18/10/2017

CORSAIR NE LACHE PAS LE SENEGAL

Mise au point de Corsair

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Avec 170.000 passagers sur l’exercice qui prend fin ce mois d’octobre, la destination Sénégal est importantes pour Corsair. C’est donc avec stupéfaction que le siège de Corsair a appris les spéculations sur un prochain départ définitif du Sénégal avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Antoine Huet, Directeur général adjoint commercial de Corsair, joint au téléphone à Paris, apporte des précisions.

Une annonce fait état d’un départ de Corsair du Sénégal avec l’ouverture de l’Aidb. La confirmez-vous ?
Je ne confirme absolument pas cette annonce. L’attachement de Corsair pour le Sénégal dure depuis 25 ans. L’information parue dans la presse sénégalaise de ce lundi n’est pas juste. On ne comprend pas sa provenance ni ses objectifs. Avec l’ouverture du nouvel aéroport, Corsair reste au Sénégal et continuera d’y être avec 7 vols par semaine. C’est ce qui a été retenu et acté après concertation avec les autorités sénégalaises. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de retour d’un manque de satisfaction de celles-ci.

Quel accord vous lie au Sénégal ?
Depuis 1992, il y a eu plusieurs accords entre Corsair et l’État du Sénégal. Le dernier date d’octobre 2015 et a la particularité de ne pas avoir d’échéance ; donc pas de limite dans le temps. C’est un accord extra bilatéral donné par les autorités sénégalaises pour exploiter la ligne Dakar-Paris. Toutes les décisions appartiennent aux autorités sénégalaises et dernièrement elles nous ont même encouragés dans la desserte du Sénégal par Corsair.

Est-ce que l’exploitation du nouvel aéroport fait partie de l’accord avec le Sénégal ?
L’accord ne précise pas d’aéroport spécifique. Il s’agit de l’exploitation de la ligne Dakar-Paris. Pour nous, il n’y a pas de changement. Nous avons déjà réservé un local pour nos équipes dans l’enceinte du nouvel aéroport. Et mieux encore, nous avons programmé un vol exceptionnel pour l’ouverture de l’Aidb.

La reconduction de l’accord dépendrait des résultats de Corsair dans l’accroissement du tourisme au Sénégal…
Le trafic vers le Sénégal a augmenté fortement depuis que Corsair a mis en place une desserte régulière Dakar-Paris. En cela, nous nous appuyons sur Tui, un tour operator associé et des partenariats avec le ministère du Tourisme. Grâce à Corsair et Tui, des Belges et Néerlandais se rendent de plus en plus régulièrement au Sénégal. Quand l’accord a été signé, il n’y avait pas de conditions particulières.

Allez-vous mettre en place une stratégie pour augmenter le nombre de visiteurs afin d’être plus conforme aux ambitions touristiques sénégalaises avec ce nouvel aéroport ?
Avec l’Aibd, Corsair continuera à effectuer 7 vols vers Dakar par semaine. Cependant, nous entamons une variation des modules des avions. Désormais, Corsair proposera l’A 330/200 avec une capacité de 300 places mais aussi l’A 330/300 avec 360 places et enfin le Boeing 747 avec une capacité de 520 voyageurs. Dans le nouvel aéroport, nous travaillons avec la future compagnie Air Sénégal à travers des correspondances ou des « code share » (partage de codes entre les deux compagnies). L’ouverture de l’Aibd est l’occasion de la mise en place de notre nouvelle classe business sur le Sénégal. Elle démarre dès le 8 décembre.

Moussa DIOP/Le Soleil

18/01/2013

Le Sénégal au courant...

Le Sénégal vise un taux d’électrification de 70 % à l’horizon 2017

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Le Sénégal compte atteindre un taux d’électrification nationale de l’ordre de 70 % à l’horizon 2017, dont 90 % en milieu urbain et 50 % en milieu rural. C’est l’une des principales ambitions de la nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) dont le plan d’action fait l’objet, depuis hier, d’un atelier organisé par le ministère de tutelle, en collaboration avec la coopération allemande (Gti).

Le Sénégal  tient à atteindre un taux d’électrification de 70 % d’ici 2017 avec une contribution de 20 % des énergies renouvelables dans le cadre de la nouvelle politique du mix énergétique. C’est ce qu’a indiqué le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et des Mines, Modienne Guissé. La nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie vise à doter notre pays d’une électricité en quantité suffisante, de bonne qualité, accessible au plus grand nombre et au meilleur coût dans un contexte de restauration de la rentabilité globale du secteur.  Pour le ministère de l’Energie et des Mines, la politique de mix énergétique, associée au redressement de la Senelec, à la relance de l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser) et à l’intégration des énergies renouvelables, devraient permettre d’atteindre les objectifs fixés. Il s’agit maintenant d’aller plus loin dans la déclinaison de cette politique  pour traduire ces orientations en actions concrètes dans le cadre d’un calendrier précis,  de manière à disposer d’un outil de pilotage pertinent devant servir de tableau de bord à tous les acteurs. D’où la  tenue de l’atelier qui s’inscrit en droite ligne des recommandations du conseil des ministres délocalisé  à Diourbel, le 26 juillet 2012. La Lpdse a été signée et adoptée conjointement, le 31 octobre 2012, par le ministre de l’Energie et des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. Pour le directeur de l’Energie, Ibrahima Niane, les nouvelles politiques et stratégies du secteur  prennent en compte les domaines de l’électricité, de l’électrification rurale, des hydrocarbures, des énergies renouvelables, de l’efficacité et de la maîtrise d’énergie, etc. Un plan d’actions quinquennal (2013-2017), sera validé à l’issue des travaux.

Ibrahima NIANE, directeur de l'énergie : « L’arrêt momentané de la centrale de Manantali à l’origine des délestages »

Les ménages et les entreprises ont constaté, depuis quelques jours, une recrudescence des délestages du courant. Selon le directeur de l’Energie, Ibrahima Niane, ces perturbations notées sur le réseau de Senelec sont essentiellement dues  à des essais effectués dans la centrale de Félou mise en service par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Il s’agit notamment de tests  qui ont eu comme conséquence majeure, l’arrêt momentané de la centrale de Manantali  qui fournit 60 mégawatts au réseau de distribution de la Senelec. C’est un problème conjoncturel, rassure le directeur de l’Energie qui informe que la situation reviendra à la normale dans les meilleurs délais.

M. L. DIATTA