25/05/2013
Cybersex et cybercriminalité au Sénégal
Sexe et xalis on line

Dakar s'est lancé depuis peu à concurrencer Abidjan dans les arnaques et les rencontres via le net.
Si beaucoup de pays d'Afrique noire on compris que les rencontres devant sur ordinateur pouvaient être très lucratives, jusqu'à maintenant, la Côte d'Ivoire détient le record absolu d'arnaques sentimentales et financières du web. Des fortunes colossales se sont faites en quelques années par des cybercriminels qui associent différentes pratiques pour soutirer de l'argent des victimes occidentales.
Les cybercriminels sont de mieux en mieux organisés et font preuve de beaucoup d'imagination. La quasi-totalité des cybercafés de Dakar sont devenus leurs repères. D’où à partir d'internet ils anarquent de nombreuses personnes. Notamment des européens. Et le fruit de ce vol se chiffre à des centaines de millions. Les escrocs utilisant des méthodes aussi ingénieuses qu’inimaginables. Ainsi, comme on pourrait être tenté de le croire, la cybercriminalité n’est pas virtuelle. Les crimes se produisent dans le monde réel, et impliquent des personnes et de l’argent tout aussi réels.
Outre les arnaques par mail, il y a surtout, depuis peu sur le Sénégal, les arnaques sentimentales.
Les mecs organisés
L’escroquerie consiste à se connecter sur les sites de rencontres, tels 123love.com, capfriend.com, meetic.com, rencontreserieuse.com, Afrointroductions en se faisant passer pour une belle jeune fille afin d’avoir des correspondants à travers l’Occident. Le but de l’opération est d’utiliser cette correspondance amoureuse pour soutirer de l’argent aux Blancs qui voudraient avoir des africaines comme compagnes. Dès que le choix est fait, les « amoureux » décident alors de se rencontrer sur Yahoo Messenger, ou sur Skype. « Après que la communication soit ainsi établie entre ton « Blanc » et toi, tu pourras lui faire la promesse de le rejoindre en Europe. A cet effet, il suffit de lui envoyer par mail un faux passeport et un faux visas afin qu’il participe aux frais du voyage », explique un internaute de Pikine.
Une fois l’argent demandé expédié, le «pêcheur» a recours à une autre technique frauduleuse pour retirer l’argent. En effet, pour retirer l’argent subtilisé à son « amoureux », il va d’abord lui proposer une compagnie de transfert d’argent. Comme il est de coutume, la plupart de ces compagnies de transfert d’argent, exigent pour tout retrait d’argent de remplir certaines formalités. Notamment le nom et prénom du bénéficiaire, le code d’envoi, la question et réponse que l’expéditeur aura communiqué au préalable au bénéficiaire. L’argent ayant été transféré sous un nom féminin, il suffit au « mougousseur » pour le récupérer, de photocopier une vraie pièce d’identité. Sur la photocopie, il met la photo que connaît le blanc via le net, y inscrit le nom de « la bénéficiaire », la re-photocopie et la présente enfin à l’agent du guichet. Le plus important dans l’opération, c’est la complicité de certains agents de l’agence de la compagnie de transfert. Au parfum de la démarche, ils n’hésitent pas à faire participer la guichetière moyennant un pourcentage de 10% sur la somme à retirer.
Les Sénégalaises s'y mettent aussi.
De plus en plus nombreuses aussi sont les Sénégalaises qui ont compris que l'avènement d'internet leur permet de ne plus vendre leur corps ou chercher un gazou blanc dans les clubs branchés de Dakar où les bars de Saly. Pour aider leur famille, parfois même en complicité avec leur mari ou copain, elles s'inscrivent, souvent gratuitement tant elles représentent un attrait pour les sociétés qui gèrent ces sites de rencontre, et pêchent les toubabs naïfs.
Beaucoup d'entre-elles le font seule, pour leur propre intérêt. La mafia de la cybersexcriminalité n'est pas aussi avancée qu'à Abidjan. Elles vont au cyber, elles se branchent depuis le collège ou l'université quand elles sont en pose et tchatent à tout vent. D'autres se sont déjà fait offrir un ordinateur, un abonnement à internet et le font de chez elles. Avec les décalages horaire, c'est jour et nuit qu'elles peuvent ainsi chercher le gazou sur le web.
Sous des prétextes fallatieux, elles soutirent argent par Western Union et câlins virtuels par webcam interposée. Si venir en France ou dans tout autre pays occidental ne s'avère pas facile, elles tentent alors de faire venir leur victime au Sénégal pour acheter un terrain, une maison, une voiture. Certaines trouveront leur bonheur intéressé, la plupart plumeront leur gazou en quelques jours, en quelques semaines de vacances. Les plus volontaristes arriveront à prolonger leur idyle fructueuse en épousant un bon vieux toubab généreux qui les mettra à l'abri, elles et leur famille pour de longues années...
Brb
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Obama à Dakar: sécurité maximale!

Visite de Barack Obama au Sénégal: Révélations sur les mesures exceptionnelles de sécurité
De sources généralement bien informées, Dakaractu est en mesure de révéler que toutes les voies d'accès menant au "King Fahd Palace" et autres établissements hôteliers alentour, seront fermées au public, le temps de la visite du Président des États-Unis Amérique au Sénégal. Motif? "Raisons de sécurité!" lâche une de nos sources. Qui renchérissent qu'il faudra montrer patte blanche pour accéder au quartier résidentiel des Almadies.
Quid des autres mesures de sécurité?
Il nous revient ainsi que cette zone de plus en plus prisée depuis un certain temps, notamment avec l'installation de restaurants sélects et cadres huppés, sera transformée en "zone stérile" pour l’occasion et placée sous la haute surveillance d’un millier de policiers, gendarmes, unités d'élite et autres agents de renseignement. Et comme on n’est jamais suffisamment prudent, le survol de l’espace aérien Sénégalais sera tout simplement interdit, plusieurs heures avant l’arrivée du Président Américain. Pour ainsi dire, la sécurité sera au maximum lors de cette première visite d'Obama au Sénégal.
D'ailleurs, les membres du Secret Service Américain ont discrètement débarqué depuis quelques jours à Dakar, afin d'assurer la coordination de la protection du "Président le plus puissant du monde".
Nous avons appris par ailleurs que plusieurs artères de Dakar seront fermées à la circulation, toujours pour les mêmes motifs. C'est dire que les automobilistes s'apprêtent à vivre un véritable calvaire.
Au même moment, des dizaines de véhicules -on parle de 70- de l’escorte Américaine ont discrètement fait le déplacement sur Dakar. La question qui taraude les esprits est de savoir si la fameuse "The Beast" (ndlr: nom de code de la limousine blindée Présidentielle américaine) fera le voyage depuis Washington.
Dakaractu
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Gendarmes en question
Torture au Sénégal : La gendarmerie, au devant des scènes de violence!

La gendarmerie du Sénégal est mal vue. Très mal appréciée même par les organisations de défenses des droits de l’homme au Sénégal. Puisque, dans le dernier rapport d’Amnesty international section sénégalais, ce corps a commis les plus graves actes en matière violence.
Les camarades de Seydi Gassama, coordonnateur de la dite structure sont formels sur les violences faites aux sénégalais, de la part des forces de sécurité. Hier, lors de la publication de son rapport, Amnesty a souligné que le président Macky Sall est sur les pas de l’ancien président Abdoulaye Wade. Et que le Sénégal a obtenu une noté médiocre en matière de droits humains. Les forces qui exercent cette violence sur les populations, rappelle Amnesty sur les colonnes de Libération, ce sont les gendarmes. « Les plus graves actes en matières de tortures et usage excessif de la violence par les forces de sécurité ont été commis par les gendarmes » a d’emblée expliqué Seydi Gassama.
Pape Diattao Badji
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24/05/2013
Des djihadistes Sénégalais au Mali
Mali : des Sénégalais dans les rangs des jihadistes

Selon le rapport sur la paix et la sécurité dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), le Sénégal est sous la menace des mouvements islamistes radicaux. Cela serait du à la situation qui prévaut actuellement dans le nord-Mali et qui n’épargne pas ses voisins directs dont le Sénégal.
Dans ce rapport, 3ème du genre, et résultat d’une collaboration entre l’Institut d’études de Sécurité (Iss) et ses collaborateurs dont Open society initiative for west Africa (Osiwa), note Le Populaire, l’accent est mis sur le radicalisme religieux et la menace terroriste au Sénégal. Dans le rapport, on peut lire : « Des ressortissants sénégalais, pour certains, des candidats malheureux à l’émigration, ont été signalés dans les rangs des jihadistes au Mali, pays de transit vers l’Europe pour de nombreux migrants clandestins ». Ce qui contraint, et légitimement, les rédacteurs du rapport à se demander « si le Sénégal, pays voisin du Mali, fortement islamisé et traversé par de nombreux courants, notamment salafistes et wahhabites, de surcroît contributeurs de troupes à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), est directement menacé ou s’il peut également devenir un théâtre d’opérations ou une zone de repli », lit-on dans Le Populaire.
Le Sénégal est traversé par les courants religieux les plus radicaux
Dès lors, se pose la question de savoir si le Sénégal peut être dans une stabilité dans ce contexte d’instabilité. Surtout que le rapport s’est en outre interrogé sur l’existence au Sénégal de mouvances religieuses radicales qui pourraient entreprendre des actions violentes à la faveur du contexte régional et de circonstances imprévisibles. De l’avis du Docteur Bakary Samb, comme tout autre pays du Sahel, le Sénégal est traversé par les courants religieux les plus radicaux comme les plus tolérants. « Le Sénégal ne peut pas être un ilot de stabilité dans un océan d’instabilité. On ne peut plus se permettre de fermer les yeux et dormir sur le mythe du Sénégalais naturellement non violent », lâche l’enseignant-chercheur au Centre d’études des religions à l’université Gaston Berger de Saint-Louis.
« Les idéologies violentes de l’islam sont présentes au Sénégal »
Le Docteur Samb est convaincu que ce qui arrive aux autres pays ne peut pas nous arriver. Mais il reconnaît que « depuis un certain moment, il y a une mutation profonde du champ islamique sénégalais. Une mutation qui n’a pas été étudiée depuis très longtemps », avant de lancer l’alerte. « On se rend compte que toutes les idéologies violentes qu’on retrouve dans l’islam et dans le monde musulman sont aujourd’hui présentes au Sénégal. C’est l’exemple du salafisme et du wahhabisme qui ont conduit au saccage du patrimoine de Tombouctou dans le nord du Mali. Dès lors que cette idéologie qui a conduit à la situation actuelle du Mali est présente au Sénégal, l’opérationnalité ne peut qu’être une question de circonstance », conclut le Docteur Bakary Samb. Suffisant pour se demander si le renforcement actuel de la sécurité au Sénégal, notamment dans la capitale sénégalaise ne serait pas lié à cette question de la ramification du terrorisme. A moins que l’État du Sénégal ne prépare activement la venue du Président américain Barack Obama, qui nécessite plus de sécurité que la normale. Coïncidence ou pas, wait and see !
Abubakr Diallo
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Adieu Sénégal
Le labyrinthe Sénégalais

