11/09/2014

Reportage sur le tourisme décadent à Saly

le mal est dans le « visa »….
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La station balnéaire de Saly. Il est 17 heures, lorsque notre véhicule pénètre dans cette aire de vacances et de repos. Jusqu’à notre hôtel, presque nulle trace d’étrangers, la chaleur suffocante aidant, mais peut-être bien plus que cela, puisque la saison n’est pas encore ouverte.
Ainsi donc, les complexes hôteliers se débrouillent tant bien que mal avec la clientèle locale, particulièrement certaines sociétés qui envoient leurs enfants en colonie de vacances dans la station balnéaire de Saly.
Nous posons nos valises au complexe les Filaos où l’ambiance est colorée quoique timide, à la différence de bien d'autres complexes. La raison est simple, selon  Ibrahima SARR Directeur Général des Hôtels Filaos & Saly Hotel : « notre complexe est un "tour operator"  exempté pour le moment, de la mesure des visas biométriques. Mais à vous dire vrai, le tourisme se porte très mal à Saly, surtout durant l'année 2013. Les réceptifs hôteliers  d’une manière générale, arriveront à réaliser le TO (Taux d’occupation) annuel de 50%. Cependant, il est vrai que 3 ou 4 hôtels dans la station sortront la tête de l’eau. »   
D’une manière personnelle, ajoute t-il, « le visa biométrique ne nous concerne pas car, les « Tours Opérateurs sont exemptés pour le moment et nous en faisons partie. Cependant, c’est une mesure très contraignante tant de par son application que de par son coût, parce que la destination Sénégal est déjà considérée comme chère, par nos clients. Pour cela, je reste persuadé que cette mesure de visa biométrique causera plus d'impacts négatifs sur le tourisme Sénégalais, que l’on ne peut imaginer. Aussi nous sommes toujours dans l’impasse, et l’exonération qui a été accordée aux Tours Opérateurs prend fin à la fin de l’année 2014. »
Même son de cloche chez Doudou Gnagna Diop un expert en tourisme durable et promoteur en écotourisme rencontré dans un café de la place : « concernant le visa, je reste sur mon appréciation datant du début des revendications.  Je suis citoyen, républicain. La loi a été votée et les acteurs ont manifesté leur désaccord, malgré cela la loi a été promulguée et appliquée, donc je m’abstiens de tout commentaire là-dessus. Ce qu’il faudra retenir est que le Sénégal vit aussi de son tourisme et que le touriste prend ses vacances sans aucune contrainte et voyage là ou son budget lui permet de satisfaire ses loisirs.»
Dakaractu

26/06/2014

Le maire de Saly a de l'ambition...

Saly-: le maire sortant défie Ousmane Tanor Dieng aux départementales
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Le maire sortant de la commune de Saly-Portudal (Mbour), Ousmane Guèye, un transfuge du Parti socialiste (PS) et candidat à sa propre succession, a promis de ‘’donner une cinglante raclée’’ à Ousmane Tanor Dieng, tête de liste majoritaire sur la liste départementale de la coalition Bennoo Ligueyal département de Mbour.
‘’Si je promets de battre Ousmane Tanor Dieng, c’est parce que je suis sûr de pouvoir y arriver. Aux dernières élections locales, à moi seul, je faisais face à 14 partis et coalitions de partis politiques. Je vais battre Ousmane Tanor Dieng au soir du 29 juin prochain, s’il plaît à Dieu’’, a dit M. Guèye, candidat de la coalition ‘’Euleugueuy Dax’’ en alliance avec ‘’Bës du Niakk''.
'’J’ai été le président du Conseil rural de Malicounda de 2002 à 2008 et, après le découpage administratif'', a rappelé le responsable de ‘’Bës du Niakk’’ dans le département de Mbour.
''De 2009 à aujourd’hui, je suis le maire de Saly. Partout où je suis passé je n’ai fait que des résultats qui ont fait le bonheur de mes administrés. C’est pour faire profiter de mon expérience à tout le département de Mbour que je vise le conseil départemental de Mbour’’, a t-il dit lors d'un meeting au quartier ‘’Relais 82’’ .
ADE/OID/AD/APS

23/06/2014

Promesses électorales à Saly

Une candidate de Saly/Mbour prône un tourisme profitable aux locaux
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Néné Gagnesiry Daff Camara, investie en cinquième position sur la liste proportionnelle de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) dans la commune de Saly-Portudal (Mbour), a promis, en cas de victoire, de faire en sorte que le tourisme, qui occupe une place importante dans la zone, soit profitable aux populations locales.
‘’Je suis une professionnelle du tourisme qui vit dans la commune de Saly-Portudal, mais le constat le plus unanime est que les populations locales ne profitent pas des retombées du tourisme'', a-t-elle dit.
''Certes, tout le monde ne peut pas travailler dans les hôtels, mais il faut créer un environnement favorable à une bonne implication des populations dans les activités touristiques et d’en tirer profit. Nous qui réclamons les suffrages des populations de Saly, en cas de victoire, devons faire en sorte que celles-ci sentent l’importance du tourisme dans leur développement économique et social’’, a déclaré Néné Daff Camara.
Elle s’exprimait samedi, lors d’un meeting de mobilisation, d’information et de formation de leurs militants en perspectives des élections locales de dimanche prochain. Elle est le chef de service régional du tourisme de Fatick (centre).
‘’Nous sommes dans une coalition qui regorge des hommes et des femmes de valeur, qui ont les compétences requises pour gérer la commune de Saly, en cas de victoire de notre liste. Nous jugeons inadmissible qu’une commune de la trempe de Saly-Portudal, qui a un budget annuel de 1,600 milliard de francs CFA, soit dirigée par un analphabète'', a dit Mme Camara.
''C’est pourquoi nous nous sommes réunis en coalition pour apporter notre expérience et notre expertise pour diriger de façon très participative avec une très forte implication des populations locales’’, a lancé Mme Camara, membre de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir).
ADE/AD/APS

02/06/2014

Toujours la même chanson de constat...

SALY PORTUDAL SE MEURT
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Jadis première station balnéaire du Sénégal, Saly Portudal connaît aujourd’hui un grand déclin marqué par la chute drastique du taux d’arrivées. Pour tirer la sonnette d’alarme et décliner des pistes permettant d’inverser cette tendance, les acteurs du secteur ont initié, en collaboration avec le collectif des journalistes de Mbour, un week-end de presse. Au programme, une visite de terrain et un forum qui ont permis de mettre le doigt sur les facteurs bloquants.
Le secteur du tourisme, jadis seconde mamelle de l’économie nationale après la pêche, est actuellement sur une pente raide. Il est au bord du dépôt de bilan. Il suffit de faire un tour à la station balnéaire de Saly pour se rendre compte à quel point la situation est alarmante.
Ces dernières années en effet, presque 400 mètres de plage ont été engloutis par la mer, ce qui a engendré la perte de 1.000 emplois. Pour tirer la sonnette d’alarme, un week-end de presse a été initié par les acteurs du secteur, en collaboration avec le collectif des journalistes de Mbour.
A cette occasion, une visite de terrain de l’hôtel Savana jusqu’à l’hôtel Téranga a permis de se rendre compte des dégâts causés par l’érosion côtière. Ndiaga Sarr Mboup, un sculpteur sur bois trouvé sur le point bas de l’hôtel Savana et présent sur les lieux depuis 1982, affirme que la mer a emporté sous ses yeux plus de 200 mètres de plage.
Et à cet endroit le désastre est visible à l’oeil nu, car il n’y existe plus d’allée pouvant permettre aux touristes de se promener au moins sur la plage. Ils étaient trois sculpteurs à ce niveau, mais le troisième a finalement plié bagages pour investir d’autres créneaux, tellement la situation est difficile.
Un autre cri de détresse a été lancé par cet acteur du village artisanal de Saly, qui supplie l’Etat du Sénégal d’agir très vite. Leur gagne-pain est en train de sombrer, car ils restent parfois un mois sans vendre le plus petit objet d’art. Au niveau de l’hôtel Téranga, c’est plus de 400 mètres de plage qui ont disparu et la mer a même emporté le bar qui a été ainsi rayé de la carte de l’hôtel.
Et pourtant, les lions du Sénégal de l’épopée de 2002 s’entraînaient régulièrement sur cette plage, aujourd’hui totalement disparue. Selon un touriste français rencontré sur la plage, malgré le fait que le Sénégal soit pris entre deux feux (la crise malienne et la propagation du virus Ebola en Guinée), l’envie de venir au Sénégal reste encore vivace en Europe. C’est pourquoi, dit-il, il appartient au Sénégal de créer les conditions pour exploiter cette opportunité.
En tout cas, lors du forum qui a précédé la visite de terrain, une très longue liste d’écueils a été égrenée. Selon l’expert Faouzou Dème, le tourisme est gravement malade et doit être confié à un spécialiste pour espérer des soins appropriés. La difficulté fondamentale, à l’en croire, vient de la nomination de ministres purement politiques à la tête du département et des directeurs nationaux qui ne connaissent rien du secteur.
SOS POUR 17 HÔTELS ET 92 AUBERGES
Directeur de l’hôtel Bougainvilliers, Boubacar Sabaly affirme que la courbe des arrivées est descendante depuis 2011 et il y a eu même presque une année blanche en 2012, suite aux troubles préélectoraux. Et pourtant, dit-il, le seul volet découverte du tourisme à Saly, à travers des visites au Lac Rose, au Parc de Bandia… a un potentiel de 18 milliards de FCFA.
Au-delà de l’érosion côtière, les 109 réceptifs de Saly composés de 17 hôtels et 92 auberges souffrent des effets de la contrainte du visa biométrique appliqué aux touristes qui veulent emprunter la destination Sénégal, au point de mériter un véritable SOS pour espérer sortir la tête de l’eau. La destination Sénégal ne bénéficie pas d’une bonne politique de promotion sur le marché européen, selon les acteurs.
Il s’y ajoute la cherté de la destination. Les billets d’avion ne sont pas concurrentiels par rapport au Maghreb, pour la simple raison qu’ils sont rendus extrêmement chers par la taxe aéroportuaire qui peut atteindre parfois la moitié du prix du billet.
La meilleure illustration est donnée par le fait qu’un touriste doive débourser une somme de 1.500 euros en demi pensionnat pour une semaine au Sénégal, contre seulement 300 euros en pension complète dans les pays du Maghreb, pour la même durée.
Ainsi, l’Etat est directement interpellé pour prendre les décisions idoines. Selon Pathé Dia Directeur de l’hôtel Téranga, le pouvoir libéral n’a jamais voulu soutenir le tourisme en 12 ans de magistère. Le pouvoir actuel a exprimé une volonté de jouer sa partition pour redynamiser le secteur afin qu’il redore son blason, à travers la récente visite du Chef de l’Etat.
Mais malheureusement, se désole-t-il, depuis lors aucune avancée significative n’est notée en terme d’actes concrets posés dans le sens de la matérialisation de cette volonté.
Suffisant pour que Boubacar Sabaly parle de manque de volonté politique. La Société d’Aménagement de la Petite Côte (Sapco) est également indexée pour avoir, selon Boubacar Sabaly, tourné le dos à sa mission d’aménagement pour verser dans le morcellement de terres et les lotissements.
Il s’y ajoute des routes dégradées dans le périmètre de Saly et qui n’ont jamais été refaites depuis 1980, l’installation de restaurants, de boutiques de Maures non loin des hôtels. Pour les acteurs, la redynamisation du secteur passe entre autres par le maintien de l’exemption des visas d’entrée aux touristes, la mise en place d’une structure dédiée à la Promotion Touristique sur la base d’une gestion paritaire, la requalification de la station balnéaire, la restauration des plages par une lutte efficace contre l’érosion, l’élaboration d’un plan d’urgence de relance, etc.
Djoloffnews

