareil, on aura des routes de meilleure qualité », a-t-il dit.
lesoleil.sn

01/11/2017

AEROPORTS ET NAVETTES

Dakar aura son nouvel aéroport dès le 7 décembre

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Dernières finitions, nettoyages des salles et visites guidées des journalistes au nouvel aéroport Blaise Diagne, à 47 km de la capitale. Au Sénégal, on se prépare à l'arrivée des premiers vols le 7 décembre. Un conseil interministériel s'est tenu ce mardi pour faire le point sur les derniers réglages. Cela fait dix ans que Dakar attend son nouvel aéroport, dont les travaux ont débuté en 2007. Un projet décrié.
Le gouvernement promet que ce 7 décembre à partir de 12 heures, tous les vols à destination de Dakar atterriront au nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Il faut dire que l'Etat sénégalais a fait face à une multitude de critiques liées à l'immense retard dans la livraison de l'aéroport ou à des questionnements sur l'accessibilité des nouvelles infrastructures.
Pour Seydou Guèye, porte-parole du gouvernement, le nouvel aéroport est une première étape vers la transformation de Dakar en hub régional de l'aviation civile : « Vous avez compris, avec cet aéroport, nous avons totalement changé d’échelle. Il ne s’agit plus d’un aéroport comme celui de Dakar. Nous escomptons cinq millions de passagers dans cinq ans, et dix millions en 2035. Et c’est cela, la perspective du Plan Sénégal émergent [PSE], c’est son changement d’échelle, donc changement de paradigme, mais dans une perspective de développement. »
Depuis 1947, Dakar ne dispose que d'un seul aéroport civil, très proche du centre-ville. Le nouvel aéroport Blaise Diagne, à 47 km de la capitale, accessible via la nouvelle autoroute, fait partie d'un plan visant à désengorger la capitale surpeuplée et très polluée, et à développer de nouveaux pôles économiques.
RFI


L’Aéroport Léopold Sédar Senghor reconverti en aéroport militaire
L’Aéroport Léopold Sédar Senghor va devenir un aéroport militaire après l’ouverture du nouveau Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). Une décision qui a été prise lors du conseil interministériel qui s’est tenu ce mardi à l’Aibd.
Par ailleurs , le gouvernement du Sénégal a annoncé que le ticket du transport des bus Dakar Dem Dikk sur le trajet Dakar -Diass sera fixé à 1000 F Cfa.
Modou Diop/mediasenegal


Ouverture de l'AIBD, Dakar Dem Dikk va jouer un rôle important dans le transport des passagers.
Des dispositions importantes sont en train d'être prises. Celles-ci qui consistent à desservir le nouvel aéroport, vont aussi et surtout répondre aux préoccupations des sénégalais qui se posent l'épineuse question de la distance qui sépare Dakar à Diass et l'accès difficile des lieux.
Dakar Dem Dikk, leader du transport public au Sénégal a présenté son offre de transport qui consiste à mettre en place trois (03) Navettes Express A.I.B.D: (HLM Grand Yoff – AIBD, Thiès - AIBD et Mbour – AIBD) et cinq (05) lignes classiques A.I.B.D: (Aéroport LSS de Yoff - AIBD, Terminus Parcelles – AIBD, Terminus Dieuppeul – AIBD, Palais 2 – AIBD et Dépôt Thiaroye – AIBD) dans le confort, la sécurité et la ponctualité
Ministère

