18/10/2016

MBOUR, LA FOURNAISE URBAINE

GRAND FORMAT ANTI-MODELE DE LA GOUVERNANCE DES CITES, TERREAU DE L’ANARCHIE...
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Une agglomération de tous les travers. Un nom qui pourrait bien être collée à la grande cité anarchique sans nom qui prend forme du côté de la Petite côte à Mbour. Au fil des années, cette ville de normaliens, de conférences et de découvertes, a cédé la place à une véritable fournaise urbaine, valsant selon les saisons, avec les mauvais côtés du tourisme, la petite délinquance, l’anarchie et le reste de tous les maux qui sont la conséquence de la mauvaise organisation d’un projet d’un développement pour une ville. Dans ce qu’on peut désormais qualifier de territoire sans identité composé de villages superposés, la ville qui devait bénéficier de l’émergence du village de Saly, semble bloquer par l’émancipation trop rapide et voulue de ce dernier. Et comme une descente aux enfers, la ruée vers « l’or », vers cet eldorado semble avoir entraîné la chute progressive de la ville de Mbour vers un chaos inéluctable, victime surtout de sa mauvaise organisation, des tares du tourisme, l’encombrement, de l’anarchie et d’un manque d’horizons clairs.
De recomposition à recomposition, l’anarchie, c’est la norme dans cette cité du bord de mer, dont on ne connaît aujourd’hui ni le nombre d’habitants encore moins celui des quartiers. Chaque jour, en naît un nouveau avec ses tares, sa manière d’être et de vivre pour renforcer le malaise urbain contre lequel aucun maire, fut-il le meilleur, ne semble préparé. Dans cette folie des mélanges en tout genre comment organiser une vie urbaine et citoyenne décente et respirable comme l’ont fait les précurseurs dans les grandes cités du monde comme New York, Montréal, Melbourne et encore plus loin Vancouver et Shanghai.
Mbour, une cité à part de par le monde, on est tenté de le croire tant la vie facile au départ y est devenue pénible. Elle y est devenue insupportable ; elle le serait encore plus pour ceux qui l’ont connue avant, s’y sont installés avant de quitter ce bas monde pour l’au-delà. Pour dire simplement avec l’actualité récente autour de l’organisation des festivités liées à la circoncision des jeunes enfants de la communauté mandingue et ses démembrements, que les problèmes du genre ne pouvaient pas ne pas arriver face à tant de laisser-aller dans la gestion communale et municipale.
Si toute la ville ou presque a fini par adopter son Kankourang, la symbiose ne s’est pas faite tout de suite. La ville en a fait son affaire au fil des ans et ce ne fut pas sans des heurts entre gens d’un monde différent.
Les espaces du Kankourang se sont rétrécis et ne cessent de se réduire dans une cité qui prend chaque jour, un pas de plus vers la grande anarchie. Comment faire face à un tel désordre quand vous n’avez pas de plan urbain ? Au cours des années 1960, Mbour était resté une ville assez organisée avec une armature urbaine qui permettait l’organisation de toutes les manifestations (cirques, kermesse, critérium pour les courses cyclistes, manifestations culturelles etc.) ; aujourd’hui où pourrait se tenir ces petites choses dans la vieille cité ? La ville a laissé place à un gros bordel qui a nom, le marché partout. Tout autour des sacs d’oignons, de farine, d’aliments de bétail comme dans une foire en campagne.
Là, se trouve le mal le plus facile à toucher dans la ville. S’y ajoutent d’autres encore plus graves comme l’anarchie de tout ce qui s’est superposé à la ville comme quartiers nouveaux et zones d’habitation. Le nouveau centre n’est plus dans le vrai centre, mais dans une forme de réduits urbains au cœur desquels se superposent d’anciens villages des environs comme Baye deuk, Lycée technique, Gouye Mouride etc. Même la rivière Mballling et son espace de rêve d’hier n’est pas épargné envahi qu’elle est de partout jusqu’à Warang. On y voit du tout dans les différentes formes d’anarchie qu’on pourrait montrer comme exemple de l’anti-thèse de ce qu’il ne faudrait pas faire en termes d’urbanisation.
TOURISME, EXODE RURAL AU CŒUR DU MAL-ETRE : Que vaut Mbour sans son Kankourang ?
Quand vous n’avez pas aussi pris les dispositions pour préserver et mettre en valeur ce que la ville a de plus beau dans ses aspects culturels, économiques et sociaux. Face à une mairie sans moyens et sans intelligence, le préfet, pour éviter toutes les formes d’anarchies qui peuvent subvenir, n’a pas eu tort de demander des explications. Il est le représentant de l’Etat. Si tous défendent aujourd’hui, le maintien des djoudjou et du Kankourang, il est clair qu’il faut tenir compte de son organisation dans la planification globale de la gestion de la cité. Cela n’a jamais été le cas.
En 2016, il est normal que la ville et ses autorités soient totalement dépassées par les malheureux évènements qui ont opposé des initiés entre eux. Or, pour assurer la sécurité des circoncis, de la maison dans laquelle ils vivent, mais encore celle des selbés et du kankourang lui-même, il faut aller vers des réformes plus intelligentes que ce que l’on a vu jusque-là. Un débat de fond pour un problème qui va s’aggraver au fil des ans, au gré des intérêts des uns et des autres, mais surtout de l’argent facile que certains tirent de la municipalité, de l’Etat, de privés et qui ne va pas souvent dans les poches de gens à qui tout cela devait être destiné.
Les équations sont nombreuses. Et jusqu’ici, aucune forme de réglementation n’a été tentée. Le dimanche, c’est la cohue. Tout le monde est là. La semaine, ce sont quelques personnes et bonnes volontés qui gèrent les lieux. C’est l’une des faiblesses graves de ce système que le temps et les formes d’inorganisation internes contribuent à aggraver. Or, pour animer dans le bon sens cette ville et la replacer sur l’échiquier national, continental et mondial, quoi de mieux que les facettes des cultures qu’on pourrait agiter et mettre en valeur ici ou là pour le faire.
La dernière histoire autour du djoudjou est un révélateur ; mais le mal est qu’il n’a pas été bien géré ni par l’une des parties (l’autorité préfectorale), ni par l’autre, (les autorités autour des djoudjou). La conséquence a été le risque de généraliser l’anarchie dans la ville Accusé d’avoir été pour un camp (par les jeunes) contre un autre, le préfet n’a pas trouvé la solution. Ses nombreuses déclarations dans une presse qui ne comprend rien au problème, ne lui ont, semble-t-il, servi à rien ; sinon à ajouter à la confusion.
A vrai dire, le système est beaucoup plus complexe dans le fond et pour un « novice » qui arrive à Mbour (ville devenue hyper anarchique), la principale difficulté va être de faire un diagnostic révélateur de tous les types de problèmes que vous avez en face. Ils ont nom : la prédation foncière et immobilière, la gestion des marchés, l’organisation globale d’une ville sans ordre, la gestion inadaptée de la mobilité urbaine dans un finage sans système de transport adapté à l’évolution. Et, quand vous y ajoutez un maire sans génie, ni projet et des millions de gens qui débarquent tous le week-end de partout dans le Sénégal et dans le monde, pour un dimanche de Kankourang, évidemment que même quand vous sortez de l’Enam, fort dans votre tenue et votre tête, vous n’avez pas tout de suite, la solution. Difficile d’ailleurs de l’avoir dans le contexte décrit plus d’anarchie prédominante dans cette cité, à la décharge de l’autorité.
LIGNES DE FORCES : La ville attend un débat de fond sur son avenir
Le débat de fond, au-delà de ces constats est donc là posé. Bien ou mal, l’important est de le comprendre comme çà en essayant de trouver des solutions adaptées mais désormais durables. Or, pendant que l’arrière-pays de cette grande agglomération, à Thiadiaye, Sandiara, Nianing, Mbodiène prennent leur envol dans une certaine forme d’organisation plus ou moins souple, la ville de Mbour ne décolle pas. La faute à l’absence de vision et un débat formel ou non autour.
56 ans après les indépendances, s’il y a une ville au Sénégal qui a connu un boom démographique, sans précédent, c’est bien celle de Mbour. Depuis le maire Ibou Kébé et l’affaire de l’assassinat du député Demba Diop à la fin des années 1960 et malgré le fait que c’est dans cette ville qu’on a connu la première députée de l’Assemblée nationale et ministre dans un gouvernement, Mbour ne vit qu’avec ses fantômes.
Sans génie, les maires passent. Les élus aussi. Cela, depuis l’Union progressiste sénégalaise jusqu’au Parti socialiste. L’arrivée du Parti démocratique sénégalais et son maire à la tête de la commune n’y ont rien changé. La gangrène de l’anarchie, de la perte des terres au profit de la commune rurale de Malicounda a ôté la ville de ses atouts. Pire, le périmètre communal s’est rétréci jusqu’à ne plus exister. Devant l’impuissance, Mbour n’a plus rien à offrir et le tourisme comme tous les pans du commerce et de l’économie locale en ont pâti. Et dans le même cas, les derniers efforts de lotissements niveau de la zone Sonatel, avec l’un des schémas d’urbanisme les plus pauvres et les plus mal organisés au monde en sont un exemple patent. Pour l’exemple, c’est à ne montrer dans aucune école d’urbanisme avec des parcelles de 150 à 300 mètres carrés, en losange, en triangle isocèle et mauvais trapèze ; allez y voir quelque chose.
Sous le magistère du Président Macky Sall, le nouveau maire fort de son second mandat s’appelle Fallou Sylla. Lui est aujourd’hui, sans partenaire public et privé déclaré ; il semble dépassé appelant au secours à la moindre inondation et forte pluie. Ce n’est pas de sa faute. La ville l’a choisi et son mandat est légitime. Mais, que peut-il faire d’autres quand le conseil municipal qu’il dirige est composé de gens qui, pour certains n’arrêtent pas de le combattre et de l’autre ne sont pas réellement une force de propositions. Mbour, une ville damnée !
C’est pourtant dans ce contexte qu’il faut bien trouver un horizon dans lequel, l’organisation des activités culturelles et économiques de la ville devrait être revue. Mais, tout cela ne saurait se faire sans une plateforme d’échanges et de partages pour le développement de la Petite côte qui permettrait de prendre en charge l’ensemble des équations évoquées plus haut ; cela avec toutes les composantes du département et de la ville.
Agir en équipe pour trouver une esquisse d’organisation urbaine et sous-régionale plus adaptées, demande du temps, de l’intelligence et des moyens. Dans ce débat, le Président Macky Sall en tête devrait s’impliquer avec son gouvernement, pour faire de la première grande ville touristique du pays, une ville phare pour l’Afrique et le monde. Elle ne l’est pas encore avec un centre ville pauvre, sale, mal construit parce que sans plan d’urbanisme.
Des citoyens et des acteurs de la vie publique et privée, mais aussi de la société s’essaient dans ce débat. Parmi eux, notre confrère Mouhamadou Barro qui a initié sur la territorialité et l’économie locale, une journée de réflexion largement relayée sur les réseaux sociaux a fini de donner le ton. D’autres suivront sans doute pour aider la ville à se doter de cadres de réflexion appropriées qui pourraient influencer positivement l’équipe municipale, le conseil départemental et d’autres segments de la vie municipale s’ils apprennent à les écouter.
La ville à travers les générations, voilà un autre thème qui devrait permettre de mobiliser à ce niveau pour tracer pour les hommes et femmes d’aujourd’hui et pour celles qui viennent les voies et moyens du mieux vivre et du vivre ensemble. Mbour, ville cosmopolite qui renferme à elle toute seule, en son sein, tout le Sénégal, mérite cette belle attention. La balle est dans le camp de tout le monde.
Mame Aly KONTE/Ssquotidien

