08/04/2017

TOURISME AFRICAIN: LE CLASSEMENT

Classement des pays africains en matière de compétitivité touristique en 2017

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L’Afrique du Sud occupe la première position à l’échelle africaine dans le classement mondial de la compétitivité touristique publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF).
La nation arc-en-ciel se place à la 53è position sur les 136 pays étudiés.
L’Ile Maurice (55è au plan mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Maroc (65è), l’Egypte (74è), le Kenya (80è), la Namibie (82è), le Cap Vert (83è), le Botswana (85è), la Tunisie (87è). La Tanzanie (91è à l’échelle mondiale) ferme le Top 10 africain.
Le classement mondial de la compétitivité touristique se base sur 16 critères dont la sécurité, la santé et l’hygiène, l’ouverture sur l’étranger, la valorisation des ressources naturelles, l'environnement durable, les ressources culturelles, le marketing touristique, le niveau des prix, les ressources humaines qualifiées, les infrastructures routières et aéroportuaires et les services touristiques.
A l’échelle planétaire, l'Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l'Allemagne. De manière générale, l'Asie remonte nettement dans le palmarès. Le Japon s'adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L'Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e position (+2) et l'Inde à la 40e (+12).
Classement 2017 des 34 pays africains étudiés en matière de compétitivité touristique :
1-Afrique du Sud (53è à l’échelle mondiale)
2-Ile Maurice (55è)
3-Maroc (65è)
4-Egypte (74è)
5-Kenya (80è)
6-Namibie (82è)
7-Cap Vert (83è)
8-Botswana (85è)
9-Tunisie (87è)
10-Tanzanie (91è)
11-Rwanda (97è)
12-Ouganda (106è)
13-Zambie (108è)
14-Côte d’Ivoire (109è)
15-Sénégal (111è)
16-Gambie (112è)
17-Zimbabwe (114è)
18-Ethiopie (116è)
19-Algérie (118è)
20-Gabon (119è)
21-Ghana (120è)
22-Madagascar (121è)
23-Mozambique (122è)
24-Malawi (123è)
25-Cameroun (126è)
26-Bénin (127è)
27-Lesotho (128è)
28-Nigeria (129è)
29-Mali (130è)
30-Sierra Leone (131è)
31-Mauritanie (132è)
32-RD Congo (133è)
33-Burundi (134è)
34-Tchad (135è)
Agence Ecofin

19/01/2017

LAMENTABLE CAP TOURISTIQUE...

