25/04/2017

TRISTESSE: JOE OUAKAM EST DECEDE

Issa Samb alias Joe Ouakam n’est plus !

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Issa Samb, plus connu sous le nom de Joe Ouakam, du nom de son quartier d’origine, n’est plus. Né le 31 décembre 1945 à Dakar (Ouakam), il fut un sculpteur, peintre, acteur, critique, auteur, poète, dramaturge et philosophe sénégalais. Il a été aussi une figure emblématique du mouvement Agit-Art, créé au début des années 1970 avec le réalisateur Djibril Diop Mambéty et un collectif d’artistes, d’écrivains et de cinéastes.
Il fut l’un des premiers à critiquer ouvertement l’idéologie de la Négritude promue par Senghor, dénonçait ainsi la tournure politique prise par les arts au Sénégal et, comme El Hadj Sy, soulignait la nécessité pour les artistes de créer des structures indépendantes, des associations, en se détachant de la ligne politique. À travers une œuvre plus sombre et inquiétante, il prend ses distances envers l’École de Dakar. La Galerie nationale d’art de Dakar lui a consacré une rétrospective en 2010.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=N0Kv7IbiYRA

DRAME DANS UNE PIROGUE-TAXI

Chavirement d’une pirogue : 17 femmes meurent noyées, 41 blessés

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Au total 17 femmes ont perdu la vie dans le chavirement d’une pirogue survenu lundi soir à Bettenty, un village insulaire situé dans la commune de Toubacouta, département de Foundiougne, a appris l’APS de source autorisée.
Le chavirement de la pirogue qui transportait une soixantaine de personnes dont 51 femmes a provoqué la mort de 17 d’entre elles et 41 autres s’en sont sorties avec de légères blessures, a indiqué la source sécuritaire jointe au téléphone.
Parmi les blessées deux sont en état de grossesse et devront être évacuées à Missirah, poursuit-elle.
Les autres blessés ont été transportés au poste de santé de Bettenty alors que deux personnes sont portées disparues.Les recherches qui se sont poursuivies jusqu’à 20 heures ont été suspendues pour reprendre demain matin (mardi) à cause de obscurité, l’absence de moyens et le niveau élevé d’agitation de la mer, a indiqué l’agent assermenté.Il a ajouté que seuls deux hommes figuraient sur la liste des personnes embarquées dans la pirogue qui a chaviré aux alentours de 19 heures.
D’après les témoignages, les femmes victimes de cet accident provenaient d’une cueillette d’huîtres.
Aps/Seneweb.com

24/04/2017

VOTES DES FRAN9AIS AU SENEGAL

Voici les résultats des votes des Français du Sénégal aux élections présidentielles :

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Électeurs inscrits : 13.779
Votants : 5.465
Participation : 39,6%
Suffrages exprimés : 5.412

Emmanuel Macron : 29,85%
François Fillon : 26,94%
Jean-Luc Mélenchon : 22,80%
Benoit Hamon : 8,7%
Marine Le Pen : 7,3%
Nicolas Dupont-Aignan : 1,5%
François Asselineau : 0,1%
Philippe Poutou, Jean Lassalle, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade sont sous la barre des 0,1% ».

DES YEUX POUR APPRENDRE

Des Yeux Pour Apprendre

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L'association a pour but de sensibiliser les écoles sénégalaises, enfants et corps enseignant, sur le "bien voir et la réussite scolaire".
De procéder au dépistage visuel, de déterminer les réfractions pour équiper les enfants de lunettes.
Les valeurs principales de "YPA" sont la solidarité, le bénévolat d'engagement personnel et l'amitié.
Des Yeux Pour Apprendre existe maintenant depuis deux ans.
Le point de départ: une visite à l'école de Niangal où un opticien s'est rendu compte que pas un seul enfant ne portait de lunettes...
Cet état de fait a conduit à la réflexion suivante: Soit les enfants sénégalais ont un régime alimentaire qui leur permet d'avoir une excellente vue... soit, qu'aucun examen n'est effectué auprès des jeunes, des élèves.
Très rapidement est donc créée l'association par le biais d'un petit groupe d'amis volontaires pour venir, à raison de quatre fois l'an, visiter les écoles de la Petite Côte sénégalaise.
Première année: dix écoles participent, demandent le dépistage.
Seconde année: grand tournant de l'association par le biais de deux rencontres capitales: le Docteur Cissé, ophtalmologue à Mbour et le Docteur Mor Diaw, directeur de "Santé & Nutrition" au ministère de l'éducation nationale.
Une nouvelle organisation se met dès lors en place:
Pré-dépistage par les enseignants référents, formés par YPA.
Examens réalisés par le Docteur Cissé dans les classes
Choix des montures dans les écoles
Montage des verres appropriés en France
Ajustage dans les écoles
En 2015, YPA a effectué 5000 dépistages.
En 2016 et début 2017: 6500, puis 7082, soit 13582 pré-dépistés!
Les besoins de YPA sont de pouvoir répondre aux besoins, aux demandes, d'être soutenu!
Soutiens moraux et bien évidemment financiers par le biais d'adhésions, de dons, de sponsoring, d'organisations évènementielles.
Les prochaines actions YPA sont, d'ici fin mai, le dépistage dans de nouvelles écoles; en juin, examens dans les classes. Du 23 au 27 octobre, choix des montures. Du 26 février au 9 mars 2018, livraison et ajustage des lunettes.
Dimanche 17 septembre 2017: compétition caritative de golf à Jumièges avec la présence de Ecloz, artiste de réputation internationale en street-art.
L'objectif par cette manifestation: ouvrir un local-atelier de montage "verres/montures" entre Mbour et Nianing pour plus d'efficacité encore.
CONTACTS:
mail: des.yeux.pour.apprendre@gmail.com
Facebook: https://web.facebook.com/assoypa/?_rdc=1&_rdr
site internet: http://ypa-asso.fr
Lien: http://la-lorgnette-du-margouillat.over-blog.com/2017/04/...

DAKAR EST TROP...

Dakar parmi les 5 villes les plus chères d’Afrique

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The Economist Intelligence Unit, organe du très sérieux journal économique britannique, vient de publier son étude sur le coût de la vie dans les grandes villes du monde.
Cette enquête se base sur les prix de 160 biens et services dans 133 villes du monde. Elle est précieuse aux gestionnaires des ressources humaines qui peuvent ainsi avoir une idée concernant la rémunération des employés en poste à l’étranger.
Pour la quatrième année consécutive, Singapour occupe la toute première place du classement des villes les plus chères du monde. Viennent ensuite, et dans cet ordre, Hong Kong, Zurich, Tokyo, Osaka, Séoul, Genève, Paris, New York et Copenhague.
Notons que l’Asie compte 5 villes dans les 6 premières places et que la Suisse en compte deux parmi les 7 villes les plus chères de la planète.
Londres, Brexit oblige, qui a subi la dépréciation de la livre sterling, se retrouve 24ème ville ma plus chère alors qu’elle était positionnée en 6ème position.
Chez nous, en Afrique, Nairobi, la capitale du Kényane, occupe la toute première place en 75ème position à l’échelle de la planète.
Suivent, Le Caire, en Egypte, et Abidjan, en Côte d’Ivoire à égalité en seconde position de la ville la plus chère d’Afrique et en 99ème position au niveau mondial. On trouve ensuite Casablanca au Maroc, 107ème, puis Dakar au Sénégal, 108ème mondial, Johannesburg en Afrique du Sud, 116ème, Lusaka en Zambie, 122ème, Pretoria en Afrique du Sud, 123ème, Alger en Algérie, 127ème et Lagos au Nigeria, 132ème.
Dakar est donc, selon la très sérieuse étude, la 5ème ville la plus chère d’Afrique et 108ème à l’échelon mondial.
lepetitjournaldedakar.com

23/04/2017

2 ANS QUE LE PORT DE FOUNDIOUGNE ATTEND...

Inauguré depuis près de deux ans par Macky : le port de Foundiougne-Ndakhonga toujours pas fonctionnel

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Le très inquiétant retard dans le démarrage des activités du port de Foundiougne-Ndakhonga commence à agacer.
Inauguré depuis près de deux ans par le président Macky Sall, l’ouvrage risque la détérioration avant son exploitation. Et pendant ce temps, le remboursement de l’argent de sa construction n’attend pas.
Macky Sall singe Abdoulaye Wade. Comme l’ancien chef de l’Etat qui avait atterri à l’aéroport inachevé de Diass contre vents et marrées, il a inauguré une infrastructure portuaire loin d’être achevée. En effet, près de deux ans après son inauguration en grande pompe, en Juillet 2015, le port de Ndakhonga (Foundiougne) n’est toujours pas fonctionnel. Les grandes déclarations faites le jour de son inauguration n’ont servi à rien. Les populations attendent jusqu’ici pour bénéficier de toutes les retombées qu’on leur avait vendues. Que nenni. Alors que ce port était censé faciliter l’exploitation optimale du potentiel de la région naturelle du Sine Saloum, notamment la production du sel. Il devait également relancer le tourisme dans la zone.
Las d’attendre en vain le démarrage effectif des activités du port de Foundiougne-Ndakhonga, les jeunes de Fatick ont manifesté leur courroux la semaine dernière. «Nous demandons l’ouverture dans les plus brefs délais du port de Foundiougne-Ndakhonga, une des plus importantes infrastructures dans la zone en mesure de résorber le chômage des jeunes de la région», confiait à l’Aps le président du Conseil régional de la jeunesse, Cheikh Faye. Qui signalait que des jeunes avaient été formés dans des métiers portuaires par l’Office national de formation professionnelle (Onfp), mais depuis, rien au point que beaucoup de ces jeunes en sont arrivés à douter de la véracité de ce projet.
Abondant dans le même sens, le responsable des jeunes de l’Alliance pour la république (Apr) du département de Foundiougne, Mamadou Ndoura Faye, avait étalé toute sa «déception» de constater le retard noté dans le démarrage des activités du port. «Nous avions confiance en ce projet, mais maintenant la jeunesse de Fatick, plus particulièrement de Foundiougne, est habitée par le doute et le désespoir après autant de retard et une absence totale d’informations sur les raisons. On nous servait comme explication qu’il fallait la formation des jeunes aux métiers portuaires. Mais depuis lors, des jeunes ont été formés, et malgré tout, le port est à l’arrêt», a-t-il ajouté.
Macky Sall qui, dans le cadre de sa tournée économique dans la région de Fatick, avait procédé, le jeudi 23 juillet 2015, à l’inauguration de ce port et au lancement officiel des travaux de dragage du bras de mer Saloum, doit certainement être rouge de colère. En effet, dans ses déclarations, lors de l’inauguration, il soutenait que ces deux projets maritimes témoignent de la mise en œuvre d’une vision, à la fois intégrée et décentralisée du développement économique et social de l’ensemble du Sénégal.
Versant à souhait dans le symbolisme, il persistait à dire que ces deux projets représentent un tournant historique dans la réconciliation de notre peuple avec sa culture. Surtout, disait-il, qu’il y a cinq mois, le 19 février 2015, la Casamance accueillait les sœurs jumelles retrouvées, «Aguene, la Diola» et «Diambogne, la Sérère» pour installer durablement la région Sud de notre pays sur les rampes de l’émergence économique et sociale, grâce au désenclavement de la région naturelle de la Casamance.
Si on en est aujourd’hui à cette situation, c’est à cause notamment des difficultés pour les navires d’accoster dans ce port. Ce, parce que le dragage du fleuve ne le permet pas en termes de profondeur. Depuis deux ans, l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) a tenté de rectifier mais toujours rien. En octobre 2016, un appel d’offres pour le dragage a été lancé et huit entreprises avaient acheté le dossier dont le dépouillement était prévu en novembre 2016. «L’autorité avait insisté sur la profondeur et non sur le volume de boue. Mais toujours rien», confie une source dans cette agence.
Les errances dans l’achèvement de ce port de Foundiougne-Ndakhonga sont l’image de nombreux chantiers des services de Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Les «jumelles» de Macky Sall, «Aguene» et «Diambogne», ont connu des défaillances techniques qui ont précipité leur retrait pour les envoyer en révision en Corée l’année dernière. Ce qui avait créé un grand tollé à cause de la psychose du bateau «Le Joola» qui a chaviré en 2002 aux larges de la Gambie.
Ce port de Foundiougne-Ndakhonga est dernière composante de la première phase du Projet d’Infrastructures et d’Equipements maritimes (Miep.1). Cet important projet a été financé avec le concours de la Coopération coréenne, à travers le Fonds de coopération pour le développement économique (Edcf), à hauteur de 61 millions de dollars Us, dont 12,2 millions de contrepartie sur le budget national sénégalais.