13/10/2015

DECONGESTIONNER MBOUR...

Décongestionnement voies publiques : La municipalité de Mbour déroule son plan d’action
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Dans le souci de décongestionner les voies publiques de la commune, les autorités municipales ont entrepris depuis vendredi une vaste opération de déguerpissement. Le marché central et les différentes artères de la ville ont tous été libérés de l’anarchie indescriptible dont ils étaient l’otage.
Annoncée à plusieurs reprises et renvoyée plusieurs fois, l’opération de déguerpissement du marché central est devenue une réalité depuis vendredi. Les autorités municipales sont passées à l’acte en délogeant les vendeurs ambulants et autres occupants anarchiques des lieux qui obstruent la voie publique.
Depuis quelques années, cet espace commercial s’est transformé en un véritable capharnaüm. Une anarchie totale s’y est installée avec la multiplication de commerces informels. Ce désordre est accentué par les propriétaires des magasins qui empiètent eux aussi sur les trottoirs en y exposant leurs marchandises obstruant ainsi le passage. A cela vient s’ajouter le marché illégal de vente de téléphones portables « réseau bi » qui était devenu une véritable source d'insécurité.
Face à cette situation déplorable qui a perduré, les commerçants, tailleurs et autres détenteurs de cantines avaient, quelques mois plus tôt, élevé la voix et décidé de ne plus s’acquitter du paiement de la taxe municipale si l’autorité municipale ne s’attelait pas rapidement au désencombrement et à la sécurisation des lieux. Sous la supervision des éléments du groupement mobile d’intervention (Gmi), tous les étals et commerces qui obstruaient la voie publique ont été dégagés. « Pour cette opération qui va durer quatre jours, nous avons mobilisé 40 agents du Gmi, quatre camions et un Caterpillar », a fait savoir Mbaye Guèye, président de la Commission Halls et Marchés de la commune. Selon lui, le Conseil municipal qui a relevé l’anarchie qui règne sur le long des grandes artères de la commune a décidé de passer à l’acte, parce que la situation était devenue invivable. A en croire le conseiller municipal, le danger était permanent, surtout avec les nombreux restaurants qui utilisent des bouteilles de gaz butane et aussi les multiples branchements électriques faits de façon anarchique. Ainsi, a fait savoir M. Guèye, les avenues El Hadji Malick Sy, Cheikh Ahmadou Bamba, Diogoye Basile Senghor, l'espace Houphouët Boigny ont tous été désencombrés. Cette opération s'est faite sans violence, car, de l’avis de M. Guèye, tous les occupants anarchiques de ces lieux ont été sensibilisés au départ et invités à prendre leurs dispositions afin d’éviter tout désagrément. Selon M. Guèye, des sommations leur ont même été transmises depuis longtemps.
Cette opération s’est poursuivie avec le déguerpissement des servitudes de l’hôpital de Grand Mbour et de sa voie d’accès. Tous les commerces et cantines jugés encombrants par les agents municipaux ont été démolis.
Les usagers ont salué cette mesure et espèrent qu’il y aura un bon suivi. Car les marchands ambulants jouent souvent la carte du temps et reviennent se réinstaller dès le départ des forces de sécurité. Mais cette fois, a assuré Mbaye Guèye, il ne s’agit pas de désencombrer pour désencombrer. La municipalité, a-t-il dit, est décidée à régler définitivement cette situation qui n’a que trop duré. Il a annoncé, pour le suivi, la mise en place d’une brigade de surveillance et de veille permanente. « Nous avons prévu des mesures adéquates. Nous avons demandé  à avoir un détachement du Gmi pour nous accompagner pendant deux à trois mois. Leur présence va à coup sûr dissuader les réfractaires mais aussi permettre aux agents de sécurité que la municipalité a recrutés pour la surveillance de bénéficier de leur expérience », a-t-il indiqué.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