LA SAISON TOURISTIQUE A SALY

Une saison touristique prometteuse à Saly

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Depuis le 26 octobre dernier, c’est le démarrage officiel de la saison touristique à Saly où l’on constate une amélioration d’arrivée de visiteurs par rapport à la même date de l’année dernière. Le communiqué de l’ambassade des Etats unis n’ont pas eu d’effets sur la « Destination Sénégal », selon les acteurs.
A Saly, ça commence à grouiller du monde pour le bonheur des hôteliers et des propriétaires de résidences. Malgré le communiqué de l’ambassade des Etats Unis pour mettre en garde ses ressortissants contre le terrorisme, les touristes européens affluent vers la station balnéaire. Les grands réceptifs affichent déjà du monde et certains ont reçu des réservations pour le restant de la saison. Selon des acteurs, surtout des hôteliers, il y a une nette amélioration d’arrivée de touristes par rapport à la même date de l’année dernière. « Les choses commencent à bouger et s’il n’y a pas d’éléments extérieurs qui peuvent perturber le secteur, on peut espérer avoir une bonne saison touristique », nous confient les acteurs touristiques. Pour des gérants de véhicules touristiques, ils sont submergés et sont obligés de faire appel à des locataires anonymes pour satisfaire la demande. Même les « Tatas » qui servent de transport en commun sont sollicités pour le transport des touristes. Les patrons de troquets commencent aussi à se frotter les mains. La seule fausse note, c’est la présence massive des talibés qui perturbent la quiétude des touristes. Des centaines de talibés sont enregistrées chaque jour dans la station balnéaire et qui tendent la main aux touristes et très souvent ces derniers affichent des airs de désolation. Ce qui déteint le visage de la « Destination Sénégal » qui prend un sacré coup par rapport à cette situation.
Abdou Diouf/petitecotesn.com

28/10/2017

AMOUR A MORT

Homicides conjugaux au Sénégal : ​ 70% des hommes tués par leurs épouses

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Au Sénégal, 70% d’hommes ont été tués par leurs épouses. Cette révélation a été divulguée hier lors du colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest.
Selon le document de presse, « les victimes des homicides conjugaux sont, dans 53% des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% ». Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par les femmes, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leurs épouses), au Niger (62%) et au Sénégal (70%).
Parmi les mille homicides compilés dans les 4 pays de l’Afrique de l’Ouest, on dénombre 177 meurtres associés au vol. la participation des femmes à l’homicide familial se situe à hauteur du 1/3 des cas aussi bien du côté des victimes que des meurtriers.
« Ainsi, contrairement à certains préjugés, les homicides familiaux ne se résument pas à des crimes perpétrés par des hommes contre des femmes, les hommes étant surreprésentés, aussi bien du côté des victimes que celui des agresseurs », relève le document.
Concernant les homicides querelleurs, ils sont relativement nombreux en Afrique. Pis, les querelles qui finissent par mort d’homme sont plus fréquents au Sénégal qu’au Burkina Faso, qu’en Côte d’Ivoire ou au Niger.
« Au Sénégal, nous en comptons 94, soit 33% des homicides de ce pays », précise le texte.
Ces informations ont été extraites de « Mille homicides en Afrique de l’Ouest ». Ce livre porte sur des homicides perpétrés dans quatre pays de l’Ouest francophones, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Niger et au Burkina Faso. Les auteurs de cette étude montrent du coup, que la femme, toujours considérée comme le sexe faible, ne souffraient pas le plus des homicides conjugaux.
Les auteurs de cette étude sont le Dr Khaly Niang, Directeur de l’Asp, Maurice Cusson, Professeur à l’école de criminologie de Montréal, Nabi, criminologue et Henry Boah Yebouet, Professeur à l’Université Houphouët Boigny d’Abidjan. Ils y décrivent et analysent toutes les manifestations de la violence criminelle.
leral.net

