10/06/2017

NOUVEAU BAC EN GAMBIE

Ouf de soulagement pour les usagers de la traversée du Fleuve Gambie

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Le Gouvernement gambien a procédé, ce jour, à la réception de son nouveau ferry, permettant du coup aux usagers de pouvoir vaquer à leurs occupations, de part et d’autre du Fleuve Gambie.
Cela fait deux mois que la traversée de celui-ci était devenue un vrai casse-tête pour les autorités des deux pays et cela avait motivé l’Etat du Sénégal à conseiller le contournement par la route du Sud, en passant par Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sedhiou et enfin Ziguinchor.
Mais la mauvaise qualité de cette route et les nombreux checkpoints installés par les militaires à cause des multiples attaques de groupes isolés et autres coupeurs de route avaient fini de décourager les usagers qui préfèrent de loin risquer les affres que leur faisaient subir les vieux rafiots gambiens que faire aux balles perdues.
Même lorsque l’un des vieux ferrys s’est perdu pendant des heures dans le Fleuve, incitant les marines des deux pays à envoyer une impressionnante armada à la recherche des disparus, les usagers avaient pris d’assaut les pirogues, faisant la navette entre les deux rives.
La réception de nouveau ferry baptisé Kunta Kinteh a été l’occasion pour les populations de ce pays de montrer toute leur gratitude à l’égard des nouvelles autorités.
Dès vendredi, la mise à l’eau du ferry sera lancée par le président Adama Barrow, qui voit, en cette inauguration, une occasion de renouer le dialogue avec les populations qui ont eu à manifester avec violence, ces derniers jours, tant à Farato qu’à Kanilaï. Où on déplore un cas de décès, suite à une manifestation contre la présence des soldats sénégalais qui avait mal tourné.
Actusen.com

