16/08/2017

TERRORISME ET INSECURITE

Suite aux attaques de Ouagadougou en cette veille de la célébration du 15 Août, le Sénégal est sous haute tension.

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Des sites comme Saly, Somone et Ngaparou, très fréquentés par les touristes en cette période de chaleur, sont surveillés de très près, plus particulièrement en ce jour de fête.
Selon la RFM qui s’est rendu à Somone, le dispositif sécuritaire a été renforcé.
Des forces de l’ordre sont visibles partout et mènent un contrôle strict.
Une fouille minutieuse et systématique est effectuée sur toutes les personnes qui arrivent sur le site et plus particulièrement sur tous les véhicules.
A Somone, même si les uns et les autres décident de passer de bonnes vacances, l’inquiétude se perçoit et la vigilance demeure le mot d’ordre.
xalimasn.com
ndlr: Ce que l'on constate surtout c'est, comme chaque année avant la Tabaski, une recrudescence de vols et d'agressions en zones touristiques.

ORDURES MAL GEREES

Mauvaise gestion de Mbeubeuss : L’Etat du Sénégal perdrait plus de 85 milliards FCFA par an

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Située dans la grande banlieue dakaroise, la décharge de Mbeubeuss ferait perdre plus de 85 milliards de francs CFA. Et pour cause, la mauvaise gestion de ce site.
Ainsi, la problématique des déchets dans le cadre du projet phare du Plan Sénégal émergent, sur lequel mise les autorités pour permettre au pays d’atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Une perspective qui a fait l’objet de plusieurs conseils des ministres, informe le Quotidien.
Il s’agira de mettre en place un cadre de contractualisation avec des partenaires afin de parvenir à impulser une valorisation énergétique , agronomique mais aussi de production de combustibles, selon Ibrahima Diagne, coordonnateur de l’Unité de coordination et de gestion des déchets solides (Ucg).
De son avis, la mise en œuvre de ces solutions alternatives permettra de « régler un problème qui a duré 50 ans et qui est une préoccupation majeure des populations de la banlieue dakaroise ».
xalimasn.com

DU BASKET A L'AMBASSADE

Gorgui Sy Dieng, ambassadeur de la destination Sénégal

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Le basketteur international sénégalais Gorgui Sy Dieng, évoluant en Ligue américaine de basketball (NBA), a été fait ambassadeur de la destination Sénégal par les responsables de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT).
Le nouvel ambassadeur de la destination Sénégal, sociétaire des Timberwolves du Minnesota, est appelé à « mettre à contribution son image par le biais de campagnes publicitaires et de plaidoyers en faveur d’une hausse de la fréquentation touristique du Sénégal par les Sénégalais et les étrangers », rapporte un communiqué.
Dans des propos rapportés par le communiqué, le directeur général de l’ASPT, Mouhamadou Bamba Mbow, explique que cette initiative entre dans le cadre de « l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination ».
Gorgui Sy Dieng « jouera le rôle d’influenceur auprès de ses réseaux et inspirera, sans nul doute, de nombreux touristes qui connaissent peu ou pas le Sénégal”, à l’instar des autres célébrités du monde sportif, culturel et des affaires dont l’ASPT espère obtenir l’engagement, relève la même source. »
« Cette initiative entre dans le cadre de l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination », peut-on lire.
APS/xalimasn.com

15/08/2017

CETTE CHERE SAPCO

Marché de plus de 7 milliards de la SAPCO: L’Armp sabre Bocar Ly

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Déjà épinglée dans le rapport d’audit de l’Armp, en 2015, la Sapco l’est encore dans le marché concernant les travaux d’achèvement de la voirie et des réseaux divers de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène. En effet, la Compagnie sénégalaise des travaux publics s’est sentie lésée, alors que son offre était moins chère de plus d’un milliard de F Cfa pour le lot 4 par rapport à l’attributaire. Sans compter les vices notés dans la procédure du choix des attributaires.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) a obtenu des fonds dans le Budget consolidé d’investissements 2017, pour réaliser les travaux d’achèvement de la voirie et des réseaux divers de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène.
Au terme de l’évaluation des offres, les entreprises Sotracom et Svtp-Gc, dont les offres ont été jugées conformes, ont été proposées attributaires provisoires, respectivement des lots 1 et 4 pour les montants suivants : Lot 1 à la société Sotracom pour un montant de 3.178.488.624 F Cfa et le lot 4 à l’entreprise Svtp-Gc pour un montant de 4.038.714.522 F Cfa.
Seulement, dès la publication de l’avis d’attribution provisoire du marché, la Compagnie sénégalaise des travaux publics (Cstp SA) a saisi la Sapco d’un recours grâcieux, pour contester le rejet de son offre aux lots 1 et 4.
Ladite société a développé les moyens à l’appui de son recours, afin d’invalider les arguments servis par la Sapco pour rejeter son offre. A l’examen du recours, le Comité de règlement des différends a démonté l’argument servi par la Sapco, en s’appuyant sur les références telles qu’exigé par le Dossier d’appels d’offres, qui a exigé des candidats la réalisation au cours des cinq dernières années de trois prestations de même nature, de valeur minimale d’un milliard cinq cent millions pour le lot 1 et d’un milliard pour le lot 2, au titre de l’expérience spécifique.
Sur ces points la Cstp SA a donné des exemples clairs, mais rejetés par la Sapco, car estime la structure dirigée par Bocar Ly, ces réalisations ont été faites par Cstp Mali, succursale de Cstp SA.
Un argument balayé par le Comité de règlement des différends (Crd) qui soutient que les références de la succursale peuvent être capitalisées par la maison mère. Ainsi, le Crd estime que l’autorité contractante ne peut valablement écarter les références de Cstp Mali. En plus, «l’autorité contractante a rejeté les références considérées comme similaires présentées par Cstp SA au motif qu’elles sont à l’actif de Cstp Mali sans qu’il y ait accord de groupement entre les entités».
Sur ce, l’Armp estime que sur la base des documents présentés au Crd, l’autorité contractante ne doit pas rejeter les références de Cstp Mali, sans au préalable inviter le requérant à compléter les pièces établissant le lien juridique entre les deux entités.
Offre moins disante de plus d’un milliard de francs Cfa
En ce qui concerne le personnel, la Sapco a considéré non conforme l’un des deux chefs d’équipe proposés par le soumissionnaire au lot 1, tandis que pour le lot 4, le reproche porte sur les conducteurs des travaux, ingénieur hydraulicien et ingénieur électromécanicien.
Dans le Dossier d’appels d’offres, il est exigé pour le poste de chef d’équipe, au moins trois projets similaires au cours des cinq dernières années.
Des arguments mis de côté par le Crd qui, par ces motifs,"constate que le rejet du profil du conducteur des travaux, ingénieur hydraulicien, n’est pas justifié, dans la mesure où le rejet de l’offre de Cstp SA au lot 1, motivé par le seul fait que pour un chef d’équipe, deux projets sur les trois demandés sont similaires, ne préserve pas l’économie".
Somme toute, Bocar Ly et Cie devront revoir leur copie, car, au sortir de l’examen du litige, l’Armp a ordonné l’annulation provisoire des lots 1 et 4. S’y ajoute, poursuivent les gendarmes des marchés, l’offre de Cstp SA était moins chère de plus d’un milliard de F Cfa pour le lot 4 par rapport à l’attributaire.
Samba Thiam/leral.net

LA HONTE DU SENEGAL (7)

Talibés : les enfants mendiants du Sénégal, de l'or pour les marabouts

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En Afrique de l’ouest, la tradition d’envoyer au moins les enfants à l'école coranique s’est transformée en commerce.
On les repère dans les rues de Dakar ou de Saint-Louis à leurs grands yeux hagards et à leurs gamelles de plastique pendues autour du cou. Qu’on soit "toubab" ou noir, qu’on termine un yassa sur le bord de la route ou qu’on attende dans la carlingue miteuse d’un taxi-brousse, impossible de ne pas voir les talibés, ces élèves d’écoles coraniques que leurs maîtres obligent souvent à mendier. Ils sont là, se précipitent sur les assiettes métalliques des restaurants de rue une fois le client rassasié ou glissent leurs minuscules mains sales et apeurées par la fenêtre des voitures.
Leurs joues dévorées par la faim, leur peau d'ébène grisée par la pollution, leurs petits corps noyés dans un vieux maillot de football de contrefaçon ou un tee-shirt trop grand, ils mendient. D’abord on s’attendrit. Puis, à force de se déchirer le cœur à chaque croisement de rue, on finit par les ignorer, comme tout le monde, et leurs silhouettes maigres se transforment en faibles fantômes dont le nom est tabou.
Sur les bancs de la misère
"Pour sauver les talibés, l’Etat prévoit amendes et peines de prison pour ceux mettant leurs enfants dans la rue", tweetait Macky Sall, l’actuel président du Sénégal, le 1er juillet 2016, avant de lancer le plan "retrait des enfants des rues". Juillet 2017, un an après, Human Rights Watch publie un rapport qui en dresse le bilan. Précis, fondé sur une série d’entretiens avec 43 talibés dans 5 refuges pour enfants et 17 écoles coraniques différentes, il nous rappelle avec violence les conditions de vies de ces jeunes talibés (de l’arabe talib, "étudiant"), envoyés par leurs parents à des marabouts (l'équivalent local des imams) pour apprendre le Coran et faire honneur au clan. C’est la tradition du "confiage", celle d’envoyer un enfant par fratrie dans une daara, une école coranique, dès l'âge de cinq ans.
Toutes les écoles coraniques ne forcent pas leurs élèves à la mendicité. Mais dans un précédent rapport paru en 2010, Human Rights Watch estimait déjà à 50.000 le nombre de ces jeunes enfants, essentiellement des garçons, "forcés par leurs maîtres coraniques à mendier chaque jour leur quota d’argent, de riz ou de sucre". Car une fois leur enfant placé entre les mains des marabouts, ces derniers les emmènent parfois à plusieurs centaines de kilomètres de chez eux. Et les parents n’ont alors que très peu de contrôle sur le sort de leur progéniture.
Enfermés, entassés dans des logements insalubres, mal nourris, battus ou enchaînés, violés parfois, les talibés sont transformés en de lucratifs esclaves. Réfugié dans un centre pour enfants de Dakar, un ancien talibé de 18 ans décrit à Human Rights Watch les conditions de son emprisonnement :
"Dans mon daara de Diourbel, j’ai été emprisonné pendant deux ans dans une 'cellule' parce que je ne voulais pas apprendre. Je faisais tout dans cette pièce : manger, aller aux toilettes… Il y avait beaucoup d’autres talibés avec moi dans la pièce, qui avaient refusé d’apprendre eux aussi, ou tenté de fuir. Nos jambes étaient attachées avec des chaînes, même celles des plus jeunes [...]. Ceux qui essayaient de fuir étaient punis, battus."
Depuis l'engagement du président Macky Sall, deux d’entre eux sont morts à la suite de sévices. Malgré une balbutiante prise de conscience, le système est difficile à changer tant les profits générés sont gargantuesques.
Un système économiquement florissant
En 2015 déjà, Ismaïl Ndiaye, imam de la mosquée Cheikh Anta Diop à Dakar et membre de la Ligue des imams et prédicateurs du Sénégal, affirmait à une télévision locale que "retirer tous les mendiants des rues, c’est couper la source de revenus de 30% des familles sénégalaises". Soit plusieurs millions de personnes. Pour assurer leur approvisionnement en main d’œuvre et fidéliser les parents, certains marabouts se seraient mis à leur reverser des pensions. Gagnant jusqu’à 2 millions de francs CFA par mois (environ 3.000 euros), les marabouts qui exigent de chaque enfant un rendement quotidien se multiplient.
Dans le rapport d’Human Rights Watch, un talibé de Saloum, âgé de huit ou neuf ans, raconte ses deux années passées dans une daara :
"Nous faisions la mendicité pour de l’argent et pour du riz. Le marabout demandait 400 francs CFA par jour. Le mercredi, c’était 500 francs CFA, pour payer le loyer et l’électricité. Si nous n’apportions pas l’argent, ou si nous ne récitions pas les versets, le marabout nous battait. Il nous frappait avec une ardoise cassée en deux [l’ardoise en bois utilisée pour écrire les versets du Coran, NDLR]."
Et certains marabouts "possèdent" plusieurs centaines d'enfants.
Initialement destiné à des fins religieuses, ce système se serait ainsi professionnalisé jusqu’à perdre dans certains cas toute vertu éducative ou religieuse. A Dakar Plateau, près du palais présidentiel, le gardien de nuit d’une banque occidentale rencontré en mars 2017, affirme que le problème est moins dû à la gloutonnerie des marabouts qu’à la misère des talibés. De son point d’observation de choix sur la misère de la rue, il décrit ce qu'il a vu :
"A l’été 2016, l’Etat est venu avec des bus pour rafler les mendiants. Il a arrêté plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville. Mais lorsqu’on les libère, ils n’ont rien d’autre à faire, ils reprennent la mendicité. Tant que l’Etat n’organisera pas l’assistance publique, son combat contre l’exploitation des talibés sera perdu."
Un programme qui ne va pas assez loin
L'Etat a tout de même redoublé ses efforts. En 2005, une loi qui interdisait la mendicité forcée et la traite des êtres humains avait déjà été votée, mais sans succès. En juin 2016, à la suite de l’engagement fanfaronnant de Macky Sall, le ministère de la Femme, de la famille et de l’enfance, lançait un programme intitulé "retrait des enfants de la rue" pour appliquer cette loi. Entre juin 2016 et mars 2017, 60 opérations de rues ont été menées par la police et les travailleurs sociaux dans les rues de Dakar. 1.547 enfants ont été officiellement retirés des rues, recueillis et placés dans des centres d’accueil, pour être ensuite restitués à leurs parents.
Mais comme souvent, les chiffres masquent une réalité qu’on préfère taire. "Le programme de retrait ne permet pas de protéger les droits des enfants ni de rendre justice aux victimes", titre ainsi le chapitre 2 du rapport. Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, abonde :
"Bien qu'il représente un pas dans la bonne direction, le programme du Sénégal visant à retirer les enfants des rues n'a presque rien changé au nombre alarmant de jeunes talibés qui sont tous les jours victimes d'exploitation, d'abus et de négligence."
Faiblesse des investissements (141 millions de francs CFA au lieu des 14 milliards promis), mauvaise communication publique, absence de coordination entre les ministères et les acteurs de terrain locaux : le programme "retrait" ne semble être qu’une opération de communication.
Corinne Dufka détaille : "Pour s'attaquer au cœur du problème, le gouvernement devrait veiller à ce que les maîtres abusifs fassent l’objet de sanctions ou de poursuites." Mais l’Etat, malgré ses promesses, demeure frileux à condamner les marabouts, que la tradition et le tissu social entourent toujours d’un halo d’inviolabilité. Aucun de ceux qui ont été surpris à exploiter des talibés n’a été arrêté. Pire : sur les 1.456 enfants que le gouvernement a déclaré avoir "retournés" à leurs familles, 1.006 ont même été renvoyés à leurs maîtres coraniques sans enquête sur ces derniers ou sur les conditions de vie de leurs daara. Et près de 85 marabouts auraient même reçu de l’argent ou des fournitures de la part du ministère de la Famille lorsqu’ils sont venus récupérer leur main-d’œuvre illicite.
L’échec est criant : 37 des 43 enfants talibés interrogés par HRW ont avoué avoir été forcés à mendier ou ont été surpris à le faire. "En juin et en juillet 2016, il y avait moins d'enfants dans les rues," concède Etienne Dieng, le gestionnaire d’un des trois centres d’accueil pour talibés sortis de la rue. "Mais quand les maîtres ont vu qu'il n'y aurait pas de sanctions, ils se sont mis à renvoyer les enfants dans les rues." Et le trafic est d’autant plus difficile à contrôler qu’il concerne toute l’Afrique de l’ouest.
De la chair à canon pour Al-Qaida
Selon les chiffres fournis par le ministère de la Famille au journal "Senego", seuls 829 des 1.374 enfants identifiés par la police dans le cadre du plan "retrait", entre juin 2016 et février 2017, sont sénégalais. Les autres sont "importés" des pays voisins : Guinée-Bissau (355) ou Mali (103) et dans une moindre mesure Gambie ou de Guinée. A l’inverse, des Sénégalais sont envoyés dans d’autres pays, au gré du marché. Dans les pays en guerre, le problème se pose alors avec d’autant plus d’acuité que les étudiants, privés de débouchés après leur éducation religieuse, sont souvent enrôlés dans les groupes de combattants.
C’est ce qu’affirme un proche de l’imam de Djenné, au Mali, qui propose aux rares toubabs de passage de leur faire visiter la ville. Dans cette cité millénaire, connue pour sa somptueuse mosquée et réputée pour ses daara, les enfants viennent de tous les pays d’Afrique de l’ouest. Selon le guide, rencontré en avril 2017, beaucoup de ces enfants "ne peuvent rien faire après la daara. Ils connaissent bien le Coran, certes, et lisent l’arabe, mais ils n’ont aucune compétence demandée sur le marché du travail. Un nombre infime parviendra à devenir grand-talibé [assistant du marabout NDLR] puis marabout". Et pour les autres ?
"Que voulez-vous qu’ils fassent ? Inadaptés, ils chercheront du travail, traîneront en bandes, et seront de la chair à canon pour Al-Qaida."
Emile Boutelier - Lobs- tempsreel.nouvelobs.com - Webnews