En avant-première, voici le nouveau jeu qui va faire fureur, qui va aussi faire fuir le Sénégal!
Sous ce lien en construction, http://www.snedai.sn/fr/index.php, vous découvrirez le labyrinthe Sénégalais! Toutes les démarches pour aller passer quelques jours dans ce très cher pays au tourisme agonisant.
Comme tous les jeux, il y a des gagnants et des perdants. Et, les jeux sont d'ores et déjà faits!
Gagnant, dans un premier temps: l'état et les caisses du Sénégal. Perdants: les hôtels, les auberges, les restaurants, les loueurs, les guides, les antiquaires, les banabanas, les cordonniers, les artisans, les sculpteurs d'objets d'art, les cuisinières, les tailleurs, les boutiquiers, les piroguiers, les rabatteurs, les promoteurs, les immobilières, les propriétaires toubabs, les saï saï, les prostituées, les serveurs, les coopérants, les bénévoles, les talibés, les plagistes, les barmans, les plongeurs, les skippeurs, les "fatous", les éleveurs, les garagistes, les mécaniciens, les magasins, les bagagistes, les compagnies d'aviation, les ouvriers du bâtiment, et sans doute des milliers d'autres emplois, des milliers de familles sénégalaises qui vont plus encore se retrouver dans le besoin, la pauvreté et donc l’obscurantisme.
Dans quelques années, ce merveilleux pays aimé sera à l'abandon. Les hôtels seront squattés, les résidences détruites, pillées. Les plages qui ne seront pas envahies par les eaux seront des terrains d'immondices et d'exercices pour les djihadistes.
Les prêts, les dons par milliards, les coopérations vont s'arrêter.
Il faut juste espérer que les quelques pays asiatiques ou du moyen orient, quelques émirats, la Chine, l'Iran ne fuiront pas ce pays où ils ont tant investi pour leurs propres intérêts...
Là, il n'y aura plus de gagnant. Même et surtout pas le Sénégal, les Sénégalais.
Brb
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Il faut d'autres réserves!
Ali Haidar souhaite mettre en place plusieurs réserves naturelles au Sénégal

"Il nous faut au Sénégal davantage de réserves, comme celle de Bandia, pour développer le tourisme de la faune et de la flore et mettre en place des stratégies de développement de nos parcs nationaux, de nos forêts classées, de notre patrimoine faunique et forestier", a dit Ali Haidar hier à Somone. Il présidait une manifestation dédiée à la Journée mondiale de la biodiversité.
Leral.net
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Malheurs des migration clantestine
Sénégal : mal être et rejet, les autres conséquences de la migration clandestine

Si il y a quelques années, partir clandestinement pour chercher du travail en Europe ou dans un pays d’Afrique était une solution qui fonctionnait, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Au Sénégal, comme ailleurs, le migrant ne fait plus recette. La crise économique en Europe, la fermeture des frontières, la chasse aux migrants touchent directement l’Afrique. Une malédiction. Chaque jour ils sont nombreux à rentrer au pays les mains vides. Du fait de leur échec et de leur périple difficile les migrants malchanceux sont affaiblis psychologiquement. Rejetés par leur famille et leurs proches, considérés comme fous, ils sont mis au ban et souvent voient les liens familiaux rompus. Des années passées dans la clandestinité les ont empêchés de voir leur femme et leurs enfants si bien qu’une fois de retour, le décalage est difficile à rattraper.
Dans la région de Louga, au nord du Sénégal, sur la route en direction du fleuve, frontière naturelle avec la Mauritanie, la migration est presque une tradition. Et les réalisations des migrants en sont la preuve: maisons à étage, dispensaires, écoles… De l’étranger ou en rentrant, les migrants qui ont réussi le montrent.
Ceux qui échouent par contre, font profil bas. Cissoko* est l’un d’eux. Il est là, grand, élégant, les mains croisées sur la table. Il parle la tête penchée en avant. Doucement, il se confie à voix basse et veut garder l’anonymat. C’est qu’il a encore un peu honte de son parcours qui a été long et difficile. Raté en fait. Un périple humiliant pour rien. Il est arrêté et malmené par la police à peine la frontière mauritanienne passée. Le voyage commence mal, Cissoko aurait dû le prendre comme un signe. Tenace, il s’est accroché. Comme beaucoup de jeunes en Afrique, il a grandit bercé par les histoires des grands frères, des cousins, qui réussissaient leur vie ailleurs et revenaient les poches pleines.
En plus, on raconte que le voyage fait l’homme. Alors comme il avait des problèmes avec sa famille il raconte avoir voulu prendre la route pour trouver son destin. Chez lui, dans la région de Louga, il n’y a pas grand chose à faire : l’agriculture et l’élevage sont des tâches difficiles et il n’y a ni usine ni entreprise qui pourraient occuper les bras ballants des jeunes sans activité. Comme beaucoup avant lui, il a pris la route, direction le Maroc.
Les désillusions de la migration
Il a d’abord fait « escale » et a passé du temps en Mauritanie avant d’arriver au Maroc. La route est longue quand on part clandestinement, on ne sait jamais quand on pourra passer et il faut s’arrêter en route pour gagner de quoi continuer le voyage.
En Mauritanie c’est un compatriote qui va l’aider : « Un jour il m’a donné deux montres que j’ai réussi à vendre au marché, ce qui m’a permis de commencer à cotiser pour acheter de la nourriture . » Vivre d’entraide et de petits boulots, c’est le quotidien de beaucoup de migrants. Sauf que la frontière entre débrouille et illégalité est fragile. Cissoko, un peu naïvement, pensait pouvoir se débrouiller, trouver un travail décent, vivre confortablement et envoyer de l’argent à sa famille.
Tout ne sera qu’échec, loin des espoirs de réussite qu’il avait nourris.
« Quand j’ai quitté le Sénégal c’était dur. J’avais envie de faire quelque chose, j’avais envie d’être un homme digne, je n’avais pas envie de tricher. »
La réalité le rattrape vite. Il finit par passer au Maroc où la situation des migrants est encore plus précaire les contraignant à agir encore plus dans l’illégalité : « Je me suis rendu compte que les gens avaient été formaté par la situation, tellement elle était difficile: il n’y a pas de respect, c’est fatiguant, c’est dur… Tu n’as aucun problème pour manger. Mais c’est tout. Sinon tu es maltraité, tu te sens indigne, et tu subis le racisme… »
Après quelques temps d’errance, la désillusion aidant, Cissoko a voulu rentrer au Sénégal. Mais en partant il pensait pouvoir accéder à un certain statut social ce qui lui aurait permis d’être vu « comme quelqu’un de meilleur ».
Pendant son exil, Cissoko a croisé beaucoup de migrants qui avaient réussi et beaucoup d’autres qui faisaient des boulots « sales et indignes ». Il n’a connu que la désillusion.
« En partant je pensais que le Maghreb et l’Europe c’était la belle vie. Même si ce n’était pas l’Europe, le Maroc était si proche que l’on est à mi-chemin du bonheur pour moi. C’est l’idée que j’avais. Mais dès que je suis arrivé, j’ai tout de suite été abattu par la situation. »
Tiko*, la quarantaine, témoigne lui aussi de la difficulté de la vie en situation irrégulière. Ce pêcheur du quartier de Guet-ndar à Saint Louis raconte n’avoir jamais été tenté par la migration : « et puis j’ai des amis qui sont rentrés et qui m’ont dit que c’était très facile, alors je suis parti pour l’Espagne. » Là-bas il se retrouve à cueillir des fruits pour des agriculteurs peu scrupuleux.
De ses années passées dans la clandestinité, il ne garde pas de très bons souvenirs. Lui aussi a perdu courage à maintes reprises. Lui aussi s’est retrouvé dans des situations auxquelles il n’avait pas pensé. Lui aussi témoigne de la rudesse de la vie: « Les gens consomment de la drogue, prennent de l’alcool. Les gens perdent la tête. »
Difficile retour
Le dispensaire dans la ville de Pete où travaille Rokhaya Gueye, assistante sociale.
Ils perdent la tête et ils deviennent fous. Voilà ce que l’on dit des migrants qui reviennent en ayant échoué. En rentrant Tiko n’avait pas grand chose, mais a pu assurer son retour. Il dit avoir été tellement déprimé, tellement perdu, qu’il a consommé de la drogue pour arrêter de penser, ne plus déprimer. Mais il s’est vite repris. Avec une famille à charge il était difficile de se laisser aller trop longtemps.
Pour Cissoko par contre les choses ont été beaucoup plus difficiles : « Je voulais rentrer mais je n’avais pas d’argent pour revenir. D’ailleurs en rentrant je n’avais que 1000 FCFA en poche, malgré tous les mois passaient dehors. »
C’est une bonne âme qui le ramasse et qui lui permet de faire le voyage du retour. « En rentrant j’ai fini par faire des insomnies et j’ai consommé de l’alcool. J’avais peur de la drogue. L’alcool était plus simple à consommer. La situation a finit par mal tourner. J’ai emprunté de l’argent partout pour pouvoir boire. Jusqu’à ce que ça soit trop et j’ai alors décidé d’arrêter. » En devenant alcoolique, Cissoko a cherché un moyen pour oublier sa solitude. Il a finit par rencontrer une association qui l’a aidé à se réinsérer et via laquelle il explique aux plus jeunes que l’immigration clandestine n’est pas la solution.
Aujourd’hui il a regagné sa dignité après avoir passé des années, perdu, là au milieu des siens.
« Quand je me souviens de certains comportements je me demande si je n’étais pas fou. J’ai fait des erreurs. »
Stigmatisation et exclusion familiale
Oumar Diack le coordinateur de Fédération des Associations du Fouta pour le Development parle volontiers des « personnes déréglées ». « Il y a des émigrés qui reviennent les mains vides, un peu déréglés, il y en a qui prennent des substances. L’espoir s’est envolé ils pensaient revenir et soutenir leur famille, mais la situation a été différente et ils reviennent en se sentant mal. Ça pose problème dans les communautés, car souvent au lieu de les accompagner, on les pointent du doigt. Au niveau des familles il n’y a que la mère qui les soutient, mais ce n’est pas assez. »
Rokhaya Gaye, assistante sociale parle beaucoup de cette situation. Depuis quelques jours seulement elle travaille à Mery, un peu plus à l’intérieur des terres, le long du fleuve Sénégal, au cœur de la région de migrations. Avant, elle travaillait à St Louis, ville portuaire, d’où les pirogues de pécheurs ont servi un temps à faire le trajet jusqu’aux îles Canaries.
La migration est un phénomène tellement répandu qu’elle témoigne de ses effets néfastes sans problèmes.
« Si quelqu’un quitte le Sénégal pour rejoindre la France ou les USA et revient les poches vides il est stigmatisé. On dit qu’il n’avait pas de travail, qu’il avait de mauvaises fréquentations. » Les migrants seraient partis pour profiter de la vie plutôt que pour aider leur famille. « Les gens pensent que la personne passait son temps à faire des rencontre, qu’elle se droguait, surtout si la personne est restée des années sans revenir. On dit alors que la personne est porteuse du VIH. Car il y a eu des cas de transmission du VIH. »
Rokhaya Gueye sait que la réalité est bien différente et que ces personnes sont en détresse, qu’elles ont besoin de prise en charge après avoir vécu une expérience traumatisante et que la stigmatisation ne les aide pas.
« La personne est rejetée par sa famille, elle perd ses amis. On pense que la personne est folle car elle a l’air perturbée. Les gens qui rentrent sans argent ne sont plus considérés avec respect. Ils sont délaissés par leurs familles, leurs amis, l’entourage. Psychologiquement ils sont affaiblis, consomment même de la drogue. Et l’Etat ne se préoccupe pas de ses cas »
A son retour Cissoko était heureux d’être en vie, alors que tant de compagnons de route sont morts en essayant de traverser vers l’Europe, aux frontières ou lors d’altercations. Mais il a dû faire face à l’opprobre sociale et au rejet de sa famille : « Quand je suis revenu j’étais abattu. J’ai demandé à l’homme qui m’a raccompagné de parler avec ma famille, car je n’avais pas le courage de rentrer seul. Il m’a donc accompagné et à parler à ma mère pour lui expliquer que j’avais tenté ma chance mais que j’avais échoué. Malgré ça j’ai essuyé des moqueries. Surtout de la part de mes amis et de mes parents. J’ai dû mentir, dire que j’avais oublié ou perdu mes bagages, pour regagner un peu de considération. Je ne pouvais pas dire que j’avais échoué. »
Les liens familiaux rompus
Et ces petites moqueries, ces petites attaques, n’aident pas à resserrer des liens familiaux distendus du fait de l’absence. Rokhaya Gueye explique bien la situation des migrants sans papiers, coupés de leur famille pendant des années :
« Les relations sont rompues avec la famille car elle espérait que la personne ramène de l’argent. Malheureusement elle revient sans rien. Il y a des conséquences graves comme des divorces. Il peut y avoir de la violence. »
Pendant ses années en Espagne Tiko a essayé de régulariser sa situation et à conserver tout un dossier de documents pour essayer de faire ses papiers.
Quand on part clandestinement et que l’on arrive à destination on fait de son mieux pour rester dans le pays. Impossible de voyager et de retourner voir les siens car on sait que si l’on quitte le pays on ne pourra plus tenter sa chance. On laisse derrière soi des gens qui ne sont plus les mêmes lorsque l’on revient, tout comme le migrant lui même a évolué. C’est un des effets de la migration. Un effet social lui aussi peu pris en considération.
« Quand une personne reste à l’étranger et ne peut pas revenir car elle n’a pas de papier. Entre temps la femme reste ici et elle est perturbée et affectée. Il y a des femmes qui finissent par se prostituer car elles sont sans ressources et sans nouvelles de leur mari. »
Certains migrants se marient quelques mois avant de partir, laissant derrière eux une jeune épouse, aux soins de la belle famille. La jeune fille passe alors des années, des fois sans pouvoir avoir d’enfant et sans recevoir l’argent qui lui est destiné, que la belle-famille récupère à sa place. « C’est une situation qui est difficile pour la femme qui ne peut pas demander l’argent et a peur de dévoiler sa situation à son mari. »
Les femmes de migrants sont souvent angoissées, explique d’ailleurs Rokhaya Gueye, certaines d’entres elles passent même des années sans nouvelles de leur maris qui ne prend même pas la peine de téléphoner. Elles sont des épouses seules, qui ne peuvent même pas divorcer.
Des migrants coupés de leurs enfants
M. Sow directeur de l'école, témoigne des difficultés des enfants de parents migrants.
Finalement, même les migrants qui reviennent en ayant réussi financièrement sont en décalage avec la société. Omar Diack en parle bien « Même si on revient avec de l’argent il y a des conséquences. Les enfants ont des problèmes d’éducation, tout est facile dans ces familles où il y a de l’argent mais on ne sait pas d’où il vient. »
A Guet Ndar, pendant qu’il témoignait, Tiko jettait un œil à la marmaille qui entrait et sortait en courant de la pièce. Lui aussi a perdu beaucoup en migrant clandestinement.
« Le plus grand de mes enfants a 9 ans. Quand je suis parti il avait trois mois. On a beaucoup de problèmes lorsque l’on part. On laisse notre famille, notre femme ici, parce que l’on cherche du travail et que l’on a besoin d’argent, mais le retour est dur. »
Cet enfant il l’a eu avec sa première femme. Après des années passées à l’étranger ils se sont séparés. Une conséquence directe de la vie en clandestinité, cette vie dans laquelle les gens ne sont pas libres de se déplacer.
Idi Gaye, responsable de la radio Fouta FM, au nord du Sénégal, parle du décalage culturel que vive les migrants. « Souvent les gens sont influencés par ce qu’ils ont vécu et vu de l’autre côté. Ils reviennent et veulent inculquer aux gens ce certaines pratiques culturelles des pays dans lesquels ils étaient. Celui qui passe 20 ans à l’extérieur a d’autres habitudes. Quand par exemple il voit des comportement d’enfants qu’il jugent anormaux, il a du mal à les éduquer car il ne voit plus les choses de la même façon. Aujourd’hui il y a beaucoup de gens qui ont du mal à vivre avec leur famille car au retour, la situation a changé. »
Les migrants se retrouvent entre deux identités, deux cultures. Quand le migrant est parti il a laissé une génération et une façon de faire qui ne sont plus les mêmes au retour.
Dans le village de Mery, Penda témoigne aussi de la situation familiale des migrants. Avec Idy Gaye elle a participé à des émissions de radios pour parler des effets néfastes de la migration :
« Le migrant revient après des années et veut s’occuper des enfants. Mais il n’y a plus d’affection, il n’y a plus d’affinités donc c’est difficile de le respecter ou l’écouter. C’est un inconnu chez lui. C’est un énorme problème. »
Mamadou Sowo, le directeur de l’école de Mery, appuie l’idée : « En tant que directeur j’ai était confronté au cas d’une élève dont les parents sont partis. Elle était studieuse et puis petit à petit elle a régressé, se tenait à l’écart. En fait, il lui manquait l’affection de ses parents. »
Psychologie et liens familiaux : des aspects non pris en compte
Idi Gaye essaie de contribuer à l’amélioration de la situation. « Nous faisons des émissions sur l’immigration pour parler de la réalité situation dans les pays d’accueil pour voir comment on peut aider ces gens à revenir dans leur pays d’origine. »
Le dialogue est nécessaire, c’est un premier pas. Car pour l’instant les autorités n’agissent pas. A Louga le conseil régional a bien décidé d’ouvrir un lieu de prise en charge psychologique. Pour l’instant ses portes sont toujours closes.
World Sana Sbouaï
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CFA blanchi...
Blanchiment d’argent : Le Sénégal décroche le « jackpot » avec 1.120 milliards F Cfa blanchis
Le Sénégal reste encore sous l’emprise des malfaiteurs qui sévissent dans le secteur bancaire et financier via le blanchiment d’argent. La Cellule nationale de traitement des informations financières du Sénégal (Centif) vient de révéler que 1.120 milliards F Cfa ont été blanchis au Sénégal entre 2004 et 2011.
Une manne économique qui représente 17,6% du Produit intérieur brut (Pib) du Sénégal, selon le journal « Le Quotidien ».
S’inspirant du rapport de la Centif lors d’un atelier national organisé par le Groupe inter-africain de lutte contre le blanchiment d’argent (Giaba), Aminata Mbengue, présidente de l’Association des responsables conformité des banques et établissements financiers du Sénégal (Arcobef), a souligné que « de par sa spécificité, le système financier reste le secteur le plus vulnérable aux activités de blanchiment d’argent et de crime organisé ».
A l’en croire, les dispositions prises par les institutions financières pour lutter contre ce crime sont payantes. Car, « sur 454 déclarations de soupçon transmises à la Centif entre 2006 et 2011, 92% proviennent essentiellement des banques ».
Dakaractu
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Alors ce visa!?!...
Visa pour le Sénégal : la mesure sera effective le 1er juillet 2013

