07/02/2017

UNE PAIX DEFINITIVE EN CASAMANCE?

Le Mfdc invite le gouvernement à des négociations pour une paix définitive et inclusive en Casamance

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Le Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) veut une paix définitive et inclusive mais qui passe par des négociations et l’implication de tous les acteurs du processus en cours selon un communiqué publié ce mardi.
En effet, certains responsables et combattants du mouvement rebelle estiment que le règlement de la crise en Casamance doit obligatoirement passer par la préparation du processus de négociations avec le gouvernement, l’unification du MFDC et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif.ANNONCE
Une bonne nouvelle qui vient juste après le départ de Yaya Jammeh que d’aucuns soupçonnés d’être l’un des principaux artisans de cette rébellion.
Allodakar/Galsen221

25/01/2017

BONNE NOUVELLE POUR LA CASAMANCE

Mamadou Racine Sy annonce la réouverture de ses hôtels en Casamance

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L’homme d’affaires Mamadou Racine Sy a annoncé mardi la réouverture prochaine de ses hôtels dans la région de Ziguinchor (sud), pour soutenir la relance du tourisme et la création d’emplois dans cette partie du pays.
"Je compte, sous peu de temps, injecter plusieurs milliards de francs CFA dans la réouverture de nombreux hôtels pour contribuer à la relance du tourisme et à la création d’emplois. J’ai prévu de décaisser six milliards de francs CFA pour la réouverture de mes hôtels à Cap-Skirring", a-t-il déclaré.
Mamadou Racine Sy, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), a annoncé cette décision lors d’une rencontre avec les travailleurs retraités de la région de Ziguinchor.
Il est venu dans cette capitale régionale, dans le cadre d’une série de réunions d’"information et de sensibilisation" de l’IPRES sur la mensualisation des pensions de retraite.
"Tout le monde connait l’importance du tourisme dans cette région. Nous discutons beaucoup avec l’Etat, et surtout avec le chef de l’Etat, sur les moyens à mettre à la disposition du tourisme pour relancer ce secteur en Casamance (sud)", a souligné Mamadou Racine Sy.
"La Casamance est une localité qui m’est très chère. J’y ai beaucoup investi. Je suis propriétaire de plusieurs hôtels en Casamance", a-t-il ajouté, au sujet de cette entité géographique constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
M. Sy dit avoir discuté avec le chef de l’Etat de la relance du tourisme dans le sud du pays.
"J’ai dîné vendredi dernier avec le président [de la République]. (…) La dernière chose dont nous avons parlé, c’est la réouverture des hôtels en Casamance pour assurer le plein-emploi et développer le tourisme", a-t-il assuré en présence des autorités administratives de Ziguinchor et de plusieurs travailleurs à la retraite.
APS

19/01/2017

LAMENTABLE CAP TOURISTIQUE...

Cap Skirring, une station balnéaire à la recherche de la gloire perdue

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La fermeture de plusieurs hôtels au Cap Skirring a sérieusement déteint sur l’activité touristique. Les artisans vivent aujourd’hui des moments difficiles faute de touristes. Mais la situation est surtout aggravée par l’ouverture des résidences de plus en plus nombreuses.
Dans les rues du Cap Skirring, la principale zone touristique de la Casamance, Abdou Khoudoss dit « Baye Fall » est en train de devenir une icône. Avec sa tenue bariolée, lunettes fumées, un gros collier autour du cou, le bonhomme traine son pousse-pousse en noir et blanc sur lequel il vend du café Touba. Il a lui-même rebaptisé cela en « café Touba original ». Souriant et très taquin, « Baye Fall » ne refuse jamais une photo à un touriste qui l’aborde en pleine rue. Au Cap Skirring, il a très vite conquis les cœurs.
Pourtant, le vendeur est arrivé nouvellement au Cap, en provenance de Saly Portudal, l’autre site touristique situé sur la Petite Côte, dans le département de Mbour, où il a séjourné pendant sept ans. « J’étais à Saly Portudal, mais je suis arrivé au Cap Skirring, sur ordre de mon marabout, il y a tout juste deux mois. Ici, les gens sont bien, on m’a très vite adopté. J’ai même rencontré des touristes que je connaissais à Saly », explique le jeune talibé mouride. Seulement, cette bonne humeur d’Abdou Khoudoss contraste bien avec la situation qui règne dans cette zone touristique.
Aujourd’hui, Cap Skirring n’est plus que l’ombre de lui-même avec la fermeture de la plupart des hôtels, au cours de ces dix dernières années. L’épidémie à fièvre hémorragique du virus Ebola, la politique de visa adoptée pendant un certain temps par le gouvernement et la liste rouge du quai d’Orsay interdisant aux citoyens français de se rendre en Casamance sont autant de facteurs qui ont donné un coup de frein à l’activité touristique. Excepté le Club Méditerranée, tous les grands hôtels comme Savana, Royal Cap, Hibiscus, Kabrousse, Maison Bleue ou Alizées ont mis la clé sous le paillasson.
Le galeriste Mamadou Dieng regrette bien cette période faste où au Cap Sikiring « tout marchait bien » durant les mois de novembre et décembre. Lui qui a séjourné à Saly, à Nianing avant de s’installer au Cap Skirring, est inquiet de la situation dans laquelle est plongé le site touristique. « Jusqu’en 2002 et 2005, l’activité touristique marchait bien ici, mais c’est surtout en 2012 que les choses ont commencé à se détériorer. Si on n’y prend garde, Cap risque de devenir comme Saly », alerte cet artisan. Mais Mamadou Dieng n’est pas le seul à s’inquiéter de la situation actuelle du Cap Skirring.
« C’était la période faste »
La plupart des vendeurs qui connaissent le site vivent des heures difficiles. « Cap n’est plus ce qu’il était auparavant », fulmine la commerçante Adjaratou Ndèye Maty Faye. Cette pensionnaire du village artisanal a vécu des moments bien meilleurs que cette période. « Quand le tourisme marchait bien ici, je ne faisais ici que dix jours pour épuiser mon stock et je repartais à Dakar pour en chercher au marché Sandaga. C’était la période faste », soutient la bonne dame.
La période faste, c’était quand les hôteliers organisaient, à tour de rôle, des visites dans le village artisanal et quand les produits étaient facilement écoulés. « Les touristes ne viennent ici que par hasard. Parfois, ils tombent sur notre enseigne et entrent dans le village. Dans d’autres cas, c’est pour chercher une connaissance tout simplement », relève l’horloger Serigne Sèye.
Aujourd’hui, le Club Méditerranée qui reste le seul établissement encore ouvert n’organise plus des visites pour ses clients. Une politique mal vue par les artisans de Cap Skirring. « Pourtant, cet hôtel organise le plus souvent des soirées africaines deux fois dans la semaine. Certains artisans sont sélectionnés pour exposer, mais nous pensons que ce n’est pas une bonne solution », regrette l’horloger. Mais pour Alfred Kâ, le chef de village de Cap Skirring, le problème de fond reste l’existence des résidences qui tuent à petit feu l’activité touristique. « Aujourd’hui, s’il y a 200 touristes qui descendent à l’aéroport, les 100 vont dans les résidences, parce que beaucoup de touristes qui connaissent la zone y ont acheté des maisons qu’ils transforment en résidence. C’est un vrai gâchis », regrette le chef de village.
Pour ce retraité qui s’est installé au Cap Skirring depuis plus d’une trentaine d’années, les résidences restent la cause principale de la perte d’emploi de beaucoup de jeunes. Car, selon lui, les excursions que les jeunes organisaient sont faites maintenant par les toubabs eux-mêmes. Face à cette situation, les artisans du Cap estiment qu’il est temps que le gouvernement réagisse en incitant les privés à construire des hôtels sur le site, mais aussi en réglant le grand problème des résidences. Cela permettrait à Baye Fall, le vendeur de café Touba, et à plusieurs autres jeunes artisans de pouvoir tirer leur épingle de l’activité touristique au Cap Skirring.
Avec 15.000 âmes comme population : Le casse-tête de l’eau au quotidien
Cap Skirring est né presque en même temps que le Club Méditerranée en 1973. Le village était surtout une cité dortoir que les responsables du groupe hôtelier français avaient construit pour les travailleurs. Au fur des années, des populations s’installent sur le site et créent des activités commerciales. La cité est devenue un village de l’ancienne communauté rurale de Diémbering. Faisant partie des premières personnes à s’installer sur le site en tant que travailleur, Alfred Kâ est aujourd’hui le chef de village. « Au Cap, on dénombre aujourd’hui 13 ethnies composées essentiellement de Diolas, de Peuls, Mandingues, Manjacks, Sérères, Bambaras, Mancagnes, Papels. Au dernier recensement fait en 2014, la population était évaluée à environ 15.000 âmes », explique le chef de village. Cap Sikirring dispose d’infrastructures de base telles qu’un poste de santé, une maternité, deux écoles primaires et un Cem. Mais depuis longtemps, le village est confronté à un sérieux problème d’approvisionnement en eau. Le liquide précieux manque terriblement dans le village. Les populations continuent à s’approvisionner en eau à partir des puits. Souvent, des Peuls puisent cette eau qu’ils revendent aux populations moyennant 100 FCfa le bidon de 20 litres. « Dans cette situation, on ne dispose jamais d’assez d’eau dans nos maisons pour se laver, faire le linge ou les travaux domestiques », signale Alfred Kâ. Mais le chef de village est optimiste quant à la résolution de ce problème sous peu. Actuellement, les responsables des sociétés en charge de la question sont en train, selon lui, de rechercher les points d’eau afin d’y implanter des forages.
Maguette NDONG et Idrissa SANE/lesoleil