14/08/2017

UN FRANCAIS A LA TÊTE DE AIR SENEGAL

Air Sénégal SA : Macky nomme un DG français

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La nouvelle compagnie Air Sénégal SA connaît un changement de cap avant même le décollage de ses activités. Aux commandes de la société depuis sa création, il y a un peu plus d’un an, Mamadou Lamine Sow a été viré jeudi dernier. Il a été remplacé par le Français Philippe Bohn.
D’après des sources crédibles, en procédant à ces changements, le Président Macky Sall mise sur le carnet d’adresses du nouveau directeur général.
Ce dernier est un ancien vice-président d’Airbus. Il devrait permettre à la compagnie de réussir son décollage et de ne pas piquer du nez comme ses devancières.
Mamadou Lamine Sow quitte la direction générale d’Air Sénégal SA, mais pas l’entreprise. Il est passé Président du Conseil d’administration. Un poste qu’occupait Thierno Niane, le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (actionnaire majoritaire de la compagnie), qui est éjecté.
Diop Mamadou/Les Échos – Seneweb.com

13/08/2017

CRISE DES ENTREPRISES

97% des 407 000 entreprises au Sénégal sont des PME avec un chiffre d’affaire médiocre

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Quatre-vingt-dix-sept pour cent des 407 000 entreprises recensées au Sénégal, sont des petites et moyennes entreprises (PME) avec un chiffre d’affaires annuel inférieur à deux milliards de francs CFA, a indiqué le directeur général de l’Agence pour le développement et l’encadrement des PME (ADEPME), Idrissa Diabira.
Sur l’ensemble des 407 000 entreprises répertoriées, 97 pour cent sont dans l’informel et plus de 60 pour cent d’entre elles sont sur l’axe Dakar-Thiès-Diourbel, a expliqué M. Diabira à l’occasion d’un atelier technique sur la mise en place du réseau « Sénégal PME« , indique l’agence de presse sénégalaise.
Selon le DG de l’ADEPME, la compétitivité, la formalisation et la territorialisation sont les ’’grands défis’’ auxquels ces entreprises sont confrontées.
« Même si 97 pour cent des entreprises sont dans l’informel, elles ne représentent que 16 pour cent du chiffre d’affaires global des PME. Donc, nous devons renforcer la PME sénégalaise« , a-t-il estimé, relevant que seuls 28 pour cent des PME ont accès à la commande publique, rapporte la même source.
Selon lui, il faut voir comment faire pour que 50 pour cent de la commande publique, des impôts et des ressources nationales, puissent profiter à la PME sénégalaise.
Couly CASSE/senego.com

12/08/2017

RECRUDESCENCE DES ACCIDENTS DE LA ROUTE

PLUS 282 MORTS EN MOINS DE HUIT MOIS

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Depuis le début de l’année 2017, plusieurs dizaines voire centaine de personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation au Sénégal. Au total, plus de 272 individus sont morts dans des accidents de la route en six mois (de janvier à juin). Pis, après une sorte d’accalmie notée suite à l’effectivité des 10 mesures du Conseil interministériel de mars dernier, le fléau semble reprendre. Rien qu’après les élections législatives du 30 juillet, plus de 10 Sénégalais ont perdu la vie sur les routes nationales, portant à plus de 282, le nombre de victimes. Suffisant pour que le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, annonce la reprise des opérations coup de poing. Il signale qu’elles ont été allégées pour les besoins de la campagne électorale.
ROUTES NATIOANLES N°1 ET 2 : Plus d’une dizaine de victimes en quelques jours
Plusieurs morts ont été enregistrés sur les routes du Sénégal ces derniers jours. Depuis la fin des élections législatives, de nombreux accidents ont coûté la vie à beaucoup d’individus sur les routes nationales. En atteste, le 1er août, un accident qui a eu lieu à Gathié, un petit village dans la région de Kaffrine, a fait 5 morts, tous des étudiants ressortissants de Sédhiou. Ils avaient quitté les campus universitaires pour aller voter dans leur localité d’origine. Sur le chemin du retour, le chauffeur du bus (qui les transportait) qui tentait de doubler un camion citerne n’a pu réussir sa manœuvre. Le même jour, deux vies ont été emportées à Mbour. Des maçons, après une journée de travail, sont morts sur le chemin de retour. Ils ont été percutés par un camion transportant du sable.
Quelques jours plus tôt, 4 personnes ont trouvé la mort et 49 autres blessées dans un accident de la circulation, à hauteur de Keur Babou, un village du département de Mbirkilane, dans la région de Kaffrine. Un car de transport en commun s’est renversé après avoir dérapé. Le bus qui venait de Dakar, ralliait le village de Mandiguane, dans le département de Bignona. Il transportait des passagers en partance pour les besoins de la cérémonie traditionnelle d’initiation appelée «bukut», en Diola.
Avant-hier, mardi 8 août, un autre accident survenu à Ndoucoura, village située entre Ngaye Mékhé et Pire, dans la région de Thiès, a fait 3 morts et 38 blessés. Un bus qui avait quitté Ngaye Mékhé pour se rendre à Dakar, a perdu un de ses pneus en essayant de doubler un autre bus. Il s’agit d’une élève en classe de terminale et soutien de famille qui vendait des chaussures communément appelées «dalla Ngaye», de l’un des apprentis qui a sauté du bus suite à l’éclatement du pneu et d’un passager.
CHEIKHOU OUMAR GAYE, DIRECTEUR DES TRANSPORTS ROUTIERS : «Reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing»
Le directeur des Transports routiers, Cheikhou Oumar Gaye, interrogé hier, mercredi 9 août, sur la recrudescence des accidents ces derniers jours, a annoncé que les opérations coup de poing, une des 9 mesures prises lors du Conseil interministériel sur les accidents tenu en mars dernier, seront reprises. «Pour le trimestre en cours, de juillet à maintenant, ces derniers jours ou après les élections, on a noté des accidents à des intervalles vraiment très réduits. Les mesures qui étaient prises sur le durcissement des points de contrôle au niveau de la visite technique restent toujours de mise. Au niveau de la délivrance des permis aussi, la tolérance zéro demandée par le chef de l’Etat est toujours appliquée. Tous les points concernant les 10 mesures sont toujours appliqués».
Selon Cheikhou Oumar Gaye, le contrôle sur les routes était allégé à cause de la campagne électorale. «On va reprendre les brigades mixtes, sous forme d’opérations coup de poing. Il y avait un ralenti avec la campagne pour ne pas gêner les différentes parties en compétition. Maintenant, on va redéployer tous les moyens pour lutter contre les accidents», a-t-il dit. La rigueur sur les route est nécessaire car, estime le directeur des Transports routiers, une amélioration a été ressentie après le Conseil interministériel du mois de mars instaurant les 10 mesures. «Nous avons senti une amélioration parce que le premier trimestre de l’année 2017, nous avions enregistré 186 décès en janvier, février et mars. Après le Conseil ministériel de février, avec la prise des 10 mesures au mois de mars, on a senti une nette amélioration au second trimestre, c’est-à-dire entre avril, mai et juin où on a enregistré 86 décès. On a réduit donc, presque plus de la moitié du nombre de décès connu au du premier trimestre».
LES PERMIS A POINT EN PHASE D’APPROBATION
L’autre mesure phare pour circonscrire le mal des accidents de la circulation, le projet d’instauration des permis à point et la numérisation des titres de transports est en phase d’approbation au niveau du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a soutenu le directeur des Transports routiers. «Le permis à point entre dans le projet de numérisation et de sécurisation des transports. Et le programme est, en ce moment, en cours. Le contrat est déjà signé, il reste au ministère des Finance de valider l’approbation», a-t-il expliqué.
Lutter contre les accidents, c’est aussi avoir des routes praticables. «La solution durable, sur le plan international, c’est d’investir pour des aménagements routiers à deux voies, surtout sur les corridors routiers, par exemple Dakar-Bamako. Et, concernant les routes nationales, en zone d’agglomération comme à Dakar, il y avait déjà un arrêté du gouverneur sur la circulation de gros transporteurs. Alors, il ne reste plus qu’à l’appliquer pour permettre aux acteurs économiques et aux citoyens de circuler en toute sécurité», a-t-il jugé.
ASSAINISSEMENT
Le privé cherche à s’impliquer dans le secteur
Les acteurs du privé intervenant dans le domaine de l’assainissement dont le directeur général de Delvic sanitation initiative, Bécaye Sidy Diop, comptent mettre en synergie leurs efforts pour acquérir un omniprocessor. Cette machine utilisée dans le domaine de l’assainissement permettra à partir des boues de vidange de produire de l’électricité, de l’eau distillée et des cendres qui peuvent être utilisés dans l’agriculture. La présidente de Janicki Bioenergy, Sara Van Tassel, trouve que l’acquisition de cette machine pourra permettre au secteur de l’assainissement d’être beaucoup plus rentable. «Notre vision est que cette machine peut amener l’assainissement à être beaucoup rentable avec la création de sous produit de l’assainissement.» Le directeur de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a quant à lui, fait état du soutien de sa structure pour appuyer l’engagement des privés dans le secteur de l’assainissement.
Fatou NDIAYE et Amassaïde SEN/sudquotidien.sn

3717 MILLIARDS DE FCFA

Hausse de 11% des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal

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L’encours des créances intérieures des institutions de dépôts du Sénégal a progressé de 10,9% au mois d’avril 2017 comparé à la même période de 2016, indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans une note reçue vendredi à APA
Cet encours s’est établi à 3717 milliards FCFA contre 3351,8 milliards FCFA au mois d’avril 2016, soit une augmentation de 365,2 milliards FCFA.
Cette hausse s’explique essentiellement par les créances dues à l’administration centrale qui sont passées à 52,9%. De leur coté, les créances sur les autres secteurs ont progressé de seulement 6,8%.
En glissement mensuel, les créances intérieures ont légèrement progressé de 0,3%, passant de 3704,8 milliards FCFA en mars 2017 à 3717 un mois plus tard.
MS/cat/APANEWS.net