Seyni DIOP/Walf Quotidien

DEPENSES A RUFISQUE...

Projet immobilier « Carré d’or » : 40 milliards de FCfa pour construire 4 tours à Rufisque

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Les deux collectivités locales de Rufisque ville et la commune de Rufisque-Est ont initié le projet « Carré d’or » qui ambitionne de construire, au cœur de la ville, quatre tours, un marché, des résidences et un centre commercial. Le coût total du projet est évalué à plus de 40 milliards de FCfa.
C’est un ambitieux projet que la ville de Rufisque et la commune de Rufisque-Est s’apprêtent à lancer dans la « vieille » ville. Il s’agit d’ériger sur le site du marché central quatre tours de 20 étages chacun, un centre commercial de 184 commerces, des résidences et un marché flambant neuf d’une capacité de 1.200 places. Ce projet intitulé « Carré d’or » a été proposé et approuvé par les conseils municipaux respectifs. Il est aujourd’hui en bonne voie, d’autant plus que, selon le maire de la commune de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, il y a eu déjà l’approbation du président de la République ainsi que du ministre de l’habitat, Diène Farba Sarr. Pour lui, le « Carré d’or » va donner à Rufisque toute sa centralité face aux pôles de Diamniadio, du Lac Rose et de l’aéroport international Blaise Diagne qui l’entourent. « Devant tous ces projets de l’Etat, nous ne voulons pas que Rufisque soit le dortoir de ces nouvelles cités, mais nous souhaitons que nos petits-fils puissent grandir et trouver une ville moderne avec ses tours et ses jolis monuments », a argué Boubacar Albé Ndoye.
Le conseiller du maire de la ville de Rufisque, Amadou Sène Niang, rassure que ce projet sera « un mariage » entre l’ancien et le nouveau Rufisque et toutes les spécificités de Rufisque seront sauvegardées.
Salif Dramé, l’administrateur de Immosen, l’entreprise immobilière en charge du projet, précise que celui-ci ne peut « aucunement » constituer une menace pour le patrimoine de Rufisque, d’autant plus que la construction se fera avec les pierres de Rufisque et l’architecture va s’inspirer du monde de la pêche et de l’artisanat local.
Cette même entreprise, associée à des partenaires chinois, a déjà donné des garanties sur le financement du projet qui s’élève à un peu plus de 40 milliards de FCfa.
Cette entreprise s’est aussi engagée à réhabiliter, dans le cadre de ce projet, la grande mosquée de Keury Souf, la place Gabard, l’église Sainte Agnès et le poste de santé. Quant aux deux collectivités locales (ville et commune de l’Est), elles ont déjà fourni des assiettes foncières jusqu’à 3,7 hectares pour y construire le projet.
Maguette NDONG - Le Soleil

22/04/2017

L'EXPORT PROGRESSE

Importations : Réduction de 71,5 milliards de FCfa du déficit commercial en février

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Le déficit commercial s’est réduit de 71,5 milliards de FCfa au mois de février 2017, s’établissant à 44,9 milliards de FCfa contre 116,4 milliards de FCfa au mois de janvier 2017, selon le Point mensuel de conjoncture de mars 2017, publié par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
Au mois de février 2017, le déficit commercial s’est réduit de 71,5 milliards de FCfa s’établissant à 44,9 milliards de FCfa contre 116,4 milliards de FCfa au mois de janvier 2017, selon le Point mensuel de conjoncture de mars 2017. Cette réduction du déficit commercial est due à la hausse des exportations (+18,3 milliards de FCfa) conjuguée à une baisse des importations de biens (-60,5 milliards de FCfa), en variation mensuelle. Par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 67,0 % contre 46,0 % un mois auparavant, soit une hausse de 21 points de pourcentage.
Les exportations de biens sont évaluées à 144,7 milliards de FCfa au mois de février 2017 contre 126,4 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 14,4 % (+18,3 milliards de FCfa). Cette performance est principalement imputable à l’or brut (+8,4 milliards de FCfa) et, dans une moindre mesure, aux engrais minéraux et chimiques (+0,9 milliard de FCfa). La hausse des exportations de biens, en variation mensuelle, a été, toutefois, amoindrie par la baisse des ventes à l’étranger de produits alimentaires (-6,6 milliards de FCfa) notamment halieutiques (-5,3 milliards de FCfa) et arachidiers (-0,9 milliard de FCfa).
Sur un an, les exportations de biens ont affiché une hausse de 8,1 % (+10,9 milliards de FCfa), en février 2017, portées par le ciment (+4,8 milliards de FCfa), l’or brut (+3,5 milliards de FCfa) et les engrais minéraux et chimiques (+2,5 milliards de FCfa). En revanche, des replis respectifs des ventes à l’étranger d’acide phosphorique (-11,4 milliards de FCfa), de produits alimentaires (-7,4 milliards de FCfa) et de produits pétroliers (-4,3 milliards de FCfa) sont observés sur la période. Concernant les produits alimentaires, la baisse des exportations enregistrée, en glissement annuel, est essentiellement due aux produits arachidiers (-7,8 milliards de FCfa), les ventes à l’étranger de légumes frais ayant, pour leur part, progressé de 1,0 milliard de FCfa.
Sur le premier bimestre de 2017, les exportations de biens se sont confortées de 23,1 milliards de FCfa comparativement à la même période un an auparavant, en rapport principalement avec le ciment (+10,1 milliards de FCfa), l’or brut (+4,4 milliards de FCfa) et les engrais minéraux et chimiques (2,0 milliards de FCfa). A l’inverse, les exportations de produits alimentaires, d’acide phosphorique et de produits pétroliers se sont repliées respectivement de 14,3 milliards de FCfa, 13,9 milliards de FCfa et 1,5 milliard de FCfa sur la période.
Le Mali, principale destination des exportations du Sénégal
S’agissant des exportations du Sénégal vers l’Uemoa, elles sont estimées à 33,3 milliards de FCfa au mois de février 2017 contre 32,4 milliards de FCfa le mois précédent, soit une hausse de 2,9 % (+0,9 milliard de FCfa). Elles ont représenté 23,0 % de la valeur totale des exportations de marchandises en février 2017 contre 25,6 % un mois auparavant, soit un recul de 2,6 points de pourcentage. La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 46,6 % à 54,9 % sur la période, progressant de 8,3 points de pourcentage. Le ciment reste le principal produit exporté vers le Mali avec une part évaluée à 44,5 % en février 2017 contre 53,8 % un mois auparavant.
Baisse de 1,3 milliard de FCfa des achats de riz
En cumul sur le premier bimestre 2017, les importations de biens se sont renforcées de 49,4 milliards de FCfa relativement à la même période de 2016, pour s’établir à 491,5 milliards de FCfa, tirées notamment par les « machines, appareils et moteurs » (+13,3 milliards de FCfa), les produits pétroliers (+10,9 milliards de FCfa), les produits alimentaires (+5,4 milliards de FCfa) et les «véhicules, matériels de transport et pièces détachées » (+3,6 milliards de FCfa). Pour ce qui est des produits alimentaires, les achats à l’étranger de riz se sont repliés de 1,3 milliard de FCfa sur la période.
S’agissant des importations de biens en provenance des pays de l’Uemoa, elles se sont évaluées à 6,1 milliards de FCfa en février 2017 contre 7,0 milliards de FCfa le mois précédent, soit un repli de 0,9 milliard de FCfa. Elles ont représenté 2,8 % de la valeur totale des importations de biens au mois de février 2017 contre 2,6 % un mois auparavant. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone avec une part évaluée à 57,7 % en février 2017 contre 61,8 % le mois précédent, soit un repli de 4,1 points de pourcentage. Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les matières plastiques et artificielles, les « fruits et légumes comestibles » et les « bois et ouvrages » avec des parts respectives de 16,5 %, 10,9 % et 10,0 %.
Les importations de biens en baisse de 60,5 milliards de FCfa
Concernant les importations de biens, elles ont connu une baisse de 60,5 milliards de FCfa, en variation mensuelle, pour se situer à 215,5 milliards de FCfa en février 2017. Cette évolution est essentiellement imputable aux produits pétroliers (-31,9 milliards de FCfa), aux « machines, appareils et moteurs» (-21,4 milliards de FCfa) et aux produits pharmaceutiques (-1,7 milliard de FCfa). Pour les importations de produits pétroliers, la baisse observée est notamment attribuable aux huiles brutes de pétrole (-34,0 milliards de FCfa). En revanche, les produits alimentaires ont été davantage achetés de l’étranger (+3,6 milliards de FCfa) notamment les «huiles, graisses animales et végétales » (+2,4 milliards de FCfa ) et le riz (+1,4 milliard de FCfa).
En glissement annuel, les importations de biens ont reculé de 3,8 % (-8,6 milliards de FCfa) au mois de février 2017, en liaison notamment avec les produits pétroliers (-20,6 milliards de FCfa) et les « machines, appareils et moteurs» (-2,0 milliards de FCfa). Concernant les produits pétroliers, la contraction des importations est particulièrement attribuable aux huiles brutes de pétrole (-28,4 milliards de FCfa). Elle a été, cependant, atténuée par la progression des achats de pétrole raffiné (+7,9 milliards de FCfa). Par ailleurs, une hausse de 7,5 milliards de FCfa des importations de produits alimentaires est notée et elle est liée au « froment et méteil » (+2,7 milliards de FCfa), aux « huiles, graisses animales et végétales» (+2,5 milliards de FCfa), au riz (+2,0 milliards de FCfa) et aux «fruits et légumes comestibles » (+1,6 milliard de FCFa). Les importations de maïs ont, pour leur part, baissé d’un milliard de FCfa sur la période.
Mamadou SY/lesoleil.sn