09/12/2016

LA CASAMANCE EN JANVIER

Circuit touristique de janvier 2017 en Casamance:

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Période du 17 janvier au 24 janvier 2017
Jour 1
Arrivée au port de Ziguinchor - Vers 11h transfert a l'hôtel "perroquet" - Pot de bienvenue
Déjeuner a l’hôtel
Départ a 15h pour ENAMPORT arrivée vers 16h - Installation au campement villageois - Visite du village village typiquement traditionnel Diola, visite de la case a impluvium véritable architecture Diola
Diner au campement
Jour 2
Départ a 9h pour OUSSOUYE visite au roi d'oussouye si il y a possibilité. Guide religieux et politique - Halte a MLOUP visite des case à étages, des fromagers centenaires, du tam-tam téléphone. Continuation sur ELINKINE, village de pêcheurs, réputé pour sa pêche des ailerons de requins, appelés « l’or gris ». activités menées par les chanaen.
Déjeuner au campement après midi visite du village diner et nuitée.
Jour 3
Départ à 9h en pirogue motorisée pour visiter l'île de Eloulbaline - Déjeuner à l'ILE DE KARABANE.
Après midi, visite de l'ile et ses environs, départ en pirogue depuis l'ile de Carabane jusqu'au pont de KATAKALOUCHE.
Débarquement et continuation sur DJIMBERRING diner et nuitée au campement ACEP
Jour 4
Départ a 9h au campement pour la visite du village de KABROUSSE villa de la reine ALINE SITOE DIATTA, grande résistante casamançaise. Visite du village et ses environs.
Retour a CAP SKIRRING. Déjeuner à l’hôtel BAR DE LA MER. Visite du village de CAP Skirring. Relaxe à la plage jusqu’à 18h, puis, retour au campement ACEP diner et nuitée. Soirée libre.
Jour 5
Départ pour ZIGUINCHOR à 9h, installation au "Perroquet", visite de la ville de Ziguinchor, de son architecture coloniale.
Déjeuner au "perroquet". Après-midi, visite du marche sait maure desfousse, de l'alliance française et des environs de ziguinchor. Retour au perroquet, diner, soirée libre, nuitée.
Jour 6
Départ pour le KALOUNAYE à 9h ,installation au campement villageois, visite du village de KOUBALANG.
Déjeuner au campement, danse des masques, diner, soirée culturelle.
Jour 7
Départ à 8h, retour sur Ziguinchor pour reprendre le bateau pour Dakar.
Retour au pays d'origine ou dans votre résidence, votre hôtel, votre location.

Prix par personne: 900 euros tout compris hors boissons et achats de souvenirs
www.leguidedusenegal.com - Diegane Diouf - Téléphone: 00221771580622 mail: leguidedusenegal@gmail.com

10/11/2016

LE TRAFIC DU BOIS DIMINUE

Aly Haïdar note une « nette diminution » du trafic de bois en Casamance

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Le trafic du bois en Casamance est en «nette diminution», a soutenu, samedi à Dakar, l’écologiste sénégalais Aly Haïdar.
M. Haïdar a tenu ces propos devant le Premier ministre Mahammed Dionne qui présidait la cérémonie de graduation de l’Institut africain de management (IAM).
Ancien ministre de l’environnement, Aly Haïdar a été le premier à sonner, au mois de mai dernier, l’alerte sur la coupe abusive de bois et son trafic vers la Gambie.
Le directeur de l’Oceanium avait, au cours d’une conférence de presse, affirmé que le Sénégal a «perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 et la Gambie a réussi à empocher près de 140 milliards de francs CFA».
Il a salué la présence fréquente des ministre des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Environnement dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.
Lors d’un déplacement, en juin en Casamance, le ministre des Forces armées, Augustin Tine avait déclaré que le gouvernement sénégalais va prendre des «mesures fortes» contre la coupe abusive de bois en Casamance.
«La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours», avait-il dit.
Jeudi, au passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé avait soutenu que le gouvernement a pris «à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois et poursuit la riposte avec des ratissages le long des frontières».
«Plus de 30 délinquants croupissent dans les prisons. C’est pour vous dire que le gouvernement prend à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois. Nous sommes en train de continuer la riposte» avait-il notamment dit.
«Nous voulons internationaliser le combat dans la lutte contre l’exploitation illicite du bois» avait-il relevé, soulignant que les forces de sécurité et de défense ont mené «un ratissage» le long des frontières avec certains pays limitrophes du Sénégal.
«Effectivement, le trafic illicite de bois est un problème et actuellement, le gouvernement apporte une réponse. Les forces de défense et de sécurité mènent une lutte intensive contre le trafic illicite de bois», a ajouté M. Baldé.
APS/Senenews

06/10/2016

LA CASAMANCE "LIBEREE" PAR LA FRANCE...

Tourisme: La France blanchit la Casamance et donne carte blanche aux touristes français

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La Casamance n'est plus classée zone à risque, selon le ministère français des Affaires étrangères qui a redessiné la "Carte conseils aux voyageurs". Une information diffusée par le Quai d'Orsay indique " Suite à l'amélioration de la situation sécuritaire en Casamance, il est désormais possible de se rendre dans cette région en faisant preuve d'une vigilance renforcée. Les voyageurs désirant se rendre dans ces zones, en particulier les membres d'associations, sont invités à consulter le site de l'Ambassade de France au Sénégal".
Mais cette bonne nouvelle comporte aussi des restrictions. "En raison de plusieurs incidents sécuritaires signalés dans ces zones, il reste fortement déconseillé de rouler la nuit et de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée Bissau. Les déplacements sur les axes principaux et notamment sur la route "transgambienne", entre Ziguinchor et Sénoba, via Bignonia, entre Ziguinchor et Cap Skiring, sont à privilégier, exclusivement la journée" lit-on dans les colonnes du journal Le Quotidien.
Selon Paris, "la zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance demeurent accessibles aux visiteurs. La zone hôtelière de Cap Skiring ne présente aucun danger particulier".
Lateranga.info

Voici le communiqué exact: "Suite à l’amélioration de la situation sécuritaire en Casamance, il est désormais possible de se rendre dans cette région en faisant preuve d’une vigilance renforcée.  Les voyageurs désirant se rendre dans ces zones, en particulier les membres d’associations, sont invités à consulter le site de l’Ambassade de France au Sénégal.
En raison de plusieurs incidents sécuritaires signalés dans ces zones, il reste fortement déconseillé de rouler la nuit, et de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée-Bissao.
Bien qu’un important travail de déminage ait été effectué, certaines zones frontalières, notamment les zones forestières, restent à dépolluer. Il est par conséquent vivement déconseillé de s’écarter des axes bitumés, en raison du risque lié aux mines.
Les déplacements sur les axes principaux, et notamment sur la route "transgambienne", entre Ziguinchor et Sénoba, via Bignona, entre Ziguinchor et Cap Skiring, sont à privilégier, exclusivement en journée.
Il est par ailleurs recommandé de ne pas circuler seul et, si possible, de se déplacer en convoi composé de plusieurs véhicules.
La zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance demeure accessible aux visiteurs. La zone hôtelière de Cap Skiring ne présente aucun danger particulier."  

LE QUAI DORSAY GOMME LE MAL FAIT A LA CASAMANCE...

Diplomatie française : la carte du Sénégal redessinée

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Bonne nouvelle pour le tourisme au Sénégal : la Casamance n’est plus classée zone à risque sur la carte « Conseils aux voyageurs » du ministère français des Affaires étrangères.
Les professionnels du tourisme en Casamance le réclamaient depuis longtemps, c’est chose faite. La Casamance, depuis très longtemps classée « zone à risque » par le ministère français des Affaires étrangères, est désormais considérée comme le reste du pays (vigilance renforcée). Les frontières avec la Guinée Bissau, la Gambie, le Mali et la Mauritanie sont « déconseillées » en raison des événements survenus à Grand Bassam, Ouagadougou et Bamako.
Et s’il nous fallait dessiner la carte de France où, rappelons-le, l’état d’urgence est toujours décrété, quelles couleurs utiliserions-nous ?
www.au-senegal.com

24/09/2016

ET SI C'ETAIT VRAI?

Yahya Jammeh interdit l’importation de bois venant du Sénégal.

