19/02/2018

MOURIR AU SENEGAL

Trop de morts évitables au Sénégal

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Les Sénégalais meurent souvent, trop vite, trop facilement et même de manière non nécessaire. On meurt pour n’importe quoi et souvent même pour de la négligence et des futilités. Les causes de mort évitables sont nombreuses. La mort doit être exceptionnelle pour les êtres humains.
Nos services de statistiques doivent se pencher sur la mort au Sénégal, ses causes et les âges qui décèdent le plus. J’ai cherché mais je n’ai pas trouvé de documents compréhensifs sur la mort au Sénégal ; cela est important pour la prospective et les politiques publiques.
Pour une banale syncope, un malaise, les Sénégalais meurent. C’est parce qu’il n’ya pas de services d’urgence et de secours de proximité. Bizarrement, ces morts par malaise se produisent partout, au bureau, au marché, dans les rues, dans les familles et même dans les salles d’urgence des hôpitaux.
Pour une banale opération chirurgicale avec anesthésie générale, les malades ne se réveillent pas et meurent.
Il y a trop de morts par accidents de voiture et de moto Jakarta. Il s’agit le plus souvent de jeunes adultes, bras valides dont le Sénégal a besoin.
Les Sénégalais meurent par dizaine sur leur chemin vers les innombrables ziara et gamou que compte notre pays.
Les enfants se noient et meurent pour leurs loisirs.
Il semble que les professeurs d’université meurent vite après leur retraite en apportant avec eux leur sagesse dont nous avons toujours besoin.
Pour une banale rixe, un désaccord insignifiant dans les arrêts de bus et les gares routières, les couteaux sortent et les Sénégalais meurent.
Pour une banale histoire d’amour, les adolescents s’entretuent, les coépouses se déversent de l’huile chaude ou s’ébouillantent.
Les Sénégalais sont régulièrement tués dans leurs quêtes de pitance quotidienne ; les pêcheurs sont tués par les gardes côtes étrangers ; les ramasseurs de bois morts sont tués dans les forêts ; les citoyens ordinaires sont tués lors de contrôles de routine aux frontières ;
Les Sénégalais meurent de plus en plus dans les services de gendarmerie, de police, de douanes, des eaux et forêts etc…
Même les cambrioleurs et les agresseurs de rue n’épargnent plus leurs victimes et les tuent systématiquement pour ne pas être dénoncés.
Les enfants sont tués par les morsures de serpents.
Les femmes enceintes meurent à l’accouchement.
A l’étranger comme à l’intérieur du Sénégal, les Sénégalais meurent, et souvent, meurent pour rien, trop facilement, trop rapidement. Et puis beaucoup d’entre eux sont enterrés précipitamment, sans que l’on sache pourquoi ils sont morts.
La mort fréquente des Sénégalais interpelle le gouvernement, les députés, et toutes les institutions sociales et religieuses.
L’excès de mort est un indicateur d’un mauvais développement humain. Les Sénégalais meurent par non accès aux services sociaux de base. Les Sénégalais meurent parce qu’ils ne soignent pas ou tardivement ; les Sénégalais meurent parce ce qu’ils mangent mal ; les Sénégalais meurent parce ce qu’ils sont stressés par la recherche de la dépense quotidienne ; les enseignants meurent parce qu’ils ne parviennent pas à joindre les deux bouts ; les Sénégalais meurent parce qu’ils sont mal transportés, mal sensibilisés et mal informés ; les Sénégalais meurent parce qu’ils sont mal encadrés socialement ; les Sénégalais meurent parce que les services de l’administration leurs sont éloignés et sont négligents.
Les Sénégalais ne meurent pas du fait de Dieu, ils meurent du fait du manque de compassion de leurs élites prédatrices.
Les dirigeants doivent réduire leur promptitude à faire des djiaxals et refocaliser leurs efforts pour attaquer les causes de mort. On meurt très peu de vieillesse et de maladies incurables au Sénégal. Nous devons rompre avec ce « ndogaliya yalla » à chaque mort.
Il est urgent de revisiter les politiques publiques pour qu’elles apportent une réponse concertée et synergétique à la mort non nécessaire des Sénégalais. Le Premier Ministre devrait convoquer un conseil interministériel élargi. Peut-être même que le Président pourrait convoquer un Conseil Présidentiel pour discuter et prendre en charge la question de la mort des Sénégalais.
Une société durable est une société prévenante et de prévention. La prévention de la mort doit être au cœur des politiques publiques et de la vie de nos institutions quelles qu’elles soient.
Que Dieu nous garde, nous donne bonne santé et longue vie. Vive le Sénégal.
Petit GUEYE-Maire de SOKONE/dakaractu.com

LE CIMENT EXPLOSE

La production de ciment dépasse 6,440 millions de tonnes en 2017

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La production de ciment du Sénégal au terme de l’année 2017 a atteint 6.441.100 tonnes, a appris APA auprès de la Direction de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Cette structure s’est basée sur les données établies par deux cimenteries (Sococim et Ciments du Sahel) sur les trois que compte le pays.
Comparée à l’année 2016 où elle s’établissait à 6.208.700 tonnes, la production de ciment a connu une progression de 3,7%.
La hausse est due essentiellement aux ventes locales qui connaissent une progression de 17,3% à 3.862.500 tonnes contre 3.293.600 tonnes en 2016.
Quant aux ventes à l’exportation, elles ont enregistré une baisse de 9,9% à 2.622.800 tonnes contre 2.910.100 tonnes au terme de l’année 2016.
MS/of/APA

HAUSSE DE L'ACTIVITE INDUSTRIELLE

Forte hausse de l’activité industrielle en décembre 2017

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L’activité industrielle au Sénégal est marquée, en décembre 2017, par une forte hausse de 21,2% comparée au mois de novembre 2017, a appris APA auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
« Cette hausse est relativement imputable à une bonne tenue notée dans les industries alimentaires, chimiques, du papier et du carton, des matériaux de construction et extractives », souligne l’ANSD.
Toutefois, cette croissance est atténuée par un repli de l’activité des industries mécaniques, de production d’énergie et une quasi-stabilité de la production des autres industries manufacturières.
Tout de même, il est noté une reprise de l’activité de production des industries textiles et du cuir.
Comparée au mois de décembre 2016, la production industrielle s’est consolidée de 0,6%. La production totale au courant de l’année 2017 s’est, quant à elle, relevée de 2 % par rapport à celle de l’année 2016
apa/africatime.com

18/02/2018

LE SENEGAL FERAIT MOINS D'ENFANTS

La baisse de la fécondité continue au Sénégal

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La baisse de la fécondité se poursuit au Sénégal.
En septembre dernier, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a estimé que pour la première fois dans l’histoire du pays, le taux de fécondité était passé en dessous des 5 enfants par femme.
Il est actuellement de 4,7 au niveau national, avec des disparités entre régions, entre les femmes qui sont allées à l’école et celles qui n’ont pas été scolarisées et surtout, entre Dakar et le reste du pays. Dans la capitale sénégalaise, une femme aura en moyenne 3,2 enfants à la fin de sa vie féconde…
Fawade/senegaldirect.net

LA PÊCHE EN AUGMENTATION

Augmentation de 28.565 tonnes des débarquements de la pêche en 2017

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Les débarquements de la pêche, au Sénégal, durant les douze mois de 2017, ont enregistré une augmentation de 28.565 tonnes en valeur absolue, comparés à la même période de l’année 2016, selon les données établies par la Direction de la pêche maritime. Le cumul de ces débarquements s’est établi à 531.076 tonnes contre 502.511 tonnes durant les douze mois de 2016, soit une progression de 5,7 % en valeur relative. En variation mensuelle, les débarquements de la pêche ont connu une hausse de 741 tonnes entre novembre 2017 et décembre 2017, passant respectivement de 39.925 tonnes à 40.666 tonnes. La hausse des débarquements est liée essentiellement à celle de la pêche industrielle dont le cumul durant les douze mois de l’année 2017 s’est établi à 125.168 tonnes contre 104.640 tonnes en 2016 (plus 19,6%). Quant à la pêche artisanale, ses débarquements ont légèrement augmenté de 2 % à 405.908 tonnes contre 397.871 tonnes à fin décembre 2016.
APA/lesoleil.sn

