10/04/2018

L'EGLISE CATHOLIQUE INQUIETE POUR LA CASAMANCE

Mgr Mamba s’inquiète de la recrudescence des violences en Casamance.

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Au cours de son homélie de la messe du dimanche pascal, le 1er avril, Mgr Paul Abel Mamba, évêque du diocèse de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, a déploré la recrudescence de la violence dans cette région et a appelé à la paix.
À l’occasion de la fête de Pâques, Mgr Paul Abel Mamba, évêque du diocèse de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, s’est inquiété de la situation sécuritaire dans cette région. « Nous avons remarqué une recrudescence de la violence suite au drame qui s’est passé », a-t-il déploré.
Le 6 janvier 2018, le Sénégal a été horrifié par l’assassinat de treize coupeurs de bois dans le village de Boffa-Bayottes, en Casamance. Cette tuerie attribuée à des éléments du Mouvement des forces démocratique de Casamance (MFDC) – une rébellion indépendantiste – a réveillé les démons de la violence qui somnolaient depuis quelques années.
L’inquiétude est d’autant plus grande que cette tuerie à Boffa-Bayottes a ouvert la voie à une série de violences. Le jeudi 29 mars, un braquage, sur l’axe Ziguinchor-Oussouye (sud), commis par des hommes armés a causé la mort d’un homme de 33 ans et a fait deux blessés graves. D’autres passagers ont été dévalisés. Deux semaines plus tôt, des individus armés ont semé la terreur à Kaguitte, dans le département de Ziguinchor, en prenant une femme en otage.
Le conflit en Casamance oppose, depuis 1980, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), une rébellion sécessionniste, aux forces régulières. Il a connu une grande accalmie ces dernières années, notamment avec le cessez-le-feu signé le 30 décembre 2004 entre le gouvernement sénégalais et les forces rebelles. Toutefois, des attaques sporadiques persistent.
Insécurité
« Nous avons l’impression que nous reculons puisque jusque-là, il y avait une accalmie appréciable qui favorisait certainement le dialogue pour aller vers la paix. Et depuis cet événement, nous avons remarqué une sorte d’insécurité qui ne rassure pas les populations de Casamance », a encore insisté Mgr Mamba en invitant les protagonistes du conflit à privilégier le dialogue, « parce que la violence n’a jamais réglé quoi que ce soit ».
« Les armées les plus puissantes au monde n’ont jamais réussi à imposer la paix par les armes, a-t-il fait remarquer. C’est seulement par le dialogue, et en s’écoutant de part et d’autre, avec des compromis qu’on peut y arriver », a-t-il ajouté.
L’évêque natif de la Casamance a enfin appelé à la prière pour trouver des solutions durables au conflit casamançais. « Nous devons redoubler d’ardeur dans la prière pour demander ce don de la paix au niveau de la région parce que nous y croyions ».
Charles Senghor/africa.la-croix.com

03/03/2018

LE MASSACRE DU BOIS EN CASAMANCE

Le marché secret illégal du bois dans le village frontalier Gambien de sare bodjo

Trafic-de-bois-en-Casamance-senegal-1100x642-696x406.jpgUne séquence aérienne a émergé d'un marché secret et illégal du bois dans le village frontalier de Sare Bodjo, en Gambie, en provenance de l'exploitation illégale de l'exploitation forestière dans la région du sud du Sénégal, de Casamance.
L'Écologiste Haidar El Ali et le Sénégal ancien ministre de l'environnement lors d'une conférence de presse à Dakar ont mis en lumière le montant exorbitant de l'argent que son pays a perdu dans les affaires illégales et la catastrophe environnementale causée par les activités illégales.
Statistiques :
Plus de 1 millions d'arbres ont été illégalement coupés depuis 2010 et la Gambie a généré un beau revenu de près de 240 millions de dollars en ventes à la Chine.
10.000 hectares ou 1 millions d'arbres ont disparu au cours des cinq dernières années de la Casamance et il reste 30.000 hectares de forêt.
Potentiel perdu de 10.000 hectares encore aujourd'hui si la tendance continue à dire que le chiffre d'un million d'arbres est calculé en divisant le volume total des exportations de la Gambie vers la Chine depuis 2010.
La Casamance a 30.000 ha de forêt qui reste alors que la Gambie n'a que 4.000 ha en raison de la déforestation.
Selon Haidar, il y a 6 marchés illégaux du bois en Gambie, à savoir sare bodjo, Soma, bureng, brikama, en, gambissara.
Le volume des importations chinoises de bois en provenance de la Gambie a été le deuxième plus élevé dans l'ensemble de l'Afrique de l'ouest, deuxième seulement au Nigéria. Les exportations de bois du Sénégal sont illégales et les exportations de la Gambie doivent être approuvées par le gouvernement...
la vidéo: https://web.facebook.com/smbcgo/videos/vb.550163045138264...

Cet article n'est pas récent. Le trafic semble avoir baissé depuis le départ de l'ancien président dictateur gambien et le massacre des coupeurs de bois. Mais, les coupes se poursuivent!

01/03/2018

ALLEZ EN CASAMANCE!

Christophe Bigot : ’’J’encourage les touristes français à continuer de visiter la Casamance"

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L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a demandé aux touristes français de continuer à visiter la Casamance, une ’’destination merveilleuse’’ au Sénégal, les appelant toutefois à ne pas voyager la nuit dans cette zone sud du Sénégal, entre autres précautions.
"Je suis venu une quinzaine de fois en Casamance, moi j’encourage les Français à venir en Casamance, qui est destination merveilleuse’’, a-t-il déclaré mercredi à des journalistes à Pakour, en marge d’une visite de terrain dans le département de Vélingara.
"La Casamance à un potentiel touristique très important, et si vous regardez les conseils que je donne aux voyageurs, c’est des conseils de bons sens : c’est-à-dire de ne pas voyager la nuit, d’éviter les zones minées et les bordures des frontières qui peuvent parfois être dangereuses (...)’’, a-t-il ajouté.
Le diplomate dit encourager la relance du tourisme en Casamance et rappelle avoir ainsi participé aux 72 heures de Diembéring, une manifestation de ce village de Basse-Casamance portant sur ce sujet.
L’ambassadeur de France au Sénégal a par ailleurs annoncé la prochaine visite en France du ministre Sénégalais en charge du tourisme, avant la fin de ce mois de mars, pour examiner avec les acteurs français "les moyens et les modalités" du développement du tourisme en Casamance.
La visite de terrain effectuée par le diplomate français en Casamance visait à rencontrer les acteurs du développement à la base, en vue de s’entretenir avec eux de questions liées à l’immigration régulière, à l’éducation, à la santé et à la culture, entre autres problématiques.
MG/BK/sennews.net

28/01/2018

DOUTES SUR LE VOL ET LES VIOLS EN CASAMANCE

Casamance : La thèse du viol sur les trois touristes espagnoles sérieusement remise en cause

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Le braquage effectué par des individus armés jeudi à Kafountine (département de Bignona) sur quatre touristes espagnols connait de nouveaux développements. En effet, l'information selon laquelle les trois touristes auraient été violées a été sérieusement remise à doute, après l'examen médical subi par l'une d'entre les supposées victimes.
Alors que l'expertise médicale a révélé qu'il n'y a eu aucune lésion et aucun contact intime sur l'un des trois Espagnoles, les deux autres ont refusé de se soumettre à un examen médical, pour confirmer ou infirmer l'acte de viol.
AYOBA FAYE/pressafrik.com

27/01/2018

LES TUEURS DES VOLEURS DE BOIS SOUS LES VERROUS

le « planificateur » et les auteurs de la tuerie de Casamance arrêtés

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Une personne soupçonnée d’avoir « planifié » le massacre de 14 forestiers en Casamance le 6 janvier et 15 personnes ayant participé à la tuerie font partie des 24 suspects actuellement détenus.
« Celui qui avait planifié l’opération a été placé en garde à vue avec 15 autres personnes ayant pris une part active » dans la tuerie, a déclaré le procureur de Ziguinchor, Alioune Abdoulaye Sylla, lors d’un point de presse. L’enquête a conclu à « une implication directe des personnes arrêtées » depuis une dizaine de jours, a précisé le colonel Issa Diack, chef de la section recherche de la gendarmerie.
Quatorze hommes partis chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte, proche de Ziguinchor, principale ville de la région, avaient été rassemblés puis tués froidement par des hommes armés le 6 janvier. Depuis, l’armée a multiplié les opérations de ratissage dans les forêts des alentours, où se pratique la coupe illicite de bois précieux comme le teck et où une rébellion armée, divisée en plusieurs factions rivales, lutte pour l’indépendance depuis 35 ans.
Seize personnes, dont un journaliste local, ont été inculpées le 19 janvier d’association de malfaiteurs, assassinat, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes sans autorisation. Puis huit autres le week-end dernier. « Il résulte que l’attaque du 6 janvier a été planifiée et exécutée par une personne pour le compte de deux villages » et qu’elle « a été menée sous les ordres d’un lieutenant d’une faction » rebelle, a expliqué le procureur de Ziguinchor lors de son point de presse.
« La synthèse des informations recueillies a mené vers des pistes qui convergent vers la localité et le cantonnement d’une base », a ajouté M. Sylla, sans donner plus de détails sur le village ou la faction rebelle concernés. « Une partie des armes, munitions et tenues seraient venues des bases » d’un cantonnement rebelle, a-t-il ajouté. Le journal sénégalais Sud Quotidien avait rapporté mercredi que les arrestations s’étaient déroulées dans le village de Toubacouta, frontalier de la Guinée-Bissau, à une dizaine de kilomètres au sud de Ziguinchor.
Modeste Dossoubeninwebtv.com

26/01/2018

LE TOURISME MASSACRE EN CASAMANCE

Quatre touristes espagnols enlevés par des hommes armés.

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Quatre touristes de nationalité espagnole dont trois femmes ont été enlevés en début d’après-midi entre le village de Karong et de Kataba 2, dans la commune de Diouloulou (Bignona, sud) par des hommes armés qui "ont violé les femmes avant de les libérer", a appris l‘APS de source sécuritaire.
"Il s’agit de quatre touristes espagnols. Il y a un homme et trois femmes conduits par un chauffeur sénégalais. Ils ont été enlevés, violés avant d’être libérés par une bande armée sur l’axe Diouloulou-Kataba, à hauteur du village de Karongé, a expliqué à l’APS le commandant de la brigade de gendarmerie de Diouloulou, Mamadou Samba qui a recueilli leur déposition.
Ces touristes qui étaient dans un véhicule de location conduit par un chauffeur sénégalais ont été dépouillés de leur argent. "Les hommes armés ont remporté 4400 euros et plus de 315 000 FCFA avant de s’évaporer dans la brousse", a indiqué le commandant de la brigade de Diouloulou.
"L’une des femmes est actuellement dans un établissement de soins à Kaffountine", a-t-il dit, renseignant que l’Armée sénégalaise et un dispositif de la gendarmerie nationale sont en train de mener des patrouilles dans la zone pour trouver les auteurs de ce braquage.
APS