Cap Skirring, une station balnéaire à la recherche de la gloire perdue

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La fermeture de plusieurs hôtels au Cap Skirring a sérieusement déteint sur l’activité touristique. Les artisans vivent aujourd’hui des moments difficiles faute de touristes. Mais la situation est surtout aggravée par l’ouverture des résidences de plus en plus nombreuses.
Dans les rues du Cap Skirring, la principale zone touristique de la Casamance, Abdou Khoudoss dit « Baye Fall » est en train de devenir une icône. Avec sa tenue bariolée, lunettes fumées, un gros collier autour du cou, le bonhomme traine son pousse-pousse en noir et blanc sur lequel il vend du café Touba. Il a lui-même rebaptisé cela en « café Touba original ». Souriant et très taquin, « Baye Fall » ne refuse jamais une photo à un touriste qui l’aborde en pleine rue. Au Cap Skirring, il a très vite conquis les cœurs.
Pourtant, le vendeur est arrivé nouvellement au Cap, en provenance de Saly Portudal, l’autre site touristique situé sur la Petite Côte, dans le département de Mbour, où il a séjourné pendant sept ans. « J’étais à Saly Portudal, mais je suis arrivé au Cap Skirring, sur ordre de mon marabout, il y a tout juste deux mois. Ici, les gens sont bien, on m’a très vite adopté. J’ai même rencontré des touristes que je connaissais à Saly », explique le jeune talibé mouride. Seulement, cette bonne humeur d’Abdou Khoudoss contraste bien avec la situation qui règne dans cette zone touristique.
Aujourd’hui, Cap Skirring n’est plus que l’ombre de lui-même avec la fermeture de la plupart des hôtels, au cours de ces dix dernières années. L’épidémie à fièvre hémorragique du virus Ebola, la politique de visa adoptée pendant un certain temps par le gouvernement et la liste rouge du quai d’Orsay interdisant aux citoyens français de se rendre en Casamance sont autant de facteurs qui ont donné un coup de frein à l’activité touristique. Excepté le Club Méditerranée, tous les grands hôtels comme Savana, Royal Cap, Hibiscus, Kabrousse, Maison Bleue ou Alizées ont mis la clé sous le paillasson.
Le galeriste Mamadou Dieng regrette bien cette période faste où au Cap Sikiring « tout marchait bien » durant les mois de novembre et décembre. Lui qui a séjourné à Saly, à Nianing avant de s’installer au Cap Skirring, est inquiet de la situation dans laquelle est plongé le site touristique. « Jusqu’en 2002 et 2005, l’activité touristique marchait bien ici, mais c’est surtout en 2012 que les choses ont commencé à se détériorer. Si on n’y prend garde, Cap risque de devenir comme Saly », alerte cet artisan. Mais Mamadou Dieng n’est pas le seul à s’inquiéter de la situation actuelle du Cap Skirring.
« C’était la période faste »
La plupart des vendeurs qui connaissent le site vivent des heures difficiles. « Cap n’est plus ce qu’il était auparavant », fulmine la commerçante Adjaratou Ndèye Maty Faye. Cette pensionnaire du village artisanal a vécu des moments bien meilleurs que cette période. « Quand le tourisme marchait bien ici, je ne faisais ici que dix jours pour épuiser mon stock et je repartais à Dakar pour en chercher au marché Sandaga. C’était la période faste », soutient la bonne dame.
La période faste, c’était quand les hôteliers organisaient, à tour de rôle, des visites dans le village artisanal et quand les produits étaient facilement écoulés. « Les touristes ne viennent ici que par hasard. Parfois, ils tombent sur notre enseigne et entrent dans le village. Dans d’autres cas, c’est pour chercher une connaissance tout simplement », relève l’horloger Serigne Sèye.
Aujourd’hui, le Club Méditerranée qui reste le seul établissement encore ouvert n’organise plus des visites pour ses clients. Une politique mal vue par les artisans de Cap Skirring. « Pourtant, cet hôtel organise le plus souvent des soirées africaines deux fois dans la semaine. Certains artisans sont sélectionnés pour exposer, mais nous pensons que ce n’est pas une bonne solution », regrette l’horloger. Mais pour Alfred Kâ, le chef de village de Cap Skirring, le problème de fond reste l’existence des résidences qui tuent à petit feu l’activité touristique. « Aujourd’hui, s’il y a 200 touristes qui descendent à l’aéroport, les 100 vont dans les résidences, parce que beaucoup de touristes qui connaissent la zone y ont acheté des maisons qu’ils transforment en résidence. C’est un vrai gâchis », regrette le chef de village.
Pour ce retraité qui s’est installé au Cap Skirring depuis plus d’une trentaine d’années, les résidences restent la cause principale de la perte d’emploi de beaucoup de jeunes. Car, selon lui, les excursions que les jeunes organisaient sont faites maintenant par les toubabs eux-mêmes. Face à cette situation, les artisans du Cap estiment qu’il est temps que le gouvernement réagisse en incitant les privés à construire des hôtels sur le site, mais aussi en réglant le grand problème des résidences. Cela permettrait à Baye Fall, le vendeur de café Touba, et à plusieurs autres jeunes artisans de pouvoir tirer leur épingle de l’activité touristique au Cap Skirring.
Avec 15.000 âmes comme population : Le casse-tête de l’eau au quotidien
Cap Skirring est né presque en même temps que le Club Méditerranée en 1973. Le village était surtout une cité dortoir que les responsables du groupe hôtelier français avaient construit pour les travailleurs. Au fur des années, des populations s’installent sur le site et créent des activités commerciales. La cité est devenue un village de l’ancienne communauté rurale de Diémbering. Faisant partie des premières personnes à s’installer sur le site en tant que travailleur, Alfred Kâ est aujourd’hui le chef de village. « Au Cap, on dénombre aujourd’hui 13 ethnies composées essentiellement de Diolas, de Peuls, Mandingues, Manjacks, Sérères, Bambaras, Mancagnes, Papels. Au dernier recensement fait en 2014, la population était évaluée à environ 15.000 âmes », explique le chef de village. Cap Sikirring dispose d’infrastructures de base telles qu’un poste de santé, une maternité, deux écoles primaires et un Cem. Mais depuis longtemps, le village est confronté à un sérieux problème d’approvisionnement en eau. Le liquide précieux manque terriblement dans le village. Les populations continuent à s’approvisionner en eau à partir des puits. Souvent, des Peuls puisent cette eau qu’ils revendent aux populations moyennant 100 FCfa le bidon de 20 litres. « Dans cette situation, on ne dispose jamais d’assez d’eau dans nos maisons pour se laver, faire le linge ou les travaux domestiques », signale Alfred Kâ. Mais le chef de village est optimiste quant à la résolution de ce problème sous peu. Actuellement, les responsables des sociétés en charge de la question sont en train, selon lui, de rechercher les points d’eau afin d’y implanter des forages.
Maguette NDONG et Idrissa SANE/lesoleil

12/05/2016

LE TOURISME SOUFFRE EN AFRIQUE DE L'OUEST

L’activité touristique chute de 6% en Afrique de l’Ouest après les attaques terroristes de 2015