30/01/2017

CONFERENCE DE PRESSE DU NOUVEAU PRESIDENT GAMBIEN

Le Sénégal, Jammeh, pont sur le fleuve… : A cœur ouvert avec Adama Barrow…

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Pour sa première conférence de presse en terre gambienne et en sa qualité de président de la République, Adama Barrow n’a pas fait les choses à moitié. Tenue dans sa résidence de Brufut, le président a d’emblée précisé n’avoir jamais habité au State House, le palais présidentiel, qu’il ne tardera pas à regagner lorsque les conditions s’y prêteront. Le Sénégal, son gouvernement, les droits humains, la démocratie, le sort de l’ancien président Yahya Jammeh… sont largement revenus dans les questions auxquelles il a répondu avec le même enthousiasme en anglais, wolof et pulaar.
Très interpellé sur les relations avec le Sénégal, le président Barrow a mis en avant l’importance de « bonnes relations de bon voisinage ». « Le Sénégal est un pays frère et ami avec qui nous allons continuer à œuvrer pour de meilleures relations possibles. Nos deux pays ont la même culture, les mêmes langues, la même histoire qui en font, en réalité, un seul et même pays. Nous avons intérêt donc à œuvrer pour de solides relations fraternelles », a-t-il souligné. Aussi, pour le pont sur le fleuve Gambie qui devrait faciliter le déplacement des populations, il a rassuré sur son souhait de « travailler étroitement avec le gouvernement sénégalais pour sa réalisation ». Tout comme il a laissé entendre sa disponibilité de « discuter avec ce même gouvernement et du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) pour résoudre la question de la crise en Casamançaise».
Le président Adama Barrow a indiqué que la « composition de son gouvernement sera connue lundi ou mardi au plus tard ». « Nous travaillons là-dessus », a-t-il insisté. Très concentré sur son élément et allant directement à l’essentiel par des réponses courtes, le président a aussi souligné que le sort de l’ancien président est du ressort d’une Commission qui sera mise en place pour déterminer s’il devra être jugé ou pas. De la même façon que pour bon nombre de ses compagnons. Il a, entouré de membres de sa Coalition, indiqué que la résolution qui a permis le départ de Yahya Jammeh était plus mue par une « volonté d’assurer la paix que de donner une amnistie quelconque ». En attendant les conclusions de la Commission, l’urgence et les priorités résident, pour le président Adama Barrow, dans l’instauration d’un Etat de droit, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, de la lutte contre la corruption. Mais aussi d’un climat propice à la liberté de la presse.
Rappelant le long règne du président Jammeh et les violations systématiques des droits humains, il a mis en avant la nécessité de « changer de méthode et probablement de nom pour l’Agence nationale de renseignement qui est une institution qui doit être utile ». Le très craint national intelligence agency (Nia) a été le bras armé de l’ancien président contre nombre d’opposants ou de citoyens qui y ont été torturés, bastonnés ou portés disparus, selon le témoignage de nombreux gambiens.
Rester membre de la Cpi
L’homme fort de la Gambie a aussi martelé que la Gambie restera la République de Gambie et non une République islamique telle que voulue par Jammeh. Ou encore que le pays «restera membre de la Cour pénale internationale (Cpi) eu égard au fait que cette juridiction promeut le respect des droits de l’homme, de la démocratie que nous voulons mettre en place ». De la même façon, il a souhaité une « réintégration, le plus rapidement possible, du Commonwealth », l’espace des pays de langue anglophone.
Sur la question de l’âge de la vice-présidente, largement revenue au cours de cette conférence très bien couverte par la presse internationale, il s’est voulu très clair : « Nous apporterons la preuve qu’elle n’a pas l’âge qu’on lui prête. Ce sont ceux-là qui lui donnent cet âge qui devraient d’ailleurs en apporter la preuve ». Aussi, a-t-il indiqué que c’est madame Fatoumata Diallo Tambajang qui le représentera au sommet de l’Union africaine qui se déroule présentement à Addis-Abéba. S’étant engagé à effectuer un mandat de trois ans, le président Adama Barrow a laissé entendre qu’il pourrait faire les cinq années pour lesquelles il a été élu si le « travail n’est pas terminé, mais surtout avec l’accord de la Coalition qui m’a porté au pouvoir ».
Sur le général Ousmane Badji, chef de l’armée gambienne, le président Barrow a indiqué «qu’il fait son travail ». «Je pense que ce sera très difficile pour la nouvelle opposition de faire face après 22 ans de pouvoir. Mais je tiens à rassurer sur le caractère démocratique qui doit prévaloir et à dire que cette opposition aura des droits que nous n’avions pas nous en tant qu’opposants », a-t-il répondu. Interrogé également sur Kanilaï, le village natal du président Yahya Jammeh, le président Adama Barro a fustigé le « caractère privilégié qui avait été réservé à ce village du fait simplement qu’il était le village du président ». « Ce n’était pas équitable pour les autres villages ou localités de la Gambie », a fait remarquer le président.
Il a salué le travail abattu par la Mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en Gambie (Micega) tout en indiquant que celle-ci pourrait « rester aussi longtemps que nécessaire ».
Ibrahima Khaliloullah Ndiaye, Maguette Ndong (textes) et Ndèye Seyni Samb (photos)/lesoleil

25/01/2017

INTERVIEW D'ADAMA BARROW

Adama Barrow : « Avec le Sénégal, il y aura un niveau d’amitié comme jamais auparavant »