DES MINIBUS POUR MBOUR

38 minibus mis en circulation pour améliorer la mobilité urbaine à Mbour

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Le préfet du département de Mbour (ouest), Saër Ndao, a remis jeudi à des acteurs du transport local 38 minibus d’un coût de 722 millions de francs CFA, de nouvelles acquisitions qui devraient contribuer à améliorer la mobilité urbaine dans la capitale de la Petite-Côte, a constaté l’APS.
Le nombre important de bus réceptionnés à Mbour s’explique par "le potentiel démographique et économique" de ce département de la région de Thiès (ouest), a-t-il souligné au cours d’une cérémonie officielle de remise des clés des nouveaux minibus.
Etaient notamment présents, le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Jules Aubin Sagna, ainsi que le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains à Dakar (CETID), Thierno Birahim Aw.
Le maire de Mbour, Fallou Sylla, avait également assisté à cette cérémonie, de même que des représentants du secteur du transport local.
Ces bus, répartis sur quatre lignes, vont desservir l’ensemble des quartiers de Mbour et d’autres communes du département, a signalé M. Sylla, citant notamment Saly-Portudal, Ngaparou, Somone, Sessène, Sandiara, Gandigal, Malicounda, Sindia,Diass, Warang, Nianing, etc.
Le préfet de Mbour a lui appelé les populations locales à travailler à la préservation de ces minibus qui devraient créer "70 emplois directs" pour 30.000 voyageurs transportés quotidiennement.
"On avait, à Mbour, un problème de transport, de confort, de qualité et c’est ce que nous avons réglé aujourd’hui avec d’abord un premier lot qui entre dans la phase-test de ce programme qui nous met à l’épreuve, parce que c’est pour nous montrer que nous pouvons en avoir plus", a déclaré Saër Ndao.
"On est en train de voir comment mettre en place un plan de circulation mais aussi revoir le dispositif de circulation au niveau de Mbour. Et pour cela, on a des projets avec le Programme de promotion des villes (PROMOVILLES) et l’Agence des routes (AGEROUTES) qui, s’ils aboutissent", devraient permettre d’élargir les axes routiers pour "une meilleure fluidité de la circulation", a dit M. Ndao.
"Les 38 minibus que nous avons confiés aux opérateurs de Mbour vont complètement révolutionner les conditions de mobilité urbaine, avec un objectif majeur de l’Etat qui est la réduction de l’insécurité routière", a indiqué Thierno Birahim Aw.
Selon M. Aw, les autorités ont demandé que soit accéléré le programme de renouvellement et de modernisation du parc automobile des transports, en étroite collaboration avec l’ensemble des services de l’Etat.
Pour ce faire, de nouveaux services de transport seront déployés dans les régions de l’intérieur, en renfort des programmes mis en œuvre par PROMOVILLES, un projet qui est en train a-t-il dit de doter les territoires de routes, de voirie, d’infrastructures d’assainissement et d’éclairage.
Ces initiatives, une fois combinées, se traduiront par l’amélioration des "conditions de confort, de sécurité et de régularité" du transport, a souligné M. Aw.
ADE/BK/APS

11/08/2017

DES YEUX POUR APPRENDRE

YPA distribue des yeux à Nianing et Mbour

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YPA est une association humanitaire qui intervient dans les zones de Nianing et Mbour. Depuis 2015, ses bénévoles s’activent dans la sensibilisation des écoles : enfants et corps enseignant de cette région de la Petite Côte sénégalaise sur le « bien voir » et la réussite scolaire. Aussi ces grands cœurs procèdent-ils au dépistage visuel pour déterminer les réfractions et à l’occasion, équiper ces enfants de lunettes. « Tout est parti d’une visite à l’école de Niangal où un opticien s’est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes…cet état de fait a conduit à la réflexion suivante : soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d’avoir une excellente vue…soit qu’aucun examen n’est effectué auprès des jeunes et des élèves. Très rapidement est donc créée l’association par le biais d’un petit groupe d’amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l’an, visiter les écoles de la petite côte », a déclaré Frédérique Therain, l’une des initiatrices de ce projet.
Comme actions : YPA a, depuis 2015, effectué 13500 pré dépistages d’élèves dont des centaines au Sacré Cœur et Koor Jockel, et distribué 530 lunettes dont le coût varie entre 15 et 300€ la paire.
http://www.nianinginfos.com/social-ypa-distribue-des-yeux...
nianinginfos.com

10/08/2017

JM DUPART: LES OISEAUX DU SENEGAL

"Oiseaux du Sénégal" le livre de Jean Marie Dupart

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Jean-Marie Dupart, en fervent défenseur de l’environnement, revient sur son parcours au Sénégal et son travail dans les parcs nationaux. Passionné d’ornithologie, il sort cette année « Oiseaux du Sénégal », un livre de vulgarisation à l’intention du grand public afin de faire connaître les oiseaux qui peuplent les parcs nationaux sénégalais. Cette œuvre est une des nombreuses idées de Jean-Marie, qui n’a de cesse de défendre l’environnement autour de plusieurs projets. Retour sur cette figure multi-casquettes et sur son livre où se mêlent ses passions pour l’ornithologie et la photographie.

Depuis combien de temps êtes-vous au Sénégal et pourquoi avoir choisi d’y habiter ?

Je suis au Sénégal en permanence depuis 7 ans mais je suis venu pour la première fois en 1976. Mon choix, c’est une longue histoire ! Déjà, j’adore l’Afrique, j’ai fait pas mal d’aller-retours en Afrique quand j’étais jeune. J’avais envie de m’éloigner du rythme à l’européenne, du stress, donc voilà, je me suis décidé à m’installer en Afrique. Et le Sénégal parce que c’est le seul pays où tu peux avoir des projets à moyen termes parce que les autres pays c’est instable et à chaque élection tu ne peux pas savoir ce qu’il risque de se passer. C’est le seul pays démocratique et stable. Dans les autres pays d’Afrique de l’ouest, tu ne peux pas partir sur des projets à moyen termes car tu ne sais pas ce qui peut se passer dans le futur. C’est aussi un pays avec énormément d’oiseaux et de choses à faire autour.

Avant la réalisation de votre livre et les clichés des oiseaux du Sénégal, vous avez aussi photographié votre région natale, les landes et les montagnes basques ?

Je fais de la photo depuis l’âge de 16 ans en amateur. Je suis issu d’une famille de la nature, chez moi on partait souvent dans la forêt, dans la montagne. Et un jour voilà, je me suis mis à faire de la photo. C’est devenu une passion petit à petit, en marge de mon travail, c’est une passion comme une autre.

A côté, vous avez aussi plusieurs flèches à votre arc, puisque vous êtes ingénieur en techniques agricoles, mais aussi passionné d’environnement et d’ornithologie ?

La formation culturelle je l’ai grâce à ma mère, une directrice d’école, qui est en avance sur son temps et qui me parlait d’écologie. Elle faisait des leçons sur les animaux en classe. Après les études je suis ingénieur en techniques agricoles et j’ai travaillé dans trois boites sur des projets écologiques. Dès le début les choix étaient basés là-dessus. Après j’ai travaillé pour une société qui fabriquait des machines pour l’agriculture, pour permettre de ne pas traiter les sols. J’ai toujours eu cette sensibilité écolo. Ça peut paraître bizarre aussi mais ma grande découverte c’est René Dumont, le premier candidat de 74 aux élections présidentielles. Son livre s’appelle l’utopie ou la mort et il parle beaucoup d’Afrique, c’est un spécialiste de l’écologie tropicale. Et donc il m’a sensibilisé à ça, j’étais moi-même dans le même cheminement : l’Afrique et l’écologie, et donc ça m’a marqué. Je le relis d’ailleurs de temps en temps, c’est mon livre de chevet ! D’ailleurs dès 1974 il écrivait des tucs qui se passent aujourd’hui, il avait prédit pas mal de choses ! Bon et puis après, j’ai cette envie de me diversifier parce que je suis "touche à tout", je suis curieux. Je m’intéresse à l’érosion, l’écologie, l’histoire etc…

Pourquoi cette passion pour le continent africain ?

C’est d’abord une histoire personnelle et familiale. Mon père a travaillé en Afrique il y a longtemps et je l’ai toujours entendu parler de l'Afrique. Donc pour mon premier voyage, en 1976, je prends ma 4L et je pars en Afrique. Je prends la route par le Maroc, la Mauritanie, je suis en pleine marche verte avec les sahraouis, donc ça me rapproche de l’histoire aussi. J’ai toujours été attiré par ça. J’ai aussi un amour pour le rythme africain. J’aime bien prendre mon temps, me poser, discuter. On peut passer une journée à ne rien faire de spécial, mais rien faire c'est aussi réfléchir !

Pourquoi cette passion pour l’ornithologie ?

De l’histoire familiale aussi ! Quand j’ai commencé à faire des photos d’oiseaux j’avais 16 ans et quand tu commences, tu commences à t’intéresser. Je ne suis pas ornithologue professionnel mais maintenant il y a des masters qui te forment à l’ornithologie. Moi, maintenant, je m’intéresse aux oiseaux au Sénégal parce que malheureusement, au Sénégal il n’y a plus que des oiseaux. Les mammifères, tout ce qui est éléphants, girafes, ne sont plus au Sénégal. La chasse coloniale a joué énormément dans ce processus même si les sénégalais ont repris le flambeau pour gagner de l’argent. C’est aussi dû à l’augmentation de la population et à la pression humaine.

Comment s’est réalisée l’écriture du livre Oiseaux du Sénégal ?

L’écriture du livre s’est faite en plusieurs étapes. Pour les parcs du Nord du Sénégal j’ai commencé à faire des visites un peu plus élaborées que ce qui se faisait avant et j’ai commencé à faire des fiches oiseaux pour les gens qui visitaient. A force je me suis retrouvé à faire des reliures de toutes ces fiches et les gens me demandaient : « mais pourquoi tu n’écris pas un livre ? ». J’ai finalement décidé de le faire. Il y avait aussi la sensation d'un manque, pour les gens qui s’intéressent à la nature sans plus de précision que ça. Ils n’avaient pas de supports, de livres, parce que soit ils étaient très chers, soit ils étaient inaccessibles parce que ce sont des bouquins de recherches scientifiques, donc pour quelqu’un qui visite un parc c’est pas simple ni adéquat.

D’où viennent les photographies de votre livre ?

J’ai fait les photos dans les parcs nationaux sénégalais. Et chez moi, ensuite, j’ai réuni les informations en deux à trois mois de recherche. J’ai aussi un avantage c’est que j’écris assez rapidement donc ça m’a aidé.

Est-ce qu’il y a eu des difficultés ?

Le plus dur c’était de choisir les oiseaux parce qu’il y en a énormément ! Et pour ne pas faire un livre avec 600 espèces il faut donc choisir 100 à 150 espèces, les plus faciles à voir. Il faut étudier et choisir celles qu’on garde ou non. Les premiers c’est assez facile mais ensuite il faut faire des choix. Peut être que ce sont des choix plutôt affectifs.

Qu’est-ce que ça vous a apporté de l’écrire ?

Ça m’a apporté beaucoup car je me suis penché de manière plus structurée sur les oiseaux. On découvre tous les jours quelque chose de nouveau.

Vous avez aussi travaillé dans les parcs nationaux Sénégalais, qu’est-ce que vous faisiez exactement ?

J’ai travaillé dans les parcs nationaux car je connaissais le président et j’avais offert des photos pour le parc. Ils m’ont proposé de venir travailler là-bas. J’ai fait du comptage, tous les travaux qu’il y a faire dans les parcs nationaux, la plantation de fil à eaux, de mangroves... J’ai mis aussi sur Excel tous les oiseaux, mois par mois et années par années, car ils n’avaient jamais structuré ça. Ça permettait de faire des recherches et des études plus facilement et de remarquer les évolutions aisément.

Vous êtes aussi en contact avec d’autres ornithologues sur des sujets plus spécifiques comme sur le balbuzard pécheur par exemple. Pouvez-vous nous en parler ?

Oui, le balbuzard pécheur est un des plus gros rapaces et il est en voie de disparition en Europe. Il y a entre 3800 et 4000 balbuzards pêcheurs recensés dans le monde. En France, il y en a dans la vallée de la Loire seulement 54. Et là, j’arrive dans la langue de barbarie, avec le premier comptage, il y en 300 ! Donc je relaye l’information et on me contacte. Les ornithologues, anglais etc. me disent « tu te trompes d’un zéro là, il n’y en a pas 300 mais 30 ! ». Je leur explique que non et c’est comme ça qu’on s’est aperçu qu’il y avait 30% des balbuzards pêcheurs européens qui venaient ici. L’hiver on en compte 1000 ! Donc on a développé des outils de recherche, on a des GPS et des spécialistes sur place pour étudier la population. On ne changera pas son avenir mais on le connait mieux et on sait pourquoi il est en disparition. Il faut maintenant travailler en Europe pour qu’il se sente mieux là-bas. En France il y a une pression humaine telle, qu’il faut faire attention parce que c’est un oiseau qui n’aime pas la présence humaine. Donc il faudrait mettre des points d’eaux fermé au public, il n’y a que comme ça qu’ils reviendront. Derrière tout ça, on a des projets de comptage, de conservation.

Travailler sur l’environnement au Sénégal, est-ce que ce n’est pas difficile en termes de gestion des déchets et de développement des politiques publiques ?

Le problème au Sénégal c’est essentiellement le problème des déchets plastiques. Pour l’instant il n’y a pas de pollution industrielle au Sénégal à part sur Dakar. Et les sociétés agricoles sont européennes donc les risques de pollution agricole sont plus ou moins gérés, car les sociétés sont obligées de respecter les normes européennes donc de planifier les relevés d’eaux sinon leurs produits ne partent pas en Europe. Donc on a une petite garantie là-dessus. J’ai plus peur de l’agriculture sénégalaise où les agriculteurs peuvent faire n’importe comment, car les dosages ne sont pas forcément réglementés. Le problème ici c’est essentiellement une pollution visuelle qui peut être traitée s’il y a une volonté d’état. Il faut mettre en place des services de traitement de ramassage efficace car on ne peut pas demander à une population de trier s’il n’y a pas de poubelles ou de ramassage concret et efficace.