28/05/2014

Saly Oasis, un rêve?

Si on créait "Saly Oasis"?

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"Je travaille avec une amie architecte sur ce projet, qui nécessiterait de nombreuses plantations...La partie ouest à 200 mètres en mer pourrait bénéficier de l'implantation de plusieurs épaves (en accord avec la société sportive de pêche qui anime un programme) Il est deux particularités importantes que je garde pour moi actuellement, mais qui sont essentiels à la réussite technique. Pour ce qui est des financements, des fonds Européens et FMI sont disponibles. Sur l'aspect économique, il n'est pas nécessaire de resituer l'importance de Saly pour le programme de relance touristique, située de plus à 15 mn du nouvel aéroport. Les retours sur investissements pourraient être assurés notamment par l'implantation d'un aquaparc....Les investisseurs Espagnols seraient preneurs. Puis ce qui m'est cher serait la création d'un "aquarium marin, genre La Rochelle" incluant une zone de soins et de protection des espèces marines. J'ai pris la décision de publier ceci sachant très bien que je prêtais le flanc à une faune de lobotomisés...Mais en tant que Médaille d'Or du concours Lumière 2001, j'ai pensé que certains m'accorderaient quelques crédits. Pour présenter le projet, il me faudrait une prise en charge d'une semaine au départ d'Angers. Puis deux quantièmes de 1 000 euro chacun pour la semaine pour mon amie architecte à Dakar et moi. Le séjour serait utile pour vérifier la ligne de fonds, la mienne date de 2003. Par ailleurs nous disposons localement des capacités et des moyens (matériels fin de chantier aéroport) et les compétences de Youssef. Amitiés.
Bon, comme je vous sais passionnés, une fois les quolibets épuisés. Que croyez vous qu'il puisse arriver dans la darse créée entre le continent et Saly Oasis? Il suffit de demander à Monsieur Touly (résidences du port/Lamantin): l'ensablement! Mais cette fois la mer travaillera pour nous. La sédimentation s'accentuera dans la darse et le courant de chasse sera incapable de retirer le sable. Ce dernier pourra être utiliser dans un premier temps pour reconstituer les plages traditionnelles. Dans un deuxième temps pour l'aménagement de Saly Oasis. Capito... Yves Renaut Membre de l'association Franco/japonaise d'Océanographie (Présidence Mme NISHIKAWA 1996) pour info l'aéroport d'Osaka est construit comme ceci. Saly Oasis représente 1/000 ième de la surface et moins de fond..."
Yves Renaut

13/05/2014

La maire de Saly sali...

Saly Portudal : Le maire Ousmane Gueye en procès pour escroquerie foncière
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Ousmane Guèye, maire de la commune de Saly Portudal traverse une période difficile. L’édile de la commune, est procès ce 13 mai au tribunal de Thiès.
Il est poursuivi par  une partie de la population pour escroqueries foncières. Une situation qui le met dans l’embarras, puisque Ousmane Guèye est candidat à sa propre succession en vue des prochaines élections locales qui se tiennent le 29 juin prochain.
Seneweb

05/05/2014

Carnaval des écoles de Saly

Carnaval des enfants d'écoles de Saly

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Des centaines d'enfants qui défilent quasi à la sauvette dans la station. Accueillis par des coups de klaxons de gens pressés. Quelques badauds. Un seul agent de la Sapco. Pas de force de l'ordre; juste des enseignants aux aguets qu'un petit ne se fasse pas écraser...
Aucune organisation alors que tous ces gosses défilent en rangs serrés et quasi apeurés dans leurs jolis costumes traditionnels souvent. Descente vers le rond point et vite se réfugier sur la place des bougainvilliers avant que la circulation n'étrangle la station pourtant vide de touristes. Pauvre spectacle en ce jeudi de premier mai. Pas annoncé, pas médiatisé, désorganisé. Ces enfants par centaines auraient pourtant pu être enfin une jolie attraction sur la station balnéaire. Le travail des institutrices et les costumes auraient mérité mieux que ce capharnaüm routier et râleur...
En fin d'après midi, j'ai eu l'occasion d'être invité aux spectacles des classes de l'école Sérère de Saly Bambara. Seul toubab parmi près d'un millier d'enfants, de parents, d'enseignants, de griots, de musiciens. Un régal d'émotions pour les yeux et le cœur.
J'aurai l'occasion de faire un album-Facebook et de partager quelques instantanés de cette fête Sérère.

