01/03/2014

Les soeurs Koumba

"Les soeurs Koumba"
Un fabuleux voyage au Sénégal de Yasmine Sweetlove - Editeur: Grandvaux
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Les soeurs Koumba raconte un voyage initiatique à travers la savane sénégalaise. Les deux jeunes filles, Koumba avec maman et Koumba sans maman, ont deux caractères bien différents. L'une est méchante et irrespectueuse, l'autre douce et gentille. Elles vont parcourir de longs chemins jusqu'à la grande mer et devront ramener un coquillage à deux couleurs pour pouvoir se marier avec le guerrier de leur choix.
Lors de cette épopée, elles vont faire de multiples rencontres : un baobab qui cueille ses pains de singe, une vieille dame qui pile du mil, un homme lion...
Ce nouveau livre de Yasmine Sweetlove est une merveille! Comme le sont ses précédents recueils de photos. Rares sont ceux qui ont cette grâce de photographier si bien, le Sénégal principalement.
BRB/LeFigaro

08/10/2011

Saly est malade

LA STATION BALNEAIRE DANS UNE MAUVAISE PASSE - Saly, les vagues du mal
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Naguère réputée très chic, courue par les touristes du monde entier; la station balnéaire de Saly Portudal connaît aujourd'hui une baisse drastique de ses activités économique. Le "Saint Tropez" sénégalais se meurt aujourd'hui sous le poids de la cherté de la "Destination Sénégal".
C'est une matinée de jour sans, de calme plat qui augure des comptes à ras. Et tout un secteur à plat. Ce matin-là, Saly Portudal, la (très) courue station balnéaire de Mbour (80 Km de Dakar), construite sur les flans de la petite côte sénégalaise, est encore debout face à l'océan Atlantique. Mais, le "Saint-Tropez" sénégalais a la mine des mauvais jours. Celle de...l'enfer économique. Seuls quelques courants maculés viennent buter les vaguelettes bleu azur sur ses plages de sables. "C'est la période des vaches maigres, explique un promoteur hôtelier. Ce n'est vraiment pas le rush."
C'est la saison basse pour les hôteliers, les barmen, les antiquaires, les opérateurs économiques, les marchands, les guides touristiques, etc. "Il en est toujours ainsi en cette période de l'année. De juin à novembre, l'activité économique est au ralenti", confirme Mamoudou Wagne. Trouvé sur la piste sinueuse qui mène à I'Hôtel Teranga, la trentaine bien sonnée, le jeune Laobé a les yeux rivés sur sa marchandise. Des effets d'art qu'il ne parvient plus à écouler. Il confie sur un ton à peine audible : "Je suis ici depuis le matin. Il est 17 heures passées et je n'ai encore rien vendu. Je n'ai même pas vu l'ombre d'un client. Les touristes sont partis, nous n'avons plus que notre foi pour faire face aux exigences quotidiennes." Et le garçon au visage émacié d'ajouter : "Pendant la saison pleine, on pouvait faire des recettes de 80 000, voire 100 000 FCfa par jour. Mais actuellement, on reste quatre jours, voire une semaine sans rien vendre. Dieu seul sait comment Il nous aide pour vivre."
Saly plus chère que les rives du Bosphore
A quelques encablures de l'étalage du jeune Mamadou Wagne, à Saly Tapé, non loin du casino Supermarché, Martine Jardin, originaire de Picardie (Nord Paris) combat contre son...oisiveté. Cette sexagénaire a choisi de vivre paisiblement sa retraite au Sénégal et depuis 12 ans, elle vit a Saly où elle mène son petit commerce. Elle confie : "ici à Saly, en cette période de l'année, c'est vraiment la dèche. Les résidents sont partis beaucoup plus tôt que d'habitude." Mais loin de danser le "blues du businessman" sur le même tempo que ses collègues promoteurs touristiques, Martine préfère accuser la valse dans la fourniture de l'électricité. "Cette année, les touristes ont plié bagages dès le mois de mai à cause principalement des coupures d'électricité qui durent 12 heures, voire 19 tours d'horloge", explique-t-elle. Pis, poursuit la  "Sénégauloise": "Le plus dramatique, c'est que les artisans ne peuvent plus passer de commandes. Couturiers, menuisiers et autres ouvriers ne peuvent plus travailler à cause des coupures intempestives d'électricité."
Naguère très réputé et couru par le "who's who" local et même international, le tourisme à Saly est aujourd'hui au ralenti. Presque au point...mort. "Cela, depuis bientôt cinq ans", confie Pathé Dia, Directeur général de I'Hôtel Teranga de Saly, un réceptif de 04 hectares, 40 chambres et 50 villas. Pour ce "grand" promoteur touristique, c'est tout le secteur qui est aujourd'hui voué aux gémonies. "Les transports, l'hôtellerie, la restauration, rien ne marche", déplore-t-il, en colère contre la cherté de la "Destination Sénégal". "Les touristes ne casquent pas moins de 1 200 euros, (soit 780 000 FCfa) par personne pour une semaine de séjour en demi-pension (dîner seulement) au Sénégal. Alors qu'au Maroc, en Turquie, en Tunisie ou en Algérie, ce sont des pays qui sortent sur le marché français à 350, voire 400 euros (soit 230 000 FCfa) la semaine en pension complète, boissons inclues."
L'Etat, fossoyeur du tourisme
Très amer contre ce mal qui ronge son métier et bouffe son gagne-pain, Pathé Dia poursuit : "La Destination Sénégal est plus cher qu'un voyage Paris-New York aller-retour. Les 230 000 FCfa que le touriste paye ailleurs ne représentent pratiquement que les taxes au Sénégal. Et nous venons d'apprendre qu'une nouvelle taxe de sécurité de 15 dollars (8 250 FCfa) vient d'être créée. Le décret a été signé et la loi promulguée par le chef de l'Etat. " Il s'y ajoute, toujours selon Pathé Dia : "Une taxe de séjour pour les touristes est dans le circuit. Les touristes devront débourser 600 FCfa par jour et par personne le temps qu'ils resteront au pays. Des frais supplémentaires qui vont davantage plomber la Destination Sénégal, d'autant plus qu'il n'y a aucune promotion faite par l'Etat pour attirer les touristes".
Pourtant, il y a un an, lors d'une visite à Saly la moribonde, le ministre du Tourisme, touché par le mal que vit le "petit paradis" sénégalais, avait promis son aide au secteur. Thiemo Lô avait, surtout, promis de sauver le "Saint-Tropez" sénégalais des vagues du mal. "J'avais égrené devant lui un chapelet de doléances, explique Pathé Dia. Il s'agit notamment de la cherté des boutiques, du billet d'avion pour les touristes qui ne peuvent plus venir au Sénégal, des coupures d'électricité. Il nous avait rassures et nous avait prédit beaucoup de changements pour attirer les touristes et faire de Saly un véritable "hub" du tourisme africain. Mais jusqu'ici, rien n'est fait. " Mais, pour les promoteurs touristiques de Saly, Thiemo Lô n'est rien d'autre que le chef d'un département qui meurt aujourd'hui à cause d'un manque de volonté politique du régime libéral. "Il n'existe aucune mesure d'accompagnement de la part des dirigeants. Les hôtels ne font que subir et crouler sous le poids des difficultés", se plaint Pathé Dia. "L'Etat n'a aucune politique de relance du secteur, poursuit-il. D'ailleurs, le président de la République, Me Abdoulaye Wade ne cache pas son aversion pour le tourisme. Récemment, il a dit, lors d'une rencontre avec les acteurs du secteur, qu'il ne voit pas la valeur ajoutée de ce secteur."
L'OBSERVATEUR