LA PRESIDENCE FRANCAISE VUE DU SENEGAL

Présidentielle française : ce qu'on en dit au Sénégal

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"Un changement de pouvoir là-bas impacte le pouvoir ici". Voilà qui donne le ton des commentaires sur le scrutin présidentiel au pays de la Téranga.
Dakar. Pointe des Almadies. A quelques mètres de la plage. Dans ce quartier plutôt huppé, des hommes d'affaires et fonctionnaires croisent quelques touristes français et nombre d'expatriés. Aux terrasses des cafés, les conversations tournent autour du quotidien, du dernier match de football ou de la politique, véritable passion nationale. Et à quelques jours de la prochaine élection présidentielle française, tous les regards se tournent vers Paris. Ainsi que nous l'explique Mame-Fatou, 28 ans, chargée de communication dans un grand groupe. « Je suis une passionnée de politique, et je pense suivre les élections françaises bien plus que la plupart des gens, voire que la plupart des Français. D'abord, il y a un climat de peur internationale, avec en plus une montée des extrémistes. C'est donc une élection passionnante : l'enjeu y est crucial, les candidats sont vraiment atypiques, et l'électorat très indécis. »
"Forcément, le Sénégal est concerné"
Et Mame-Fatou est loin d'être seule à s'enflammer pour le scrutin français. « Je suis de très près les élections françaises, et particulièrement les débats télévisés. Car, forcément le Sénégal est concerné : un changement de pouvoir là-bas impacte le pouvoir ici. Pour autant, je ne m'intéresse pas aux détails aux programmes des différents candidats, car c'est aux Français de choisir ! », rappelle Babacar F., 40 ans, médecin et conseiller technique au ministère de la Santé. Ceci étant, sans faire preuve d'ingérence, notre praticien s'autorise un avertissement : « Mais, attention, car le président que vous choisirez sera obligé d'être confronté à la realpolitik et donc de travailler avec tous les autres pays. C'est pour cela que ma préférence irait plutôt vers Fillon - car son expérience et son charisme dans un contexte très houleux permettrait de faire entendre la voix de la France – ou à défaut le jeune Macron qui donnerait la parole à une nouvelle génération. »
Deux candidats qui semblent avoir la faveur des Sénégalais. Pour différentes raisons. "Si j'étais français, je voterais Fillon", lance Albarca B, 32 ans, enseignant à l'Institut Français (ex-CCF). C'est un homme courageux, malgré les affaires qui l'ont déstabilisé. Il a montré ainsi qu'il sait se tenir debout dans les situations difficiles, et c'est assez séduisant par les temps qui courent… », poursuit-il. "Mon favori : c'est Macron. Il a fait une belle prouesse en fédérant de grosses pointures en très peu de temps. De plus, même si mon cœur est un peu plus à gauche, je pense qu'il est le favori pour battre Le Pen au second tour. Enfin, j'ai entendu ses déclarations sur la décolonisation, c'est bien !", note Mame-Fatou. Tout en émettant certaines réserves. « Mais pourra-il traduire ses déclarations en acte une fois élu ? Comme en s'engageant sur des dédommagements ? Voilà ce qu'ici nous attendons", ajoute-t-elle.
« L'avenir de l'Afrique ne se joue pas à Paris ! »
Des attentes, mais peu d'illusion, car pour cette dernière, « l'avenir de l'Afrique ne se joue pas à Paris ! ». Et de s'expliquer : « Avec Hollande, on a senti que le discours s'est amélioré et qu'il était plus respectueux… Après il ne faut pas se leurrer, un président français ne va pas changer le quotidien des Sénégalais ». Allusion aux propos, tenus à Dakar, par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui assurait que « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire ». Des propos qui avaient alors consterné les Sénégalais, comme les autres populations africaines. Hollande, au début de son quinquennat, également en visite au pays de la Téranga, lui, avait salué la démocratie sénégalaise. Avant d'annoncer « le temps de la Françafrique est révolu ! » Une promesse de rupture tenue ?
"J'avoue qu'avec Hollande, j'ai senti beaucoup plus de respect pour le Sénégal, plus de considération pour l'Afrique aussi. Il disait dans ses discours, avec une vraie sincérité, que le Sénégal est l'égal de la France… tout le contraire de Sarkozy qui se comportait comme un donneur de leçon !", observe Babacar. C'est aussi pour Hollande un bilan positif d'un point de vue international, surtout pour la sous-région et le Mali, car il a su donner son soutien plutôt à des pays démocratiques et n'a pas hésité à être franc avec le président de la RD Congo. » Un avis loin d'être partagé par Albarca. « Pour moi, les relations entre la France et le Sénégal n'ont pas vraiment évolué sous Hollande, dont le discours était au final de simple façade. Pour être honnête, Je préférais même Sarkozy ! Au moins il était plus clair en défendant ouvertement une immigration choisie, et plus actif à l'international, c'est-à-dire d'un point de vue militaire ».
« Il est temps que la France traite du F CFA »
Pour Tonton Massaer, 66 ans, c'est plutôt du « ni-ni ». Cet administrateur de société, dont le cœur penche plutôt à droite mais qui, cette fois, dit apprécier Mélenchon, dont le slogan « la France insoumise », proche de la devise sénégalaise « conquis mais non soumis », lui rappelle l'esprit des Lumières, estime que l'enjeu est ailleurs. « Pour ce qui nous concerne, et donc par rapport à l'Afrique, je crois qu'il est temps que la France traite du Franc CFA, car je crains, comme beaucoup d'entre nous, pour notre indépendance… Cela m'inquiète… et puis la France a perdu du terrain ici par rapport à l'Asie, alors elle doit trouver les bons arguments pour remonter la pente ». Au risque de voir les relations entre le Sénégal et la France, plus largement entre l'Afrique et l'ancienne métropole, aujourd'hui coincé dans un « je t'aime… moi non plus », glisser vers un désamour plus tranché.
Aurélien Buraud (avec ANA)/Lepointafrique

20/04/2017

PORTRAIT

Birane, couturier au Sénégal – 340 euros par mois

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C’est dans le monde de la couture sénégalaise que la série l’argent des Africains vous plonge cette semaine. À 30 ans, Birane est couturier à Dakar. En cumulant tous ses revenus, il parvient à toucher chaque mois 340 euros (150 000 francs CFA).
Birane est un spécialiste du boubou, la tenue traditionnelle sénégalaise que les hommes arborent surtout le vendredi, jour de la prière. Comme 95% de ses compatriotes, il est musulman, alors lors de notre premier appel, il prévient : « Je dois aller prier à 14 heures ». Chaque matin, le réveil sonne à 5 heures 45, et ce n’est qu’une fois qu’il a fait sa prière qu’il prend le chemin du travail.
Transports : 27 euros
Religion mise à part, c’est derrière sa machine à coudre – écouteurs vissés dans les oreilles – qu’il passe ses journées, de huit heures le matin à 18 heures 30. L’atelier où il travaille depuis août 2014, Sam Couture, compte dix-sept employés. Chaque jour il doit compter une heure de transport pour se rendre au travail, à Dieupeul, dans le centre, depuis son domicile, qui lui se situe dans la banlieue dakaroise. « Parfois il faut une heure et demi le soir, à cause de la circulation », explique-t-il. Il habite à Keur Mbaye Fall, juste avant la ville de Rufisque, qui marque la fin de l’étendue urbaine de la capitale sénégalaise. Le bus lui coûte 700 F CFA chaque jour, soit l’équivalent d’un euro environ.
Soutien à la famille : 38 euros
Son foyer représente le plus gros de ses dépenses. Birane vit avec sa mère, son grand-frère, sa belle-sœur et son petit-frère. Le loyer s’élève à 122 euros, auxquels il faut ajouter l’eau et l’électricité (66 euros). Birane prend très à cœur d’aider sa famille à vivre : il verse à sa mère environ 38 euros par mois pour qu’elle s’occupe de faire les courses et qu’elle « achète des légumes, de l’huile et tout », détaille-t-il.
Si tu arrêtes les études, il faut directement faire quelque chose
C’est justement pour sa famille qu’il est revenu de Mbour. Bien qu’originaire de Dakar, il a été à l’école pendant trois ans dans cette localité de la Petite-Côte située à 70 kilomètres de la capitale. Après son retour au domicile familial, il finit ses études, mais à 18 ans pas question de se lancer dans le supérieur ! Il part travailler « pour faire vivre sa famille », explique-t-il.
Il ne se souvient pas avoir eu des ambitions particulières lorsqu’il a commencé la couture en 2004. Simplement, l’inactivité n’était pas une option. « Si tu arrêtes les études, il faut directement faire quelque chose », assure-t-il. Alors il marche dans les pas de son grand-frère, qui possède un atelier de couture, en se formant avec les apprentis. En 2012 il commence à travailler pour Sénégal Broderie avant de rejoindre Sam Couture en août 2014 après un différend avec son premier patron.
Épargne : 25 euros selon les mois
L’expression « tu te débrouilles » revient fréquemment dans la bouche de Birane quant-il parle de son quotidien. Un mantra incontournable pour beaucoup de Sénégalais, passés maîtres dans l’art de multiplier les revenus, entre emplois formels et informels. Ainsi, les soirs après le travail et le dimanche lorsqu’il n’est pas à l’atelier, il continue de confectionner des vêtements. Ce revenu complémentaire, très fluctuant, peut varier de 76 à 114 euros chaque mois.
Ce petit apport permet à Birane de mettre de l’argent de côté certains mois, lorsqu’il n’y a pas d’imprévu. Il aime son travail et envisage de rester dans le secteur mais il souhaiterait fonder sa propre maison de couture et embaucher des gens. Il a acquis le savoir-faire, maintenant « il faut juste de l’argent », détaille-t-il. Il veut monter une affaire au Sénégal et déjà il prévient, non sans humour : « Si je deviens chef d’entreprise, cette interview vaudra beaucoup ! »
l'article original: http://www.jeuneafrique.com/430503/societe/largent-africains-birane-couturier-senegal-340-euros-mois/
Baptiste Madinier/jeuneafrique.com