C’est officiel. Le gouvernement du Sénégal a décidé d’instaurer, à compter du premier juillet 2013, la délivrance du visa biométrique pour les étrangers.
Les représentations diplomatiques et consulaires accréditées au Sénégal ont reçu hier 22 mai un courrier du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur les informant de la décision du gouvernement d’instaurer la délivrance du visa biométrique.
Il sera délivré, à compter du 1er juillet 2013, au niveau des postes diplomatiques et consulaires dans les treize pays suivants : France, Espagne, Belgique, Etats-Unis, Italie, Chine, Cameroun, Inde, Allemagne, Mauritanie, Afrique du Sud, Russie, Gambie.
Les frais de visa sont fixés à 50 euros, hors de frais de traitement, pour un séjour de moins de 90 jours.
Les détails de la procédure ne sont pas encore connus, mais il est prévu que la formulation des demandes puisse être réalisée en ligne et que des bornes d’enrôlement et de délivrance soient installées dans les aéroports du Sénégal et aux postes frontières.
La délivrance des visas serait gérée par la société SNEDAI (Société nationale d’édition de documents administratifs et d’identification, qui opère déjà en Côte d’Ivoire), dans le cadre d’une convention de concession de cinq ans renouvelables. En Côte d’Ivoire, les frais de traitement de dossier sont de 10 euros.
A suivre...
Imedia
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L'Islam Sénégalais au cause
Problème de Moeurs : Pervers et hypocrites à l’assaut de l’Islam au Sénégal

L’Islam est-il en souffrance au Sénégal ? Pratiquée par 96% de sénégalais, la religion musulmane est prise par certains concitoyens comme un instrument pour laisser s’épanouir dans leur petit mensonge. Si certains, au nom du Prophète Mouhamed (PSL), courent les funérailles pour se remplir les poches, d’autres, pour vivre leur homosexualité, font fi de leur statut de second d’imam.
Les ravages de la ‘’piété’ ‘ mercantile et cupide
Certains, pour se remplir les poches, pour voiler leur mendicité, aimaient à faire le tour des maisons, demandant de l’aide pour la ‘’construction’’ ou l’entretien d’une mosquée. Aujourd’hui, ils ont poussé le bouchon plus loin, instrumentalisant la mort, pour assouvir leur cupidité. En effet, l’absurde apparait chez les hôtes des familles éplorées, en cas de funérailles. Des hommes d’âges peu avancés, bien engoncés dans des boubous, un joli ‘’copati’’ sur la tête, n’hésitent pas à demander l’aumône, au nom du prophète Mouhamed (PSL) qui a bon dos avec ces faux dévots. Une autre forme de mendicité, même si ces véreux sont des mendiants de ‘’luxe’’. Mais, le comble sera atteint avec ce ‘’naïm’’, second d’imam, qui défraie la chronique à Guédiawaye.
La perversion en caftan
Tartuffe, personnage du classicisme, se cacherait de complexe, devant la fausse dévotion de ce tristement célèbre second de l’imam de Guédiawaye. Sous des dehors pieux, il dirigeait les prières pour des fidèles, à l’exception de celles du vendredi (14h30). Le hic est qu’il se muait en pervers homosexuel, dès la natte de prière repliée, loin du regard des gens. Son statut de ’’naïm’’ lui a pendant longtemps permis de cacher son penchant homosexuel.
«Quand on parle de religion au Sénégal, les gens ne regardent rien, ils gobent tout. En tant que second de l’imam, personne ne pouvait le soupçonner de ce penchant», dira Babou, un étudiant, selon qui, les pervers qui instrumentalisent la religion et abusent de la foi des croyants font foison. Pour nombre de sénégalais, ce cas doit inciter population et hommes religieux à aller à l’assaut des maux qui gangrènent la société. Virulents dans la lutte contre les occidentaux et autres non musulmans, de pervers sénégalais, ‘’La Illaha Illala’’, à la bouche, l’amour du prophète Mouhamed (PSL), en bandoulière, cachent des penchants hérétiques qui en rebuteraient plus d’un. Mais, ils seront toujours rattrapés par la justice immanente.
Fanta DIALLO
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Le village artisanal de Saly
Village artisanal de saly : de l'art et des valeurs au service du tourisme.
Un lieu, des couleurs et des formes parlantes, des métiers différents nous plongent dans l’environnement du village artisanal de Saly.
Le village artisanal de Saly attire de nombreux touristes pendant la pleine saison où de nombreux touristes viennent passer leur vacance au Sénégal. Dans le village artisanal, plusieurs corps de métiers s’y côtoient. De la cordonnerie à la bijouterie, en passant par la maroquinerie et la vannerie, rien ne passe inaperçu.
Juste à l’entrée, un regard orienté vers la droite, des paniers, des boîtes à bijoux tressés avec des fibres végétales et des tiges en Bambou agressent le regard. A l’intérieur de ce petit coin, le gérant de la vannerie, Monsieur Gadji secrétaire général des artisans du village artisanal s’active avant l’arrivée des premiers visiteurs. Vêtu d’un tee-shirt noir et d’un pantalon kaki, il attire de par la beauté de ses articles. A quatre mètres de lui, Abdoulaye Niang, ce thièssois, habitant du quartier lazaret s’active dans plusieurs domaines « je vends des pagnes, des statuettes, des bijoux, bref tout ce dont vous avez besoin » déclare t-il en nous orientant vers les différents articles qu’il expose devant sa boutique. .
Autre aspect déterminant dans le village artisanal, c’est la symbiose, la complicité dans laquelle vivent ces artisans. « Chacun veille sur la boutique de son voisin, on s’entend parfaitement » nous confie Assane, essayant de terminer son tableau d’art sur lequel, la carte du Sénégal brille de par ses multiples couleurs. Une carte qui témoigne de l’hospitalité, dont, les artisans venus des pays voisins se réjouissent. « On vit en parfaite harmonie, vraiment on n’a pas de problèmes,chacun y gagne sa vie » déclare Duco Ibrahim, un artisan malien qui tient un magasin de maroquinerie avec ses deux frères.
Dans ce lieu de rencontres touristiques, différents corps de métier s’y côtoient, les artisans entretiennent de très bons rapports. Toutefois ils invitent les autorités compétentes à prendre des mesures idoines afin de mieux faire la promotion du tourisme sénégalais
Pape Cheikh Ndi
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23/05/2013
Le Djoudj se meurt aussi...
Menace de disparition du Parc de Dioudj : Sur 16.000 hectares, il n'en reste que 6.000

