17/12/2017

LE MINISTRE DU TOURISME A SALY

Le nouveau ministre du tourisme veut assainir le secteur

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En tournée, dans la région de Thiès ,Mame Mbaye Niang était dans la station balnéaire de Saly pour constater la situation du tourisme dans cette partie du pays. Accompagné de ses lieutenants et des acteurs sur place, l'ancien ministre de la jeunesse a fait le tour de beaucoup de réceptifs hôteliers, sous la bienveillante attention du chef du service régional du tourisme, madame Néné Daff maîtresse d’œuvre. Le ministre du tourisme a tenu à rencontrer les acteurs après la visite pour une séance d’explication. Prenant la parole, les acteurs n’ont pas manqué de féliciter le président Macky Sall aux efforts consentis dans le secteur du tourisme, mais les doléances étaient au rendez vous.<<nous remercions le président pour les nombreuses réalisations opérés dans le département particulièrement dans le secteur du tourisme, notamment avec la construction et l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye. La station de Saly manque d’animation culturelle, il faut des activités culturelles de grande envergure pour intéresser les touristes>> a souligné Bocar Diallo, représentant du maire de Saly et homme du sérail. Le ministre après avoir écouté les acteurs, a rappelé l’objectif du PSE qui est de faire du tourisme un vecteur de développement social et territorial ,ceci sera possible grâce à l’offre, la promotion et la gouvernance. Par ailleurs, le ministre de répondre aux doléances<<nous allons assainir le secteur pour l’atteinte des objectifs, mais il faut arrêter vous aussi, de dire hôtel à cinq étoiles or c’est vide dedans, cessez aussi de mettre des hôtels de luxe dans des localités pauvres>>a dit Mame Mbaye Niang. Le ministre se rendra dans les sites touristiques de Mbodiène, Pointe Sarène et Joal ce dimanche, pour constater l’état d’avancement des projets phares du PSE.
Dakaractu

16/12/2017

ENCORE UNE GREVE EN VUE

Perturbation en vue à AIBD: Les travailleurs de Dakar Dem dikk menacent d’aller en grève

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Après la grève de 24 heures observée par les aiguilleurs, une nouvelle perturbation est en vue à l’aéroport international Blaise Diagne. Les travailleurs de Dakar Dem Dikk chargé de faire la navette entre Dakar et Diass avertissent les autorités sur leur mouvement d’humeur qu’ils comptent tenir en janvier.
Selon Mamadou Goudiaby du syndicat de Dakar Dem Dikk, les travailleurs font l’objet de discrimination de la part du directeur général de ladite société de transport public. «On donne des contrats à durée indéterminée à des nouveaux venus au détriment de ceux qui sont là depuis plus de 10 ans », tonne le syndicaliste.
A ces manquements, il ajoute que leur IPM n’est plus versé. « Nous sommes rejetés dans les pharmacies et hôpitaux car les responsables n’ont pas payé pour nous », regrette-t-il. A l’en croire, ce n’est pas du tout normal que l’on donne des promotions à certains. Il renseigne qu’un budget de 100 millions leur a été attribué ^pour prendre en charge leurs assurances. Ils donnent ainsi un ultimatum aux responsables de Dakar Dem Dikk pour mener leur menace à exécution.
lesenegal.net

15/12/2017

AIBD: REVUE DE PRESSE (2) ET LEVEE DE GREVE

Grève Aibd: Les compagnies suspendent leurs vols

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La grève de 24 heures des aiguilleurs de l’air, aura sûrement un impact non négligeable. Déjà, plusieurs compagnies commencent à suspendre leurs vols vers Dakar et à demander à leurs passagers ou clients, de reporter leur voyage.
Seneweb a appris de bonnes sources que la Royal Air Maroc a suspendu ses vols au départ et à destination de Dakar pour la journée de ce 15 décembre.
Et en attendant de voir l’issue de la situation, la Ram qui présente des excuses, conseille à ses passagers de «reporter leur date de voyage à une date ultérieure ou le cas échéant à obtenir un remboursement auprès du point d’émission de leur billet.»
South African Airways aussi a lancé une alerte à ses passagers, pour les informer de la situation. «Les clients affectés à destination et en provenance de Dakar bénéficieraient d'autres arrangements. », leur ont-ils signifié.
Youssouf Sane - Le Soleil