TOUR CYCLISTE DU SENEGAL

Une dizaine d’équipes attendues au tour cycliste international du Sénégal 2017

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Une dizaine d’équipes venant de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe sont attendues au 16e Tour cycliste international du Sénégal (22-29 avril), a-t-on appris auprès des organisateurs.
Six étapes en ligne et deux circuits fermés sont au programme de cette compétition, précisent-ils dans un communiqué transmis mardi à l’APS.
De Dakar à Saint-Louis, en passant par Thiès et Kaolack, le 16e Tour cycliste international du Sénégal va se courir sur un total de 1082 km.
Voici la liste des équipes participantes :
Sénégal A, Sénégal B, Maroc, Mali, Gambie, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Sovac (Algérie), Club de la défense (France), Chartrain (France), Embrace The Workad (Allemagne), Chils Bike (Angleterre), Team vélo+Basse-Terre (Guad"loupe), Natura Blue (Belgique), Global Cycling Team(Hollande).
Première étape, samedi 22 avril : Dakar-Niayes-Thiès (144km)
Deuxième étape, dimanche 23 avril : Thiès-Saint-Louis (182,5 km)
Troisième étape, lundi 24 avril : Saint-Louis-Pire (150 km)
Quatrième étape, mardi 25 avril : Circuit fermé de Thiès (88 km)
Cinquième étape, mercredi 26 avril : Thiénaba-Kaolack (134 km)
Sixième étape, jeudi 27 avril : Kaolack-Joal (142,5 km)
Septième étape, vendredi 28 avril : Somone-Plateau de Diass-Ngaparou (150 km)
Huitième étape, samedi 29 avril : Circuit fermé de la Corniche Ouest de Dakar (91 km)
APS

19/04/2017

LE SENEGAL PASSE DE Ba3 A B1

Moody’s relève la note du Sénégal

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L'agence de notation américaine vient de relever la note du Sénégal, selon un communiqué, la faisant ainsi passer de Ba3 à B1.
Moody’s a par ailleurs fait passer la perspective de l’économie ouest-africaine de « stable » à « positive ». Raisons avancées par l’agence pour justifier sa décision : la croissance élevée du pays, tirée vers le haut par les investissements publics, mais aussi les efforts du gouvernement sénégalais pour consolider sa fiscalité.
Au Sénégal, le taux de croissance se situe en effet désormais à 6% en moyenne depuis 2014, soit un doublement par rapport à la période 2011-2013, où il n’était que de 3%. Une bonne santé économique due en grande partie à la politique volontariste du gouvernement dans les secteurs des infrastructures, du transport et de l’agriculture, note Moody’s.
Ce dernier secteur, qui emploie 46% de la main-d’oeuvre du pays, « a grandement contribué à la bonne santé économique du pays mais aussi à réduire la part de l’alimentaire dans la balance commerciale du pays, en abaissant les importations de produits alimentaires à 21% entre 2013 et 2015 ». Les exportations de ces produits ont bondi de 37% sur la même période.
Divergence sur la croissance
Moody’s table désormais sur une croissance à moyen terme fixée à 6,5%, dans la foulée du Plan Sénégal émergent (PSE), cette batterie de mesures annoncées par le président Macky Sall et qui comprend entre autres le développement du tourisme ou l’auto-suffisance en riz.
Le PSE prévoit aussi la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar, dont le lancement, plusieurs fois repoussé depuis 2012, est finalement annoncé pour la fin de l’année 2017. Ces prévisions de croissance de Moody’s restent cependant légèrement en dessous de celles prévues dans le cadre du PSE, que le gouvernement sénégalais fixe à 7 ou 8% sur la période qui court jusqu’en 2020.
La faute à la faiblesse des investissements privés selon Moody’s. Si le climat des affaires s’est amélioré − comme en témoigne le classement Doing Business de la Banque mondiale, qui plaçait le Sénégal dans son « top 10 » sur ce sujet en 2015 et 2016 − « la compétitivité économique du Sénégal reste faible et les investissements directs à l’étranger (IDE) se sont limités à 2% du PIB en moyenne chaque année », regrette l’agence.
Julien Vallet/Jeuneafrique.com

ELECTRICITE AU SENEGAL

Electrification: Le Sénégal classé 8e sur 24 pays africains

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Le Sénégal est classé au 8e rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification, selon le rapport 2017 "Global Energy Architecture Performance" du Forum économique mondial, a appris l’APS, mardi.
"Il n’est pas à 100% mais le Sénégal est classé au 8e rang sur 24 pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification", indique le ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables dans un communiqué.

Le document précise que l’indice mondial de la performance de l’architecture énergétique "Global Energy Architecture Performance Index Report 2017" a été publié le 22 mars dernier par le Forum économique mondial (WEF) et le cabinet de conseil en stratégie, Accenture Strategy.
La même source indique que "dans le classement, cinq pays africains arrivent ex-æquo en tête des pays africains ayant les meilleurs taux d’électrification".
"Ces cinq pays situés en Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc et Tunisie) font partie des 69 pays sur les 127 étudiés, où le taux d’électrification a atteint 100%", renseigne le communiqué.
Le texte signale que l’Afrique du Sud (99-e rang à l’échelle mondiale) arrive juste derrière ces cinq pays, avec un taux d’électrification de 85,40%.
Viennent ensuite le Ghana (taux d’électrification de 64,06%), le Sénégal (56,50%), la Côte d’Ivoire (55,80%) et le Nigéria (55,60%), ajoute-t-il.
"L’Ethiopie, le Kenya, la Zambie, le Mozambique et la Tanzanie arrivent en bas du tableau, aussi bien à l’échelle africaine qu’au plan mondial, avec des taux d’électrification inférieurs à 27%", mentionne-t-il.
Voici le classement complet des 24 pays africains sur les 127 étudiés :
1 - Algérie (100%)
2 - Egypte (100%)
3 - Libye (100%)
4 - Maroc (100%)
5 - Tunisie (100%)
6 - Afrique du Sud (85,40%)
7 - Ghana (64,06%)
8 - Sénégal (56,50%)
9 - Côte d’Ivoire (55,80%)
10 - Nigéria (55,60%)
11 - Cameroun (53,70%)
12 - Botswana (53,24%)
13 - Namibie (47,26%)
14 - Congo (41,60%)
15 - Zimbabwe (40,46%)
16 - Bénin (38,40%)
17 - Erythrée (36,08%)
18 - Soudan (32,56%)
19 - Togo (31,46%)
20 - Ethiopie (26,46%)
21 - Kenya (23,00%)
22 - Zambie (22,06%)
23 - Mozambique (20,20%)
24 - Tanzanie (15,30%)
aps.sn/Leral.net

UN EUROBOND A EMETTRE FIN AVRIL

Le Sénégal émettra un Eurobond avant la fin du mois d'avril, pour financer ses projets d'infrastructures

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Le ministre sénégalais des finances, Amadou Ba (photo), a indiqué à la presse en marge du sommet des ministres de l'économie et des finances de la zone Franc qui s'est déroulé le 14 avril 2017 à Abidjan, que son pays prévoyait d'émettre un nouvel Eurobond avant la fin du mois d'avril courant.
« Je pense que le moment et venu pour nous de retourner sur le marché, nous le ferons dans les toutes prochaines semaines et ce sera un Eurobond », a déclaré monsieur Ba, selon des propos rapportés par Reuters. Le montant qui est sollicité par cette initiative n'a pas été précisé.
Dans la loi des finances de l'exercice fiscal 2017, le gouvernement sénégalais annonce ce recours aux marchés internationaux qui, combiné à d'autres programmes, lui permettra de mobiliser 629 milliards de FCFA. D'un point de vue stratégique, le pays souhaite surtout bénéficier du bon sentiment des investisseurs internationaux pour ses titres publics.
Les deux précédents Eurobonds émis par le Sénégal en 2011 et 2014 à des taux respectifs de 8,75% et 6,25%, affichent actuellement des rendements de 4,9% et 5,9% pour les investisseurs qui les achètent aujourd'hui sur le marché secondaire.
Si le même taux est servi pour le projet d'Eurobond, cela permettra au Sénégal de réaliser deux objectifs majeurs, à savoir, mobiliser des ressources en devises et donc soutenir sa position extérieure, et emprunter à des taux proches de ceux qui lui sont servis sur le marché des capitaux de l'Union Monétaire Ouest-Africaine depuis 2016 (environ 5,5%).
Par ailleurs, le gouvernement, en défendant sa loi de finances, avait émis l'idée selon laquelle aller sur les marchés internationaux, lui permettait de limiter les effets d'éviction du secteur privé sénégalais au crédit bancaire. L'argent mobilisé au terme de cette opération devrait permettre de financer ses projets d'infrastructures en relation avec le secteur productif.
afriqueexpansion.com

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

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Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com

ENFIN!

Hollande réintègre solennellement 28 tirailleurs sénégalais dans la nationalité française

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Parmi ces 28 tirailleurs, on compte 23 Sénégalais, 2 Congolais, 2 Centrafricains et un Ivoirien. Nés entre 1927 et 1939, ils vivent majoritairement en région parisienne...
Ils ont retrouvé la nationalité française, 57 ans après. François Hollande a présidé ce samedi à l’Elysée une cérémonie de réintégration dans la nationalité française de 28 anciens tirailleurs sénégalais, qui avaient combattu sous la bannière tricolore en Indochine ou en Algérie avant de perdre leur nationalité à l’indépendance des colonies africaines en 1960.
Sous les ors de la salle des fêtes de l’Elysée, le chef de l’Etat a célébré ces « retrouvailles » avec la France. « Aujourd’hui, je pose un nouveau principe : ceux qui se sont battus pour la France et qui font le choix d’y vivre doivent pouvoir devenir Français », a-t-il poursuivi, reconnaissant qu’il avait « fallu mener un long combat pour que la France consente enfin à réparer cette injustice ».
« Vous êtes l’histoire de France »
« Vous êtes l’histoire de France », a encore lancé François Hollande à l’adresse de ces 28 tirailleurs, nés entre 1927 et 1939, et parmi lesquels figurent 23 Sénégalais, 2 Congolais, 2 Centrafricains et un Ivoirien. La France, a insisté le chef de l’Etat, avait une « dette de sang » à leur égard. Evoquant ceux « qui n’ont pas pu déposer leur demande dans les délais », il a également assuré que « tous les anciens tirailleurs qui résident en France et qui en feront la demande bénéficieront de la même réponse » positive.
« C’est l’aboutissement d’un long combat, de nombreuses années », s’est réjouie pour sa part Aïssata Seck, adjointe à la maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à l’origine de cette cérémonie. Petite-fille d’un ancien combattant sénégalais, elle avait lancé une pétition signée par 60.000 personnes, dont de nombreuses célébrités.
« Dernière génération »
« Ces Français par le cœur sont dans des situations terriblement précaires. Munis de simples cartes de séjour, ces retraités n’ont d’autre choix que de rester seuls sur le territoire français. Partir finir leur vie au Sénégal, près de leurs familles, signifierait perdre leurs faibles pensions ; un choix matériellement impossible », expliquait Aïssata Seck dans sa pétition. « La République française les a appelés, la République française doit les reconnaître comme ses enfants et leur garantir une fin de vie digne et paisible », avait-elle souligné.
Ces tirailleurs appartiennent à la « dernière génération » d’une longue lignée de combattants africains engagés volontaires ou enrôlés d’autorité dans les rangs de l’armée française. Si les premiers régiments ont été formés au Sénégal, ces « tirailleurs sénégalais » à la célèbre chéchia rouge étaient originaires de toutes les colonies françaises, de l’Afrique de l’ouest et du centre, jusqu’à Madagascar.
« On sait qu’ils étaient plus de 200.000 hommes lors de la Première guerre mondiale, 150.000 pour la Seconde, 60.000 en Indochine… », explique l’historien Julien Fargettas, auteur d’un ouvrage consacré à ces « soldats noirs ». A la fin des guerres coloniales, et pour pouvoir faire vivre leurs familles restées au pays, de nombreux tirailleurs sénégalais avaient choisi de vivre en France.
AFP/APS/20minutes.fr