21/04/2014

Invasion de Jakarta à Saly

Les Jakarta envahissent Saly
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Le phénomène des motos Jakarta gagne du terrain à Saly-Portudal. Ce mode de transport a commencé à prendre de l’ampleur. Au début, on ne comptait que trois ou quatre motos-taxi. Aujourd’hui, on en recense plus d’une cinquantaine. Les conducteurs comme les usagers y trouvent leur compte.
À l’image des villes comme Kaolack et Thiès, le phénomène des Jakarta s’est installé à Saly et commence à se développer. Et rivalisent même avec les véhicules appelés clando qui ont longtemps régné à Saly. Il y a deux mois, il n’existait que trois ou quatre engins qui étaient postés au carrefour de la pharmacie Madeleine pour acheminer les passagers se rendant au quartier Niax-Niaxal qui avaient du mal à trouver un véhicule. Pour combler ce vide, les conducteurs de motos Jakarta ont installé leur point de départ en ce lieu. Très vite, les passagers se sont intéressés à ce mode de transport et y ont trouvé leur compte puisqu’ils n’ont plus à s’éterniser au boulevard à attendre un clando vide qui tarde à arriver.
Aujourd’hui, les garages sont installés sur les artères. Assis sur leurs bécanes, les conducteurs épient les éventuels clients pour les acheminer à toutes les destinations. Ce mode de transport semble avoir apporté du baume dans le cœur des habitants de Saly Joseph, Saly Vélingara et des villages environnants qui n’auront plus à marcher des kilomètres pour rentrer. Pour toute destination, les motos Jakarta sont prêtes à conduire les clients, à condition de payer le prix homologué par les conducteurs. De Saly à Ngaparou, en passant par Somone, Gandigal, Nguekokh, Mbour et Sindia, les conducteurs offrent leur service et les clients paient en fonction de la distance. À l’angle de Niax-Niaxal, comme sur tous les points de départ, les conducteurs sont organisés. Chacun attend son tour selon l’ordre d’arrivée.
Pour le moment, il n’existe pas encore dans les garages de Jakarta, de rabatteurs pour les organiser, contrairement aux garages des véhicules clando. Une enquête menée auprès de ces conducteurs de vélomoteurs démontre que la plupart d’entre eux sont propriétaires de ces engins. D’autres sont employés par des personnes qui ont investi dans ce créneau. Chaque jour, leur versement varie entre 3.000 et 3.500 francs et le conducteur prend en charge les pannes et le carburant. Le seul critère exigé par le propriétaire est de prendre soin de l’engin et de verser régulièrement la somme convenue entre eux. Les conducteurs se frottent les mains. Chaque jour, ils peuvent gagner jusqu’à 7.000 voire 10.000 francs et même plus. « C’est un créneau rentable qui rapporte de l’argent », nous souffle un conducteur qui s’attelle à ce métier pendant les heures creuses ou après son boulot dans une société commerciale de Saly. Beaucoup de personnes sont dans le même cas que lui. C’est pour eux un moyen d’arrondir les angles pour s’en sortir financièrement.
Aujourd’hui, des pères de famille investissent dans ce secteur considéré comme lucratif pour faire travailler leurs enfants grâce à des prêts consentis au niveau d’organismes financiers de crédit. Du côté des populations, on ne voit aucun inconvénient à ce nouveau mode de transport qui parvient à supporter leurs bourses et certains l’assimilent à une revanche sur les véhicules clandos qui ont toujours régné en maître dans cette zone en leur faisant payer des prix exorbitants. Le seul hic dans ce genre de transport est que le conducteur et le passager ne portent pas de casque pour assurer leur sécurité en cas d’accident. « On devra leur soumettre cette réglementation », estime un membre des forces de l’ordre qui souligne également « qu’ils doivent être soumis au paiement de l’assurance, car ce sont des accidents qui les guettent ». Pour renflouer les caisses de la municipalité, un membre du conseil a indiqué que « tous les cyclomoteurs doivent être assujettis à l’acquittement de la taxe municipale comme les véhicules clandos ».
Avec l’avènement de ce nouveau mode de locomotion, on constate le vol récurrent de Jakarta à Saly et à Mbour qui commence à prendre de l’ampleur. Les malfrats utilisent une astuce qui consiste à changer l’habillage de l’engin et le tour est joué.
Almamy DIOUF/Mbourinfo

01/11/2013

Pour les gosses de Saly Niakh Niakhal

École de football des enfants de Saly Niakh Niakhal au Sénégal
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Le centre de formation SenFraBel AS (association sportive SenFraBel) a été crée dans le but de la pratique du football et du suivi éducatif et scolaire des enfants de Saly Niakh Niakhal/Grand Mbour.
Il est né de la volonté de jeunes Sénégalais des communes de Saly et de Mbour avec l'appui de leurs amis Belges et Français, à créer un club de football, dans un esprit de convivialité, de sérieux et d'envie autour de ce projet tout en veillant à l'aspect éducatif et scolaire des jeunes.
SenFraBel est tourné vers une formation de jeunes footballeurs âgés de 10 à 13 ans, correspondant aux catégories "benjamins" et "minimes".
Il s'agit, à travers cette initiative, d'offrir une opportunité en apportant une parmi plusieurs réponses, au manque d'encadrement et d'occupation utile d'enfants très talentueux mais souvent abandonnés à eux-mêmes dans les rues et autres espaces vagabondes qui les exposent à tous les dangers.
SenFraBel AS dispose d'un conseil d'administration, d'un staff, d'un siège provisoire, d'un réglement qui adhère aux dispositions légales et juridico-sportives en vigueur au sénégal et d'un cadre constitutionnel qui régit le fonctionnement de l'école de football.
SenFraBel AS possède deux types de membres: les membres fondateurs du conseil d'administration et les membres rejoignant l'association après sa création.
L'adhésion à l'association est ouverte à condition de payer sa cotisation et de souscrire au règlement. Ce règlement définit le cadre et le fonctionnement institutionnel de l'association.
Cette association sportive est illimitée dans le temps, car son action est continue pour permettre son développement et surtout celui des enfants.
Elle ne dispose pour l'instant que de fonds venant directement des membres eux-mêmes par le biais de cotisations.
Tout membre ou autre bonne volonté souhaitant daire un don à l'association, pourra le faire en toute légitimité.
SenFraBel AS reste ouverte à toute initiative pouvant aider au plaisir sportif et au bonheur des enfants de son école de footblall et à leur donner une chance de faire valoir leur talent de footballeur en herbe. Cela inclut le parrainage d'un ou des enfants, d'un soutien matériel ou financier au centre ou de tout autre type de partenariat y compris le sponsoring et le jumelage.
Contact: christianefierain@hotmail.com
www.senfrabel.com
https://www.facebook.com/groups/senfrabel

10/10/2013

Ah les beaux baux!

L’Etat du Sénégal a décidé de céder au prix de 5.000 francs le mètre carré ses terrains domaniaux de Saly-Portudal à leurs occupants lorsqu'ils sont détenteur d'un bail Sapco.

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Cette décision a été donnée aux résidences de Saly le 26 juillet 2013 par un courrier de la Direction Générale des Domaines, notifiant la résiliation du Bail SAPCO, en date du 2 Octobre 2012 au profit de l'Etat du Sénégal.

La Commission de Contrôle des Opérations Domaniales (CCOD) a statué le 6 Février 2013 sur la possibilité d'acheter les terrains en Titre Foncier.

Le prix du m2 de rachat s'élève à 5000 F CFA TTC/m2 (+ 7,5% de frais d'enregistrement)

Les pièces à fournir pour l'achat sont :

- Quitus du Syndic (en résidence)

- Justificatif du règlement du Bail SAPCO 2011 et 2012

- Quitus des taxes du fonciers bâtis 2011, 2012 et 2013

- Copie du titre de propriété

- Une demande manuscrite 

- Le passeport

- Un relevé cadastral

Les propriétaires désireux d'acquérir le titre foncier à son nom doivent le déclarer avant le 31 Août 2013.

La régularisation définitive devant intervenir avant le 31 Décembre 2013.

Si vous n'achetez pas le titre foncier

A défaut, les propriétaires ne souhaitant pas acquérir ce titre foncier basculerons automatiquement sur un Bail (nouveau) et auront jusqu'au 31 Décembre 2013 pour son règlement auprès des services domaniales de Mbour.

Le prix du bail : 232 F CFA TTC / m2

Via Tak2

31/08/2013

Bertrand Touly est blanchi

Scandale de la drogue à l’Hotel Lamantin Beach : Bertrand Touly bénéficie d'un non-lieu

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Dans l'affaire de la drogue dure trouvée à l'hôtel Lamantin Beach, c'est le prévenu Bertrand Touly et sa famille qui vont se réjouir. Ce dernier pousse un ouf de soulagement, dans la mesure où, emprisonné à Thiès puis libéré provisoirement, il est aujourd’hui un homme libre.

Selon L'Observateur, le Doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf a, avant-hier jeudi 29 août 2013, rendu l’arrêt de non-lieu. Cet arrêt qui le blanchit de toute implication dans cette sale affaire.

Après avoir bouclé son enquête, le Doyen des juges a décidé de l’écarter de cette sombre histoire, voilée de mystères, qui maintient depuis dix mois maintenant dans les liens de la détention, le promoteur de lutte Luc Nicolaï, ainsi que le douanier Abdou Khadre Kébé et les employés de l’hôtel.

Bertrand libre, Luc Nicolaï peine pour sa part à voir le bout du tunnel...

Seneweb

28/08/2013

Grandeurs du maire de Saly...

Saly : des conseillers municipaux demandent la diminution des dépenses de prestige

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Le conseil municipal de la commune de Saly Portudal a été convoqué en session ordinaire jeudi dernier pour notamment se pencher sur une ‘’première autorisation spéciale de recettes et de dépenses’’. Au cours des débats, certains conseillers municipaux ont demandé la diminution des dépenses de prestige pour une bonne gestion des finances locales.

A l’occasion de cette session ordinaire, les débats se sont portés sur la gestion des ressources et la priorité des dépenses. A cet effet, le conseiller municipal Ismaïla Diouf a soulevé le problème des budgets alloués à l’électricité, l’eau, la santé et l’assainissement «sans aucune réalisation significative par rapport aux montants importants de prévisions sans aucun rapport annuel des réalisations». D’où, selon lui leur difficulté, en tant que conseillers à servir aux populations des réponses précises sur cette question.

Le conseiller municipal Aliou Sarr a saisi la balle au rebond pour dénoncer ‘’les prélèvements faits sur des secteurs prioritaires et réaffectés aux dépenses futiles de fonctionnement’’.

Pour sa part, Ibou Sakho Thiandoum a expliqué que les frais de mission ne se justifiés pas eu égard au fait que les présidents de commissions n’ont, à ce jour, « jamais eu d’ordre de mission ni à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays’’. En outre, M. Thiandoum, par ailleurs membre du mouvement « Yokkuté Saly ak Sakho Thiandoum », a soulevé le débat sur les frais d’études d’assistance technique et de formation dont les conseillers municipaux n’ont jamais bénéficiés pour mieux comprendre les règles élémentaires de gestion municipales. Car, dit-il, de 2009 à aujourd’hui un seul séminaire a été organisé pour une nouvelle commune qui se veut performante.