21/01/2018

L'HYPOCRISIE: BOIS DONT ON SE CHAUFFE

Haro sur le trafic de bois en Casamance

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Macky Sall a décidé de suspendre toutes les autorisations de coupe de bois à la suite du massacre de 14 personnes en Casamance. Une décision révélatrice de l'ampleur du trafic de bois. Explications.
Il ne fait plus aucun doute que le massacre de 14 jeunes hommes venus chercher du bois dans la forêt protégée de Bayotte près de Zinguinchor soit lié au trafic de bois. Au total vingt-deux personnes ont été arrêtées le 14 janvier dans le cadre de l'enquête puis été inculpés pour « assassinat et participation à un mouvement insurrectionnel » et écroués vendredi, a-t-on appris de sources proches du dossier. Les six autres suspects ont été libérés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. Mais fait surprenant qui confirme de plus en plus la thèse du trafic, parmi les personnes arrêtées figuraient plusieurs jeunes membres d'un comité villageois de surveillance des forêts, condamnés puis libérés en octobre à la suite d'un conflit avec des exploitants forestiers.
Une information confirmée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC - rébellion), qui maîtrise parfaitement cette région en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982. Rapidement mise en cause, la rébellion du MFDC avait condamné un « acte odieux » et pointé du doigt des responsables administratifs et militaires locaux « à la tête d'un vaste réseau de coupe clandestine et de vente illicite de bois de teck ». Car jusqu'à présent le trafic de bois n'était pas pénalisé. Il suffit pour les trafiquants, en fait ces jeunes qui vont chercher du bois dans des endroits où c'est interdit de payer une amende. Les experts demandent au gouvernement d'aller plus loin en remontant les filières jusque dans les pays de la sous-région. Car c'est une spécificité de ce trafic de bois précieux, les commerçants changent très vite de stratégie et n'hésitent pas à traverser les frontières pour échapper à la prison.
Pénaliser le trafic de bois ?
En conséquence le président sénégalais Macky Sall a ordonné la supension de toutes les autorisations de coupe de bois selon un communiqué publié jeudi sur son compte officiel Twitter.
Le chef de l'État a enjoint mercredi 17 janvier en Conseil des ministres au gouvernement de « diligenter » les enquêtes pour « mettre la main sur les auteurs directs de cet acte et leurs complices, personnes qui seront recherchées, arrêtées, jugées et punies par la loi à la hauteur de leurs forfaits odieux », selon le communiqué.
Macky Sall a également donné instruction « au gouvernement de suspendre jusqu'à nouvel ordre toutes les autorisations de coupe de bois et de procéder sans délai à la révision du Code forestier », selon le texte. Il a demandé aux forces armées « d'engager tous les moyens requis afin de neutraliser durablement toutes les bandes armées qui sévissent sur l'ensemble du territoire national », tout en réaffirmant son engagement à un « dialogue inclusif » pour parvenir à la paix en Casamance.
Le ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, a annoncé le 9 janvier un renforcement de la répression du trafic de bois en Casamance. Pour le reste peu de détails ont été donné sur la mise en eouvre de ces mesures.
Quelques jours avant le massacre, le climat semblait particulièrement propice à une relance du processus de paix. Dans son message de fin d'année, le président Sall avait lancé un appel à la rébellion pour faire « le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu », et deux membres du MFDC avaient été libérés le 1er janvier.
Un trafic qui a commencé à la frontière gambienne et s'étend désormais à celle de la Guinée-Bissau
La décision du président sénégalais fait suite à d'autres engagements prit par son gouvernement pour mettre fin au trafic de bois dans cette région. Enserrée au nord par la Gambie et au sud par la Guinée-Bissau, baignée à l'ouest par l'océan Atlantique, la Casamance (29 000 kilomètres carrés, 1,9 million d'habitants en 2018 selon l'agence statistique nationale) a été longtemps considérée comme le grenier du Sénégal.
C'est l'une des régions les plus boisées du pays, menacée de déforestation par le trafic de bois qui y a longtemps été mené par notamment des exploitants forestiers sénégalais et des groupes armés locaux. Depuis que le président gambien Yahya Jammeh a quitté le pouvoir en janvier 2017 en Gambie, longtemps plaque tournante de la contrebande de bois de Casamance – à destination en particulier de la Chine –, ce trafic s'est déplacé dans le sud de la région, moins surveillé que les zones frontalières de la Gambie, selon Nouha Cissé, personnalité écoutée de la société civile de Casamance.
Dans une vidéo publiée en 2016 par l'Oceanium de Dakar, un organisme créé et dirigé par Haïdar El Ali, militant écologiste et ancien ministre de l'Environnement, on peut voir une partie de ce trafic de bois de vène, coupé illégalement entre la Casamance et la Gambie voisine. Commentant l'annonce du président, Haïdar El Ali a affirmé apprécier cette décision de suspension, mais estime que c'est insuffisant. Ajoutant que le président sénégalais va faire face à de puissants lobbies dans sa volonté de lutter contre le trafic de bois.
Pour le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique, Ibrahima Cissé, cité par Leral.net « cette mesure constitue une étape importante pour une meilleure gestion de nos forêts, menacées par les activités humaines et des multinationales ». Arguant que « Depuis plusieurs décennies, le Sénégal perd des milliers d'hectares de forêt à cause du trafic illicite de bois et les feux de brousse. Il est donc urgent d'adopter un code forestier durable et assorti de garde-fous afin de lutter contre la déforestation. La transparence et la participation de tous les acteurs, y compris, en priorité, les communautés, devront guider l'élaboration de ce nouveau code. Les forêts jouent un rôle primordial pour le maintien de la biodiversité, l'agriculture, la lutte contre le réchauffement climatique, l'érosion, et le maintien du cadre de vie des populations locales » a t-il conclu.
Pour l'instant le gouvernement n'a pas dévoilé l'étendue des mesures qu'il va prendre dans le détail. Mais tous les acteurs semblent avoir pris en compte l'urgence du dossier. Car tout près de Ziguinchor, « de nombreuses scieries traditionnelles clandestines opèrent dans la forêt », a déclaré à l'AFP le député-maire de la ville, Abdoulaye Baldé. Les trafiquants opèrent généralement de nuit et font convoyer vers Ziguinchor des charrettes remplies de teck ou de bois de vène, selon des habitants et des responsables locaux.
lepoint.fr

13/01/2018

QUI A DEZINGUE AÎDAR !!?!

Salif Sadio denonce: « Ali Aïdar a été limogé , parce qu’il protégeait la forêt Casamançaise »

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La dilapidation des ressources forestières en Casamance évolue et sans répit en dépit de tous les effets d’annonce du gouvernement du Sénégal de juguler le mal par la racine.
Une situation de désolation indescriptible de l’agonie des forêts casamançaises ne dédouane ni les Autorités étatiques ni le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).
Même si ces derniers se rejettent la responsabilité, ils doivent avoir conscient que la « Verte Casamance » flirte désormais avec le désert qui est aux portes de la Gambie.
La destruction des ressources forestières en Casamance a atteint le seuil de non retour. Toutes les nuits des centaines de charrettes entrent dans la forêts et en ressortent avec des troncs d’arbre sous le regard impuissant des populations. Et malgré l’incinération de 120 charrettes à Diarone sur la route nationale numéro 5 en présence des autorités locales et des Ministres des forces armées, de l’intérieur et de l’environnement, la situation n’a point évolué.
Ainsi la quasi-totalité des réserves forestières casamançaises sont menacées de disparition. La « Verte Casamance » flirt désormais avec le désert qui est aux portes de la Gambie.
D’après une universitaire américaine, spécialisée dans la surveillance de l’évolution des forêts, la forêt casamançaise est passée entre 2010 et 2015 de 40.000 ha à 30.000 ha soit une perte de 10.000 ha en moins de 5 ans.
Des statistiques qui font froid au dos et qui ont poussé l’État à impliquer l’armée dans la bataille. Dans son interview, le Lieutenant des Eaux et forêts de Bignona, Younouss Diédhiou a salué la décision du chef de l’État d’impliquer l’armée dans le combat, de recruter 200 forestiers dont 15 pour Bignona. « C’est précisément au nord de Bignona où on note la recrudescence de ce phénomène.
Cette zone est contrôlée par des bandes armées qui sont fortement impliquées dans l’exploitation du bois créant ainsi des zones inaccessibles », fait savoir le lieutenant Diédhiou.
Mais une thèse balayé d’un revers de main par le chef de « Atika » de la branche armée du MFDC, Salif Sadio. « Le MFDC ne peut pas lutter pour la sauvegarde des intérêts de la Casamance et parallèlement entreprend un programme de destruction des richesses de la Casamance. C’est abject et ça n’a pas de sens » rétorquera-t-il à ceux qui accusent les combattants du MFDC de pillage des forêts casamançaises. A l’en croire, « C’est à l’État du Sénégal de fournir des explications aux populations ». « Je m’en veux pour preuve l’affaire des camions de Caparan.
Le chef de ce village avait arrêté des camions chargés des troncs d’arbres en partance pour la Gambie et il était allé avertir l’armée basée à Tendième qui a réagi aussitôt. Mais au bout de quelques heures, l’ordre est venu de Dakar les ordonnant de libérer les camions immédiatement », a dénoncé Salif Sadio.
Et le chef de « Atika » de dire, »Dites-nous si c’est le MFDC qui a ordonné la libération des camions ». « Pourquoi le ministre Ali Aïdar a été destitué, parce qu’il fait un excellent travail en Casamance », révélera M. Sadio. Pis, alertera l’ancien de l’Environnement Ali Aidar, « Tous les jours ce sont des dizaines de camions qui quittent la Casamance pour Dakar ou la Gambie sous la bénédiction des gens placés au plus haut sommet de l’État ».

Malamine SANE/BIGNONA/senpresse.net/setal/net

11/01/2018

LES SCANDALES DU BOIS DE CASAMANCE

Trafic de bois au Sénégal: la Casamance menacée de déforestation d'ici deux ans

POURQUOI SE VOILER LA FACE DEVANT CE DRAME? DES AGENTS DE L'ADMINISTRATION DÉCONCENTRÉE ET DES SERVICES DÉCENTRALISÉES ONT TOUJOURS ÉTÉ AU CŒUR DE CE CRIME.DEPUIS QUAND PLUSIEURS PERSONNES N'ONT ILS PAS ALERTÉ,DONT MA FAIBLE PERSONNE.
DES PRÉSIDENTS DE COMMUNAUTÉS RURALES ONT ÉTÉ PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE VENTE DE BOIS VERS LA GAMBIE,BEAUCOUP DE BOIS DE CASAMANCE OU KOLDA PARVIENNENT A DAKAR DANS DES VOITURES DE SERVICE DU GOUVERNEMENT,DES VOITURES MILITAIRES....
LES CADRES CASAMANCAIS ONT DÉCLARÉ OUVERTEMENT POUVOIR DONNER LE NOMS DE DEALERS COMMANDITAIRES DE CET ODIEUX COMMERCE.ET NOTRE FAMEUX PROCUREUR ATTEND SUREMENT DES DIRECTIVES POUR AGIR...
rehabilitons notre senegal/Baabili David Ndiaye

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Vue aérienne d'un dépôt de bois à Sare Bodjo en Gambie, à la frontière avec le Sénégal transmise le 26 mai 2016 par l'association sénégalaise de protection de l'environnement Oceanium

 

 

Les forêts risquent de disparaître d'ici deux ans de Casamance, la région la plus boisée du Sénégal, dans le sud du pays, à cause du trafic de bois vers la Chine à partir de la Gambie voisine, a averti jeudi un militant écologiste et ancien ministre sénégalais.
Le pillage de la forêt en Casamance, frontalière de la Gambie et confrontée à une rébellion armée, "a atteint un seuil de non-retour et d'ici deux ans, ce sera trop tard. Nous tirons la sonnette d'alarme", a dit Haidar El Ali, militant écologiste de longue date et ancien ministre de l'Environnement, lors d'une conférence de presse à Dakar.
"Le Sénégal a perdu plus d'un million d'arbres depuis 2010 tandis que les exploitants basés en Gambie ont empoché près de 140 milliards de francs CFA (plus de 213 millions d'euros) en exportant ce bois vers la Chine où la demande de meubles a explosé ces dernières années", a t-il indiqué.
A l'appui de ses dires, il a montré de nombreux documents photo et vidéo, ainsi qu'un graphique illustrant l'explosion des importations de bois de vène provenant d'Afrique, selon les statistiques des douanes chinoises.
Cette contrebande se fait, selon lui, avec la complicité de Gambiens et de Sénégalais mais aussi "d'exploitants et de Chinois mafieux qui installent le désert dans notre pays", a-t-il affirmé, faisant état de l'implication présumée de responsables gambiens.
"Le trafic a pris une telle ampleur que les gens (des émigrés sénégalais, ndlr) reviennent d'Europe pour couper le bois parce que c'est une manne financière", a ajouté M. El Ali, qui dirige l'Océanium, à la fois centre de plongée et association de protection de l'environnement.
"Ce n'est pas un combat facile parce que les intérêts en jeu sont énormes. Le gouvernement sénégalais ne met pas les moyens" pour juguler le phénomène, a ajouté l'ancien ministre, estimant que "c'est une question de volonté politique".
La destruction des forêts "aura un impact irrémédiable sur la fertilité des sols. Le taux de précipitations chutera dramatiquement et impactera l'agriculture et le tourisme dans l'une des régions les plus pauvres du pays", a prévenu le militant écologiste.
En avril, une équipe du ministère sénégalais de l'Environnement qui réalisait une étude sur les ressources naturelles en Casamance avait été arrêtée en Gambie en train de prendre des images de bois coupé et entreposé, pour être relâchée au bout de 48 heures.
La Casamance est confrontée depuis 1982 à une rébellion armée menée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).
www.sciencesetavenir.fr

10/01/2018

LIRE CECI POUR COMPRENDRE...