16/02/2018

LA RAM NE SERA PAS MAITRE AU SENEGAL

Transport aérien Ram « décroche » sur le ciel du Sénégal

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Alors que RAM a affiché son ambition de s’adjuger 51% de Air Sénégal SA, le Sénégal a joué le repli en forçant le trait sur la préférence nationale. Un avant-goût de ce qui attend les ambitions marocaines en Afrique de l’Ouest, une région considérée naïvement comme acquise.
«Ne nous trompons pas, la clé de la réussite d’une aventure industrielle comme celle-ci, c’est la solidité d’engagement du gouvernement. Les 100% du capital sont détenus par la Caisse de dépôts et de consignations. Il reste 17 milliards à libérer. On ouvre les fonds, mais en conservant notre autonomie stratégique. Il n’est absolument pas question de laisser entrer un investisseur qui prendrait 51% de l’entreprise. J’appelle de mes vœux le privé national». Les paroles sont celles de Philippe Bohn. À 55 ans, ce monsieur Afrique d’Airbus maîtrise bien son sujet et constitue la force de frappe du Sénégal qui veut lancer une compagnie nationale, Air Sénégal SA, qui démarrera son premier vol commercial. L’enjeu est clair : devenir le transporteur principale de voyageurs et du fret provenant de l’Afrique de l’Ouest et vers l’Europe (Italie, France), le Moyen-Orient (EAU) et les États-Unis. Une affaire juteuse qui fait saliver la RAM qui aurait exprimé son intention d’acquérir 51% de la compagnie naissante. Objectif : Utiliser Dakar en tant que grand hub pour capter le trafic du Sénégal et la sous-région pour l’acheminer depuis le hub de Casablanca vers le Moyen-Orient, l’Europe ou les États-Unis. Mais c’est sans compter sur Philippe Bohn et avant lui le président Macky Sall himself.
Les ambitions aériennes de Macky Sall
On rembobine. En 2003, RAM détenait 51% d’Air Sénégal International (ASI) contre 49% pour l’État sénégalais. Or, ce mariage s’avère malheureux pour les deux partenaires en raison de divergences stratégiques. D’un côté, la compagnie marocaine pousse la logique du profit jusqu’au paroxysme, de l’autre, l’État sénégalais qui a le sentiment de servir de pompe à fric. Au final, Air Sénégal International est condamné à l’atterrissage forcé et les deux partenaires mettront des années à discuter de qui va payer l’ardoise des 91,5 millions d’euros de déficit résultant de cet échec. Pour mettre sur orbite Air Sénégal SA, Macky Sall fait preuve d’audace en faisant appel à Philippe Bohn. Au niveau de la symbolique, ce dernier représente un retour de la funeste France-Afrique en raison du management Franco-français qui va diriger la compagnie, indique les médias sénégalais. Pour forcer le trait, Macky Sall écarte les cadors de l’aérien sénégalais, dont les commandants Malick Tall et Thierno Niane. Ce dernier occupera désormais le poste de directeur général de la Caisse de dépôt et consignations qui détient 100% de la compagnie naissante. En clair, Macky Sall veut une compagnie gérée de main de fer avec des outils modernes, loin des manœuvres abscons de politiciens. Cet «échec» de RAM représente un crash test pour l’offensive des entreprises marocaines sur l’Afrique, qui doivent se décider de faire les réglages nécessaires et décider soit d’être partenaires ou maîtres du jeu au risque de subir des revers.
leseco.ma/rewmi.com

15/02/2018

AIBD: UN HUB EN DEVENIR

Macky Sall veut faire du Sénégal "un hub logistique et touristique"

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L’ambition du chef de l’Etat est de faire en sorte que le Sénégal, à travers l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), devienne "un hub logistique et touristique", a indiqué, jeudi à Diass (Mbour), le secrétaire général de la société d’exploitation de l’aéroport, LIMAK/AIBD/Summak SA (LAS), Pape Mahawa Diouf.
"L’aéroport, c’est la porte d’entrée du pays, à partir de laquelle et de sa qualité de services, nous pouvons donner envie à des gens qui sont en transit dans le pays de revenir pour en savoir plus", a notamment estimé M. Diouf dans un entretien avec l’APS en marge d’une visite des responsables de la Délégation générale au pèlerinage à l’aérogare des pèlerins de l’AIBD.
"Nous voulons faire de cet aéroport un cadre où il fait bon vivre. Pour cela, les travailleurs de l’AIBD doivent changer leur façon de travailler, avoir la culture de l’accueil, améliorer le relationnel avec le passager et tous ceux qui bénéficient des services de cet aéroport", a indiqué M. Diouf.
Selon lui, LAS qui travaille à atteindre un tel objectif "peut légitimement compter sur des compétences qui existent déjà sur place, avec beaucoup de profils venus de la société des aéroports du Sénégal (ADS) ainsi que l’expertise étrangère qui est venue renforcer l’existant".
"Depuis que nous avons ouvert les services de cet aéroport, nous pouvons être satisfaits, d’abord parce que nous avons opéré une coordination technique soutenue de haute facture à l’occasion du transfert des activités de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar-Yoff à l’AIBD, d’autant plus qu’aucune interruption de trafic n’a été notée", s’est réjoui M. Diouf.
L’inauguration de l’AIBD a été "une réussite et tout le peuple sénégalais peut être fier de son aéroport et de ses ingénieurs, techniciens et de toutes ses ressources humaines qui ont participé à la mise en service de cette infrastructure aéroportuaire qui constitue un chef-d’œuvre inédit dans la sous-région et même dans l’aviation générale en jetant l’aviation dans le système aéronautique en général", a fait valoir le secrétaire général de LAS.
M. Diouf signale que "des pays développés, comme l’Angleterre, ont opéré un transfert comme celui du Sénégal mais qui, au bout de quelques heures, ont dû connaître une interruption de trafic".
"Jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas rencontré de problème de navigation. Cela veut dire, véritablement, que les ressources humaines sénégalaises sont de haute facture et tous les sénégalais doivent être fiers de cette mise en service de l’AIBD qui est une infrastructure de haute qualité qui a rencontré le plébiscite de tout le monde", a indiqué Diouf.
D’après M. Diouf, "les sénégalais exigent une meilleure qualité de service à la hauteur de l’infrastructure et de l’ambition du Sénégal et la société LAS travaille à améliorer l’accueil, l’orientation, ses services...".
ADE/PON/aps.sn

IL N'Y A PLUS D'EAU

La ville de Thiès manque d’eau depuis 12 jours, Dakar également touchée par la pénurie

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Certains villes du Sénégal et même certains quartiers de la capitale Dakar manquent cruellement d'eau depuis quelques jours
Assoiffées depuis une douzaine de jours, les populations de Thiès, l’une des plus grandes villes du Sénégal, s’indignent et dénoncent « la désinvolture des autorités » face à la récurrente pénurie d’eau qui guette aussi certains quartiers de Dakar, la capitale du pays.
Pénurie d’eau au Sénégal ! Certaines villes du pays et même des quartiers de la capitale Dakar, sont touchés par la ‘’sécheresse’’. Thiès, l’une des plus grandes villes du Sénégal, située à 70 km à l’Est de Dakar, la capitale, est la plus grosse victime de la pénurie d’eau, au pays de la Téranga. Selon le confrère Le Quotidien qui rapporte l’information, cette ville est privée d’eau depuis 12 jours. Assoiffés et remontés contre les autorités, certains habitants crient leur colère. « Depuis 12 jours, pas une seule goutte du liquide précieux ne s’est exfiltrée des robinets », dixit Abdou Aziz Diop. Un autre, habitant de Mbour III, dénonce l’inutilité du château implanté dans leur quartier. « Le château d’eau implanté dans notre quartier est presque inutile pour les populations qui l’assimilent à un meuble ou une décoration. Pourtant, lors de son inauguration, le Premier ministre nous avait rassurés publiquement que jusqu’en 2025, il n’y aurait plus de problème d’eau dans ces quartiers. Malheureusement, tel n’est pas le cas et la situation a empiré », dénonce-t-il.
Selon le site senenews.com qui cite Le Quotidien, la direction régionale de la Sénégalaise des eaux (SDE) a mobilisé des camions citernes pour essayer de soulager les populations, en attendant de trouver une solution durable au problème. Le site rapporte qu’en mars 2017, la promesse faite par le Premier ministre d’approvisionner plusieurs quartiers en eau n’a pas été respectée. « En mars dernier, avec l’inauguration d’un château d’eau, la promesse faite par le Premier ministre Mahammed Dionne d’approvisionner plusieurs quartiers en eau n’a pas été respectée selon les habitants de Thiès ».
Certains quartiers de Dakar touchés par la pénurie d’eau
La ville de Thiès n’est pas la seule victime de cette pénurie du liquide vital. En effet, selon le site dakaractu.com, une partie des habitants de la capitale Dakar vivent le même calvaire. « Depuis 3 jours, le réseau d’eau potable cause des soucis à une partie des habitants de Dakar. Hormis certains quartiers périurbains sans eau depuis le week-end, les robinets crachent une eau noirâtre et nauséabonde. Dans des quartiers comme la Médina, Gueule Tapée, ou Ouakam, les administrés qui n’osent même plus se mettre sous la douche ou boire cette eau », écrit le site avant de rapporter des propos d’un habitant d’un quartier. « C'est à chaque fois pareil ! D’un seul coup, l’eau devient noirâtre et ça ne s’arrête plus », s’insurge un habitant de la Gueule Tapée. « On ne peut ni la boire ni faire quoi ce que ce soit d’autre avec » ajoute-t-il, désabusé.
Selon dakaractu, l’eau ne coule plus ou coule rarement depuis 72 heures dans certains quartiers de Dakarn notamment les Parcelles assainies, Grand Médine, Cité Keur Damel, Patte d’oie, Cité Soprim.
Face à cette situation, rapporte dakaractu, le directeur de l’exploitation de la SDE, Diéry Ba, a fait une sortie pour donner quelques explications. Selon ce site, il « assimile cette coloration au fait que l’eau distribuée à Dakar provient des forages de Pout et de Dakar qui ont une forte teneur en fer. À cela s’ajoutent des fuites dans les conduites d’eau venant du lac de Guiers ».
Adolphe Angoua/linfodrome.com

14/02/2018

LA MAISON OUSMANE SOW

Ouverture de la Maison Ousmane Sow à Dakar le 5 mai 2018

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Figure de l'art africain contemporain, le sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort le 1er décembre 2016 à Dakar, à l'âge de 81 ans.