16/04/2015

COURSE D'ÂNES A SALY KOULANG

Course d'ânes à Saly
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Le dimanche 10 mai prochain, Saly va vivre une nouvelle manifestation épique, typique et hippique...
Après le Marathon de la petite côte, le festival des vieilles pirogues et autres superbes réalisations dynamiques sur la station de Saly et environs, mentionnons celle-ci qui vise à faire se rencontrer les touristes, les commerçants, les villageois lors d'une fête dans le quartier Koulang, sans doute le berceau historique de Saly. Cœur du village des pêcheurs et des piroguiers de la station.
La "belle balnéaire" a subit les affres du déclin touristique mais se bat pour reconquérir son statut de première destination touristique de l'ouest africain. Nous n'en voulons pour preuve que les animations qui, quasi chaque semaine, font bouger Saly, Ngaparou, Somone et proches communes.
Si Thiès vient de vivre sa 12ème édition de courses d'ânes, l'une des plus populaire du Sénégal, Saly Koulang va, quant à elle, organiser sa première édition le dimanche 10 mai prochain.
Cette première édition se veut réellement locale, faisant principalement concourir des équipages du village, pour la plupart des enfants et des adolescents de Koulang. Par contre, outre les villageois, Pierre Sirère et Benoit Clary, les initiateurs de ce "Mbam Koulang Trophy" souhaitent donner une dimension festive et touristique à cette course en proposant aux commerces de la station de sponsoriser les ânes, d'animer l'évènement et de lancer un "tiercé pour rire".
Le parcours n'est pas encore dévoilé mais restera, de toute façon, dessiné dans le quartier Koulang, à quelques deux cent mètres du goudron de Saly centre.
L'occasion pour beaucoup de réellement découvrir les charmes du village de Saly avec ses ruelles, ses petits commerces, ses bitiks, sa maison des esclaves, sa tour Portugaise, sa fabrique de pirogues, entre-autres.
Pour vous donner une idée de ce qu'est une course d'ânes, nous vous renvoyons à cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=4rWphb_BCH4) et vous convions à assister, voire à participer à la première édition du "Mbam Koulang Trophy". Pour tout renseignement, inscription, sponsoring: 778841883 ou 776514944.
Nous reviendrons prochainement sur cet évènement à Saly.
BRB

28/08/2013

Mbour veut s'en sortir!

Le tourisme bat de l’aile et Mbour se "ghettoïse"

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La ville de Mbour a connu ces 30 dernières années une forte croissance démographique, économique et culturelle. Une croissance portée par le tourisme qui s’est vite développé dans les années 80 et 90 avec l’avènement de la SAPCO et la mise en valeur de la baie de Saly. L’affluence massive des touristes vers la petite côte à fait de Mbour et de ses environs, une des zones des plus attrayantes et économiquement viable du Sénégal. Le commerce y était florissant, les artisans, les pêcheurs, les cultivateurs de la zone voyaient leurs activités se développer de jour en jour. L’état du Sénégal avait réalisé là, une des plus grandes réussites économiques. Malheureusement il n’a pas pu maintenir le cap et persévérer dans sa politique de promotion du tourisme. Nous, Mbourois espérons que les nouvelles autorités et notre bouillant ministre du tourisme pourront remettre les pendules à l’heure.

Aujourd’hui les populations continuent d’affluer à Mbour, cependant l’activité décline, les quartiers se remplissent de chômeurs. La plupart des jeunes mbourois ont perdu leurs emplois qui étaient essentiellement liés au tourisme. Toutes les activités économiques agonisent. La demande sociale explose. Ce qui explique en partie que Mbour est devenu la ville la plus contestataire du Sénégal. Les faits divers constatés ces derniers temps révèlent un grand malaise dans la société mbouroise.

Dans les années 80 et 90 on croisait dans les rues de Mbour plusieurs nationalités, Française, Allemande, Italienne, Suisse, Belge, Espagnole. Aujourd’hui c’est le désert.

La crise est profonde, les professionnel du tourisme ne savent plus à quel saint se vouer. Les restaurants, les Boutiques, les hôtels baissent les rideaux. C’est tout le tissu économique qui risque de s’écrouler.

Les professionnels accusent l’état et la SAPCO de mauvaise gestion. L’insalubrité des lieux, les constructions anarchiques, la dégradation des routes, l’érosion côtière, la destruction des espaces verts, le harcèlement des touristes par des bandes de badaud incontrôlés, l’envahissement des lieux par les mendiants, le manque d’organisation du transport, le déficit de promotion à l’étranger donnent du grain à moudre aux nouvelles autorités.

Il faut que notre fleuron du tourisme qu’est Saly retrouve sont lustre d’antan avant d’envisager des perspectives ailleurs.

Cependant, certaines mesures prisent sont à saluer, notamment la baisse de la TVA, la possibilité pour les hôteliers de disposer de titre foncier leur permettant de lever plus facilement des fonds au niveau des bailleurs. Les nouveaux projets de la SAPCO, notamment Point Sarène, Mbodiène et Joal Fadiouth. Mais, mais, il faut le dire ! et le répéter !! si Saly ne marche pas le reste non plus ne marchera pas !!!

Il faut que le nouveau ministre prenne le taureau par les cornes, le suivi dans l’aménagement de Saly, la salubrité, la sécurité, la réglementation des nouvelles implantations doivent être prises très au sérieux, revues et corrigées au plus vite. L’état doit aussi clarifier les rôles entre la commune de Saly et la SAPCO pour une bonne gestion des lieux touristique. Remettre de l’ordre dans ce bazar qui tue le tourisme. Il faut impliquer tous les acteurs pour redonner à la petite côte son lustre d’antan

Bocar ly, CCR Mbour

07/12/2012

Détournement de talibés à Mbour

L'histoire fait grand bruit à Mbour

senegal, mbour

Détournement De Mineurs: Un Pasteur Brésilien Arrêté A Mbour Pour Avoir Converti Des Jeunes Talibés Au Christianisme

Détournement De Mineurs: Un Pasteur Brésilien Arrêté A Mbour Pour Avoir Converti Des Jeunes Talibés Au Christianisme
C’est une histoire de détournement de jeunes talibés qui défraie la chronique dans la ville de Mbour. Un pasteur brésilien est au cœur de cette affaire et il a été arrêté par la Gendarmerie de Mbour. En effet, le Pasteur, profitant de l’innocence voire de la pauvreté des enfants, a réussi à faire convertir ces mineurs.
Son but n’était pas simplement de convertir ces enfants mais plutôt d’appâter les mendiants dans son verger pour leur faire miroiter "dieusait quoi"...
Le religieux semble réussir son coup en faisant comprendre aux enfants que l’Islam est une religion de violence. A cet effet, la plupart des enfants ont désormais renié leur Foi en Islam et une quinzaine d’enfants ayant fugué leur daara, ont élu domicile chez le pasteur.
La gendarmerie a été saisie de cette affaire de détournement d’enfants, avant d’arrêter puis déféré au Parquet de Thiès le ressortissant brésilien en attendant son jugement.

Thiesinfo

12/02/2012

Elections à Mbour

Retrait inquiétant des cartes d'électeurs à Mbour

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Les électeurs se font désirer pour retirer leurs cartes auprès de la commission de distribution. Ce n'est pas encore le grand rush. Sur un stock de 25235 cartes, seules 13159 ont été distribuées, soit 54,30% de retrait. Les mandataires et représentants des candidats à la présidentielle  sont interpellés. Ils sont informés de l'arrêt de la distribution des cartes à la veille du scrutin. Il n'y aura pas distribution le jour du scrutin comme cela se faisait dans le passé.

Dans cette distribution relativement poussive, les communautés rurales de Sandiara et de Nguéniène sortent quand même du lot. Pour la communauté rurale de Sandiara sur 669 cartes,496 ont été retirées soit 74,14% .Celle de Nguéniène arrive en seconde position avec un enlèvement de 658 cartes sur  925 soit (71,14%). Au niveau  de l'arrondissement de Sindia et dans les communautés rurales de Diass, Malicounda et Sindia sur 4194 cartes, le retrait est de 2491 pour 54,30 %.L'arrondissement de Fissel a le faible taux de retrait au niveau des communautés rurales polarisées (Ndiaganiao et Fissel) avec 44,76 % pour 448 cartes retirées sur une disponibilité de 1003.