Un texte à lire pour comprendre en partie le massacre de Bourofaye

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"Les autorités judiciaires, l’armée, la gendarmerie et le service des Eaux et Forêts au cœur d’un vaste système d’exploitation commercial du bois de Tek dans la forêt classée du Bayotte.
Avec l’avènement de l’accalmie en Casamance, les populations riveraines de la forêt du Bayotte de retour au bercail après un exil forcé de plusieurs années s’étaient vivement investies dans l’exploitations du bois de teck avec la complicité des autorités étatiques pour pouvoir gagner de l’argent et subvenir à leurs besoins.
C’est ainsi qu’en l’espace de deux ans cette foret jadis bien touffu est devenu presque désertique surtout avec l’arrivée d’individus recrutés par de gros patrons vivants à Ziguinchor ou à Dakar et à qui on a doté des tronçonneuses très performante qui peuvent en une journée abattre plusieurs dizaines d’arbres.
Les populations au chevet de la forét
Face à cette exploitation incontrôlée, anarchique et abusive du bois, les populations riveraines conscientes de la grande utilité de cette forêt dans leur vécu quotidien ont décidé de s’organiser pour freiner cette déforestation à grande vitesse.
Elles ont été aidées en cela par la Caritas à travers son programme de sensibilisation à la bonne gouvernance, à la gestion des ressources naturelles au pardon et à la réconciliation.
Pour l’aspect gestion des ressources naturelles les populations ont mis en place des comités villageois pour chaque localité et un comité inter villageois regroupant les villages directement concernés par ce trafic de bois.
Il s’agit en clair : des villages de Toubacouta, bourofaye Baynouck, Bourofaye Diola, Tranquille, Baraff, Boucotte mancagne, Mpack, Bofa bayotte, Bouhouyou, Katouré, y compris l’implication des habitants des villages encore abandonnés malgré eux de Bagam et de Badem.
Une série de fora de sensibilisation a été organisé dans les communes de Nyassia, de Boutoupa Camara Counda et de Niaguis pour sensibiliser les population locale sur la nécessité d’arrêter la coupe du bois de teck afin de sauver le peu d’arbres qui reste dans la foret car il a été constaté qu’il n’y existe plus de gros et vieux arbres du fait que tout a été coupé.
Cette sensibilisation a porté son fruit et pour chaque village, il a été décidé l’arrêt de la coupe clandestine du bois ce qui est une décision à saluer.
Des coupeurs de bois équipés par un réseau de hautes autorités régionales
Paradoxalement, au même moment où les populations ont cessé l’exploitation du bois, les exploitants étrangers en parfaite complicité avec les autorités de Ziguinchor et dotés de performantes tronçonneuses, de coupe- coupe, de lampes torches et de charrettes tirées par des ânes avec lesquelles ils évacuent sans aucune inquiétude et la plus part en plein jour le bois en destination de la ville de Ziguinchor se sont multipliés. Se sentant en terrain libre, ils se mettent à couper le bois à volonté et dans le mépris total des plaintes des populations riveraines.
Des hommes de lois soucieux de préserver la forêt
Le travail de sensibilisation a continué malgré tout et c’est en pleine séance de sensibilisation tenue dans le village Katouré qu’un jour l’adjudant Sagna commandant du cantonnement de Toubacouta les ayant trouvé sur place, les a encouragé et leur a annoncé que le président sénégalais Macky Sall a pris la décision à travers un décret que désormais, il est permis à la gendarmerie, à l’armée et même aux populations de lutter contre le trafic du bois en opérant des saisi.
Fort de cette information provenant d’un homme de loi, la décision a été prise d’interrompre le forum et de passer à l’acte.
Pour cette première intervention, les populations ont été accompagnées par l’adjudant Sagna lui-même. En l’espace de quelques heures, il a été récupéré plus de cent (100) troncs.
Un semblant de respect du décret du président
Le bois saisi a été stocké au niveau de l’école. Les agents des eaux et forêts qui n’osaient même pas s’aventurer dans la zone ainsi que la gendarmerie sont venus jusqu’à Toubacouta constater par eux même le travail abattu par les populations dans le cadre de la préservation de l’environnement et de la forêt classée du Bayotte.
Une visite de terrain sans aucun suivi des décisions prises
Le Sous-préfet de Nyassia est informé de toutes les activités des comités villageois et du comité inter villageois.
Sur proposition des populations décidées à les impliquer dans leur lutte pour la préservation du restant de cette foret, une visite de terrain a été organisée et les populations ont fait visiter la forét aux agents du service de Eaux et Forêts avec à leur tête le Capitaine Diallo qui était en poste a Djibelor et aux militaires pour leur permettre de constater par eux même la nature et l’ampleur des dégâts subies par la forêt. Ce jour-là, une petite démonstration sous forme de fouille de terrain a été effectuée par les populations : il a été retrouvé des caches de coupe coupe, de haches, de tronçonneuses etc…
Ce matériel récupéré, a été stocké au niveau du cantonnement militaire de Toubacouta.
Tout le matériel symboliquement incinéré à Diarone dans le cadre de la lutte contre la coupe clandestine du bois en présence des autorités administratives, politiques et des forces de sécurités provenait de Toubacouta. C’est le fruit du travail des comités de surveillance. Ce résultat a été récupéré par les autorités notamment le service des Eaux et forêts qui les a présenté comme étant le fruit de son travail.
Hypocrisie des membres du réseau d’exploitation clandestine du bois
Pour donner l’impression au président Macky Sall qu’elles sont en train d’appliquer son décret sur la lutte contre l’exploitation abusive ; les autorités administratives et les services de sécurités étatiques ont organisé une cérémonie de présentation de la saisie et ont invité à la presse pour couvrir l’évènement.
Le résultat était tellement satisfaisant que ces populations ont reçu à Toubacouta la visite du commandant de la zone militaire numéro 5, le commandant des eaux et forêts, les ministres de l’environnement, de l’intérieur et des Forces armées en compagnie de toutes les organes de presses sénégalaises basées à Ziguinchor. Ces derniers ayant vu de leurs propres yeux la quantité de bois et le matériel d’exploitation saisi par les populations ; on vivement encouragé le comité inter villageois et les ont demandé de continuer dans cette dynamique en restant en contact avec les autorités militaires et ceux des eaux et forêts ainsi que les sous-préfets.
Un nouveau commandant de zone militaire déterminé a combattre le trafic de bois qui se heurte au réseau constitué de hauts gradés de la gendarmerie laissé par le général Fall, de hauts représentants de la justice incarné par l’actuel procureur de la république du Sénégal à Ziguinchor et de l’actuel commandant des Eaux et Forêts monsieur Goudiaby un fils de la Casamance de surcroit et du gouverneur de Ziguinchor.
Quelques semaines après son installation, le nouveau commandant de la zone militaire numéro 5 s’est rendu à Toubacouta pour se renseigner si le comité continue toujours de fonctionner car il faisait partie de la délégation qui avait accompagné les ministres à Toubacouta et qu’il était positivement marqué par le travail hautement patriote qu’a abattu les membres du dit comité de manière volontaire et dénudée de tous intérêts, sinon que celui de préserver l’environnement et de sauver de la disparition cette foret de tecks.
Quand il s’est rendu compte que ce comité continue toujours d’œuvrer, monsieur Faye a décidé de les aider en leur apportant de ses propres moyens un peu soutien en leur dotant de torches, et en leur offrant des cartes de recharges téléphoniques pour qu’ils puissent être plus efficaces. Ils leur a même promis des bottes d’ouvriers pour leur assurer plus de sécurité face aux serpents et tous autres éléments pouvant les blesser. Mais son acte n’a pas plus au réseau de trafic basé à Ziguinchor et une opération a été monté pour tout saboter et faire disparaitre le comité inter villageois de surveillance et de lutte contre l’exploitation abusive et anarchique du bois de teck a Toubacouta.
Le réseau prêt à casser les efforts du commandant Faye et du comité inter villageois de surveillance de la forêt.
En effet, le mercredi 26 octobre 2017, les membres du comité comme d’habitude ont informé à monsieur Akime ; l’adjudant-chef commandant le cantonnement de Toubacouta de leur décision de descendre sur le terrain pour arrêter les coupeurs de bois qui ont profité du fait que les membres du comité étaient préoccupés par la riziculture pour reprendre du service.
C’est ainsi qu’à hauteur du village de Bourofaye diola, ils ont appréhendé un coupeur de bois, le multi récidiviste Malick Diarra connu par tout le monde et qui déclare a qui veut l’entendre qu’il n’arrêtera jamais cette activité et que jamais il n’ira en prison pour cela car il a des amis en haut lieu.
Malick avait des éclaireurs et des qu’il a été informé, il a dissimulé sa charrette chargée de troncs dans les herbes. C’est en essayant de fouiller que les membres du comité ont retrouvé une charrette. Ne sachant pas à qui elle appartenait, ils l’ont récupère pour l’amener au niveau du cantonnement militaire de Toubacouta unique endroit où ils stock leurs saisines pour ensuite remettre le tout aux autorités.
Quand il les a vus avec la charrette, Malick a brandi sa hache en leur intimant l’ordre de lui restituer sa charrette. Il s’en est suivi une dispute entre les membres du comité qui il faut le préciser n’était nullement armés et 7 jeunes qui accompagnaient Malick.
En pleine bataille, un membre du comité a eu le réflexe de téléphoner l’adjudant-chef Akime pour lui faire part qu’ils sont dans des problèmes. Ce dernier en bon militaire n’a pas tardé a rallier les lieux. Quand ils l’ont aperçu, les nervis de Malick Diarra ont pris la fuite, mais le comité a réussi à maitriser deux (2) d’entre et Malick lui-même.
Ils ont tous été conduit au poste militaire de Toubacouta.
Le service régional des Eaux et Forêts informé ; a tardé à réagir, et au moment de les embarquer vers Ziguinchor, une décision plus que étonnante fut prise :
Malick qui avait une petite blessure au bras lors de la bagarre, a été libéré sous prétexte qu’il aille se faire soigner et après guérison, il sera convoqué au niveau du service des eaux et forets.
Un semblant de premiers soins lui a été effectué au niveau du poste de santé de Toubacouta et après il est rentré tranquillement en ironisant les membres du comité.
Ironie du sort, ce même Malick Diarra une fois à Ziguinchor, est allé voir un médecin à qui il devait fournir du bois pour lui expliquer la scène. Ce dernier lui fournit un certificat médical ; document qu’il a directement remis à son ami le procureur de la république auprès de qui il a porté sa plainte, une plainte rédigée par le procureur lui-même.
Ce dernier a saisi la gendarmerie qui a son tour a rédigé dans l’immédiat des convocations remis à Diarra. C’est lui Malick Diarra qui s’est rendu à Toubacouta remettre les convocations aux membres du comité. Etant très loin de s’imaginer qu’ils allaient être emprisonnés ces derniers se sont présenté a la gendarmerie le lundi 27 novembre 2017. Ils ont aussitôt été placés en garde à vue. Malmenés moralement, ils ont été déférés le mercredi 29 novembre. Ils croupissent actuellement au niveau de la maison d’arrêt de Ziguinchor.
Leur jugement est prévu pour le mardi 05 décembre.
Les membres du comité n’ont jamais usé de la violence et cela les autorités et les coupeurs de bois peuvent le témoigner. L’équipe de la Caritas Ziguinchor et de la plateforme des femmes peuvent à leur tour témoigner.
Et pourtant lors de la bagarre Malick Diarra a eu à mordre jusqu’à blesser gravement un des membres du comité au doigt. Sachant que cela pouvait se retourner contre lui, Malick Diarra l’ami des autorités ne l’a pas cité parmi ceux qui l’ont maitrisé.
Lors de leur garde à vue à la gendarmerie, les coupeurs de bois clandestins sont venus très nombreux au niveau de la brigade de Boudody et narguaient les populations venir soutenir leurs proches en leur disant :
Où est le décret de Macky Sall ? Ou sont ces ministres qui sont venus vous rendre visite ? Où est le commandant qui est passé récemment vous encourager ? N’est-ce pas qu’ils vous ont trompé, vous allez le comprendre.
Le gouverneur a gardé un silence plus que inquiétant. Saisi par sa hiérarchie, il a fait croire qu’il n’était pas informé. C’est quel type de gouverneur qui est en train de jouer avec le feu ?
Cette situation risque d’avoir d’ici un délai très proche des conséquences énormes sur la situation d’accalmie à Ziguinchor.
Des manœuvres pour masquer le deal et s’en sortir la tête haute
Conscient de la gravité de son acte ; le procureur de la république pour s’en sortir est entré en contact avec la maison de justice de Ziguinchor ; il a provoqué une sorte de médiation ou il a exigé aux populations de demander pardon et de supplier Malick Diarra pour qu’il retire sa plainte. Il a conclu que ce n’est que ce procédé qu’il pourra les faire libérer.
Depuis quand une plainte est retiré après que le présumé coupable soit déféré au parquet près d’une semaine après ?
Auprès de qui cette plainte serait-elle retirée ? À son niveau ou au niveau de la gendarmerie ?
Le collectif de coupeurs de bois clandestins pour cette médiation a tenu une rencontre le 30 novembre au cours de laquelle ils ont retenu comme conditions : l’arrêt des tracts, la restitution de leur matériel et la paye par le comité d’animaux égarés.
Ce 01er décembre, face aux membres du comité ils ont posé leurs conditions en réclament un dédommagement financier évalué a plus de 700 000 f cfa. Dans quel pays sommes-nous,
quand les délinquants deviennent des rois auprès de ceux qui respectent la loi. C’est le monde à l’ envers en Casamance.
Pendant ce temps les agents du service des eaux et forêts prompt à arracher le plus petit sac de charbon des mains des pauvres populations ont gardé un silence étonnant.
Ces gens payés à ne rien faire et qui reviennent combattre des pauvres populations pour leur intérêts particuliers : le service des eaux et forêt de Ziguinchor est de connivence avec un groupe de coupeurs de bois, de charretiers et de menuisiers. Ces derniers sont intouchables, pour les autres qui s’y aventurent sans avoir établi de deal avec eux, ils sont systématiquement arrêté, leur matériel arraché et frappés d’une lourde amende.
Qu’on nous dise si en Casamance il existe une foret d’exploitation ? nous connaissons tous les textes qui regissent le statu de chaque foret…S’il existe des autorisation de coupe de bois , sur quoi repose t-elles ?
L’accès à la forêt du Bayotte libérée, les coupeurs de bois font la fête avec leurs tronçonneuses
Depuis le 27 novembre 2017 ; les coupeurs de bois clandestins sont en train de faire la fête, nul n’ose les interpeller, ainsi 24H/24 des charrettes remplies de bois se dirigent en direction de Ziguinchor d’où ce bois est commercialisé sous la complicité des gendarmes, l’armée, les eaux et forêts et la justice.
Les forces vives de la Casamance réagiront :
Il est temps que les casamançais s’érigent pour préserver leurs forêts et cela de fera bientôt. La réaction ne va tarder. Une affaire à suivre"
Ebalass
Et voilà, 13 personnes furent massacrées dans cette forêt.
Dakarmatin.com