Le 5 mai prochain, la maison habitée par l'artiste sénégalais jusqu'à son décès le 1er décembre 2016 accueillera ses oeuvres sous le titre de Maison Ousmane Sow.
Au programme de ce musée monographique, des séries africaines, une série en hommage aux grands hommes qui ont marqué sa vie, mais aussi des petites sculptures Nouba, ainsi que des oeuvres inédites et pièces inachevées.
Cette collection sera exposée dans cette maison baptisée Le Sphinx, achevée en 1999, située à Dakar au Sénégal.
Les visiteurs circuleront via "un dédale de pièces bordées de vérandas", habité par des oeuvres, des souvenirs et par l'atelier laissé tel quel par l'artiste.
Figure de l'art africain contemporain, le sculpteur sénégalais Ousmane Sow est mort le 1er décembre 2016 à Dakar à l'âge de 81 ans.
L'artiste était connu pour ses sculptures monumentales de guerriers. Le grand public hexagonal l'a découvert en 1999 lors d'une rétrospective sur le pont des Arts à Paris.
Né en 1935 à Dakar, Ousmane Sow n'est devenu artiste qu'à 50 ans après avoir exercé comme kinésithérapeute en banlieue parisienne et au Sénégal.
Il a été le premier Africain à rejoindre en 2013 l'Académie des Beaux-arts en tant que membre associé étranger.
rtbf.be

GESTION CÔTIERE

Vers le lancement d’un projet intercommunal de gestion côtière pour Saly, Somone, Ngaparou et Malicounda

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L’ONG Enda Tiers Monde va bientôt lancer un projet intercommunal de gestion côtière, a annoncé Aïssatou Diouf, d’Enda Energie, soulignant que ledit projet va mettre l’accent sur la gestion des ordures et la lutte contre l’érosion côtière.
«Ce projet intercommunal de gestion côtière sera lancé d’ici au mois de mars. Il concerne des communes de la petite côte, à savoir Mbour, Saly, Somone, Malicounda et Ngaparou», a dit Aïssatou Diouf, chargée de plaidoyer climat au sein d’Enda Energie.
Elle s’exprimait dans un entretien avec APA en marge d’une randonnée pédestre clôturant, samedi à Dakar, la Semaine de lancement de la célébration des 45 ans d’Enda Tiers Monde.
«Ce projet de gestion côtière fait suite à un projet sur la gestion intégrée des zones côtières qui a été mis en œuvre par l’Etat du Sénégal avec l’appui d’Enda. Ne voulant pas permettre les expériences acquises dans ce projet, nous avons initié avec l’appui de l’Union européenne ce projet sur la gestion côtière», a poursuivi Aïssatou Diouf.
Selon elle, l’idée du projet est de mutualiser les moyens des communes ciblées afin qu’elles puissent faire face aux problèmes environnementaux.
«A terme, ces collectivités locales seront capables de planifier leurs actions environnementales, et ainsi, anticiper sur leurs problèmes. Cela même facilitera l’intervention des partenaires techniques et financiers qui auront comme interlocuteur un cadre fédéré», a expliqué Aïssatou Diouf.
APA/nianinginfos.com

12/02/2018

BONNE NOUVELLE!

Création d’un marché unique aérien africain

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La mise en commun des moyens entraînerait la diminution des charges pour les compagnies aériennes et donc la baisse des prix du billet d’avion.
L’Union africaine a annoncé le 29 janvier 2018 la création d’un marché unique et libéralisé pour le transport aérien sur le continent. L’objectif est d’améliorer la compétitivité entre compagnies, en leur facilitant la desserte de tous les aéroports. L’idée de ce marché aérien unique est née, il y a 30 ans à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.
La décision de l’Union africaine est historique, selon Mohamed Moussa, directeur général de l’Asecna, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar. « Cela va certainement entraîner des économies d’échelle extraordinaires pour les compagnies aériennes et se traduire par des bénéfices pour les usagers. Une telle politique ne peut conduire qu’à la diminution des coûts de transport et à l’amélioration de la connectivité sur l’ensemble du continent. Les facilités qui sont accordées aux compagnies aériennes africaines, en libéralisant ce marché, forment une possibilité importante, qu’enfin nous soyons capables d’anticiper sur les besoins réels des usagers africains, parce que c’est le trafic qui, en perspective, est le plus important dans l’avenir. »
Une possibilité de sortir d’un endettement chronique
Mis à part des groupes comme Ethiopian Airlines, qui bénéficie d’une gestion particulière que lui accorde l’Etat, la plupart des compagnies aériennes africaines aujourd’hui sont endettées. La création du marché unique aérien sur le continent peut leur faciliter le retour à l’équilibre. Mais il y a une condition à cela, estime Mohamed Moussa. « La mise en commun des moyens. Il est évident qu’aujourd’hui, si chaque pays décide de faire sa compagnie aérienne, nous allons vers la catastrophe. Un marché unique signifie un marché organisé, avec de grands ensembles dans lesquels les intérêts des uns et des autres sont pris en compte. Il y a beaucoup de compagnies aujourd’hui autour desquelles l’Afrique peut se réorganiser. »
Un marché unique favorable aussi aux compagnies privées
La mise en commun des moyens entraînerait la diminution des charges pour les compagnies aériennes et donc la baisse des prix du billet d’avion. L’existence d’un marché unique aérien aurait pu éviter bien des tracasseries à une compagnie comme Asky Airlines, lancée il y a près de 15 ans en Afrique de l’Ouest et dont le premier vol commercial a eu lieu en 2010. Gervais Koffi Djondo, fondateur de ce groupe privé. « Lorsque Asky a commencé, Dakar a interdit qu’Asky vienne atterrir chez lui. Il a fallu que le président Macky Sall soit là et je suis allé le voir, il m’a réglé ce problème le même jour. Certains pays nous ont laissés traîner un an, d’autres nous ont laissés traîner 6 mois. Aujourd’hui ça va, même si on doit faire quelque chose, on ne le fait plus comme avant pour mettre l’autre en difficulté. »
Le marché unique aérien africain compte 23 pays à sa création, dont seulement l’Egypte pour la partie nord du continent. Autre défi pour les compagnies aériennes africaines : prendre leur part dans le trafic international. Le continent est encore aujourd’hui en marge du système aérien mondial.
Stanislas Ndayishimiye/RFI

AIR SENEGAL VA S'ENVOLER

«Air Sénégal va démarrer ses activités avant avril 2018 », Philippe Bohn, Dg d’Air Sénégal SA

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«La compagnie Air Sénégal va démarrer ses activités avant le mois d’avril 2018 » c’est l’annonce qu’a fait Philippe Bohn, Directeur général d’Air Sénégal SA ce dimanche, à l’émission Grand Jury de la Rfm.
«Air Sénégal S.A pourra commencer ses vols commerciaux à l’issue du Process PEA (Permis d’exploitation aérienne). C’est un Process qui est fait sous l’autorité de l’Anacim (Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie). Lorsque je suis arrivé en septembre 2017, l’Anacim a souhaité que nous reprenions le PEA en phase 1. Et le standard général admis et reconnu dans le monde entier (pour acquérir un PEA), c’est en moyenne 8 et 10 mois. Donc, si vous partez de septembre, ça nous aurait mis au deuxième trimestre 2018» affirme le Directeur général d’Air Sénégal SA qui n’a pas voulu donner de date précise. Néanmoins, M. Bohn rassure que certes, «nous ne sommes pas en retard, mais nous allons même faire mieux que cela. Et je pense que dans les toutes prochaines semaines, si nous arrivons à conclure ce Process, le PEA étant attribué, nous pourrons commencer nos opérations».
Et c’est à partir de là que Monsieur Philippe Bohn, poussé par son intervieweur à être plus précis, a assuré que les activités de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise pourraient bien débuter avant que le Sénégal ne fête son accession à la souveraineté. «Air Sénégal S.A., j’espère bien et j’ai toutes les raisons de croire à l’instant où je vous parle que ce sera avant avril», dit-il
senenews.com

11/02/2018

BAISSE DES PRIX

Poursuite de la dynamique de baisse des prix à la consommation

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La dynamique de baisse des prix à la consommation au Sénégal observé durant l’année 2017, s’est poursuivie en janvier 2018 avec un repli de 1,1%, rapporte une note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) reçue samedi à APA.
Selon l’ANSD, « cette évolution résulte principalement de la baisse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des services de santé et des boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants».
En variation annuelle les prix à la consommation se sont toutefois relevés de 1,8%. Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont en effet chuté de 3,2% en rythme mensuel, sous l’effet principalement de la diminution de ceux des légumes frais en fruits ou racines (moins 15,9%), des tubercules et plantains (moins 10,9%), des légumes frais en feuilles (moins 7,3%), des poissons frais (moins 15,5%) et des agrumes (moins 5,1%).
selon l’ANSD, l’offre plus abondante en légumes, poissons et fruits explique l’évolution des prix des produits alimentaires.
Toutefois, cette tendance à la baisse est amoindrie par le renchérissement des légumes secs et oléagineux (plus 7,3%), des farines, semoules et gruaux (plus 5,9%), des céréales non transformées (plus 2,6%), du sucre (plus 1,1%) et de l’huile (plus 0,8%).
En variation annuelle, les prix de la fonction se sont accrus de 5,7%. De leur coté, les prix des services de santé se sont repliés de 0,3%, à la suite de la baisse des prix des médicaments traditionnels (moins 3,3%) et des appareils et matériels thérapeutiques (moins 1,0%).
En variation annuelle, ils sont demeurés quasi stables.
Quant aux prix des boissons alcoolisées, tabac et stupéfiants, ils ont reculé de 0,2%, sous l'effet de la contraction de ceux du vin et boissons fermentées (moins 1,5%), de la bière (moins 0,7%) et dans une moindre mesure, des tabacs et stupéfiants (moins 0,1%). En glissement annuel, ils se sont réduits de 0,3%.
Selon l’ANSD, le repli des prix des appareils de réception, enregistrement et reproduction (moins 0,7%) est à l’origine de celui des prix des biens et services de loisirs et culture (moins 0,1%).
En variation annuelle, ils sont cependant restés quasi stables.
MS/cat/APA