Le parc de Dioudj est menacé par des plantes qui envahissent l’espace géologique. Sur les 16.000 hectares, il ne reste plus de nos jours que six mille occupés par les oiseaux pour se nourrir et se reproduire. Les conservateurs de ce parc pointent un doigt accusateur en direction des plantes aquatiques et celles ornementales qui sont de plus en plus envahissantes.
Le parc fait 16 000 hectares et avec la prolifération des plantes aquatiques et d’autres plantes qui ne sont pas très liées à l’eau comme le tamarix, nous avons perdu au moins 10 000 hectares d’eau et il ne reste dans le parc que 6 000 où les oiseaux peuvent trouver de la nourriture, nager, passer la journée », a averti le Colonel Ibrahima Diop conservateur dudit parc.
Dakaractu
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e-visa pour les Sénégalais en Turquie
Ankara annonce des e-visas turcs sous conditions

Les citoyens sénégalais et ressortissants étrangers remplissant les conditions nécessaires peuvent obtenir un e-visa pour la Turquie sur Internet en moins de 24 heures, a annoncé, mercredi à Dakar, l'ambassadeur turque Sibel Al Gan.
"Les citoyens sénégalais qui remplissent les conditions nécessaires pour obtenir un visa à l'arrivée de l'aéroport d'Istanbul Atatürk auront désormais la possibilité d'obtenir un e-visa en ligne sur internet avant leur départ", a annoncé le diplomate turc lors d'un point de presse.
Les ressortissants du Sénégal et de la plupart des pays d'Afrique sub-saharienne doivent remplir cinq conditions pour l'obtention d'un visa turc d'une validité de trois mois dont les frais ne seront débités que si le visa est accordé.
Les demandeurs de visa doivent disposer d'un passeport avec un minimum de six mois de validité, un visa valide pour les Etats Schengen, les Etats-Unis, Royaume Uni ou pour l'un des pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Sinon, ils doivent posséder un permis de séjour valable dans l'un de ces pays.
Les personnes intéressées doivent également voyager pour le tourisme ou pour affaires, avoir un billet aller-retour de la Turkish Airlines, s'assurer de compter sur une réservation dans un hôtel et enfin posséder de plus de 40.000 francs CFA par jour comme argent de poche.
Le ministère des Affaires étrangères de la Turquie et Turkish Airlines ont signé une convention pour garantir les vols directs Dakar-Istanbul.
Le directeur de Turkish Airlines au Sénégal, Cent Açikgoz, a indiqué pour sa part que sa compagnie était prête à augmenter la fréquence de ses vols pour la porter à quatre par semaine.
APS
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22/05/2013
Charia au Sénégal
Peine de mort = charia

”Celui qui tue de sang-froid doit à son tour subir le même sort. C’est ce que recommande la charia. Néanmoins, ceci doit se faire suivant une procédure.
C’est-à-dire, les faits doivent se baser sur des preuves ou des aveux du coupable, afin que le juge puisse trancher.La peine de mort doit revenir, même si nous vivons dans un État laïque.
Une vie ôtée ne peut pas être compensée par un séjour carcéral”. Propos de l’Imam Youssoupha Sarr.
Ce pays commence à faire peur!
BRB
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You n'est pas gâté...
Youssou N'dour « rate » sa présentation sur le développement du tourisme

Le chef de l’Etat, Macky Sall, certains ministres et quelques hommes d’affaires sénégalais séjournent actuellement à Doha, capitale du Qatar. Ce mardi, la délégation sénégalaise sous la coupe du premier magistrat du Sénégal était en opération de séduction sans précédent. C’est ainsi que certains ministres dont Youssou N'dour et des hommes d’affaires sénégalais ont reçu comme instruction de vendre la destination Sénégal.
Désigné comme le premier à présenter son projet sur le développement du tourisme avec de nouvelles stations balnéaires, ce après le discours du président de la Chambre de commerce du Qatar, Youssou N'dour a raté sa présentation. Son projet n’étant pas enregistré dans la machine, c’est la présentation de l’architecte Pierre Goudiaby Atepa qui a été répétée à maintes reprises tandis que le ministre Youssou N'dour attendait froidement devant le pupitre. Un peu contrarié par la situation, Macky Sall a finalement demandé que l’on commence avec la « Cyber city » présentée par M. Atepa en anglais.
On va peut-être commencer à comprendre les incapacités des dirigents Sénégalais à sauver le tourisme moribond au Sénégal
Samba Toure/BRB
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Saint Louis menacée
Saint-Louis, ville historique, menacée d'être engloutie par les eaux

"C'était un très beau village. Quinze de mes seize enfants ont grandi dans ce salon", se souvient Ameth Diagne, pêcheur de 52 ans, en désignant un pan de mur bleu azur, frappé par les vagues.
De son village de Doun Baba Dièye, situé à quelques kilomètres de Saint-Louis (nord du Sénégal), l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (AOF), il ne reste rien ou presque. Il a été emporté par les eaux de l'océan Atlantique.
Saint-Louis pourrait connaître le même sort. "On estime qu'au large de nos côtes, l'océan avance d'un mètre par an. Dans cent ans, si rien n'est fait, l'Atlantique aura grignoté la ville sur 100 mètres", explique le professeur Boubou Aldiouma Sy, chercheur en géographie à l'université de Saint-Louis.
Dans un rapport publié en 2008, Alioune Badiane, directeur d'ONU Habitat pour l'Afrique, désignait la ville comme la plus menacée d'Afrique par la montée des eaux. En cause, selon lui, le changement climatique, mais aussi l'ouverture d'un canal artificiel.
En 2003, l'île Saint-Louis, la partie historique de la ville située sur le fleuve Sénégal à 500 mètres du continent et appelée la "Venise Africaine", est menacée par une crue du fleuve.
Les autorités décident alors de creuser une brèche dans la langue de Barbarie, une bande de sable de 40 kilomètres de long sur 300 mètres de large, parallèle à la côte, qui protège le littoral de Saint-Louis et Doun Baba Dièye de l'océan.
Objectif: diminuer le niveau du fleuve qui ne cesse de monter à cause d'inondations de plus en plus nombreuses, afin de lui permettre de s'écouler dans l'Atlantique par ce canal large de 4 mètres.
Mais à l'important débit du fleuve qui s'engouffre dans la brèche, s'ajoutent, de l'autre côté de la langue, les assauts de l'océan. Deux phénomènes qui grignotent la langue de Barbarie, et élargissent le canal.
Depuis 2003, ce dernier s'agrandit de 17 mètres par jour. Aujourd'hui, c'est une embouchure de 2,3 kilomètres, face à Doun Baba Dièye.
Transformation brutale des écosystèmes
Situé à deux kilomètres de la plage il y a dix ans, Doun Baba Dièye, déserté par ses 800 habitants, est désormais laissé à l'assaut des vagues.
Ameth Diagne, chef du village, a été le dernier à partir. "Dans la nuit du 17 novembre 2012, quand les vagues sont entrées dans notre chambre, j'ai dû abandonner la maison", se rappelle-t-il. "Ce qui m'attriste le plus, c'est que je ne pourrai pas transmettre à mes plus jeunes enfants ce que mes ancêtres m'ont appris sur la flore et la faune, qui n'existent plus maintenant".
Le recul du fleuve au profit de l'océan a fait disparaître les poissons d'eau douce. Une transformation brutale des écosystèmes, qui s'est aussi traduite par un manque à gagner pour les pêcheurs.
Même conséquence pour les agriculteurs, pour qui la salinisation des terres a anéanti toute activité de maraîchage et d'élevage. "C'est ici qu'on lâchait les boeufs", explique Ameth Diagne, en désignant le sable qui remplace l'herbe autrefois réservée au pâturage.
Malgré les dommages qu'a provoqué le canal, aucun de ces réfugiés climatiques n'a touché d'aide financière de l'Etat, qui avait pourtant promis aux habitants de nouveaux logements.
Si la brèche a épargné Saint-Louis des crues du fleuve depuis 2003, la solution n'est que provisoire. Et la "Venise africaine" reste confrontée à d'autres dangers majeurs.
"L'est de la ville a en partie été construit sur d'anciens marécages, où stagne l'eau et où prolifèrent les moustiques. A cause de cela, nous observons une recrudescence du paludisme à Saint-Louis. C'est un gros problème que la ville n'a pas su maîtriser", affirme le professeur Boubou Aldiouma Sy.
Aux inondations et aux dégâts provoqués par la brèche, s'ajoute un troisième phénomène naturel: l'érosion des côtes accentuée par le changement climatique.
Le professeur Sy tire la sonnette d'alarme. Et préconise la construction d'ouvrages de protection pour éviter que la ville ne s'affaisse dans l'océan. "Chaque année, plusieurs maisons s'effondrent. Certaines populations sont très menacées. Saint-Louis doit réagir très vite, avant que les habitants ne se retrouvent les pieds dans l'eau".
RTL/AFP
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Revue de presse
Presse Senegalaise : Les sujets politiques en exergue dans les quotidiens