Comment faites-vous pour vous battre ?

Actuellement, on est sur un projet de caravane de sensibilisation à l’environnement, on part 3 semaines avec 50 étudiants de Cheich Anta Diop et de l’Université de Saint Louis et on fait le tour des parcs du Sénégal et des villages limitrophes. On fait de la sensibilisation auprès de la population et de la plantation d’arbres. L’idée c’est que ce sont les jeunes qui vont faire changer les choses.

Vous travaillez en parallèle avec l’Université Cheich Anta Diop sur d’autres projets n’est-ce pas ?

L’université c’est un hasard. A Dakar certains avaient besoin de faire des stages pratiques sur l’environnement, la brèche du fleuve de Saint Louis par exemple. C’est un sujet récurrent et donc ils font des stages sur la langue de barbarie et je leur sers d’accompagnateur. Moi je n’interviens pas à Dakar mais c’est un travail pratique.

La nouvelle génération sénégalaise est-elle consciente des enjeux environnementaux qui se posent actuellement ?

C’est le même problème qu’en Europe, la nouvelle génération prend conscience, il y a des associations écologiques étudiantes mais le problème c’est l’élite, les gens dans la rue, si tu leur dis « il faut protéger les oiseaux » ils te disent « je vais d’abord essayer de trouver à manger pour midi ». Moi je suis persuadé et même si ça peut paraître bizarre, que la seule solution pour accélérer le phénomène, c’est le bâton. Il faut d’abord que le gouvernement mette des moyens pour ramasser, des usines de traitement et qu’ensuite on dise à la population « Si tu ne jettes pas dans la poubelle, c’est une amende de 1000 francs. » C’est ce qui s’est passé en Europe, aussi ! Malheureusement les gens en général ne s’y intéressent pas. En France aussi, la preuve c’est les élections, ils s’y intéressent à la marge, ça gène pour les vacances, mais bon si ça ne gêne pas dans la vie on s’en fout, on vit dans une société schizophrène : on veut du bien, du loisir, mais pas l’embêtement qui va avec.

Avec tout ça, vous avez créé une formation de guides touristiques avec l’Université ? Quel est l’objectif final ?

Ce sont deux structures, une première qui est liée directement à l’UGB verte à St Louis. Actuellement, il y a un projet qui est mené par un prof de géographie à la fac pour faire une sorte de BTS en nature ornithologie, pour qu’il y ait des guides aptes à expliquer. Malheureusement aujourd’hui au Sénégal, on est à ce niveau de facilité, les guides savent seulement le nom des oiseaux, ils sont incapables de te dire pourquoi l’oiseau est là, d’où il vient etc… il y aussi un deuxième phénomène, c’est que tu ne peux pas raconter n’importe quoi, les gens avec internet sont renseignés. Il n’est pas possible d’inventer, il faut être sérieux. Donc on a mis en place cette structure. Il y a un autre projet qui concerne les parcs nationaux. Il y a une association de jeunes éco-gardes sénégalais qui a été créée et qui fait tous les comptages à Dakar. Elle commence à s’intégrer à la vie des parcs nationaux avec pour but de faire avancer les choses. C’est intéressant. Les ornithologues et les spécialistes de la nature ici, c’est encore des ex-colons, et personnellement ça me dérange. Je pense que la sensibilisation des jeunes d’ici passera par une intervention des leurs, quand c’est de l’intervention extérieure ça a beaucoup moins d’impact. Quand c’est leurs fils ou leurs neveux, ça modifie complètement l’impression des gens par rapport à ça.

Pour exemple, avec les enfants des écoles de Saint Louis et de Gandiol on a fait une opération de nettoyage et de plantation de mangrove dans le cadre des vacances citoyennes. Quand leurs mères jetaient ils disaient : « Oh non ! On a nettoyé là, on a planté là… » c’est par là que ça passe ! Ces opérations ça se fait partout, je trouve aujourd’hui que les parcs nationaux sénégalais évoluent bien, il y a une vraie une prise de conscience parce qu’il y a un nouveau directeur aussi et qu’il impulse sur ces questions !

Est-ce que vous avez d’autres projets pour le futur ?

Des projets d’écriture oui. Je vais faire un bouquin qui sera la suite de celui-là si celui-là marche, parce que ce sera sur les oiseaux plus rares. Et après, j’ai un autre projet de bouquin que j’ai déjà commencé à écrire, sur toutes les petites choses qui me sont arrivées depuis que je suis au Sénégal. Je voudrais le faire à travers les yeux de mon chien, j’ai un border collie. C’est un chien adorable, et donc il joue avec les enfants. Au Sénégal ça peut paraître bizarre car d’habitude les chiens se font marcher dessus. Donc j’aimerais écrire ces petits sketchs, mais vu par l’œil du chien. Par exemple, le chien qui marche sur la plage et qui se fait embêter par tous les sachets plastiques. C’est une démarche intellectuelle de se mettre à la place du chien, comment il peut voir le Sénégal, malmené, mal vu, tabassé.

Pour plus d'informations concernant les projets de Jean Marie ainsi que les thématiques écologiques au Sénégal : cliquer ici: https://web.facebook.com/Nature-et-Oiseaux-S%C3%A9n%C3%A9...
Propos recueilli par Claire Lapique (www.lepetitjournal.com/dakar)
l'article: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/a-lire/287714...

L'ENERGIE SOLAIRE ENFIN

La révolution du solaire au Sénégal

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Le Sénégal transforme sa politique énergétique et se tourne vers les énergies renouvelables.
Trois centrales solaires ont été mises en service dans les 10 derniers mois.
Deux autres sont prévues pour la fin de l'année. De quoi booster la production énergétique du pays.
Mais les zones rurales tardent encore à en bénéficier.
C'est un champ immense - l'équivalent d'une soixantaine de terrains de football.
A Santhiou Mekhe, à environ 130 km de la capitale sénégalaise, 92 milles panneaux solaires sont sortis de terre.
Inaugurée en juin dernier en présence du président Macky Sall, la centrale de Santhiou Mekhe est la troisième construite dans le pays en moins d'un an, et la plus grande en activité en Afrique de l'Ouest.
Des investisseurs privés et l'agence française pour le développement ont uni leurs forces avec les autorités sénégalaises pour financer et construire cette centrale à travers une société de projet - Senergy PVSA.
Image caption Avec 65% de taux d'électrification au niveau national, et seulement 33% dans les campagnes, l'électrification rurale est un enjeu majeur pour le pays.
"Senergy PVSA a signé avec la Senelec un contrat d'achat d'énergie qui porte sur 25 ans, en passant par la construction de la centrale solaire photovoltaïque de Santhiou Mekhe. Elle est aujourd'hui construite et mise en service depuis le 1er août 2017", détaille Emmanuel Oloa, chargé de projet pour la compagnie Engie Solaire direct, qui a construit la centrale.
D'après lui, le succès du projet vient du fait que les populations locales ont été impliquées dès la première heure. Un comité de suivi a été mis en place réunissant constructeurs, investisseurs et représentants locaux pour répondre à toute éventuelle difficulté, et mettre en place des projets sociaux.
Le chantier de construction qui a duré 12 mois, a permis la création de 150 emplois locaux.
Maintenant que la centrale est opérationnelle, beaucoup espèrent qu'elle permettra à la fois l électrification des villages alentour et la baisse du prix du courant.
"Un effort important a été fait durant cette année, avec une baisse de 10% du prix de l'électricité", révèle Ibrahima Niane, directeur de l'électricité au ministère de l'énergie sénégalais. Et d'après lui, ce n'est que le début.
"Dans le cadre du développement du mix énergétique, avec les centrales solaires qu'on est en train de réaliser, et les centrales éoliennes et au gaz qui vont venir, il y aura certainement une autre baisse du prix de l'électricité, poursuit-il. C'est une demande nationale, et ça permettrait aussi d'augmenter la compétitivité de l'économie sénégalaise.
Laissés-pour-compte
Pour l'électrification rurale, en revanche, il reste beaucoup à faire. Exemple à Sinkane, à moins de 2 km de la centrale de Santhiou Mekhe. Là-bas, pas d'électricité. Juste un poteau électrique qui traverse le village depuis plus de 50 ans.
"Le problème, c'est que les gens pensent que le Sénégal s'arrête à Dakar", s'emporte Idrissa Kane le chef du village. "Dans les zones rurales, il n'y a rien. On est les laissés-pour-compte. On est comme des moutons. Et même les moutons, leur propriétaire en prend soin et les nourrit. Mais nous, les ruraux, à chaque fois qu'il y a un partage, nous sommes oubliés." *
Sur les 600 habitants de Sinkane, outre le chef de village, 7 ménages ont du courant - Des foyers tirés au sort pour bénéficier des quelques kits solaires installés gratuitement par la compagnie privée qui a construit la centrale.
De fait, une nouvelle centrale solaire n'implique donc pas automatiquement l'électrification des localités avoisinantes. L'énergie produite par les centrales solaires doit passer par le réseau de la Senelec, la compagnie sénégalaise d'électricité. C'est à la Senelec, et à l'agence nationale pour l'électrification rurale de construire les infrastructures, de gérer le transport de l'électricite et de raccorder les ménages au réseau.
"On produit, on transporte, puis on distribue. La zone de production peut être complètement différente de la zone de consommation", confirme le directeur de l'électricité au ministère de l'énergie.
Et d'ajouter : "Là où il y a une centrale solaire et des localités à côté, on fera le maximum pour que ces localités aient l'électricité dans les meilleurs délais. Ces populations constituent des priorités pour nous, c'est très important. Les dispositions sont en train d'etre prises", assure-t-il.
Avec 65% de taux d'électrification au niveau national, et seulement 33% dans les campagnes, l'électrification rurale est un enjeu majeur pour le pays.
Les autorités ont promis deux autres centrales solaires et un parc éolien d'ici à la fin de l'année. Beaucoup espèrent que ce sera un pas de plus vers une énergie plus propre et moins chère, pour tous.
BBC.com

09/08/2017

PLUS DE RIZ EN CASAMANCE

Riziculture : 37 000 ha seront emblavés en Casamance

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Le Projet pôle de développement de la Casamance (Ppdc) va accompagner les organisations de producteurs des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda à emblaver 37.210 hectares en riz cette année contre 32.927 hectares en 2016 et 18 160 hectares en 2015 ; soit une augmentation respectivement de 15% et 51%.
Pour la présente campagne agricole, le Projet pôle de développement de la Casamance a fini de recycler les conducteurs des 14 tracteurs et 14 motoculteurs qu’il avait achetés en 2016 et mis à la disposition des organisations de producteurs. Le Ppdc a acquis ces engins de travail de sols à 370 millions de FCfa et les a octroyés aux producteurs sur la base d’une subvention de 80 à 85 %. « Les producteurs ont mobilisé, sur fonds propres, 55 millions de FCfa et acheté ces machines », a indiqué le responsable chaîne de valeurs, Ousseynou Konaté. Le projet a également acheté 125 tonnes de semences certifiées de riz produites par 3 coopératives semencières de Casamance que sont l’Entente de Diouloulou, Blouf Emano et la Fédération des producteurs du bassin de l’Anambé (Feproba). Il a acquis ces semences à 50 millions et les a subventionné aux producteurs à 80 %. D’après M. Konaté, ces semences viennent en supplément à celles distribuées par le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).
Dix nouvelles vallées réhabilités dans le Bignona
En outre, le Projet pôle de développement de la Casamance a mis à la disposition des producteurs 1.000 tonnes d’engrais Mpk et 800 tonnes d’urée pour un montant de 510 millions de FCfa et subventionnées pour les producteurs à 80%. Ces engrais ont été mis en place dans 105 communes de la Casamance, selon Oussseynou Konaté. A l’en croire, l’identification et la distribution des semences et engrais aux producteurs ont été assurées par 31 organisations paysannes partenaires du projet. M. Konaté a renseigné également que pour cette campagne agricole, 10 nouvelles vallées du département de Bignona, qui sont situées dans le marigot d’Affiniam, ont été réhabilitées et aménagées par le Ppdc au bénéfice des producteurs. Ces vallées sont mises en valeur à partir de cet hivernage. Les comités de vallée (au nombre de 10) sont déjà mis en place et ont été renforcés dans les thématiques de gestion de l’eau, de bonnes pratiques agricoles, de prévention et de gestion des conflits. En plus, le Ppdc est en train de construire 15 magasins au profit des organisations de producteurs partenaires pour le stockage des productions agricoles (riz).
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

LA VENISE D'AFRIQUE

Saint Louis, l'ancienne capitale sénégalaise ou la "Venise Africaine"