HOMICIDES AU SENEGAL

Le Sénégal a des taux d’homicide plus forts que la plupart des pays étudiés

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Un colloque international sur les violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest s’est ouvert, hier, à Dakar. S’exprimant à cette occasion, Monsieur Maurice Causson, professeur criminologue canadien, a indiqué que la criminalité a baissé en Afrique de l’Ouest. Pour sa part, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Asp, a relevé qu’on ne peut pas comprendre le phénomène criminel sans pour autant faire une quantification.
« La question est difficile parce que dans un premier temps, je peux dire que grâce à un certain nombre de données internationales des Nations Unies sur les crimes et la drogue, nous constatons que dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, à l’exclusion du Nigeria, la criminalité et les homicides ont tendance à baisser d’une dizaine d’années », a d’emblée dit Monsieur Maurice Causson. A l’en croire, cette baisse de la criminalité est attribuée à ce qu’on appelle « l’émergence africaine ». « Je pense aussi qu’on l’attribuait de façon paradoxale à la multiplication des téléphones portables qui aident à la sécurité, qui permettent à tous les citoyens de communiquer pour une meilleure sécurité, une meilleure protection », a soutenu le professeur criminologue canadien, selon qui le Sénégal est particulier parce qu’il a des taux d’homicide plus fort que la plupart des pays que nous avons étudiés. Alors que la situation de la sécurité au Sénégal est meilleure qu’ailleurs. On est bien en sécurité au Sénégal qu’au Nigeria. Réagissant à ce propos, Pape Khaly Niang, Directeur de l’Asp, a relevé qu’on ne peut pas comprendre le phénomène criminel sans pour autant faire une quantification. « A l’issue de ce livre, le Sénégal constitue un pays qui est paisible, d’autant plus que quand un pays se développe, les intérêts augmentent. Ça pousse dans la criminalité de profit. C’est-à-dire s’il n’y a pas l’industrie, on n’a pas de quoi gouverner », a dit M Niang.
Les causes de la criminalité au Sénégal
Donc, poursuit-il, la criminalité est intimement liée au développement. Maintenant, les réponses qu’on doit apporter, selon lui, c’est d’avoir des outils, des quantifications. « C’est ce qu’on a fait en mettant en place une enquête nationale sur la criminalité. D’un autre côté, il faut avoir un cadre du stock. C’est ce qu’on appelle l’observatoire permanent de la prévention de la délinquance. C’est ce que nous sommes en train de mettre en œuvre. C’est une démarche typiquement scientifique. La sécurité doit être étudiée », a-t-il encore dit. Sur l’enquête de victimisation, il dira qu’ils ont beaucoup avancé et il ne reste que les conclusions. A l’en croire, tout a été fait sur l’étendue du territoire national. Et cela va leur permettre d’aller vers la cartographie de la délinquance. « C’est-à-dire, dans tous les quartiers, après cette enquête, nous pourrions vous dire dans tel quartier, il y a telle chose qui se développe et à quelle heure elle se développe et quels sont les acteurs, les criminels. Je pense que ça, c’est vraiment indispensable pour faire une politique criminelle valable et efficace », a renseigné M. Niang. Revenant sur les causes de la criminalité au Sénégal, il a indiqué qu’elles sont liées à plusieurs facteurs. « La pauvreté, l’âge, la jeunesse, l’état d’esprit des gens, la frustration. Ce sont tous des facteurs qui nous permettent d’avoir une lecture de la criminalité et pour ce faire, il faut trouver des spécialistes », a-t-il dit. Par ailleurs, un document remis à la presse a renseigné sur les homicides conjugaux. « Les victimes sont, dans 53 % des cas, de sexe masculin alors que les femmes le sont dans 47% des événements. Ce résultat surprenant, à savoir une majorité d’hommes tués par leur conjointe, se vérifie au Burkina Faso (60% d’hommes tués par leur épouse), au Niger (62%) et au Sénégal (70%) », a renseigné le document.
Cheikh Moussa SARR/rewmi.com

23/10/2017

SAGES PAROLES A APPLIQUER

Souleymane Bachir Diagne : Pourquoi le Sénégal est dans le viseur des djihadistes