Quelques craintes pour un non retrait de cartes d'électeurs sont nourries au niveau  de la commune de Saly-Portudal, le taux de retrait y est de 18,91 % soit  623 sur 3294 cartes disponibles. Mbour, Joal-Fadiouth, Nguékokh, Somone, Ngaparou, Thiadiaye ont entre 63,33% et 53,67% de retrait .Celle Popenguine n'a pas encore atteint les 50 % avec 48,36%.

Samba Niébé BA

sur le même sujet:

Le faible taux de retrait des cartes 54% à Mbour, inquiète l’administration

Le retrait des cartes d’électeurs s’arrête la veille du scrutin, c’est-à-dire le 25 février à minuit. Une disposition importante du code électoral, qui a motivé une rencontre tripartite entre l’administration, la Ceda, et les partis politiques dans la salle de délibération de la mairie de Mbour, ce mercredi 8 février. Cette rencontre cherche à corriger le faible taux de retrait des cartes avant la date de clôture

Dans son intervention le représentant du pouvoir central dans la Petite Côte a tenu à informer les partis du faible taux de retrait des cartes, estimé à 54% sur l’ensemble du territoire départemental. Un taux jugé très faible par rapport à la moyenne nationale. L’alerte la plus sérieuse vient d’ailleurs de Saly Portudal. Érigée en commune lors du dernier découpage administratif, La station balnéaire enregistre aujourd’hui le taux de retrait le plus faible du département avec seulement 18,91%. Un fait lié pour certains représentants de partis au transfert massif d’électeurs lors des dernières locales. Face à la difficulté de mobiliser les populations pour les amener à aller retirer leurs cartes, le préfet a « sollicité l’appui et l’intervention des représentants de partis politiques pour une grande mobilisation, afin d’atteindre les 90% d’ici le 20 Février »

La rémunération des membres des bureaux de vote est revue à la hausse. Elle passe pour ce scrutin de 3 000 à 4 000 francs par jour et par personne, selon le préfet.

La commission électorale départementale indique que 235201 votants se trouvent sur la carte électorale, répartis dans 205 lieux de vote et 530 bureaux de vote. La commune de Mbour se taille la part du lion avec 18 lieux de vote, 153 bureaux de vote pour 427415. La commune de Somone est celle qui compte le plus petit nombre d’électeurs avec 2463 votants. 

09/02/2012

Abstention à Mbour?

Mbour : 11.076 cartes d’électeur en souffrance dans les commissions de distribution

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Quelque 11.076 cartes d’électeur sont en souffrance au niveau des commissions de distribution, sur un total de 24.235 cartes disponibles dans le département de Mbour (ouest), a appris l’APS après de la Commission électorale départementale autonome (CEDA).

Selon Alpha Touré, président de la CEDA, le département de Mbour avait reçu un total de 24.235 cartes d’électeur. Il a expliqué que 13.159 d’entre elles on été distribuées, 11.076 attendent encore leurs propriétaires, soit un pourcentage de 54,30%.

’’Le département de Mbour compte 235.201 électeurs, répartis dans 205 lieux de vote pour 530 bureaux de vote’’, a dit M. Touré, mercredi, à l’occasion de la réunion du comité électoral départemental présidée par le préfet, Alioune Badara Diop.

Il a dit que le nombre d’électeurs au niveau de l’ensemble des huit communes est de 142.227 électeurs, répartis dans 36 lieux de vote pour 254 bureaux de vote.

Pour les seize communautés rurales qui sont dans les trois arrondissements, Sessène, Sindia et Fissel, les électeurs sont au nombre de 39.030, répartis dans 53 lieux de vote pour 110 bureaux de vote.

Les électeurs militaires et para-militaires sont au nombre de 38. Les 21 ont retiré leurs cartes, tandis que 17 tardent le faire, soit un pourcentage de 55,26%

Au cours de la réunion, des agents de l’Administration territoriale, des membres de la CEDA et les représentants des candidats en lice pour la présidentielle ont fait le tour d’horizon de toutes les questions liées au processus électoral.

A la date du 31 janvier dernier, sur l’ensemble des huit communes du département 16.413 cartes ont été reçues, 8.616 ont été distribuées, 7.797 attendent de l’être, soit un pourcentage de 52,49%.

Au niveau de l’arrondissement de Fissel, 1.678 cartes ont été reçues, 751 ont été distribuées, alors 927 autres attendent leur retrait, soit un taux de 44,76%.

A l’arrondissement de Sessène, sur les 1.950 cartes qui ont été reçues, 1301 ont été retirées, 649 autres sont en souffrance, soit un pourcentage de 66,72%.

Pour ce qui est de l’arrondissement de Sindia, 4.194 cartes ont été reçues, 2.491 ont été retirées, 1.703 attendent d’être retirées, soit un taux de 59,39%.

"Pour l’instant c’est le cas de Saly-Portudal qui nous inquiète, car étant à un taux de 18,91% de retrait de cartes d’électeur, là où les autres collectivités locales ont, pour la plupart, dépassé la moitié", a dit le président de la CEDA de Mbour.

APS

Opération nettoyage à Mbour

Opération nettoyage à Mbour

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Opération de nettoiement dans plusieurs localités de la région de Thiès, vendredi

Le ministère de la Culture, du Genre et du Cadre de vie procède vendredi au lancement d’une opération de désherbage, de désensablement et de balayage des rues dans plusieurs localités de la région de Thiès (ouest), annonce un communiqué reçu à l’APS.

Cette opération comprendra aussi un volet ‘’éradication des dépôts sauvages’’, selon la même source. La cérémonie de lancement des activités aura lieu le même jour à 9 heures, à Mbour.

L’opération concerne les localités de Joal, Fadiouth, Mbour, Nguékokh, Thiadiaye, Saly Portudal, Ngaparou, Somone, Popenguine, Sindia et Diass, selon la même source.

APS

26/01/2012

Opération propreté à Mbour

L’opération "Mbour département propre" démarre le 10 février

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Le préfet du département de Mbour, Alioune Badara Diop, a présidé, mardi, une réunion préparatoire de l’organisation de journées de propreté intitulées "Mbour département propre" prévues les 10, 11 et 12 février prochains sur tout le département.

Selon Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’unité de coordination de la gestion des déchets solides, c’est une initiative qui s’inscrit dans le cadre du déploiement des activités du ministère de la Culture, du Genre et du Cadre de vie sur le territoire national, conformément à la loi portant création de la Société pour la propreté du Sénégal.

Le préfet a présidé la réunion préparatoire qui a enregistré la participation des maires et présidents de communauté rurale du département de Mbour.

A cette occasion il a rappelé que c’est à la suite de l’opération de nettoiement qui a été menée récemment à Dakar qu’il avait sollicité le ministrezAwa Ndiaye, pour que le département de Mbour puisse également, avec son appui, accueillir des journées de propreté.

"Mme le ministre d’Etat a répondu spontanément à la requête et en a donné une suite favorable. Et l’ensemble des acteurs locaux concernés ont donné leur entière adhésion pour une parfaite réussite de ces journées", s’est félicité Alyoune Badara Diop.

Les élus locaux et autres acteurs qui se sont prononcés au cours de la rencontre ont magnifié l’initiative, parce que même s’ils reconnaissent avoir la responsabilité de veiller sur l’hygiène et la salubrité de leurs collectivités locales, il n’en demeure pas moins que les moyens à leurs dispositions sont insuffisants pour la gestion correcte des déchets.

Durant ces journées de propreté, il sera procédé à des désencombrements, du nettoiement de grandes envergures, des désherbages, des désensablements, entre autres, au niveau de toutes les seize collectivités locales du département de Mbour, a expliqué le préfet.

Au cours de la rencontre préparatoire, le principe qui a été retenu que chaque collectivité locale fasse l’expression des besoins pour la réussite de cette opération, pour que les services du ministère de la Culture, du Genre et du Cadre de vie sachent à quoi s’en tenir.