AIBD : Des passagers "abandonnés comme des moutons"

C’est la débandade générale à l’aéroport Blaise Diagne de Dakar. Dans la nuit du 14 au 15 décembre, des passagers ont été débarqués de leur avion à 2heures par des grévistes sans aucune explication. Dans un reportage de BBC, des passagers expriment leur mécontentement.
« Il y a 600 personnes ici. Ils nous ont abandonnés comme des moutons. Est-ce que ça c'est normal », s’est emporté un passager qui dit avoir payé 15.000 FCFA le prix du taxi pour se rendre à l'aéroport de Diass. Une autre, explique que c’est vers 3 h 30 qu'ils ont été "jetés" dans le hall de l'aéroport avec leurs bagages. « On est là sans voir personne, aucune autorité. Et tout le monde habite pratiquement à Dakar. On est là en pleine campagne, pas de voitures pour rentrer, pas d'hôtels pour dormir. Rien ».
seneweb

Contrecoups de la grève à l’Aibd : Les avions d’Air Algérie font demi-tour

La grève des travailleurs de la Tour de contrôle de l’aéroport AIBD déclenchée depuis 00h00 ce 15 décembre a causé une grande pagaille. Les avions Air Algérie ont été obligés de faire demi-tour vers Alger après escale à Nouakchott. D’autres compagnies Ram, TAP, etc. ont subi un coup dur dans la programmation de leurs vols.
www.dakaractu.com

pas de vol au nouvel aéroport Blaise Diagne: L’AIBD coupé du monde, Découvrez pourquoi

Les agents de l’Aéroport Blaise Diagne de Diass en grève
Pendant 24 heures, « il n’y aura pas de décollage, pas d’atterrissage et même pas le survol de l’espace aérien du Sénégal », a affirmé vendredi Paul François Gomis, secrétaire général du syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal.
Cette décision fait suite à la grève au niveau du nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass au Sénégal, inauguré le 7 décembre.
Les syndicalistes ont confié qu’ils sont en grève pour exiger de meilleures conditions de travail.
« Nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles. Nous n’avons pas suffisamment de temps de repos. Avec le déplacement de l’aéroport à Diass à une cinquantaine de kilomètres, il y a un problème de transport qui se pose », se plaint Paul François Gomis, secrétaire général du syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal.
Selon lui, « ceux qui ont leurs voitures, les prennent avec tout ce que cela implique comme frais supplémentaires de carburant et de péage et les autres prennent le transport en commun ».
Il affirme qu’un mémorandum avec leurs différentes revendications a été déposé auprès des autorités compétentes et auprès du ministre de tutelle.
« On a été reçu à deux reprises par le ministre, mais ce qu’il nous a fait comme proposition ne nous convient pas », déplore Paul François Gomis.
La situation n’a pas évolué dans le bon sens. L’AIBD est toujours coupé du monde, comme l’a annoncé Seneweb cette nuit. Aucun vol n’arrive ni ne part de cet aéroport flambant neuf, inauguré en grande pompe il y a une semaine.
« Les avions qui devaient partir de l’AIBD sont cloués au sol et ceux qui devaient atterrir sont détournés vers d’autres pays. La tour de contrôle est éteinte et personne ne sait combien de temps ça va durer », rouspétait un de nos interlocuteurs.
D’après nos sources, une grève des contrôleurs aériens est à l’origine de la suspension des activités. Les voyageurs, surpris d’apprendre la nouvelle à la dernière minute, par exemple au moment de faire leurs formalités ou d’attendre en salle d’embarquement, n’ont que leurs yeux pour pleurer. Même certains agents de l’AIBD n’étaient pas informés.
Contacté ce matin, un responsable de l’AIBD, oriente Seneweb vers l’Asecna. « Nous, nous sommes victimes de cette situation », marmonne notre interlocuteur qui, dépité, regrette qu’ »un tel bijou soit bloqué pour de telles histoires ».
Quelles histoires ? « C’est l’Asecna qui gère, nous payons les pots cassés », se cramponne notre interlocuteur, refusant d’aborder le fond du problème.
Seneweb a tenté de joindre le représentant de l’Asecna au Sénégal, Diaga Basse. Mais son téléphone sous répondeur.
Pendant ce temps, de nombreux voyageurs, qui devaient prendre l’avion au départ de l’AIBD, ont dû rebrousser chemin. C’est le cas de l’homme d’affaires qui nous a donné l’information cette nuit.
lesenegal.net