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Ancienne capitale du Sénégal, de 1872 à 1957, Saint Louis ou Ndar en wolof vaut le détour. Une bonne occasion pour s’évader et découvrir cette ville et son architecture coloniale, classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, ainsi que ses alentours. Située sur une île à l’embouchure du fleuve Sénégal, elle réserve des panoramas somptueux.
Riche de son architecture coloniale, le centre-ville, placée sur l’île, regorge de maisons colorées où il fait bon flâner. Le calme de Saint Louis contraste avec le bouillonnement dakarois. Loin de cette agitation, il est bon de prendre un bol d’air frais dans cette petite ville où l’on peut encore écouter le silence. Autour de l’île, les canaux du fleuve offrent une vue imprenable sur le balai des pirogues multicolores. Il ne faut pas hésiter à se promener le long du pont reliant l’île au quartier de Guet Ndar, le quartier des pêcheurs, pour y observer le couché de soleil se refléter dans les eaux du fleuve.
L’atmosphère de Saint Louis est paisible. L’île est principalement dédiée au tourisme et elle regorge de commerces, de restaurants et d’auberges. Pour les souvenirs, quoi de plus simple que de se promener dans les diverses galeries d’art réparties dans les rues saint-louisiennes. Les artistes y sont nombreux à exposer leurs créations tout en égayant la ville de leurs toiles.
Les restaurants offrent une diversité de spécialités sénégalaises pour ravir nos papilles. Mais il y en a pour tous les goûts, d’ailleurs, plusieurs crêperies permettent aux inconditionnels et nostalgiques de la nourriture française de s’y retrouver.
Il ne faut pas hésiter à explorer les quartiers alentours puisque la ville se compose de trois principales parties. L’île, le quartier des pêcheurs et sa Langue de Barbarie ainsi que la partie continentale, le quartier de Sor. Depuis l’île, ce quartier s’atteint grâce au pont Faidherbe. Un pont interminable où l’air marin et le vent frais permettent de se rafraichir durant les longues et chaudes journées d’été. Dans ce quartier plus populaire, les marchés et les vendeurs fourmillent de toute part. Là aussi, il est possible de se restaurer dans des gargotes plus locales et typiques.
De l’autre côté, le quartier des pêcheurs a lui aussi sa propre particularité et son originalité. La langue de barbarie où s’entassent toutes les pirogues est plus qu’appréciable. En marchant dans les dédales des rues, on accède aussi à la mer. Une mer plus que sublime où à marée basse, elle s’étale de tout son long.
Mais Saint Louis n’est pas attrayante simplement pour sa ville. Proches de la ville, deux parcs nationaux sont immanquables. Le parc national de la Langue de Barbarie est situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, près de Gandiol. D’avril à octobre, des milliers d’oiseaux migrateurs y viennent s’y installer, ce qui donne au paysage toute son authenticité. Ce parc s’étend sur une quinzaine de kilomètres où s’y observe une plage de sable fin où l’eau est d’un bleu paradisiaque. L’entrée du parc est à 5000 francs CFA et il est possible d’y faire un tour en pirogue pour 7500 francs. Ce tour permet alors de parcourir toute l’étendue de la langue de Barbarie et de croiser, selon la saison, flamants roses, pélicans, cormorans, hérons et bien plus !
Le parc national des oiseaux du Djoudj est, lui, classé depuis 1981 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Situé dans le delta du Sénégal au Sahel, il est accessible par la nationale 2 depuis Saint Louis, sur une route d’environ 60 kilomètres. Ce parc est une succession de zones humides à eaux douces, ce qui permet aux 395 espèces d’oiseaux de venir s’y perdre. Ses 16 000 hectares en font la 3ème réserve ornithologique mondiale ! L’observation de toutes ses espèces ainsi que de quelques mammifères comme les singes rouges, les phacochères, pitons ou encore crocodiles peut se faire durant la période d’ouverture du site, de novembre à juin.
En résumé, Saint Louis aussi appelée, la Venise Africaine, mérite de s’y perdre un moment, que ce soit dans la ville en elle-même, l’île ou bien encore aux alentours dans les divers parcs nationaux.
photos et vidéo: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/287...

RECETTES EN HAUSSE

Finances publiques au Sénégal Les recettes budgétaires en hausse de 33,5 milliards en juin

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Au cours du premier semestre de l’année 2017, l’exécution budgétaire s’est traduite par une légère progression des dépenses publiques, associée à une faible évolution de la mobilisation des ressources budgétaires. En effet, les dépenses totales et les prêts nets sont ressortis à 1248,1 milliards à fin juin 2017, augmentant de 3,0 milliards (+0,2%) par rapport à la même période de l’année précédente.
Les ressources financières sont composées de recettes budgétaires avec 993,1 milliards, de dons (60,2 milliards) et de ressources du Fonds de Soutien à l’Energie (FSE) (10,5 milliards). Selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) dans son point mensuel de conjoncture de juin 2017, les recettes budgétaires ont progressé de 33,5 milliards (+3,5%), sous l’effet, essentiellement, des recettes fiscales, en hausse de 24,5 milliards, comparativement au premier semestre de l’année 2016. Cette situation traduit le bon comportement de l’impôt sur les sociétés (+14 milliards), de la TVA à l’import (+31,6 milliards), des droits de porte (+15,1 milliards) et de la TVA intérieure (+6,9 milliards). Toutefois, renseigne la source, les performances observées ont été atténuées par la faiblesse du recouvrement du Fond de Sécurisation des Importations des Produits Pétroliers (FSIPP) conséquence du maintien des prix à la pompe dans un contexte de hausse des cours du baril. La mobilisation des recettes non fiscales a bénéficié principalement de la bonne tenue des recouvrements au titre des revenus des domaines (+5,7 milliards). Concernant les dons, la DPEE soutient qu’ils sont estimés à 60,2 milliards à fin juin 2017, soit une baisse de 18,3 milliards en glissement annuel, imputable aussi bien à leur composante budgétaire qu’à celle en capital. Quant aux ressources du FSE, elles ont baissé de 6,8 milliards pour s’établir à 10,5 milliards à fin juin 2017 contre 17,3 milliards un an auparavant.
S’agissant des dépenses totales et les prêts nets, note la direction de la prévision et des études économiques, ils ont légèrement progressé, passant de 1245,1 milliards à 1248,1 milliards sur un an, soit une augmentation de 3,0 milliards.
Les dépenses en capital en progression de 25,7 milliards
Cette situation traduit le bon niveau d’exécution des dépenses d’investissement, atténué par un repli des dépenses courantes. En effet, sur les six premiers mois de l’année 2017, précise la DPEE, les dépenses en capital sont évaluées à 490,3 milliards, soit une progression de 25,7 milliards, traduisant l’augmentation des investissements financés sur ressources extérieures qui sont évalués à 255,0 milliards. En revanche, les investissements exécutés sur ressources internes (235,3 milliards) ont reculé de 4,2%. Concernant les dépenses courantes, elles se sont chiffrées à 757,8 milliards, soit un recul de 2,9%, notamment expliqué par la diminution des charges de fonctionnement. « Ces dernières, évaluées à 367,2 milliards, se sont repliées de 45,0 milliards sous l’effet des dépenses de fournitures et entretien (-69,4 milliards), dans un contexte de rationalisation des dépenses de consommation », explique la source. Cependant, des progressions respectives de la masse salariale et des intérêts sur la dette, de 15,4 milliards et 7,0 milliards, sont enregistrées.
Zachari BADJIrewmi.com

08/08/2017

ENCORE DU GAZ ET DU PETROLE

Pétrole et gaz : Une nouvelle découverte de gisements offshore au Nord de Sangomar

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La société Far Limited (ASX: FAR) a annoncé, dans un communiqué, une découverte de pétrole au large du Sénégal. Celle-ci concerne le puits d’exploration SNE au Nord de Sangomar. La société a trouvé des gisements dans trois endroits différents. Le communiqué ajoute qu’un quatrième site pourrait bien être identifié. Ces sites comprennent une colonne de pétrole et de gaz de haute qualité dans le champ pétrolier SNE. Le communiqué ajoute que des échantillons de pétrole, d’eau et de gaz plus consistants ont été retrouvés à la surface ; tandis que des travaux sont en cours en vue de déterminer l’étendue des réserves d’hydrocarbures. La découverte avec le puits SNE North-1 atteste une fois de plus la qualité du système générateur de pétrole et de gaz dans nos licences offshores au Sénégal et est un autre résultat significatif », a commenté Mme Cath Norman, Directeur général de Far.
Par ailleurs, le document indique que des travaux supplémentaires sont entrepris pour établir la commercialité potentielle de cette découverte et pour intégrer les résultats aux données collectées à ce jour. Les résultats du puits pourraient impacté positivement le potentiel d’exploration au Nord le long du champ pétrolier SNE. Le puits est situé à une profondeur d’eau de 900 m à environ 90 km sur le bloc Sangomar Deep Offshore et à 15 km au nord de la découverte SNE-1 qui avait entrecoupé des intervalles de 18 et 8,5m de pétrole brut. Il a atteint une profondeur totale de 2837 m et est cours d’obturation pour être abandonné comme prévu. La même source précise que les opérations de forage ont été menées à bien, dans le respect du budget et de l’échéancier.
La junior d’exploration Far est en joint-venture sur les trois blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep avec une licence couvrant environ 7.500 km2. Elle y détient 15% à côté de l’opérateur britannique Cairn Energy Plc (40 %), Woodside (35 %) et Petrosen (10%).
D. SARR/lesoleil.sn

06/08/2017

FESTIVALS DU SENEGAL

Tourisme : ces festivals à ne pas manquer en séjour au Sénégal

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Quels sont les festivals les plus populaires au Sénégal ? A quelles périodes se déroulent-elles ? Jumia travel, le leader Africain du voyage vous invite à faire un tour dans l’univers culturel du pays de la Teranga.
Il est bien connu des touristes que pour découvrir la culture de son pays d’accueil, rien de mieux que de prendre part à des événements culturelles majeurs du pays. Et sur ce plan, nombreux sont ceux qui vous diront que le Sénégal est une terre de culture.
Même s’il n’existe pas pour l’instant un agenda culturel, qui permettrait de mieux apprécier le large éventail des festivals qui ont lieu au pays de la « teranga », nous vous invitons à découvrir une sélection non exhaustive de ce qui se fait de mieux dans ce beau pays d’Afrique de l’Ouest.
Commençons notre sélection par la Biennale d’art contemporain de Dakar. Inévitablement le plus grand rendez-vous culturel au Sénégal, la Biennale aussi appelé Dak’Art, est la plus ancienne et l’une des principales manifestations d’art contemporain en Afrique. Institué en 1989 par l’Etat du Sénégal, ce festival dont la prochaine édition aura lieu du 3 Mai au 2 Juin 2018, rassemble les plus grands noms de l’art contemporain sénégalais, africains et d’ailleurs.
Si vous êtes un amoureux de la musique jazz, nous vous donnons rendez-vous au Festival de Saint-Louis, l’une des plus anciennes et belles villes du Sénégal. Fondé en 1993, le Festival International de Jazz de Saint Louis est aujourd’hui l’une des plus importantes manifestations internationales du jazz. Chaque année, Saint Louis devient le carrefour du Jazz, exposant son patrimoine architectural au reste du pays et du monde et accueillant les amoureux du jazz de toutes les générations.
Et si vous êtes un adepte de carnaval, Saint-Louis vous propose durant les fêtes de fin d’année, les Fanals. Un spectacle où les différents quartiers se surpassent en imagination et créativité. Coutume perpétuée au fil du temps, les fanals de Saint-Louis se déroulent chaque année, la dernière semaine de décembre sur la place Faidherbe et les rues adjacentes. Entre danses, percussions, défilé des Signares et de fanals, cette parade traditionnelle retrace l’histoire de la ville de Ndar.
La région historique du Fouta-Toro vous accueille également avec son Festival, dénommé : Festival à Sahel Ouvert. Créé en 2010 de la volonté d’artistes sénégalais et français d’apporter la culture au cœur des populations qui y ont le moins accès, en y associant des ONG spécialisées dans le développement. Dans une démarche unique en Afrique, le Festival A Sahel Ouvert privilégie l’ancrage rural et compte avant tout sur l’implication des populations locales. La prochaine édition qui aura lieu en Février 2018 à M’boumba une petite localité au nord du Sénégal, est en préparation.
Pour les amoureux de la mode, le Dakar Fashion Week est un rendez-vous exceptionnel. Grand rendez-vous de la mode africaine, la Fashion Week met sur orbite, la beauté des couleurs, le charme des coupes, l’originalité de la créativité, la diversité de la matière, avec le concours de stylistes d’ici et d’ailleurs
Aux côtés de ces quelques événements cités plus haut, s’ajoutent d’autres festivals tout aussi intéressants : Sur le plan traditionnel, le Festival des vielles pirogues (Petite Côte), le Carnaval de Kafountine, le Festival de Foundioungue (Fesfou), La sortie du Kankourang, classé patrimoine mondial de l’Unesco et qui a lieu généralement en fin de la saison hivernale dans la région de la Casamance. Le Fesfop, le Festival international de folklore et de percussion de Louga.
Sur le plan musical, il y a entre autres : Banlieue Rythme, le Festival Blues du fleuve, le Festival Bargny sur-Mer, les 72 heures de Hip-Hop où Pionniers et crews de l’underground partagent le micro, pour des moments de retrouvailles, d’échanges et de réflexions au Centre culturel Blaise Senghor, le Festa 2H (l’un des événement majeur du Hip-hop au Sénégal). Pour les amoureux de la danse : le Battle National (Un événement fédérateur, et véritable plateforme d’expression pour les jeunes), le Festival Kayy Fecc….
Enfin pour les amateurs de cinéma, nous vous proposons quelques rendez-vous incontournables : Le Festival de cinéma Image et vie, le Festival du Sahel, Le Festival Joko, le Gorée Diaspora Festival, le Fetival Ribidion, le Festival national des arts et de la culture (Fesnac).
Vous avez donc le choix, et serons très heureux de vous apporter plus de précisions sur les périodes de ces rendez-vous. D’ici là, venez-nous rendre visite au pays de la « téranga ».
Ismael Cabral Kambell/lactuachocom

ELECTIONS LEGISLATIVES

Législatives au Sénégal : majorité absolue pour la coalition présidentielle

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Les élections législatives au Sénégal livrent leur verdict : la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar a remporté haut les mains ces joutes, loin devant la coalition Wattu Sénégal de l’ex-président Abdoulaye Wade.
La coalition du président Macky Sall s’en est sorti avec 1.633.000 voix (49,48 % des suffrages) pour 125 des 165 sièges de l’assemblée. La liste d’Abdoulaye Wade – rentré au Sénégal expressément pour ces élections – a obtenu 19 sièges, contre 7 sièges pour la coalition Mankoo Taxawu Sénégal du maire de Dakar, Khalifa Sall, en prison pour détournement de deniers publics.
Sur les 47 listes de candidatures aux législatives, seuls 14 coalitions et partis seront représentés à l’Assemblée nationale du Sénégal. Ces résultats, donnés dans la nuit de vendredi à samedi, doivent toutefois être confirmés par le Conseil constitutionnel après examen des recours.
Le taux de participation a été officiellement de près de 54 % lors de ce scrutin. Plus de 6,2 millions d‘électeurs étaient appelés aux urnes dans quelque 14.000 bureaux au Sénégal et dans huit “départements de l‘étranger”. Des élections marquées par une campagne acrimonieuse lors de laquelle ont prospéré des accusations de fraudes et des violences par endroit.
africanews