Des sujets se rapportant au fonctionnement interne du gouvernement alimentent la chronique politique qui semble pour l’essentiel faire le menu de l’actualité dans les quotidiens parvenus à l’APS, lundi.
''Trois ministres à couteaux tirés’’, croit savoir le quotidien Enquête. ‘’Rififi entre Amadou Kane, Abdoulaye Daouda Diallo et Youssou Ndour’’, affirme le journal. ‘’De moins en moins on parle des coulisses de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, pourtant des choses s’y passent’’, écrit-il.
‘’Par exemple, rapporte Enquête, lors du conseil des ministres de Tambacounda qui s’est tenue le 25 avril dernier à l’hôtel de ville de Tamba, il y a eu de l’électricité en l’air. Des échanges aigre-doux ont opposé le ministre de l’Economie et des Finances Amadou Kane au ministre délégué en charge du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo’’.
‘’La raison de cette montée bien subite d’adrénaline serait liée au fait que le ministre du Tourisme Youssou Ndour a été interpellé en pleine réunion sur des lenteurs constatées dans l’exécution de projets dépendant de son ministère’’, précise la même publication.
‘’Polémique gouvernementale autour de 80 milliards’’ de francs Cfa, note Le Quotidien au sujet du Building administratif, le siège au gouvernement sénégalais qui ‘’est en train de se décatir au jour le jour au point que sa réfection est devenue une urgence’’.
Le Premier ministre sénégalais Abbdoul Mbaye, ‘’voulant aller vite (sur le sujet) veut lancer une consultation restreinte. Ce qui a fait penser à certains ministres que Abdoul Mbaye veut, par ce moyen, servir des amis et des proches bien identifiés. L’enjeu ? 80 milliards de francs CFA’’, écrit ce journal.
L’Observateur, pour sa part, ouvre sur des révélations sur, ‘’le deal et la mafia de la Maison du Sénégal à New York’’, aux Etats-Unis. ‘’Il a fallu deux à trois semaines de vérification pour permettre au chef de l’Etat, Macky Sall, de découvrir toute la mafia qui a entouré le projet de construction de la maison du Sénégal à New York. Une affaire qui risque de rester longtemps dans les allées de la justice’’, selon le quotidien du groupe Futurs médias.
‘’C’est un micmac d’anthologie et une mafia très organisée qui ont été découverts par les vérificateurs. Les pratiques sont mises à nu, les masques sont tombés faisant apparaître au grand jour les visages du pillage des ressources de l’Etat et les montages financiers criminels faits sur le dos du contribuable sénégalais’’, écrit-il.
‘’Les petits secrets du palais de Popenguine’’, affiche Walfadjri, qui profite de l’édition 2013 du pèlerinage marial pour revenir sur l’histoire de la résidence présidentielle implantée dans ce village de la Petite-Côte sénégalaise.
‘’Le Sénégal a connu quatre présidents depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960. Chacun au regard de ses sensibilités a eu sa petite histoire avec le petit palais de Popenguine. Une résidence qui résiste au temps mais aussi à ses locataires’’, écrit le même quotidien.
Certains quotidiens prolongent cette actualité par des sujets relevant de la pure politique, à l’image du Populaire qui se fait l’écho de la passe d’armes entre Moustapha Diakhaté, président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar de la majorité et le député Thierno Bocoum du parti Rewmi de l’ancien Premier ministre Idrissa Seck.
‘’Moustapha Diakkaté accuse Idy de vouloir casser BBY’’, rapporte-t-il, non sans relayer la réaction de Thierno Bocoum. ‘’À défaut d’une légitimité historique et politique, Moustapha Diakhaté cherche une légitimité par la langue’’, rétorque le député Bocoum. ‘’Bocoum traite Diakhaté de +populiste primaire+’’, renchérit Walfadjri.
Un peu dans le sens de la politique, L’As révèle que le président Macky Sall et son Premier ministre ont octroyé à la Turquie 4.000 m2 du domaine public maritime qui veut y ériger son ambassade, au grand dam du maire de Dakar Khalifa Sall, opposé à cette décision, selon le journal.
Pendant ce temps, Le Soleil revient sur l’adresse du président Macky Sall au Forum international de Doha, au Qatar. ‘’L’Afrique offre de nouvelles opportunités d’investissements’’, a-t-il déclaré lors de cette rencontre, selon des propos rapportés par le quotidien national.
Alors que l’Eglise s’oppose à ce que les autorités légifèrent sur l’homosexualité, la Tribune assure que l’adjoint de l’imam de la mosquée Serigne Mansour Sy de Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, ‘’est un homosexuel’’.
‘’Incroyable, mais vrai !’’, s’exclame Libération, rapportant qu’à l’insu de la direction des services fiscaux, des agents déclenchent la vérification d’une société du président de la République, ‘’une société immobilière’’. ‘’Informé après coup, un membre de la Direction des Impôts …tombe malade’’, écrit le journal.
Aps
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Obama en Afrique
Pour sa première tournée africaine, Obama choisit le Sénégal, l'Afrique du Sud et la Tanzanie

La Maison Blanche a annoncé dans un communiqué, lundi 20 mai, que le président Barack Obama se rendrait du 26 juin au 3 juillet au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie. Une première tournée africaine pour celui dont le discours d'Accra, en 2009, est resté dans les mémoires.
Il était temps. Près de cinq ans après sa première élection et au début de son second mandat, le président américain Barack Obama a décidé d’effectuer sa première tournée d’importance en Afrique, du 26 juin au 3 juillet, en compagnie de son épouse Michelle. Destination : Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie, mais pas le Kenya, la terre natale de son père dont l'actuel président, Uhuru Kenyatta, est poursuivi par la CPI pour crimes contre l'humanité. Si Obama s'était rendu en 2006 au Kenya, il n’était pas encore chef d’État mais venait d’être élu au Sénat de Washington.
« Le président insistera sur l'importance que les États-Unis accordent à nos liens en plein développement avec les pays d'Afrique subsaharienne », indique la Maison Blanche dans un communiqué, en évoquant également la nécessité d'« étendre la croissance économique, l'investissement et le commerce, de renforcer les institutions démocratiques, et d'investir dans une nouvelle génération de dirigeants africains ».
Espoir
Jusqu’à présent, Barack Obama ne s’était rendu officiellement qu’une fois en Afrique subsaharienne, au Ghana, en juillet 2009, pour une courte visite qui avait suscité beaucoup d’espoir. Son discours devant le Parlement, en juillet 2009 à Accra, au cours duquel il avait proclamé que « l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains », avait marqué les esprits. Quant à Michelle Obama, elle avait effectué une tournée en Afrique australe en juin 2011. Elle avait notamment rencontré, en Afrique du Sud, le premier président noir du pays et héros de la lutte contre l'apartheid, Nelson Mandela.
Le programme d’Obama s’inscrit dans une volonté de soutenir les « bons élèves de la démocratie » - c'est-à-dire des pays où la course pour le pouvoir n’a pas récemment donné lieu à des massacres et où l’alternance s’est passée de manière relativement pacifique. Fin mars, Obama avait ainsi reçu son nouvel homologue sénégalais, Macky Sall, et trois autres dirigeants africains élus, en saluant dans leurs pays des « démocraties solides et émergentes ».
Tout en promettant à plusieurs reprises que les États-Unis resteraient des « partenaires inconditionnels » des pays africains démocratiques, Obama avait rendue publique, en juin 2012, sa stratégie en faveur du développement de l'Afrique, avec comme objectifs principaux le renforcement de la sécurité face à la menace terroriste, et la contre-offensive face à la Chine sur le plan économique.
Obama a une stratégiqe pour l'Afrique
Sans donner de programme précis dans l'immédiat, la présidence a affirmé que M. Obama rencontrerait lors de son voyage « de nombreux dirigeants gouvernementaux, d'entreprises et de la société civile, dont des jeunes, pour discuter de nos partenariats ».
Jeune Afrique/AFP
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21/05/2013
Sénégal, ton tourisme fout le camp!
Tourisme au Sénégal : Le crash

Le décollage tant attendu du secteur du tourisme au Sénégal n’est pas pour demain. Pire, les statistiques du mois du début de l’année qui correspond à la haute saison touristique renvoient une chute drastique du nombre de visiteurs, comparé à la même période de 2012.
78 652 visiteurs, c’est le chiffre enregistré en janvier 2012 à l’entrée à l’aéroport Léopold Sedar Senghor(LSD). En janvier 2013, ce chiffre est tombé à 51 602 visiteurs (statistiques officielles de la DPEE). Entre les résidents, les non-résidents (-35,8%) et les visiteurs en transit, le total des entrées répertoriées en janvier 2013 affiche une chute de -34,4% par rapport à la même période de 2012. Le pourcentage déterminant, ici, reste bien sûr celui de -35,8% correspondant à la baisse de la fréquentation des non-résidents pour tourisme d’affaires, de loisirs, ou autres.
Sur ces motifs de visites, justement, les tendances sont éloquentes. Les seules entrées pour raisons de conférences ont affiché une variation positive de 2,00% tandis que les entrées pour raisons de loisirs ont chuté de -46,3% ; pour raisons d’affaires de -17,4% ; pour raisons de famille de -21,9% ; etc…
La répartition des entrées des touristes par types d’hébergement est encore plus parlante, avec une fréquentation au niveau des hôtels qui est passée de 28 906 touristes en janvier 2012 à 17 348 touristes en janvier 2013 soi une chute de -40,0% ; Au niveau des résidences ce n’est pas mieux avec -57,3% ; les campements enregistrent -62,4% soi une baisse cumulée hôtels-para-hôtels de -42,0%.
En termes de marchés, les français qui représentent le principal marché émetteur du Sénégal affichent -48,5% de visiteurs tandis que le marché belge recule de -36,7%. Les italiens font la fine bouche avec -37,1% alors que les américains (-26,3%) ; les espagnols (-14,8%) ; même les maures (-22,6%) ; les ivoiriens (-8,5%) suivent la même tendance.
En somme, il est venu 35,8% de moins de touristes au Sénégal entre 2012 et 2013. Si les mois de Janvier et février 2012 qui avaient correspondu à la période électorale avaient fortement impacté les entrées de touristes au Sénégal (-3,9%), un an après, la baisse de la désaffectation de la destination semble ainsi se confirmer. De quoi susciter moult inquiétudes quand à la politique annoncée par le gouvernement, quand on sait que la chute drastique des flux touristiques intervient notamment en Haute Saison (de novembre à avril ) qui est la période la mieux vendue, alors que la Basse Saison (de mai à octobre) est la période où certains des établissements touristiques, surtout de loisirs, ferment.
Au-delà de ce phénomène de saisonnalité qui constitue le principal indicateur de performance au niveau de l'exploitation hôtelière, il conviendrait cependant de s’interroger sur le taux d’occupation (rapport entre le nombre de chambres louées et le nombre de chambres disponibles).
Visiblement, la taxe (de promotion) touristique qui est passée de 600 FCfa en 1998 à 1000 FCfa en décembre 2011, censée alimenter le budget de promotion touristique n’a encore eu aucun effet sur celle-ci.
De même, il n’y a encore aucune visibilité sur la stratégie de développement du secteur que le gouvernement actuel compte dérouler.
Malick NDAW
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Le Sénégal perd du terrain...
Révélations sur le foncier au Sénégal