CES INFLUENTS MOURIDES

l’incontournable influence des mourides sur la vie politique

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La confrérie religieuse des mourides a une influence certaine sur la vie politique sénégalaise. Chose que le clan Wade ne semble pas ignorer.
Abdoulaye Wade, du temps où il était au pouvoir, avait apporté un soin particulier à la puissante confrérie mouride, à laquelle il avait prêté allégeance. Et ce n’est pas un hasard si son fils, Karim, s’est fendu d’un long communiqué de condoléances, le 11 janvier 2017, après l’annonce de la mort du khalife général.
« Son soutien de tous les instants, ses prières et autres marques d’attention et d’affection à mon égard ont été une véritable source de réconfort durant ces années de persécution, de détention arbitraire et d’instrumentalisation de la justice », écrit-il. Karim Wade, dont les proches ont souvent loué la piété depuis 2014, n’ignore pas que l’influence de Touba peut peser de manière décisive dans une carrière politique.
http://www.jeuneafrique.com/mag/522264/politique/senegal-...

10/02/2018

RELATIONS SENEGALO-MAURITANIENNES

Le Sénégal et la Mauritanie signent un accord d’exploitation de l’un des plus vastes gisements de gaz d’Afrique de l’Ouest

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Situé à 5 200 mètres de profondeur, ce champ gazier représente une manne économique importante pour les deux pays.
C’est un pas décisif vers l’exploitation de l’un des plus vastes champs gaziers d’Afrique de l’Ouest. Vendredi 9 février, au second jour d’une visite officielle du président sénégalais et de quatre de ses ministres en Mauritanie, un accord de coopération intergouvernemental (ACI) a été signé entre les deux Etats. Portant sur l’exploitation du gisement de Grand Tortue Ahmeyin (GTA), cet accord est le fruit d’une « volonté commune d’intensifier la coopération dans le secteur de l’énergie », indique un communiqué conjoint des deux gouvernements.
Situé à environ 125 kilomètres au large de la ville de Saint-Louis (Sénégal), à cheval sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne, ce gisement contiendrait des réserves de gaz estimées à 450 milliards de mètres cubes, ce qui en ferait le plus important d’Afrique de l’Ouest.
Réchauffement des relations entre les deux pays
La découverte de ce gisement situé à 5 200 mètres de profondeur avait été annoncée en janvier 2016 par le président Macky Sall à la suite des prospections de la société américaine Kosmos. Cette dernière a ensuite signé un mémorandum avec la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) et la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier, entérinant les principes d’une coopération intergouvernementale pour le développement du complexe Grande Tortue d’une surface de 1 200 kilomètres carrés. Coopération qui trouve ici son premier succès.
Si le contenu de l’accord paraphé par le ministre sénégalais du pétrole et des énergies, Mansour Elimane Kane, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdelvetah, n’a pas encore été révélé, il augure d’un réchauffement des relations entre les deux pays. Pourtant, cette visite officielle ne se présentait pas sous les meilleurs auspices. La mort d’un pêcheur sénégalais fin janvier, tué par les garde-côtes mauritaniens alors qu’il pêchait près de la même frontière qui abrite le gisement, avait poussé le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, à présenter ses excuses à Macky Sall. Ce dernier avait dépêché un patrouilleur de la marine dans la zone afin de garantir la sécurité des pêcheurs sénégalais.
Malgré les tensions, les intérêts économiques semblent avoir été les plus forts. La rencontre a permis le « renforcement des relations bilatérales ainsi que sur les questions sous-régionales, continentales et internationales d’intérêt commun », avance le communiqué conjoint. Outre l’accord d’exploitation gazier, un protocole d’accord concernant l’exploitation des ressources halieutiques entre les deux pays devra être signé d’ici à fin mars, ainsi qu’un accord sur les conditions d’entrée et de séjour de leurs ressortissants.
Le volet sécuritaire a aussi été abordé. Si une éventuelle participation du Sénégal à la force du G5 Sahel n’a pas été discutée publiquement, les deux Etats ont réaffirmé les partenariats sécuritaires qui lient leurs deux armées, notamment « la tenue régulière des rencontres entre les structures concernées et l’organisation de patrouilles mixtes à terre comme en mer. »
Matteo Maillard/http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/09/le-seneg...

THIES ET LE VIOL D'ENFANTS

Viol d’enfants : Cette région du Sénégal qui bat le record !

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Au Sénégal, la situation des enfants victimes de viols inquiète. Le Cadre de concertation pour le développement de Thiès, (CCDT), a tenu un dialogue communautaire. Dénommé « Face aux Thiessois », cette première édition a vu la participation d’Alioune Sarr, Point focal du Cadre départemental de la protection de l’enfance.
Sur place, ce dernier a fait des révélations alarmantes. Il confie « Thiès enregistre le plus fort taux de viols d’enfants déclarés».
Cette révélation, assez alarmante, concerne les cas de viols déclarés. Cependant, Alioune Sarr pointe du doigt les parents des victimes. «Si vous regardez les enfants victimes de viols, vous verrez que la plus grande part de négligence revient à leurs mamans».
Des cas de viol pas signalés
Cependant, le point focal se désole que certaines familles règlent les viols à l’amiable. Selon lui, les parents ne veulent souvent pas ébruiter l’affaire.
«Nombre de ces cas de viols perpétrés dans les maisons sont toujours réglés en douce. Est-ce que le fait de ne pas dénoncer ces crimes odieux vaut la peine de sacrifier la vie d’un enfant qui a été violé par un proche parent ?»
Le problème des enfants de la rue négligé
En marge de cette révélation, le Point focal a abordé le sujet des enfants de la rue. Selon lui, «à Thiès, il y a des urgences sur la condition de l’enfance». Il lance ainsi un appel aux autorités.
La mesure prise par les autorités pour retirer les enfants de la rue n’a pas été respectée à la lettre. Pour en venir alors à bout à ce problème, Alioune Sarr croit dur comme fer qu’il faut une volonté étatique pour régler ce problème. Cela, parce qu’un enfant n’a pas sa place dans la rue, encore moins à tendre la main.
«Malgré la décision du chef de l’Etat, en juillet 2016, de retirer d’urgence les en­fants dans les rues, sous peine de sanctions contre les parents fautifs, le nombre d’enfants de la rue a augmenté de manière exponentielle à Thiès.»
afrikmag

PLUIE DE MILLIARDS CHINOIS

CHINE: 104 MILLIARDS DE FRANCS ACCORDES AU SENEGAL

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Le Gouvernement de la République populaire de Chine a accordé au Sénégal un montant de douze millions quatre cent mille yuans Renminbi, soit plus d’un milliard de francs CFA, destiné au financement de la mission technique chinoise au Centre National Hospitalier d’Enfants de Diamniadio, à l’acquisition d’un lot de matériel de traduction simultanée au profit du Conseil économique, social et environnemental et au programme d’installation d’un système de télévision par satellite au niveau de 10 000 villages africains. La cérémonie de signature de ces accords s’est tenue hier, jeudi 8 février, à Dakar.
Selon le Ministre de l’économie, des finances et du plan Amadou Ba, la mission technique, composée de six membres, permettra la poursuite de l’assistance technique sur l’utilisation et l’entretien des installations et des équipements du Centre National Hospitalier d’Enfants de Diamniadio, de former les techniciens sénégalais et de fournir des pièces de rechange et du matériel technique nécessaire. Le projet d’accès à la télévision par satellite dans 10 000 villages africains, quant à lui, poursuit-il, est une mesure annoncée par le Président de la République populaire de Chine, Son Excellence Xi Jinping au Sommet de Johannesburg consacré au Forum sur la Coopération sino-africaine.
Le gouvernement a également signé avec la Chine un accord de coopération économique et technique sous forme de subvention d’un montant de 200.000.000 de yuans renminbi, soit environ 16.800.000.000 francs CFA, pour le financement notamment de l’étude et la réalisation du projet de fourniture d’équipements au profit du Centre Universitaire de Mesure et d’Analyse de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Le dernier document signé entre les deux pays, concerne l’Accord-cadre pour le financement du projet «Smart Sénégal» pour un montant d’un milliard cinquante millions (1.050.000.000) de yuans renminbi, soit environ 87.000.000.000 de francs CFA. «Depuis la mise en place de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE), le Gouvernement du Sénégal a déployé beaucoup d’efforts et de moyens qui ont contribué à bâtir graduellement une infrastructure de type opérateur sur une bonne partie du territoire national», soutient-il.
Selon Amadou Ba, de 2012 à décembre 2017, des conventions de financement d’un montant global d’environ de mille douze (1.012) milliards de Francs CFA ont été signées avec la République populaire de Chine dont huit cent quatre vingt cinq (885) milliards de francs FCFA au financement du Plan d’Actions Prioritaires (PAP) du PSE, à la suite du Groupe Consultatif sur le financement du PSE, faisant ainsi de République populaire de Chine un des principaux partenaires financiers du Sénégal.
Ndeye Aminata CISSE/sudonline.sn