70 MILLIARDS POUR LA MODERNISATION DES VILLES

La BAD accorde au Sénégal un financement de 70 milliards de CFA pour la modernisation des villes

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La Banque africaine de développement (Bad) a accordé un prêt de 114,34 millions d’euros, soit environ 70 milliards de francs CFA, au profit du programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles).
La signature d’accord a eu lieu entre le ministre Amadou Bâ et Janvier Liste de la Banque Africaine de développement (BAD), en marge de la réunion des ministres des finances de la zone CFA.
Ce financement va permettre la modernisation des villes du pays, augmenter le taux d’équipements collectifs, à améliorer les capacités de mobilisation des ressources financières propres des collectivités locales des zones urbaines.
pressafrik.com

PREVISIONS DESASTREUSES

Ces prévisions de la Banque mondiale sur le Sénégal font, forcément, froid dans le dos

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Elles sont de nature à donner des frissons à plus d’un. Elles, ce sont les prévisions de la Banque mondiale, qui, selon EnQuête, restent angoissantes. La preuve, si, chaque année, la mer avance de 1 à 1,33 mètre, il n’en demeure pas moins que d’ici à 2080, la situation ira de mal en pis.
Dans la mesure où, prédit l’Institution financière, les trois quarts du littoral seront exposés à un risque d’érosion élevé, par rapport au chiffre actuel et au risque d’inondations causées par les tempêtes maritimes.
Les autres prédictions qui font froid dans le dos, ont trait au fait que l’avancée de la mer menace 220 000 emplois directs et 600 000 indirects. Et comme si cela ne suffisait pas, Dakar pourrait se retrouver amputée de 54% de ses plages, d’ici à 2100. Dieu nous en préserve !
Actusen.com

15/04/2017

MISSIRAH

Toubacouta : Missirah, une vie au rythme de la pêche

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Considéré comme l’un des villages les plus anciens du Niombato, Missirah, dans la commune de Toubacouta, est un coin plein de charme et riche de son passé. Le brassage culturel est une réalité dans ce village à 100 % musulman, très connu pour son fromager millénaire impressionnant entouré d’un fort mysticisme et qui possède aussi une très ancienne tradition de pêche.
Faisant partie intégrante du Parc national du Delta du Saloum et de la Réserve de biosphère du Delta du Saloum, le village côtier de Missirah représente un véritable havre de paix pour la communauté qui y vit. Situé à 12 km de Toubacouta et limité au nord par Néma Bah, au sud par Djinack et Bakadadji, à l’est par Taïba et à l’ouest par Bettenty, Missirah, accessible à travers une piste cahoteuse et caillouteuse (il est aussi accessible par pirogue), se distingue par son écosystème fluvial riche et varié. Sa végétation dominée par une colonie de badamiers, fromagers, baobabs, manguiers et anacardiers en font un coin très charmant. Créé vers 1856 par Diomaye Senghor qui se convertit plus tard à l’Islam pour porter le nom de Fodé Senghor, ce village historique compte cinq quartiers (Diatta Kounda, Djifandor, Mbarra Kounda, Ndoffane, Ngadior) peuplés majoritairement de Sérères et de Socés. Au centre de ce village plein de charme qui arbore une architecture tout à fait typique, et un mode de vie propre trône la grande mosquée.
Depuis la nuit des temps, la chefferie et l’imamat à Missirah sont assurés par la famille Senghor. Cette tradition remonte à la fondation du village, selon Diamé Cissé, une notable du village et par ailleurs conseiller municipal. C’est à son retour de Gambie où il était parti se soigner que Fodé Senghor, originaire du Mali, avait découvert ce site. Un marabout musulman l’avait soigné et converti à l’Islam. Il lui donna le nom de Fodé et lui enseigna le Coran. À la fin de sa formation, le marabout lui avait demandé de fonder un village dans la forêt où il trouverait un baobab avec des racines submergées dans l’eau et l’autre partie en terre ferme. « Fodé créa une daara où il enseignait le Coran en Socé et devint l’imam de la mosquée qu’il avait construite en banco et en bois. Le fauteuil de chef de village est laissé à son grand frère Mamadou Lamine Senghor ». Aujourd’hui, c’est Ismaïla Senghor qui assure la charge de chef de village depuis le rappel à Dieu d’El Hadji Sadio Senghor. Ce quadragénaire qui a vu le jour en 1933 est le 12e chef de village de Missirah.
Une vie au rythme de la pêche
MissirahComme dans toutes les villes ou villages côtiers, la vie à Missirah se résume en deux mots : pêche et poisson. La pêche est au centre de la vie de Missirah. Elle est le fondement principal de l’économie de ce village côtier et garantit l’existence de centaines de milliers de personnes, qui en dépendent, directement ou indirectement. Une flotte de 311 pirogues a été recensée entre son port et les îles de Bagadadji, Bettenty, Djinack et autres.
Selon Bouh Sidibé Sow, coordonnateur du Comité local de pêche artisanale (Clpa) de Missirah, le vieux ponton dont les travaux de réhabilitation ont été lancés par le ministre Oumar Guèye permet de saisir le pouls de la vie du village. Calme le jour, il vit le soir une animation fantasmagorique avec le retour des nombreuses pirogues parties en mer dans l’après-midi. L’effervescence du déchargement des prises est rythmée par un brouhaha extraordinaire et les cris stridents des pêcheurs et autres vendeurs.
« Missirah possède une tradition de pêche qui date de très longtemps. Il suffit de venir ici après le crépuscule pour se rendre compte que ce village ne respire que par la pêche. Des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants s’activent dans une alacrité indescriptible. On assiste à un défilé incessant jusque tard dans la nuit. En attendant le retour du poisson, des centaines de voitures, charrettes, motos Jakarta et vélos venus de partout sont en vrac sur le quai », raconte Bouh Sidibé Sow. À l’en croire, la caisse de poisson se négocie des fois à 12.000 voire à 15.000 FCfa. « Quand il y a surabondance, ce qui est fréquent, les prix varient entre 3.000 et 2.000 francs. Il arrive même que le surplus soit jeté parce qu’il n’y a pas à Missirah d’unité de conservation », relève-t-il.
Selon Alassane Mbodji, le coordonnateur du Clpa départemental, Missirah qui abrite le centre et le quai de pêche de Toubacouta a la chance d’avoir en face un bras de mer. C’est ce qui fait qu’il accueille beaucoup de pêcheurs saisonniers de la petite côte et des îles du Saloum qui viennent pour des campagnes de pêche de 6 à 8 mois. « La pêche joue un rôle très important en termes d’emplois. Elle a pu régler le problème d’emplois directs et d’activités génératrices de revenus », soutient-il. Toutefois, déplore-t-il, la non-fonctionnalité du Centre de pêche de Missirah construit en 1989. « Sa vocation d’assister les pêcheurs locaux, d’appuyer et d’encadrer et de faciliter la vente de la glace pour assurer la conservation des produits. Les volontaires japonais ont, dans le cadre du séchage, appuyé et capacité certaines femmes qui étaient là dans le cadre de la formation, mais aussi dans les bonnes pratiques », renseigne-t-il. « Le centre qui était doté de camions frigorifiques, de chambre froide, a beaucoup contribué à l’amélioration de la qualité du poisson. La commercialisation a eu plus de coûts en termes de valeur et le prix du poisson a augmenté ; c’est ce qui a fait que la commercialisation a atteint son objectif », explique-t-il. Aujourd’hui, pense M. Mbodji, ce centre nécessite une relance en termes d’équipement, de personnel.
En attendant, la pêche continue de rythmer la vie des habitants de ce village côtier. Beaucoup d’entre eux se sont convertis en pêcheurs et en mareyeurs. « La pêche joue un rôle très important sur le plan économique et social à Missirah. Le poisson coûte de plus en plus cher et ici on ne sent pas trop si la saison des pluies a été bonne ou pas. La pêche est là et il y a l’activité sur toute l’année. On a un niveau de vie plus ou moins correct grâce à la pêche. Que ce soit les pêcheurs, les mareyeurs ou encore les transformatrices, les gens gagnent bien leur vie grâce à la pêche ».
Comme dans toutes les localités vivant essentiellement de la pêche, la quasi-totalité des femmes de Missirah intervient dans la transformation des produits de pêche. Leur tryptique : chercher du poisson, le transformer et le commercialiser. Et pour faire prospérer leurs activités, ces femmes au nombre de 219 et qui sont toutes membres du Clpa se sont organisées en Groupement d’intérêt économique (Gie), puis en union locale. Selon leur présidente, Aminata Diène, la volonté est là, mais cela ne suffit pas pour prospérer dans une activité pareille.
Aujourd’hui, ces femmes sont limitées par un manque de logistique au niveau des deux sites de transformation notamment les claies de séchage et les fours de braisage. Il s’y ajoute aussi le manque de charriot pour transporter le poisson à partir du quai de débarquement, le manque de financements pour l’acquisition de matériel de fumage adéquat, l’absence d’unités de congélation pour la conservation du surplus de captures en période de surabondance, entre autres.
Alassane Mbodji qui encadre ces femmes estime que leur rôle est considérable dans la chaîne de production. « Nous avons des femmes très braves et sur tous les maillons de la chaîne de valeur, de la production à la commercialisation. Leur souhait, c’est de sortir de l’informel et de travailler dans de bien meilleures conditions, mais cela demande un accompagnement conséquent, des financements pour l’optimisation de leur commerce », fait-il remarquer.
Un fromager mythique et millénaire
Missirah localitéMissirah, c’est aussi son fromager millénaire, témoin de l’histoire du village. Cet arbre gigantesque fascine avec ses branches immenses et multiformes et son tronc énorme qui semble écraser la terre de tout son poids. Ce fromager impressionne aussi bien par sa hauteur que par son ampleur. À y regarder de très près, des formes et images impressionnantes apparaissent. Loin de toute hypnose ou hallucination, un fin observateur pourra tantôt distinguer des formes humaines tantôt des formes de crocodile, de tortue ou encore de singe. Selon Bouh Sidibé Sow, ce fromager a été planté dans cette zone entourée de mangrove à l’époque et peuplée de boas par un certain Ansoumana Ndour. C’était bien avant la création de Missirah. Depuis, cet arbre sacré est géré par sa descendance.
L’histoire de ce fromager entouré de mythes et légendes est une ritournelle maîtrisée par tout le monde. « Visiter Missirah sans voir son fromager presque millénaire, c’est comme aller à Gorée sans voir la Maison des esclaves. Cet arbre fait partie intégrante du patrimoine de cette localité », soutient Alassane Mbodji. Toutefois, note-t-il, un fort mysticisme entoure cet arbre qui, selon certaines indiscrétions, abrite les esprits des ancêtres. C’est ce qui fait qu’il est respecté et bien protégé. « Le génie protecteur ne veut pas de souillures, c’est pour cela que l’endroit est toujours maintenu propre », Bouh Sidibé Sow. Le fromager est, selon lui, habité par un esprit. C’est ce qui fait qu’il est devenu un lieu de prières et accueille souvent des rituels. « Avant la pénétration l’Islam, les animistes vénéraient ce fromager qui fait partie de l’histoire de cette ville », explique Alassane Mbodji. Ce fromager, indique-t-il, est l’un des plus grands d’Afrique avec une circonférence exceptionnelle de plus de 30 mètres. « Cet arbre fait partie des éléments du patrimoine de Missirah. Des techniciens de l’Ist et de l’Ise qui sont venus jusqu’ici ont, après analyse des racines, affirmé que ce fromager daterait d’au moins 900 ans. D’autres chercheurs ont également assuré que c’était le deuxième plus grand fromager d’Afrique après celui du Ghana », fait-il savoir.
Depuis toujours, cet imposant arbre a été une attraction touristique qui a permis de faire la promotion de Missirah dans d’autres contrées. Et de tout temps, des touristes issus de divers horizons sont venus à sa découverte. « Ce fromager fait partie du circuit de nombreux hôtels et campements du delta du Saloum et même de la Gambie. Un touriste ne peut pas venir à Toubacouta sans venir à Missirah », assure-t-il.
L’autre attraction après le fromager est, selon Bouh Sidibé Sow, la mare aux crocodiles appelée « Mbaro Colon », située à 1 km. « Quand les pluies tardent à tomber, les populations y vont pour invoquer les esprits. Les femmes portent des pantalons et les hommes des pagnes. Aussitôt après les invocations, les pluies tombent », renseigne-t-il.
La route Toubacouta-Missirah, une surpriorité
A Missirah, les populations pensent que la pêche pourrait fortement contribuer à l’essor de leur localité et même de Toubacouta. Pour cela, la réhabilitation du tronçon Toubacouta-Missirah qui ne fait que 12 km doit être une réalité. Le chef de village, Ismaïla Senghor, estime que cette doléance vieille de plusieurs années n’est toujours pas satisfaite. « Notre plus grande difficulté aujourd’hui, c’est l’accessibilité, surtout pendant l’hivernage. C’était une promesse de Macky Sall bien avant son accession à la magistrature suprême. Depuis, nous attendons », indique-t-il. Et pourtant, note Alassane Mbodji, ce tronçon constitue une piste de production très importante. « Missirah est un lieu de débarquement où les gens viennent pour des raisons diverses. C’est un véritable carrefour d’échanges. Une fois que le ponton et la route seront réhabilités, ce village sortira de son enclavement. La pêche connaîtra un nouvel essor et contribuera grandement au développement de la commune de Toubacouta. Les autres activités comme l’agriculture et le commerce ne seront également pas en reste. C’est toute l’économie de la zone qui sera renforcée », estime M. Mbodji.
Par Mohamadou SAGNE et Samba Oumar FALL/lesoleil
http://www.lesoleil.sn/grand-air/item/63465-toubacouta-mi...