09/01/2018

N'AYEZ PLUS PEUR D'ALLER EN CASAMANCE

Attaque meurtrière à Baffo : Mame Mbaye Niang rassure les touristes et accuse une «bande délinquants » (communiqué)

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Le samedi 6 janvier 2018, vers 16h30 locales, des populations de l’arrondissement de Niaguis, Département de Ziguinchor dans la partie Sud du Sénégal (855 km de Dakar), ont fait l’objet d’une attaque armée dans la forêt de Borofaye.
Cet acte d’une rare barbarie a occasionné la mort de treize (13) jeunes hommes et sept (7) blessés par balles, dont un grièvement.
Une semaine avant ce drame, le président de la République avait lancé un appel solennel pour une paix définitive en Casamance, sans vainqueur ni vaincu.
Et depuis juillet 2015, dans le cadre de la relance des activités économiques dans la région, plus particulièrement le tourisme, une loi permet aux entreprises du secteur établies dans la zone de bénéficier d’exonérations fiscales et douanières.
Preuve du retour effectif de la paix, la Casamance n’est plus classée zone à risque par la France, premier pays pourvoyeur de touristes au Sénégal, depuis octobre 2016.
L’assassinat de 13 de nos compatriotes samedi dernier est un acte isolé, dernière convulsion de bandes de malfaiteurs, délinquants de droit commun, voulant semer le chaos pour s’adonner à toute sorte de trafics.
Nous ne sommes pas en présence d’une rébellion, mais d’éléments isolés s’adonnant au grand banditisme et qui seront bientôt appréhendés et traduits devant les tribunaux.
Se joignant à l’ensemble du Gouvernement pour demander à ne point céder à la peur, le Ministère du Tourisme rassure les populations, les professionnels du Tourisme, les tour-opérateurs et les amoureux étrangers comme locaux de cette magnifique région.
L’ordre et la sécurité y règnent et continueront d’y régner afin que les privilégiés qui la visitent, accueillis par l’hospitalité légendaire des habitants, puissent toujours y contempler, en toute quiétude, la belle diversité qui a fait sa réputation.
Ministère du tourisme

08/01/2018

ET SI CE N'ETAIT QU'UNE HISTOIRE DE BANDITS?

BOUROFAYE-BAÏNOUCK - "Un règlement de compte entre coupeurs de bois et autochtones"

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La tuerie de Bourofaye-Baïnouck, survenue samedi dernier dans la région de Ziguinchor, ayant occasionné 13 morts et 7 blessés, n’est pas liée à l’affaire de la Casamance. En effet, selon Ali Haïdar, elle ressemble plus à un règlement de compte entre coupeurs de bois et populations autochtones qui disent vouloir protéger leur forêt. «ça fait très longtemps qu’il y a des grandes zones qui sont contrôlées par les forces du Mfdc. Aujourd’hui il y a une réelle accalmie. Cette affaire là n’est pas une affaire casamançaise. C’est une affaire de trafiquants qui ont rencontré des populations exaspérées.
Et je rappelle qu’il y a des communiqués du Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance : Ndlr) dans lesquels ils ont dit qu’ils interdisaient de couper le bois chez eux. Ils sont malins parce qu’ils se disent mais il n’y a plus de foret pour se cacher», a noté l’ancien ministre de l’Environnement intervenu sur les ondes de la Rfm. Et Ali Haïdar d’ajouter : «il y a aussi un camion qui a été brûlé par eux quand il y a eu mort d’homme. Donc, ils ont donné des signes. Quand vous rentrez dans une zone contrôlée par des gens, il faut leur autorisation. Et en plus, cette histoire, elle est d’autant plus dramatique.
Je suis désolé de ce qui s’est passé mais, ces populations étaient en train de garder la forêt. Un trafiquant a porté plainte contre eux. Et ils se sont retrouvés en prison. Et quand ils sont sortis de prison, ils ont dit "bon, maintenant on va régler nos comptes nous-mêmes. Et ils l’ont fait. Je rappelle que le même cas s’est passé à Médina Yoro Foula et aujourd’hui encore des jeunes sont dans la prison de Kolda. Parce qu’ils essayaient de défendre leur forêt».
Face à cette situation, le défenseur de la nature estime que l’Etat doit prendre la chose en main. «Il faut que notre armée prenne ces choses-là en main. Il faut que le ministère de l’Intérieur prenne ces choses-là en main. Parce que tout simplement, ils ont les moyens d’être présent sur le terrain. Ce ne sont pas les Eaux et forêts. Le ministère de l’Environnement ne représente qu’un pour cent du budget national», a soutenu Ali Haïdar.
SenewebNews

LA TUERIE LIEE AU TRAFIC DU BOIS EN CASAMANCE

la tuerie en Casamance liée au trafic de bois?

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Les forêts de Casamance au Sénégal sont des zones très riches qui attirent les convoitises.
Après l'attaque qui a fait 13 morts en Casamance samedi 6 janvier, beaucoup de zones d'ombres perdurent. On ne sait pas pour l'heure qui sont les auteurs de ce crime. Une chose est sûre, les tensions sont fortes autour des forêts de Casamance.
Cette affaire ressemble à un règlement de compte entre villageois et exploitants clandestins de la forêt classée de Toubacouta, si l’on se réfère aux nombreux témoignages recueillis sur place. La surveillance de la forêt a été confiée aux jeunes de Toubacouta, regroupés au sein d’un comité de vigilance. Ce comité prélève des taxes sur chaque arbre coupé.
« Les membres de ce comité sont, eux aussi, des exploitants clandestins comme nous, explique un rescapé du massacre. Ce sont eux qui nous vendent des troncs et, depuis plus de 20 ans, tout le monde est au courant. Nous payons 10 000 francs CFA pour la patente et 2 500 francs CFA pour la caisse du village. Cela fait 20 ans que cela dure. Mais depuis que nous avons compris que la forêt nous appartient tous, nous avons refusé de payer les taxes. Voilà la cause du malentendu… »
Alors où passe l’argent collecté ? Le service des Eaux et forêt était-il au courant de ce deal ? « Ils sont bel et bien au courant, répond cet exploitant rescapé de la tuerie. Tous les chefs sont informés. Mais ils nous disent que les papiers délivrés par comité n’ont de valeur que dans la forêt. »
Ce sont les membres de ce comité qui avaient maille à partir en octobre dernier avec des exploitants. L’affaire portée devant la justice a été tranchée en faveur de ces derniers. Quatre jeunes de Toubacouta avaient été arrêtés et écroués. L’affaire a été ensuite réglée à l’amiable mais un goût amer demeurait. Serait-il la cause du massacre de 13 exploitants samedi ? La gendarmerie a ouvert une enquête.
Une forêt protégée
Ce que l'on sait, comme le confirme le ministre sénégalais de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, c'est que les victimes étaient en train de ramasser du bois dans la forêt de Bofa Bayotte lorsqu'elles ont été attaquées.
La forêt de Bofa Bayotte fait partie des zones protégées de la Casamance. Ce sont des forêts très riches, qui attirent les convoitises. « La forêt c'est une ressource importante. [...] Avant, elle était partout, elle était luxuriante », se souvient Haïdar el-Ali, ancien ministre de l'Environnement et président de l'association Océanium, installée à Ziguinchor.
Problème, cette richesse est aujourd'hui la cible des pillages. « On coupe de plus en plus, on pille, on saccage, et la forêt recule donc ça crée des conflits pour l'accès à cette ressource. Aujourd'hui, il y a des gens qui en ont un peu marre de tout ça et qui prennent les armes. Ce n'est sûrement pas la solution, mais ça fait longtemps que ça dure », déplore l'ancien ministre.
Tensions
Selon lui, les tensions autour de la forêt ne font que s'accroître dans la région. « Il y a un mois, il y a un camion chargé de bois d'exploitants frauduleux qui a été brûlé. Avant, des défenseurs de l'environnement ont été attaqués. Je connais un chef de village qui défendait sa zone et qui a été tué. Je connais des jeunes qui défendaient leur zone et qui sont à l'hôpital... » énumère Haïdar el-Ali.
Les victimes de la tuerie de samedi venaient de Ziguinchor. Beaucoup de jeunes de la région participent à ce trafic de bois, selon Ibrahima Gassama, journaliste et directeur de la radio Zig FM. Il explique que les zones les plus touchées sont en général situées aux frontières du Sénégal avec la Gambie et la Guinée-Bissau. « Le gouvernement a voté une loi criminalisant un peu ces pratiques, mais on a beau vouloir sécuriser [les frontières] l'armée ne peut pas être à chaque centimètre de la frontière », reconnait-il.
Le ministre sénégalais de l'Intérieur promet en tout cas de mener une traque « rude, et sans répit » pour retrouver les auteurs de la tuerie de samedi. Même si les circonstances de ce drame qui a fait treize morts sont toujours aussi floues, Aly Ngouille Ndiaye a tenu à assurer que cet évènement ne remet pas en cause le processus de paix engagé dans la région.
RFI