Dans la même lancée, la conseillère Aïssata Bâ a demandé de faire la situation sur les cantines du marché central car les groupements ont déjà versé leur caution. Elle est aussi revenue sur le fait que ‘’le Maire donne des subventions aux pêcheurs et pas aux éleveurs et agriculteurs.’’

De même, le conseiller Pape Cissé a demandé des justifications sur les montants de location de véhicules jugés « élevés ».

La santé a été aussi au cœur des préoccupations des conseillers municipaux.

« La santé est revenue dans les débats car la commune ne dispose pas de centre de santé, mais d’un poste de santé sans équipements techniques, sans ambulance pour une commune dont le budget avoisine les deux milliards de francs qui doit avoir un centre de santé de référence avec un plateau technique relevé », estime M. Thiandoum.

L’autre point sur lequel le conseil municipal de la commune de Saly Portudal s’est penché lors de cette session ordinaire est le projet de virement de crédits, n°1 Gestion 2013.

Le premier projet de virement de crédit de la gestion 2013, d’un montant total de quarante et un millions six cent (41 000 600) francs s’opère aussi bien sur les crédits de fonctionnement que sur ceux d’investissement.

La première autorisation spéciale de recettes et de dépenses s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de vingt neuf millions de francs (29.000.000). Le Fonds de dotation de la décentralisation 2013 se retrouve avec 14 000 000 Frs. Et le Fonds de concours 2013 est de 15.000 000 Frs

Il convient de rappeler que les fonds de dotation de la décentralisation sont destinés à la prise en charge, autant que possible, des compétences transférées, tandis que les fonds de concours sont exclusivement réservés aux dépenses d’investissement et ne peuvent, en aucun cas, financer des dépenses de fonctionnement.

« Pour une bonne gestion des finances locales sobre et vertueuses il est recommandé de diminuer les dépenses de prestige, éviter de gaspiller nos ressources et se pencher sur les priorités des populations qui nous ont élus à savoir la santé, l’éducation, l’assainissement, l’eau, l’électricité et un cadre de vie sain pour l’le développement et l’épanouissement de nos populations », suggèrent ces conseillers municipaux.

MbourInfo

02/07/2013

Extension de l'école de Saly

Première pierre à l’école de Saly : cérémonie d’inauguration 

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La cérémonie de la pose de la première pierre de l’extension et de la réhabilitation de l’école Jacques Prévert de Saly s’est déroulée le vendredi 28 juin dernier sur la petite côte. Les travaux, qui dureront de juin à décembre 2013, seront réalisés par la société Eiffage Sénégal, également partenaire de ce projet dans le cadre de sa démarche " Responsabilité Sociétale d’Entreprise " ( RSE) . Les parents d’élèves ont reçu le soutien de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE , montant de la subvention : 200 000 Euros) et de l’Ambassade de France au Sénégal.

La cérémonie a été inaugurée par le Président de l’association des parents d’Elèves, M. Patrice Prioux, et le le Chef d’établissement, M. James Pritchard, en présence de Madame Thyra d’Harcourt et de sa nièce, Madame Colombe Anouilh d’Harcourt. A cette occasion, Madame Colombe Anouilh d’Harcourt a remis à l’école l’ensemble de l’oeuvre de son père, le célèbre dramaturge français Jean Anouilh. Il s’agit des premiers ouvrages destinés à la nouvelle bibliothèque du futur établissement.

L’Ambassadeur de France était représenté par M.Alain Richard, Conseiller culturel.

LFAS

03/06/2013

Saly: la déchéance...

Saly Portudal: Le tourisme, un secteur en crise

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Jadis prospère, l’économie de Saly Portudal, basée principalement sur le tourisme et la pêche est aujourd’hui frappé de déclin. La localité n’est plus la principale zone du tourisme balnéaire au Sénégal. 

C’est la basse saison dans le tourisme, en ce moment, à Saly. Elle va de mars à octobre. Ce qui rime avec un taux de remplissage des très faible des hôtels. Comme à chaque période de l’année, cela entraîne des pertes d’emplois chez les journaliers et les saisonniers. Cela débouche aussi sur la baisse des réservations chez les hôteliers et des captures chez les pêcheurs locaux. C’est dire que Saly n’est plus le bassin d’emplois hôteliers qu’il était.

Il y a longtemps que la crise dure. Ce qui ne manque pas d’inquiéter les acteurs qui subissent de plein fouet la conjoncture difficile que traverse ce secteur vital pour Saly, Mbour, Nianing, bref toute la Petite Côte. «Les touristes ne viennent plus comme avant. Avec la basse saison, nous restons des journées sans vendre un seul objet. Aujourd’hui, il n’y a plus de haute et basse saison. La crise est devenue structurelle », se lamente Samba Ndiaye, un vendeur d’objets d’art. Un responsable de l’hôtel les Amaryllis, un réceptif flambant neuf qui a ouvert il y a quatre ans, reprend la même rengaine. «Les touristes ne viennent plus au Sénégal. Mon constat est que le tourisme ne cesse de reculer au Sénégal», fulmine-t-il.

Les causes de cette difficile situation sont multiples d’après les acteurs du tourisme à Saly. Ils mettent en avant la cherté de la destination Sénégal, depuis que le gouvernement a décidé de créer une taxe sur les billets d’avion en vue de financer la construction de l’aéroport Blaise Diagne de Ndiass. De l’avis de Marcel Lagoutte, un vieux retraité Français de 78 ans qui vit six mois de l’année en alternance entre le Sénégal et la France, depuis vingt et un ans, le touriste qui débarque au Sénégal doit s’acquitter d’une taxe de 400 Euros, environ 260 000 francs CFA. Certains touristes préfèrent se rendre en Afrique du Nord ou en Gambie aux offres plus attractives que le Sénégal.

Le taux de fréquentation des hôtels de Saly par les touristes étrangers se réduit comme une peau de chagrin à l’image de la disparition de la côte. Le tourisme balnéaire qui était l'atout et faisait le charme de la Petite Côte est aujourd'hui menacé par la disparition de la plage à Saly sous l’effet combiné des changements climatiques et des actions anthropiques. En effet, avec l’implantation des hôtels, la lagune de Saly, longue de 5 kilomètres, a été obstruée par un promoteur hôtelier. Le niveau de la mer a augmenté. À Saly, il n’y a de plage que de nom. Celle-ci a complètement disparue sous l’avancée de la mer. Chaque jour des centimètres de côtes sont perdus. Pour sauver ce qui peut l’être, les populations ont recours à de grosses roches de basalte ou en latérite, parfois à des gravats pour servir de brise-vagues. Mais, il ne s’agit que de colmatage.

Des touristes agressés

L’insécurité qui règne au niveau de la station balnéaire de Saly fait fuir les touristes. Il suffit qu’ils pointent le nez dehors pour être assaillis par des rabatteurs, des gigolos, des pseudo-guides et des pseudo-antiquaires. Pour sortir de la griffe de cette meute, les touristes sont obligés de faire appel aux agents de sécurité, en nombre insuffisant, déployés par la Société d’Aménagement de la Petite Côte (SAPCO). Aussi, arrive-t-il qu’ils trouvent refuge dans les boutiques d’objets d’art situées le long de l’avenue principale qui sépare Saly Coulang et Saly Tapée. Certains agressé verbalement, voire physiquement, préfèrent ne plus remettre les pieds au Sénégal. C’est ainsi que Saly perd chaque année des centaines de touristes. En revanche, d’autres restent cloitrés dans leurs hôtels pendant leur séjour de peur de sortir ou de se faire agresser.

Seneweb

24/05/2013

Le village artisanal de Saly

Village artisanal de saly : de l'art et des valeurs au service du tourisme.

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Un lieu, des couleurs et des formes parlantes, des métiers différents nous plongent dans l’environnement du village artisanal de Saly. 

Le village artisanal de Saly attire de nombreux touristes pendant la pleine saison où de nombreux touristes viennent passer leur vacance au Sénégal. Dans le village artisanal, plusieurs corps de métiers  s’y côtoient. De la cordonnerie à la bijouterie, en passant par la maroquinerie et la vannerie, rien ne passe inaperçu.

Juste à l’entrée, un regard orienté vers la droite, des paniers, des boîtes à bijoux tressés avec des fibres végétales et des tiges en  Bambou agressent le regard. A l’intérieur de ce petit coin, le gérant  de la vannerie, Monsieur Gadji secrétaire général des artisans du village artisanal s’active avant l’arrivée des premiers visiteurs. Vêtu d’un tee-shirt noir   et d’un pantalon kaki, il attire  de par la beauté de ses articles.  A quatre mètres de lui, Abdoulaye Niang, ce thièssois, habitant du quartier lazaret s’active dans plusieurs domaines «  je vends des pagnes, des statuettes, des bijoux, bref tout ce dont vous avez besoin »  déclare t-il en nous orientant vers les différents articles qu’il expose devant sa boutique. .