LE NGALAKH DE PÂQUES

Pâques : le ngalakh, la recette sénégalaise de l’entente entre catholiques et musulmans

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À l'approche du weekend de Pâques, Jacques Bassene, catholique pratiquant de 38 ans, grillardin dans un restaurant de Dakar, nous livre les secrets du ngalakh (ou ngalax).
« C’est un mot traditionnel de Saint-Louis qui signifie littéralement ‘faire de la bouillie' », explique Jasques Bassene, chargé des grillades au restaurant Le Bideew, à Dakar. « C’est un dessert qui se prépare à partir de pâte d’arachide, de pain de singe [fruit du baobab, ndlr] et d’araw, une sorte de couscous à gros grain », poursuit-il.
Après cuisson de la semoule, indique Jacques, il faut mélanger la pâte d’arachide avec de l’eau, puis incorporer le pain de singe en le malaxant pour obtenir une préparation, qu’il faut ensuite filtrer et sucrer. Après cela, il suffit de recouvrir la semoule de la préparation, « et le tour est joué ».
Au-delà d’un secret de cuisine typiquement sénégalais, pour Jacques, le ngalakh représente l’aumône, la charité et le partage. « Pâques n’est pas la fête des catholiques, c’est la fête de tous les Sénégalais… Elle représente l’entente entre les communautés au Sénégal, et ce n’est pas une entente par la religion, c’est une entente traditionnelle dans ce pays. »
Du ngalakh pour les invités et les voisins
Ce weekend, du vendredi 14 au lundi 17 avril, les chrétiens d’Afrique vont célébrer, comme ailleurs, la mort puis la résurrection du Christ. Au Sénégal, où l’on compte 5% de chrétiens et 94% de musulmans, Pâques, comme la Tabaski, est un emblème de la fraternité des communautés religieuses.
Les familles chrétiennes préparent des quantités importantes de ngalakh au cours du vendredi et du samedi précédant le dimanche de Pâques pour en offrir à leurs voisins et à leurs invités. Par ailleurs, les familles chrétiennes cuisinent souvent deux plats, lorsqu’elles invitent des familles musulmanes à partager leur repas de fête ; si le plat principal est à base de porc, il est accompagné d’un plat de poulet pour les invités.
Comme au moment de Noël, ceux qui ont le plus de moyens achètent de nouvelles tenues pour assister à la messe pascale. Jacques, qui réside dans l’arrondissement de Ouakam, assistera à la messe de l’église de Notre-Dame des Anges, mais les célébrations religieuses se tiendront également à Yoff, à l’église Saint-Christophe, ou encore à la paroisse Saint-Joseph de Medina.
Éric Mamadou Torres, 25 ans, qui travaille également au Bideew, dont le père est catholique et la mère est musulmane, affirme que sa famille – majoritairement musulmane – célébrera Pâques ce weekend, et que sa mère préparera le ngalakh pour tout le monde. Lui qui observe le ramadan chaque année ira également à la messe ce dimanche.
Sofia Meister/RFI

14/04/2017

HAUSSE DE LA DELINQUANCE

Délinquance : les interpellations en hausse de 27% et les défèrements de 19%

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Le nombre de personnes interpellées pour délinquance a augmenté de 27 % entre 2015 et 2016 et celui des personnes déférées pour ce même motif de 19%, a révélé jeudi le directeur de l’Ecole supérieure d’économie appliquée (ESEA), Koumakh Ndour.
M. Ndour a fait cette révélation en citant des données de la Police sénégalaise, lors d’un atelier technique de cadrage de l’étude et de la cartographie de la délinquance au Sénégal.
‘’Il y a ce que les spécialistes appellent +le chiffre noir+, que sont les faits de délinquance qui ne sont jamais ou presque pas ou peu reportés au niveau de la Police et de la Gendarmerie’’, a-t-il indiqué, à l’ouverture officielle de cet atelier à Saly-Portudal.
La rencontre est initiée par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), en collaboration avec l’ESEA et l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’C’est précisément une partie de ce chiffre noir que nous voulons saisir à travers cette étude appelée +enquête de victimation+, selon les Français, ou de +victimisation+, selon les Canadiens. Il s’agira de mener une enquête nationale sur la délinquance subie mais aussi d’enregistrer le niveau d’insécurité ressentie par les citoyens’’, a poursuivi Koumakh Ndour.
Selon lui, les résultats issus de cette enquête aideraient ‘’grandement’’ l’Etat à mieux cerner l’ampleur de la délinquance et aider à la prise de décisions pour juguler le mal, surtout au niveau de la sécurité de proximité, ‘’le cœur de métier de l’ASP’’.
Il indique que ‘’cette étude anticipe aussi sur une question préoccupante pour l’Etat, à savoir la gouvernance sécuritaire de proximité’’. ‘’Il s’agira, pour l’ASP, d’aborder cette question à travers une démarche expérimentale de +Contrats locaux de sécurité+ qui s’adossent sur un diagnostic sécuritaire local (DSL)’’, a-t-il précisé.
Pour M. Ndour, ces résultats devront permettre à l’Etat, via l’ANSD, de renseigner la communauté internationale sur le niveau d’atteinte de certains points des objectifs de développement durable (ODD), qui, d’après lui, ont ‘’une validité universelle’’. De ce fait, tous les pays devront contribuer à leur réalisation, en fonction de leurs capacités.
ADE/ASG/OID/APS

LE SALAIRE DES EMPLOYES SENEGALAIS

Rémunération au Sénégal – Le salaire moyen des employés estimé à 114 152 F Cfa par mois

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Au Sénégal, le salaire moyen mensuel d’un employé est estimé à 114 152 F Cfa. C’est ce qui ressort des données de la dernière enquête sur l’emploi au Sénégal (T4 2016), de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Au quatrième trimestre 2016, plus de la moitié (57,7%) de la population en âge de travailler (âgée de 15 ans ou plus) a participé au marché du travail, selon le dernier rapport de l’ANSD sur l’emploi au Sénégal (T4 2016). Notre source indique que le taux de participation des 15 ans ou plus varie selon le milieu de résidence, avec 55,1% en milieu urbain, contre 60,9% en milieu rural. Ce taux a varié sensiblement selon le sexe : 66,5% des hommes âgés de 15 ans ou plus ont été sur le marché du travail, contre 50,2% de femmes. Par rapport à la rémunération, le document souligne que le salaire moyen mensuel d’un employé est estimé à 114 152 F Cfa. ‘’Il est de 116 164 F Cfa pour les hommes contre 108 984 F CFA pour les femmes salariées. Il varie aussi en fonction du milieu. En effet, un salarié en milieu urbain gagne en moyenne 121 050 F CFA contre 95 698 FCFA en milieu rural’’, précise le rapport. Plus du tiers de la population en emploi (38,4%) avait un emploi salarié dont 70,7 % vivaient en milieu urbain contre 24,3 % en milieu rural.
La part de l’emploi salarié dans l’emploi en milieu urbain (44,2%) est plus importante qu’en milieu rural (29,3%). L’écart est légèrement plus accentué selon le sexe, avec 44,1% des hommes ayant un emploi salarié contre 28,8 % de femmes. La répartition de la population dans l’emploi salariée selon les secteurs d’activités indique que ce sont les branches d’activités, notamment l’enseignement avec 12,3%, les activités de fabrication, la construction et l’agriculture qui regroupent la plupart des employés rémunérés. Par ailleurs, il est noté que les ‘’autres activités de services’’, c’est-à-dire celles liées à la vie sociale regroupent 19,0% des emplois salariés.
Le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,6%
Durant cette période d’enquête, selon l’ANSD, plus du tiers (34,1%) de la population de 15 ans ou plus ont eu un emploi. ‘’Le taux d’emploi a été plus élevé en milieu urbain où 38,0% des 15 ans ou plus étaient en emploi contre 29,2 % en milieu rural. Des variations plus importantes encore sont observées entre les hommes et les femmes. Pour les premiers, le taux d’emploi était à 46,9%, alors que, pour les seconds, il s’élève seulement à 23,2%’’, lit-on dans le document. A côté de ces personnes en activité, l’enquête de l’ANSD révèle qu’au quatrième trimestre 2016, le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16,6%. Il a été légèrement plus élevé en milieu urbain (16,9%) qu’en zone rural (16,2%). Selon le sexe, le chômage a affecté nettement plus les femmes (24,0%) que les hommes (10,0%). Une répartition de la population des chômeurs par tranches d’âge montre qu’il affecte plus les jeunes. Toutefois, les personnes sans diplôme ont été les moins affectées par le chômage durant le dernier trimestre 2016, soit 15,7% des actifs sans diplôme.
lignedirecte.sn