Nos sources sont formelles : il n'a été légué qu'un héritage foncier squelettique au régime de Macky Sall, après les 12 ans de magistère du régime libéral. En effet, nous avons tous assisté impuissants à un bradage tous azimuts des réserves foncières consolidées et jalousement conservées par les différents gouvernements socialistes pour les générations futures.
Une fois au pouvoir, Abdoulaye Wade a tout de suite jeté son dévolu sur le Foncier. On se rappelle encore de sa célèbre boutade à l'endroit de ses alliés lors de la formation du premier gouvernement dit de l'Alternance, à qui il faisait savoir qu'il serait lui même le gérant du Foncier. Et pour cause!
Dans ce qu'on appellait la Presqu' île du Cap Vert, aucune portion de terre n'a échappé à la boulimie wadienne qui s'est appuyée sur des Chefs de services peu scrupuleux, pour procéder à de nouvelles immatriculations sur les TNI (Terrain non Immatriculé) ou parfois sur des élus locaux peu soucieux, comme les Maires de Ouakam, Keur Massar,Tivaoune Peulh et un peu partout au Sénegal, pour opérer une véritable razzia sur la moindre poche disponible.
Les transactions les plus connues et les plus choquantes sont la cession des terres des Mamelles à M'backiou Faye, celle des réserves de la défunte SOTRAC, de la VDN et de la Foire Internationale de Dakar à des sociètés immobilières. C'est dans ce même ordre que les réserves de l'Aéroport LSS ont été attribuées à un célèbre homme d'affaires, tout en prenant le soin de refiler quelques parcelles à des Officiers Supérieurs, Magistrats, Inspecteurs Généraux d'Etat et Hauts fonctionnaires pour maquiller le crime parfait.
Du reste, peu avant sa mort, l'ancien Directeur Général de DDD pourtant proche du Président Wade, s'invitait dans ce débat par le canal de CD explosifs, dans lesquels il expliquait la technique des tenants du Pouvoir pour s'accaparer des terres. Ces derniers n'hésitaient même pas à prendre un hélico avec à son bord des techniciens du Cadastre, pour trouver les réserves et poches disponibles.
Depuis son accession au pouvoir, le Président Macky Sall, en ce qui le concerne, a donné des instructions fermes allant dans le sens d'auditer toutes ces cessions douteuses et surtout de procéder à une vérification en règle des dessous de ces agences immobilières et autres Promoteurs privés qui ne sont pas loin d'çetre des officines de Blanchiment ou de la complicité de Blanchiment d'argent et ce, au vu de montages effectués pour ériger soit des cités de grand standing soit des logements "sociaux".
Des entreprises comme BENJA, BAOBAB INVESTISSEMENT, etc...sont dans le collimateur des enquêteurs et bientôt leurs propriètaires commenceront leur défilé devant la DIC ou la SR.
Dakaractu
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20/05/2013
Popenguine se débauche
Sexe et alcool, «nouveaux modes de piété» juvénile au pèlerinage marial de Popenguine
Naguère rendez-vous de prières, de dévotions et de recueillements devant le sanctuaire marial, couronné par une messe dite le lundi de Pentecôte, surtout pour les jeunes qui marchent des centaines de kilomètres pour rejoindre le lieu, le pèlerinage annuel de Popenguine connaît aujourd’hui de nouveaux modes de piété de la jeunesse sénégalaise car, ce n’est pas celle catholique ou chrétienne seulement qui s’y rend maintenant.
Ici, les chapelets sont souvent rangés, les bibles oubliées dans les sacs. Bienvenus drogue et sexe ! «Ces deux mots sont les nouveaux modes de piété des jeunes. C’est pourquoi, depuis un certain nombre d’années, l’Eglise les combat farouchement. Ce qui a amené à la destruction du village des marcheurs et l’interdiction des tentes individuelles et la baignade», explique l’Abbé Fernand.
Village situé à 71 km de Dakar, sur la petite côte sénégalaise, Popenguine accueille en 2013 le 125ème pèlerinage marial. Le paysage montagneux et rocheux du village ne peut rien contre les vendeurs de boissons alcoolisées et les campeurs, qui se confondent souvent avec la poussière dégagée par un vent chaud et sec.
«Depuis le 16 mai, j’ai débarqué bouteilles et cartons ici. Cela coule à flot et le prix est augmenté de 50%. Malgré tout, les jeunes se disputent de la marchandise», explique Marguerite, venue de la ville de Ziguinchor au sud, à environ 500 km du site de Popenguine.
A côté de la dame, une vingtaine de futs de vides jonchent le sol. «Tata, le bounouk (nom local du vin de palme) est-il fini ?», questionne Dame, un jeune musulman, pourtant «venu au pèlerinage parce qu’invité par sa copine Florence».
«Nous avons notre tente là-bas, dans les montagnes. L’opposition des agents de sécurité n’y peut rien. Nous allons y faire notre pèlerinage», dit Dame, en titubant.
Comme lui, ils sont des dizaines de jeunes à élire domicile dans les montagnes, où bouteilles de gin, de whisky, de bière et de vin servent de décor. Le tout couronné par un tas de préserv…déjà utilisés.
Ndiack FAYE
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Peine de mort au Sénégal?
Peine de mort au Sénégal : Un projet de loi bientôt sur la table du président de l’Assemblée Nationale

Un projet de loi sur pour la promulgation de la peine de mort a Sénégal sera bientôt déposé sur la table de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale. Ce sera avant la fin de la session parlementaire en cours. La révélation est faite par le député de la majorité Seydina Fall en tournée dans la banlieue.
Peine de mort au Sénégal : Un projet de loi bientôt sur la table du président de l’Assemblée Nationale
« Nous sommes presque fin prêts pour déposer le projet de la loi pour la promulgation de la peine de mort. Ce sera fait avant d’aller en vacances », annonce le député Seydina Fall qui ajoute que l’objectif est de diminuer la criminalité au Sénégal.
«Celui qui prend son arme pour agresser et tuer une personne volontairement, il sera exécuté. Les cas des homicides involontaires seront traités par la justice. L’objectif de cette loi est de diminuer la criminalité au Sénégal », précise-t-il.
Selon le député, plusieurs chefs religieux sont pour la promulgation de la loi sur la peine de mort. « Je reçois beaucoup d’appels mêmes des chefs religieux, des avocats et des parlementaires pour me demander l’évolution du dossier», informe-t-il.
Mais cet éventuel projet de loi pour le retour de la peine de mort au Sénégal commence à agacer les défenseurs des droits de l’homme qui estiment que « la tendance mondiale est l’abolition de la peine de mort ».
« C’est un autre diversement que les députés veulent entraîner les Sénégalais au lieu de s’occuper de leurs problèmes. En tout cas, ce projet de loi ne passera pas. La tendance mondiale est l’abolition de la peine de mort. Mêmes des pays arabes comme le Maroc, la Mauritanie où la loi est en vigueur n’ont pas exécuté des condamnés depuis plus de 20 ans», s’offusque Seydi Gassama d’Amnisty International.
Mieux, il se dit convaincu que même si les députés votent pour la promulgation de la loi sur la peine de mort, le président de la république Macky Sall ne va apposer sa signature pour son entrée en vigueur.
Ferloo
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Le feuilleton Karim Wade continue
Le Sénégal réclame 150 millions de dommages et intérêts pour procédure abusive

Alors que Karim Wade demande l’annulation de la procédure le concernant, une suspension du Sénégal de toutes les instances de la Cedeao et des dommages et intérêts de 225 milliards, l’Etat du Sénégal estime qu’il a intenté une procédure abusive à son encontre et lui a demandé 150 millions de dommages et intérêts.
La Cour de justice de la Cedeao a examiné ce vendredi la requête de Karim Wade déposée par ses avocats, Me Ciré Clédor Ly, Seydou Diagne et Demba Ciré Bathily.
Devant la barre les avocats de Karim ont demandé que la Cour joigne le référé qu’ils avaient déposé avec le fond, car il estime que la procédure a évolué et le référé est devenu sans objet.
Karim Wade a déposé une plainte pour violation de ses droits. Il réclame la somme de 225 milliards en guise de dommages et intérêts et la suspension du Sénégal dans toutes les instances de la Cedeao.
Le Sénégal a demandé à la Cour de déclarer Karim Wade coupable de procédure abusive et de le condamner à payer à l’Etat du Sénégal 150 millions de Francs Cfa. La cour rendra son verdict avant le 15 juillet prochain.
Me Khaly Niang, un des avocats de l’Etat, a estimé que Karim Wade a fui devant ses responsabilités. « Sa requête n’a plus sa raison d’être d’autant plus que ses avocats même reconnaissent que la requête est sans objet. Nous, les avocats de l’Etat avons considéré cette requête sans objet parce qu’elle demandait l’annulation de la procédure à Dakar et la cour s’est prononcée dans son arrêt du 22 février 2013, disant qu’elle n’était pas compétente pour statuer sur les affaires en cours dans les Etats-membres. On attend le délibéré sur le fond du dossier que la cour va donner le 15 Juillet », dit-il.
Mamadou Ndiaye
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19/05/2013
Revue de presse Dakaroise
Revue de presse des quotidiens du week end

Mme Niane, un visage connu de l’ancien régime d’Abdoulaye Wade, s’est retrouvée aux côtés du nouveau président de la République, Macky Sall. Sa compétence et son intégrité sont invoquées à ce niveau. Au sein de l’actuelle majorité, son retour aux affaires avait toutefois suscité des critiques, avant de faire long feu.
‘’Sa conseillère aux questions stratégiques nommée à la BAD : Macky perd une Ami’’, ironise Le Quotidien jouant sur le diminutif d’Aminata Niane et sa proximité avec l’actuel chef de l’Etat. Les deux concernés ont travaillé ensemble durant la présidence de Me Wade, avant de se retrouver de nouveau.
Parlant du départ annoncé de l’ex-patronne de l’APIX, Walfadjri estime qu’‘’Aminata Niane a lâché Macky’’. ‘’Pourquoi elle dérange’’, se demande le journal, mais la réponse est servie par son confrère L’As : ‘’Pour mettre à l’aise Macky Sall et arrêter les nombreuses critiques, (Mme) Niane claque la porte et quitte le Sénégal’’.
L’As signale que Mme Niane a démissionné de la présidence de la République où elle occupait les fonctions de conseiller spécial et aussi de son poste de présidente du conseil d’administration de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). ‘’Elle va rejoindre la BAD’’, confirme également ce journal.
‘’Sortie du Palais, Aminata Niane recyclée à la BAD’’, dit Le Populaire qui affirme que cette conseillère du président Sall ‘’a officiellement démissionné, mais son départ soulage l’espace présidentiel’’.
Par contre, La Tribune donne une vue surprenante du passé récent de l’ex-directrice de l’APIX. ‘’Spectacle inédit à l’Hôtel Safari de Saly : la ministre Aminata Niane gardée pendant six jours par des policiers’’, affirme le journal dakarois. ‘’Plus intriguant encore, poursuit-il, la zone ne relève pas de la compétence de la police (de Mbour), mais de la (brigade de) gendarmerie de Saly.’’
De son côté, Karim Wade, ex-ministre d’Etat, ministre des Infrastructures, des Transports aériens, de l’Energie et de la Coopération internationale, n’en finit pas avec ses ennuis judiciaires et garde son mal en patience. En prison, pour des présomptions d’enrichissement illicite, le fils de l’ex-président Wade est également parmi les plus cités de la presse du week-end.
‘’Cour de justice de la CEDEAO : Karim Wade, (fait-il) machine en arrière ?’’, s’interroge Le Populaire, qui estime toutefois que ‘’les avocats de l’Etat et ceux de Karim ne parlent pas le même langage’’ quant à une décision de la juridiction communautaire ouest-africaine, laquelle a été saisie par M. Wade pour violation par l’Etat du Sénégal de ses droits notamment la libre circulation.
‘’Plainte du fils de Me Wade classée sans suite : Karim subit un camouflet’’, soutient le journal Enquête, tandis que son confrère L’Observateur qui a dépêché un envoyé spécial à Abuja (Nigeria), où siège la Cour de justice de la CEDEAO, pense qu’il ne faut pas aller en conjectures. ‘’La Cour a décidé de rendre son (arrêt) avant le 15 juillet prochain.’’
Au Sénégal, d’autres citoyens anonymes continuent de souffrir, à l’instar des ménages sinistrés dans la banlieue de Dakar. ‘’La hantise de l’hivernage réveille les inondés’’, signale Grand-Place, annonçant l’approche de la saison des pluies et les initiatives locales pour parer aux risques.
‘’Les coordonnateurs d’associations de lutte contre les inondations des deux communes d’arrondissement de Yeumbeul (Nord et Sud) unissent leurs forces et donnent un délai de 15 jours aux autorités étatiques en vue d’attribuer des logements oubliés du Plan Jaxaay’’, rapporte le journal.
Sud Quotidien consacre son ouverture à la région de Kédougou, dans le Sud-est du Sénégal, frontalière de la Guinée et du Mali. ‘’La traite des personnes existe bel et bien au Sénégal. Elle se manifeste sous différentes formes, notamment la prostitution, l’exploitation d’enfants à des fins mercantiles, etc.’’, écrit le journal dakarois.
‘’Hormis d’être réputée pour l’exploitation de l’or, Kédougou est une région où les pires formes de travail des enfants et des travailleuses du sexe dans les zones d’orpaillage traditionnel sont une réalité’’, constate Sud Quotidien, dans un large dossier.
Pour ce journal, l’absence de l’Etat et la porosité des frontières avec la Guinée et le Mali ainsi que la ruée vers l’or constituent ‘’un terreau fertile pour des réseaux bien organisés qui peuvent vivre des durs labeurs des filles et petits garçons convoyés sur les sites d’orpaillage’’.
Ferloo
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18/05/2013
Ce très cher Karim...
Karim Wade réclame 225 milliards à l’Etat