03/08/2017

LA NON PREVENTION ROUTIERE ASSASSINE LES SENEGALAIS

Un camion de sable tue deux maçons à Saly

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C’est l’émoi et la consternation dans la petite côte. A Saly Portudal, un accident a fait deux morts. Ce drame s’est produit au carrefour, près du musée Kelkhom et de la gendarmerie. Le camion de sable roulait à vive allure selon les témoignages. Il a heurté violemment deux maçons qui étaient sur le trottoir et blessé un autre.
Ils attendaient un taxi pour rentrer chez eux après la descente.
Le chauffeur a pris la fuite mais les deux apprentis sont aux arrêts. Les corps ont été acheminés à l’hôpital de Mbour, l’un est reconnu l’autre n’avait pas pièce d’identité.
Un témoin toujours raconte les faits en constatant une fois encore l'inertie de l'état à rendre beaucoup plus sévère la prévention routière.
"Enième accident ce la circulation. Mais ce soir à Saly devant la Gendarmerie, devant des gendarmes en faction qui ne font que des contrôles d'identité ou de conformité automobile. Qui ne verbalisent pas les infractions gravissimes au code la route. Résultat encore deux morts et des blessés par un camion fou, par un chauffeur non formé, et ignorant tout code de la route.
Les chauffards sont légion. Ils tuent et se tuent sur les routes sénégalaises pendant que les gendarmes jouent avec leur portable ou rackettent à la petite semaine les automobilistes.
Il est d'une absolue nécessité de contrôler l'aptitude à la conduite des conducteurs de toute sorte! Contrôle des connaissances routières du propriétaire lors d'un vrai contrôle technique. Le problème de fond est là pas uniquement l'indiscipline routière ni l'état des véhicules."
Hier encore: trois étudiants tués et plus de 30 blessés à Kaolack...
Voici ce qu'écrivait l'APS voici encore quelques mois:
La Nouvelle prévention routière insiste sur la sensibilisation pour une meilleure sécurité routière
La direction de la Nouvelle prévention routière du Sénégal (NPRS) dit miser sur l’information et la sensibilisation pour davantage prévenir les accidents de la circulation qui "causent énormément de pertes en vies humaines" sur les routes sénégalaises.
"Nous nous positionnons en amont mais il y a d’autres actions qui seront menées par l’Etat du Sénégal, parce que la sécurité routière relève de la responsabilité de l’Etat", a déclaré son directeur.
Matar Faye s’exprimait lors d’un "Road Show" organisé vendredi à Mbour, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de proximité en relation avec la quinzième édition de la Semaine nationale de la prévention routière dont le thème est axé sur "Femme et sécurité routière".
Dans ce cadre, la Nouvelle prévention routière du Sénégal et le bataillon train de l’armée sénégalaise ont choisi les gares routières pour aller à la rencontre des chauffeurs de transport en commun qui, selon Matar Faye, "font beaucoup plus d’accidents du fait qu’ils travaillent énormément du matin jusque tard dans la soirée, sans repos, avec tous les dangers que cela comporte".
"On a constaté qu’il y a moins de déclarations de sinistres auprès des compagnies d’assurance concernant les femmes et de nombreuses études montrent que les hommes sont beaucoup plus enclins à faire des erreurs sur la route que les femmes’’, a fait valoir M. Faye.
S’y ajoute selon lui que "les accidents sont beaucoup plus nombreux chez les hommes que chez les femmes", d’où le choix porté sur ce thème.
Il y a aussi que certains chauffeurs constituent "une cible très vulnérable, parce que travaillant dans des conditions exécrables", sans compter qu’ils ignorent des règles de base dont celle qui stipule qu’un conducteur, après deux heures de voyage, doit "observer une pause de 15 minutes".
"Notre ambition, notre volonté, c’est d’aller vers les acteurs dans les gares routières et de leur proposer des formations" consistant en "une révision des règles de circulation" et portant sur des questions de sécurité et de prévention routière leur permettant notamment de "savoir comment faire pour éviter les accidents de la circulation", a indiqué Matar Faye.
Il rappelle que le tronçon Dakar-Tambacounda est "le plus accidentogène au Sénégal", du fait de son caractère international. Cet axe relie le Sénégal à plusieurs autres pays de la sous-région ouest-africaine.
Le directeur de la Nouvelle prévention routière du Sénégal propose la redéfinition des déplacements sur ce corridor, ajoutée à des stratégies visant plus de fermeté.
Si l’on en croit Matar Faye, "ce qui manque pour établir la sécurité sur nos routes, c’est la fermeté. Il faut que force reste à la loi
et qu’on sache sanctionner".
"Malheureusement, la sanction est considérée, pour beaucoup, comme étant un outil utilisé à des fins punitives, alors qu’elle peut bel et bien être utilisée à des fins éducatives, curatives et préventives", a-t-il souligné.
De même, la sanction peut chercher à "corriger des fautes et à éradiquer des erreurs que les gens ont l’habitude de commettre", a-t-il relevé.
Chaque jour, ces bonnes résolutions non suivies d'actes tue!
BRB

RETOURNEMENT DE SITUATION: WARI GAGNE TIGO

Décret présidentiel: Macky donne Tigo à Wari

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Désormais, dans l'entendement des autorités sénégalaises, Tigo Sénégal n'appartient plus à Millicom, mais au groupe Wari.
En effet, par décret N° 2017-1475 en date du 1e aout 2017, le Président de la République, Macky Sall, a approuvé la cession de la licence d'établissement et d'exploitation des réseaux de télécommunications ouverts au publics de Sentel Gsm Sa à Wari Sa.
Le ministre des Finances et le ministre des télécommunications sont sommés d’exécuter le décret.
Il y a deux jours, Millicom avait annoncé qu'il a exercé ses droits de résilier l'accord de cession de sa filiale Tigo au Sénégal au groupe Wari. Le groupe Millicom avait, par la même occasion, annoncé qu'il a signé un accord pour la cession de Tigo au Sénégal à un consortium composé du Groupe Teyliom Telecom NJJ et de Sofima (véhicule d'investissement en télécommunication du groupe Axian)"
Seneweb.com

02/08/2017

TIGO NE SERA PAS A WARI

Wari perd Tigo

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Le Groupe Millicom a annoncé lundi sa décisioin de mettre fin à l’accord de cession de sa filiale Tigo au Sénégal au Groupe Wari.
Il annonce aussi la signature d’un accord avec le consortium composé du Groupe Teyliom Telecom, NJJ, et de Sofima (véhicule d’investissement en télécommunications géré par le Groupe Axian Groupe Axian).
"La transaction suivra le processus réglementaire en vigueur. Sa finalisation reste soumise au respect des accords entre les parties, et à l’approbation des autorités compétentes", indique un communiqué de Tigo.
Les nouveaux acquéreurs de Tigo sont Yerim Sow de Teyliom,Xavier Niel de NJJ, la famille Hiridjee, propriétaire du Groupe Axian, soit 24% du marché. Claude Foly a demandé à Kabirou Mbodj, PDG et fondateur du groupe Wari, quel est l’objectif de cette entrée dans le secteur des télécoms.
Wari s’étonne de l’annonce de Millicom
Dans un communiqué, Wari fait part de son étonnement face à l’annonce de remise en cause de la vente de Tigo et le rejette catégoriquement. "Conformément au contrat de vente qui les lie, Wari a respecté tous ses engagements dans le cadre de l’acquisition du deuxième opérateur de téléphonie sénégalais, en payant le déposit initial de 10 millions de dollars et en conduisant une due diligence contractuelle de 9 mois (étude de tous les aspects commerciaux, légaux, financiers et techniques de Tigo) qui devait déboucher sur un paiement du reliquat au plus tard le 02 Novembre 2017", indique le texte.
La plateforme digitale de services financiers devait acquérir à 129 millions de dollars l’opérateur mobile Tigo/Sénégal.
L’annonce avait été faite en février 2017.
Tigo est le deuxième opérateur du pays avec près de 4 millions d’abonnés,
BBC Afrique

01/08/2017

MENACE SUR GOREE

Erosion côtière à Gorée : L’île mémoire sous la menace de la mer

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L’île de Gorée, tristement célèbre pour avoir été le lieu de transit des esclaves africains en déportation vers l’Amérique, est, aujourd’hui, fortement menacée par l’avancée de la mer qui prend des proportions inquiétantes. Malgré les solutions d’urgence apportées par les pouvoirs publics dans certains cas, les insulaires vivent au quotidien sous la menace des vagues en « colère ».
Un bidon de 10 litres vide dans chaque main, Modou Mbengue avance d’un pas sérieux. A hauteur d’une borne fontaine, à l’intérieur d’une mosquée « pied dans l’eau », il s’arrête. Il remplit ses récipients. Il les pose soigneusement à côté et se dirige vers la mer, à cinq mètres environ. Les deux mains accoudées sur un muret en béton armé bordé d’enrochement. Le jeune homme promène vaguement son regard au large. Son silence est assourdissant comme la rumeur de la mer dans l’île mémoire. Au bout de quelques minutes, il reprend ses gourdes et s’en va. Dans la mosquée, une femme nettoie les coins et recoins pour accueillir les fidèles musulmans. Nous sommes le vendredi 17 février 2017. Mais ici, tous les visiteurs se posent la question : pour combien de temps les fidèles accompliront-ils leurs prières dans cet édifice ? Personne n’est en mesure de donner la réponse.
Par contre, ce qui est sûr, les vagues roulent au loin et s’écrasent sur cette pente légèrement escarpée. Une partie a déjà été emportée. L’avancée de la mer est marquée d’une pierre blanche dans la cour. « Nous croyions avoir définitivement perdu la mosquée. La mer l’avait envahie, emportant avec elle une partie. C’est avec l’aide de jeunes entrepreneurs qui séjournaient dans l’île au moment des faits qu’on a pu faire un remblayage avant que l’Etat n’intervienne pour construire la digue de protection que vous voyez là », confie Mariama Ndiaye. Malgré l’édification de ce mur fait de blocs de granit qui sont des roches plutoniques magmatiques à texture grenue, les insulaires sont plongés dans la psychose. Ils ne seront pas surpris si, un jour, les eaux océaniques envahissent leur lieu de culte. La dilation des eaux océaniques n’est pas une fiction ni une théorie à Gorée. Les inquiétudes emplissent le lieu et envahissent l’île. Mariama et Modou Mbengue ne sont pas indifférents. L’île est classée patrimoine mondial de l’Unesco, mais la vie à Gorée n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Les habitants sont habités par l’angoisse de voir leurs habitations englouties par la mer.
Avec plus de 700 km de côte, le Sénégal est classé huitième pays le plus vulnérable à l’élévation du niveau de la mer dans le monde. Une étude menée par Pape Waly Bakhoum, chercheur à l’Institut des science de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur la vulnérabilité de l’île face à l’élévation du niveau de la mer, révèle un niveau de vulnérabilité physique modéré de la ville insulaire compris entre 1,61 et 6,68 m avec une vitesse d’évolution du trait de côte de 0,67 m par an. Cette montée du niveau moyen est causée par le réchauffement climatique qui touche la planète à travers deux processus principaux : la dilatation de l’eau de mer, suite au réchauffement des eaux océaniques, et la fonte des glaciers. On estime actuellement que la hausse du niveau des océans est liée pour un tiers à la dilatation des océans. Dilatation liée elle-même au réchauffement climatique. Les deux autres tiers sont dus à la fonte des glaciers de montagne et des calottes polaires.
Au Sénégal, selon le chercheur Bakhoum, le niveau de la mer augmente en moyenne de 2,32 mm/an. Cette situation expose les localités de façade maritime, mais aussi les îles comme Gorée.
Devant le musée de la mer de la ville, Ousmane Cissé, la vingtaine, les yeux rivés sur son Smartphone, écouteurs bien enfoncés dans les oreilles, est plongé dans un autre monde : celui du virtuel.
Du fait de la vulnérabilité de l’écosystème dans lequel il vit, le jeune goréen effectue beaucoup de recherches sur le changement climatique et ses conséquences. « Lorsqu’on était plus jeune, on ne connaissait pas ces phénomènes. On vivait tranquillement ici, loin du bruit assourdissant de Dakar. Cette quiétude est sur le point d’être perturbée par l’inondation et autres phénomènes causés par l’avancée de la mer. Nous vivons, aujourd’hui, avec l’idée que cette île puisse être perdue un jour si ce rythme se poursuit. D’ailleurs, la Maison des esclaves, qui est l’attraction à Gorée surtout des touristes, est gravement menacée », alerte Ousmane.
Même son de cloche chez Pape, un maçon engagé dans l’aménagement de la « Place de l’Europe », dans l’enceinte du musée. « Notre plus gros souci, aujourd’hui, est l’avancée de la mer. Le trou que vous voyez là-bas (il pointe du doigt), il est causé par les vagues. D’ailleurs, le chantier pour la réhabilitation et la construction d’une digue de protection est en cours », précise l’ouvrier. Cette concordance de confessions est révélatrice de l’ampleur de la perte des pans entiers du continent dans l’île Mémoire. C’est vrai qu’on ne peut pas arrêter la mer. Mais, à Gorée, on expérimente des stratégies de résilience.
Des études disponibles depuis 1988, ensuite réactualisées en 1998, évaluent à près de 11 milliards de FCfa le coût des ouvrages destinés à protéger le trait de côte de l’île de Gorée, avait indiqué Me Augustin Senghor, le maire. Cette somme pourrait être insignifiante dans les années à venir surtout si le réchauffement global dépasse la barre de 2 degrés Celsius. Sur ce point, les scientifiques sont très claires : certaines îles seront rayées de la carte. « Les digues sont une bonne chose, mais on ne sait pas combien de temps ils vont pouvoir résister à la force de l’eau. Je pense que l’Etat doit commencer déjà à envisager d’autres solutions », préconise Babacar Samb, un pêcheur qui vient juste de débarquer.
En attendant de trouver des solutions beaucoup plus durables pour s’adapter au changement climatique, les Goréens vivent au quotidien sous la menace des vagues déferlantes.
Ndiol Maka SECK/lesoleil.sn

