08/06/2017

LE PONT DE ROSSO FINANCE

la BEI finance à hauteur de 22 millions d’euros le pont de Rosso

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Lors des Journées Européennes du Développement, sous le parrainage de S.E. Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Monsieur Amadou BA, Ministre de l'Économie des Finances et du Plan du Sénégal et M. Ambroise Fayolle, Vice-Président de la Banque européenne d'investissement (BEI) ont signé un contrat de financement de 22 millions d'euros en faveur du nouvel ouvrage « Pont de Rosso » sur le fleuve Sénégal. Situé sur un axe régional de première importance, le pont de Rosso comblera l'un des chaînons manquants du corridor transafricain avec à la clef une activité économique renforcée le long des corridors Tanger-Lagos, et Alger-Dakar.
« La BEI est très fière de financer ce projet qui s'inscrit dans notre action prioritaire en faveur du développement durable a déclaré le Vice-Président Ambroise Fayolle durant la cérémonie de signature. Une fois achevé, le pont de Rosso contribuera au développement des activités de transport le long des corridors transafricains. Il améliorera les conditions de vie et d'intégration des populations tout en créant de nouvelles opportunités d'emploi pour les jeunes. »
Il s'agit d'un projet d'envergure à fort impact économique et social. Le pont de Rosso permettra de réduire les coûts et la durée des transports. Il améliorera la mobilité des personnes et des biens entre la Mauritanie et le Sénégal tout en contribuant au développement économique de ces deux pays par l'amélioration des infrastructures de transport, la compétitivité et le partage de la croissance économique.
Une fois doté de ce nouvel ouvrage, l'ensemble de la région devrait connaître une croissance d'activités commerciales, d'autant que la construction du pont sera complétée par l'aménagement de plus de 60 kilomètres de pistes rurales, favorisant ainsi la desserte des zones agricoles. La région est en effet une des principales productrices de riz et la performance du secteur constitue un enjeu majeur de sécurité alimentaire. Les conditions de vie des populations en seront améliorées grâce à la mise en œuvre d'actions spécifiques telles que l'aménagement d'infrastructures éducatives et sanitaires (réhabilitation d'écoles et création de postes de santé), la mise en place de réseaux d'assainissement et d'alimentation en eau potable dans les 2 villes jumelles de Rosso, ou encore la construction et l'équipement de complexes sociaux pour les jeunes en réinsertion et les femmes.
La BEI a apporté à ce projet son financement, mais également son expertise technique, environnementale et financière aux cotés de la BAD et de l'Union européenne (UE).
Partenaire clef du Sénégal depuis 1966, la Banque de l'Union européenne porte une attention particulière au financement de secteurs prioritaires tels que les transports, l'eau, de l'énergie et de l'agriculture, comme en témoignent les importants projets financés en 2016 représentant un investissement global de 190 millions d'euros. Au niveau du continent africain dans le cadre des Accords de Cotonou, l'encours des projets financés par la BEI s'élève à ce jour à 21,5 milliards d'euros, dont 7.8 milliards d'euros pour l'Afrique Subsaharienne.
www.zonebourse.com

28/11/2016

UN VOISIN SI ATTIRANT!

La Mauritanie baisse le prix des visas pour relancer son tourisme

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Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé la baisse des taxes sur les visas pour favoriser la reprise du tourisme, toujours compromise par les recommandations faites aux voyageurs d'éviter les zones concernées.
"Pour 2017, nous avons décidé de baisser les taxes du visa touristique de 70% à 80% pour encourager les touristes" à visiter la région d'Atar (nord), principale destination de charters jusqu'en 2011, a déclaré dimanche soir le président Ould Abdel Aziz.
"Ces frais fixés actuellement à 120 euros seront ramenés à environ 40 euros seulement en réponse à une demande maintes fois exprimée par les promoteurs du tourisme dans notre pays", a expliqué le chef de l'Etat, à l'occasion de la célébration à Atar du 56e anniversaire de l'indépendance.
"La sécurité règne totalement dans le pays", a-t-il assuré.
L'essentiel des touristes qui viennent en Mauritanie sont français ou prennent des circuits touristiques français.
Les zones touristiques, essentiellement dans le nord et le sud-est du pays, frontalier du Mali, ont été classées "zones rouges" par Paris, qui recommande à ses ressortissants de les éviter.
"Le tourisme mauritanien a culminé dans le milieu des années 2000, avec près de 15.000 touristes, et a cessé rapidement après le meurtre de quatre touristes français en 2007 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)", selon un document du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Depuis, l'activité "n'a pu se redresser, les +conseils aux voyageurs+ internationaux en cours inhibant toute croissance et tout investissement significatif", selon ce texte publié en juillet.
En octobre, l'ambassade de France avait déconseillé à ses concitoyens vivant en Mauritanie de se déplacer seuls dans certaines zones de Nouakchott après notamment l'agression "crapuleuse" contre une Française qui donnait des cours privés dans les quartiers nord de la capitale.
Ces consignes ont irrité le gouvernement mauritanien, qui les a jugées "inamicales" et a relevé les nombreuses agressions crapuleuses enregistrées chaque mois en France.
Peu auparavant, le 28 octobre, l'ambassade des Etats-Unis avait fait état d'"informations selon lesquelles des groupes terroristes préparent des attaques contre des lieux où se rassemblent des Américains à Nouakchott".
Lors d'une visite en avril 2015, le ministre français des Finances, Michel Sapin, avait loué "la manière dont la Mauritanie traite, avec efficacité et détermination, ses problèmes de sécurité", rappelant toutefois que l'éventuel retrait du pays des "zones rouges" relevait du ministère des Affaires étrangères.
La Mauritanie, qui a subi beaucoup d'attaques jihadistes dans les années 2000, notamment des attentats et des enlèvements meurtriers, a ensuite combattu les jihadistes avec succès sur son sol, mais aussi par des opérations "préventives" sur le territoire de son voisin malien en 2010 et 2011, selon des spécialistes.
AFP/VOA Afrique