09/02/2018

LA BANQUE MONDIALE, LE GAZ ET LE PETROLE

Pétrole et Gaz : La BM engagée à accompagner le Sénégal pour surmonter les défis de l’exploitation

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Le président de la Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim, a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les efforts du Sénégal pour surmonter les défis associés à l’exploitation prochaine des ressources pétrolières et gazières.
“Dans notre partenariat avec le Sénégal, nous sommes conscients des risques et des problèmes auxquels est exposé un pays lorsqu’il découvre des richesses naturelles”, a reconnu le président de la Banque mondial, dans un entretien publié ce mercredi dans Le Soleil.
“Nous avons donc décidé de soutenir les autorités sénégalaise en les aidant à mobiliser les meilleurs experts pour négocier avec les opérateurs privés, renforcer les institutions clés, améliorer le cadre budgétaire, juridique et réglementaire et faire en sorte d’associer toutes les parties prenantes”, a-t-il assuré.
Autant de facteurs qui, selon lui, “permettront à l’exploitation pétrolière et gazière de contribuer, de manière exclusive, résiliente et durable à la croissance économique du pays.”
Jim Yong Kim a par ailleurs encouragé le Sénégal à “accélérer” la mise en œuvre de l’assistance technique d’un montant de 29 millions de dollars financé la Banque mondiale.
Dans cette perspective, il a invité le gouvernement sénégalais “à s’attacher d’abord à renforcer les capacités du nouveau ministère du Pétrole et de l’Energie, ainsi que du ministère des Finances, deux institutions essentielles pour la mise en valeur réussie des ressources pétrolières et gazières.”
“L’un des enseignements que nous pouvons tirer de plusieurs décennies d’expériences est qu’aucun pays ne parvient à exploiter efficacement ses ressources d’hydrocarbures s’il ne dispose pas d’institutions fortes, fiables et responsables”, a soutenu le président de la BM.
Selon lui, “pour des pays comme le Sénégal, qui doivent gérer la découverte de grands gisements de ressources naturelles, la difficulté réside généralement dans la nécessité d’accroître fortement et rapidement les capacités institutionnelles requises pour développer et administrer un secteur nouveau et complexe.”
“C’est pourquoi, a dit M. Kim, nous encourageons les autorités sénégalaises à intensifier leurs efforts pour s’assurer que les ressources pétrolières et gazières du pays soient à la fois une manne pour l’économie nationale, un moteur de croissance inclusive et un vecteur d’intégration régionale.”
xalimasn.com

FIEVRE DE LASSA

Une nouvelle maladie contagieuse aux portes du Sénégal !

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Pourquoi n’en parle-t-on pas au Sénégal ?
La fièvre de Lassa a été identifié en1969. Il s’agit d’une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés. Le réservoir animal, ou hôte, du virus, selon l’OMS, est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». Cependant, il faut noter que l’infection ne le rend pas le rat malade, mais, il excrète le virus dans ses urines et ses excréments.
La contamination se fait généralement par exposition à l’urine ou aux excréments de rats Mastomys infectés. Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Endémique au Nigeria, en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, la fièvre de Lassa ne présente aucun symptôme dans 80% des cas, mais pour les autres, elle peut provoquer des atteintes graves, hémorragiques ou neurologiques. Une infection sur 5 entraîne une atteinte sévère de plusieurs organes comme le foie, la rate et les reins. Et dans la plus part des pays en Afrique, à l’instar du Sénégal, les populations vivent avec les rats dans les habitations. Certaines communautés les mangent. Dans ce cas, imaginez les risques qu’elles encourent.
La transmission interhumain de la fièvre de Lassa s’observe au sein de la communauté et en milieu médical, où le virus peut être transmis par du matériel médical contaminé. Et la transmission par voie sexuelle a été signalée.
La fièvre de Lassa n’épargne personne. Elle touche toutes les tranches d’âge et les deux s3xes. Cependant, les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rats Mastomys , surtout dans les communautés surpeuplées manquant de moyens d’assainissement. Les agents de santé sont exposés s’ils soignent des patients atteints par la fièvre de Lassa porteurs du virus sans appliquer les techniques de soins protégés de bonnes techniques de soins ni les bonnes mesures de lutte contre
Présente de manière endémique au Bénin, en Guinée, au Ghana, au Libéria, au Mali, en Sierra Leone et au Nigéria, la fièvre de Lassa est sans doute sévit aussi dans d’autres pays d’Afrique occidentale. Estimant que la Côte d’Ivoire n’est pas à l’abri d’un risque de propagation de la maladie, qui fait des victimes dans les pays voisins à elle, les autorités ivoiriennes ont pris les mesures idoines qui se sont imposées.
Je pense que le Sénégal en tant que pays limitrophe au Mali et à la Guinée pays où la fièvre de Lassa est présente se doit de prendre lui aussi les mesures qui sont les siennes et les partager avec les populations par tous les supports d’information et de communication. Car, je ne crois pas que nous sommes divinement protégés contre les maladies qui touchent les autres au point qu’on ne devrait pas se faire de souci ?
S’il existe des rats à mamelles multiples au Sénégal, si le Sénégal n’est pas un pays isolé où ne sort ou n’entre personne, dans ce cas, nous ne sommes pas à l’abri de la fièvre de Lassa. Si tel est cas, est-il juste d’attendre longtemps pour informer les populations sur les mesures de prévention de la fièvre de Lassa et la conduite à tenir en cas de présence de symptômes ? Doit-on attendre, que la fièvre de Lassa se déclare dans notre pays ou qu’elle soit importée par les voyageurs pour se décider de sensibiliser les populations sur les mesures d’hygiène dont l’application les permettrait de se protéger ?
Comparativement à la maladie à virus Ebola, les pays jadis touchés étaient surpris et n’avaient pas un système de santé efficace pour y faire face. L’expérience a montré que l’information et la communication de masse combinées à la communication de proximité ont permis de réduire substantiellement le taux de létalité de cette maladie. Fort de cette expérience, on n’a pas le droit de commettre l’erreur de ne pas informer et de ne pas communiquer à temps utile pour davantage armer les populations pour faire face au virus de la fièvre de Lassa. Dans ce cas, à mon humble avis, les services compétents du Ministère de la Santé et de l’Action sociale sont appelés à faire, sans perdre beaucoup de temps, la promotion des mesures d’hygiène et informer les populations sur la conduite à tenir en cas de présence de symptômes tels que : forte fièvre suivie de malaise généralisé, de faiblesse et de douleurs musculaires.
Concernant la durée d’incubation de la fièvre de Lassa, elle varie de 2 à 21 jours. Quand elle est symptomatique, le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies, des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales.
Particulièrement, dans les cas graves, le malade peut présenter un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension. À un stade tardif, le malade peut présenter un état de choc, des convulsions, des tremblements, une désorientation pouvant aller jusqu’au coma. La surdité survient chez 25% des malades qui survivent à la maladie. La moitié d’entre eux recouvrent en partie l’ouïe au bout d’un à trois mois. On peut observer des chutes de cheveux passagères et des troubles de la marche au cours de la convalescence. Et dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes de la fièvre de Lassa. Elle est particulièrement grave lorsqu’elle se déclare en fin de grossesse, le décès de la mère et/ou du fœtus survenant dans plus de 80% des cas observés durant le troisième trimestre.
Maladie virale contagieuse et mortelle, la prévention de la fièvre de Lassa passe par la promotion d’une bonne «hygiène communautaire» pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Parmi ces mesures efficaces, il faut noter la conservation des céréales et plus généralement des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats.
En effet, les rats Mastomys sont si abondants dans les zones d’endémie qu’il est impossible de les éliminer complètement de l’environnement. Les familles doivent toujours prendre soin d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade. Aussi, avec le mouvement des populations dans l’espace CEDEAO, les voyageurs en provenance de zones d’endémie tels que le Benin, le Nigeria, la Guinée la Sierra Leone, le Liberia, le Ghana et le Mali, peuvent exporter la maladie dans d’autres pays comme le Sénégal (Que Dieu nous en garde !). Relativement au diagnostic de certitude de la fièvre de Lassa, il exige des examens qui se font uniquement dans des laboratoires de référence.
J’attends des services compétents du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, la diffusion de spot à la télévision et à la radio pour informer les populations sur les causes, les symptômes, les mesures de prévention de la fièvre de Lassa et la conduite à tenir en cas de présence de symptômes. A défaut, un communiqué de presse.
J’attends des médias des interviews avec les spécialistes sur le thème de la fièvre de Lassa présente dans les pays limitrophes au Sénégal (la Guinée et le Mali) pour édifier les populations sur les risques, les mesures de précaution à prendre et la conduite à tenir en cas de présence de symptômes.
Je reste convaincu qu’on ne peut pas prévenir une épidémie, dans un pays, sans la collaboration effective des populations. Voilà pourquoi, il est important de ne rien les cacher et d’œuvrer sans cesse pour obtenir leur collaboration.
Baba Gallé DIALLO
Rapporteur de la Commission Media et communication pendant la crise de la maladie à virus Ebola au Sénégal
Spécialiste de communication (institutionnelle, pour le changement de comportement et de communication des risques)
Email : babadediana@gmail.com
NB: Les informations sur la fièvre de Lassa sont tirées du site web de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
En savoir plus sur https://www.senegaldirect.net/sante-nouvelle-maladie-cont...
Fawade/senedirect.net