07/01/2018

NEWS SUR LE MASSACRE EN CASAMANCE

Ziguinchor – Un des rescapés raconte l’exécution

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L’exécution de 13 jeunes dans un village de Ziguinchor cet après-midi vers 15 heures a plongé le sud du pays dans la consternation et la tristesse. L’un des rescapés du carnage a raconté au correspondant de la Sud Fm le déroulement de la scène d’horreur.
​Selon ce jeune, des individus armés les ont encerclés avant de les faire asseoir de force. C’est par la suite qu’ils ont commencé à tirer sur eux. 13 d’entre ces personnes sont mortes sur le coup, les autres qui étaient derrière ont reçu des balles en tentant de se sauver.


Attaque de Boffa : des moyens déployés pour retrouver les auteurs (DIRPA)
L’armée sénégalaise a déployé des moyens pour retrouver les auteurs de l’attaque qui a fait 13 morts et neuf blessés à Boffa, samedi, dans le département de Ziguinchor, a promis la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).
Des moyens sont ‘’mis en œuvre pour capturer, neutraliser et faire juger’’ les assaillants, a assuré son directeur, le colonel Abdoul Ndiaye, sur les ondes de la radio privée Sud FM.
Treize jeunes ont été tués et neuf autres grièvement blessés dans une attaque attribuée à des éléments armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), samedi après-midi à Boffa, dans le département de Ziguinchor.
Selon le colonel Ndiaye, les victimes ont été surprises dans la forêt classée de Boffa par une bande de 15 hommes qui les ont attaqués, tuant certains d’entre eux et blessant les autres.
Qualifiant cet acte d’’’ignoble et de lâche’’, il a signalé que l’armée a aussitôt déployé des soldats sur le théâtre du drame où elle a récupéré les victimes. Mais, les assaillants avaient déjà fini de se fondre dans la nature avant l’arrivée des militaires.
Il a indiqué que la gendarmerie a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette attaque tragique.
Celle-ci survient au lendemain de la libération de deux combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) détenus dans un cantonnement militaire. Ils ont été libérés par l’Armée à la suite d’une médiation initiée par la communauté de Saint Egidio de Rome entre l’Etat du Sénégal et les combattants du MFDC.
Ces deux éléments du MFDC appartiendraient au camp de Salif Sadio. Ils ont été libérés suite à un accord signé à Rome en décembre dernier entre l’Etat du Sénégal et la communauté Saint Egidio, selon RFI.
Yamar/pressafrik

Au sud de la Casamance, 13 civils ont été tués ce samedi 6 janvier. Ils étaient partis chercher du bois non loin de la frontière et sont visiblement tombés sur des individus armés, non identifiés.
Treize morts, neuf blessés. Le bilan de l'attaque contre un groupe de civils a été confirmé par les forces de sécurité et les services médicaux. Originaires de la commune de Borofaye, collée à Ziguinchor, ces habitants de la Basse-Casamance sont descendus plus au sud, à une quinzaine de kilomètres, dans une forêt collée à la frontière avec la Guinée-Bissau pour ramasser du bois. Selon l’armée sénégalaise, « ils ont alors été pris à parti, lâchement, par une quinzaine d’individus armés ».
S'agit-il d'un règlement de compte, d'une attaque pour garder le contrôle du bois ? Impossible, pour le moment, de savoir qui sont ces individus armés, précise la cellule de communication de l’armée. Une compagnie parachutiste, envoyée sur place pour prendre en charge les blessés, cherche à sécuriser la zone. Les neuf blessés ont été pris en charge notamment à l’hopital de Ziguinchor.
Le commandant de zone averti a fait intervenir une compagnie de parachutistes. (…) La compagnie est restée sur place. Elle est en train de mener des opérations en vue de retrouver la bande qui a commis cet acte ignoble.
colonel Abdou Ndiaye

Comités de vigilance contre le pillage de bois
En novembre dernier, les habitants de la zone, située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Ziguinchor, furieux de voir leurs forêts pillées, ont arrêté et molesté des jeunes venus prendre du bois. Le tribunal a condamné ses habitants qui avaient choisi de rendre justice eux même.
Mais dans la foulée, des comités de vigilance, appuyés par une frange de la rébellion, ont été créés. Les villageois menaçaient de passer à l'acte s'ils trouvaient à nouveau de gens en train de couper du bois. C'est peut-être ce qu'il s'est passé samedi dans la forêt. Pour l'armée, il faut désormais attendre les résultats de l'enquête pour savoir qui a tué ces 13 jeunes.

C’était une atmosphère très pesante, très lourde, vraiment. J’ai vu des corps évacués à bord de charrettes. Les charrettes de ces hommes, qui étaient partis dans la forêt chercher du bois. 13 corps sans vie….
Ignace Ndèye, journaliste à la radio Sud FM et RFI

06/01/2018

GRABUGE EN CASAMANCE

13 personnes tuées en Casamance

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Treize personnes ont été tuées samedi par des hommes armés, à Bofa, un village situé près de Ziguinchor, la principale ville du sud du Sénégal.
Une source militaire contactée par l’APS, l’agence de presse officielle du Sénégal, signale également que cinq autres personnes ont été grièvement blessées.
La même source, qui a requis l’anonymat, affirme que les victimes, des jeunes, étaient partis couper du bois à Bofa, un village de la commune de Boutoupa Camaracounda.
Une source hospitalière a également fait état de 13 personnes tuées. Selon elle, neuf personnes grièvement blessées ont été acheminées à l’hôpital régional de Ziguinchor.
Un acte similaire a été perpétré en 2011 par des hommes armés à Diagnon, un village situé dans la région de Ziguinchor. Onze personnes parties chercher du bois avaient été tuées.
DIOP Mamadou/bbc.com

Colonel Abdou Thiam sur l’assassinat de 13 jeunes à Ziguinchor : « Les auteurs étaient armées de AK47 et ne resteront pas impunis »
La direction des Relations publiques de l’armée a réagi au carnage qui a eu lieu dans un village situé à 7 kilomètres de Ziguinchor. Selon Abdou Thiam « Il y a eu un groupe de 21 civiles, à priori des exploitants forestiers, originaires du village de Bourafay Baynouk, qui s’étaient rendus dans la forêt classés des payottes pour chercher du bois. Ils ont rencontré une bande de 15 individus armés qui ont lâchement tirés sur eux ».
Le responsable des Relations publiques de la grande muette de poursuivre : « Le commandant de la zone militaire, dès qu’il a appris la nouvelle, a fait intervenir une parachutiste qui s’est rapidement rendue sur les lieux. Malheureusement pour constater qu’il y a eu 13 morts et 7 blessés. Un seul a ou s’échapper ».
Le colonel Abdou Thiam assure ensuite sur la Sud Fm que tous les moyens sont mis en oeuvre au niveau de l’armée pour capturer la bande et que les auteurs de ce carnage ne resteront pas impunis.
Quid de l’appartenance des individus qui ont perpétrés cette attaque. Le directeur de l’information des Relations publiques de l’armée révèle que les assaillants « étaient armées d’armes de guerre AK47, qui ont lâchement tué des populations civiles qui ont pour seul tort d’aller chercher du bois dans un parc ».
Awa Diallo/pressafrik

LE TOURISME EN CASAMANCE...

Mahamad Boun Abdallah Dionne : « Nous allons faire de la Casamance une zone touristique spéciale »

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Le tourisme casamançais qui est en léthargie depuis plusieurs années, dû à plusieurs facteurs, va bientôt connaître un nouvel élan. Selon le premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dionne, l’Etat du Sénégal ambitionne de faire de la Casamance une zone touristique spéciale. Cette déclaration a été faite par le Premier ministre en marge de la cérémonie de remise de chèques aux bénéficiaires du Crédit hôtelier et touristique.
D’après le Premier ministre, Mahamad Boun Abdallah Dionne, l’État ambitionne de faire de la Casamance une zone touristique spéciale.
« Nous allons faire de la Casamance une zone touristique spéciale, où les promoteurs ne vont payer aucune taxe », a déclaré le Premier ministre.
Selon le chef du gouvernement, l’arrivée d’Air Sénégal est également un atout qui va aider à booster le tourisme au Sénégal et d’en faire un véritable levier pour une croissance forte et inclusive.
« Air Sénégal arrive et c’est un plus pour le secteur. Nous avons déjà acquis des avions, pour le transport domestique et nous allons recevoir d’autres cette année et en janvier 2019 pour le transatlantique et l’intercontinental. Cela va inciter les prix à la baisse. C’est du potentiel qui arrive », dira le PM.
Le Premier ministre a promis une réunion qui est programmée le 15 janvier prochain entre tous les professionnels du secteur et la police touristique pour sécuriser les servitudes des hôtels et l’industrie du tourisme.
« Pour l’érosion côtière, j’attends que le ministre nous fixe la date pour qu’avec la Banque mondiale, nous nous rendions à Saly pour lancer le programme de lutte contre l’érosion côtière », a laissé entendre le Premier ministre qui a précisé que ce sont des milliards qui ont été mobilisés.
« Des sites sont menacés, on va mettre des brise-lames, faire tous les travaux de génie civil nécessaires, pour protéger cette partie de la côte », a souligné le Pm. Il s’exprimait lors de la deuxième signature des conventions de financement du Crédit hôtelier et touristique avec de nouveaux bénéficiaires, qui s’élève à plus de 946 millions F CFA. Le Premier ministre a fait part par ailleurs que le tourisme demeure un secteur vital pour toutes les économies.
« L’enjeu pour le gouvernement est de créer toutes les conditions pour permettre à notre pays de capitaliser le potentiel économique du secteur afin d’en faire un véritable levier pour une croissance forte et inclusive », dira le PM.
Au nom de ses collègues, le gérant de l’Hôtel Saly Princess, Pathé Dia s’est félicité de ce nouveau financement qui, selon lui, va donner « un coup de fouet » pour la relance de la destination Sénégal, à l’image du programme de lutte contre l’érosion côtière qui va prochainement être lancé.
L’Organisation mondiale du tourisme estime qu’à l’horizon 2020, il y aura environ 1, 6 milliard d’arrivées touristiques internationales dans le monde sur la base d’un taux moyen de croissance de l’ordre de 5,5% par an avec un potentiel de dépense de ces touristes qui excède 2000 milliards d’euros.
Saër DIA/lactuacho.com