Autre aspect déterminant dans le village artisanal, c’est la symbiose, la complicité dans laquelle vivent ces artisans. « Chacun veille sur la boutique de son voisin, on s’entend parfaitement »  nous confie Assane, essayant de terminer  son tableau d’art sur lequel, la carte du Sénégal brille de par ses multiples couleurs. Une carte qui témoigne   de l’hospitalité,  dont, les artisans venus des pays voisins se réjouissent. « On vit en parfaite harmonie, vraiment on n’a pas de problèmes,chacun y gagne sa vie »  déclare Duco Ibrahim, un artisan   malien  qui tient un magasin de maroquinerie avec ses deux frères.

Dans ce lieu de rencontres touristiques, différents corps de métier s’y côtoient, les artisans entretiennent de très bons rapports. Toutefois ils invitent les autorités compétentes à prendre des mesures idoines afin de mieux faire la promotion du tourisme sénégalais

Pape Cheikh Ndi

21/03/2013

Saly la magnifique

Un nouveau poste de police et un stade municipal prévus en 2013 à Saly

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Ousmane Geye, le maire de la commune de Saly veut renforcer la sécurité dans sa commune. Ainsi, un poste de police d’un coût de 60 millions de FCfa sera construit dans les mois à venir. Aussi Ousmane Guèye veut-il s’employer à construire un stade municipal de 4.500 places, en partenariat avec le Qatar où il s’est rendu récemment pour finaliser l’accords. Selon lui, il ne reste que le quitus de l’Etat du Sénégal pour que les travaux démarrent. Il l’a fait savoir ce week-end à Saly, lors d’une cérémonie de remise de subventions.

Le maire de la commune de Saly qui abrite la première station balnéaire du Sénégal, veut renforcer la sécurité dans sa commune. C’est pourquoi dans le vote du budget 2013, il a prévu un renforcement de l’éclairage public avec une enveloppe de 100 millions, la construction d’un poste de police de 60 millions de FCfa.

Toujours dans ce volet sécurité, le maire dit avoir rencontré le commandant de brigade de la gendarmerie pour voir dans quelle mesure lui apporter un soutien pour faire face à l’insécurité. Au plan sportif, le maire n’entend pas baisser les bras.

Il révèle avoir signé un partenariat depuis 2010. En 2013, Ousmane Guèye soutient s’être rendu au Qatar pour finaliser la convention. Ces partenaires, selon le maire de Saly, sont prêts à venir à Saly pour démarrer la construction d’un stade moderne de 4.500 places qui réponde aux normes Fifa.

En plus, une piscine olympique de 50 places, une école élémentaire, un foyer de la femme et une case des tout-petits sont au menu du protocole d’accord. Et Ousmane Guèye de lancer un appel pressant à l’Etat du Sénégal pour finaliser tout cela afin que les 6 milliards prévus pour la réalisation de tous ces projets ne tombent à l’eau.

Le budget de la commune de Saly s’équilibre en recettes et en dépenses à 1 milliard 513 millions. Pour prendre en charge les préoccupations de ses administrés, le maire met l’accent sur les investissements. Il a, à cet effet, construit un hôtel de ville de près de 600 millions.

Un joyau qui se dresse fièrement au cœur de la station balnéaire et qui est digne d’une commune touristique comme Saly. Il a été étrenné lundi dernier, les agents municipaux ayant rejoint leur nouvelle maison, en attendant l’inauguration officielle par le président de la République, Macky Sall.

Amath Sigui NDIAYE

ndlr: Saly est sale, il y a des trous sur le goudron depuis des années, les ramassages d'immondices et de végétaux sont chaotiques ou inexistants, les plages non innondées sont dégueulasses, les taxes scandaleuses, les pratiques douteuses,...mais une belle mairie et un stade!

Saly sali

Saly sali

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"Saly, ce n'est pas le Sénégal"

Combien de fois n'avons nous pas entendu, lu cette expression?

Pour ceux qui connaissent, ou croient connaître le Sénégal, il est évident que Saly Portudal, LA station balnéaire de l'ouest Africain n'a plus grand-chose à voir avec le Sénégal et encore moins avec l'Afrique de l'ouest.

Entre amoureux de ce Sénégal la, retraités nantis ou fragilisés, baroudeurs de bars, pédophiles, sextripeurs, habitants de guettos blancs ou touristes perdus, Saly se noie, Saly se meurt, Saly devient nauséabond.

La faute à qui?

D'abord aux sénégalais! Ceux qui ont cru que le touriste était un blanc qui chaque matin pouvait se présenter devant le mur de la Bicis et retirer des cfa. Ceux qui ont cru que le toubab était une manne inépuisable, un naïf, un candide au grand coeur, un pigeon que l'on plume sans vergogne.

Ceux aussi qui ont trouvé du travail dans la restauration, l'hôtellerie, la construction, le tourisme et ont vite compris qu'il y avait moyen de gagner plus en devenant "guide", gigolo, pute occasionnelle, époux ou épouse, arnaqueur de tout bord...

Ensuite à l'état Sénégalais! A la scandaleuse Sapco, à l'administration, aux douanes, à toute cette nébuleuse typiquement Africaine. Aux flics, aux "marabouts" et religieux de tout poil.

A ce non respect des lieux naturels ou historiques, à cet argent "maître absolu" de toute pensée, de toute action et inaction...

A cette décolonisation qui n'en fut jamais une, jamais ressentie comme telle tant par les Sénégalais exploités ou excusés de leur état que par les Français restés colons ou dans le rachat de leurs fautes...

Et puis - et peut-être surtout et d'abord - aux touristes et résidents malsains, maladroits, ignorants et aux exploitants de terres, de résidences-guettos, d'établissements mal gérés.

Nous ne voulions, ici, qu'illustrer cette photo prise le 20 mars dernier à Saly. Photo-raccourci qui en dit long sur la réalité de la station.

Les Sénégalais sont un peuple fier, Il en est en banlieue, en brousse qui travaillent, suent sang et eau pour leurs familles, leurs terres, leur nourriture; il existe des milliers de toubabs qui connaissent et aiment VRAIMENT le Sénégal; des hommes et des femmes qui sont tristes de ce que devient ce pays. Des gens qui travaillent honnêtement, correctement. Un pays pourtant, et paradoxalement, l'un des plus attirant du monde.

Est-il encore temps?

BRB

16/03/2013

Saly sans plages

SALY-PORTUDAL : EROSION COTIERE - L'HOTEL PRINCESS SOUS LA FURIE DES VAGUES

D'importants dégâts matériels enregistrés

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L’hôtel Saly –Princess de la station balnéaire de Saly-Portudal n’a plus de plage depuis hier .La furie des vagues est passée par là .Dans la nuit du 1é au 13 Mars 2013, la mer a englouti la plage de ce réceptif hôtelier.

Des boutiques installées le long du littoral ont été détruites en plus d’une allée piétonne très fréquentée. Très rapidement les hôteliers se sont dépêchés sur les  lieux pour s’enquérir des dégâts enregistrés. Des ouvrages en cours de réalisation dans la partie nord-ouest de la station balnéaire sont pointés du doigt comme étant la cause de la catastrophe, menaçant les sites hôteliers de Sud, une construction d’une digue. Plusieurs réactions font part de l’ampleur des dégâts.

Pathé Dia le directeur de Téranga Saly est formel. L’érosion côtière est en voie de dévorer toute la plage et surtout la zone vulnérable .Selon lui, ce qui s’est passé était prévisible depuis quelque temps. Il a indexé des travaux entrepris sur le littoral. Les effets collatéraux ne se sont  pas fait attendre.

Comme prévues, des pertes matérielles sont visibles .Un restaurant et des boutiques sont devenus un tas de décombres et de briques sous les eaux marines. Les vagues ont tout détruit .Les inquiétudes demeurent très grandes pour ce directeur de réceptif hôtelier, le plus affecté par l’érosion côtière. Il se garde de parler à la place d’un technicien mais rappelle les avis des spécialistes prohibant les ouvrages en cours de réalisation dans la partie nord de Saly. Pour lui, seul le chef de l’Etat est à même de faire prendre les mesures idoines pour résoudre le phénomène de l’érosion côtière.

Amy Cissé, une des vendeuses, de l’allée piétonne au niveau de Saly-Princess, parle de la menace des vagues depuis une quinzaine de jours ; leurs activités battent de l’aile avec la furie des vagues .la disparition de la voie les prive de touristes .La clientèle se fait rare et des risques graves se font jour.Elle relate la mort dans l’âme la chute de ses deux consoeurs, suite à un affaissement d’un pan du pavé de l’allée piétonne.

Un touriste en a aussi fait les frais. Tous ont eu des blessures légères .Leurs appels vont en direction du ministre du Tourisme et du directeur général de la Sapco pour des mesures d’urgence. Elles craignent la perte d’activités, de revenus .

