18/01/2013

Le Sénégal au courant...

Le Sénégal vise un taux d’électrification de 70 % à l’horizon 2017

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Le Sénégal compte atteindre un taux d’électrification nationale de l’ordre de 70 % à l’horizon 2017, dont 90 % en milieu urbain et 50 % en milieu rural. C’est l’une des principales ambitions de la nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) dont le plan d’action fait l’objet, depuis hier, d’un atelier organisé par le ministère de tutelle, en collaboration avec la coopération allemande (Gti).

Le Sénégal  tient à atteindre un taux d’électrification de 70 % d’ici 2017 avec une contribution de 20 % des énergies renouvelables dans le cadre de la nouvelle politique du mix énergétique. C’est ce qu’a indiqué le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et des Mines, Modienne Guissé. La nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie vise à doter notre pays d’une électricité en quantité suffisante, de bonne qualité, accessible au plus grand nombre et au meilleur coût dans un contexte de restauration de la rentabilité globale du secteur.  Pour le ministère de l’Energie et des Mines, la politique de mix énergétique, associée au redressement de la Senelec, à la relance de l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser) et à l’intégration des énergies renouvelables, devraient permettre d’atteindre les objectifs fixés. Il s’agit maintenant d’aller plus loin dans la déclinaison de cette politique  pour traduire ces orientations en actions concrètes dans le cadre d’un calendrier précis,  de manière à disposer d’un outil de pilotage pertinent devant servir de tableau de bord à tous les acteurs. D’où la  tenue de l’atelier qui s’inscrit en droite ligne des recommandations du conseil des ministres délocalisé  à Diourbel, le 26 juillet 2012. La Lpdse a été signée et adoptée conjointement, le 31 octobre 2012, par le ministre de l’Energie et des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. Pour le directeur de l’Energie, Ibrahima Niane, les nouvelles politiques et stratégies du secteur  prennent en compte les domaines de l’électricité, de l’électrification rurale, des hydrocarbures, des énergies renouvelables, de l’efficacité et de la maîtrise d’énergie, etc. Un plan d’actions quinquennal (2013-2017), sera validé à l’issue des travaux.

Ibrahima NIANE, directeur de l'énergie : « L’arrêt momentané de la centrale de Manantali à l’origine des délestages »

Les ménages et les entreprises ont constaté, depuis quelques jours, une recrudescence des délestages du courant. Selon le directeur de l’Energie, Ibrahima Niane, ces perturbations notées sur le réseau de Senelec sont essentiellement dues  à des essais effectués dans la centrale de Félou mise en service par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Il s’agit notamment de tests  qui ont eu comme conséquence majeure, l’arrêt momentané de la centrale de Manantali  qui fournit 60 mégawatts au réseau de distribution de la Senelec. C’est un problème conjoncturel, rassure le directeur de l’Energie qui informe que la situation reviendra à la normale dans les meilleurs délais.

M. L. DIATTA