LE LAC ROSE

Un lieu incontournable du Sénégal

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Une envie de changer d’air ? Une envie de découvrir tout en se dégourdissant les jambes ? A 35 km de Dakar, le lac rose est une bonne solution et surtout, un des incontournables quand on visite le Sénégal. Il faut cependant que les conditions idéales soient réunies pour profiter de ce spectacle.
Le lac rose n’est effectivement pas toujours rose ! Il faut donc savoir y aller au bon moment pour profiter de ce joyau sénégalais, l’un des sites les plus visités du pays. Si le lac tient sa couleur de la présence de micro-organisme, la couleur n’est pourtant visible que lorsque le ciel est bleu et le temps venteux. En effet, le mouvement des algues, sous l’effet du vent, permettent ainsi de réactiver ces microorganismes pour donner ainsi toute sa couleur au lac. Il faut donc prévoir les conditions météorologiques appropriées pour pouvoir bénéficier de cette vue.
Mais le lac ne présente pas seulement la particularité d’être rose. Il est aussi incroyablement concentré en sel puisqu’il contient entre 80 et 300 grammes de sel par litre d’eau. A titre de comparaison, la mer en contient, elle, 32 g/L. Cela permet ainsi à chacun de tester les propriétés de flottaison qu’offre le lac. Les visiteurs peuvent alors se baigner pour plus ou moins flotter en fonction de la concentration en sel.
Outre cet aspect plutôt ludique, c’est aussi une richesse pour les habitants alentours. L’extraction du sel est une intense activité qui ne cesse jamais sur le petit lac. Les hommes s’enduisent ainsi d’huile de karité pour atténuer l’irritation du sel, et s’insèrent dans le lac afin d’en récolter le sel. Sur la berge, les femmes jouent les relais pour acheminer le sel et pouvoir le commercialiser. Cette exploitation est source de revenu pour les habitants mais c’est aussi une menace pour le lac. La régénération du sel devenant de plus en plus difficile du fait de la surexploitation, l’écosystème est ainsi en danger et la surface du lac est amenée à rétrécir.
Mais, outre le sel, les habitants ont développé d’autres activités économiques. Le tourisme est aussi devenu une ressource essentielle. Cela se voit d’ailleurs au nombre de vendeurs qui viennent vous accoster dès lors que vous posez le pied sur la berge. Outre les petites boutiques de sculptures et peintures, plusieurs activités sont proposées autour du lac.
Les balades en pirogue sur le lac permettent ainsi de profiter de sa couleur et d’en faire le tour. Au-delà, le lac est aussi bordé de dunes de sable et la mer n’y est pas loin. On peut donc se balader à pieds, selon le temps, l’envie et l’énergie. Mais il est aussi possible de faire des promenades en dromadaire ou bien, si à l’humeur plus sportive, on peut franchir les dunes en 4x4 ou en quad, pour plus d’adrénaline et d’aventure ! Toujours est il que le paysage alentour est grandiose et s'étend à perte de vue.
Le lac est accessible en bus depuis Dakar mais il faut savoir se retrouver parmi l’enchevêtrement des lignes de bus et les conseils tous azimuts des dakarois, presque jamais conformes les uns aux autres. Il est aussi possible de s’y rendre en Taxi pour environ 10 000 CFA. Le retour peut, lui, se faire en bus puisque certains attendent directement sur place pour revenir sur Dakar. Il faut cependant savoir être patient car il faut compter, au bas mot, le double de temps.
Dans tous les cas, la visite du lac Rose offre une belle journée pour les visiteurs au Sénégal. Proche de Dakar, c’est un ilot plein de surprise et d’émerveillement. Il faut simplement savoir choisir le bon temps pour y aller, et surtout, ne pas se tromper !
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=fWBepwRJpkc

31/07/2017

QUE VA DEVENIR L'AEROPORT LSS DE DAKAR

Ouverture du nouvel aéroport international Blaise Diagne : Voici ce que deviendra l’aéroport International Léopold Sedar Senghor

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Le 07 décembre prochain, le nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass ouvrira ses portes. Situé à une quarantaine de kilomètres de Dakar , la capitale, il deviendra le principal aéroport du pays et le plus moderne d’Afrique de L’Ouest.Alors que certains spéculaient sur une possible mutation de l’aéroport de Dakar en base aérienne militaire ou encore en aérodrome de dégagement, un projet bien plus ambitieux et audacieux se peaufine au plus haut niveau.
Les autorités sénégalaises entendent en effet faire du site de l’aéroport Léopold Sedar Senghor , la première place financière d’Afrique francophone subsaharienne. Sur ce site, sera construit « la cité des affaires de l’Afrique L’ouest » rapporte 360 Afrique.
Au sortir de l’audience avec le président de la république du Sénégal, le 24 juillet, la secrétaire d’État aux Affaires étrangères chargée de la Coopération internationale du Maroc, Mounia Boucetta a fait savoir que, « le financement de l’étude de faisabilité de la Cité des Affaires de l’Afrique de l’Ouest est bouclé».
Identique à “Casablanca finance city” (la première place financière du continent , elle-même construite sur le site de l’ancien aéroport Casablanca-anfa), le projet est à l’initiative de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Sénégal et la caisse de dépôt et de gestion (CDG) du Maroc.
Les 600 hectares qu’occupent actuellement l’aéroport de Dakar-Yoff laisseront progressivement place aux immeubles à usage commercial, aux bureaux, aux bâtiments pour habitation et aussi aux espaces verts.
C’est L’agence de promotion des investissements et des grands travaux du Sénégal (APIX) qui se chargera du suivi des travaux.
Le représentant de l’APIX a révélé que «la Caisse de dépôt et de gestion du (CDG) du Maroc et la Caisse de dépôt et de consignation (CDC) du Sénégal ont déjà cofinancé à hauteur de 50% chacune les études de faisabilité».
Estimé à des centaines de milliards de dollars, le projet attendra encore quelques années, peut être une dizaine avant de prendre forme. APIX rassure toute de même qu’une «une rencontre de restitution allait être tenue incessamment » pour clarifier l’opinion nationale et internationale sur l’avancée du projet et sur les aspects techniques y afférentes.
Construit avant les indépendances, l’aéroport international Léopold Sedar Senghor traite aujourd'hui 1.9 millions de passager par an et plus de 30 000 tonnes de fret annuel.
newsaero.info

MALTRAITANCE D'ENFANTS

Prise en charge des enfants victimes de maltraitance, World Vision outille les OPJ

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Des officiers de police judiciaire (OPJ) ont terminé, vendredi à Dakar, une session de renforcement de capacités dans la prise en charge de l’audition des enfants mineurs victimes de maltraitance, a constaté KOACI sur place.
Ce séminaire organisé par World vision Rechercher World vision Sénégalais en collaboration avec le centre de guidance infantile et familiale (CEGID), et qui a duré cinq jours a été axé sur le thème : ’’Les enfants mineurs victimes de maltraitance et abus sexuel’’.
Selon le directeur national de World vision, le Dr Andrew Catford Rechercher Dr Andrew Catford , « ces formations contribuent à coup sûr à donner une place importante à l’enfant victime tout le long de sa réhabilitation », a indiqué M. Catford qui a salué la détermination des forces de défense et de sécurité qui ont participé à cette formation
Formateur lors de cette session de renforcement de capacités, le directeur du centre de guidance infantile et familiale ( CEGID ), le Pr Sérigne Mor Mbaye Rechercher Pr Sérigne Mor Mbaye a soutenu que ’’la formation a porté sur le renforcement des capacités des OPJ qui ont en charge de conduire l’audition des enfants mineurs, victimes de violence sexuelle, physique ou de maltraitance’’.
Poursuivant, le Pr Mbaye a indiqué que cette formation a permis d’amener les 20 officiers et agents de police judiciaire à comprendre quels sont les facteurs de risque d’abus sexuel et maltraitance au Sénégal ainsi que les conséquences médicales, psychologiques et psychosociales dans la vie de l’enfant.
’’Nous leur avons appris comment conduire une audition, comment accueillir un enfant dans un poste de police ou de gendarmerie et comment parvenir à recueillir sa parole’’, a-t-il expliqué.
avant d’ajouter qu’il a bon espoir que du point de vue de l’offre juridique, ’’ces personnels contribueront largement à une prise en charge de qualité pour les victimes’’.
Pour sa part souligné le chef d’escadron et commandant de cours de formation à l’école des officiers de la gendarmerie nationale, Cheikh Diouf Rechercher Cheikh Diouf a déclaré qu’« avec ces outils, les séminaristes gagneront des pratiques d’expérience sur le professionnalisme en faveur des populations vulnérables’’.
Sidy Djimby Ndao, Dakar/Kaoci

30/07/2017

ON VOTE CE DIMANCHE

Des élections législatives sous tension

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Le maire de Dakar Khalifa Sall en prison, retour au pays de l’ex-président Abdoulaye Wade, violences durant la campagne, sérieux problèmes d’organisation, notamment de fabrication des cartes d’identité qui permettent de voter, scrutin sans doute le plus cher de l’histoire du Sénégal... Les législatives de ce dimanche 30 juillet ont cristallisé les tensions au sein de la classe politique mais surtout mis de côté les problématiques des populations.
Il y a tout juste un an, le Sénégal fonçait vers l’avant, la modernité et voulait montrer, une fois de plus, l’exemple comme un bon premier de la classe. Confirmer aussi le statut qu’aiment lui donner les bailleurs et respecter le fameux « exemple pour la démocratie en Afrique ».
En un temps record donc, Macky Sall a décidé de mettre aux oubliettes le fichier électoral, de passer un coup de balai sur le code électoral, de respecter aussi les principes de la Cédéao en permettant aux Sénégalais de disposer d’une nouvelle carte d’identité dite biométrique, nouveau sésame pour voter, réputée 100% fiable et infalsifiable. Sur le papier, ce projet, validé par les bailleurs, la communauté internationale, mais aussi l’Assemblée nationale, certes ambitieux, tenait la route mais le temps en a décidé autrement.
Les cartes d’identité au cœur du scrutin
A la veille de ce qui est en train de devenir un scrutin majeur dans l’histoire politique du pays, près de 700 000 électeurs sur les 6,2 millions que compte le nouveau fichier n’auront pas leurs nouvelles cartes d’identité qui feront office de cartes d’électeurs ce dimanche 30 juillet. Tout simplement parce qu’elles ne seront pas fabriquées. Une autre partie, impossible de savoir combien, ne sera pas distribuée, faute de temps, mais aussi par manque d’organisation. Ce problème de distribution est inacceptable pour l’opposition qui en a fait son principal argument de campagne pour dénoncer la majorité présidentielle.
Un vieux et un prisonnier
Une opposition menée par deux acteurs importants de l’histoire politique locale. Le premier, tout le monde le pensait définitivement à la retraite dans sa résidence de Versailles, à quelques kilomètres à l'ouest de Paris. A 91 ans, Abdoulaye Wade, que ses affidés surnomment affectueusement « Gorgui » («le vieux», en wolof), a décidé de mener ce qui pourrait être sa dernière bataille politique. Un ex-président, candidat à la députation, l’idée a choqué plus d’un électeur qui aurait préféré voir son fils Karim, en exil au Qatar, mener cette bataille.
Le second est silencieux depuis le 7 mars. Khalifa Sall, puissant maire socialiste de Dakar, opposé depuis des années à Macky Sall, est soupçonné de détournements de deniers publics à hauteur de 2,7 millions d’euros. Un chef d’inculpation qui entraîne immédiatement un placement en détention, indique le Code pénal. Après avoir crié à l’emprisonnement politique, à la mainmise du président sur la justice, Khalifa Sall a dû s’y résoudre, c’est depuis sa cellule de la prison de Rebeuss, dans le centre de la capitale, qu’il a mené et organisé sa candidature au poste de député.
Macky Sall et son bilan
Cette campagne, Macky Sall la voulait sur le terrain des idées et des programmes. Il a choisi son Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne pour la mener et diriger la coalition présidentielle. Car en 5 ans, le président estime qu’il a développé le pays comme personne, que grâce à son action, les Sénégalais ont oublié, par exemple, les coupures d’eau et d’électricité qui ont justement entraîné la chute de Wade père.
Mais les problèmes liés aux cartes d’identité ont fait basculer la campagne des législatives. L’opposition a sauté sur l’occasion pour pointer du doigt l’incompétence des autorités. « Si vous n’êtes pas capable de gérer une élection comment pouvez-vous gérer un pays », déclare par exemple un proche conseiller de Khalifa Sall. L’opposition affirme désormais, sans avancer la moindre preuve, que le pouvoir cherche à manipuler le scrutin, à frauder. « L’opposition n’a rien à mettre sur la table, avec notre bilan, avec 62% de vote positif l’an dernier lors du référendum de modification de la constitution, nous avons une confortable avance. Nous sommes certains de gagner », indique un proche du chef de l’Etat.
La course à la présidentielle 2019
Vu la pagaille durant la campagne, le manque de cartes, le premier enjeu pour les autorités sera d’assurer le bon déroulement du vote pour permettre tout simplement au plus grand nombre de glisser leur bulletin dans l’urne. Jamais le Sénégal n’a compté autant d’électeurs - 6,2 millions - et la participation sera donc un premier élément concret du succès ou non de ces législatives.
Concernant les résultats, l’objectif de l’opposition, menée par les coalitions d’Abdoulaye Wade et de Khalifa Sall, est clair : prendre le contrôle de l’Assemblée. Une situation impensable pour la majorité qui compte bien confirmer sa main mise sur l’Hémicycle pour poursuivre les actions de Macky Sall. Un président qui a su se positionner au-dessus de la mêlée politique durant la campagne et qui en tirera sûrement les conséquences autant sur le score réalisé par ses troupes que sur les problèmes d’organisation du scrutin. Tous les acteurs s’accordent enfin pour dire que les résultats de ces législatives seront le point de départ de la course à la présidentielle 2019.
Guillaume Thibault/RFI