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Le nouveau président de Gambie a reçu le « Monde Afrique » dans une villa cossue de Dakar où il est réfugié depuis dix jours. La date de son retour n’est pas encore fixée.
Le nouveau président de la Gambie Adama Barrow à Dakar, le 20 janvier 2017.
Après vingt-deux ans de règne sans partage, la Gambie tourne la page Yahya Jammeh. Le président autocrate a quitté Banjul samedi 21 janvier au soir. Mais, soixante-douze heures plus tard, son successeur, Adama Barrow, est toujours à Dakar, où il a reçu Le Monde Afrique pour un entretien exclusif.
La reconstruction, les réformes, l’avenir de Yahya Jammeh, les relations avec le Sénégal : M. Barrow, très détendu, parfois un brin désinvolte, répond à toutes les questions (en wolof). Ses hésitations trahissent que ce sont là ses premiers pas en politique. L’entretien s’est déroulé lundi après-midi 23 janvier, dans une villa cossue des Almadies, le quartier chic de Dakar, gardée par de nombreux hommes en armes et mise à disposition, selon l’entourage de M. Barrow, par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le président gambien était vêtu d’un élégant boubou dans un sobre salon beige, accompagné seulement d’une attachée de communication.
La date du retour du président, très attendu en Gambie, a fait l’objet d’échanges séparés avec son entourage. Lundi, ses collaborateurs évoquaient mardi, peut-être mercredi. Mardi après-midi, ils nous disaient au téléphone : « On ne devrait plus tarder, mais rappelez-nous demain [mercredi], on en saura plus. »
Quelles seront, à votre retour en Gambie, vos premières mesures ?
Adama Barrow Disons qu’il y avait une première étape qui était de faire partir Yahya Jammeh. Avec l’aide de Dieu, cela s’est fait sans violence. Maintenant, la seconde phase est de se mettre au travail. Mais on ne pourra pas le faire tant que notre cabinet ne sera pas mis sur pied. Une fois qu’il sera constitué, on mettra en place ce qu’on appelle des « experts data bank ». Ils feront des rapports sur la politique à mener en Gambie et accompagneront les ministres qui en auront besoin.
La priorité, c’est notre économie. Ce sont les premiers dossiers que je vais traiter en rentrant pour éviter une crise, parce que l’économie va mal. Le pays a beaucoup de dettes. Il faudra prendre des mesures solides.
Par exemple ?
On a besoin de tout revoir en Gambie. Vingt-deux ans [la durée de la dictature de M. Jammeh], cela a été long… Il y a beaucoup de choses à voir pour mener une réforme. Après cela, on constituera un Livre blanc qui sera un guide pour faire fonctionner le pays. Mais on n’y va pas à tâtons. On aura un dossier solide, basé sur les chartes et les principes démocratiques, pour développer le pays.
Vous avez prêté serment à l’ambassade de Gambie à Dakar, ce qui est insolite. Allez-vous organiser une nouvelle cérémonie en rentrant ?
J’ai déjà prêté serment donc je ne pourrai pas le refaire. Mais on fera l’inauguration en Gambie pour que tous les Gambiens soient présents. Et puisque notre fête de l’indépendance a lieu le 18 février, je pense qu’on la fera ce même jour pour que tout le peuple soit réuni.
Les troupes de la Cédéao stationnent aujourd’hui à Banjul. Combien de temps vont-elles y rester ?
On ne peut pas le dire pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est qu’on veut stabiliser le pays, le sécuriser et que, pour ce faire, la Cédéao a un rôle à jouer. Yahya Jammeh est resté longtemps en Gambie. Il a beaucoup fait pour manipuler et fidéliser ses troupes. Il faudra donc voir comment travailler avec elles, quelle formation leur apporter pour qu’elles puissent faire leur travail de manière indépendante et professionnelle. On a besoin de la Cédéao pour cela.
Et les agents de la NIA, la police politique, qu’allez-vous en faire ?
On va faire une réforme. Une réforme pour toute la Gambie, adaptée aux lois et aux normes internationales.
C’est-à-dire ?
Ce sera large. Mais il faut d’abord faire des investigations pour savoir ce qu’il en est au juste. Ceux qui vont les mener me feront des rapports et des recommandations pour que je prenne les bonnes décisions. On peut parler de réformes mais on ne peut pas agir avant d’évaluer la situation. Etre à l’extérieur ou à l’intérieur du gouvernement, c’est bien différent. Maintenant que je suis à l’intérieur, je vais savoir exactement ce qu’il en est.
Vos réponses ne sont pas très précises. Vous avez bien fait campagne avec un programme pour vos électeurs ?
Vous savez, la Gambie est différente de beaucoup de pays. Le gouvernement en place avait verrouillé toutes les portes. Il voulait qu’aucune information ne soit disponible pour nous. Pour avoir des détails, il faut une commission qui va voir comment ça marchait, qui était en place et, partant de là, je recevrai des recommandations.
Le Sénégal vous a soutenu tout au long de la crise électorale. Pourrez-vous affirmer votre autonomie face à ce grand pays voisin ?
Le Sénégal et la Gambie, c’est presque la même famille. Nous sommes voisins. Nous parlons la même langue [le wolof] et consommons les mêmes plats. J’aurais pu aller [me réfugier] au Liberia, mais j’ai préféré le Sénégal parce qu’ici, c’est comme chez moi. On a été bien soutenus au Sénégal. Parce que le gouvernement sénégalais sait que quand il y a un problème en Gambie, ça devient aussi un problème sénégalais.
Cette amitié est basée sur des principes. On se respecte mutuellement et nous sommes deux Etats souverains, avec chacun ses intérêts et sa façon de fonctionner. On discutera pour l’ensemble des questions dans lesquelles nos deux pays ont des intérêts communs. Il n’y aura pas de mésentente. Ça, je le garantis au Sénégal. Cette amitié va atteindre un niveau qu’elle n’avait jamais atteint auparavant.
A combien seront fixées les taxes de transit à travers la Gambie pour les transporteurs sénégalais ?
On ne peut pas le dire pour l’instant. On va voir avec les experts en la matière.
Allez-vous organiser des élections dans trois ans, comme vous l’avez promis ?
Peut-être. Il y a un travail de reconstruction qu’on veut faire pendant la transition et on veut qu’il soit bien fait. Sinon, tout recommencera comme avant. Si c’est fait en trois ans, tant mieux. Sinon, le mandat est de cinq ans. Je maintiens ce que j’avais promis, mais à ce que je vois, il y a beaucoup à faire.
Quel avenir pour Yahya Jammeh ? Est-il libre de circuler en Afrique ?
On n’a pas signé d’accord. On a fait une résolution. On va revenir sur les détails après. Mais je sais qu’il ne pourra pas circuler comme il veut en Afrique [rires]. Il a été président pendant vingt-deux ans et beaucoup de choses se sont passées. En théorie, il a le droit d’aller où il veut, même en Gambie. Mais encore faudra-t-il que le pays d’accueil puisse assurer sa sécurité. En Gambie, on lui a dit qu’on ne pouvait pas garantir sa sécurité pour l’instant, si l’envie de revenir lui prenait.
Salma Niasse contributrice Le Monde Afrique Dakar