Les avocats de Karim Wade, Mes Demba Ciré Bathily, Seydou Diagne et Ciré Clédor Ly sont à Abuja depuis mercredi. Ils doivent défendre leur client incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, depuis le 17 avril dernier, pour enrichissement illicite. Les avocats du fils de l’ancien Chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, réclament une indemnisation de Karim Wade à hauteur de 225 milliards FCFA (343 millions euros).
La bataille d’Abuja risque d’être très âpre. En effet, d’un côté, les avocats de Karim Wade, qui avaient déposé une plainte sur la table de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), ont 20 minutes pour attaquer en annulation les procédures décrétées par l’Etat du Sénégal, notamment la traques des dignitaires de l’ancien régime, interdits de sortie. Sans occulter la nouvelle donne : l’arrestation de Karim Wade qui est sous mandat de dépôt depuis le 17 avril. De l’autre côté, les avocats de l’Etat, notamment Mes Papa Moussa Félix Sow, Khaly Niang, Simon Ndiaye ainsi que l’agent judiciaire de l’Etat, Mafall Fall, arrivés à Abuja depuis hier, auront aussi 20 minutes pour justifier les mesures prises par l’Etat du Sénégal.
Condamner l’Etat du Sénégal à payer 225 milliards FCFA…
L’on apprend dans L’Observateur que les conseils de Karim Wade ont saisi la Cour de justice de la Cedeao à travers une « Requête aux fins d’admission de moyens nouveaux, conformément à l’article 37-2 du règlement de la Cour de justice de la Cedeao, complémentaire à la requête principale ». Les avocats de Karim Wade rallongent leurs dommages et intérêts jusqu’à 225 milliards FCFA. Ils demandent à la Cour de justice de « dire et juger que la détention de Karim Wade du 15 au 17 avril 2013, à la Section recherches de la gendarmerie de Colobane est arbitraire, conformément à l’article 9-5 du Pacte international, relatif aux droits civils et politiques et condamner l’Etat du Sénégal à payer au requérant, pour le préjudice subi, la somme de 5 milliards FCFA (7,6 millions d’euros) ».
…Et 20 autres milliards FCFA pour le préjudice subi
Les conseils de Karim Wade demandent également à la Cour de « dire et de juger que le mandat de dépôt décerné contre Karim Wade, nonobstant l’Arrêt rendu le 22 février par la Cour de justice de la Cedeao et l’article 101 alinéa 2 de la Constitution du Sénégal et l’article 7 de la loi 81-54 du 10 juillet 1981, est arbitraire et allouer à Karim Wade la somme de 20 milliards FCFA (30,5 millions d’euros) pour le préjudice subi ». L’Observateur rappelle que dans la première requête, les conseils de Karim Wade avaient saisi la Cour de justice de la Cedeao pour dénoncer « une violation de la présomption d’innocence, une violation du droit à un procès équitable avec le renversement de la charge de la preuve et l’absence du droit à un recours effectif, une violation du privilège de juridiction, une violation du droit à la libre circulation des personnes et d’ordonner une levée de la mesure de l’interdiction de sortie du territoire ».
Une audience sans doute houleuse, surtout que la Cedeao serait très remontée contre l’Etat du Sénégal qui n’a pas voulu appliquer les dernières décisions rendues par la Cour de justice et relatives à la levée de l’interdiction de sortie du territoire des dignitaires du régime d’Abdoulaye Wade.
Abubakr Diallo
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17/05/2013
Analyse d'un échec touristique

Déclin du tourisme: A qui la faute !?!
Le Secteur est-il sinistré, appauvri ou simplement délaissé ? Absence ou Retard sur des journées de concertations professionnelles ? Programmes et Vision périmés, faute d’assises nationales et / ou internationales ?
Depuis 1991, jamais dans l’agenda, ou même dans l’histoire du tourisme, le secteur privé a pris l’initiative à ma connaissance de préparer, d’organiser et d’inviter le gouvernement à des journées de réflexions thématiques sur le tourisme. Occasion, ou le secteur privé expliquerait sa vision, et sa stratégie. Et partager les analyses de la situation du secteur avec l’Etat, et ainsi, renforcer la concertation entre les secteurs public et privé sur les actions essentielles de promotion en se dotant d’outils performants qui garantissent des actions commerciales plus efficaces. Chaque partie s’évalue, se pèse et s’autocritique pour avancer ensemble. Le secteur se doit déterminer à ériger Saint Louis et certaines zones en territoires touristiques pour booster leur développement local. il faut une nouvelle étape, une rupture qui marque le lancement d’une nouvelle stratégie et le démarrage de Forums régionaux du tourisme qui visent à rectifier et à maintenir la dynamique de croissance que doit générer le secteur touristique ainsi que le positionnement du Sénégal au top des meilleures ventes auprès de ces principaux marchés et des destinations touristiques mondiales qui disposent des mêmes offres touristiques. L’enjeu est de taille, car, au-delà du secteur, il est indispensable aujourd’hui de créer une stratégie cohérente de promotion de tous nos atouts (stabilité politique, produits, savoir-faire, zones touristiques et positionnement géographique) partout ailleurs jusqu’à l’international, pour renforcer l’attractivité de la destination et augmenter le rayonnement du Sénégal dans le monde. Nos professionnels du tourisme ont du talent, de la matière et de la volonté, mais ils sont au four et au moulin et ne disposent pas d’assurances quant la volonté politique de l’Etat et des moyens nécessaires à mettre dans le secteur pour permettre un envol sans crash. Ce faisant, j’appel les professionnels du secteur à être unanime sur le fait que la solution commence par eux-mêmes, et le premier pas dans cette rupture, est de créer une instance, ou une organisation autonome chargée de réfléchir, de produire des idées innovantes et des programmes qui leur sont destinés comme tableau de bord, d’outils de promotion et comme support d’auto évaluation sur les questions à caractère dynamique du secteur du tourisme et autres secteurs connexes. Je vois venir les récriminations, mais, même si par ailleurs chacun continu de dire à juste raison leur incompréhension sur le statuquo, sur l’immobilisme du secteur, sur le retard à la mise en place d’un instrument de promotion, il est du devoir du secteur privé ; lui qui crée les richesses et l’emploi de s’organiser en structure de veille et d’alerte, partant d’une expertise et des études à travers des spécialistes spécialisés en l’espèces ( marketing promotion, image de la destination à travers un slogan et la vente par les canaux et les réseaux les plus performants) En passant j’ai suggéré et je suggère encore de faire de Thies la capitale touristique du Sénégal avec un agenda tournant dans les différentes zones touristiques ou un programme de loisirs dénommé Théâtre Danse et Musique sera développé avec les artistes de chaque localité avec des rythme et des sonorités qui reflètent et valorisent notre culture. Il faut donner un contenu culturel artistique tradi moderne à nos produits touristiques Ce n’est pas l’importance et l’intérêt des journées de concertations qui sont mise au banc des accusées, bien au contraire, puisqu’ on semble dire à chaque fois, que tout a été bien dit et bien rédigé, mais sans suite à suivre. Sachez que le secteur évolue, les acteurs aussi et les hommes changent tout comme les gouvernements. Et contrairement aux Assises du tourisme, les journées de concertations ont un rôle plus important et plus dynamique dans l’évolution de la politique touristique, celles-ci ne couvrent qu’une infime partie des problèmes et des thématiques à l’épreuve de l’agenda du secteur privé, à savoir : La promotion, le marketing et la commercialisation. Les questions de stratégies nationales de crises ou d’urgences et d’importances majeures doivent être traitées en conseil interministériel au moins tous les six mois, et le secteur privé doit interpeller les commissions en charge du tourisme à l’Assemblée nationale et ou du conseil économique social et environnemental pour se pencher sur le cas du secteur du tourisme.
La non tenue des Assises du tourisme, depuis Mars 2002, est un signe de faiblesse de nos décideurs à prendre en charge les questions stratégiques du tourisme, qui doivent être planifiées et orientées vers des objectif à court, moyen et long terme. Ce retard est une sorte de fumée noire qui nous envahi et qui va noircir et le bilan et les objectifs nés de la nouvelle stratégie horizon 2020 et de la demande internationale. D’autant plus que les plans programmes en vigueur ne sont plus à porté d’exécution en prenant l’exemple de l’objectif d’un million et demi de touriste en 2015 qui ne peut plus être à l’ordre du jour. Il est impératif que se tiennent régulièrement des journées de concertations et cela doit être l’œuvre des privés et de l’autre des assises nationales et pourquoi pas internationales qui sont du ressort de l’Etat, ou partenaires, bailleurs, investisseurs et personnes ressources seront conviée.
La ou les conséquences de la non tenue de l’une ou de l’autre débouchent sur une sorte de blocage, de paralysie, de manque d’informations à jour sur la stratégique du secteur et les grandes mutations de la saison touristique 2013, 2014. Il faut le dire, Au-delà du confort, de la beauté des paysages, il y a de nouveaux éléments du séjour qui différencient les destinations compétitives ; le sentiment de sécurité, de propreté, la signalétique, la qualité des transports publics, la vie nocturne voire les services de taxis et la facilité de parking en sont des facteurs clés. Le secteur privés touristique doit aller a l’offensive des medias, de l’internet également et disposer de temps d’antenne à la radio, à la télévision, et des encarts publicitaires pour réveiller l’esprit des sénégalais en même temps qu’il les sensibilise sur l’importance du tourisme et des voyages. Le tourisme africain dans notre sous région fait preuve de résilience. En dépit de la conjoncture économique morose, et de l’instabilité notée en Cote d’Ivoire au Mali en Guinée Bissau Guinée Conakry etc. Le marché touristique fait mine d’optimisme envers certains pays ou les intentions de voyages nous renseignent que 40% des Européens prévoient de partir vers des destinations Soleil et Balnéaire. Mais encore faudrait-il que la qualité de l’offre soit au rendez-vous. C’est d’ailleurs ce souci de la qualité qui ressort cette année parmi les exigences fortes des touristes européens. Pour preuve, aux yeux de 30% des Européens, la qualité des offres est une raison suffisante pour revisiter une destination. Ce qui représente une hausse de 10%. L’étude relève aussi les mutations enregistrées dans la composition des packages-voyages, ou il ressort que la recherche et l’achat de vacances sur le Web sont largement majoritaires dans les 27 marchés de l’Union européenne.
Les nouvelles tendances relevées dans les comportements de touristes renseignent sur une prédisposition à payer un peu plus cher pour consommer un tourisme de qualité plus vert, durable et respectueux de l’environnement. Pour la première fois, 20% des touristes européens déclarent accepter de payer plus cher pour un tourisme propre. Ceci est un signal fort qui indique que nous avons du potentiel. C’est d’ailleurs cette tendance qui se confirme d’année en année depuis bientôt quelques années. En 2007, l’écologie était synonyme de qualité environnementale dans les pays de l’UE, mieux la notion d’écologie a été étendue à la qualité alimentaire, énergétique, sanitaire, à l’assainissement ou encore à la protection de la nature et des écosystèmes.
Sur cette question précise, notre pays a encore du chemin à parcourir. Là ou l’écologie et le développement durable sont les gros défis du monde et les préoccupations majeures de la politique sectorielle à l’horizon 2022, nous en sommes à des formules de vœux et d’intentions, sans rapprochement concret entre le secteur du tourisme et l’environnement. Dans le rapprochement des deux secteurs, un portefeuille de produits d’écolodges et de stations vertes devrait s’ajouter aux produits structurants afin de contribuer à l’accroissement des capacités d’hébergement dans ce domaine, ainsi que le développement des produits éco touristiques. Au même moment que les Européens affichent leur adhésion aux principes d’économie d’eau, à la gestion de déchets triés, à l’isolation de leur logement, au respect de l’écosystème etc. Ils deviennent de plus en plus regardants sur l’hygiène, la qualité de l’air, de la nourriture, le service, le sentiment de la sécurité, les accidents de la circulation, les signalétiques, l’infrastructure routière, l’occupation des pavés, la vie nocturne, les taxis, les transports publics, la facilité de parking en un mot Le cadre de vie pour eux et pour nous mêmes.
Autant d’éléments déterminants dans le choix d’une destination puisque les touristes emportent avec eux ces nouvelles exigences partout où ils se rendent pendant leur séjour de vacances. A noter un détail important sur les motivations de voyages, ce sont sans surprise la qualité de service, l’impression de sécurité et de propreté qui sont déterminantes. Elles ressortent, selon une étude source, que c’est parmi les toutes premières exigences des touristes pendant le séjour. De l’autre coté, les grandes satisfactions relevées à travers les séjours en dehors de la chéreté de la destination portent sur le rapport qualité/prix de l’artisanat, la disponibilité des commerces, l’accueil dans les restaurants, l’hospitalité et la chaleur des habitants en dehors de Dakar ou encore les activités liées aux plaisirs du balnéaire et des excursions. Il faudra plus travailler et encore sur les offres touristiques certifiées et/ou labellisées qui obtiennent généralement de meilleurs résultats que la moyenne, et éviter au mieux les indices d’insatisfaction qui portent principalement sur l’hygiène et la propreté des villes et des banlieues, le sentiment d’insécurité, l’harcèlement lors des achats etc.
A ce niveau il y a encore des efforts à faire sur la sécurité et la propreté, ce qui me fait dire aussi que les responsabilités sont partagées entre le secteur public et privé quant aux problémes que traverse le secteur du tourisme.
Mouhamed Faouzou DEME
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You veut communiquer sur le tourisme...
Sensibilisation sur le tourisme : Youssou Ndour rencontre les patrons de presse