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Une bonne nouvelle pour les populations de la Casamance. Le Président Yaya Jammeh a décidé de mettre fin au trafic de bois de venn en provenance du Sénégal. L’homme fort de Banjul a pris cette décision mercredi dernier. L’As renseigne que le gouvernement gambien a adopté des restrictions sur l’importation de bois de construction et a averti les contrevenants. Ainsi les téméraires qui continueront d’importer des troncs de bois de venn dans le pays seront poursuivis en justice. Les défenseurs de la forêt de Sédhiou et de Médina Yoro Foulah vont pousser un ouf de soulagement, si le roi de Kanilaye réussit à éradiquer le trafic de bois.
A noter, selon le journal, que le trafic de bois avait propulsé la Gambie à la deuxième place des pays exportateurs de bois de venn vers la Chine, après le Nigeria. Avec les exportations de bois trafiqués le long de la frontière, la Gambie amasse plus de 238 millions de dollars. Pourtant, ce bois rouge très prisé par les Chinois provient du sud du Sénégal. L’ampleur du trafic de bois avait fini de mettre en danger la forêt en Casamance. En deux ans, la partie Sud du Sénégal est en passe de perdre toute sa couverture forestière. Le Sénégal considère l’exportation clandestine de bois de construction négociée en Gambie comme « le bois de construction de conflit ». C’est à ce business fructueux des trafiquants et des intermédiaires chinois que le Président Jammeh compte mettre fin.
Pour rappel, l’écologiste et ancien ministre de l’Environnement, Haïdar El Ali, avait plaidé, il y a quatre mois, pour des sanctions internationales contre la Gambie pour l’exportation de bois en provenance du Sénégal.
leral/Senenews

13/08/2016

KABROUSSE

Kabrousse, un tourisme ancré dans des valeurs traditionnelles anciennes

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Autrefois, Kabrousse était le siège d'une royauté Diola, Kabrousse est aujourd'hui un haut lieu touristique au Sénégal. Malgré cet attrait, le petit village a su garder ses valeurs traditionnelles anciennes et en faire une « marque déposée ».
S'il y a au Sénégal une communauté dont le quotidien rime avec tradition et tourisme, c'est bien celle de Kabrousse.
Petit village de la communauté rurale de Diembéring à 5 Km de la station balnéaire du Cap-Skirring, Kabrousse est depuis devenue une destination conseillée par des spécialistes du voyage, comme Jumia Travel, aux touristes en quête de découverte de la culture africaine et de partage.
Avec ses cases typiques d'architecture Diola, ce petit village dynamique d'environ 4500 habitants, est divisé en trois quartiers : Monssor, Nialou et Kadiaye.
Malgré un fort rapprochement avec d'autres cultures, notamment les populations venues de partout pour profiter des avantages d'un séjour atypique (en majorité des occidentaux), la population du petit village reste attachée à ses valeurs traditionnelles.
Tantôt animiste, tantôt musulmane ou chrétienne, la population accorde une importance aux valeurs léguées par les anciens et les conserve jalousement.
D'ailleurs, après plusieurs siècles, les cérémonies telles que le Kassarah (sacrifice initié par la reine Aline Sitoé Diatta de Cabrousse pour avoir de meilleurs saisons des pluies), ou le le boukout (initiation chez les Diola), sont toujours pratiquées par tout le village.
Ces moments sont aussi des attraits et des instants de partage pour les nombreux touristes qui s'y donnent périodiquement rendez-vous.
Les populations de Kabrousse accordent une importance à l'équilibre de la communauté et ont de ce fait su conserver un système de solidarité perrein.
Le village possède quelques infrastructures modernes, écoles maternelles et primaires, collèges et lycées, ainsi qu'un poste de santé, une maternité pour ne citer que ceux-là.
Le petit village de Kabrousse bénéficie également de magnifiques plages de sable fin idéales pour des balades aux pieds nus.
www.rts.sn avec Ismael Kambell

17/07/2016

15000 CASAMANCAIS REFUGIES

8000 réfugiés encore en Guinée-Bissau, 7.000 autres en Gambie

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Près 8.000 réfugiés en provenance de la Casamance vivent encore en Guinée Bissau et 7.000 autres en Gambie, a indiqué samedi l’historien Nouha Cissé.
Le nombre de refugiés ayant fui la Casamance était estimé entre 30.000 et 50.000 dans la période comprise entre 1982 et 2002, a rappelé l’historien, en citant le Haut Commissariat pour les refugiés et la Croix-Rouge.
‘’Près de 17.000 personnes étaient refugiées en 1997, soit en Guinée Bissau, soit en Gambie. Et l’on estime à entre près de 30.000 et 50.000-de 1982 à 2002- les personnes fuyant les zones de combat ou empruntant le chemin de l’exode, et à 12 pour cent les habitations abandonnées avec un impact dans les zones de Niaguis et Niassia’’, a dit l’ancien proviseur du lycée Djignabo de Ziguinchor.
Le conférencier s’exprimait au second jour d’un séminaire organisé par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer.
A cette occasion, il est largement revenu sur les répercussions économiques, sociales et environnementales du conflit en Casamance.
‘’Il y a eu des conséquences sur la baisse de la production, des exploitations agricoles arrachées aux propriétaires, vol de bétail, pillage de la forêt, pollution de la nature avec la présence des mines’’, a listé Nouha Cissé, membre du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance.
Sur le plan social, il a relevé l’accentuation de la pauvreté, le départ des partenaires au développement et le chômage des jeunes qui partent vers d’autres horizons à la recherche de lendemains meilleurs.
Il a ensuite décliné des pistes de solution pour accompagner la dynamique de paix en Casamance, estimant toutefois qu’il faut une restauration et une réparation du tissu social, à travers la construction et la réhabilitation des maisons détruites.
Il préconise aussi d’aller vers des mesures exceptionnelles en accompagnant les populations refugiées à retrouver une identité, pour éviter la situation de ‘’tripatricide’’ pour certaines populations, mais aussi des compensations pour toutes les victimes, de quelque bord qu’elles soient.
Et pour prévenir une résurgence du conflit, il prône une ‘’solution politique avec des actions phares’’ pour impulser le développement socio-économique et environnemental de la région.
Il a aussi plaidé en faveur d’un retour définitif des populations déplacées vers les zones de départ. ‘’Un vieil adage dit +on n’est jamais mieux que chez soit+’’, a-t-il invoqué, estimant que malgré des conséquences et autres séquelles, ‘’’les refugiés doivent rentrer au bercail’’.
APS

19/06/2016

ON VA VOIR DE QUEL BOIS...

Le Sénégal va lutter contre la coupe abusive de bois en Casamance

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Le gouvernement sénégalais va prendre des « mesures fortes » contre la coupe abusive de bois en Casamance, dans le sud du pays, a affirmé le ministre des Forces armées, après l’avertissement d’une ONG sur la disparition des forêts dans cette région d’ici deux ans.
« La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours », a déclaré vendredi soir à la presse le ministre Augustin Tine, sans annoncer de mesures précises.
Il s’exprimait dans la ville de Kolda, en Casamance, en présence des ministres de l’Intérieur et de l’Environnement, Abdoulaye Daouda Diallo et Abdoulaye Baldé, à l’issue d’une visite dans cette zone frontalière de la Gambie, la plus boisée du Sénégal.
« C’est effarant ce que nous avons vu. Des gens inconscients détruisent notre environnement, l’économie de notre pays et l’avenir de nos enfants. C’est inadmissible. L’Etat va agir avec des mesures fortes pour mettre fin à (cette) situation », a ajouté M. Tine.
Ces mesures sont annoncées après l’avertissement lancé le 26 mai par le militant écologiste et ancien ministre sénégalais de l’Environnement Haidar El Ali, mettant en cause le trafic de bois vers la Chine à partir de la Gambie voisine.
Le pillage de la forêt en Casamance « a atteint un seuil de non-retour et d’ici deux ans, ce sera trop tard. Nous tirons la sonnette d’alarme », avait déclaré M. El Ali, qui dirige l’Océanium, à la fois centre de plongée et association de protection de l’environnement.
« Le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA (plus de 213 millions d’euros) en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles a explosé ces dernières années », avait-il ajouté.
En avril, une équipe du ministère sénégalais de l’Environnement qui réalisait une étude sur les ressources naturelles en Casamance avait été arrêtée en Gambie en train de prendre des images de bois coupé et entreposé, pour être relâchée au bout de 48 heures.
La Casamance est confrontée depuis 1982 à une rébellion armée menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
Maliactu