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Le Sénégal est bien dans le viseur des djihadistes. D'où la nécessité d'intensifier la lutte contre le terrorisme, qui fait l'actualité de ces derniers jours. Invité de l'émission "Objection" sur Sud Fm, ce dimanche, le philosophe et Professeur Souleymane Bachir Diagne estime que notre pays est visé pour ce qu'il représente : ses valeurs démocratiques et la terre par excellence du soufisme.
La solution immédiate, contre le terrorisme, dit-il, reste le travail d'identification et le partage de renseignements entre les différents États. Alors que la solution durable est l'éducation, préconise l'universitaire dans le quotidien L'As.
Donc, pour éradiquer le mal, il faut inculquer des valeurs de l'islam à la jeunesse, renchérit l'enseignant à l'université de Columbia. Non sans souligner la responsabilité des États qui est, en premier, d'assurer la sécurité de leurs concitoyens, ensuite leur procurer une bonne éducation et une bonne formation.
Last but not least, l'insertion de jeunes et la satisfaction de la demande sociale qui restent, selon lui, une réponse efficace contre le terrorisme.
Seneweb

20/10/2017

LA MORT D'UNE ENFANT POUR 200000FCFA

Combien d'Aicha Diallo meurent dans nos hôpitaux au Sénégal dans un silence et dans une indifférence totale

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J'ai mal!
Combien d'Aicha Diallo meurent dans nos hôpitaux au Sénégal dans un silence et dans une indifférence totale.
Ce qui est arrivée à l'Hopital de Pikine est une erreur monumentale. Une faute impardonnable. Ce n'est pas un cas isolé . On a des Aicha Diallo tous les jours. C'est juste l'arbre qui cache la forêt.
C'est quoi un hôpital ? Est ce un lieu où on soigne des malades ou un lieu où on collecte de l'argent ?
Je ne comprend pas quelle est la politique mise en place ,dans nos hôpitaux et nos centres de sante pour accueillir et soigner nos malades ,par la haute autorité sanitaire du Senegal ?
La gestion d'un centre hospitalier obéit à des règles :l' expertise pour exercer les métiers et les moyens matériaux et financiers .
Les deux facteurs sont absents au Senegal. Ce qui me pousse à me demander si la santé fait partie de la famille des parents pauvres comme l éducation et l'emploi .
Monsieur le ministre de la Santé nous parle d'une ouverture d 'enquête pour situer les responsabilités.
Mais de qui se moque-t-il ce ministre ?
Il est bien le patron des hôpitaux publics du Senegal. Les directives appliquées dans les H P viennent de son ministère. Les directions des hôpitaux ne font qu'appliquer les règles qu'on les dictent.Ces dernières viennent de leurs supérieurs à l'occurrence du ministre de tutelle et du Chef du gouvernement du Sénégal. Si l'Etat souhaite sanctionner il doit se Sanctionner lui même.
Je constate que nous avons le Senegal d'en haut qui a droit à tout:qui se soigne, qui étudie, qui mange à sa faim et qui a un salaire.
Juste à côté, le Senegal d'en bas qui souffre, qui se bat sans appui ni soutien. Le Senegal qu'on cache, celui "qui pleure jusqu'à mourir "comme disait l'autre.
Nous sommes au final tous coupables car nous regardons,nous laissons faire et nous consentons. Aujourd'hui c'est l'hôpital qui est pointé du doigt et demain à qui le tour ?
Mon pays ne sanctionne pas. L'autorité y est absente ou elle ne se fait pas sentir. J ai mal pour mon pays le Senegal.
Qu'ALLAH nous vienne en AIDE. Amine!
M Ousmane Kante
Économiste Expert en Credit Management/pressafrik.com

 

15/10/2017

LE SENEGAL: CATASTROPHE ECOLOGIQUE

Haïdar El Ali : « Le Sénégal est dans un état de catastrophe écologique »

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Alors que la COP21 approche et que l’écologie sera censée être sur toutes les lèvres en novembre à Paris, les pays africains n’ont pas encore brillé par leur contribution. Où en est le continent ? Quelle place pour l’environnement en Afrique ? Réponses d’Haïdar el Ali, ancien ministre de l’Environnement du Sénégal.
« Quand je mourrai, plantez un arbre pour moi plutôt que de prier », a-t-il coutume de dire aux femmes de Casamance qu’il rencontre alors qu’il sillonne la région en lutte contre la destruction de sa mangrove. D’origine libanaise – ses parents ont émigré au Sénégal dans les années 40 –, Haïdar El Ali est un homme convaincu et engagé.
Infatigable défenseur de l’utilisation durable des ressources naturelles, l’ancien ministre sénégalais de l’Environnement se bat pour mettre l’écologie au centre du débat sur le développement et mettre à bas un système de captation des richesses et des ressources au profit d’une minorité dont il fustige la corruption. Initiateur de la fédération des partis écologistes africains, il estime que le salut de l’Afrique passe par une révolution verte, et le crie haut et fort. Interview.