07/11/2008

Pèlerinage de Nimjat

Mauritanie : pèlerinage à Nimjat, au milieu des dunes
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C'est un pèlerinage hors du temps. Il se déroule chaque année dans le désert du Sahara, au milieu des dunes de sable, quelque part au sud de la Mauritanie, à deux heures de piste du Sénégal. Etalé sur trois jours, il ne commence pas à date fixe, mais s'achève traditionnellement le jour de la fête de l'Aïd, qui clôt le mois de jeûne des musulmans.

La célébrité du pèlerinage de Nimjat, le minuscule village où il a lieu, tient à son cimetière qui abrite la tombe du chef d'une confrérie, le cheikh Saad Bouh, un marabout décédé en 1917. L'homme était pieux. On lui attribue quantité de miracles - certains de son vivant. Et c'était un poète à ses heures. Il a écrit des louanges au prophète Mohamed que ses fidèles chantent sans discontinuer lors du pèlerinage.

Le marabout a vécu l'essentiel de sa vie au Sénégal. Et c'est donc du pays voisin, où les confréries prospèrent, que vient l'essentiel des cohortes de pèlerins.

Ni la violence de quelques groupes armés islamistes ni la récente prise du pouvoir par les militaires ne les ont découragés de faire, cette année encore, le déplacement. En taxi brousse, en bus, en voiture particulière, ils étaient au rendez-vous, début octobre, pour célébrer le souvenir du marabout. "Il y a de plus en plus de monde", assure l'un des petits-fils du marabout, le cheikh Khalifa.

A Nimjat, il n'y a pas grand-chose. Une poignée de maisons ocre, mais aucun commerce. Une mosquée, mais pas d'école. On vient donc - en famille - en faisant suivre les ustensiles de cuisine, sans oublier une chèvre ou un mouton, et une immense tente qui sert de dortoir, de salle à manger, de lieu de rencontre et parfois d'échoppe. "On dirait un camp de réfugiés", observe un Mauritanien au spectacle de ces centaines de tentes montées à touche-touche parmi les dunes.

Pour les pèlerins, le séjour à Nimjat se résume à des va-et-vient entre le cimetière et la mosquée, sur fond de chants religieux que des haut-parleurs diffusent sans interruption, y compris la nuit.

Le dernier jour est le plus remarquable. Le matin, très tôt, les pèlerins commencent par se rendre, en famille ou seuls, sur la tombe du marabout à l'écart du village. Saad Bouh repose au côté de ses proches dans un mausolée très simple blanchi à la chaux. Aucune décoration à l'intérieur, hormis une plaque portant le nom du cheikh, dont le cercueil est surélevé. Des pèlerins tournent autour en l'embrassant. D'autres préfèrent rester à l'extérieur et prier. Mais tous ou presque repartent avec, à la main, une bouteille de plastique pleine du sable ocre ramassé dans le cimetière.

Ensuite, en fin de matinée, ce sera l'ultime prière et le prêche de l'imam, non pas à la mosquée, trop exiguë pour accueillir la foule, mais à deux pas, en plein air, sur une place improvisée. Cérémonie haute en couleur avec les petits-fils de Saad Bouh convergeant les uns derrière les autres vers la place grouillante de monde. En habit de cérémonie, les bijoux hérités du grand-père en sautoir sur la poitrine, ils ont fière allure lorsqu'ils s'approchent sous d'immenses parasols multicolores que tiennent les fidèles pour les protéger du soleil.

La foule est dense, l'ambiance bon enfant et le service d'ordre efficace. De jeunes volontaires, reconnaissables à leur tee-shirt kaki et aux fines lunettes de soleil qu'ils arborent, forment un premier cercle que complète une escouade de gendarmes mauritaniens casqués.

Les descendants du marabout défunt sont légion. Ce sont eux les grands bénéficiaires du pèlerinage. Car, pendant les trois jours, chaque fidèle y va de son offrande à l'un ou à l'autre des petits-fils de Saad Bouh. Certains viennent, discrètement, leur donner de l'argent. D'autres des objets - tissus, bijoux... "Il y a une concurrence entre les petits-enfants du cheikh pour recueillir les dons", raconte Abdallah, dont l'épouse est apparentée à la famille du cheikh. Mais de cela personne ne parle ouvertement à Nimjat.

Jean-Pierre Tuquoi

27/08/2007

Voyage en Mauritanie

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