06/06/2016

LA CASAMANCE EN DANGER

la déforestation menace la Casamance

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La Casamance, région la plus boisée du Sénégal risque de ne devenir qu’un désert d’ici deux ans. C’est le cri d’alarme d’un militant écologiste, en raison du trafic illégal du bois vers la Chine.
En principe, le bois de Vène, présent en Casamance, est protégé et interdit d’exportation depuis 1998. Mais ces dernières années, cette activité a explosé. Le bois de Vène est exporté brut vers la Chine d’où il est transformé avant d’être réexporté essentiellement vers l’Europe.
Selon le militant écologiste, Ali Haïdar, les implications seront dramatiques à savoir l’ impact irrémédiable sur la fertilité des sols. La chute du taux de précipitations et les conséquences sur l’agriculture et le tourisme dans l’une des régions les plus pauvres du Sénégal.
Il rappelle que son pays a perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010, pendant ce temps, les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA, plus de 213 millions de dollars en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles se fait grandissante.
Le militant écologiste et ancien ministre de l’environnement dénonce en outre l’inaction du gouvernement sénégalais, la complicité des Gambiens et également des Chinois mafieux, responsables de cette exploitation illégale du bois de Vène.
Toujours selon Ali Haïdar, le trafic a pris une telle ampleur que des émigrés sénégalais reviennent d’Europe pour couper le bois parce que c’est une manne financière.
Ruth LAGO/Africanews

27/05/2016

LA FORÊT CASAMANCAISE EN GRAND DANGER

Ali Haidar, écologiste « D’ici deux ans, il n’y aura plus de forêts en Casamance »

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L’écologiste Ali Haidar a tiré la sonnette d’alarme, hier, au cours d’une conférence de presse, affirmant que la région forestière de la Casamance va disparaître d’ici 2018 si rien n’est fait pour limiter son exploitation. À l’origine du mal, des Chinois installés en Gambie, pour reprendre les propos de Haidar, pillent notre pays et y installent le désert.
Ali Haidar a rendu publics un rapport et des images montrant le trafic du bois entre la Gambie et la Casamance. Il s’agit d’un bois précieux utilisé en Chine pour la fabrication de meubles de luxe destinés aux nouvelles élites. Les chiffres révélés par le rapport font froid dans le dos. L’étude a révélé qu’il ne reste plus que 30 000 hectares de forêt, aujourd’hui, dans la région forestière de la Casamance.
En effet, le taux de coupe a triplé et 10 000 hectares supplémentaires pourraient disparaître d’ici 2018, soit plus de la moitié de la forêt restante, selon l’enquête de Haidar. Dans le village de Médina Yoro Foulah, dans la région de Kolda, à quelques kilomètres de la Gambie et ses villages-entrepôts, le mal est à son comble. Dans ces villages, le rapport démontre que le trafic de bois de ‘’vène’’ a pris un essor inquiétant. Dans ces villages-entrepôts, déclare l’écologiste, « on voit quotidiennement des centaines de charrettes, des centaines de voitures et des camions qui traversent avec soi-disant des autorisations leur permettant de ravager la forêt ». Et par conséquent, des Chinois installés en Gambie pillent et souillent notre pays en y installant le désert. « Si le Nigéria est le premier pays exportateur de bois vers la Chine, la Gambie arrive en deuxième position et se ravitaille au Sénégal par le truchement des Chinois installés en Gambie », alerte-t-il.
1 million d’arbres perdus depuis 2010 Ce n’est pas tout. « Le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres, depuis 2010, tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards F Cfa en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles fait de ce bois a explosé ces dernières années ». Les images aériennes du marché de Saré Bodjo, à un kilomètre à l’intérieur de la Gambie, montrent un dépôt de milliers de troncs de bois de « vène ». « Des Chinois et des lobbies puissants coupent des centaines voire des milliers de troncs,n chaque jour, et les exportent », dénonce l’écologiste.
Il ne cache pas son amertume et ses angoisses : « Si les autorités publiques, notamment le Gouvernement sénégalais, ne prennent pas leurs précautions, les conséquences seront irrémédiables. » Car d’après les résultats de son enquête sur le trafic de bois, d’ici à deux ans, il n’aura plus de forêts en Casamance. « La récente augmentation du volume de coupe de bois illégale en destination de la Gambie accélère sa destruction de façon exponentielle, et pourrait conduire à la disparition de la forêt », alerte-t-il. Pis, prévient Haidar, cela aura un effet domino destructeur sur la région et la population locale, pouvant mener à des vagues migratoires d’une ampleur jamais vue jusqu’ici au Sénégal.
Mouhamadou BA - rewmi.com

06/05/2016

DRAGUE DU FLEUVE CASAMANCE

Fleuve Casamance : le dragage effectif, des navires d’une capacité de 6000 tonnes attendus

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Le fleuve Casamance dragué depuis janvier 2016 avec une profondeur maritime qui passe de 3,5 mètres à près de huit mètres est aujourd’hui capable de recevoir des navires d’une capacité de 6000 tonnes pour un fret de trois millions de tonnes par an, a indiqué, jeudi à Ziguinchor, le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (ANAM) Yérim Thioube.
"Le dragage est une réalité dans le fleuve Casamance. Il est effectif depuis janvier 2016. Les profondeurs qui étaient de 3,5 mètres s’élèvent maintenant à 7,5 mètres pouvant même atteindre les 8,10 mètres si les conditions de marrée sont favorables", a expliqué M. Thioube.
Le directeur général de l’ANAM, en compagnie des responsables du Consortium sénégalais d’activités maritimes (COSAMA), a animé un point de presse jeudi sur les enjeux et les potentialités physio-maritimes du fleuve de Casamance.
"Désormais avec le dragage, des navires de grandes capacités pourront venir à Ziguinchor. Il sera possible de voir à Ziguinchor des navires de 2000 à 6000 tonnes. Le tonnage annuel pour le fret sera compris entre un million et trois millions de tonnes", a souligné le directeur général de l’ANAM.
Devant des journalistes, M. Thioube est revenu sur l’offre de transport maritime "largement inférieure à la demande à Ziguinchor" et les stratégies en cours pour inverser la tendance.
"Nous allons accroître la flotte maritime avec une dizaine de bateaux qui feront la rotation Ziguinchor-Dakar", a assuré Yérim Thioube.
"Nous avons des projets de construction d’un port de pêche dans le quartier ziguinchorois de Boudody, un terminal d’hydrocarbures d’une capacité de 82 000² et l’élargissement du port de Ziguinchor sur deux hectares", a souligné le DG de l’ANAM.
Une longueur de 83 kilomètres a été draguée dans le fleuve Casamance entre juillet 2015 et janvier 2016. Des activités de sondage et des dragages d’entretien vont y être menés régulièrement sur une période de dix ans, selon les autorités maritimes.
Dans le cadre d’un projet qui vise à "transformer les contraintes en avantages naturels", l’ANAM est chargée de la mise en œuvre des pontons d’accostage, du balisage des voies navigables hors fleuve Casamance et bras de mer Saloum et la construction de barges pour le transport des productions locales.
APS/Seneweb

24/04/2016

CHANVRE DETRUIT EN CASAMANCE

Bignona: Une opération de destruction des champs de chanvre, vire aux accrochages

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C’est la Direction des Relations Publiques de l’Armée qui a étalé le bilan de l’opération réussie dans le nord de la Casamance. En effet, le commandement de la Zone militaire n° 5, appuyé par un peloton de la gendarmerie basé à Ziguinchor, a initié une grande opération de destruction de vastes étendues de culture et de production de chanvre indien. Djoundji et Djiéyé à une vingtaine de kilomètres au nord de Sindian dans le département de Bignona, sont les localités ciblées. C’est ainsi que de nombreux champs prêts à être récoltés ont été détruits. Pour autant, cette mission des « Jambars » n’était pas aussi aisée. La DIRPA a évoqué des accrochages entre l’armée et des rebelles du MFDC qui, d’ailleurs ont perdu plusieurs éléments. Une arme de guerre de type AK 47 (Kalachnikov) a été récupérée par l’armée.
L’armée déplore cependant la blessure légère d’un soldat dont l’état n’a pas nécessité d’évacuation sanitaire.
Exclusif.net

AMOUL BATEAUX...

Casamance: Arrêts des rotations des navires Aline Sitoé Diatta et Aguene en panne

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Les usagers du navire Aline Sitoé Diatta devront attendre encore deux semaines avant d’embarquer à nouveau à bord de ce navire. A partir du 2 mai, Aline Sitoé Diatta sera entre les mains expertes des techniciens de la navigation maritime pour une révision totale de ses installations techniques.
Selon le responsable de l’escale de Ziguinchor qui s’est expliqué sur les ondes de la radio Sud Fm, c’est un arrêt normal qui intervient annuellement. Ce n'est pas fini le navire Aguène est en panne depuis deux semaines