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Après l’attentat de Grand-Bassam, station balnéaire près d’Abidjan, le 14 mars 2016, qui avait tué 14 touristes et deux militaires.
En 2015, l’activité touristique a chuté de 6 % dans les huit Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ce recul prononcé du flux de touristes est lié « au contexte sécuritaire après les différentes attaques terroristes », a expliqué Gustave Assourdi, un responsable de l’UEMOA en marge d’une réunion d’experts sur la relance du secteur à Niamey.
Au cours de la même période, les recettes ont chuté de 3 % pour se situer à 539 milliards de francs CFA (822 millions d’euros), a précisé M. Assourdi. « 2015 et début 2016 ont été difficiles » et le tourisme qui « représente 2,1 % » du PIB régional « se porte plutôt mal », indiquant que les attaques des djihadistes « ont porté atteinte aux sites » touristiques de l’espace communautaire. Plusieurs Etats, dont le Niger, le Burkina Faso et le Mali, sont toujours classés en zone rouge par les pays occidentaux, gros pourvoyeurs de touristes.
L’exception ivoirienne
Seule la Côte d’Ivoire, locomotive économique de la région, fait pour l’heure figure d’exception, en dépit des récentes attaques djihadistes contre des sites touristiques près d’Abidjan.
« Nous sommes à une croisée des chemins, mais le tourisme ne se porte pas mal en Côte d’Ivoire », a estimé Germain Aphing-Kouassi N’Dri, le représentant ivoirien.
« Beaucoup d’opérateurs ont fermé, des employés sont licenciés ou mis en congé technique », a noté de son côté Gougnafier Caribou, un expert du Mali. Au Burkina Faso, « 2 900 réservations de chambres, onze congrès internationaux et des festivals ont été annulés », a déploré Abdoulaye Sankara, le délégué de ce pays.
Pour donner un second souffle au secteur, l’UEMOA mise sur la promotion du tourisme au sein de son « marché intérieur ». L’UEMOA regroupe sept pays francophones d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et la Guinée-Bissau (lusophone), pour un bassin de population de 90 millions d’habitants.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/05/11/l-activi...

09/07/2015

RELANCE DE LA SAPCO...

LE GOUVERNEUR DE THIÈS ANNONCE UN PLAN DE RELANCE DE LA SAPCO
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Le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy, a annoncé mercredi, qu’’’un plan vigoureux’’ de relance des activités de la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO) est en gestation pour booster l’activité touristique au Sénégal.
‘’Nous voulons faire en sorte que les travers connus dans l’expérience de la station balnéaire de Saly-Portudal soient revus et corrigés. Saly-Portudal a été une expérience intéressante, certes, mais qui a, peut-être, connu des difficultés’’, a relevé M. Sy, lors de la cérémonie d’installation du nouveau préfet du département, Ousmane Kane.
 Selon le gouverneur, avec ce plan de relance de la SAPCO, qui va permettre à cette société d’étendre ses tentacules vers d’autres départements du pays, il ne s’agira pas de jeter le bébé et l’eau du bain, mais plutôt de voir quelles sont les mesures de correction à apporter pour que cet important potentiel que constitue le tourisme soit exploité et qu’il puisse bénéficier à l’ensemble des populations.
 ‘’Dans cette perspective, il y a d’autres actions qui devront être menées et le préfet du département de Mbour est un des piliers dans cette activité. Mbour est un département dont l’importance n’est plus à démontrer. C’est un département carrefour qui joue un rôle extrêmement important pour l’avenir du Sénégal’’, a indiqué Amadou Sy.
Outre ce plan de relance, le gouverneur a annoncé une panoplie de projets qui sont destinés au département de Mbour et dont certains, comme l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), sont en phase de réalisation.
Dakaractu/APS

05/05/2009

Tourisme sexuel au Sénégal

Reportage sur le tourisme sexuel pour les femmes au Sénégal mercredi soir sur M6
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Le magazine 66 minutes "propose demain mercredi 6 mai un reportage au Sénégal sur le boom du "tourisme de l'amour" chez les femmes.
C'est un phénomène en plein essor : dans les stations balnéaires proches de Dakar, on enregistre de plus en plus de mariages mixtes, des Françaises qui épousent des Sénégalais. Souvent, les jeunes mariées ont en fait la cinquantaine et leur mari 25 ans seulement... Depuis quelques années, le Sénégal est devenue un destination privilégiée du "tourisme de l'amour", pour des femmes d'âge mûr esseulées. Sur la plage, de jeunes hommes les abordent de façon très directe, attirés avant tout par le pouvoir d'achat de ces touristes en mal d'affection. Même si l'on ne parle pas d'argent de façon explicite, même si les Françaises veulent souvent croire au coup de foudre, ces flirts sous les cocotiers s'apparentent à ce qu'il faut bien appeler de la prostitution masculine.