03/04/2016

C'EST LA LUTTE FINALE...

Arène nationale :
Pose de la première le 7 avril par le chef de l’Etat

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Face à la presse hier, Matar Bâ a annoncé la présence du président de la République, lors de la pose de la première pierre de l’Arène nationale, le 7 avril à Pikine-nord. Pour le ministre des Sports, cet acte illustre à souhait, l’importance que Macky Sall accorde au sport et à la lutte en particulier.
Le chef de l’Etat présidera le 7 avril à partir de 16h, la pose de la première pierre de l’Arènenationale prévue à Pikine-Nord. Selon le ministre des Sports qui faisait face à la presse hier, ce geste présidentiel témoigne, une fois de plus, de la considération que Macky Sall accorde au sport notamment à la lutte. « Le président
de la République pouvait envoyer le ministre des Sports ou le Premier ministre pour le représenter ; mais il a choisi d’effectue le déplacement compte tenu de l’importance qu’il accorde au sport et à la lutte en particulier », a expliqué Matar Bâ. Il est revenu sur la démarche inclusive qui a été adoptée pour faire de cette cérémonie une réussite totale. « Nous avons pensé que la meilleure manière de procéder était de confier l’organisation de cette pose de la première pierre de l’Arène nationale aux acteurs de la lutte et aux sportifs du Sénégal. C’est pourquoi nous avons initié, depuis une semaine, une série de rencontres avec les acteurs de la lutte, à savoir le Cng, les amateurs, les lutteurs en activité, les Vip, les entraîneurs, les anciennes gloires, les "Mbeuri deumb", les promoteurs », a-t-il poursuivi. Le ministre des Sports a invité les acteurs sportifs à une forte mobilisation en vue de réserver, un accueil exceptionnel à Macky Sall. « Nous tous, nous allons accueillir le président de la République à travers une mobilisation exceptionnelle pour lui montrer que nous apprécions à sa juste valeur son engagement à régler les problèmes d’infrastructures et à accompagner le sport », a souligné Matar Bâ. Une capacité d’accueil de plus de 22.000 places Il a rappelé que l’Arène nationale sera un complexe multifonctionnel où les sports de combat, voire le handball, pourront organiser des compétitions. « L’infrastructure permettra à beaucoup de disciplines de pouvoir organiser des compétitions.
Il suffira tout simplement de changer la plateforme. C’est un projet qui s’appelle arène nationale mais l’utilisation dépasse la lutte », a-t-il laissé entendre. Il ajoute que l’arène aura une capacité d’accueil de plus de 22.000 places et comportera, entre autres, un centre d’hébergement, une salle de musculation, des vestiaires, des douches, un parking intérieur de 450 places et un parking extérieur qui dépasse les 1.000 places. Il estime que grâce à « ce bijou », les équipes de Pikine ne pourront plus squatter les centres d’hébergement situés hors du département. Il a souligné la nécessité d’accorder à la lutte, « notre sport national », la place qui lui revient. En plus des retombées
sportives attendues, Matar Bâ pense que l’Arène nationale va stimuler la dimension économique de la lutte. « La lutte est une machine économique. Nous tous nous savons que les dimanches, au-delà des lutteurs, il y a des activités économiques tout autour des événements », a-t-il soutenu. Sans compter que « l’entreprise chinoise en charge de la construction de l’arène aura également besoin de 500 emplois ». Pour le ministre des Sports, la réception de cette infrastructure va obligatoirement entraîner un changement dans l’organisation et la gestion de notre lutte. Réception de l’infrastructure dans 28 mois « Il y aura une nouvelle donne. Du coup, il faudra mieux encadrer la lutte. On ne pourra plus gérer la lutte comme on le faisait aux années 1990. Il faut dire que l’Etat est devenu plus proche du Cng », a-t-il encore indiqué. Entre autres changements attendus, le stade Demba Diop ne devrait plus accueillir de galas de lutte. « Ce serait une aberration que ce site continue d’abriter des séances de lutte après la réception de l’Arène nationale », a-t-il martelé. Il a dit son rêve de voir « Demba Diop » disposer de gazon naturel en attendant d’être rasé pour céder la place à un stade de dernier cri. A son avis, toutes les dispositions sont prises pour permettre à l’entreprise chinoise de commencer la phase de construction dès la pose de la première pierre. Il affirme que les impenses ont été payées aux ayants droit et l’étude d’impact environnemental et social a été adoptée à l’unanimité le 15 mars dernier au cours d’une assemblée générale. « Présentement, l’entreprise Sattar effectue les travaux de terrassement. Mais compte tenu de l’urgence, la société chinoise qui est au Sénégal
depuis deux mois est en train de l’assister pour que celle-ci puisse démarrer la construction dans les meilleurs délais », a assuré Matar Bâ. Le coût de l’Arène avoisine les 32 milliards de FCfa dont 26 milliards de la partie chinoise, sous forme de prêts sans intérêts et de subventions, et le reste de l’Etat du Sénégal. Le maître d’ouvrage a 28 mois, à compter de la pose de la première pierre, pour livrer les clés de l’Arène nationale à l’Etat du Sénégal. Matar Bâ a aussi encouragé la mise en place d’arènes locales.
Le Palais des sports suivra bientôt Matar Bâ a affirmé, hier, que la pose de la première pierre du Palais des sports de Diamniadio est pour bientôt. Selon lui, l’entreprise turque, en charge de la construction de cette infrastructure, est en train de s’implanter dans la zone. « La procédure a été confiée à la présidence de la République et cela permet d’aller plus vite », a-t-il souligné. Il a aussi annoncé la construction d’un hôtel cinq étoiles à côté du Centre international de conférences Abdou Diouf, à savoir à quelques encablures du Palais des sports.
D. SARR/Lesoleil