Politico/Exclusif.net

18/04/2016

ESPOIR EN CASAMANCE

CASAMANCE: LA RESTAURATION DE LA MANGROVE FAIT RENAITRE L’ESPOIR DANS PLUSIEURS VILLAGES

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Albadar. Dans ce village de la Moyenne Casamance, un projet de reboisement de la mangrove fait renaitre l’espoir chez les populations.
Sous un soleil au zénith, le paysage ombrageux qui recouvre les toitures des maisons en zinc jaunies par le temps laisse à peine passer les rayons du soleil.
Ici, aux confins de la station touristique de Kafountine, les rangées d’orangers et de manguiers font apparaitre leurs premiers fruits.
Réunis à la mi-journée sous un grand manguier, les habitants d’Albadar accueillent une délégation de Wetlands International, une ONG hollandaise qui s’active dans la conservation de l’environnement. En collaboration avec la coopération allemande (BMZ), des services techniques de l’Etat et des organisations villageoises, Wetlands International initie des projets de reboisement de la mangrove depuis quatre ans, dans la zone sud du pays.
En compagnie des populations, la délégation emprunte un sentier en latérite à bord de véhicules bondés. Après des centaines de mètres, la petite brise qui frappe en ce temps ensoleillé annonce la présence d’un cours d’eau.
A l’approche de la mer, les membres de la délégation, vêtus de gilets de sauvetage remis par les agents de l’aire marine protégée de la zone, montent à bord d’une embarcation pour aller visiter en haute mer, le projet de reboisement de mangroves initié par cette ONG, en partenariat avec des services techniques et les populations.
Au bout de quelques minutes, sur une bande maritime calme, l’on aperçoit des rangées de mangroves à perte de vue. De petites plantes supplantées par quelques feuilles qui flottent sous l’effet du vent et nettement distincts, du fait d’une marrée base.
La belle vue qu’offre l’environnement avec ces sillons de mangrove qui poussent sur une superficie de près de 30 hectares, illumine le visage des visiteurs visiblement tombés sous le charme de la bonne tenue des plantes. Le but de ce projet étant de réhabiliter un site où il y avait une intense activité de pêche avant la disparition du cordon de protection que constituait la mangrove.
’’C’est incroyable ! Nous sommes en passe de réussir la restauration de la mangrove dans cette localité qui était jadis un pôle de pêche’’, s’enthousiasme Bakary Diatta, point focal de ce projet de reboisement.
‘’Ici on pratiquait une activité de pêche intense. Cela faisait vivre le village. Mais une sécheresse est venue emporter presque toutes les mangroves’’, raconte M. Diatta, pantalon retroussé et pieds perdus dans une terre boueuse sur laquelle personne ne s’aventure avec des chaussures.
Bonnet bien vissé sur la tête, le gilet de sauvetage flottant sous l’effet du vent, Bakary Diatta reconnaît et regrette ‘’la main de l’homme’’ dans la dégradation de la biodiversité qui a couté cher à son village.
‘’On venait souvent ici pour trouver du bois et des feuilles de mangroves pour les plafonds dans nos maisons. Les jeunes aussi s’adonnaient à cela pour trouver de quoi vivre en vendant les branches et feuilles de mangroves à des propriétaires d’hôtels et de campements dans cette zone touristique’’, dit-il, signalant un ‘’changement de cap’’.
‘’La sensibilisation a porté ses fruits. Aujourd’hui personne n’ose ni pense couper la mangrove. Les communautés ont maîtrisé les enjeux autour de l’utilité de cette plante quant à la bonne marche de nos activités de pêche et d’autres’’, se félicite Bakary Diatta.
‘’Ce sont les communautés qui tirent profit de ce projet de reboisement de la mangrove. Quels intérêts devons-nous avoir à agresser notre propre gagne-pain ?’’, s’interroge-t-il, avant de regagner avec le reste de la délégation l’embarcation dont le conducteur ne cessait d’appuyer sur une sorte de poignet pour chauffer le moteur.
Un périmètre maraîcher comme mur de protection
Pour accompagner les populations dans la restauration de la mangrove, les responsables de l’ONG Wetlands International n’ont pas fait que reboiser. Ils ont trouvé d’autres astuces pour atténuer la pression sur la mangrove.
A la sortie du village d’Albadar, un mur fait de grilles, de fils de barbelés et de branches d’arbres attire l’attention des visiteurs. Il s’agit du périmètre maraîcher d’Albadar, un projet de gestion de la mangrove géré par les femmes et les jeunes.
Dans ce site de 3,5 hectares, des parcelles de marachages sont bien délimitées. Des oignons, de la tomate et du piment constituent les principaux produits. Un puits de pompage doté d’un groupe électrogène, des matériels d’arrosage, des brouettes, des pelles et autres outils agricoles renseignent sur la vocation maraichère des lieux.
Ce périmètre maraicher piloté par Wetlands International et financé par la coopération allemande est une sorte d’alternative pour avoir de quoi s’occuper et laisser la mangrove au repos. ‘’C’est nous mêmes qui allions en mer pour agresser la mangrove, trouver des branches et feuilles pour construire nos maisons, ou vendre à des installations hôtelières’’, reconnaît Ansoumana Diatta, responsable de l’association qui regroupe les jeunes d’Albadar.
‘’On était obligés d’aller chercher de la mangrove pour construire les plafonds de nos habitations. Mais c’est désormais un souvenir depuis deux ans, parce que nous avons de quoi nous occuper ’’, confie-t-il.
‘’Nous travaillons avec les communautés à travers des projets de reboisement de la mangrove, mais aussi pour le développement d’activités génératrices de revenus, comme l’illustre ce périmètre maraîcher qui permet aux populations de disposer de produits de commercialisation comme les légumes’’, déclare Ibrahima Thiam, directeur de la région Afrique de Wetlands International.
‘’Cela permet de diminuer la pression sur la mangrove. La coupe du bois de la mangrove était l’unique activité génératrice de revenus pour plusieurs jeunes du village d’Albadar. Ce périmètre est fonctionnel depuis seulement quatre mois. Une plus grande partie va être emblavée pour d’autres pratiques culturales’’, promet Ibrahima Thiam.
Un mirador pour signaler les infractions en mer
En quittant Albadar pour la localité voisine d’Abéné, l’on a l’impression de parcourir le même village. Seule une brise de mer persistante confirme l’arrivée à la plage d’Abéné. L’endroit grouille de monde. Une rangée de pirogues au-dessus desquelles des drapelets de plusieurs pays africains flottent, des tas des débris d’écailles de poissons et de coquillage, des abris faits de tiges de filaos ou de crintins sont visibles un peu partout. Au dessus de ces petits abris, des étales de poissons pour le séchage.
Les femmes transformatrices et les mareyeurs assis à même le sol, guettent au dessus des vagues de plus en plus fortes, l’arrivée des pirogues. Quelques touristes blancs s’amusent non loin des vagues, une fumée noire se dégage à un jet de pierres chez un groupe de femmes qui transforment de façon artisanale les poissons frais en poissons fumés.
Mais ce qui attire l’attention par dessus tout, c’est la présence d’un mirador construit avec un entrelacs de branches d’arbres, de feuilles et d’herbes. Il faut emprunter trois à quatre échelles pour arriver au sommet de ce mirador, point culminant de la plage d’Abéné où un projet de gestion durable de la mangrove est en cours de réalisation.
‘’Ce mirador très élevé permet de faire une surveillance de la mer pour signaler les infractions. Il nous arrive de signaler et d’arraisonner des bateaux sénégalais qui pêchent dans les eaux gambiennes ou vice versa’’, explique un membre de l’Aire marine protégée d’Abéné, un village touristique situé à quelques encablures de la Gambie.
‘’Nous disposons d’une rangée de mangroves en mer, nous faisons la surveillance avec une quarantaine d’éléments qui se relaient au mirador pour éviter la coupe de bois dans le cadre d’un projet de gestion durable de la mangrove’’, ajoute-t-il.
Ce mirador constitue aussi un objet d’attraction touristique. ‘’Nous faisons des rentrées financières avec ce mirador. Les touristes qui viennent sont tentés par l’envie de monter et de découvrir en contrepartie d’une somme financière’’, poursuit Mamadou Konta, un acteur touristique de la zone.
Albadar et Abéné font partie de ces zones ciblées par le projet de réhabilitation de la mangrove par Wetlands International, une ONG hollandaise qui s’active dans la restauration de la biodiversité, la conservation de l’environnement, la gestion des zones humides et l’adaptation aux changements climatiques.
Zigactu

19/02/2016

L'ARTISANAT CASAMANCAIS EN VALEUR

Panneaux signalétiques pour les villages artisanaux

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8 panneaux signalétiques ont été élaborés et implantés pour les villages artisanaux de la région.
Après les campements villageois de la région, ce sont désormais les villages artisanaux d’Abéné, Kafountine, Ziguinchor et Cap-Skiring qui bénéficient ainsi de chacun 2 panneaux signalétiques.
Cette action a été déroulée dans le cadre de la coopération décentralisée entre la Région Alsace, l’IRCOD et la région de Ziguinchor, partenariat qui bénéficie du soutien financier du Ministère français des affaires étrangères.
Venez visiter les artisans de la région !
www.casamance-tourisme.sn

23/01/2016

LA CASAMANCE A SEC

Ziguinchor sans eau depuis 48 heures

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L’eau se fait rare dans la capitale du Sud. Pour dire qu’elle est introuvable depuis 48 heures. Source de vie, l’eau est devenue une source de préoccupation pour les populations de Ziguinchor. Les autorités, elles, ne donnent aucune information sur les causes de cette pénurie d’eau. Des sources de nos confrères du PoPulaire d’expliquer ce problème d’approvisionnement par des « effets de la contamination des nappes par l’avancée de la langue salée. Cette problématique est d’ailleurs plus préoccupante dans la région de Sédhiou où même certains forages sont obligés de fermer. C’est dire qu’aujourd’hui, la basse Casamance et la moyenne Casamance sont sérieusement menacées par ce fléau d’avancée de la langue salée », écrit le journal.
seneweb News

15/12/2015

SI AGREABLE CASAMANCE...