28/07/2017

LA HONTE DU SENEGL ((5)

Le combat sans fin pour arracher les enfants du Sénégal à la mendicité

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Sébiles de fortune sous le bras, morceaux de pain dans la main, trois "talibés", des enfants pensionnaires d'écoles coraniques, quémandent l'aumône à Guédiawaye, une banlieue de Dakar, alors que l'horloge n'affiche même pas 08H00 du matin.
"Ils sont là depuis 06H00, juste après la première prière" musulmane de la journée, assure Mouhamed, assistant médical à Yakaaru Guneye - "L'espoir des enfants" en wolof, langue la plus parlée du pays -, un des principaux centres d'accueil et d'hébergement d'urgence pour enfants du Sénégal.
Il y a un an, les autorités, avec l'appui d'organisations non gouvernementales, lançaient une opération baptisée "retrait des enfants de la rue" pour endiguer un phénomène accentué par l'exode rural.
Ce matin, comme il le fait trois fois par semaine, Mouhamed arpente avec Kelly, un travailleur social, Guédiawaye et Pikine, une banlieue voisine, afin de sensibiliser les talibés aux dangers de la rue.
"L'Etat ne fait rien pour ces enfants, ça fait quinze ans que je fais ce travail et je ne vois aucun changement", dénonce Mouhamed, la voix nouée par la rage et la lassitude.
Les talibés font partie du paysage urbain, surtout à Dakar, la capitale, où ils seraient près de 30.000, sur quelque 50.000 dans l'ensemble du Sénégal.
Dans ce pays dominé par l'islam confrérique, il est courant pour les parents d'envoyer leurs enfants dès leur plus jeune âge étudier dans des "daaras", des écoles coraniques, sous la direction d'un marabout.
Mais beaucoup de talibés passent le plus clair de leur temps dans les rues, à mendier un quota d'argent, sous peine de brimades physiques ou psychologiques de leur maître.
"L'Etat est conscient de ce qu'il se passe. Mais il n'ira pas dire qu'il faut arrêter ça, il appellera seulement à la +modernisation des daaras+", soutient Kelly, sans cesser de chercher du regard des groupes de talibés à aborder.
Dans les neuf mois qui ont suivi le lancement de l'opération, près de 1.550 enfants mendiants, dont 1.089 talibés, ont pourtant été recueillis par des centres, mais depuis, plus d'un millier de talibés ont été renvoyés auprès de leurs maîtres, selon un rapport publié le 11 juillet par des ONG, dont Human Rights Watch (HRW).
Agir à la source
"C'était très difficile pour nous. On a dépassé notre capacité d'accueil en récupérant plus de 150 enfants", se souvient Seydina, éducateur spécialisé du centre Yakaaru Guneye. Pour lui, l'Etat ne s'était pas préparé et ce ramassage d'urgence aurait dû bénéficier d'un accompagnement.
Comme les acteurs de terrain, les ONG soulignent les insuffisances de l'opération, faute notamment de sanctions dissuasives, et réclament une répression des maîtres impliqués dans la mendicité forcée.
Elles demandent aux députés qui seront élus lors des législatives du 30 juillet "d'accélérer l'adoption du projet de loi portant statut des daaras", datant de 2013, déposé peu après l'incendie meurtrier d'une école coranique de Dakar, et toujours pas adopté par l'Assemblée sortante.
Actuellement, Yakaaru Guneye accueille 33 enfants, mais le nombre varie quotidiennement, précise Seydina, qui vient de conclure une médiation sur place entre un talibé d'à peine 10 ans et son maître coranique, reparti avec le garçon.
"Le maître a été très réceptif. Il est d'accord pour renvoyer l'enfant dans sa famille, dans la région de Casamance" (sud), résume l'éducateur. "Mais si le maître ne respecte pas ce qui a été dit, l'enfant peut fuguer à nouveau et nous revenir", déplore-t-il.
A 10 minutes de bus du centre d'accueil, un groupe d'enfants tape la balle sur un terrain vague de sable fin, sous un soleil de plomb.
"Ils aiment vraiment cette activité. Quand ils ont fait une bêtise dans la semaine, la punition c'est de ne pas aller au foot", lance entre deux encouragements leur animateur, Isboulah. Selon lui, cette activité leur permet de "s'exprimer" et de développer "un esprit d'équipe".
Pendant ce temps, au centre, les plus petits suivent un cours d'alphabétisation. A l'étage, d'autres écoutent attentivement le conte narré par une éducatrice en français puis en wolof.
"Le sens du partage, la solidarité, est un message que l'on transmet aux enfants. C'est un outil qui permet d'éduquer et de distinguer les types de personnalités", affirme Seydina, qui confie que ces moments-là permettent aussi de "récolter des informations sur l'enfant afin de retrouver sa famille".
Marie ZINCK /APS/TV5monde.com

27/07/2017

LA FRANCE OUVRE SES PORTES AUX UNIVERSITAIRES

Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal : « Nous allons doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais en France »

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Campus France a organisé, hier, une session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France » à l’intention des 4.200 étudiants sénégalais qui ont obtenu, cette année, une préinscription dans les universités françaises. L’ambassadeur de France au Sénégal a informé, à cette occasion, que l’intention du gouvernement français est de doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais dans les universités françaises.
Quatre mille deux-cent étudiants sénégalais ont obtenu, cette année, une préinscription dans les universités françaises. Campus France qui accompagne ces étudiants à finaliser leurs formalités d’inscription a organisé, hier, à l’Institut français de Dakar, une session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France ». L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, qui a présidé cette session a informé, à cette occasion, que l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche sont parmi les priorités du président Emmanuel Macron dans le cadre de la politique française en Afrique.
La question de l’éducation, a poursuivi M. Bigot, était au cœur de la rencontre entre les présidents français et sénégalais. Tout au début de son mandat, Emmanuel Macron avait reçu, à l’Elysée, le président de la République, Macky Sall. « Il y a une explosion du nombre d’étudiants sénégalais de par la croissance démographique du pays. Nous souhaitons accompagner cette croissance pour recevoir plus d’étudiants sénégalais en France. Nous allons doubler, d’ici à 2019, le nombre d’inscriptions d’étudiants sénégalais dans les universités françaises », a promis le diplomate.
Par ailleurs, une discrimination positive a été accordée aux candidatures d’excellence dans le processus de demande de préinscription dans les universités françaises. Christophe Bigot a pris l’initiative d’adresser des courriers à des universités françaises pour les inviter à accueillir les étudiants « qualifiés d’excellents ». « J’ai envoyé, personnellement, des lettres à beaucoup d’universités françaises pour leur faire part des qualités de tel ou tel étudiant. Je suis heureux de savoir que 80 % de ces demandes ont reçu une réponse positive. Ce qui est bien supérieur au taux de succès des demandes d’inscription », a-t-il révélé.
En outre, Campus France a reçu, cette année, 14.000 dossiers d’étudiants sénégalais voulant poursuivre leurs études en France. Ainsi, les services de Campus France ont tenu des séances d’orientation avec 13.600 candidats dans les régions de Dakar, Saint-Louis, Kaolack, soit plus de 40 % comparé à l’année 2016. A la fin de ces séances, 4.200 candidats ont obtenu une préinscription. Sur ces 4.200, les services de campus France ont transmis au consulat de France pour l’instruction, en vue d’une délivrance de visas, 2.900 dossiers. D’ici le 15 août, il veut accroître ce nombre.
Préparer déjà le retour au Sénégal
Toutefois, l’ambassadeur a rappelé à ces étudiants qui sont prêts à rallier Paris qu’ils doivent penser à revenir servir leur pays, le Sénégal, après les études. « L’idée n’est pas de former des étudiants pour qu’ils restent en France. Ils doivent pouvoir revenir au Sénégal pour concourir au développement du pays. Il y a 6,5 % de croissance ici. En Europe, il y a 0,5 % ou 2 % pour les meilleurs cas. La croissance, c’est ici », a assuré Christophe Bigot.
D’anciens étudiants sénégalais en France qui ont assisté à cette session spéciale des « Mercredis de la préparation au séjour en France » ont invité leurs frères et sœurs candidats au départ de ne pas oublier le Sénégal qui leur a tout donné. « C’est très important de s’ouvrir au monde, mais c’est aussi très important de revenir travailler pour son pays. Après avoir bénéficié de l’enseignement français, rentrez chez vous », a conseillé Soda Diack qui n’a pas hésité à revenir au Sénégal après près de 10 ans passés au pays de Marianne. Le retour au Sénégal après des années d’études en France se prépare même avant le départ, a souligné un autre ancien pensionnaire des universités françaises, Moubarack Wade. « Avant de partir, il faut préparer le retour », a-t-il dit.
Aliou Ngamby NDIAYEA/lesoleil.sn

26/07/2017

MALNUTRITION EN BAISSE

Rapport 2017 de l’Ifpri : Le Sénégal a réduit de 50% son niveau de malnutrition

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Le rapport 2017 de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) révèle une nette progression des États de l’Afrique de l’Ouest dans la lutte contre la malnutrition, la pauvreté et la faim. Le même rapport indique que le Sénégal a réduit de 50% son niveau de malnutrition.
L’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) a rendu public, depuis hier, son rapport 2017 sur les politiques alimentaires. Il ressort de ce rapport que l’Afrique a fait des progrès importants en réduction de la pauvreté et de la malnutrition. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal et le Ghana sont les deux pays qui ont fait plus de progrès dans la lutte contre la malnutrition. D’après le directeur Afrique de l’Ifpri, Ousmane Badiane, ces deux pays (le Sénégal et le Ghana) ont réduit de 50% leur niveau de malnutrition. D’autres pays, dit-il, ont aussi fait des « efforts notoires » en réduisant de 25 à 40% la malnutrition. Pour mettre fin à cette malnutrition qui reste toujours élevée en Afrique, Ousmane Badiane invite les gouvernements des États africains à « accentuer les efforts sur ce qu’ils ont fait pour arriver à ce niveau ».
Par ailleurs, le rapport indique que l’Afrique subsaharienne fait face à une « baisse des produits de première nécessité et à des financements externes limités en 2016 ». «Une Campagne au niveau continental, intitulée « seize the moment » (saisir le moment), a été lancée pour accélérer les efforts du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa), et ainsi augmenter les investissements en agriculture dans la région. Mais les impacts des sécheresses sévères, du changement climatique, du conflit et de l’urbanisation rapide, entraineront des défis continus en 2017 », analyse l’Ifpri. Toutefois, le directeur pour l’Afrique de l’Ifpri, Ousmane Badiane constate qu’en Afrique l’investissement dans le secteur de l’agriculture est en perte de vitesse ces dernières années. Il relève que l’investissement dans l’agriculture avait même atteint 3 à 10% en termes d’accroissement.
Ce qui, dit-il, n’est plus le cas avec un accroissement de moins de 2%. Pourtant, à son avis, le continent africain offre aujourd’hui toutes les conditions pour accueillir des investissements. « A travers le continent, nous observons une redynamisation des économies qui se traduit par une massification des classes moyennes, une augmentation des ménages, ce qui crée naturellement de nombreuses opportunités pour l’agriculture locale », constate Ousmane Badiane.
En outre, cette urbanisation, si elle est bien maîtrisée apporte beaucoup d’opportunités, croit savoir le directeur général de l’Ifpri, Shenggen Fan. Dans les nouvelles villes, souligne-t-il, il y a la naissance d’une classe moyenne qui consomme beaucoup de produits.
Maîtriser les technologies
Malheureusement, ces produits sont, pour la plupart, importés. La preuve, poursuit M. Fan, l’ensemble du continent importe entre 35 et 40 milliards de dollars en denrées alimentaires chaque année. Si l’Afrique réussit, dit-il, à relier les petits producteurs dans les zones rurales et les consommateurs dans les milieux urbains, elle peut atteindre facilement les objectifs de développement durable (Odd).
Aujourd’hui, reconnaît le directeur Afrique de l’Ifpri, l’agriculture du continent peut connaître encore des progrès. Mais, à condition que, les États africains tirent les enseignements des années 1980 où le gouvernement monopolisait toute la chaîne de valeur agricole, précise Ousmane Badiane. «Le plus grand défi est d’éviter de retourner vers les mauvaises politiques », conseille-t-il. Pour développer l’agriculture, les pays africains doivent prendre en compte la concurrence mondiale et miser plus sur la compétitivité. «Être compétitifs dans l’avenir, c’est de maîtriser les technologies de demain, c’est-à-dire tout ce qui est Tic, robotique, agriculture digital, biotechnologie. Nous formons des ingénieurs agricoles, des agents de vulgarisation, mais jamais des paysans. Il n’y a aucun pays africains qui a un système de formation qui permet à un garçon de 16 ans, 17 ans de se convertir en agriculteur. Pourquoi doit-on aller jusqu’à l’université pour devenir acteur agricole ? », se demande-t-il.
Aliou Ngamby NDIAYE.lesoleil.sn