29/12/2017

FESTIVAL EN CASAMANCE

Ouverture du 24e festival culturel d'Abéné

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Au Sénégal, le village d'Abéné organise jusqu’au 2 janvier la 24e édition de son festival, placé sous le thème « la culture au service du tourisme balnéaire ». Des centaines de touristes venus de toute l’Europe ainsi que des artistes de la sous-région se bousculent dans son marché d’arts.
Au rythme frénétique du Kumpo, le masque fétiche des Diolas, le maire de Kafountine, Victor Fansou Diatta, déclare ouverte la 24e édition du Festival des arts et de la culture d’Abéné, un village balnéaire de la commune situé à 300 kilomètres de la capitale sénégalaise, Dakar.
Cette manifestation culturelle est destinée à développer le tourisme, une autre activité-phare de la région. A Abéné, tourisme, culture et affaires font bon ménage. Tout le monde y trouve son compte, du petit vendeur de cacahuètes aux restaurateurs en passant par les promoteurs d’activités culturelles.
Développer le tourisme culturel
« L'objectif premier du festival est de rendre la zone attrayante, explique Seny Souané, le responsable culturel de la commune de Kafountine. A côté du tourisme balnéaire que l'on connait déjà, il faut évoluer vers le tourisme culturel, qui attire beaucoup plus de monde ».
En cette période de l’année marquée par la baisse des températures, des centaines de touristes allemands, belges, français et scandinaves apprécient le site et l’animation. « Je suis ici depuis une semaine et cela me plaît beaucoup. La seule chose qui est difficile pour moi, c'est la langue. Je ne comprends rien du tout », explique un touriste en riant.
Le festival d’Abéné, désormais inscrit dans l’agenda culturel du Sénégal continuera à attirer du monde, notamment des touristes dont certains viennent de la Gambie voisine.
RFI

11/10/2017

CASAMANCE DEFISCALISEE?

le tourisme est-il réellement défiscalisé en Casamance ?

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L’opérateur touristique ne paie pas d’impôt, s’il investit dans la région naturelle de Casamance (Sud du Sénégal), a affirmé le nouveau ministre sénégalais du Tourisme. Est-ce le cas ?
Dans une récente interview accordée à la chaîne de télévision française France 24, Mame Mbaye Niang a dit que le Sénégal veut accueillir 3 millions de touristes en 2023 et 10 millions en 2035. «Il faut toute une stratégie pour y arriver, notamment des infrastructures de base grâce au PSE [Plan Sénégal Emergent]», a-t-il expliqué.
Répondant à une question sur les stratégies en vigueur et l’attractivité du Sud du pays, Mame Mbaye Niang a indiqué qu’il y a «une loi qui défiscalise les investissements dans le tourisme en Casamance»
Cette défiscalisation annoncée est-elle effective ? Nous avons vérifié.
Cette loi existe-t-elle ?
Africa Check a contacté le service de communication du ministère du Tourisme. Les courriers et les multiples rappels téléphoniques sont restés vains.
Africa Check a joint par téléphone le chef du Service régional du tourisme de Ziguinchor, Marie Louise Faye, pour avoir une idée sur l’existence de dispositions légales qui défiscalisent l’activité touristique en Casamance. Mme Faye a confié qu’«une loi déclarant la Casamance zone spéciale touristique a été effectivement votée en 2015 et un décret d’application a été pris par le chef de l’Etat, en 2016 ».
Que renferme-t-elle ?
L’Assemblée nationale a adopté, le 3 juillet 2015, la loi portant statut fiscal spécial des entreprises touristiques installées dans le pôle touristique de la Casamance.
Dans l’exposé, il est précisé que « le statut fiscal spécial bénéficiera aux entreprises installées dans les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou », qui forment la région naturelle de Casamance. L’article 2 stipule que « le statut fiscal spécial est accordé aux entreprises touristiques pour une durée de dix ans à compter de la date de délivrance de l’agrément ».
Quels sont les types d’impôts concernés ?
Le texte exonère les entreprises touristiques de 11 types d’obligation fiscale dont la taxe sur la valeur ajoutée, la contribution foncière, l’impôt sur les sociétés, des droits d’enregistrement, etc. En outre, les équipements importés ne sont pas soumis au paiement de droits de douane. Cependant, les opérateurs sont tenus de verser les impôts sur les salaires de leurs employés.
Quel impact sur l’activité touristique ?
A travers son rapport périodique intitulé «situation économique et financière 2016 et perspectives 2017», la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) renseigne que les services d’hébergement et de restauration ont enregistré «une reprise en 2016, avec un bond de 9,3% après un recul de 3,6% en 2015 » à l’échelle nationale.
Mais cela ne veut pas dire que des investisseurs touristiques se bousculent en Casamance. Bien au contraire ! La loi faisant de cette région une zone touristique spéciale n’a pas empêché la poursuite de la fermeture des réceptifs hôteliers. Le sous-secteur reste en crise », regrette Jean Demba, opérateur touristique basé au Cap Skiring, près de Ziguinchor.
Selon le chef du service régional du tourisme, Marie Louise Faye, depuis la signature du decret d’application, son service travaille à «informer davantage les entreprises touristiques sur les avantages de la nouvelle loi».
Conclusion : le tourisme a été globalement défiscalisé en Casamance
Le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang a déclaré l’existance d’une loi défiscalisant les investissements dans le tourisme en Casamance, la partie sud du Sénégal.
En 2015, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi exonérant les opérateurs touristiques qui opèrent en Casamance de 11 types d’impôts.
Le décret d’application de cette loi a été pris en 2016. La déclaration de Mame Mbaye Niang est donc exacte.
Assane Diagne/africacheck.org

03/10/2017

PAS DE ZIRCON EN CASAMANCE

L’Etat résilie le contrat sur le Zircon en Casamance

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Le Chef de l’Etat se serait impliqué personnellement pour siffler la fin de la récréation. En effet, selon DakarTimes, une réunion s’est tenue au Palais et avec principal sujet, le soubassement de cette rébellion des populations contre l’exploitation du zircon
Auparavant, le Président Macky Sall conscient du danger que pourrait avoir un éventuel forcing sur la paix en Casamance avait demandé d’abord aux services de renseignements une analyse de tous les aspects de la question selon DakarTimes.
Les différents services également instruits par le Chef de l’Etat qui tenait à avoir une visibilité sur l’ensemble du processus. Ce qui a irrité le président de la République dans cette rencontre aura été sans nul doute l’information selon laquelle Ibrahima Diaw ci devant, principal représentant de la société Astron détentrice du Permis Casamance est celui qui a réalisé l’étude d’impact environnemental.
Diop Mamadou/Actunet.net

06/09/2017

TANT QU'IL RESTERA UNE SEULE MINE

Une mine explose en Casamance

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Dans le sud du Sénégal, en Casamance, trois civils à bord d'une charrette ont sauté sur une mine fin août, et l'information est passée presque inaperçue. Il s'agit pourtant du premier incident de ce genre en plus de trois ans. L'explosion n'a fait heureusement que des blessés légers. Cette région est toujours l'objet de campagne de déminages qui durent depuis 1999 et ne sont pas près de se terminer. Le conflit casamançais connaît une accalmie depuis l'arrivée au pouvoir du président Macky Sall.
L’explosion est survenue le 30 août lors du passage d'une charrette sur une mine placée sur une route secondaire du Nord Sindian, dans le département de Bignona, selon le Centre national d'action anti-mine au Sénégal.
Le dernier incident de ce type remonte à août 2014 : il y a trois ans, dans la même zone, une mine avait explosé au passage d'une charrette là aussi, faisant 7 morts parmi un groupe de jeunes qui se rendaient à un mariage.
De nombreuses mines ont été enterrées dans cette région depuis le milieu des années 1980. Les populations qui avaient fui les zones de combat et qui retournent chez elles découvrent parfois des engins enterrés dans les surfaces cultivables, mais la majorité des mines se trouvent sur des pistes.
Selon le Centre national d'action anti-mine, 1,8 million de mètres carrés ont déjà été déminés ou déclassés dans le sud du Sénégal, et environ 1,2 million de mètres carrés restent encore à déminer, auxquels pourraient s'ajouter de nouvelles zones minées qui n'ont pas encore été identifiées.
Les opérations de déminages se poursuivent depuis 1999, de même que l'assistance aux victimes et la sensibilisation. Les autorités ont obtenu en 2016 un nouveau délai de 5 ans, mais les organismes en charge du déminage craignent de ne pas arriver à terminer leurs opérations avant 2021.
RFI

16/06/2017

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

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Après les dernières réalisations à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor avec l’aménagement d’une zone de dépose minute ultra moderne, à la pointe de la technologie et l’installation du système E-gates pour faciliter les formalités d’enregistrement au Départ et à l’Arrivée, l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) a entamé ce jeudi 16 juin, les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’Aéroport de Ziguinchor. Entre autres travaux, il faut noter l’agrandissement de l’Aérogare avec des galeries vers la piste, l’ouverture d’une zone commerciale, d’espaces d’attente pour les passagers et accompagnants.
Les Aéroports du Sénégal par ces travaux mettent en œuvre le projet de développement du Hub aérien du Sénégal porté par les plus hautes autorités du pays et qui est basé sur trois axes : le démarrage des activités de l’Aéroport International Blaise Diagne, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal et la réhabilitation des aérodromes régionaux.
Rappelons qu’en dehors des aéroports de Ziguinchor, de Cap Skirring, de Saint-Louis et de Tambacounda, les ADS occupent de la gestion des 09 aérodromes du pays ouverts à la demande : Kolda, Sédhiou, Matam, Podor, Kédougou, Richard-Toll, Linguère, Simenti, Bakel.
Dakaractu

26/05/2017

ENVELOPPE FRANCAISE POUR LA CASAMANCE

4 milliards de FCfa pour l’agriculture, la santé, l’éducation… en Casamance

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En tournée dans la région, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a révélé, mardi dernier, à Ziguinchor, que 67 millions d’euros environ sont engagés en Casamance par l’Agence française de développement, le service culturel et de coopération technique, l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour promouvoir des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, du développement des entreprises et du tourisme.
Lors de son séjour dans la région, le diplomate français a visité différents projets issus du partenariat sénégalo-français, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la culture, de l’appui au secteur privé et du soutien à la relance du tourisme. Et au terme de sa tournée, Christophe Bigot a affirmé que la France poursuivra ses efforts pour aider le Sénégal à améliorer considérablement les conditions de travail des enseignants et des élèves, afin d’augmenter les taux de réussite dans les établissements scolaires. Il n’a pas manqué d’évoquer les actions réalisées, celles en cours et en vue, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’éducation de base en Casamance (Paebca). Déjà, quelque 6 milliards et demi de francs Cfa ont été mobilisés pour ledit projet. L’éducation n’est pas le seul domaine où la coopération française intervient en Casamance.
La France, d’après son représentant au Sénégal, finance avec l’Unesco la distribution de carnets de santé et l’inscription sur les registres d’état civil des nouveau-nés, dans le cadre de l’initiative « Solidarité et santé sahel ». Elle participe aussi activement à la réhabilitation des centres de santé des régions de Sédhiou et de Kolda, ainsi qu’à l’amélioration de leurs volets destinés aux enfants. L’hôpital régional de Sédhiou bénéficie également de son aide. Outre l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor qui est un creuset culturel, la coopération française a beaucoup investi dans les périmètres d’irrigation de Vélingara et de Kolda. « Nous y menons une action très importante à hauteur de 27 millions d’euros », a révélé le diplomate français.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