Jeune Afrique : L’écologie s’est-elle durablement installée dans le débat politique en Afrique ?

Haïdar El Ali : Clairement non. On construit encore des centrales électriques qui fonctionnent au charbon, alors que le gaz n’est pas plus cher. Ce n’est pas cohérent. Le continent africain vit globalement des économies de prélèvement mais accepte de voir ses ressources pillées, notamment au niveau forestier ou halieutique. Autre exemple, révélateur : il y a trois semaines, le premier conseiller en matière d’environnement de Macky Sall a écrit dans un article que le réchauffement climatique était du pipeau inventé par l’Occident ! C’est invraisemblable.

Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie.

Les pouvoirs africains opposent-ils toujours le développement industriel et l’écologie ?

C’est vrai qu’on a beaucoup entendu ce discours, dans lequel on accuse les Occidentaux de nous parler d’écologie alors qu’ils ont pu polluer pendant de nombreuses années de leur côté tout en développant leur industrie. L’erreur, c’est de regarder le développement à travers le prisme de l’Occident. Il faut comprendre que la ressource est pour nous, Africains, une question de survie. Nous n’avons pas les moyens de filtrer notre air et notre eau, de mettre en place des agricultures en étages, etc… Nous disposons de ressources limitées qu’il nous faut gérer dans l’intérêt des populations. Pour nous, c’est davantage une question de survie que d’écologie. Si on ne préserve pas les forêts ou les mangroves par exemple, il n’y a plus d’agriculture et plus d’élevage.

C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements en sont-ils conscients ?

Il ne s’agit pas que des gouvernements. Le problème, c’est que tout le système est basé sur la finance et la croissance, qui ont pour effet de corrompre et donc de diriger et de dominer les quelques personnes au pouvoir. Les trafics de ressources comme le bois est international. Les Chinois, qui se servent des Sénégalais à la frontière avec la Gambie pour récupérer illégalement du bois précieux, ne transportent pas les troncs à dos d’ânes ! Ils passent les frontières et utilisent les groupes internationaux de transport, sous couvert de certificats gambiens qui n’ont évidemment rien à voir avec la véritable marchandise. Tout le monde le sait et ferme les yeux. On déguise des exploitations de bois de grumes sous des permis de bois de chauffe. C’est un pillage organisé et environ 1000 milliards de francs CFA qui échappent chaque année aux Sénégalais !

Les gouvernements sont donc complices ?

Je vais vous donner un exemple : quand je suis arrivé au ministère, il y avait une autorisation d’activité délivrée par les autorités sénégalaises à une multinationale canadienne pour exploiter des mines d’or à six kilomètres à l’intérieur… d’un parc naturel protégé et classé par l’Unesco ! En échange de cette autorisation ? Un contrat entre cette mine canadienne et la direction des Parcs d’un montant de 20 millions de francs CFA ! Dans les grands projets d’extraction en Afrique, les politiques ne regardent même pas les contrats. Ce qui les intéresse, ce sont les sommes qu’ils vont pouvoir empocher. Les multinationales font ce qu’elles veulent.

En somme, les dirigeants africains se « suicident » ?

Globalement, les dirigeants africains n’aiment pas leur pays. Sinon, ils y passeraient sans doute plus de temps. Quand on veut lutter contre la corruption, mettre à la porte des gens qui touchent de l’argent pour dilapider nos ressources, on peut le faire. C’est ce que j’ai fait au ministère de l’Environnement. J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

J’ai dérangé, j’ai été dégommé.