SENELEC INFO

Perturbations électriques dans la zone de Mbour, Saly, Joal et environs Dans le cadre de l’amélioration de la qualité de service

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SENELEC informe son aimable clientèle qu’en raison des travaux au niveau de la Centrale électrique de Sendou pour les besoins de l’augmentation de son parc de Production afin d’améliorer la qualité et la continuité de service, l’alimentation électrique dans les localités de Mbour, Saly, Joal et environs seront perturbées du Jeudi 08 Février au Dimanche 11 Février 2018.
SENELEC présente ses excuses à sa clientèle pour les désagréments occasionnés par ces travaux destinés à améliorer la qualité du réseau électrique.
Le Directeur de la Distribution

NOUVELLE PLACE A GOREE

Une nouvelle place pour Gorée

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La place du marché des jeunes filles sur l’île de Gorée vient d’être ouverte. Un nouvel espace rénové qui permet de redonner un cadre de vie harmonieux aux occupants et de contribuer à la sauvegarde du patrimoine paysager de l’île.
La place publique située au croisement de la rue l’hôpital et de la rue Boufflers, à l’ouest de l’île de Gorée, est un bel espace de 700 m2 environ qui avait besoin d’être réhabilité. Bordé par des maisons et immeubles d’habitation, il est en partie occupé par de petites échoppes. Au centre de la place se trouve un baobab remarquable.
En réhabilitant la place de l’hôpital, tout en lui conservant sa tranquillité, le souhait était d’en faire d’en faire un espace qui retrouvera une réelle présence dans le paysage goréen.
Reconstruire les boutiques avec des matériaux adaptés au climat et au paysage de l’île ainsi qu’aux usages quotidiens a permis de reconsidérer les modes d’occupation actuels de l’espace par les petits marchands dont les activités participent de la vie de quartier.
La réhabilitation du site a pris la forme d’une installation légère, facilement réversible et évolutive, qui s’inscrit dans un registre paysager et mobilier, plutôt qu’architectural.
Les huit échoppes sont constituées d’un structure métallique qui supporte une large toiture formant auvent permettant de s’abriter du soleil et laissant l’air circuler. Le bâti est de briques fabriquées au Sénégal et les volets sont en bois rouge foncé. Les boutiques accueillent des vendeuses de légumes, de souvenirs, un tailleur et un boucher.
Ce projet a été mis en œuvre par le designer Bibi Seck et son agence Birsel+Seck, à l’issue d’un concours organisé par la Fondation Dapper, en partenariat avec la mairie de Gorée.
Pauline Sarr/http://www.au-senegal.com/une-nouvelle-place-pour-goree,1...

BAOBABSACRE DE NIANING

Le baobab sacré de Nianing : ici reposent les anciens griots sérères

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Au cœur de la grande forêt des baobabs du village de Nianing, à 8 km de Mbour, trône un baobab aussi impressionnant que mythique. Fascinant de part son volume hors norme, l’arbre se singularise davantage par son statut d’ancien cimetière des griots sérères.
L’intérieur du baobab sacré de Nianing est accessible à partir de son tronc qui dispose d’une ouverture semblable à une porte d’entrée d’une caverne. L’âme de plusieurs générations de griots plane ici, comme des archives invisibles de l’oralité.
Un lieu jadis banni
Témoin oculaire de cette douce et paisible cité sérère, le baobab sacré de Nianing a servi de cimetière exclusivement réservé aux griots, considérés comme des êtres de la basse classe. Ainsi, la tradition sérère n’admettant pas que le griot soit enterré, histoire de ne pas « polluer », leurs terres, le lieu a été choisit comme isoloir pour ces morts.
Enveloppé d’un linceul blanc, le défunt était introduit dans l’espace creux du tronc de l’arbre. Les femmes à l’entrée, les hommes au fond et les enfants, dans une sorte d’antichambre à l’intérieur. Ils ont pu convaincre les siens de leur accrocher leurs instruments de musique sur les lieux. Cette croyance et ce sort réservés aux griots, faisaient de ce site, un espace banni, où personne ne devait traîner…
Le baobab sacré de Nianing
La fin de son statut d’isoloir
Il est vénéré et considéré comme un lieu sacré depuis que les populations ont arrêté d’en faire le cimetière des griots, suite à un véto du président Léopold Sédar Senghor. Il leur aurait fait comprendre que les griots ne méritaient pas un tel sort, mais aussi que cette pratique était dangereuse pour eux car les cadavres décomposés pouvaient entrainer des épidémies. Après quelques années de confrontation, le président poète d’alors, qui est de la même ethnie, finit par convaincre les siens, à l’aube des indépendances. Au fil du temps, l’arbre devient un endroit prisé et reçoit des hôtes qui viennent d’ici et d’ailleurs pour des raisons diverses.
Un lieu d’attraction et de croyance mystique
Captivant à la simple vue avec ses 32 mètres de diamètre, ce baobab vieux de 18 siècles, force respect et admiration, à travers son passé chargé d’histoire. Jadis banni, l’arbre est de nos jours, un lieu d’attraction. Un vrai temple aux fortunes diverses. Symbole fascinant, les touristes viennent de partout pour contempler et communier avec ce géant de la nature. L’émotion est souvent forte sur ces lieux où plane toujours l’âme de ces griots.
Le baobab sacré est aussi fréquenté par des populations locales pour ces supposées vertus mystiques et miraculeuses. En respectant un certain nombre de rituels et bains mystiques, le croyant peut voir ses soucis de santé, de fertilité se résoudre…
Youssouf Chinois/http://www.au-senegal.com/le-baobab-sacre-de-nianing-ici-...

08/02/2018

AIDES AUX COLLECTIVITES LOCALES

60 milliards f cfa de la Banque mondiale au profit des collectivités locales

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La Banque mondiale informe de l’approbation d’un crédit de 110 millions de dollars (soit 60 milliards f cfa) de l’Association internationale de développement (IDA, sigle anglais) pour l’amélioration de la gouvernance et l’efficacité des collectivités locales du Sénégal.
«La Banque mondiale va accompagner les efforts déployés par les autorités en vue d’engager une transformation qui placera les municipalités aux manettes du développement», explique Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal dans un communiqué de presse.
Le texte précise que le nouveau programme bénéficiera d’un cofinancement de 80 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD). En cinq ans, ledit programme devrait aboutir à une hausse remarquable des infrastructures de services publics municipales et à redynamiser, au niveau national, le processus de décentralisation budgétaire et administratif, conformément aux objectifs de l’Acte III de la décentralisation.
Pour ce faire, le programme s’attachera à améliorer considérablement les ressources financières dont disposent les collectivités locales et à mettre en place les mécanismes d’incitation et de soutien nécessaires pour accroître leur performance.
«Il permettra ainsi de renforcer le rôle de premier rang que sont appelées à jouer les municipalités pour mener à bien le développement local et répondre aux besoins de leurs administrés», soulignent Salim Rouhana et Bronwyn Grieve, chefs d’équipe du programme à la Banque mondiale.
Le premier objectif du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations est d’améliorer les finances locales en augmentant les dotations de l’État aux collectivités locales, en introduisant des critères d’allocation objectifs et équitables, et en renforçant les capacités des municipalités afin qu’elles soient en mesure de développer leurs recettes propres.
Le programme vise en second lieu à rationaliser la gestion des investissements publics au niveau d’un certain nombre de collectivités urbaines afin d’améliorer les services à la population.
africatime.com

NOUVEAUX BATEAUX SECURITAIRES

Deux nouveaux navires pour renforcer la sécurité maritime

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La sécurité maritime fait partie des enjeux du siècle si on sait combien les détournements de navires sont fréquents dans les eaux africaines et les milliards que cela fait perdre aussi bien aux Etats qu’aux compagnies maritimes. Les pays du Golfe de Guinée en sont des acteurs avertis. Au Sénégal, la prévention vaut mieux que la guérison. Tel est le message que lance la réception ce mercredi de deux nouveaux navires pour renforcer la sécurité maritime dans les eaux sénégalaises.
Les navires en question sont de type patrouilleurs et estimés à plus de 422 millions F CFA chacun. C’est un don du bureau de lutte contre les narcotiques et l’United States Africca Command (AFRICOM).
La cérémonie officielle de réception se déroule à la base navale de Dakar, indique l’Ambassade américaine au Sénégal. Elle est présidée par l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Tulinabo Mushingi, et le chef d’État-major des Armées, le Général Cheikh Guèye.
Le don est accompagné de kits de réparation et d’entretien des bateaux, ainsi que de véhicules de remorquage. Cela permettra à la marine nationale de faire face à toute éventualité de réparation sans trop se casser la tête.
Il ne faudra surtout pas perdre de vue la session de formation de deux semaines organisée à Dakar sur l’utilisation et la maintenance des bateaux. Elle prend fin ce jeudi, soit au lendemain de la cérémonie.
Le Sénégal a donc compris l’importance du renforcement de capacité matérielle car dans le Golfe de Guinée, ce n’est pas la belle vie. Il y a quelques jours, un navire a été porté disparu avant de réapparaître quelques jours plus tard.
africatopsuccess.com/Traoré Georges

07/02/2018

L'EXCISION: UN COMBAT

le combat des grandes sœurs contre l'excision

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Au Sénégal, la nouvelle génération de femmes se mobilise pour éduquer et sensibiliser les femmes et leurs familles à l'excision. Dans la région de Kolda, près d'une femme sur deux a été excisée pendant sa jeunesse.
Signe d'une prise de conscience, les femmes ont décidé de prendre la parole à Kolda, au sud du Sénégal. Dans cette région, près d'une femme sur deux a été excisée pendant sa jeunesse. L'excision est illégale au Sénégal depuis 20 ans, mais donne rarement lieu à des poursuites judiciaires. Aussi le club des jeunes filles de Kolda veut conjurer cette réalité.
Libérer la parole
Les jeunes femmes ne se contentent pas de réunions entre elles. Elles partent plusieurs fois par semaine en groupe faire du porte-à-porte pour informer la population. Elles parlent à toute la famille, au père notamment. Souvent, cela permet de créer la discussion et de libérer la parole des jeunes filles. Comme Aissatou Baldé, 19 ans : "J'ai été excisée à l'âge de six ans, je ressens encore les douleurs. J'ai perdu beaucoup de sang. J'ai très mal pendant mes règles et j'ai peur de ce qu'il va se passer quand j'accoucherai". Un peu moins d'un quart des femmes sénégalaises sont excisées aujourd'hui. Un chiffre en recul et qui va continuer à baisser grâce notamment au travail de fourmi des jeunes filles de Kolda.
Francetvinfo.fr
VIDEO: https://www.francetvinfo.fr/societe/droits-des-femmes/sen...