22/01/2017

OUT OF GAMBIA

Yaya Jammeh à Malabo, la Guinée Equatoriale serait son pays d’exil

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L’ex-président Yaya Jammeh a quitté son pays hier dans la nuit en compagnie du président guinéen. Ensemble, ils ont pris la destination de la Guinée Conakry et arrivés sur place, Yaya a continué son périple vers la Guinée Equatoriale.
D’aucuns pensaient que son pays d’exil serait effectivement la Guinée Conakry d’Alpha Condé, le président déchu de la Gambie va très certainement poser bagages à Malabo.
Arrivés en terre guinéenne, ils ont été accueillis par deux ministres équato-guinéens et Yaya devra donc se diriger vers le pays de ces derniers.
Pour rappel, la crise géopolitique gambienne a suscité bon nombre de discussions entre Yaya Jammeh et les émissaires de la CEDEAO. Ce n’est qu’entre ce vendredi et ce samedi que l’ancien homme fort de la Gambie s’est résolu de partir.
Mamoune Tine/Senenews

20/01/2017

DERNIERES INFOS DE GAMBIE

Yaya Jammeh a quitté la Gambie, direction Mauritanie

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Le président déchu de la Gambie a quitté Banjul pour se rendre en Mauritanie. Hier déjà, le président mauritanien était en Gambie, en tant que médiateur dans cette crise géopolitique. Suffisant donc pour nous dire que l’accord conclu entre les deux homologues était d’accueillir Yaya Jammeh.
La situation semble s’être décantée en Gambie. En effet, de source sure on nous apprend que Yaya Jammeh a quitté la Gambie pour se rendre en Mauritanie.
Plus tôt dans la journée, Adama Barrow était investi en tant que président de la Gambie. En parallèle, les troupes de la CEDEAO étaient en territoire gambien et venaient pour déloger Yaya Jammeh, suivant les ordres de la communauté internationale.
Les combattants gambiens, en posture de paix n’ont guère montré une résistance à ces derniers. Yaya Jammeh quitte donc le pays pour laisser le pouvoir au président élu de la Gambie, Adama Barrow en allant en Mauritanie. La médiation a vu le bout du tunnel suite à cette information phare.
Mamoune Tine/Senenews
ndlr: une information relate également le bombardement du village de l'ancien président et l'entrée des troupes au sol sur le territoire gambien.