Casamance - Quatre raisons qui font perdurer un conflit

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Autrefois riches de leur tourisme et de leurs terres fertiles, les populations de la Casamance enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, qui représente 15 % de la superficie du Sénégal, se sentent les parents pauvres du pays.
Les milliers de mines enfouies dans les champs au fil des hostilités ne cessent de faire des victimes. Ajoutons à cela l’insécurité sporadique (razzias, braquages routiers et prise d’otages), entretenue par les éléments se réclamant des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
En juillet 2014, douze forestiers ont été enlevés par les troupes du chef rebelle Salif Sadio, avant d’être relâchés quelques jours plus tard. On ignore si leur libération a été monnayée, mais l’on sait que les preneurs d’otages avaient demandé aux autorités sénégalaises une rançon de 10 millions de francs CFA (15 250 euros).
Bref, la Casamance est loin d’être sortie de l’ornière où la précipitent des acteurs de tous ordres et aux intérêts divergents. Décryptage en quatre temps des composantes d’un conflit qui pèse toujours sur l’unité sénégalaise.
1. Une guérilla éclatée
Pour un retour à la paix, il faut négocier avec des interlocuteurs légitimes. Or le MFDC est loin d’être homogène. Au nord de la région, opère le chef rebelle Salif Sadio, tenant d’une indépendance totale. Soutenues par le président dictateur gambien Yahya Jammeh, hostile au Sénégal, les troupes de Sadio multiplient leurs raids dans la région du Sindian, proche de la frontière de leur protecteur. Une région également propice à la culture du cannabis, source de financement non négligeable pour cette faction. Dans son fief, Sadio est contesté par Lamanara Sambou, un rebelle bien implanté dans la localité de Diakay.
Au sud, César Atoute Badiaté domine. C’est le principal adversaire de Salif Sadio au MFDC. Moins radical que son ennemi, a priori plus favorable à des négociations avec Dakar, il doit lui aussi composer sur ses terres avec d’autres chefs rebelles dissidents.
2. Un pôle politique disparate
La branche politique du MFDC est à l’image de son aile combattante : une foule de dirigeants se disputent le leadership. Salif Sadio, autoproclamé chef suprême du MFDC, réconcilie tout le monde à sa façon : les politiques du mouvement, dit-il, ne sont que des « farceurs », sans aucune crédibilité. Parmi les figures du mouvement, Nkrumah Saneh se veut le porteur de la légitimité historique.
Indépendantiste, il vit en exil à Paris depuis près de 30 ans et revendique le secrétariat général du MDFC depuis le décès en 2007 de l’abbé Diamacoune Senghor (ancien secrétaire général du MFDC).
Autre personnalité du mouvement, Abdou Elinkine Diatta jouit d’une forte popularité. Il a même fait construire au quartier Soucoupapaye de Ziguinchor (capitale de la Casamance) un siège pour le parti. Porte-parole du mouvement sous la direction de Diamacoune Senghor, il revendique lui aussi le secrétariat général.
Sa ligne : « Nous ne sommes pas pour la guerre mais nous voulons l’indépendance ». Ahmed Apakena Diém incarne la jeune génération. Professeur d’université en Allemagne, ancien conseiller politique de Nkrumah Saneh, il dirige le cercle des universitaires et intellectuels du MFDC. Il n’est pas hostile à la lutte armée.
A la tête du secrétariat général du mouvement depuis 2001, Jean-Marie François Biagui se démarque de plus en plus des indépendantistes. Il a créé un nouveau parti politique, qui porte un acronyme semblable au précédent (MFDC), mais qui veut dire cette fois Mouvement pour le fédéralisme et la démocratie constitutionnelle…
En marge de ces querelles d’appareil, le groupe de contact du MFDC, dirigé par Louis Tendeng, se voit en acteur essentiel de la résolution du conflit. Composé de membres historiques du MFDC, comme Kamoughé Diatta, créateur du front nord du maquis et d’Adjino Moto, ex-lieutenant de Sidy Badji, ancien soldat de l’armée française durant la période coloniale et fondateur du maquis en Casamance, ce groupe d’anciens « durs » s’active pour le retour de la paix. Ils estiment que les populations de la Casamance ont trop souffert du conflit et qu’il est temps d’y mettre un terme.
3. Déplacés, réfugiés et voisins intrusifs
L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) a estimé fin 2014 le nombre de déplacés internes à 52 800 et à 20 000 le nombre de réfugiés en Gambie et Guinée-Bissau confondues. On compte près de 8 000 déplacés dans la seule commune de Ziguinchor. D’une superficie de 28 350 km2, la Casamance, composée des provinces de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, est coincée entre la Guinée-Bissau et la Gambie. Les populations et les pratiques culturelles y sont similaires à celles des deux pays limitrophes. Une situation souvent exploitée par les dirigeants des pays voisins.
Les rebelles du MFDC ont longtemps pu trouver refuge en Guinée-Bissau. Mais depuis 2006, lors d’une opération menée par l’armée sénégalaise, les troupes de César Atoute Badiate et l’armée bissau-guinéenne, la base arrière de Salif Sadio a été démantelée. Depuis, les régimes bissau-guinéens successifs affichent leur soutien au Sénégal en empêchant les rebelles de se replier sur leur territoire. La Gambie, en revanche, instrumentalise le conflit pour régler des comptes avec Dakar. Les relations étroites entre Salif Sadio et le dictateur gambien Yahya Jammeh sont avérées. De plus, Yahya Jammeh s’est toujours opposé à la construction d’un pont à Farafenni à la frontière avec la Casamance, indispensable au désenclavement de la région.
4. Les mallettes des « messiers Casamance »
Le président Abdoulaye Wade a inauguré l’ère des « messieurs Casamance ». Ministres ou « personnes d’influence » sont envoyés dans le maquis avec des mallettes pleines de billets pour acheter un retour de la paix. Cette stratégie n’a servi qu’à exacerber les frustrations des populations et à radicaliser plusieurs factions du MFDC, lésées dans le partage du « gâteau ». Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), enfin, disent lutter pour le retour de la paix. Mais sans aucune coordination de leurs actions et dans un complet désordre. Un désordre évidemment propice aux détournements de fonds.
Amadou Ndiaye/Le Monde Afrique

27/11/2015

NETTOYER LA CASAMANCE

Casamance : 100 000 m2 de terre à déminer, Plus de 400 personnes amputées...

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Depuis l’éclatement du conflit armé en Casamance, plusieurs morts et blessés ont été dénombrés. Hormis les armes qui ont fauché des vies humaines, les mines antipersonnel assimilées aux « engins de la mort » ne cessent de causer des dégâts au sein de la population. Selon les révélations faites par l’Association sénégalaise des victimes de mines (Asvm), la majeure partie des personnes handicapées en Casamance sont des victimes de mines. D’où la nécessité, pour le porte-parole de ladite association, de redémarrer les déminages des zones polluées dans le département de Bignona où le besoin se fait sentir.
« Le nord Sindian est la zone qui abrite un nombre important de mines antipersonnel. Très souvent, des personnes à la recherche de bois mort dans la forêt sautent sur des mines. C’est une localité très polluée avec la présence de ces engins de la mort », explique Mamady Gassama. Ce dernier portant la parole de l’Asvm estime que « l’État du Sénégal doit faire du déminage l’une de ses priorités. Les mines sont en train de faire des ravages dans le nord Sindian, surtout au sein de la gent masculine. La plupart des handicapés dans cette localité sont des jeunes de moins de 20 ans. Aujourd’hui, il urge pour le gouvernement de reprendre les activités de déminage ».
Mamady Gassama rappelle d’ailleurs qu’au jour d’aujourd’hui, il reste en Casamance 100 000 m2 de terre à déminer.
Seneweb

02/11/2015

ACCROCHAGE EN CASAMANCE

Un accrochage entre l'Armée et les rebelles casamançais du Mfdc fait 4 blessés
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Le sud du Sénégal continu de créer des soucis aux autorités sénégalaises. Avec la rébellion du Mouvement des Forces Démocratique de la Casamance Rechercher Casamance , les populations du sud du pays vivent dans la peur. L’armée ne parvient toujours pas à sécuriser cette partie du pays.
Un nouvel accrochage entre l’Armée sénégalaise et les rebelles Rechercher rebelles du Mfdc Rechercher Mfdc a été signalé vendredi. L'accrochage, deuxième du genre en moins d’une semaine, a fait quatre blessés dans les rangs de l’Armée et de nombreuses pertes du côté des rebelles. Cette embuscade, mentionne Sud Fm, est survenu, entre les villages de Badiana et Djignaky, dans la Zone des Palmiers.
A l’origine dece face-à-face violent, un véhicule de l’Armée sénégalaise qui a été la cible des rebelles Rechercher rebelles . Des tirs nourris sur le camion ont occasionné un échange de feu durant deux tours d’horloge. Les militaires blessés ont été acheminés à Ziguinchor.
Les rebelles Rechercher rebelles du Mfdc Rechercher Mfdc , dit-on, n’airaient pas vu d’un bon œil la dernière opération de sécurisation menée par l’Armée qui avait démantelé le trafic de bois dans la zone.
Pour rappel le conflit entre l’armée sénégalaise et la rébellion du Mouvement des Forces Démocratique de la Casamance Rechercher Casamance , Mfdc Rechercher Mfdc qui a éclaté en 1981est le plus vieux conflit en Afrique. Avec ses 34 ans, ce conflit a vu les trois dernières Président Sénégalais à savoir Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall mais pour le moment, même si les démarches pour aller vers la paix ne manquent pas, la paix n’est pas encore à l’ordre du jour.
Sidy Djimby Ndao/KOACI.COM