Samba Niébé BA

17/02/2013

Le patron du King Karaoké de Saly arrêté

Affaire de mœurs : Le patron du King Karaoké de Saly tombe

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La lutte contre la prostitution des mineures bat son plein chez les limiers. A la suite d’ une descente chez certains patrons de bar et restaurent à Saly, les hommes de tenues ont pu mettre la main sur le patron de Karaoké. Le patron de la célèbre boîte de nuit ou se produisent presque tous les ténors de la musique sénégalaise à Saly ainsi que celui de chez « Yvon » ont été déférés. Les deux hommes sont accusés de proxénétisme lors d’une visite des pandores dans leurs établissements. Les hommes de tenues ont trouvé sur les lieux quatre filles mineures qui s’adonnent au plus vieux métier du monde selon l’Observateur repris par Setal.net. Pour l’heure, ils risquent de voir leur établissement fermés.

setal/THIESINFO

08/02/2013

Prostitution des mineurs à Saly

Prostitution des mineurs à Saly

Aminata Touré appelle à la mobilisation pour lutter contre ce phénomène

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La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aminata Touré qui présidait le lancement des travaux du séminaire de réflexion et d’échanges sur la prostitution et le vagabondage des mineurs, mercredi à Saly-Portudal, a appelé à la mobilisation de tous les acteurs, Etat, parents, pour arriver à bout du phénomène de la prostitution et du vagabondage des mineurs.

“Les parents ont une très large part de responsabilités dans ce phénomène (…) Il faut une mobilisation sociale forte” pour combattre la prostitution et le vagabondage des mineurs, a dit Aminata Touré avant de poursuivre;Aminata Touré “En instruisant mes services d’organiser un tel séminaire, j’ai entendu faire réunir les acteurs concernés, afin de trouver des voies et moyens permettant de stopper ce phénomène qui prend de l’ampleur dans notre pays”.

Pour Aminata Touré, “si chacun joue réellement et pleinement son rôle, si la loi est appliquée sans état d’âme et sans complaisance à tous, contre tous et pour tous, nous arriverons alors à préserver nos enfants de tous les fléaux qui peuvent menacer leur santé et leur moralité”.

La représentante-résidente de l’UNICEF à Dakar, l’italienne Mme Giovana Barberis, a salué les efforts du gouvernement du Sénégal pour “assurer une protection effective” des enfants. Selon elle, “Des initiatives louables et pertinentes, sectorielles ou intersectorielles sont mises en œuvre depuis quelques mois et ces derniers jours dans différents secteurs de la protection de l’enfant, en vue de son amélioration et son renforcement”.

Aliou Faye

16/01/2013

Drame à Saly

Une femme s'immole par le feu à Saly Portudal

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Une femme âgée de 31 ans s'est immolée par le feu mardi dans la commune de Saly Portudal, une station balnéaire située près de Mbour, chef-lieu du département du même nom, à environ 80 km au sud de Dakar, a appris le correspondant de l’APS. Le drame s’est produit au quartier Saly-Golf, aux environs de midi. La défunte, alitée depuis sept mois pour cause de maladie, s’est probablement donné la mort, dans le but d’éviter l’humiliation dans ce quartier, où elle est presque connue de tous. En effet, selon certaines confidences, elle serait restée plusieurs mois sans payer son loyer et aurait du coup été menacée d'expulsion. Une hypothèse balayée d'un revers de main par d'autres témoignages qui soutiennent que vu le degré de sa maladie, elle n'avait même plus la force de lever le moindre doigt. Récemment, une quête aurait même été organisée par les populations de ce quartier pour lui venir en aide, afin qu'elle puisse prendre en charge ses frais médicaux. Mis au courant des faits, les éléments de la caserne spéciale des sapeurs-pompiers et ceux la Brigade de gendarmerie de Saly-Portudal se sont rendus sur les lieux pour dresser le constat et procéder à l'enlèvement du corps sans vie de la victime. La gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider cette affaire qui défraie la chronique à Saly Portudal.

DakarActu

10/12/2012

Erosion côtière à Saly

Disparition programmée d’un site balnéaire

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L’érosion côtière est vécue au quotidien à la station balnéaire et au village de Saly Portudal. Démunis face à l’ampleur dévastatrice de la mer, les populations et les hôteliers assistent, impuissants, à la destruction de leurs habitats et de leurs sites. Face à l’urgence de trouver des solutions durables à ce phénomène, les populations s’en remettent aux promesses de l’Etat et ses partenaires alors que les hôteliers entreprennent des actions dérisoires pour tenter de juguler l’avancée de la mer.

Saly Coulang. La marée est basse cet après-midi et la mer est calme. Les mouvements en surface sont à peine perceptibles. Mais le grand bleu n’en est pas moins menaçant. Sur la rive, Doudou en est conscient. Il est le gérant du restaurant Coulang situé à quelques jets de la mer. Doudou veut croire en des lendemains meilleurs pour son commerce qu’il sait menacé. La furie des vagues peut-être ravageuse. Et la catastrophe peut arriver à tout moment. Il a été déjà témoin de cela. « Avant, il y avait un restaurant juste à coté mais, la gérante a été contrainte de quitter pour aller s’installer à Mbour parce que la mer a pris son site », indique l’homme qui devise avec quelques camarades sous l’ombre du baobab faisant face à son restaurant. L’avancée de la mer sur les côtes de Saly est une réalité. « En 2004, toute la devanture du restaurant était une plage », révèle Doudou.

Le site a changé depuis lors. Des rochers imposants ont fait leur apparition ravalant au passage tout ce qu’il y avait comme sable. Et ce n’est pas qu’à Saly Coulang. L’érosion côtière menace tout le site balnéaire. « Actuellement, 6 maisons ont déjà disparu », nous apprend le chef de village de Saly, Babou Diome. Des commerces, les « pinths » qui sont des espaces de convivialité ont été également engloutis par les eaux, sous le regard impuissant des populations dont Aby Thiandoum.

Transformatrice de produits halieutiques de son état, Aby la cinquantaine, de taille moyenne, semble angoissée. La dame qui arpente les côtes depuis une trentaine d’années raconte : « il y a quelques années, l’endroit où nous nous trouvons était tapissé d’herbes et c’est ici que nous fumions le poisson. Et nous occupions des huttes qui se trouvent là-bas en mer ». Son bras se détend et désigne un endroit situé à plusieurs mètres à l’intérieur des eaux. Aujourd’hui, seul l’instinct de survie et le soutien de partenaires comme Green Sénégal, leur permet encore de maintenir leurs activités. « Il y avait un grand baobab qu’on appelait « Gouy bana-bana » où tout le monde se rencontrait, mais il a été emporté par les eaux », se remémore-t-elle, nostalgique.

Fuite des résidents

Malgré tous ces dégâts, la mer ne semble pas encore rassasiée. Plusieurs édifices situés sur la côte sont en ruines. L’exemple de la plage de l’hôtel Teranga est le plus patent. Jadis un endroit très attrayant pour sa belle plage, l’hôtel est maintenant ceinturé sur sa partie ouest par un tas de gros cailloux. L’enrochement est la stratégie trouvée par les acteurs de l’hôtel pour protéger le site de l’érosion.

A l’intérieur du village de Saly, les langues se délient facilement. Le drame que vivent les populations, l’angoisse au quotidien est comme une chape de plomb. Les notables trouvés au « pinth » tirent la sonnette d’alarme. « Si le gouvernement et ses partenaires ne font rien pour arrêter la mer, le village de Saly va simplement disparaître. Dans quelques années, peut-être que nous ne seront plus là mais, ce qui est sûr nos enfants seront obligés de chercher ailleurs où habiter », se désole l’un des notables. Cette situation est la résultante de la rapidité avec laquelle avance la mer. « En l’espace d’une année, l’eau a avancé de 10 mètres. Imaginez si cela continue », s’inquiète-t-il. Ce qui fait qu’une véritable psychose habite les populations. Si les autochtones font de la résistance face à l’érosion côtière, la plupart des nouveaux résidents, ceux que les villageois appellent des séné-gaulois vendent leurs résidences pour s’installer ailleurs. « Nous connaissons beaucoup de toubabs qui ont préféré vendre leur maison pour aller s’installer ailleurs », témoigne un vendeur d’objet d’art au village artisanal. D’autres habitants de souche sont également sur cette voie. « Ceux qui ont des terrains ailleurs sont en train de s’arranger pour construire et déménager », soutient le vieux Assane Guèye, imam de la mosquée du quartier de Coulang. Quid des autres populations à moyens limités ? « On est obligé de rester et s’en remettre à Dieu tout en nous protégeant avec les moyens du bord », dit l’imam. En effet Les moyens dérisoires trouvés pour contrer l’avancée de la mer sont constitués de pneus remplis de sable et de grosses pierres positionnées le long de la rive. Mais on n’arrête pas la mer avec … ça. Devant la férocité des vagues qui n’épargnent même pas les constructions les plus solides, cette solution ne paraît pas trop efficace. A quelques encablures de la grande place, se trouvait une station d’essence pour les piroguiers. Mais, la seule indication qui reste est le panneau incliné vers la mer. Un spectre qui ôte tout espoir à la population. Alors les regards sont tournés vers les autorités de qui est attendu une solution durable. « Nous attendons vraiment les actions promises par le gouvernement », dit Assane Guèye. Des actions qui vont dans le sens de l’installation de brises lames.