19/01/2017

LA GAMBIE ET LE SENEGAL RESPIRENT

Jour nouveau sur la Gambie : Yahya Jammeh a capitulé, Adama Barrow prêtera serment à Banjul

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Fin de partie pour « le dictateur du développement ». Après 22 ans de règne, le Babiili Mansa a concédé à quitter le pouvoir cette nuit. Il l’a confirmé au président mauritanien, Abdoul Aziz, qui est venu lui arracher cet engagement de dernière minute contre un asile doré dans les dunes de Chinguiti.
Comme nous l’avions répété à de nombreuses reprises, les liens entre la Mauritanie et la Gambie sont si fortes que seul le président Abdel Aziz pouvait faire plier le dictateur de Banjul. Sans connaitre les détails des exigences de Yahya Jammeh. Il n’y a aura pas de guerre en Gambie.
Conséquence directe de cette capitulation, les forces de la CEDEAO peuvent se replier; la Gambie ne va pas leur servir de camp d’entrainement.
Vu l’ambiance qui règne dans ce salon d’honneur, tout porte à croire qu’aucun coup de feu ne sera tiré sur Banjul ni sur kanilaï et l’équipe du président Barrow se prépare déjà à retourner à Banjul pour les besoins de la prestation de serment. De sources bien introduites dans cette réunion confidentielle -qui se déroule sous haute sécurité-, la présentation de serment du président Adama Barrow est prévue à 16 heures à Banjul.
Contrairement à une rumeur en circulation sur Wathsapp, Yahya Jammeh est toujours à Banjul et se prépare, avec ses proches, à quitter le State House. Le médiateur mauritanien, Abdoul Aziz, est toujours en réunion avec les présidents sénégalais et gambien au salon d’honneur du pavillon spécial de l’aéroport de Dakar pour s’entendre sur le modalités de départ du Babiili Mansa comme de ses droits en tant que ancien chef d’Etat de gambie. (Avec Kewoulo)
Fatima Diop/Senenews

L'ARMEE HISSE LE DRAPEAU BLANC EN GAMBIE

L'armée Gambienne dépose les armes

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Le Général Ousman Badjie, Chef d'Etat major général de la Gambie (Cemga), a décidé de pas engager ses hommes pour contrer les forces de la Cedeao. Dans une déclaration faite ce mercredi, il déclare : “Nous n'allons pas nous engager militairement. Ceci est une bataille politique. Je ne vais pas engager mes hommes dans une stupide bataille. J'aime mes hommes".
Déjà, les militaires du camp militaire de Farafeni, à l'entrée de la la Gambie, ont hissé le drapeau blanc, histoire de dire qu'ils participeront pas aux combats, si combat il y a, notent des sources militaires.
Jammeh n'a d'autres solutions que de lâcher le pouvoir puisque ses hommes viennent de le lâcher.
SENEWEB

Le nouveau président devrait donc être investi ce jeudi matin.

18/01/2017

GAMBIE: LES FORCES ARMEES ENTRENT DANS LE PAYS

Les opérations militaires démarrent en Gambie… Des coups de feu nourris ont été entendus

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Comme annoncé en exclusivité par dakarposte.com, l’option militaire envisagée pour déloger Jammeh , a démarré. Au moment M où ces lignes sont écrites (16 h 50) en ce mercredi 18 Janvier 2017 , des coups de feux nourris ont retentis en Gambie.
Nous écrivions qu’un navire de guerre navigue actuellement au large des côtes du Ghana en direction de la Gambie. Un déploiement qui vient en appoint aux 4 chasseurs (avions d’attaque) prêts à faire feu. C’est dire que les choses sérieuses ont commencé. Le week-end dernier, les chefs militaires des pays d’Afrique de l’Ouest se sont rencontrés pour discuter d’un plan de déploiement d’une force militaire en Gambie.
Le président Nigerian Muhamadu Buhari a été nommé médiateur dans la crise gambienne par ses pairs de la CEDEAO.
Le Sénégal, pays voisin de la Gambie, devrait diriger une éventuelle offensive armée sous régionale.
Il prépare également ses troupes au sol.
Pour rappel, la Gambie est plongée dans une grave crise depuis que M. Jammeh a annoncé le 8 décembre qu’il ne reconnaissait plus les résultats de l’élection présidentielle du 1er décembre, une semaine après avoir pourtant félicité M. Barrow pour sa victoire.
Senedirect