Après une visite de travail à la chaîne de télévision 2STV avec le promoteur El Hadji Ndiaye, le ministre du Tourisme et des Loisirs a rendu visite à Bougane Guèye Dani, patron de D-Médias propriétaire de Zik FM, SenTV et le quotidien Tribune, dans le cadre d’un projet de partenariat qu’il souhaité établir avec les médias sur la communication et la sensibilisations des populations sénégalaises sur le tourisme.
Dans la même veine, il est prévu que Youssou Ndour rencontre le président directeur général du Groupe Walfadjri et d’autres patrons de presse.
Selon une source, Youssou Ndour souhaiterait entamer un programme de sensibilisation via le canal des chaînes de télévision avec notamment la diffusion de messages ou de capsules sur le comportement souhaité et l’importance du tourisme pour l’économie sénégalaise.
« Je suis venu dans le cadre d’une mission régalienne. C’est-à-dire qui consiste à travailler avec tout le monde et les mettre sur pied d’égalité. Mais, aussi, encourager ceux qui font des efforts », a dit M. Ndour, informe le quotidien de D-Médias.
« Nous avons jugé nécessaire de sensibiliser les populations sur l’importance et l’impact du tourisme et des loisirs, avant de se lancer dans les grandes campagnes de publicité », a-t-il expliqué.
Youssou Ndour entend se reposer sur les chaînes et Médias pour booster le tourisme local. Il sait aussi que les chaînes privées comme publique sont bien suivies au-delà du Sénégal par la diaspora mais aussi des Africains.
« Le ministre ambitionne d’établir une véritable relation de travail dans le cadre de la promotion et de la communication qui passe par les supports nationaux et étrangers ensuite, puisque les arrivées internationales concernent les autres pays où il faudra faire aussi de la publicité », indique un membre de son entourage qui rappelle que le Polar Music prize décerné récemment à Youssou Ndour, à Stockholm, a fait l’objet d’une large diffusion sur le chanteur et le Sénégal sur les chaînes suédoises et d’ailleurs dans le monde.
« Le ministre qui est un homme des médias, il ne faut pas l’oublier, sait combien et comment il peut compter sur ces partenaires sociaux que sont les médias dans une relation win-win pour permettre à chaque partie de bénéficier de la communication et promotion du tourisme sénégalais », a expliqué la source.
ASI24
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Visa...inch Allah
Paul Badji, Ambassadeur du Sénégal en France : « Nous allons rendre public le montant des frais des visas d’entrée au Sénégal »

Ancien ambassadeur du Sénégal en Belgique, Hollande et Luxembourg, Paul Badji a été nommé à Paris en janvier dernier. Il a profité de sa première sortie officielle en direction de la diaspora, lors du Gamou de Cergy, pour donner des éléments sur sa mission et des indications sur l'entrée en vigueur de la loi sur la réciprocité des visas.
Quel est le sens de votre présence dans la nuit du gamou des Sénégalais de Cergy ?
« Paul Badji : Comme vous le savezje viens de prendre fonction à Paris et j’ai, parmi mes objectifs, la volonté de faire connaissance avec la communauté sénégalaise, toute obédience confondue. Je viens m’enquérir de leurs problèmes et communier avec eux ce soir (samedi, Ndlr) : la communauté sénégalaise et le Chérif Aïdara. Parmi mes missions, je vais faire en sorte que la communauté soit bien représentée et bien comprise. Je suis venu transmettre les salutations du chef de l’Etat Macky Sall et celles du gouvernement. »
Au-delà de cette présence symbolique, est-ce que cette première sortie, dans un gamou, donne le ton de votre mission ?
« Oui mais c'est un peu dans la continuité de ma manière de fonctionner car partout où je suis passé, j’ai été très proche de la communauté sénégalaise. Je n’entends pas faire exception à Paris. Je profite de l’occasion pour saluer la communauté et lui dire que je suis à sa disposition. Mes compatriotes seront toujours les bienvenus à l’ambassade du Sénégal à Paris. »
Est-ce qu’on peut avoir, succinctement, une ébauche de votre mission à Paris ?
« Ma mission est certes de représenter le Sénégal à Paris auprès du gouvernement français mais la mission d’une ambassade n’est pas simplement celle de représentation de la coopération entre le Sénégal et la France. C’est de m’occuper des Sénégalais et des problèmes qu’ils rencontrent comme ceux d’état civil par le biais du Consulat, c’est de veiller à ce que le Consulat fasse son travail, veiller à ce que les Sénégalais soient dans les meilleures disposition pour travailler en France : qu’ils aient les papiers qu’il faut sans difficulté. J’espère pouvoir être à la hauteur pour résoudre ces problèmes qui ne sont pas toujours simples. Ma mission est aussi de faire en sorte que la diaspora sénégalaise, surtout celle qui a les moyens, puisse penser à investir au Sénégal pour que notre pays se développe. »
Comment comptez-vous y arriver ?
« Je suis déjà en contact avec beaucoup de chefs d’entreprises sénégalais et français qui ont envie de conclure des marchés au Sénégal. Depuis mon arrivée, j’en ai rencontré un bon nombre, j’espère pouvoir conclure ces projets. Je les encourage à signer des partenariats avec les entreprises sénégalaises et à faire du business avec le Sénégal. »
Quel est votre commentaire sur les soubresauts des derniers jours avec les manifestations devant les consulats de Paris et de Lille ?
« Ce ne sont pas des soubresauts mais un engorgement dû aux nombreux passeports émis en même temps, il y a 5 ans, arrivant à terme au même moment. Il y a un autre phénomène que les gens oublient, c’est la perspective de l’établissement de la réciprocité des visas. On a énormément de demandes provenant de bi-nationaux qui éprouvent énormément d’inquiétudes sur l’entrée en vigueur, prévue le 1er juillet prochain, de la loi sur la réciprocité des visas. »
Quel message leur adressez-vous ?
« La réciprocité sur les visas d'étrangers entrant au Sénégal fait partie des nouvelles mesures prises par le gouvernement. Ceux qui n’ont pas les papiers sénégalais seront obligés d'obtenir un visa avant d’aller au Sénégal. Ceux qui ont choisi d'être français, devront assumer cela. Le Sénégal se doit d'être cohérent avec sa politique dans ce cas précis. Si les bi nationaux préfèrent demeurer français, qu’ils le soient et le restent. Avec l'établissement de la réciprocité du visa d'entrée, je pense que les personnes concernées seront obligées de payer leur visa avant d’aller au Sénégal. »
De quel montant sera le visa ?
« Pour le moment, nous avons reçu des indications, elles ne sont pas encore officielles. Le moment venu, nous allons rendre public le montant du visa pour les étrangers désirant se rendre au Sénégal. »
Est-ce que l’entrée en vigueur de la loi sur la réciprocité des visas est toujours fixée au 1er juillet ?
« C’est ce qui a été planifié et prévu au début. Je ne sais pas si les conditions sont réunies pour prendre une date (d'entrée en vigueur de la loi, Ndlr) dès aujourd’hui. Je ne peux pas dire si la date du 1er juillet prochain est toujours maintenue mais quand tout sera prêt, tout le monde sera informé. »
Propos recueillis par Moussa DIOP
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Vous êtes en courant?
Fin des coupures d’électricité: Les Sénégalais invités à garder leur mal en patience... jusqu'en 2017

C’est n’est pas encore le bout du tunnel pour ces usagers de l’électricité nombreux à souffrir des délestages intempestifs et leurs lots de désagréments. Leur recrudescence ces derniers jours indisposent la banlieue de Dakar où les populations, à l’image de plusieurs localités du pays, sont sevrées du jus précieux. C’est le cas de la localité des Parcelles Assainies qui a été « délestée » hier mardi de midi à 19 h 30. Une situation à laquelle Senelec envisage d’apporter une solution à moyen terme.
En effet une convention de partenariat signée entre la société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et la société sud-coréenne Kepco devrait permettre de remédier à ces désagréments, mais dans un délai de trois ans seulement. « Convention pour la construction d’une centrale à charbon de 250 mégawatts », informe Sud Quotidien, qui indique que ce projet d’investissement d’un montant de 315 milliards de FCfa, devrait entraîner une baisse du prix du kilowatt/heure, selon les assurances du directeur de Senelec, Pape Dieng.
« Le prix du kilowatt/heure de la centrale à charbon coûtera 68F Cfa. Nous allons économiser 42F Cfa par kilowatt/heure, soit 82 milliards F Cfa par an et 2065 milliards F Cfa d’économie sur les 25 ans», a-t-il renseigné dans les colonnes du journal.
Ce partenariat va donc permettre de couvrir la moitié des besoins du Sénégal en électricité. Sauf que, avertissent nos confrères, « la date de livraison de la première unité de production est fixée en 2017 ». Ce qui revient à dire que les usagers de l’électricité vont devoir garder leur mal en patience, jusqu’en 2017, au mieux. En attendant, les délestages se poursuivent.
Williams Logan
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Dépotoir à bébés...
32 corps sans vie de nouveau-nés découverts par la policedans un dépotoir d'ordures à Dakar

La police sénégalaise a découvert, entre fin 2012 et mai 2013, 32 corps sans vie de nouveau-nés dans le principal dépotoir d'ordures de Dakar, situé à Mbeubeuss (dans la banlieue), rapporte jeudi le quotidien privé sénégalais l'Observateur.
Selon le journal, ce bilan pourrait être fortement revu à la hausse car plusieurs corps sans vie de bébés, non signalés, disparaissent à jamais, à la faveur des manoeuvres des camions- bennes qui sur le site de Mbeubeuss écrasent les ordures dont certaines sont incinérée pour libérer de l'espace.
Le quotidien sénégalais souligne que ces corps sans vie proviennent de tous les quartiers de Dakar et précise que les dames qui, généralement, accouchent dans la clandestinité, dissimulent les nouveau-nés dans des sacs en plastique, avant de les jeter dans les bacs à ordures de leur quartier.
La décharge de Mbeubeuss, ouverte depuis 1968, est située à Malika sur un ancien lac asséché, s'étend sur plus de 75 ha. Elle reçoit l'ensemble des déchets ménagers et industriels de Dakar et de sa banlieue.
Xinhua
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