24/10/2015

OUVERTURE DE LA SAISON TOURISTIQUE EN CASAMANCE

Tourisme en Casamance : La saison s’ouvre le 1er novembre
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La saison touristique 2015-2016 sera ouverte le 1er novembre en Casamance, avec son lot de problèmes liés essentiellement au transport aérien et au fait que cette région méridionale du Sénégal soit toujours considérée comme une zone en rouge.
Les acteurs touristiques souhaitent que l’Etat trouve des solutions idoines à l’acheminement des touristes. Le président du syndicat d’initiative et du tourisme, Augustin Diatta, rappelle que la compagnie nationale Senegal Airlines, qui faisait quotidiennement la navette Dakar-Ziguinchor, Dakar-Cap Skirring, n’a plus d’appareil. « Actuellement, renseigne-t-il, c’est Transair (un avion de 17 places) qui assure chaque jour la navette Dakar-Ziguinchor ». Cela lui paraît insuffisant et l’inquiète pour le transport des touristes. Nostalgique, le président du syndicat d’initiative et du tourisme en Casamance se souvient : « Il y a six ans, nous avions 7 vols internationaux Paris-Cap Skirring ou Milan-Cap Skirring. Et aujourd’hui, on en a que 2 vols affrétés par le Club Med ». Augustin Diatta avertit que si cette saison encore, le problème du transport aérien n’est pas résolu, les acteurs touristiques risqueront d’avoir une année difficile pour l’acheminement des touristes en Casamance.
Pour le coordonnateur de l’Office de tourisme de Casamance, Modou Diouf, l’Etat doit faire en sorte que l’acheminement, aux niveaux national et international, des touristes qui souhaitent venir visiter la Casamance, soit assuré. Il estime que cela permettra de relancer le tourisme, de manière générale, et de sortir les acteurs touristiques de la Casamance « du diktat du Club Med ». D’après lui, en Casamance, quand on parle de la saison touristique, c’est en fonction du premier et dernier avion du Club Med. M. Diouf déplore que le tourisme en Casamance reste lié en grande partie au Club Med, « qui, fait-il remarquer, est une entreprise privée, qui fixe les dates qui l’arrangent pour démarrer et terminer la saison ». A l’en croire, si le Club Med impose les dates d’ouverture et de fermeture de la saison, c’est parce qu’il est présent à tous les niveaux de la chaîne de valeur du tourisme : le transport (acheminement des touristes par vols directs, Paris-Cap Skirring), l’hébergement (il a l’un des plus grands hôtels du Sénégal) et la restauration ».
Modou Diouf préconise qu’une compagnie nationale prenne en charge les préoccupations du tourisme en Casamance ou l’Etat autorise des compagnies qui en ont fait la demande. « Comme XXL », renseigne-t-il. L’autre ennui des acteurs touristiques du sud du Sénégal, c’est la destination Casamance « qui, d’après Augustin Diatta, est déconseillée par la France, parce que définie comme une zone en rouge ». Si cela continue, à son avis, la promotion du tourisme en Casamance ne sera pas possible. « Aujourd’hui, on ne peut pas développer une destination touristique sans ouvrir le ciel, en laissant venir les charters ». M. Diatta soutient qu’il ne servira à rien, si on règle le problème du transport aérien d’un côté et que de l’autre, on déconseille aux gens de ne pas venir en Casamance.
Néanmoins, les acteurs touristiques préparent la saison avec beaucoup d’espoir. Ils estiment que la région recevra plus de visiteurs que l’année dernière. Selon le président de leur syndicat d’initiative, en 2014/2015 toutes les réservations avaient été annulées, à cause de la maladie d’Ebola. « Il n’y a eu que deux hôtels à la station balnéaire du Cap-Skirring (La Paillotte et le Club Med) qui ont pu résister. Les autres hôtels n’ont pas eu de clients ». L’impact négatif de la crise économique mondiale sur la saison n’a pas été occulté. Avec la suppression du visa biométrique, on espère également qu’il y aura plus de touristes en Casamance, par rapport à la saison passée. Par ailleurs, les acteurs touristiques attendent toujours la mise à niveau des hôtels, promise par le président de la République.
Moussa SADIO/LeSoleil

15/10/2015

LES "INDEPENDANTISTES" ONT BON DOS...

BRAQUAGE A TEUBI, SUR L’AXE ZIGUINCHOR-BIGNONA
LES ASSAILLANTS EMPORTENT PLUS DE 15 MILLIONS DE F CFA
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La Casamance renoue encore avec les braquages après une longue accalmie. Des hommes armés ont fait irruption sur l’axe Bignona Ziguinchor distant de 30 Km, immobilisant un véhicule à hauteur du village de Teubi. Les passagers ont été dépouillés de plus de 15 millions de F Cfa que les assaillants ont emporté.
Selon différents médias qui ont relayé l’information, une structure financière de la place, à travers une de ses caisses rurales, a payé le plus lourd tribut avec 15 millions perdus au profit des malfrats.
Ce braquage intervient seulement quelques semaines après celui perpétré sur cette route nationale N°4 la veille de la Tabaski. Actes isolés ou banditisme après une très longue accalmie ?
En attendant d’y voir plus clair, il convient de rappeler que le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) a toujours rejeté toute implication dans pareils actes qui ressemblent à du vol organisé commis par des ennemis de la paix profitant de la situation de crise trentenaire que vit la région méridionale du pays.   
Ibrahima DIALLO/Sudonline

29/08/2015

LA RN6 EST EN RADE

Projet de construction de la RN6 en Casamance: Les Américains retirent leur 100 milliards de FCFA
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Les américains retirent leur financement le 23 septembre 2015 à minuit. Les travaux de construction de la Route nationale N 6; (le route qui va de Ziguinchor à Manda douane dans le Vélingara en passant par Kolda) risquent de connaître un blocage définitif suite au "Sabotage de l’Etat Sénégalais".
Financés par le Millenium  Challenge Account  (MCA) à Hauteur de 100 milliards CFA, les travaux de construction de cette devraient durer trois à quatre ans. Selon les explications des experts lors de la rencontre avec Atika en 2011, la RN6 serait une des meilleures routes du « pays » c’est-à-dire du Sénégal.
Elle serait large de 10 mètres, construite en enrobé danse d’une épaisseur de 10cm. Tous les ponts et autres ouvrages routier seraient entièrement reconstruits, tous les nombreux marchés hebdomadaires se trouvant le long de cette route seraient entièrement construits et équipés ainsi que les murs des écoles des différents villages traversés par cette RN6.
Les experts avaient promis que ce travail se ferait en l’espace de trois ans, ils avaient demandé au MFDC de tout faire pour ne pas compromettre le projet à travers des actes qui pourraient bloquer ou retarder les travaux.
Le groupe de négociateurs avait enfin promis de tenir informé le MFDC sur les différentes étapes d’avancement des travaux. Fort de ce beau discours et de toutes les promesses d’engagements, le MFDC à travers Atika sa branche combattante s’est engagé à garantir une sécurité totale à toutes les entreprises qui seront engagés pour l’exécution des travaux de construction, jusqu’à même accepter les activités de déminage le long de cette route.
La seule exigence était que les principaux responsables des travaux soient des originaires de la Casamance pour éviter tout esprit de sabotage. Les négociateurs avaient donné leur accord de principe.
Mais la réalité est tout autre et de nos jours le constat est plus que dégoûtant selon le journal local pro MDFC
Laterangainfo