"Nous allons mettre en place un dispositif de prise en charge de la propreté du département de Mbour, avec le centre d’enfouissement technique de Sindia, entre autres installations qui permettront de faire des avancées significatives dans le cadre de la gestion des ordures sur tout le territoire national", a annoncé le coordonnateur de l’unité de coordination de la gestion des déchets solides.

Au-delà de l’opération "Mbour département propre", révèle Ibrahima Diagne, le ministre d’Etat Awa Ndiaye envisage de mettre en place une antenne départementale qui va se charger de coordonner les activités de son ministère en matière de gestion des déchets.

"Nous attendons des collectivités locales une totale mobilisation des populations et des acteurs locaux, notamment ceux qui sont intéressés par les questions environnementales", a dit M. Diagne.

diallo/APS

24/10/2011

Pouponnière d'Mbour en danger

Pour non-paiement de la facture d’électricité, la pouponnière «Vivre ensemble» bientôt coupé !
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Inquiets, les responsables de la pouponnière «Vivre ensemble» de Mbour le sont. Et pour cause, ils ont reçu un bon de coupure de la Sénélec qui menace de couper le courant de leur pouponnière qui compte 226 bébés dont 80% orphelins. Selon la Rfm, ce 22 octobre était le dernier délai. Le coordonnateur de la structure, Omar Gaye a saisi le préfet Alioune Badara Diop pour un prolongement du délai.
«Je crois que c’est la troisième fois que la Sénélec nous envoie un bon de coupure» a-t-il reconnu sur les ondes de la radio privée. Et d’ajouter: «les bébés ne sont pas fautifs, si on a un retard de paiement de quelques jours, on demande en général un délai. Mais quelque fois le délai qu’on nous conçoit est tellement court».
Pour Mr Gaye, les responsables de la société d’électricité doivent avoir un côté social vis-à-vis de cette pouponnière qui est la leur.
Papa Mamadou Diéry Diallo

19/12/2010

Faite un don pour construire une école au Sénégal

Décembre 2010: Notre école est un réel succès
et nous avons besoin de vous pour continuer.

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La lutte contre la famine de l'esprit - 'Sans éducation, aucun espoir pour les enfants'.
Après des années consécutives de catastrophes affligeant l'Afrique, la faim est justement perçue comme le problème principal de ce continent. Toutefois, un autre fléau plus pernicieux menace les enfants d'aujourd'hui ainsi que les générations à venir: la 'famine de l'esprit'.
Si nous ne pouvons nourrir l'esprit aussi bien que le corps des jeunes, il n'y a aucun espoir que leur condition de dépendance soit un jour résolue. Dans le monde de l'économie on entend dire 'affamer l'échec et nourrir le succès!'.
Nous avons un succès à nourrir. En travaillant avec nous, vous pouvez nous aider à le concrétiser en transformant briques, ciment et désir de réussir en une nouvelle génération qui est le futur du Sénégal!
L'incroyable ascension d'Avenir Plus!
Mbour, Sénégal: un rêve s'est réalisé , tant de projets ont éclos, se sont concrétisés depuis qu'Ibrahima Sarr et son équipe ont créé l'école en Juin 2008:
C'est notre troisième rentrée scolaire et à nouveau, nous avons atteint notre capacité maximale, soit environ 450 élèves. C'est le signe que notre école est un succès auprès des enfants et de leurs parents. Malheureusement, l'exiguïté des locaux nous oblige à refuser l'inscription de nouveaux enfants.
C'est grâce à de généreux parrains que nous avons pu accueillir 60 élèves. Sans ces dons, ces 60 enfants n'auraient pas eu la chance d'accéder à l'éducation qu'ils méritent. De plus, il s'avère que leur motivation est importante et ils obtiennent bien souvent les meilleurs résultats scolaires de leurs classes.
Nos résultats aux examens (Passage en 6eme, Brevet et Bac) sont supérieurs aux moyennes nationales.
Une stricte discipline financière et les dons de quelques généreux bienfaiteurs nous ont permis de fonctionner et de nous procurer le minimum nécessaire.
Nos volontaires (enseignants, infirmières, étudiants, jeunes retraités ...) ont été formidables. Ils ont donné sans compter leur temps et leur énergie pour faire d'Avenir Plus une meilleure école .

Vous pouvez nous aider avec 5 Euros seulement!
Avec 5 Euros, vous pouvez acheter une brique pour construire notre ecole.
Il est urgent que nous ayons nos propres bâtiments.
Notre loyer seul grève une part énorme de nos revenus et ne plus avoir cette charge financière ferait une différence extraordinaire!
Nous pourrions offrir de meilleures conditions de travail (certaines classes n'ont pas de toit et aucune n'a de fenêtre qui ferme), de meilleurs outils pédagogiques et nous serions enfin capable d'accueillir des enfants que nous ne pouvons pas prendre aujourd'hui.
Une Brique, Une Ecole
Les nouveaux batiments d'Avenir Plus: 50 600 briques et 14 briques déjà !
Posez les votres sur www.avenirplus.com ! Achetez une brique et posez la sur le mur!
Merci et Joyeux Noël!

11/11/2010

Parrainez la scolarité d'un enfant au Sénégal

ECOLE "AVENIR PLUS" MBOUR
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J'ai eu l'occasion de rencontrer Cathy Petenzi à Mbour lors d'un séjour au pays de la Téranga.
Nous avions déjà échangé quelques mails par le passé et j'étais intéressé de la rencontrer, de voir si je pouvais, même humblement, l'aider dans sa démarche.
J'ai donc visité l'un des deux sites, rencontré Cathy, quelques instituteurs et des tas de p'tits bouts'choux craquants ou diablotins...
Quelques bénévoles "toubab" également qui consacrent quelques heures/semaines, quelques séjours à fréquenter et apporter leur pierre précieuse à l'édifice scolaire.
Je croyais découvrir une petite structure scolaire, une o.n.g. de bénévoles et j'ai découvert une véritable institution scolaire privée de 2 bâtiments,des dizaines d'enseignants, tous sénégalais, près de 400 enfants, du maternel à la terminale...et une directrice financière et administrative énergique, volontaire, lucide qui œuvre depuis près de 4 ans à la destinée mais surtout au bon fonctionnement quotidien d'"Avenir Plus" de Grand Mbour.
Beaucoup d'enfants et de jeunes ados, aidés par des parents responsables et courageux, fréquentent assidûment les cours, malgré l'effort financier que cela représente. Une petite partie d'élèves est parrainée par des gens de coeur qui ont fait confiance à la structure solide de l'établissement scolaire.
Si l'investissement de 124 euros (222 pour la terminale) par an vous semble réalisable.
Si vous voulez donner une vraie chance à un enfant Sénégalais.
Si vous voulez miser sur une véritable institution, solide, structurée et qui a fait ses preuves.
Ou, si vous souhaitez aider, vous investir, de quelle-que manière que ce soit...
Allez d'abord voir le site, contactez Cathy, elle saura vous convaincre que vous pouvez être utile, vraiment utile à un enfant, à son école.
C'est mon coup de cœur vrai, franc!
Je crois pouvoir vous convaincre aisément que je connais bien et depuis assez longtemps le Sénégal et que ma rencontre avec "Avenir Plus", mon coup de pouce à Cathy, à l'encadrement administratif et aux enseignants, aux élèves est sincère et que vous pouvez me suivre dans ma volonté d'aider cette école, vraiment!
Stop aux mots, place à la visite du site puis, je l'espère de tout cœur, aux actes!
Merci!
Voici le lien des news (http://www.avenirplus.com/news1007.php?lang=fr), arrêté à août 2010. J'ai eu Cathy sur Skype. A ce jour, 438 inscriptions!!!Un magnifique record, preuve que les parents d'Mbour font confiance à cette école, reconnue désormais comme étant un exemple à travers tout le pays.
Ce succès oblige "avenir plus" à demander une aide matérielle, financière et un bénévolat accru. On compte sur VOUS!