24/05/2017

DU SOLAIRE POUR LES SMARTPHONES DE CASAMANCE

Des panneaux solaires couplés à des smartphones font leur entrée en Casamance

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La société française Sunna Design, qui fête cette année son dix-millième panneau solaire à destination de l'Afrique - ils sont distribués dans 22 pays du continent -, tente la diversification dans la téléphonie mobile avec un kit associant panneau solaire individuel et téléphone portable. Objectif : en écouler 250 000 d'ici 2021.
Le fabricant français de lampadaires solaires Sunna Design joue la diversification. Cette année, de son usine bordelaise sortira le dix-millième des lampadaires solaires qui, depuis sa création en 2011, ont été installés dans des villages au Sénégal et sur les bords d’axes routiers au Nigeria, au Niger, au Mali et au Bénin. Mais il entend désormais se développer sur un segment voisin, proche de ce que propose M-Kopa Solar au Kenya. Ce dernier a installé depuis 2010 près de 500 000 de ses kits solaires domestiques au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Ghana tout en y associant un ensemble d’équipements à destination de ses clients qui résident dans des zones isolées. En plus des lampes, le kit peut inclure un chargeur de téléphone, une radio, une télévision ou encore un four fonctionnant à l’énergie solaire.
Sunna a lui choisi de développer un kit associant panneau solaire, lampes et smartphone, le tout vendu pour 200 euros remboursables par les usagers sur 12 mois selon le système du pay as you go, modèle de pré-paiement et de remboursement par échéances dont M-KOPA a popularisé le principe sur le continent.
250 000 kits de panneaux solaires et téléphones mobiles d’ici 2021
Les téléphones, équipés du système d’exploitation Android, seront livrés avec un forfait de données et des applications mobiles agricoles, éducatives ou de santé à très faible consommation de données, avec l’objectif de toucher des zones rurales souvent mal desservies par les réseaux de télécommunication.
500 de ces kits de Sunna doivent être distribués en Casamance au sud du Sénégal, à condition que la société mène à terme à terme une campagne de financement de cette nouvelle production. Pour ce faire, elle s’est associée à un nouveau venu du financement collaboratif, la plateforme Solylend sur laquelle Sunna espère lever 100 000 euros.
À terme, ce sont 250 000 kits qui pourraient être vendus en Afrique de l’Ouest francophone d’ici 2021 et qui s’ajouteront aux activités de lampadaires solaires dont la croissance est, elle, déjà avérée.
Ainsi Sunna Design est en lice pour une nouvelle levée de fonds après celles déjà bouclées. « Nous cumulons 10 millions d’euros de levées de fonds depuis nos débuts », a confié Thomas Samuel, l’ingénieur fondateur de la société. Chaque exemplaire rapporte environ 1 000 euros de chiffre d’affaires à la société. Ils sont censés résister pendant 10 ans à des environnement très poussiéreux et chauds (jusqu’à 70 degrés).
Un modèle qui plaît, puisque plusieurs pays africains sont sur les rangs pour obtenir une ligne de montage ad hoc comme celle inaugurée avec la star américaine d’origine sénégalaise Akon à Bamako. « Une demi douzaine de pays africains sont intéressés par des modèles analogues », indique Thomas Samuel.
Benjamin Polle/jeuneafrique.com

02/04/2017

TOURISME EN CASAMANCE

La Casamance: le berceau du tourisme communautaire au Sénégal, se meurt

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La Casamance constitue une terre de transition entre l'Afrique sahélienne et l'Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l'origine d'écosystèmes d'une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé, offre de multiples possibilités de découverte et garantit aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d'une nature envoûtante.
Impossible de parler de tourisme au Sénégal, sans évoquer la Casamance. Un réservoir naturel d’attraits touristiques, qui a permis entre autres le développement d’un tourisme communautaire très prisé, d’où l’intérêt de certains acteurs du secteur bien connus comme la plateforme de réservation d’hôtels Jumia Travel, qui place cette région parmi ses priorités au Sénégal. « La force du tourisme en Casamance est que cette région répond parfaitement aux attentes des nouveaux touristes, c’est-à-dire un tourisme solidaire qui prend compte de l’environnement et du cadre de vie des populations. Nous devons préserver ces acquis pour que la Casamance qui est en phase de retrouver son rang de grande destination touristique, continue à séduire », estime Guillaume Pepin, expert du tourisme en Afrique.
La Casamance a connu dans les années 1970? une expérience originale et précurseur du tourisme communautaire. Sur un principe simple mais novateur pour l’époque, il avait été entrepris de donner aux villages de cette région les moyens de construire de petits réceptifs dont les bénéfices permettraient de financer des projets de développement au niveau local. Baptisé « Tourisme Rural Intégré », ce fut en son temps une réussite qui perdure encore de nos jours.
Il faut souligner que bon nombre des salles de classe, de maternités, de centres de santé et bien d’autres projets de développement local ont été financés par le biais de cette dynamique de tourisme communautaire, qui constitue un véritable outil de développement. Toutefois avec la montée du tourisme balnéaire dans cette partie du pays, il serait important de mettre des garde-fous afin de préserver ce modèle économique qui risque de disparaître au grand dam des populations. La «mise à mort» du tourisme communautaire en Casamance, pourrait malheureusement plonger cette région dans le chaos, avec un phénomène accru de déculturation et d’exode rural. Ce qui semble être inévitable si l’Etat du Sénégal ne prend pas les mesures qui sèyent.
On semble de plus en plus s’éloigner de cette dynamique qui consistait qu’un visiteur se retrouve immergé au cœur de la typicité des villages et découvre le mode de vie et les traditions rurales. Ces campements villageois ont de plus, été construits avec des matériaux locaux et selon des architectures traditionnelles telles que le modèle de la case à impluvium ou de la case à étage afin de valoriser et conserver cet aspect de la culture locale. A l’heure où la Casamance cherche son second souffle en sortant d’une longue période de quasi-isolement, il est important de retrouver ces valeurs qui ont jadis hissé la Casamance au rang des grandes zones touristiques du Sénégal, voire du continent.
Is-Kambell/leral.net

07/02/2017

UNE PAIX DEFINITIVE EN CASAMANCE?

Le Mfdc invite le gouvernement à des négociations pour une paix définitive et inclusive en Casamance

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Le Mfdc (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) veut une paix définitive et inclusive mais qui passe par des négociations et l’implication de tous les acteurs du processus en cours selon un communiqué publié ce mardi.
En effet, certains responsables et combattants du mouvement rebelle estiment que le règlement de la crise en Casamance doit obligatoirement passer par la préparation du processus de négociations avec le gouvernement, l’unification du MFDC et la signature d’un accord de paix définitif et inclusif.ANNONCE
Une bonne nouvelle qui vient juste après le départ de Yaya Jammeh que d’aucuns soupçonnés d’être l’un des principaux artisans de cette rébellion.
Allodakar/Galsen221

25/01/2017

BONNE NOUVELLE POUR LA CASAMANCE

Mamadou Racine Sy annonce la réouverture de ses hôtels en Casamance

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L’homme d’affaires Mamadou Racine Sy a annoncé mardi la réouverture prochaine de ses hôtels dans la région de Ziguinchor (sud), pour soutenir la relance du tourisme et la création d’emplois dans cette partie du pays.
"Je compte, sous peu de temps, injecter plusieurs milliards de francs CFA dans la réouverture de nombreux hôtels pour contribuer à la relance du tourisme et à la création d’emplois. J’ai prévu de décaisser six milliards de francs CFA pour la réouverture de mes hôtels à Cap-Skirring", a-t-il déclaré.
Mamadou Racine Sy, par ailleurs président du conseil d’administration de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES), a annoncé cette décision lors d’une rencontre avec les travailleurs retraités de la région de Ziguinchor.
Il est venu dans cette capitale régionale, dans le cadre d’une série de réunions d’"information et de sensibilisation" de l’IPRES sur la mensualisation des pensions de retraite.
"Tout le monde connait l’importance du tourisme dans cette région. Nous discutons beaucoup avec l’Etat, et surtout avec le chef de l’Etat, sur les moyens à mettre à la disposition du tourisme pour relancer ce secteur en Casamance (sud)", a souligné Mamadou Racine Sy.
"La Casamance est une localité qui m’est très chère. J’y ai beaucoup investi. Je suis propriétaire de plusieurs hôtels en Casamance", a-t-il ajouté, au sujet de cette entité géographique constituée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
M. Sy dit avoir discuté avec le chef de l’Etat de la relance du tourisme dans le sud du pays.
"J’ai dîné vendredi dernier avec le président [de la République]. (…) La dernière chose dont nous avons parlé, c’est la réouverture des hôtels en Casamance pour assurer le plein-emploi et développer le tourisme", a-t-il assuré en présence des autorités administratives de Ziguinchor et de plusieurs travailleurs à la retraite.
APS

19/01/2017

LAMENTABLE CAP TOURISTIQUE...