RESULTATS DU TOURNOI DE SALY

Pétanque – Tournoi international de la Petite-Côte : Un trio français s’impose à Saly

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Les rideaux sont tombés sur la deuxième édition du Tournoi international de pétanque de la Petite-Côte. Une compétition qui a réuni, trois jours durant, plus de 300 boulistes d’horizons divers avec en fin de compte, la victoire d’un trio français aux dépens d’une triplette mixte constituée d’un Sénégalais, d’un Béninois et d’un Ivoirien. La meilleure équipe sénégalaise s’est arrêtée en demi-finales.
Saly a vibré, trois jours durant, au rythme de la deuxième édition du Tournoi international de la Petite-Côte. Un rendez-vous finalement remporté par une triplette venue de la France. Sous la houlette de Philippe Suchaud, 11 fois champion du monde qui faisait équipe avec Didier Marais et Christophe Sarriot, le trio a écarté la concurrence pour succéder à la triplette burkinabé qui avait enlevé le premier tournoi. Il a battu, en finale, une équipe mixte africaine composée du Sénégalais El Hadj Ndongo, du Béninois Marcel Bio et de l’Ivoirien Hassan Laham sur la marque de 13 à 5.
Un couronnement pour la formation française qui a été la plus régulière dans sa performance parmi les 105 triplettes qui avaient entamé le tournoi. Si un Sénégalais a disputé la finale du tournoi, d’autres locaux ont connu des fortunes diverses. La meilleure équipe sénégalaise a, pour sa part, échoué en demies. Opposé à la France, le trio constitué de Khalil Hachem, Mayade Diop et Insa Seck a finalement perdu dans sa tentative d’aller en finale. Une défaite amère pour les tireurs sénégalais qui avaient pourtant la main dans cette partie avant de se faire rattraper puis devancer par la triplette hexagonale qui a fini par s’imposer sur la marque de 13 à 7. Ils font tout de même mieux que la triplette de Fara Ndiaye qui faisait équipe avec Brahim Derwiche et Hussein Dakhlalah et qui s’est arrêtée en 16èmes de finales après avoir été battue par l’équipe nationale du Mali. Au total, ils étaient quelques 70 boulistes nationaux à se lancer dans la bataille, éparpillés qu’ils étaient parmi les 106 triplettes en lice. Le meilleur résultat a donc était la finale de El Hadj Ndongo ; le trio se contentant d’une place dans le carré d’as. En finale de la Coupe des Nations, le Sénégal qui pouvait se consoler a également perdu la finale, battu par la Mauritanie. Au tir de précision, le Français Philippe Suchaud a honoré son rang. Le champion du monde s’est imposé en finale en dominant, pour la première fois dans ce tournoi, le Béninois Marcel Bio qu’il retrouvera dans la grande finale. Dans ce concours, Fara Ndiaye s’est arrêté en finale après avoir perdu face au futur vainqueur.
LeSoleil/wiwsport.com

06/02/2018

L'EGLISE DE NIANING INAUGUREE

Inauguration de l’église de Nianing

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La commune de Nianing, dans le département de Mbour, abrite l’une des plus belles églises d’Afrique. Cette immense bâtisse, construite grâce à un mécène français, a été inaugurée par Mgr Benjamin Ndiaye en présence de nombreuses personnalités dont le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, le cardinal Théodore Adrien Sarr.
Au Sénégal beaucoup de communautés chrétiennes, en particulier catholiques, sont à la quête d’une église. Celle de Nianing, qui s’était contentée jusqu’ici d’une chapelle des frères de Sacré-Cœur pour prier, a finalement trouvé un mécène répondant du nom de Patrick Thélot. En partenariat avec l’Association enfance et nature, il a, avec d’autres partenaires, financé la construction de l’église Epiphanie du Seigneur de Nianing. Construite sous forme de coquillage, cette belle œuvre est présentée comme l’une des plus belles églises de l’Afrique au Sud du Sahara. Du point de vue architectural, elle attire les regards. D’une superficie de 455 mètres carrés hors caniveau et dallages extérieurs, l’église se présente sous forme d’un coquillage.
L’architecte s’est basé sur la particularité régionale, c’est-à-dire la « côte aux coquillages » sur laquelle se situe Nianing. Nicolas Vernoux-Thélot a expliqué qu’il a pris comme point de départ la forme d’un cymbium, ce coquillage en forme de spirale très répandu sur la Petite-Côte et le littoral sénégalais. « Cette forme a été ensuite architecturée selon les contraintes constructives du programme et orientation bioclimatique optimale », a détaillé un document remis par les services de communication de l’entreprise Eiffage. De loin, le visiteur perçoit la succession de cinq voûtes, puis la hauteur du clocher. Tout cela est fondé sur micropieux avec ce que l’architecte appelle longrines et dalle portée. L’église de 800 places assises, présente aussi 4 voûtes sous forme d’ogive avec des dimensions variées de 4 à 15 mètres de largeur et de 10 à 20 mètres de hauteur. La dernière voûte abrite le clocher qui est accessible par un escalier hélicoïdal et culmine à 4 mètres sous la croix métallique d’environ huit mètres.
Cette rare création a été mise en œuvre par Eiffage Sénégal qui avait en charge sa construction. Son président directeur général Gérard Sénac, le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, l’ambassadeur de la France au Sénégal, Christophe Bigot, l’iman de grande mosquée de Dakar, le préfet du Mbour, une forte communauté française ont assisté à l’inauguration de cette belle œuvre dédiée à Dieu. En procédant à sa bénédiction, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui avait à ses côtés le cardinal Théodore Adrien Sarr, ne pouvait dire autre chose que « Merci au Seigneur d’avoir mis Patrick Thélot sur le chemin des fidèles catholiques ». Cette œuvre de Dieu, a ajouté Mgr Ndiaye, sera dans les prochaines semaines, l’un des sites religieux les plus visités du pays parce que sa beauté est attirante. Avec cette nouvelle église, le Seigneur a confié aux chrétiens de Nianing une nouvelle mission.
« Vous êtes invités à vivre un renouveau dans la foi et dans vos témoignages chrétiens. L’église est belle quand les chrétiens sont beaux, témoignent du don reçu de Dieu, en vivant dans l’amour, la fraternité, la solidarité, l’entraide, la générosité sans calcul », a fait savoir l’autorité diocésaine qui a ensuite demandé aux fidèles de Nianing de ne pas faire de cette église une simple curiosité touristique. « Il faut offrir aux visiteurs qui viennent dans ce lieu la possibilité de se recueillir dans le silence », a-t-il suggéré. Au nom des populations, Paul Marone a rendu un hommage à Monsieur Thélot pour avoir accepté de prendre financièrement en charge la réalisation de cette grande œuvre. Quant à Gérard Sénac, il a estimé que la consécration de cette église est un moment fort pour son entreprise qui l’a réalisée.
Eugène KALY/lesoleil.sn