Que faire pour que l’écologie occupe une place plus importante dans le débat politique ?

La meilleure piste, c’est l’éducation et la formation des citoyens. Mais, bien sûr, notre force réside aussi dans la fédération de tous ces mouvements écologistes régionaux, nationaux et locaux. Je travaille par exemple avec des associations guinéennes au sujet du trafic de bois impliquant des intérêts chinois. Sur les questions transfrontalières, se fédérer est essentiel. Il faut également chercher à occuper le pouvoir. Ram Ouedraogo essaie au Burkina en se présentant à la présidentielle. Au Sénégal, nous avons une centaine d’élus locaux. C’est positif. Seulement, dans le jeu politique, les partis traditionnels sont mille fois meilleurs, mille fois plus aguerris.

C’est ce que vous avez constaté lors des dernières municipales ?

Quand je me suis présenté aux municipales, il y avait une telle ferveur autour de moi que certains me disaient que je ne pouvais pas perdre. Et puis, le jour où je suis allé voter, j’ai compris : tous les électeurs se faisaient prendre à part à l’entrée du bureau de vote et recevait une somme d’argent. J’ai dénoncé cela au gouverneur et il m’a répondu : « Tant qu’il n’y a pas bagarre, je n’interviens pas » ! Qu’est-ce que vous voulez faire ? J’ai fini quatrième du scrutin.

Votre parti sera pourtant actif lors des prochaines échéances électorales au Sénégal ?

Oui, aux législatives sénégalaises de 2017, nous n’allons pas faire d’alliance avec le parti au pouvoir ou l’opposition, qui entretiennent un système de concentration des richesses dans les mains d’une minorité qui fait la pluie, la pluie, et la pluie. Nous irons seuls et nous verrons bien quelle place l’opinion nous donne.

Le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

L’opinion, justement, ne semble pas encore faire grand cas de l’écologie en Afrique…

L’opinion, elle se forge notamment par les médias et l’éducation, les deux étant contrôlés par le système que je décris. Cela changera quand l’humain recevra une grosse baffe. Et je ne parle pas d’un tsunami… On se rendra compte que le temps, c’est de la vie, et pas de l’argent.

Globalement, on sent un constat d’échec pour les partis écologistes africains, qui ne parviennent pas à s’imposer. Quelle est leur influence réelle ?

Il y a une réussite, c’est que l’on parle d’écologie. Ce n’était as le cas il y a quinze ans. Ensuite, il y a une vraie influence sur le domaine politique. Au Sénégal, quand j’étais en fonction, nous avons fait passer la loi interdisant les sacs plastiques et nous avons introduit le code de la pêche et le code forestier. Il y a donc des avancées mais il reste beaucoup à faire. Le Sénégal est aujourd’hui en état de catastrophe écologique.

Après les municipales et les législatives, votre prochaine étape est la présidentielle ?

(Soupirs) Malheureusement, cela coûte trop d’argent. Quand j’étais ministre, je me suis retrouvé dans des situations où des gens, notamment des capitaines de bateaux russes qui venaient pêchaient illégalement dans les eaux sénégalaises, me proposaient de l’argent pour que je les laisse partir. Je ne l’ai pas pris. Je crois que l’on s’en sortira quand chacun arrivera à renoncer à ces tentations. J’ai choisi ce chemin. Résultat, je n’ai pas l’argent pour me présenter à la présidentielle.
Mathieu Olivier/jeuneafrique.com

13/10/2017

VOUS AVEZ DIT "TERANGA"?