18/10/2010

Touré Kounda fêté à Saly et Mbour

Les joueurs de Touré Kounda accueillis en héros à Mbour
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L’équipe de l’ASC Touré Kounda, vainqueur de l’édition 2010 de la Coupe du Sénégal de football, a été accueillie triomphalement par leurs supporters et les populations de Mbour qui ont exprimé leur satisfaction.
Des supporters surexcités, arborant des tee-shirts aux couleurs de l’équipe, battant des tams tams au rythme du Diambadong ou du Sawrouba pour d’autres, ont rivalisé de talent pour dire leur joie après la victoire de leur équipe sur l’US Gorée.
Arrivés à Mbour dans l’après-midi, les protégés de Lamine Sano, l’entraîneur de l’équipe mbouroise, ont été accueillis au croisement de Saly. De là, ils ont fait un passage à Saly où pendant, près de deux heures, ils ont été reçus par un directeur d’hôtel qu’ils ont remercié pour son soutien à l’endroit du club.
Après Saly, cap sur la "capitale" de la Petite Côte où les attendaient déjà la veille une foulenombreuse qui tenait à célébrer le premier trophée de Coupe du Sénégal gagné par un club mbourois.
Voulant à tout prix dire merci à leur manière à l’équipe, les populations sont venues du quartier Santosou, fief de Touré Kounda, en passant par les quartiers Thiocé Est et Ouest, 11-Novembre, Darou Salam, Mbour Toucouleur, Mbour Maure, Téfess, Golf, Médine, Liberté 1 et 2, Grand Mbour, Diamaguène 1 et 2, Escale, les quartiers Chateau d’Eau Nord et Sud, etc.
Ainsi, de Saly, les vainqueurs de la Coupe du Sénégal édition 2010, ont eu tous les honneurs. La satisfaction et le sentiment d’avoir réussi une mission se lisaient sur les visages des coéquipiers d’Ibrahima Diakhaté.
Empruntant l’avenue Demba Diop, les joueurs du TK comme l’appelent les Mbourois, sont arrivés à l’hôtel de ville où ils ont été reçus par le maire de la commune, El hadji Fallou Sylla qui leur a promis d’organiser une grande fête, dans les prochains jours, pour célébrer cette première.
Pour le directeur général de Touré Kounda Pro, Ibrahima Konaté, si son équipe a été si performante c’est parce que tout Mbour y a mis du sien. "Tout Mbour a soutenu l’équipe, c’est pourquoi nous remercions tout le monde", a-t-il lancé.
Selon lui, son équipe a atteint l’objectif qu’on lui avait fixé, accéder en Ligue 1. ’’Ceci étant fait de si belle manière, les joueurs ont pu décrocher la Coupe du Sénégal’’, a-t-il poursuivi.
"Maintenant que nous avons gagné une place coupe de la CAF, nous allons mettre tous les moyens possibles à notre disposition afin de jouer notre partition en Afrique. Nous allons nous préparer en conséquence", a déclaré le DG de TK Pro.

17/10/2010

Mbour a gagné!

Mbour football
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Touré Kounda, l'équipe de football de Mbour vient de remporter la coupe de football du Sénégal. Et cela, face à l'US Gorée. Coup double pour cette équipe qui vient également de gagner son ticket pour la première division nationale.
La liesse populaire s'est déchaînée, hier samedi, dans toute la ville

18/03/2010

Parrainer un élève au Sénégal

Coup de projecteur sur une école privée d'Mbour
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J'ai eu l'occasion de rencontrer Cathy Petenzi à Mbour lors de mon dernier séjour au pays de la Téranga.
Nous avions déjà échangé quelques mails par le passé et j'étais intéressé de la rencontrer, de voir si je pouvais, même humblement, l'aider dans sa démarche.
J'ai donc visité l'un des deux sites, rencontré Cathy, quelques instituteurs et des tas de p'tits bouts'choux craquants ou diablotins...
Quelques bénévoles "toubab" également qui consacrent quelques heures/semaines, quelques séjours à fréquenter et apporter leur pierre précieuse à l'édifice scolaire.
Je croyais découvrir une petite structure scolaire, une o.n.g. de bénévoles et j'ai découvert une véritable institution scolaire privée de 2 bâtiments, des dizaines d'enseignants, tous sénégalais, près de 500 enfants, du maternel à la terminale...et une directrice financière et administrative énergique, volontaire, lucide qui œuvre depuis plus de trois ans à la destinée mais surtout au bon fonctionnement quotidien d'"Avenir Plus" de Grand Mbour.
Beaucoup d'enfants et de jeunes ados, aidés par des parents lucides et courageux, fréquentent assidûment les cours, malgré l'effort financier que cela représente. Une petite partie d'élèves sont parrainés par des gens de coeur qui ont fait confiance à la structure solide de l'établissement scolaire.
Si l'investissement de 124 euros (222 pour la terminale) par an vous semble réalisable.
Si vous voulez donner une vraie chance à un enfant Sénégalais.
Si vous voulez miser sur une véritable institution, solide, structurée et qui a fait ses preuves.
Ou, si vous souhaitez aider, vous investir, de quelle-que manière que ce soit...
Allez d'abord voir le site, contactez Cathy, elle saura vous convaincre que vous pouvez être utile, vraiment utile à un enfant, à son école.
C'est mon coup de cœur vrai, franc!
Je crois pouvoir vous convaincre aisément que je connais bien et depuis assez longtemps le Sénégal et que ma rencontre avec "Avenir Plus", mon coup de pouce à Cathy, à l'encadrement administratif et aux enseignants, aux élèves est sincère et que vous pouvez me suivre dans ma volonté d'aider cette école, vraiment!
Stop aux mots, place à la visite du site puis, je l'espère de tout cœur, aux actes!
Merci!
http://www.avenirplus.com/index.php?lang=fr