10/01/2017

GAMBIE ATTENTION DANGER

Gambie : L’alerte rouge des Usa

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Ce 10 janvier 2017 est la date de toutes les craintes en Gambie. En effet, c’est ce jour que la Cour suprême Gambienne va se pencher sur le recours de Yayah Jammeh. Ce dernier avait contesté les résultats du scrutin présidentiel qui ont donné Adama Barrow vainqueur. Les Etats Unis, eux, ont tiré la sonnette d’alarme. Ils appellent tous leurs citoyens à quitter la Gambie au plus vite.
La mise en garde
«Le Département d'Etat des Etats-Unis met en garde les citoyens américains contre les déplacements en Gambie en raison du risque de troubles civils et de violences dans un proche avenir», alerte le département d’Etat américain sur le site web de l’ambassade des Usa en Gambie. Il a, ainsi, «ordonné le départ des membres de la famille et autorisé le départ de tous les employés».
Les raisons de l’alerte
Dans son message, le département d’Etat Américain n’a pas manqué d’expliquer, à ses citoyens, les signaux qui laissent présager des risques de trouble: «La situation sécuritaire en Gambie reste incertaine après les élections présidentielles du 1er décembre 2016. Le 10 janvier, la Cour suprême devrait entendre la pétition du président actuel contestant les résultats des élections, ce qui est un point d'éclair potentiel qui pourrait mener à des troubles civils».
Les actes posés par Jammeh
Aussi, les derniers actes posés par le Gouvernement de Jammeh est loin de dissiper les craintes du département d’Etat américain : «Le gouvernement en exercice a commencé à prendre des mesures restrictives, notamment la fermeture et la restriction des stations de radio, et des arrestations à motivation politique. La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a déclaré qu'elle pourrait intervenir si le président ne démissionne pas avant le 18 janvier », expliquent les services de John Kerry dans leur document de presse.
Youssouf SANE/Seneweb.com

30/12/2016

LA GAMBIE RETIENT SON SOUFFLE

La Cedeao déploie ses troupes « La Force en attente » en Gambie

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La Cedeao a décidé de passer à la vitesse supérieure. En effet, après avoir essayé de convaincre Jammeh, sans succès, elle a décidé de déployer la force en attente (Standby force) en Gambie. C’est ce que renseigne Kairo news de la Gambie qui a rendu public le communiqué de l’Institution communautaire.
En effet, «Consciente de la nécessité d'éviter une crise politique et constitutionnelle qui pourrait compromettre le bon fonctionnement de la Gambie, convaincue des risques d'agitation publique si rien n'est fait et de la nécessité de maintenir la paix et la sécurité en République de Gambie, déterminée à faire respecter les résultats des élections en République de Gambie et à assurer la paix et la sécurité des dirigeants politiques et des populations», la Cedeao a «décidé de déployer la Force en attente de la Cedeao en République de Gambie », renseigne le communiqué. Et ajoute que «la Force en attente de la Cedeao, sera dirigée par le Sénégal».
Ainsi, cette force qui sera dirigée par le Sénégal, renseigne le document, aura pour mandat d’assurer la sécurité du Président élu, celle des dirigeants politiques et de toute la population tout en confirmant les résultats de l'élection présidentielle du 1er décembre 2016 en République de Gambie
Seneweb

27/12/2016

LA GAMBIE A PEUR

Des gambiens s'enfuient vers le Sénégal

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Des Gambiens qui redoutent un regain de violence ont commencé à fuir leur pays en direction du Sénégal, informe BBC. Une journaliste de la BBC dit avoir rencontré une dizaine d'entre eux. Ils justifient leur départ de la Gambie par la peur d'éventuelles violences et la situation politique incertaine à la suite des menaces de la Cedeao d'intervenir militairement pour obliger le président Yaya Jammeh à passer la main le 19 Janvier. Des Guinéens résidant en Gambie ont également déclaré qu'ils ont quitté Banjul pour Conakry en attendant que la situation politique reviennent à la normale.
SenewebNews
ndlr: d'après certains médias locaux, des exécutions de militaires sont signalées à Banjul entre-autres.