A la station balnéaire de Saly, l’angoisse est aussi grande qu’au village de Saly. Plusieurs hôtels ont déjà été sous l’emprise des eaux et les plages ont disparu. Les conséquences sont terribles et hantent le sommeil des hôteliers du site balnéaire le plus connu du Sénégal qui refusent de baisser les bras,… pour le moment. Ibrahima Sarr directeur administratif financier (Daf) d’un complexe indique : « l’érosion côtière a un impact à la fois financier et humain sur l’industrie hôtelière à Saly ». Face à ce phénomène, poursuit-il : « nous avons fait un enrochement pour protéger nos infrastructures. Pour 150 mètres, nous avons dépensé 45 millions de FCFA. Mais l’érosion continue et nous avons perdu 15% de l’occupation de la plage. Nous avons ensuite construit un mur et cela nous a coûté 65 millions ». Olivier Ruffier, Directeur Général du même hôtel d’ajouter dans le même sens : « plusieurs de nos clients qui séjournent au Sénégal quatre à cinq fois par an, ont décidé de ne plus revenir, faute de plage. Mais le réceptif hôtelier a pris les choses en main en réalisant des investissements de l’ordre de 150 000 euros (près de 98 millions FCFA) pour apporter une réaction vigoureuse contre l’érosion côtière ». Entre septembre et la deuxième quinzaine d’octobre, l’Hôtel avait fermé ses portes pour procéder aux travaux en vue de réaliser une plage artificielle.

Une faible clientèle au village artisanal

Dans la même logique, le Président du syndicat d’initiative du tourisme de la région de Thiès, Boubacar Sabaly, explique que le phénomène remonte à 1993 avec le délabrement de la partie méridionale. « Aujourd’hui, c’est Saly Sud qui est atteint avec à la clé 9 hôtels qui n’ont plus de plages. Ce qui induit un manque à gagner énorme pour les professionnels du tourisme. A partir de 2009, la partie nord de Saly a été fortement décimée par l’érosion côtière sur une surface qui part des Résidences Cristallines à l’Hôtel Téranga ». Au niveau du village artisanal, le discours est le même. « Je suis ici depuis plusieurs années et j’avoue que l’érosion côtière affecte nos activités. A cause de l’avancée de la mer, on perd les plages et les touristes viennent rarement. Certains hôteliers sont partis s’installer à la Somone », confie Issa Khouma, un maroquinier établi sur les lieux depuis 1993 dont le business est aussi touché par le phénomène. Sur les moyens d’écoulement de leurs articles, il renseigne : « certains font le marchand ambulant tandis que d’autres restent sur place même s’ils ne gagnent plus grand-chose. Il nous arrive même à cause de la baisse du chiffre d’affaires d’avoir des problèmes pour payer le loyer ».

Green s’active contre l’érosion

Face à l’ampleur du phénomène et ses conséquences au plan économique, les autorités sénégalaises ont décidé de réagir pour juguler l’érosion côtière. Le professeur Pape Goumba Lo, ingénieur géologue explique que la solution passe par la mise en place de brises lames submergés (voir ITW). Pour Voré Gana Seck, la présidente de l’organisation non gouvernementale Green Sénégal qui prend en charge le volet sensibilisation du Programme National Intégré d’aménagement côtier s’appesantissant sur le sort des villageois indique : « il faut agir vite car à la longue, c’est une baisse des revenus qui s’en suit parce que les pirogues n’ont plus où accoster et les femmes transformatrices doivent aller jusqu’à Mbour pour chercher des produits. » Du côté des hôteliers, on compte les jours qui les séparent du démarrage des travaux de protection du littoral.

Reportage réalisé en collaboration avec le Programme National Intégré d’aménagement côtier, l’ONG Green Sénégal et le réseau des journalistes pour le littoral.

Pape Amadou Fall

27/11/2012

Concert à Saly

La deuxième édition du concert à l’Ecole française Jacques Prévert de Saly - Encore plus fort que l’an passé !

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Les organisateurs nous ont réservé cette année un spectacle multiartistique avec une liste d’invités de choix ! En tête d’affiche, Takeïfa qui avait mit le feu sur son passage l’an dernier à Saly. Jac Keïta et son crew reviennent avec un nouvel album, un son neuf et novateur mais aussi des surprises guest comme La Chorale Saint-Thomas de Nianing ou Bâba Ly, le peintre renversant qui accordera ses gammes de couleurs au son des guitares.

La soirée débutera avec le spectacle Djilor, une performance danse & poésie autour de l’oeuvre poétique de Senghor. Ils sont jeunes et ils ont la pêche, c’est Khalifa qui montera ensuite sur scène. Une soirée à coup sûr pleine de surprise à ne pas manquer !

Vente des Billets SALY: Ecole française Jacques Prévert, Supermarché Saly Center, Galerie Mémoires Africaines, Agence Esprit Evasion Quads

Vente des Billets DAKAR : Institut français, Fan Club Takeïfa : 77.455.72.12

Navette Bus Gratuite depuis Dakar.

Stands de Restauration et buvette sur place.

Dates, horaires, prix: le samedi 15 décembre 2012 à 19h00 - Prévente : 4 000 Fr - Sur place : 6 000 Fr

23/11/2012

Diambars accueille les filles

SALY : Diambars abrite un stage de formation d’entraîneurs de football féminin

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L’Institut Diambars abrite, depuis lundi, une formation de cinq jours destinée aux entraîneurs et éducatrices de football féminin, dans le cadre du partenariat entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Fédération néerlandaise de football (KNVB), annonce un communiqué parvenu à l’APS.

Cette session est la 3ème du genre après celles ayant eu lieu à Diourbel et à Sédhiou. Elle regropupe les anciennes joueuses et éducatrices de football féminin.

La formation a pour objectif ‘’d’imprégner les éducatrices pour organiser et animer un club de football et préparer et accompagner les anciennes joueuses pour une reconversion dans l’encadrement technique’’, ajoute la même source.

’’Vingt-cinq stagiaires et trois encadreurs sont attendus dans les locaux du centre de formation à Saly’’, précise la même source ;

Le communiqué mentionne que la réalisation de ce projet a été possible grâce au financement de l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal et la KNVB.

mbourinfo

22/11/2012

La Sapco clarifie

SALY- PORTUDAL- RETRAIT DU BAIL DE LA SAPCO:

De nouvelles mesures pour la société

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Paul Faye, le directeur général de la Sapco (Société d’aménagement de la petite côte) a rencontré la presse au cours du week-end. Au cours de ce face à face, ses propos ont été sans équivoque sur plusieurs questions relatives à la gestion de la structure. Il a décliné sa feuille de route qui doit  aboutir à un assainissement des finances  et l’avènement d’un partenariat gagnant Sapco –Etat du Sénégal.

Des révélations ont été faites sur le déficit du recouvrement des redevances des évalué à deux milliards sept cent cinquante milliards (2,7) de francs. Des contrats de cession de terre sur les nouveaux pôles comme Pointe Sarrène vont faire l’objet de révision sur des bases « fiables et claires ». Pour ne pas répéter les erreurs en matière d’aménagement à Saly-Portudal, désormais, il y aura un nouveau canevas et un processus d’occupation des nouveaux à aménager. Des espaces vont être dégagés en premier avec des zones de production et de loisirs avant de donner des sites aux investisseurs.

Selon M. Faye, c’est la Sapco qui a demandé le retrait de son bail à l’Etat vu l’Etat de la situation.

Le mètre-carré de terrain est  à 40 000 francs à Saly –Portudal, alors que certaines grosses pontes de l’ancien régime y ont acquis 28 835 mètres-carré de terrain à 87 francs le mètre-carré. Il a déploré la spéculation foncière de « certains individus » qui, après attribution pour des investissements et des réalisations sur le site, revendent à d’autres.

Le retrait du bail dont l’effectivité est prévue pour le 31 décembre 2012 va ainsi permettre à tous les occupants de devenir propriétaires.

Une épée de Damoclès plane cependant sur la tête des hôtels qui ne sont pas en règle avec l’administration. Obligation leur est faite de verser les arriérés dus à la Sapco pour disposer d’un quitus indispensable à leur enregistrement sur le registre foncier et la délivrance d’un titre de propriété.

Sur la question des employés de Saly, il s’est expliqué en soutenant que pour lui, les travailleurs non repris et remerciés se trouvent dans une position de fin de contrat non renouvelé. Il se défend toutefois de dire que 90 % des employés temporaires de la Sapco viennent de Dakar, tout en déplorant le fait que 90 employés du gardiennage travaillent quinze jours pour empocher un salaire d’un mois.

Aussi, a-t-il pris la mesure consistant à en retenir 45 et remercier l’autre moitié.

Sur la fermeture du restaurant Terral gaan ou le Bistrot de Saly qui affiche un défaut de rentabilité et qui engrange 700 000 francs de subvention de l’Etat sans retombées, Paul Faye a indiqué l’entente trouvée avec les travailleurs et consistant en un accord pour des départs négociés. Une fois cette étape dépassée, ces derniers se constitueront en un groupement d’intérêt économique pour son exploitation.