02/10/2009

Mbour au Sénégal, en décadence

MBOUR, VILLE EN MORCEAUX, VILLE EN DECADENCE…
Le temps des bidonvilles
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Près de deux cent mille habitants obligés de se bousculer dans un réduit sale, un marché inaccessible, un quai de pêche laissé à lui-même, voilà le sort réservé à la population mbouroise depuis deux décennies. De la petite bourgade propre qui attirait les étrangers depuis le début du 20 ème siècle, il ne reste qu’une image, celle de l’encombrement. Mbour étouffe, sans qu’aucune réaction positive des autorités de l’Etat et de la municipalité ne puisse confirmer l’existence d’une vision pour la ville.
Un destin figé pour une ville sans perspective. Mbour se transforme progressivement en cité de tous les excès. Un vieille ville où l’économie urbaine n’existe pas. Une cité en danger de mort, au vu de l’impossibilité que les autorités ont aujourd’hui de la doter d’un noyau central organisé et propre comme au milieu des années 1970. Le constat peut être sévère pour celui qui entend parler du boom immobilier sur la Petite côte, mais que reste-t-il comme belles images dans la petite ville de naguère, aujourd’hui envahie de toutes parts et encombrée dans une limite presque impossible à décrire ?
Rien ou peu de choses. Rien d’ailleurs, le mot n’est pas très fort pour décrire, le désastre urbain qui se déroule sous les yeux des moins avertis sur les questions urbaines. Sans étoffe et pour un rien naïf, les différents maires qui se sont succédé depuis la fin des années 1960, n’auront fait qu’expédier en quelque sorte les affaires courantes. Ahmed Sarr au milieu des années 1970 à l’époque de l’Union progressiste sénégalaise (Ups), Abdou Mané, élus, démis et remis dans ses fonctions, selon les volontés de son parti (le Ps), ont sans doute un bilan à défendre. Un maigre bilan.
Mais, que dire de Moussa Ndoye, démis de ses fonctions lui-même par le président Wade au début de son mandat, sans qu’on explique aux populations pourquoi ? MBaye Diagne, le maire sortant, malade et battu au mois de mars 2009, a été emporté par la vague d’espoirs suscité par les assises nationales et la coalition Benno Siggil Sénégal. Mais, tous ont été sans doute emportés par leur inadaptation aux règles de la bonne gouvernance municipale. Leur boulimie foncière parce que la ville se vend bien à l’extérieur pour ses terres rentables fruit d’un business d’or auquel aucun élu ne semble pouvoir ou vouloir résister. Et, dans le monde, la conséquence est que la ville est devenue un vaste no man’s land où la terre appartient à celui qui l’occupe le dernier.
Le plus frustrant dans cette ambiance de guérilla autour des dernières réserves foncières s’il en existe encore, est que tous sont responsables : l’Etat comme les municipalités et les collectivités locales aux alentours à savoir Malicounda et NGuékhokh. C’est dans ce cadre qui relie foncier rural et foncier urbain que se trouvent les deux grandes portions de terre qui font l’objet depuis quelques années d’une certaine forme de razzia : la station balnéaire de Saly et son village, mais encore les bordures littorales entre Mbour, Warang et Nianing. Soumis au bradage, cet espace qui devait permettre à la ville de poser les bases de sa future agglomérations, sont devenues des lieux à part. Un marché de dupes où les maîtres ne sont plus les collectivités locales, mais surtout les politiciens, les courtiers et les « voleurs » en tout genre qui pour survivre ont développé leur base sur la Petite côte.
Dans cette ambiance, tous les excès sont permis. A mi-chemin des grands ports d’Afrique de l’ouest, des Caraïbes et d’Amérique, Mbour est devenu progressivement, un refuge pour nombre de bandits sortis de la tanière après les périodes d’instabilité politique, en Casamance, en Guinée Bissau, en Sierra Leone, au Liberia, en République de Guinée ou encore de la Côte d’Ivoire. Champ d’opération des trafiquants de drogue, il n’est pas surprenant des bateaux venus de Colombie, des pays d’Amérique centrale y déversent aussi comme il y a deux ans, des tonnes de cannabis, de drogues dures comme la cocaïne.
SANS VISION URBANISTIQUE ET LAISSEE AUX PILLEURS
Où va la ville ?
Alors que peuvent faire le nouveau maire et son équipe dans ces conditions ? Difficile de répondre à cette question. Le plus simple est de dire d’ailleurs, qu’ils peuvent tout se permettre, y a rien à faire, à ce qu’il semble. Même avec tout l’argent du monde, la ville aura du mal dans une telle ambiance à développer une nouvelle vision autour de son développement. Elle n’en a jamais eu.
Par où commencer d’ailleurs, M. Fallou Sylla ? Construit il y a à peine dix ans, le nouveau quai de pêche est le symbole de l’anarchie mbouroise. Pour l’essentiel, ceux qui y exerce leurs activités, n’habitent pas dans la ville et ne se soucient guère de son hygiène et de sa propreté. Eux-mêmes aiment les saletés et les entasser est la preuve qu’il y a des hommes et des femmes qui y travaillent. Finalement, l’on se demande à quoi servent les 150 Fcfa qu’on laisse devant le cordier qui fixe ou ouvre la barrière du quai ? Quid du marché central de la ville. Son accès est des plus pénibles quand on s’y hasarde. Toutes les voies qui y mènent, sont les signes troublants d’une ville en décadence.
Or en décidant de sanctionner aux élections locales du 22 mars dernier, l’équipe libérale qui n’a pas arrêté de dormir pendant son seul et unique mandat qui a d’ailleurs été prolongé de quelques années, les populations ont envie de voir surgir chez les nouveaux élus de la ville, une volonté de mieux gérer leur « monde ». A travers l’aménagement des voies de circulation, l’accès facile au centre d’affaires, l’organisation des marchés, un bon lotissement de ce qui reste du périmètre communal. Mais, tout cela, attendra, pourrait-on constater à la sortie de cet hivernage.
Ville en morceaux, cité en lambeaux, Mbour n’est plus en réalité une ville, mais une composition hétéroclite qui n’a rien d’urbain. Dans le centre ville comme dans l’anarchie de la banlieue, la furie des eaux a mis d’accord tout le monde qu’il est impossible aujourd’hui, d’améliorer la situation des gens. L’eau est partout et avec elles, les principales voies d’accès du centre ont disparu.
La terre, contre la cité
Le pire face à autant de défis, est le manque d’infrastructures pour les jeunes. Livrée à elle-même, la jeunesse mbouroise n’existe pas. Elle vit avec ce qu’elle a. Les vieux stades de foot et de basket dont la génération d’avant ne voulait pas. Pour le football, il n’est même pas souhaitable que le stade de Mbour, en dépit de l’effort constant et gigantesque de ses dirigeants, gagne un titre de champion et se lance dans une compétition africaine. Elle n’a ni les infrastructures, ni l’envergure d’une ville ouverte pour la bonne cause sur l’Afrique.
Mbour et ses dirigeants somnolent depuis des années, ces choses ressemblent à des histoires venues d’ailleurs, qui ne sont pas de leur monde. Avec comme résultat, de voir sombrer dans le manque de perspective, un espace parmi les plus intéressants en Afrique de l’Ouest, pour le tourisme, la pêche, l’agriculture, l’élevage, les affaires en quelque sorte. Quelle ville raconteront les futures générations de Mbourois à leurs enfants ? Question de fond pour les urbanistes. Bien malin aussi qui pourrait trouver la réponse. Une ville de pêche. Une cité ouverte sur le monde grâce au tourisme, ou encore simplement, une ville où les gens ont préféré jouer la terre contre la ville.
Ces trois questions illustrent aujourd’hui la mesure des énormes défis qui attendent l’équipe municipale actuelle et toutes les autres qui vont suivre dans les cinquante années à venir. Pour dire, une fois encore que les questions de la bonne organisation d’une ville sont de plus en plus devenues incontournables pour les grandes villes comme Dakar, mais surtout pour une ville comme Mbour aussi qui connaît avec 6%, l’un des taux de croissance urbaine les plus élevés en Afrique.
Mais, à quoi sert ce chiffre, si les autorités elles-mêmes ne prennent pas la mesure de son contenu. Au moment où le monde s’urbanise, les solutions ne manquent pas proposées par les institutions partenaires au développement comme les organisations non gouvernementales, le système des Nations Unies ou encore la coopération décentralisée. Lors du dernier Forum Urbain Mondial, qui s’est déroulé dans la ville de Nanjing en Chine, l’Organisation des Nations Unies pour les Etablissements humains (Onu Habitat) qui a eu lieu en novembre dernier a publié un rapport intéressant sur l’état des villes en Afrique.
Outre les questions de gouvernance, de gestion municipale, d’environnement, le rapport s’est intéressé aux solutions propres aujourd’hui à sortir les grandes villes de la pauvreté, du manque de vision et d’ambition. Or, aujourd’hui, le retour brutal des fortes averses du passé interdisent aux autorités d’attendre la prochaine saison pour réagir. La mer monte sur le continent. C’est un constat de chercheur, mais aussi des administrations onusiennes. Et dans ce contexte de fonte des icebergs, toutes les villes situées en bordure de l’océan, ne sont pas à l’abri d’une invasion marine. Rufisque et tout près de Mbour Djiffère et la Pointe de Sangomar, coupée en deux, sont des exemples malheureux qui devraient aider à accélérer la réflexion. Le reste est une question de volonté politique.