11/12/2016

GAMBIE ATTENTION DANGER

Volte-face de Jammeh: Le Sénégal doit être en alerte maximale…

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Coup de tonnerre en Gambie. Le président sortant, Yaya Jammeh, contre toute attente, vient de rejeter ce vendredi le verdict des urnes. Refusant ainsi la légitimité de Adama Barrow sorti vainqueur du scrutin du jeudi 1er décembre dernier.
Apeuré sans doute par les menaces de prison, Yaya Jammeh compte confisquer le pouvoir ou s’éterniser au pouvoir. Une douche froide et pour le Sénégal et pour la communauté internationale.
Face à cette nouvelle donne, quel serait le comportement du voisin le plus proche, le Sénégal? Qui du reste ne serait pas à l’abri avec le retour de Jammeh. Puisque le Sénégal, qui a été le premier pays à féliciter Adama Barrow, comptabilise en Gambie de milliers de Sénégalais.
Donc, au nom du droit de protection de nos compatriotes et au nom du droit d’ingérence communautaire, comme disait Dr Aliou Sow, le Sénégal doit être en alerte maximale pour qu’ en cas de besoin faire ce qu’il doit faire.
Aujourd’hui, la seule réponse à cette forfaiture pour Dakar, c’est de prendre ses responsabilités en dénonçant d’abord publiquement ce volte-face au niveau des Nations-Unies d’abord.
Notre pays ne sera pas seul dans ce combat. Il sera soutenu par la communauté internationale qui reconnaîtra sa légitime défense.
A l’instar de la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo qui a avait nié à Ouattara sa légitimité, une intervention énergique de la communauté internationale serait attendue pour remettre Jammeh à l’endroit. Une intervention soit au niveau de la Cdeao, soit au niveau de l’Union africaine ou encore de l’Onu.
Aujourd’hui, la lutte contre l’impunité s’internationalise. Hélas, l’ex-homme fort de Gambie, qui a raté le coche d’une sortie honorable, ne comprend pas cette nouvelle donne. Tant pis pour lui!
Mangoné KA/Senego

19/04/2016

ENFIN UN EDITORIAL REK!

Aux frontières du Sénégal dort un dictateur

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Pendant que l’ONU vient, enfin, de le nommer en des termes à peine voilés, les sénégalais pensent avoir « le dossier en main ».
Son sommeil est celui des hommes qui tiennent à être contents d’eux. Il est lourd. A force de tranquillisants pour calmer l’angoisse. Il est écrasant. Pour les punaises qu’il piétine dans sa chute. Depuis vingt ans. Son chapelet est devenu un fouet plus cinglant et redouté que celui des commandeurs des plantations esclavagistes anglaises.
Entre mystification et répression, Yaya Jammeh a fini d’installer la terreur en Gambie et dans toute la sous-région. Fini de terroriser la population gambienne abandonnée à son sort par les instances régionales et internationales. Fini de ridiculiser l’Afrique entière à qui il sert de repoussoir et de variable d’ajustement diplomatique et démocratique. Fini de hanter les nuits des sénégalais coincés à la frontière gambienne et griffés par ce suppositoire aux épines plus acérées que le cactus. Fini de nous ramener en arrière.
La mort, ce week-end, de plusieurs dirigeants de l’opposition gambienne, en détention suite à une manifestation pacifique dans les rues de Banjul, n’est que le préambule bien prévisible d’une folie que rien ne semble pouvoir ni vouloir arrêter. Et Amnesty International aura beau dénoncer les exactions du pouvoir gambien et exiger le respect des droits humains des citoyens gambiens, rien n’y fera. La folie habite le corps du dictateur. Mais attention ! Elle est contagieuse. Et elle est en train de se répandre dans la sous-région.
Mais, de tous, le Sénégal en est, elle, une victime consentante. Voire complice. La responsabilité première est celle des autorités sénégalaises. De renoncements en compromissions, de lâcheté en couardise, oui, le Sénégal a laissé ce monstre prospérer et grossir. Son explosion imminente n’est une surprise pour personne.
S’amusant de ses pitreries, ridiculisant ses prétentions, profitant abusivement de sa manne financière suspecte, l’invitant dans leurs shows télévisuels, leurs concerts et combats de lutte, chassant ses opposants du Sénégal dès que l’enfant capricieux de Kanilaï se mettait à tousser, abandonnant en rase campagne, affamés et assoiffés, voyageurs, commerçants et touristes de Casamance aux humeurs outrancières de policiers gambiens bouchant jouissivement le bac à la frontière, obligeant les transporteurs à doubler leurs tarifs pour contourner la Transgambienne, certains de ses intellectuels, sous prétexte d’anti-occidentalisme primaire, se réjouissant de son «authenticité africaine» et de sa «résistance face au modèle colonial«, fermant les yeux sur sa complicité avouée avec les maigres poches de voyous qui non seulement n’ont plus rien d’« indépendantistes casamançais», mais ne sont même plus sénégalais, acceptant sans broncher la décision outrancière, de celui que je m’évertuerai à ne plus jamais appeler « président », de faire passer, du jour au lendemain, de 4 000 francs CFA à 400 000 francs CFA le droit de passage pour les véhicules sénégalais.
Il est temps pour le Sénégal de nommer son bourreau. Avant qu’il ne rue sur lui…
Mais il est vrai que l’urgence est de construire l’autoroute Ila Touba pendant que l’ouverture de la route qui mène de Saré Alkaly à Koungheul, sans passer par la Gambie, permettrait de désenclaver totalement la Casamance et non seulement coûterait 100 fois moins cher mais rapporterait des milliards grâce à cette région, grenier autant craint que maltraité par l’Etat sénégalais.
Face à un voisin aussi inconséquent et incohérent, celui qui tient, toujours, à se faire appeler « son Excellence Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh Nasirul Deen Babili Mansa (roi qui défie les rivières )», peut continuer à dormir tranquille. A réprimer impunément. A grignoter clandestinement notre souveraineté et nos valeurs…
Edito senenews: Karfa Sira Diallo