Sénégal, pays de la Téranga où l'accueil fait de plus en plus défaut

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Réputé être le pays de la Téranga, pourquoi cette téranga ne se reflète t-elle pas dans le service public où les usagers ne cessent de dénoncer le manque de considération dont ils sont victimes ?
Au Sénégal le constat unanime est que le service public est de piètre qualité. Pour s'en convaincre, il suffit seulement de vouloir effectuer des démarches administratives pour l'obtention d'un papier. C'est la croix et la bannière pour les usagers qui sont obligés le plus souvent, de mettre la main à la poche alors que c’est leur droit le plus absolu.
Malheureusement, ces fonctionnaires qui devaient faire preuve de célérité, de courtoisie et de disponibilité envers les citoyens semblent n’en avoir cure et se comportent comme bon leur semble. Pourtant ces travailleurs payés par l'argent du contribuable, sont tenus de leur assurer des prestations de qualité, mais c'est trop leur demander.
Aujourd'hui, si l'on a pas la chance d'avoir des parents, des amis, d’être recommandé ou d'avoir des sous, c'est la galère assurée. Ce qui étonne le plus dans cette situation est le fait que les employés agissent dans l'impunité et la désinvolture la plus totale. Des fois, il faut faire preuve de beaucoup de retenue pour ne pas "péter les plombs".
Il suffit d'aller dans les hôpitaux parfois avec un malade pour se rendre compte de l'insouciance ou de l'inconscience des préposés à l'accueil. Que le malade soit mal en point ou pas, ils ne font guère preuve de compassion ou de sollicitude, c'est à peine qu'ils daignent faire leur boulot, le plus souvent avec une mine renfrognée.
Idem dans les commissariats de police où ceux qui y travaillent, affichent une mine des plis rébarbatives. Pour des papiers à légaliser ou une plainte à déposer, il faut faire profil bas et être doux comme un agneau. De sorte que la plupart du temps, les usagers éprouvent une certaine crainte pour ne pas dire une méfiance envers ces hommes de tenues alors que les relations devraient être empreintes de confiance et d'assurance.
Pourtant lors de sa prise de fonction, Anna Sémou Faye, ex-directeur général de la Police nationale avait promis de « rendre la police beaucoup plus visible, beaucoup plus proche des populations pour les rassurer avec des dispositifs qui permettront d’être plus proche, mais aussi de faire de la prévention». Pour elle, le maître-mot doit être rassurer : rassurer par la présence, rassurer par la prévention, rassurer par l'écoute.
Mais il semble à ce jour, que les populations ne sont ni écoutées, ni rassurées, elles sont tout simplement laissées à elles-mêmes. Dans les autres services tels que les mairies, les sociétés nationales, c'est comme s'ils s'étaient passé le mot. Les usagers ne sont pas traités avec les égards dus, parfois, ils sont même traités avec mépris.
C'est pourquoi d'ailleurs le Président de la République a érigé la modernisation du Service public au titre de réforme-phare du Pse dans le but d’accélérer les transformations structurelles des prestations rendues aux divers usagers du Service public.
C'est dans ce cadre qu'il avait initié en avril 2016, le forum de l'administration. Lors de ce forum, le Premier ministre Boun Abdallah Dionne avait piqué une colère noire du fait des retards et dysfonctionnements qu'il avait constatés et promis des sanctions.
Mais à ce jour, fourass ! Et les usagers continuent de subir ces désagréments, c'est comme si les fonctionnaires n'avaient cure des états d’âme du Pm. Aujourd'hui, les citoyens ont tellement dénoncé les tares qui gangrènent le service public, qu’ils ont fini par abdiquer devant le diktat de ces fonctionnaires, plus soucieux de se remplir les poches que de s’acquitter convenablement de leur devoir.
Pourtant, lors de ce forum sur l'administration, le chef de l’Etat avait rappelé à l’administration ses devoirs, l’invitant à s’adapter aux «exigences des citoyens» et de faire preuve de «simplicité», de «disponibilité» et d’«efficacité». Macky Sall leur avait fait cette leçon : 'l’administration doit être au service des usagers, par sa proximité, sa simplicité, sa disponibilité, sa célérité, sa lisibilité et l’efficacité de son action". Coucou, qu'est-ce qu'il a dit le Président'?
Il semble, en tout état de cause, que cette leçon tarde à être retenue par ces travailleurs du service public qui semblent être plus soucieux de se servir que de servir.
leral.net