UNE PENURIE D’HOMMES OU DE FEMMES DE VALEUR
L’impossible renouvellement des élites
Depuis la fin des années 1960, la ville de Mbour cherche un maire d’envergure. Une personne apte à propulser la ville et ses habitants, dans l’univers d’un monde moderne. Une cité de la vie, une ville culturelle avec des ambitions. A la vérité, aucun de ses élus n’a donné à la ville ses lettres de noblesse. Aucun de ses élus, ne s’est imposé au sein des appareils politiques qui étaient le sien. Regardez par exemple la liste des personnalités qu’on cite dans Google Earth, des gens commodes, peu connus des Mbourois, sinon, vraiment connus par les personnes qui consultent et aident à la diffusion de ce support.
Ce n’est pas digne d’une ville. A la limite, et à un moment de son histoire Abdou Mané pouvait incarner cette volonté affichée par les natifs de la ville de voir leur leader jouer un rôle, ne serait-ce que dans le grand parti socialiste essoufflé de l’époque. Ce ne sera pas le cas. Il va noyer ses ambitions dans les inconstances et le manque d’ambition pour la ville cultivé par ce parti. D’ailleurs pour récompenser de vieux préfets au bord de la retraite ou de jeunes loups à manipuler, ils ont envoyé des gens de petit calibre organiser le pillage du foncier.
Alors Moussa Ndoye lui, il peut dire et faire ce qu’il veut sauf qu’il a eu un bout de reconnaissance au sein du parti socialiste. Ses velléités d’homme politique se sont assoupies quand il a battu Abdou Mané, le maire sortant au début des années 1990. le reste, il l’aura consacré à la quête de terres et de biens. Que dire encore de Mbaye Diagne. Peut-être, qu’il n’a pas oublié ses amis. Mais, que retiendra le Pds de lui ? Pas de grand-chose pour quelqu’un dont le principal mérite a été de rester fidèle à ce même parti pendant les années de feu. Qui a dit qu’il n’y a pas de gloire en politique. Aujourd’hui, tout seul, il gère comme il peut sa maladie à côté de quelques amis.
Alors quel regard sur le présent et le futur ? Difficile de dire à moins de faire de la météo comme on le dit habituellement. La jeunesse désœuvrée vit encore d’expédiant, de drogue, de petites raquettes ou simplement d’ennui pour ceux qui ont décidé de rester sains. Le tourisme n’a pas répondu à leurs attentes faute d’instituts et d’écoles propres à les accueillir. La pêche n’a jamais été la mine d’or bleu attendue. L’eldorado a été un rêve sans lendemain. Sans proposition aucune, la jeunesse et les moins jeunes voient la terre se retirer tranquillement sous leur pied. Sans aucune perspective. Et, pour ne pas se laisser mourir, certains petits groupes se sont constitués en associations, pour dire ce qu’ils pensent de la marche de la cité.
Mais qui les écoute ? Il y a quelques années, est née la Fraternité Mbouroise, aussitôt disparue, faute d’animateurs. Aujourd’hui, la Convention Mbouroise autre association de jeunes est en dormance. Et, d’autres jeunes essaient de bouger, pour changer les choses, mais quelles directions devraient-ils prendre face au gigantisme des chantiers centré autour de questions essentielles liées à la terre, au mauvais l’assainissement, à la qualité médiocre de l’eau (la population boit une eau douce, infestée de sable), à la mauvaise gouvernance urbaine, à l’anarchie autour du centre ville, à l’encombrement humain avec les charrettes, au mauvais système de transport auquel la ville ne s’est pas adaptée… Et encore. Et encore…
Trouver l’alchimie à tout cela, est devenu parfaitement impossible dans les conditions actuelles, même si la ville se glorifie avec ses anciennes autorités à clamer partout d’avoir fait passer en moins de 10 ans, le budget municipal de 300 millions à plus d’un milliard de Fcfa. Tous ces défis seront ainsi difficiles à réaliser, si la ville ne se dote pas d’une équipe municipale politiquement forte qui fonde son mandat sur une large concertation avec toutes les forces vives de la cité. Le temps est compté pour cela. Il est aussi compté pour d’autres grands défis liés au fait que la ville ne vit plus au plan artistique et sportif. En dehors du football, avec la présence du Stade de Mbour dans ce qu’on qualifie d’élite, il n’y a rien.
Pas de bons stades, pas d’organisations internes dans les instances du sport mbourois. On a l’impression d’être à des années lumières de toute forme de modernité. Pour toutes ces raisons, un débat de fond s’impose sur la ville, impulsé et organisé par des bonnes volontés, des structures reconnues, des institutions qui ont du vécu comme Onu Habitat, dont le Sénégal accueille le siège pour cette partie côtière. Il faut aussi rassembler ces associations pour dialoguer et essayer de trouver des solutions.
S’ouvrir au monde du savoir et travailler pour le futur
Aujourd’hui, comme l’a dit récemment, l’ingénieur Daniel Biau, Directeur régional, chargé de la coopération technique, qui s’occupe du volet amélioration des cadres urbains au sein du système de Onu Habitat, « nous demandons aux maires de nous écouter et de suivre nos conseils ».
Ecouter et partager, voilà donc les maîtres mots et cela passe forcément par leur participation à des forums du genre et le partage d’information avec les citoyens avertis de la ville, les associations, les organisations de base, les acteurs du développement urbain. Cela passe donc par des forums locaux qui donnent la parole à tous ces gens, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes qui veulent comprendre comment fonctionne la vie en cité.
Au moment où les inondations ont mobilisé la population de la ville au cours de cet hivernage, le moment est aussi venu de voir comment certaines villes du monde plus nanties travaillent à comprendre et à faire aux changements climatiques. Cette année, un sérieux malaise s’est installé dans la ville depuis que certaines maisons pourtant située au cœur des quartiers traditionnels comme 11 novembre, Thiocé ou Santossou ont été emportées par les eaux de pluie. Pendant ce temps, la situation est quasiment pire dans les nouvelles résidences du côté de Grand Mbour, Saly, les environs de Falokh et Malicounda. Qui pense dans cette ville aux effets des changements climatiques.
A vrai dire, Mbour est resté un gros village. Parce que si la terre mobilise tous les truands du monde à commencer par les politiques, le département souffre de ce manque de vision qui a fini de l’enfoncer. Le plus désespérant est que tout cela se passe au moment où l’on testait encore, les équipements en matière d’assainissement qui ont été installés il y a à peine un an. Mais, les catastrophes les plus graves sont encore à prévoir, si les équipes municipales dans les petites communes rurales comme la ville de Mbour ne trouvent pas les solutions pour organiser définitivement la vie dans la cité à travers des plans énergiques, autoritaires pour les zones fragiles, et concertée là ou c’est possible.
Située en face de l’océan, Mbour n’est pas à l’abri de raz de marée et de phénomène d’érosion côtière. Il faut agir et organiser la vie dans la ville. Toute autre bonne solution passe aussi par l’accès à ces informations grâce au dialogue et la concertation. Depuis l’indépendance, l’on vante les relations avec la petite cité maritime de Concarneau en France. Il est temps de penser de nouveaux types de partenariat avec d’autres grandes cités du monde.
Un partenariat plus intelligent est possible
En Afrique d’abord, avec des villes comme Casablanca au Maroc, Mombassa au Kenya, qui ont développé des systèmes d’assainissement, qui font que malgré les fortes pluies, les inondations demeurent exceptionnelles dans le centre ville et dans les quartiers lotis. Dans le monde, de bons rapports avec la Chine qui pense, et non celle qui vend, pourrait aider à développer bien des choses dans la ville. La région de Shanghai et particulièrement une collaboration avec une ville comme celle Nanjing, non de loin de là, pourrait pousser au déclic. Autre grande porte de la coopération, les Etats-Unis et surtout le Canada.
Des villes comme Montréal, Québec adossées sur le fleuve Saint-Laurent, ont mis sur pied, une véritable économie urbaine et des systèmes de lotissement et d’assainissement propres et pas toujours couteux, mais très efficace. Surtout pour la ville de Québec au niveau du quartier Le Petit Champlain. Aujourd’hui pour décoller, les autorités municipales ont besoin surtout de voyager de faire un peu le monde, pour rencontrer des gens comme Mohammed Sajid, maire de Casablanca.
Mais aussi et encore des personnalités du monde la recherche urbanistique, comme le citoyen Wade Crawfoot, de la ville de San Francisco. Dans le sud encore, on peut citer les exemples des villes comme Mumbaï avec un de ses responsables le Dr J. M. Phatak. Le monde arabe et les pays du golfe sont encore très intéressants avec les exemples de cités comme Doha au Qatar, à Abu Dhabi où l’on est entrain d’ériger les villes de demain. Profiter de ces expériences permettrait en quelque sorte de sortir la ville de sa torpeur actuelle.
Mame Aly KONTE