Cap Skirring, une station balnéaire à la recherche de la gloire perdue

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La fermeture de plusieurs hôtels au Cap Skirring a sérieusement déteint sur l’activité touristique. Les artisans vivent aujourd’hui des moments difficiles faute de touristes. Mais la situation est surtout aggravée par l’ouverture des résidences de plus en plus nombreuses.
Dans les rues du Cap Skirring, la principale zone touristique de la Casamance, Abdou Khoudoss dit « Baye Fall » est en train de devenir une icône. Avec sa tenue bariolée, lunettes fumées, un gros collier autour du cou, le bonhomme traine son pousse-pousse en noir et blanc sur lequel il vend du café Touba. Il a lui-même rebaptisé cela en « café Touba original ». Souriant et très taquin, « Baye Fall » ne refuse jamais une photo à un touriste qui l’aborde en pleine rue. Au Cap Skirring, il a très vite conquis les cœurs.
Pourtant, le vendeur est arrivé nouvellement au Cap, en provenance de Saly Portudal, l’autre site touristique situé sur la Petite Côte, dans le département de Mbour, où il a séjourné pendant sept ans. « J’étais à Saly Portudal, mais je suis arrivé au Cap Skirring, sur ordre de mon marabout, il y a tout juste deux mois. Ici, les gens sont bien, on m’a très vite adopté. J’ai même rencontré des touristes que je connaissais à Saly », explique le jeune talibé mouride. Seulement, cette bonne humeur d’Abdou Khoudoss contraste bien avec la situation qui règne dans cette zone touristique.
Aujourd’hui, Cap Skirring n’est plus que l’ombre de lui-même avec la fermeture de la plupart des hôtels, au cours de ces dix dernières années. L’épidémie à fièvre hémorragique du virus Ebola, la politique de visa adoptée pendant un certain temps par le gouvernement et la liste rouge du quai d’Orsay interdisant aux citoyens français de se rendre en Casamance sont autant de facteurs qui ont donné un coup de frein à l’activité touristique. Excepté le Club Méditerranée, tous les grands hôtels comme Savana, Royal Cap, Hibiscus, Kabrousse, Maison Bleue ou Alizées ont mis la clé sous le paillasson.
Le galeriste Mamadou Dieng regrette bien cette période faste où au Cap Sikiring « tout marchait bien » durant les mois de novembre et décembre. Lui qui a séjourné à Saly, à Nianing avant de s’installer au Cap Skirring, est inquiet de la situation dans laquelle est plongé le site touristique. « Jusqu’en 2002 et 2005, l’activité touristique marchait bien ici, mais c’est surtout en 2012 que les choses ont commencé à se détériorer. Si on n’y prend garde, Cap risque de devenir comme Saly », alerte cet artisan. Mais Mamadou Dieng n’est pas le seul à s’inquiéter de la situation actuelle du Cap Skirring.
« C’était la période faste »
La plupart des vendeurs qui connaissent le site vivent des heures difficiles. « Cap n’est plus ce qu’il était auparavant », fulmine la commerçante Adjaratou Ndèye Maty Faye. Cette pensionnaire du village artisanal a vécu des moments bien meilleurs que cette période. « Quand le tourisme marchait bien ici, je ne faisais ici que dix jours pour épuiser mon stock et je repartais à Dakar pour en chercher au marché Sandaga. C’était la période faste », soutient la bonne dame.
La période faste, c’était quand les hôteliers organisaient, à tour de rôle, des visites dans le village artisanal et quand les produits étaient facilement écoulés. « Les touristes ne viennent ici que par hasard. Parfois, ils tombent sur notre enseigne et entrent dans le village. Dans d’autres cas, c’est pour chercher une connaissance tout simplement », relève l’horloger Serigne Sèye.
Aujourd’hui, le Club Méditerranée qui reste le seul établissement encore ouvert n’organise plus des visites pour ses clients. Une politique mal vue par les artisans de Cap Skirring. « Pourtant, cet hôtel organise le plus souvent des soirées africaines deux fois dans la semaine. Certains artisans sont sélectionnés pour exposer, mais nous pensons que ce n’est pas une bonne solution », regrette l’horloger. Mais pour Alfred Kâ, le chef de village de Cap Skirring, le problème de fond reste l’existence des résidences qui tuent à petit feu l’activité touristique. « Aujourd’hui, s’il y a 200 touristes qui descendent à l’aéroport, les 100 vont dans les résidences, parce que beaucoup de touristes qui connaissent la zone y ont acheté des maisons qu’ils transforment en résidence. C’est un vrai gâchis », regrette le chef de village.
Pour ce retraité qui s’est installé au Cap Skirring depuis plus d’une trentaine d’années, les résidences restent la cause principale de la perte d’emploi de beaucoup de jeunes. Car, selon lui, les excursions que les jeunes organisaient sont faites maintenant par les toubabs eux-mêmes. Face à cette situation, les artisans du Cap estiment qu’il est temps que le gouvernement réagisse en incitant les privés à construire des hôtels sur le site, mais aussi en réglant le grand problème des résidences. Cela permettrait à Baye Fall, le vendeur de café Touba, et à plusieurs autres jeunes artisans de pouvoir tirer leur épingle de l’activité touristique au Cap Skirring.
Avec 15.000 âmes comme population : Le casse-tête de l’eau au quotidien
Cap Skirring est né presque en même temps que le Club Méditerranée en 1973. Le village était surtout une cité dortoir que les responsables du groupe hôtelier français avaient construit pour les travailleurs. Au fur des années, des populations s’installent sur le site et créent des activités commerciales. La cité est devenue un village de l’ancienne communauté rurale de Diémbering. Faisant partie des premières personnes à s’installer sur le site en tant que travailleur, Alfred Kâ est aujourd’hui le chef de village. « Au Cap, on dénombre aujourd’hui 13 ethnies composées essentiellement de Diolas, de Peuls, Mandingues, Manjacks, Sérères, Bambaras, Mancagnes, Papels. Au dernier recensement fait en 2014, la population était évaluée à environ 15.000 âmes », explique le chef de village. Cap Sikirring dispose d’infrastructures de base telles qu’un poste de santé, une maternité, deux écoles primaires et un Cem. Mais depuis longtemps, le village est confronté à un sérieux problème d’approvisionnement en eau. Le liquide précieux manque terriblement dans le village. Les populations continuent à s’approvisionner en eau à partir des puits. Souvent, des Peuls puisent cette eau qu’ils revendent aux populations moyennant 100 FCfa le bidon de 20 litres. « Dans cette situation, on ne dispose jamais d’assez d’eau dans nos maisons pour se laver, faire le linge ou les travaux domestiques », signale Alfred Kâ. Mais le chef de village est optimiste quant à la résolution de ce problème sous peu. Actuellement, les responsables des sociétés en charge de la question sont en train, selon lui, de rechercher les points d’eau afin d’y implanter des forages.
Maguette NDONG et Idrissa SANE/lesoleil

09/12/2016

LA CASAMANCE EN JANVIER

Circuit touristique de janvier 2017 en Casamance:

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Période du 17 janvier au 24 janvier 2017
Jour 1
Arrivée au port de Ziguinchor - Vers 11h transfert a l'hôtel "perroquet" - Pot de bienvenue
Déjeuner a l’hôtel
Départ a 15h pour ENAMPORT arrivée vers 16h - Installation au campement villageois - Visite du village village typiquement traditionnel Diola, visite de la case a impluvium véritable architecture Diola
Diner au campement
Jour 2
Départ a 9h pour OUSSOUYE visite au roi d'oussouye si il y a possibilité. Guide religieux et politique - Halte a MLOUP visite des case à étages, des fromagers centenaires, du tam-tam téléphone. Continuation sur ELINKINE, village de pêcheurs, réputé pour sa pêche des ailerons de requins, appelés « l’or gris ». activités menées par les chanaen.
Déjeuner au campement après midi visite du village diner et nuitée.
Jour 3
Départ à 9h en pirogue motorisée pour visiter l'île de Eloulbaline - Déjeuner à l'ILE DE KARABANE.
Après midi, visite de l'ile et ses environs, départ en pirogue depuis l'ile de Carabane jusqu'au pont de KATAKALOUCHE.
Débarquement et continuation sur DJIMBERRING diner et nuitée au campement ACEP
Jour 4
Départ a 9h au campement pour la visite du village de KABROUSSE villa de la reine ALINE SITOE DIATTA, grande résistante casamançaise. Visite du village et ses environs.
Retour a CAP SKIRRING. Déjeuner à l’hôtel BAR DE LA MER. Visite du village de CAP Skirring. Relaxe à la plage jusqu’à 18h, puis, retour au campement ACEP diner et nuitée. Soirée libre.
Jour 5
Départ pour ZIGUINCHOR à 9h, installation au "Perroquet", visite de la ville de Ziguinchor, de son architecture coloniale.
Déjeuner au "perroquet". Après-midi, visite du marche sait maure desfousse, de l'alliance française et des environs de ziguinchor. Retour au perroquet, diner, soirée libre, nuitée.
Jour 6
Départ pour le KALOUNAYE à 9h ,installation au campement villageois, visite du village de KOUBALANG.
Déjeuner au campement, danse des masques, diner, soirée culturelle.
Jour 7
Départ à 8h, retour sur Ziguinchor pour reprendre le bateau pour Dakar.
Retour au pays d'origine ou dans votre résidence, votre hôtel, votre location.

Prix par personne: 900 euros tout compris hors boissons et achats de souvenirs
www.leguidedusenegal.com - Diegane Diouf - Téléphone: 00221771580622 mail: leguidedusenegal@gmail.com

10/11/2016

LE TRAFIC DU BOIS DIMINUE

Aly Haïdar note une « nette diminution » du trafic de bois en Casamance

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Le trafic du bois en Casamance est en «nette diminution», a soutenu, samedi à Dakar, l’écologiste sénégalais Aly Haïdar.
M. Haïdar a tenu ces propos devant le Premier ministre Mahammed Dionne qui présidait la cérémonie de graduation de l’Institut africain de management (IAM).
Ancien ministre de l’environnement, Aly Haïdar a été le premier à sonner, au mois de mai dernier, l’alerte sur la coupe abusive de bois et son trafic vers la Gambie.
Le directeur de l’Oceanium avait, au cours d’une conférence de presse, affirmé que le Sénégal a «perdu plus d’un million d’arbres depuis 2010 et la Gambie a réussi à empocher près de 140 milliards de francs CFA».
Il a salué la présence fréquente des ministre des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Environnement dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou.
Lors d’un déplacement, en juin en Casamance, le ministre des Forces armées, Augustin Tine avait déclaré que le gouvernement sénégalais va prendre des «mesures fortes» contre la coupe abusive de bois en Casamance.
«La décision est prise de faire arrêter la coupe abusive de bois dans nos forêts. Il faut que les gens qui s’adonnent à cette pratique le comprennent. Je crois fortement que cette pratique va cesser d’ici quelques jours», avait-il dit.
Jeudi, au passage du gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé avait soutenu que le gouvernement a pris «à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois et poursuit la riposte avec des ratissages le long des frontières».
«Plus de 30 délinquants croupissent dans les prisons. C’est pour vous dire que le gouvernement prend à bras le corps la lutte contre le trafic illicite du bois. Nous sommes en train de continuer la riposte» avait-il notamment dit.
«Nous voulons internationaliser le combat dans la lutte contre l’exploitation illicite du bois» avait-il relevé, soulignant que les forces de sécurité et de défense ont mené «un ratissage» le long des frontières avec certains pays limitrophes du Sénégal.
«Effectivement, le trafic illicite de bois est un problème et actuellement, le gouvernement apporte une réponse. Les forces de défense et de sécurité mènent une lutte intensive contre le trafic illicite de bois», a ajouté M. Baldé.
APS/Senenews

06/10/2016

LA CASAMANCE "LIBEREE" PAR LA FRANCE...

Tourisme: La France blanchit la Casamance et donne carte blanche aux touristes français

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La Casamance n'est plus classée zone à risque, selon le ministère français des Affaires étrangères qui a redessiné la "Carte conseils aux voyageurs". Une information diffusée par le Quai d'Orsay indique " Suite à l'amélioration de la situation sécuritaire en Casamance, il est désormais possible de se rendre dans cette région en faisant preuve d'une vigilance renforcée. Les voyageurs désirant se rendre dans ces zones, en particulier les membres d'associations, sont invités à consulter le site de l'Ambassade de France au Sénégal".
Mais cette bonne nouvelle comporte aussi des restrictions. "En raison de plusieurs incidents sécuritaires signalés dans ces zones, il reste fortement déconseillé de rouler la nuit et de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée Bissau. Les déplacements sur les axes principaux et notamment sur la route "transgambienne", entre Ziguinchor et Sénoba, via Bignonia, entre Ziguinchor et Cap Skiring, sont à privilégier, exclusivement la journée" lit-on dans les colonnes du journal Le Quotidien.
Selon Paris, "la zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance demeurent accessibles aux visiteurs. La zone hôtelière de Cap Skiring ne présente aucun danger particulier".
Lateranga.info

Voici le communiqué exact: "Suite à l’amélioration de la situation sécuritaire en Casamance, il est désormais possible de se rendre dans cette région en faisant preuve d’une vigilance renforcée.  Les voyageurs désirant se rendre dans ces zones, en particulier les membres d’associations, sont invités à consulter le site de l’Ambassade de France au Sénégal.
En raison de plusieurs incidents sécuritaires signalés dans ces zones, il reste fortement déconseillé de rouler la nuit, et de circuler à proximité des frontières avec la Gambie et la Guinée-Bissao.
Bien qu’un important travail de déminage ait été effectué, certaines zones frontalières, notamment les zones forestières, restent à dépolluer. Il est par conséquent vivement déconseillé de s’écarter des axes bitumés, en raison du risque lié aux mines.
Les déplacements sur les axes principaux, et notamment sur la route "transgambienne", entre Ziguinchor et Sénoba, via Bignona, entre Ziguinchor et Cap Skiring, sont à privilégier, exclusivement en journée.
Il est par ailleurs recommandé de ne pas circuler seul et, si possible, de se déplacer en convoi composé de plusieurs véhicules.
La zone délimitée par le littoral, la route Ziguinchor-Cap Skiring et le fleuve Casamance demeure accessible aux visiteurs. La zone hôtelière de Cap Skiring ne présente aucun danger particulier."