LE PIB ASSURE POUR 1/4 PAR LES ENTREPRISES FRANCAISES

Les entreprises françaises représentent ¼ du PIB du Sénégal, selon Baïdy Agne

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Les entreprises françaises au Sénégal représentent un quart des recettes fiscales et du produit intérieur brut (PUB) sénégalais, a indiqué, jeudi, à Dakar, le président du Conseil national du patronat (CNP), Baïdy Agne.
"Les entreprises françaises représentent un quart du PIB et des recettes fiscales du Sénégal", a déclaré M. Agne, après avoir rappelé que la France était le premier investisseur étranger de l’économie sénégalaise.
Il s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre de chefs d’entreprises membres du Conseil national du patronat (CNP) sénégalais, avec leurs homologues réunis au sein du Mouvement des entreprises de France (MEDEF).
Patrice Fonlladosa, le président du comité Afrique du MEDEF Internernational, a loué à cette occasion la qualité de l’environnement des affaires au Sénégal.
"Nous sommes impressionnés par les chiffres qui nous ont été donnés ce matin", a-t-il affirmé en évoquant la présentation de l’économie sénégalaise donnée à sa délégation par le conseiller économique de l’ambassade de France au Sénégal.
"Rares sont, dans la sous-région, les pays qui ont su, comme le Sénégal, conjuguer une stabilité politique, une sécurité de l’investissement et un bon niveau de formation et des compétences", a expliqué M. Fonlladosa.
Le président du MEDEF International conduit à Dakar une délégation de 45 patrons représentant 37 entreprises françaises.
Ont pris part à la réunion d’affaires des représentants de l’Administration publique sénégalaise, le ministre du Travail, Mansour Sy, des experts de l’Agence chargée des grands travaux de l’Etat (APIX) et du bureau chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (PSE).
Dakaractu.com

13/04/2017

DES CINEMAS VONT RENAITRENT DES MAI

Hughes Diaz, directeur de la cinématographie : « début de réouverture des premières salles de cinéma dès mai »

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La proclamation des résultats de la sélection des projets de films soutenus par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) dans la gestion 2016 a été une occasion pour le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, de revenir sur l’importance de ce fonds pour le cinéma sénégalais. Dans un entretien, M. Diaz a annoncé la réouverture de salles de cinéma en mai prochain.
Quel est l’apport du Fopica pour le cinéma sénégalais ?
Depuis que le Fopica a été mis en place, il y a une émulation déjà pour les acteurs de ce secteur qui ont retrouvé un engouement à faire des films ou à s’investir dans les autres filières de l’industrie cinématographique. Le Fopica règle également le lancinant problème du financement parce qu’à un certain moment l’État s’était désengagé et on a vu le flop qu’il y a eu tout le long, à savoir la fermeture des salles, l’absence de production de qualité, une mainmise de la production par les étrangers et qui influait sur les contenus de nos films. Mais aujourd’hui, le Fopica donne de la confiance, du respect, de la dignité juridique à nos cinéastes qui, aujourd’hui, lorsqu’ils vont négocier des financements supplémentaires, sont respectés parce qu’ils viennent avec un soutien de leur État.
Comment s’est déroulée la gestion 2016 du Fopica ?
Pour la gestion 2016, nous avons accusé un grand retard dans la publication. Cela est dû au fait que la sélection des dossiers de projets a été ouverte à d’autres filières autres que celle de la production, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Nous avons voulu aussi donner du temps aux porteurs de projets pour bien les ficeler. Et nous avons eu à repousser, à plusieurs reprises, les délais de dépôt pour nous permettre de faire une tournée sur l’étendue du Sénégal qui nous a permis de sensibiliser les régions à déposer elles aussi des projets. Car nous avions constaté que pour le premier appel, la présence des régions était quasi inexistante. Nous avons donc résorbé cela par cette tournée dans les régions.
Par la suite, il y a eu un succès car contrairement à la première année, il y a eu 137 projets reçus et 38 projets vont être appuyés par le Fopica 2016 par rapport à la première année où il y avait 32 projets. Il faut aussi reconnaître que d’autres filières se sont rajoutées, à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Il était important d’ajouter ces filières. Vous savez, lorsqu’on produit un film, il va se poser un problème de débouchés. Par exemple, si l’on n’a pas un bon système de distribution, les films vont rester dans les tiroirs. De même, si on ne commence pas à rénover ou à créer de nouvelles salles de cinéma, les Sénégalais, les étrangers, n’auront pas d’espace pour regarder les films. C’est pour ces raisons qu’après évaluation, nous avons inscrit ces secteurs en bonne et due forme. Nous nous sommes également intéressés à la formation. Car il y a aujourd’hui une faiblesse des dossiers de production de films et une faiblesse du niveau de présentation des projets pour les autres filières. La formation est donc la clé de voûte pour résorber ces insuffisances dans l’écriture de scenarii, dans la présentation des projets, dans les dossiers de production etc.
Quelle est la part des régions de l’intérieur dans le Fopica ?
Pour les régions, rien que pour les projets de formation, elles vont se tailler la part du lion. En effet, les formations ne se feront pas qu’à Dakar, c’est presque toutes les régions du Sénégal qui seront concernées. Une des régions, celle du sud, va bénéficier d’un projet de salle de cinéma. « Le Vox » de Ziguinchor sera repris, recassé et innové avec de nouvelles structures. Ce sera désormais une salle moderne. De plus, les régions vont bénéficier des tournages de films qui vont contribuer à une animation et en meilleur intérêt pour les régions de s’approprier des activités cinématographiques. A cet effet, nous appelons les collectivités locales, les conseils départementaux, les mairies qui jouissent de la compétence culture à faire comme la région de Dakar pour permettre de fixer les créateurs, les producteurs car les régions sont un véritable vivier de culture, de richesse de la culture, du patrimoine. Je pense que si ces artistes qui viennent s’installer à Dakar pour faire des films étaient chez eux, ils auraient plus de latitude dans la création de bonne production originale.
Où en est la Direction de la cinématographie par rapport à l’exploitation et à la distribution des films ?
Nous nous frottons aujourd’hui les mains parce qu’avec tous les succès engrangés par les films sénégalais financés, et rien que par l’expérience du Fopica, il y a des investisseurs étrangers qui viennent pour proposer des projets assez importants au Sénégal, comme l’ouverture de salles de cinéma et surtout d’infrastructures cinématographiques. L’autre aspect, c’est qu’aujourd’hui, nous bénéficions d’une volonté et d’un engagement politiques au plus haut niveau. La volonté politique est à nos côtés pour restructurer, financer, apporter des reformes pour de véritables industries culturelles, cinématographiques et audiovisuelles qui vont impacter sur l’économie culturelle, sur le Pib et l’émergence de notre pays.
Que fait l’État par rapport à l’exploitation et à la construction des salles de cinéma ?
Les salles reviennent et dès ce mois d’avril et mai, vous aurez les premières salles. Nous allons bientôt visiter ces mécènes de la culture, le groupe « Bolloré » à travers le concept Canal Olympia qui est en train de développer des salles de cinéma à travers l’Afrique. Le Sénégal qui est un pays de culture et de cinéma va expérimenter, dès le mois de mai, cette salle de cinéma que nous aurons par l’entremise de ces mécènes qui vont nous mettre deux salles. Nous leur avons demandé de penser aux régions ou à la banlieue dakaroise. Que tout ne se fasse pas dans le Plateau de la capitale et les quartiers chics du cinéma. Il faut qu’on donne accès au cinéma à tous les citoyens de ce pays. C’est un combat que nous lançons aux mécènes et investisseurs sénégalais et étrangers pour qu’ils mettent la main à la pâte afin de développer des initiatives dans le secteur du cinéma, parce qu’il s’agit de l’image du Sénégal auquel il faut donner tout le soin nécessaire.
Quel est votre challenge aujourd’hui au niveau de la Direction de la cinématographie ?
Notre bataille aujourd’hui est une bataille infrastructurelle et structurelle. En Afrique, tous les pays qui développent leur cinéma vont vers des Centres nationaux de la cinématographie. Aujourd’hui, en dépit de nos efforts énormes que le personnel de la cinématographie est en train de consentir, le problème est que je suis tellement amer qu’il ne soit pas trop motivé parce que nous sommes des agents de la culture qui font de grandes choses mais sans grande motivation et même sans moyens.
Ce sont des batailles énormes où nous avons le soutien de bonnes volontés.
Mais faudrait-il que le statut de la Direction évolue avec une autonomie beaucoup plus marquée administrativement, avec des moyens accrus.
Propos recueillis par Maguette Gueye DIEDHIOU/lesoleil.sn

LE DRAME DE MEDINA GOUNASS

Daaka: Controverse autour de l’origine de l’incendie

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L’horreur s’est produite, hier 12 avril, au Daaka de Médina Gounass. L’événement religieux a tourné à la tragédie à cause un violent incendie. Bilan : vingt morts, une cinquantaine de blessés et une centaine de pèlerins portés disparus. Le préjudice matériel (marchandises, objets, véhicules, bétail, etc) est estimé à près d’un milliard FCFA.
Cependant, sur la question de l’origine du drame, la confusion demeure. Les forces de sécurité et sapeurs-pompiers déployés sur les lieux ne sont pas encore en mesure de répondre à la question. Mais plusieurs théories sont avancées par des témoins pour expliquer l’origine du drame.
Si d’aucuns avancent la thèse d’un court circuit électrique, d’autres parlent de l’explosion de la bonbonne de gaz d’un vendeur de café Touba, alors que certains, plus catégoriques, évoquent celle du jeune fumeur surpris en train de griller une cigarette dans un endroit où il est formellement interdit de fumer. « De peur d’être lynché, il aurait fui, jetant au passage sur l’herbe sèche son mégot », témoigne la plupart des pèlerins. Mais à quelle théorie se fier ? Une enquête à été ouverte par la gendarmerie pour tenter d’élucider le mystère.
Seneweb news-RP/L’Observateur

PÊCHE ILLICITE

Pêche illicite : 145 milliards de francs Cfa de pertes pour le Sénégal

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Le Sénégal perd 145 milliards de nos francs Cfa à cause de la pêche illicite effectuée par des bateaux étrangers sur ses eaux.
Selon le juge au tribunal international du droit de la mer, Tafsir Malick Ndiaye, c’est un énorme manque à gagner, « la pêche illicite fait perdre au Sénégal 145 milliards de francs CFA », déclare le juge du tribunal de la mer sur les ondes de la Rfm.
Khadim FALL/Pressafrik