14/07/2015

CASAMANCE: ENCORE UNE SOMBRE HISTOIRE D'OTAGES

Fin de la prise d'otages dans les forêts de San samba en Casamance
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12 hommes libérés. Sains et saufs, contre une rançon d'un million.
Les exploitants forestiers pris en otage mercredi dernier, par des éléments armés de la faction nord de Salif Sadio, dans les forêts de Koling, ont recouvré la liberté sains et saufs, ce dimanche 12 juillet, en début d'après-midi.
La libération des 12 hommes capturés mercredi dernier 8 juillet est finalement intervenue hier, dimanche (12 juillet) en début d'après-midi, soit après 5 jours de captivité. L'armée y a beaucoup contribué par des opérations de sécurisation mais aussi le versement confirmé d'une rançon d'un million de FCfa a allongé la vie des prisonniers suspendue à une caution. Une affaire de coupe de bois est à l'origine de cet épisode qui se poursuit par la traque en cours des hommes de la zone militaire N°6 dans ce secteur du Diassing.
Les exploitants forestiers pris en otage mercredi dernier, par des éléments armés de la faction nord de Salif Sadio, dans les forêts de Koling, ont recouvré la liberté sains et saufs, ce dimanche 12 juillet, en début d'après-midi. C'est le résultat de plusieurs facteurs combinés notamment la traque des forces de défense et de sécurité de la zone militaire N°6 qui ratissaient le secteur du Diassing depuis le début du kidnapping.
Il s'y ajoute, selon une source digne de foi, confirmée par Pape Cissé le gérant de la scierie de «Jangoo» à Bignona, le versement d'une rançon d'un million de FCfa contre les dix initialement réclamés par les ravisseurs. L'on ignore encore les conditions dans lesquelles s'est effectué cet échange, mais nombreux sont ceux qui soutiennent la présence d'une main intermédiaire qui pourrait réceptionner l'enveloppe au nom des ravisseurs qui se déplaçaient en cachette.
Au sujet de leurs mouvements annoncés dans le Nord Sindian ces dernières quarante-huit heures, des sources bien informées renseignent qu'ils n'étaient pas du tout sorti du secteur de Sansamba. Et, les opérations de sécurisation de l'armée pourraient finir par les mettre hors d'état de nuire, ajoutent les mêmes sources.
A signaler enfin que les prisonniers étaient au nombre de 12 au lieu des 10 annoncés, soit alors un total de 17 hommes capturés, y compris les 5 déjà libérés le premier jour par les gendarmes de la brigade territoriale de Sédhiou. Tous étaient regroupés, ce dimanche, au domicile du chef de village de Koling et seront probablement conduits à la brigade de gendarmerie de Sédhiou pour complément d'enquête.
Sud Quotidien

23/06/2015

AIDE A LA CASAMANCE

Les parlementaires sénégalais accordent un statut fiscal spécial aux entreprises touristiques de la Casamance
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Les parlementaires sénégalais ont adopté mardi à Dakar, sans débats en séance plénière un projet de loi qui accorde un statut fiscal spécial pour les entreprises touristiques installées dans le pôle touristique de la Casamance (Sud).
Le statut spécial aura une durée de 10 ans à compter de la date de délivrance de l'agrément, a dit M. Amadou Bâ le ministre de l'économie, des finances et du plan, expliquant aux députés les motivations du projet de loi.
« La crise que traverse la Casamance depuis plus de trois décennies a inhibé la compétitivité des entreprises touristiques qui y sont installées », a –t-il souligné.
Selon lui, la région naturelle de Casamance (qui comprend les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), compte tenu des opportunités de sa localisation géographique, de la richesse et de la diversité de son environnement culturel est appelée à être un des pôles majeurs de la nouvelle politique touristique du Sénégal.
« Les entreprises touristiques installées en Casamance pourront prétendre à des avantages fiscaux et douaniers sur la base d'un agrément qui leur sera délivré suivant les procédures prévues par les décrets d'application de la présente loi », a notamment précisé le ministre de l'économie.
Dans l'entendement du ministre, le programme d'accompagnement des investissements touristiques, à travers ce statut spécial, permettra le maintien et la création d'emplois ainsi que des revenus durables indispensables à la viabilité du pôle économique de la Casamance.
Apanews

10/01/2015

RELANCER LE TOURISME EN CASAMANCE...

Relance du Tourisme en Casamance : Les acteurs dégagent une série de mesures
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La capitale du Sud a abrité hier, un atelier axé sur la relance du Tourisme en Casamance. Cette rencontre présidée par le ministre du Tourisme et des transports aériens, Abdoulaye Diouf Sarr, a permis aux acteurs et professionnels de faire l’état des lieux caractérisé par des difficultés et de dégager des mesures pour la relance du secteur.
Le Sénégal ambitionne de promouvoir un tourisme éthique, responsable, compétitif et contribuant durablement a son émergence économique. L’objectif global de la politique touristique est de permettre au pays d’atteindre le cap de 2 millions de touristes en 2018 avec un objectif intermédiaire de 1,5 million en 2016. Pour y arriver, trois axes stratégiques sont retenus par les autorités gouvernementales, notamment le développement de l’offre, la réforme de la gouvernance, la réorganisation et la promotion touristique. Car, pour les décideurs du secteur touristique, le Sénégal à l’horizon 2018 devrait arriver à mettre en place un observatoire de veille stratégique et améliorer la qualité de l’offre touristique pour la mettre aux standards des pays émergents. Toute chose qui, selon les acteurs et professionnels du tourisme en Casamance, passe par la matérialisation d’une matrice de 17 mesures conformes à leurs attentes et à leurs exigences pour une bonne relance d’un secteur mal en point. Et parmi les plus urgentes, il y a la suppression du visa, le renforcement de la promotion de la destination Casamance, la délocalisation de certains séminaires internationaux de Dakar à Ziguinchor, la mise en place d’une stratégie de communication spéciale pour la Casamance, la lutte contre la désinformation et la diabolisation à l’encontre de cette région. S’y ajoutent le désenclavement aérien et la libéralisation du ciel casamançais. Des batteries de mesures qui, disent-ils, contribueront à atteindre les objectifs assignés par les autorités étatiques et qui sont en phase avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Et pour le ministre du Tourisme et des transports aériens, la réhabilitation de certains aéroports régionaux dont ceux de Ziguinchor et du Cap-Skirring devront également, permettre de booster le secteur du tourisme au Sénégal à l’horizon 2018. Abdoulaye Diouf Sarr, qui a effectué une visite de terrain à l’aéroport de Ziguinchor en marge de cet atelier, a d’ailleurs révélé que des travaux vont être prochainement engagés au niveau de cet aéroport. Il s’agira de gagner, selon lui, 500 m sur la longueur pour que les avions de référence puissent atterrir sur la piste sans problème. En outre, ajoute le ministre, 150 m de part et d’autre seront dégagés sur la largeur. Abdoulaye Diouf Sarr estime que cela permettra à la piste de recevoir des types d’avion souhaités et qui contribueront au développement touristique et économique de cette région. «Et au-delà de la mise en norme technique, il faut un certain standing au niveau de l’aéroport. C’est pourquoi, il est également envisagé la mise à niveau de l’aire d’accueil et de traitement administratif des opérations aéroportuaires pour que l’aéroport international de Ziguinchor soit plus attractif», a-t-il déclaré.
Sur la résistance des populations riveraines qui s’opposent au prolongement de la piste de l’aéroport de Ziguinchor, le ministre a indiqué qu’un projet de développement doit forcément tenir compte des impacts sur le plan social ; des impacts qui, selon lui, doivent être intégrés.
Ibou MANE/lequotidien.sn

11/11/2014

ENFIN UN PONT POUR LA TRANSGAMBIENNE !

Les travaux du pont de Farafégné démarrent en 2015

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Les travaux de construction du pont sur la Transgambienne à Farafégné (Gambie) vont démarrer à la mi-2015 et vont durer 36 mois, a annoncé Tarek Arezki, responsable du consortium CORSAN-COVIAM-AREZKI chargé de construire l’infrastructure.
''C’est un projet d’envergure assez consistant développement de la sous-région. Une première phase d’étude prendra à peu prés six mois, à partir de mi-2015. En entendant, nous allons installer le matériel’’, a-t-il dit.
Sous la supervision du ministre gambien des Transports, Ousmane Badji, les responsables de National Roads Authority (NRA) ont signé la convention de construction du pont avec le consortium.
D’une longueur 942 mètres, 70 mètres de largeur et 16,5 mètres de hauteur, le pont de Faréfégné va enjamber le fleuve Gambie et permettre de relier le nord et le sud du Sénégal.
Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le projet de construction du pont prévoit l’élargissement des routes secondaires d’accès et construction de postes de contrôle juxtaposés.
Selon Tarek Arezki, c’est un ‘’grand honneur’’ pour son consortium de construire le pont. ''J’aime beaucoup la Casamance. Avec le pont, si je veux me rendre là-bas, je ne vais pas faire 15 heures mais cinq heures’’, a-t-il souligné.
APS/Seneweb

18/08/2014

Dimanche noir en Casamance

7 morts et trois blessés dans l’explosion d’une mine en Casamance
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Sept personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dans l’explosion d’une mine en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.
«Dix jeunes qui se rendaient à un mariage, à bord d’une charrette tractée par des boeufs, ont sauté samedi sur une mine» dans un village près de la frontière gambienne, a affirmé un élu local sous le couvert de l’anonymat à l’AFP.
Sept occupants du véhicule, âgés de 12 à 24 ans, ont été tués et les trois autres ont été blessés au cours de cet incident survenu dans le département de Bignona, selon la même source.
Lesoir