10/10/2017

LA NOUVELLE VIE D'UN BIDONVILLE DE DAKAR

La cité Baraka aura bientôt un nouveau visage

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Le bidonville de la cité Baraka est un modèle. Ici, la solidarité est le maître mot. Les habitants espèrent que cela le restera malgré les nouveaux aménagements prévus : des immeubles à la place des habitats de fortune.
Nichée au coeur du quartier de Liberté 6 à Dakar, la cité Baraka n’est pas un
bidonville comme les autres. Dans ses centaines de maisons en taule et planches de
bois vit une communauté extrêmement organisée et solidaire. Depuis le début des
années 1990, près de 2000 personnes ont élu domicile sur cette petite colline en
banlieue de la capitale, au milieu des immeubles. La cité a été créée par le fondateur
de l’ONG Enda Tiers Monde, Jacques Bugnicourt, sur un champs de près de 2
hectares.
Au fil des années, les habitants ont développé une organisation très méticuleuse, avec un seul mot d’ordre, l’entraide. Pas question de subir la misère, ici on cotise de
l’argent, on le redistribue, on partage les points d’eau mais aussi les frais de santé ou de scolarité, on se forme les uns les autres. Une philosophie de vie qui se retrouve à tous les échelons du quotidien dans ce bidonville hors du commun.
La vie du quartier est régie par des comités: pour les jeunes, pour la formation, pour les femmes, pour le développement.
Les habitants ne payent pas de loyer, le terrain appartient au domaine national. Toutes les communautés cohabitent, aux côtés des Sénégalais, des Maliens, des Ivoiriens, des Guinéens.
Tous ont développé au fil des années une identité très forte. Ils
s’appellent les Baraka, les chanceux. Car dans leur misère, les liens de solidarité ont
toujours porté très haut les couleurs du vivre-ensemble. Il n’y a pas de différence entre les ethnies, entre les sexes, entre les âges.
Bientôt, ces habitations anarchiques vont disparaître, le bidonville va être réhabilité par une ONG allemande. Les baraques de fortune vont être remplacées par des
immeubles, 14 bâtiments, 210 appartements au total pour rendre le cadre de vie plus
attractif. Les premières constructions doivent commencer le mois prochain. En avril
dernier, le président Macky Sall était venu poser la première pierre.
Les habitants de la cité ont été très impliqués dans le projet « Nouvelle Baraka ». Ils ont pu donner leur avis sur les plans, exprimer leurs attentes, et ont fait un important travail de réflexion sur l’adaptation de leur mode de vie traditionnel vers des habitations plus modernes.
Une façon de décider eux-même de leur avenir.
vidéo: http://information.tv5monde.com/afrique/senegal-la-cite-b...
TV5MONDE / M.CHEVANCE / E. GODARD

07/10/2017

UNE FILLE SUR TROIS MARIEE AVANT 18 ANS

Mariages précoces : Pédophilie à grande échelle au Sénégal

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Selon le 16e rapport de Plan international sur la situation des jeunes filles, une fille sur trois est victime de mariage précoce au Sénégal. C’est-à-dire qu’elle a été mariée avant 18 ans, l’âge de la majorité.
L’étude, reprise par Le Quotidien dans son édition de ce samedi, indique que la situation est plus alarmante en milieu rural où le pourcentage de filles mariées avant 18 ans est de 49% contre 17% en ville.
Conséquences : grossesses précoces, avec leurs risques sur la santé de la mère et de l’enfant, et décrochage scolaire.
En effet, l’étude, qui couvre la période 2005-2015, renseigne qu’en 2015 «971 cas de grossesses ont été recensés au Sénégal concernant la tranche d’âges des 12-19 ans». Et que celles-ci concernent pour 71% des élèves de la 6e à la 3e et pour 28,1% des élèves de la seconde à la terminale.
Les régions de Sédhiou et de Ziguinchor sont les plus touchées. Elles affichent, respectivement, 30% et 19%, alors que dans le reste du pays les pourcentages oscillent entre 2% et 5,4%.
RP/Seneweb News