ARACHIDES 2017

82 000 tonnes d’arachides collectées après 18 semaines de commercialisation

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Depuis le début de la campagne de commercialisation de l’arachide lancée le 1er décembre dernier, la Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos S.A) a acheté plus de 82 000 tonnes d’arachides. C’est ce qu’a indiqué Pape Dieng (photo), le directeur général de la compagnie, à l’APS.
Si ce chiffre a le mérite d’être en hausse de 75 000 tonnes par rapport à la faible quantité acquise l’année dernière, il reste bien loin de l’objectif de 200 000 tonnes devant être réalisé avant la fin de la campagne, le 30 avril prochain. Pour M. Dieng, qui assure que 22 milliards de francs CFA (FCFA) sont encore disponibles pour l’achat de graines auprès des producteurs sur les 45 milliards de FCFA initiaux, ce déficit d’approvisionnement s’explique par la rareté des graines sur le marché local.
Face à cette situation qui fait planer le spectre de l’échec sur l’atteinte de son objectif, «l’alternative pour la Sonacos, c’est d’attendre que les opérateurs privés stockeurs finissent de mettre de côté les semences pour qu’ils viennent vendre le reliquat aux huiliers », a préconisé M. Dieng. « On attend donc cette deuxième vague pour vous dire exactement quel tonnage définitif la Sonacos va avoir dans le cadre de cette campagne de commercialisation de l’arachide », a conclu le dirigeant.
Pour rappel, la Sonacos fait partie des quatre huiliers opérant dans le pays. Les trois autres transformateurs sont la COPEOL (Coopératives des Plantes oléagineuses), l’américain WAO (West African Oil) et le CAIT (Complexe agro-industriel de Touba). Le Sénégal a produit 1 million de tonnes d’arachides durant la saison 2015/2016 et table sur une production de 1,14 million de tonnes cette année, d’après les données du Département américain de l’agriculture (USDA).
Espoir Olodo.Ecofin

12/04/2017

HAUSSE DES DEPENSES PUBLIQUES

Forte augmentation des dépenses publiques en 2017

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D'après la direction sénégalaise de la prévision et des études économiques, les dépenses totales et prêts nets de l'Etat sénégalais ont connu une forte augmentation au mois de février 2017. Les chiffres annoncés ce week-end font état d'une hausse de 133,5 milliards de francs CFA soit environ 213,6 millions de dollars.L'économie sénégalaise est en pleine ébullition, à l'image des dépenses et des prêts de l'Etat sénégalais. Ce secteur a connu une forte hausse lors de deuxième mois de l'année 2017, de l'ordre de 133,5 milliards de francs CFA environ 213,6 millions de dollars, a-t-on appris de la direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Selon les statistiques, les dépenses et prêts sont passés de 318,3 milliards de francs CFA en février 2016 à 451,7 milliards de francs CFA, 12 mois plus tard. Soit une augmentation de 41,9%. « Cette amélioration reflète l'exécution soutenue des dépenses d'investissement ainsi que le niveau élevé des charges courantes », a développé la DPEE. Selon le service, cet état de fait traduit une économie en plein mouvement. De manière plus précise, les dépenses en capital ont été exécutées dans l'ordre de 172,8 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 77,4 milliards par rapport au dernier exercice.
Cette progression est tirée par les investissements financés sur ressources internes à hauteur de 130,5 milliards de francs CFA avec une hausse de 66,8 milliards de francs CFA. Pendant ce temps, les investissements pris en charges avec les ressources externes se sont consolidés de 33,6% pour atteindre 42,3 milliards Fcfa. Quant aux dépenses courantes, elles sont estimées à 272,2 milliards Fcfa, en hausse de 22,1%.
La DPEE explique cette augmentation des dépenses courantes par l'augmentation des charges d'intérêt sur la dette (48,9 milliards), des charges de fonctionnement (136,3 milliards) et de la masse salariale (93,8 milliards).
2017, une année de tendances haussières
Les dépenses et les prêts de l'Etat sénégalais ne sont pas les seuls à connaitre une augmentation. On pourra même dire que leur augmentation est relative au budget 2017 de l'Etat qui a été voté en novembre dernier. Établi à plus de 3.200 milliards de francs CFA, la nouvelle loi des finances a connu une augmentation considérable de près de 200 milliards par rapport au budget de 2016 qui était de 3.022 milliards CFA.
Dans le nouveau budget comptant pour 2017, il est prévu près de 973 milliards de francs de dépenses d'investissement financés sur ressources internes. Environ 34% du budget destiné au financement de l'investissement. Une petite comparaison avec cette même part dans le budget 2016 permet de voir qu'il y a eu une augmentation de plus de 300 milliards de francs CFA. Sur un autre plan concernant les fonctionnaires sénégalais, le gouvernement a prévu dans le budget une somme de 572 milliards de francs CFA pour garder le cap par rapport à leurs revendications répétées de hausse de salaires.
La Tribune Afrique

09/04/2017

SACS PLASTIQUE...

Interdiction des sachets plastiques : où en est-on ?

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Entrée en vigueur le 4 janvier 2016, la loi interdisant les sachets plastiques n’a pas fait long feu chez la majorité des commerçants au Sénégal. On note cependant la présence de sacs en papier dans les grandes surfaces.
Selon la loi, sont interdits la production, l’importation, la détention en vue de la mise en vente ou la distribution à titre gratuit des sachets plastiques d’une épaisseur inférieure à 30 microns (en Europe, le minima est de 50 microns).
Interdiction des sacs plastiques au Sénégal : dure est la loi, mais c’est la loi
Dans les boutiques, rien n’a changé dans les habitudes d’emballages des achats. Si ce n’est que la spéculation sur le prix du sachet est passée par là. Le sachet plastique est juste devenu plus cher. Ceux qui se vendaient 25 FCFA avant sont aujourd’hui à 50 FCFA. Motif : « Vous savez que les sachet sont interdits, donc on n’en trouve plus beaucoup »
Interdit ? Officiellement peut être, mais sur le terrain, les vendeurs de sachets plastique au gros ne chôment pas. Au marché Castors, Moussa tient une cantine où l’on trouve tout genre d’emballage plastique. Il confirme : « Le marché du sachet plastique est toujours en vie. C’est vrai qu’au début nous avons un peu ralenti les choses, mais deux mois après ça reprenait et même de plus belle. Mes clients ce sont surtout les boutiquiers, les vendeurs du marché et certains particuliers. »
Dans les boutiques, on ne sait pas ce que c’est le micronnage… Un sachet plastique inférieur à 30 microns ? « Quand on a entendu parler de la loi, on savait juste que c’était les sachets plastique légers qui étaient interdits. Mais personne ne nous a expliqué ce que c’est. Donc je ne peux pas vous dire que les sachets plastiques que j’utilise on tel ou tel micronage. J’en ai qui sont légers et d’autres plus résistants, explique un boutiquier ».
En attendant, les sachets plastiques semblent avoir encore de beaux jours au Sénégal malgré la loi les interdisant.
Dans les supermarchés, on paie les sacs
« Bonsoir madame, vous prendrez un sac ? Celui de 50 ou de 100 FCFA ? » Voilà la question que tous les caissiers vous posent aujourd’hui quand vous réglez vos achats. Il y a bien des sacs en papier dans les magasins, mais ils sont payants. Aux premiers jours de l’application de l’interdiction de sachet plastiques, les grandes surfaces ont passé commandes de sacs en papier qu’elles donnaient gratuitement aux clients. Moins de deux mois plus tard, il fallait débourser entre 25 FCFA et 100 FCFA pour transporter ses achats. Motif : « Nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas possible de donner gratuitement ces sacs car ça nous revient plus cher que les sacs en plastique. La direction a donc décidé de les vendre. Mais je pense que payer 50 ou 100 FCFA un sac que l’on peut utiliser plusieurs fois, c’est donné »
Des sacs en papier respectueux de l’environnement selon leurs fabricants, mais qui ne sont pas accessibles à tous. Les boutiquiers eux, n’y pensent même pas. « Vous nous imaginez en train de dire à nos clients de payer pour qu’on emballe leurs achats ? Ils ne vont jamais accepter. L’avantage avec les sachets plastique c’est qu’ils sont gratuits et surtout nous reviennent moins chers que les sacs en papier. » Chez les fabricants, les prix varient entre 25,30 FCFA et 74,75 l’unité selon le style de sacs (avec ou sans poignée). Au Sénégal, la société Rufsac a le monopole de l’approvisionnement en sacs en papier pour des milliers de clients.
Malgré la loi et quelques entreprises qui se sont rangés au respect de l’environnement, les sachets plastiques ont encore de beaux jours devant eux au Sénégal. Dans la rue, dans les boutiques, au marché, c’est des milliers de sachets plastiques qui sont utilisés chaque jour, et par la suite jetés au grand malheur de l’environnement et le l’esthétique en général.
Eva Rassoul.au-senegal.com

08/04/2017

TOURISME AFRICAIN: LE CLASSEMENT

Classement des pays africains en matière de compétitivité touristique en 2017

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L’Afrique du Sud occupe la première position à l’échelle africaine dans le classement mondial de la compétitivité touristique publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF).
La nation arc-en-ciel se place à la 53è position sur les 136 pays étudiés.
L’Ile Maurice (55è au plan mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Maroc (65è), l’Egypte (74è), le Kenya (80è), la Namibie (82è), le Cap Vert (83è), le Botswana (85è), la Tunisie (87è). La Tanzanie (91è à l’échelle mondiale) ferme le Top 10 africain.
Le classement mondial de la compétitivité touristique se base sur 16 critères dont la sécurité, la santé et l’hygiène, l’ouverture sur l’étranger, la valorisation des ressources naturelles, l'environnement durable, les ressources culturelles, le marketing touristique, le niveau des prix, les ressources humaines qualifiées, les infrastructures routières et aéroportuaires et les services touristiques.
A l’échelle planétaire, l'Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l'Allemagne. De manière générale, l'Asie remonte nettement dans le palmarès. Le Japon s'adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L'Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e position (+2) et l'Inde à la 40e (+12).
Classement 2017 des 34 pays africains étudiés en matière de compétitivité touristique :
1-Afrique du Sud (53è à l’échelle mondiale)
2-Ile Maurice (55è)
3-Maroc (65è)
4-Egypte (74è)
5-Kenya (80è)
6-Namibie (82è)
7-Cap Vert (83è)
8-Botswana (85è)
9-Tunisie (87è)
10-Tanzanie (91è)
11-Rwanda (97è)
12-Ouganda (106è)
13-Zambie (108è)
14-Côte d’Ivoire (109è)
15-Sénégal (111è)
16-Gambie (112è)
17-Zimbabwe (114è)
18-Ethiopie (116è)
19-Algérie (118è)
20-Gabon (119è)
21-Ghana (120è)
22-Madagascar (121è)
23-Mozambique (122è)
24-Malawi (123è)
25-Cameroun (126è)
26-Bénin (127è)
27-Lesotho (128è)
28-Nigeria (129è)
29-Mali (130è)
30-Sierra Leone (131è)
31-Mauritanie (132è)
32-RD Congo (133è)
33-Burundi (134è)
34-Tchad (135è)
Agence Ecofin