Sudonline

19/11/2012

Saly "nettoyé"

Préparation de la saison touristique à Saly : Une cinquantaine de personnes interpellées

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La gendarmerie de Saly, à quelques jours de l’ouverture de la saison touristique, a procédé à une opération d’assainissement de la localité. Plus d’une cinquantaine de personnes sont tombées dans les filets des hommes en bleu.
Au cours de l’opération, des racoleurs, des marchands ambulants et des travailleuses du sexe ont été raflés. Une opération saluée par les antiquaires qui se plaignent des agissements des racoleurs qui leur enlèvent le pain de la bouche. Pendant ce temps, ces derniers crient leur ras-le-bol et affirment que de tels actes les empêchent de travailler. En tout état de cause, il s’agit là, de l’exécution d’une directive du ministère de la Culture et des hautes autorités de la gendarmerie.
Souleymane KANE

25/10/2012

See, sex, and sun à Saly

Tourisme sexuel : Saly parmi les grandes destinations en Afrique

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SlateAfrique a dressé un classement des " grandes destinations du tourisme sexuel en Afrique " dans lequel figure la station balnéaire de Saly. A côté de villes comme Cape Town, en Afrique du Sud, réputée pour ses homosexuels, Grand-Baie, le Saint Tropez africain des Comores, où les partouzes sont les choses les mieux partagées, Banjul, où la pédophilie est la règle, Nosy Be où le tourisme sexuel se pratique en toute pudeur, ou Kribi où il se fait sans tabou, pour ne citer que ces sites touristiques, Saly fait bonne figure avec ses atours d'allumeuse. Citant un célèbre guide touristique français, nos confrères dépeignent Saly comme « le point de ralliement des Occidentaux vieillissants qui souhaitent goûter aux charmes de jeunes Sénégalais(es), pas toujours majeur(e)s ». C'est à peine sortis de l'adolescence que les jeunes filles apprennent à ferrer de vieux toubabs et les jeunes à mettre en valeur leur musculature pour s'attirer les grâces des Blanches.

Seneweb

17/10/2012

Le Jaraaf de Saly l'a dit!

SALY-PORTUDAL : CROISADE CONTRE LA DROGUE ET LA PERTE DE L’EMPLOI

Le Jaraaf sonne la mobilisation

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Dial Guèye le Jaraaf et chef coutumier de Saly-Portudal a sonné la mobilisation au cours du week-end pour aller en croisade contre des faits qui hantent le sommeil des habitants de la commune abritant la première station balnéaire et touristique du Sénégal :la drogue , la perte de l’emploi et l’érosion côtière . La préservation de l’environnement sain et la lutte contre l’exploitation de la jeunesse et l’injustice sociale figurent parmi les préoccupations du Jaraaf.

Le chef traditionnel a dans la fermeté invité ses pairs à faire bloc pour lutter contre le trafic de la drogue dans la localité .L’autre question qui l’a poussé à monter au créneau est le licenciement des jeunes par les nouvelles autorités de la Sapco. L’érosion côtière n’a encore fini de faire parler d’elle à travers son lot de désastre et de privation de plage à certains réceptifs hôteliers.

 La problématique de la drogue est abordée par le Jaraaf de Saly sur plusieurs angles .Il ne s’est pas seulement contenté de dénoncer le trafic ou l’usage de drogue source de propagation du banditisme et de la délinquance sous toutes ses formes. Ses réflexions sont allées à la conception d’actions et de solutions .Parmi celles-ci au-delà de l’implication des habitants de la localité pour plus de plus de vigilance ,son invite va à la création d’une police de proximité devenue une nécessité .La disposition à l’en croire va à coup sur participer à une meilleure sécurisation de l’activité touristique mais aussi de la quiétude des populations.il a dit toute sa disponibilité de participer à cette lutte qui protège la société d’un fléau aux conséquences désastreuses.

Sur la question de la perte d’emploi liée aux mesures de la nouvelle direction de la Sapco, il a invité à plus de compréhension et de retenue de la part des responsables de cette boîte. Convoquant les relations entre la Sapco et les habitants de Saly lors de ces trente dernières années ,il a cité le phénomène de l’extension du Saly-Portudal rendu difficile à l’époque par des dispositions réglementaires .

Une implication du khalife général des layènes en 1998 et la sagesse du directeur général de l’époque Adama Sall ont abouti à des solutions heureuses tant louées .Une démarche du genre est de nouveau souhaitée pour ne pas faire perdre la dignité et l’emploi à des pères de famille de Saly. Il se désole de voir les licenciements de personnes pourtant totalement acquis à la cause de la coalition BBY et du  président Macky Sall.

Samba Niébé BA

03/10/2012

Bertrand Touly incarcéré

TRAFIC INTERNATIONAL DE DROGUE: Bertrand Touly déféré au parquet

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Le Directeur général de Lamantin Beach, Bertrand Touly, a été déféré au parquet de Thiès, ce lundi 1er octobre. Son sort dépend désormais du procureur de la République, Ibrahima Ndoye.

Selon des sources proches de la Douane, ce lundi 1er octobre dans la matinée que des informations aux douaniers et selon lesquelles, Bertrand était présentement à l’hôtel Lamantin Beach. Une équipe a donc été sur la champ dépêché sur les lieux avant que le Dg de l’Hôtel ne soit arrêté dans l’enceinte même de son établissement.

Il a été ainsi acheminé à la brigade de la Douane de Mbour où il a été auditionné sur procès-verbal puis déféré au parquet.

Pour rappel des faits, c’est ce jeudi 27 septembre que les douaniers ont débarqué chez le Président directeur général du luxueux hôtel de Lamantin Beach, suite à des renseignements fournis par des informateurs anonymes. Ils trouvent sur place 24 boulettes de cocaïne qu’ils vont saisir. Le produit est effectivement de la cocaïne, selon les tests chimiques opérés sur l’objet de la saisie. Pour le reste, on ne sait pas trop comment les choses se sont emballées jusqu’à ce que Bertrand Touly, arrêté par les Douanes, se fonde dans la nature, avant de se retrouver avec son Directeur de l’Exploitation Eric Philibert, avec les limiers de l’ambassade de France qui les ont cuisinés avant de confisquer son passeport. Ce qui équivaut à une interdiction de sortie du territoire.

Pour rappel, Bertrand Touly est le fils du très important promoteur Jean Touly. Le groupe Touly est également et entre-autres, propriétaire du "Delta Niominka" sur l'île de Dionewar dans le Siné Saloum. Il possède également de très nombreuses participations dans différents sites immobiliers et de loisirs au Sénégal.

Le Temps

Histoire de Saly

SALY-PORTUDAL : ENTRE UNE STATION BALNEAIRE ET UN SANCTUAIRE MYSTIQUE

Un cadre chargé d’histoire

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La localité de Saly-Portudal, l’une des anciennes de la petite côte a connu des mutations à travers les siècles. Du statut de village côtier, elle devient une station balnéaire  et une commune en six siècles d’existence. El Hadji Dial Guèye, le grand Jaraaf de Saly a revisité l’histoire de la ville. Il a fait le point sur la genèse et le peuplement de la commune en évoquant quelques unes des versions liées à l’évolution économique et sociale du terroir.

Le dépositaire de la tradition ancestrale et grand Jaraaf de Saly et intronisé en 2005, a donné deux versions de la toponymie de la zone. Il nous apprend  qui si les uns lient le nom de Saly à celui d’une femme trouvée par les portugais sur la plage qui aurait répondu par cette appellation d’autres le configurent avec la réalité d’antan.

Le village avait une pêcherie très poissonneuse. Le poisson transformé, salé et séché est appelé en Ouolof ‘’Saly’’. Sa fondation est attribuée aux Sembene dont Fasecou ou et Mbissine. La gestion traditionnelle du village repose sur un lignage matrilinéaire des Diome venus de Palmarin et fondateurs du quartier de Saly-Tapé. Le lamanat a été assuré aussi par les Sembene. Le Ndèye djirew et les diambours de Saly participent à la prise de décision des mesures concernant la commune.

Présentement, la commune de Saly-Portudal brille par ses activités économiques. Le commerce est très développé à côté d’un artisanat qui peine à s’affirmer. Les effets induits ou retombées du tourisme ont transformé le visage de Saly.

L’un des premiers villages de la petite côte implanté avec Nianing garde une place de choix dans l’histoire du Baol. Selon le chef coutumier, ce village est un sanctuaire pour les princes du Baol .Au moment de leur intronisation, ils devaient séjourner dans la zone et faire un rituel pied nus entre Saly-Portudal et le village de Gandigal pour se rendre au niveau de la pierre noire afin d’y prendre un bain mystique.

Les portugais sont venus s’installer à Saly en y construisant un fort et un puits. Progressivement, des maisons de commerce y voient le jour et un centre des affaires voit le jour. Saly-Portudal ou bien Saly poste est le site occupé par les portugais et les différents européens qui ont  y ont pris pied. Portudal selon les sources portugaises et écrits de l’époque vient des mots  Puerto d’Ale qui signifient  Port d’Ale, le chef autochtone de l’époque.

Samba Niébé BA