27/09/2011

Serge Vilain expose à Saly

Serge Vilain expose à Saly
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Serge Villain, a quitté son Studio parisien pour s'installer à Dakar, au Sénégal, en 1996. Sous cette nouvelle lumière, il travaille sans relâche à magnifier la beauté qui l’entoure, notamment celle des populations de Casamance. L’Ile de Gorée où il a habité six ans et St Louis du Sénégal sont d’autres lieux privilégiés qui inspirent sa vision du Sénégal et ses images. Ses reportages en Mauritanie et aux Iles du Cap Vert l'ont marqué par l'immensité de ces paysages et la qualité humaine de ses habitants. Un récent reportage en Inde auprès des communautés Tibétaines en exil et près du Dalai Lama a été un moment exaltant et enrichissant.
Spécialisé dans les prises de vues de qualité, il excelle aussi dans les photos aériennes pour des clients soucieux de présenter une image de haute tenue de leurs produits. Il s’investit également dans un travail plus personnel avec des artistes plasticiens et témoigne, au travers d’images fortes, de la complexité de la vie africaine. Souleymane Keita, Soly Cisse, Viyé Diba, Ndary Lo, Sambalaay, le Musée d'Art Contemporain de Dakar notamment lui font confiance pour la reproduction et la mise en valeur de leurs œuvres.
Concerné par les difficiles conditions de vie qui l'entourent, il a créé avec des amis proches une Association Humanitaire qui conçoit et réalise avec les populations africaines des projets de développement communautaires avec le soutien de différents bailleurs internationaux.

22/08/2008

L'Afrique passe au bleu

 Les vacances au pays du coeur, de la téranga, sont finies. Le blog va reprendre  son actualité. Mais, je souhaitais commencer par cette photo tendresse. Juste pour la partager.

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15/01/2007

photos du Sénégal

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