06/11/2015

ADIEU PONT DE LA TRANSGAMBIENNE...

Construction d’un pont sur la Transgambienne: Le Consortium Corsan-Covian-Arekzi plie bagages
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Construction d’un pont sur la Transgambienne: Le Consortium Corsan-Covian-Arekzi plie bagages
En novembre 2014, les autorités gambiennes annonçaient à grand bruit la signature de la convention de construction d'un pont sur le fleuve Gambie entre Bamba Tenda et Yilli Tenda pour faciliter la circulation sur la Transgambienne. Le consortium Corsan-Covian-Arezki chargé d'exécuter les travaux de construction avait alors posé quelques matériaux sur les berges du site de ce pont. Aujourd'hui, tout indique que l'entrepreneur semble avoir d'autres priorités que la mise en œuvre de ce projet prévu pour mettre fin au calvaire de la traversée par les vieux bacs impotents de l'Etat gambien.
A Bamba Tenda et à Yilli Tenda, il n'y a plus une seule trace de la présence du consortium Corsan-Covian-Arezki chargé d'exécuter les travaux de construction du pont sur la Transgambienne. Ce projet, financé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 65 millions de dollars US, semble déjà reporté aux calendes grecques. Car depuis la pose de la première pierre en février 2015, jamais un seul ouvrier n'a mélangé du béton ou plongé du matériel amphibie censé mettre en branle la réalisation de cet ouvrage tant désiré par les Sénégalais soucieux de faire la navette entre les régions nord et sud de leur pays.
Chargé de piloter les travaux de ce projet, le gouvernement de Yahya Jammeh reste silencieux sur les raisons de cette paralysie étonnante. Le fait est cependant qu’il n'a jamais réellement voulu de ce pont. Car une semaine après avoir signé la convention de construction du pont avec le consortium Corsan-Covian-Arezki, Ousmane Badjie, alors ministre gambien des Transports et des Infrastructures, a été arrêté et envoyé en prison pour n'avoir « pu empêcher un vol supposé de fonds alors qu'il était ambassadeur de Gambie à Paris », selon l'acte d'accusation porté contre lui. Libéré sous caution, le malheureux fonctionnaire est jusqu'ici baladé entre son domicile et la Cour suprême de Banjul.
Un journaliste de la télévision publique sénégalaise (RTS) qui l'avait interviewé à Banjul en février dernier sur la construction du pont sur Bamba Tenda, Yilli Tenda, Yahya Jammeh qui était agacé par la question disait : « Le pont ne va pas se lever pour saluer quelqu'un. Il ne va rien changer sur les relations bilatérales entre le Sénégal et la Gambie. Donc vous ne devez pas vous mettre dans la tête que c'est le pont qui va tout régler entre nos deux pays. »
Il reste que le régime du président gambien traverse de graves difficultés économiques et financières et a largement perdu la confiance des bailleurs de fonds. A Banjul, certaines langues soutiennent que l'inconstance dans les choix stratégiques et les envies débordantes de l'homme fort de Banjul à trouver de l'argent par tous les moyens ont refroidi les ardeurs de beaucoup de partenaires financiers dont ceux qui vont mettre la main dans la poche pour la construction du pont sur le fleuve Gambie.
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