05/02/2018

MINISTERE DES DECHETS

Un ministère en charge des ordures est une nécessité urgente

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Le Sénégal est un pays très sale. Ne mettons pas de gants pour le dire. Nos villes et nos campagnes sont envahies par des tas de déchets polluants et puants de toute nature. Les populations, face à un Etat impuissant, cohabitent avec cette bombe écologique qui menace en permanence leur santé. Le pays de la Téranga offre aux visiteurs, un visage hideux et répulsif n’encourageant pas un billet retour chez nous. Sur la route de Saly Portudal, la route des touristes, le spectacle qui s’offre à ceux qui ont choisi la destination Sénégal, est tout simplement horrible.
Entre Diass et Sindia, c’est l’indignation et la révolte qui animent les voyageurs qui traversent la zone. Quel échec pour ceux qui ont en charge la gestion des ordures dans ces communes. Coïncidence inquiétante, ce spectacle désolant, indigne du Sénégal, se situe à quelques encablures de l’AIBD.
Tout semble indiquer que les ordures sont tolérées par les populations comme décor normal de leur environnement et que finalement, leur amoncellent ne les dérange point. Sur l’étendue du territoire national, le spectacle est le même. Il y a des ordures puantes partout. La solution préconisée par l’Etat depuis 1960 est invariable, les ramasser et les déposer dans un endroit où elles gênent moins le regard des populations et laisser faire la nature.
Les recycler ou les traiter n’est pas encore une option des autorités. C’est pourquoi sans doute les déchets s’accumulent partout, dans une indifférence quasi consensuelle. Les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent que la saleté dans les quartiers, aux abords des villes, entre les villes, au bord des routes etc. Ils ne s’émeuvent et ne s’indignent pas en voyant des tas d’immondices en putréfaction dans leur environnement. Ils sont habitués à vivre avec l’odeur putride et cadavérique permanente dans leurs quartiers ou villages.
Pour vivre, l’homme consomme des aliments et bois de l’eau obligatoirement. Il produit alors des déchets en satisfaisant ses besoins vitaux. Il a, pour avoir une bonne qualité de vie, d’autres activités indispensables qui lui permettent de s’habiller, d’avoir un toit, de se déplacer etc. Pour ces différentes activités également l’homme produit immanquablement des déchets. La quantité de déchets produits par l’homme est corrélée positivement au pouvoir d’achat des consommateurs, au degré d’urbanisation du pays et au nombre d’habitants des villes et des villages.
Au Sénégal, on était 3 millions en 1960 et en 2018, on est plus de 14 millions d’habitants. Notre production de déchets a augmenté dans des proportions supérieures à la croissance démographique du Sénégal. Le taux de croissance des déchets est sûrement supérieur au taux croissance économique du pays. Tous les Sénégalais qui prêtent attention à notre environnement, savent que nous étouffons, que nous respirons mal. D’année en année, notre cadre de vie se dégrade dans l’indifférence de tous, citoyens et pouvoirs publics confondus.
Depuis 1960, aucun pouvoir ne s’est attaqué véritablement aux ordures. On se contente de les ramasser et de les déposer dans un autre endroit, à l’abri des regards. Cette politique inadaptée n’est plus acceptable. Il faut maintenant ramasser, recycler et traiter. Il faut une rupture sans délai dans notre politique de gestion des ordures. Pour des raisons de santé publique, les autorités doivent mettre en place une nouvelle politique permettant d’éloigner les producteurs de leurs produits polluants. Il est admis aujourd’hui par tous, que bien gérées, les ordures sont de l’or.
Les sciences de l’environnement ont tellement fait de progrès que valoriser les ordures est une pratique routinière dans les pays qui le veulent. Le Sénégal a la chance d’avoir des ressources humaines bien formées dans les sciences de l’environnement. L’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) et l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP) entre autres, forment des ingénieurs et des docteurs qualifiés pour concevoir et exécuter une politique de bonne gestion des ordures.
Le pouvoir actuel vise l’émergence de notre pays, donc mène une politique, sans le savoir peut-être, qui va augmenter la quantité de déchets produits par l’homme. En effet, toute amélioration de la qualité de vie du consommateur va engendrer une augmentation de sa production de déchets.
Ainsi, si le Sénégal devient émergent, le cadre de vie des sénégalais va se dégrader si la politique de gestion des ordures ne change pas. L’émergence que les Sénégalais veulent doit non seulement augmenter leur pouvoir d’achat entres autres, mais doit leur permettre également de vivre dans un environnement sain et agréable. Il est temps que la gestion des ordures soit considérée comme une priorité nationale au même titre que la sécurité alimentaire pour laquelle l’Etat fait de grands efforts.
Actuellement, personne ne sait quel département ministériel est en charge des ordures. Aucun ministre ne veut de ce bébé. Toutes les tentatives de combinaisons pour nous débarrasser des ordures ont échoué. Ce n’est un secret pour personne, le Sénégal n’a pas une politique cohérente de gestion des ordures à court, moyen et longs termes.
Les ordures n’étant gérées par aucun ministère en fait, l’évidence est de lui créer un département ministériel spécifique, en le dotant de moyens suffisants pour désormais ramasser les ordures, recycler ce qui peut l’être et traiter le reste. On ne peut plus se satisfaire de les ramasser et de les déposer loin des habitations seulement.
Parallèlement à une nouvelle politique de gestion des ordures adaptées, l’Etat doit s’attaquer frontalement au secteur favorisant la production de déchets pour les maîtriser. Les emballages en plastique doivent être abandonnés en faveur du papier à chaque fois que cela est possible. L’eau de boisson produit beaucoup de sachets plastiques et de bouteilles. Les Sénégalais doivent être informés que l’eau du robinet n’est pas plus mauvaise que les eaux vendues dans des sachets ou dans des bouteilles. C’est vérifiable.
Une bonne campagne d’information menée en collaboration avec les médias permettrait de réduire significativement la production de sachets plastiques dangereux pour les animaux et pour l’environnement. Des contrôles bactériologiques de l’eau vendue dans la rue pourraient donner des résultats explosifs, montrant que les sachets en dosettes seraient pires que le lait contaminé Lactalis.
L’Etat doit interdire comme beaucoup d’autres pays les sachets plastiques surtout de faibles grammages. La pollution de notre environnement par le plastique a atteint un niveau qui menace notre élevage et notre agriculture. Le résultat attendu dépendra de la fermeté de l’Etat et des moyens mis en œuvre pour le contrôle de l’application de l’interdiction.
Les Sénégalais doivent être sensibilisés pour qu’ils utilisent au moins 3 poubelles : une poubelle pour les restes de nourriture, une deuxième pour les cartons et les bouteilles en verre et une 3e pour le plastique et le métal. Avec ces 3 poubelles, il serait plus facile de faire du recyclage et du traitement des ordures.
Il y a de réels problèmes de gestion des ordures au Sénégal. Tout se fait à l’informel, à l'approximatif. Avec un département ministériel dédié, des textes règlementaires et des manuels de procédures de gestion des ordures seraient rédigés suite à des concertations inclusives entre tous les partenaires impliqués dans cette nouvelle politique.
Le Ministère dédié pourrait même prendre en charge l’assainissement ,qui est aussi un volet pour lequel le Sénégal est très en retard.
Pr Demba Sow - Ecole Supérieure Polytechnique - Université Cheikh Anta Diop/leral.net

RENFORCEMENT DU RESEAU SENELEC

Vinci Energies décroche un contrat de 129 millions d’euros pour renforcer le réseau électrique

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Vinci Energies, via sa marque Omexom dédiée à la transition énergétique, a remporté un important contrat de 197 millions d’euros, soit 129,2 milliards FCFA, avec la SENELEC, la société d’électricité du Sénégal.
Le contrat qui vise à renforcer la fiabilité du réseau électrique sénégalais, à travers l’accroissement des sources d’alimentation, la sécurisation du réseau de distribution et le renforcement des infrastructures électriques. Il porte « sur l’installation de cinq postes électriques très haute tension, près de 200 km de lignes électriques très haute tension aériennes et souterraines, plus de 100 postes de distribution d’électricité dans diverses localités du pays et d’un dispatching régional » détaille l’entreprise dans un communiqué ce 2 février.
Financés par un pool bancaire de prêteurs sénégalais et français, les travaux vont impacter plusieurs localités dont le centre ville de Dakar, le pôle urbain de Diamniadio ainsi que les villes de Diass, Thiès, Kounoune, Tobène et Tambacounda.
Il faut dire que VINCI Energies multiplie les projets au Sénégal. En novembre dernier, la société a été retenue pour la réalisation de huit centrales voltaïques d’une puissance totale de 17 MW et elle réalise actuellement la centrale solaire de Kahone d’une capacité de 21 MW.
Dans le cadre de ce contrat, les travaux sont prévus pour durer 36 mois.
Jean-Mermoz Konandi/financialafrik.com

04/02/2018

AUTOROUTE MBOUR-KAOLACK

Le Premier ministre annonce le projet de construction de l'autoroute Mbour-Kaolack

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La Foire internationale de Kaolack (FIKA) s'est ouverte samedi à Kaolack, sous la présidence effective du Premier ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne. Le chef du gouvernement a profité de l'occasion pour annoncer la construction prochaine de l'autoroute Mbour-Kaolack pour mettre à profit la position géographique de la région.
"Par ma voix, le gouvernement prendra des dispositions idoines pour accompagner le secteur privé sénégalais à mettre à profit d'une part la position géographique de Kaolack, voie incontournable pour rallier les régions sud et sud ouest, mais également les pays comme la Gambie, le Mali, la Guinée Conakry et la Guinée Bissau et d'autre part les immenses ressources dont dispose la région afin de faire jouer à Kaolack sa véritable vocation sous-régionale", a-t-il dit avant de déclarer : " Dans cette optique, le projet de construction de l'autoroute Mbour-Kaolack".
Le Premier ministre a également annoncé le projet construction d'infrastructures maritimes en vue de décongestionner le Port autonome de Dakar. "En matière de transport maritime, le pôle portuaire du Saloum composé du terminal à hydrocarbures de Ndakhonga et du futur port fluvial de Kaolack offrira une véritable alternative pour décongestionner de manière durable le port de Dakar. Toutes ces infrastructures routières et portuaires devront permettre de mieux exploiter la position géographique de Kaolack et faire de cette région un hub commercial qui pourrait servir toute la sous région ouest africaine".
Plusieurs délégations sous-régionales et internationales ont pris part à l'ouverture de la Foire internationale de Kaolack. L'Indonésie, représentée par son ambassadeur, est l'invité d'honneur de cette édition.
AYOBA FAYE/pressafrik.com