Grève des aiguilleurs de l’AIBD : Coup dur dans les programmes de vol

La grève des aiguilleurs de la tour de contrôle de l’Aéroport International blaise Diagne a été terrible pour les compagnies aériennes. En effet, ce mouvement observé vers les coups de minuit, a contraint les avions à changer leur plan de vol. L’avion d’Air Algérie qui devait se poser sur le tarmac de l’AIBD dans cette plage horaire a été obligé de rebrousser chemin. Idem pour la TAP, ou encore la Royal Air Maroc, qui ont dû trouver des solutions alternatives. Les aiguilleurs de Diass pour rappel, réclament à leur Direction de meilleures conditions de travail.
dakaractu.com

Le Premier Ministre ré-ouvre AIBD : Les vols reprennent

L’aéroport Blaise Diagne qui a été ferme de quelques heures à la suite de la grève des aiguilleurs a repris service.
La médiation du Premier ministre, Boun Abdallah Dione a fait revenir les contrôleurs aériens de l’ASECNA qui en veulent à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et à Madagascar qui est composé de 17 États, dont le Sénégal.
La grève a bloqué ce matin plusieurs voyageurs qui devaient prendre l’avion à partir de l’AIBD. Une situation qui a poussé le gestionnaire de cet aéroport qui a été mis en service le 7 décembre dernier a imputé la responsabilité à l’État du Sénégal.
senedirect.net

Au Sénégal, à peine inauguré, l’aéroport Blaise-Diagne victime d’une grève

Les contrôleurs aériens demandent la prise en charge de leur transport jusqu’au nouveau site, situé à 47 km de Dakar.
Inauguré le 7 décembre, l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), au Sénégal, bat déjà de l’aile. Dans la nuit du jeudi 14 au vendredi 15 décembre, les contrôleurs aériens de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) ont entamé une grève de vingt-quatre heures pour dénoncer leurs conditions de travail. Ils demandent notamment la prise en charge de leur transport jusqu’au nouvel aéroport, situé à 47 km de Dakar.
« Chaque contrôleur demande son propre véhicule et de meilleures conditions de travail, car toutes les commodités ne sont pas encore mises en place », explique Abdoulaye Diouf, représentant de l’Asecna au Sénégal, précisant que « des négociations sont en cours avec les autorités nationales ». Au micro de la radio sénégalaise RFM, Xavier Mary, le directeur général du consortium sénégalo-turc Limak-AIBD-Summa (LAS) qui gère l’aéroport, a déploré cette grève : « Nous sommes victimes de ce mouvement de grève. Je ne ferai pas de commentaires car l’Asecna est actuellement en cours de discussion avec ses contrôleurs. »
Un préavis avait été déposé
Du côté des voyageurs, c’est la colère générale. Certains ont été débarqués de leur avion, d’autres ont été informés de l’annulation de leur vol alors qu’ils attendaient d’embarquer. « Je devais prendre le vol de 2 h 55 pour Madrid, mais en zone d’embarquement on nous a fait savoir qu’aucun avion ne décollerait ou n’atterrirait cette nuit. Sur mon passeport j’ai le cachet de sortie du Sénégal, mais je suis encore ici », explique Marta Moreiras, une passagère de la compagnie portugaise TAP qui a dû rentrer chez elle au milieu de la nuit après avoir récupéré ses bagages.
Le nouvel aéroport ne comprenant pas encore de restaurant ou d’espace de repos fonctionnel, plusieurs passagers se sont plaints d’être laissés sans eau ni nourriture. Certains ont manifesté leur désarroi sur Twitter :
AIBD Dakar grève controleurs. Plus de vols. On débarque de l'avion à 3h30 pour un vol ki était prévu à 23h50. Pas d… https://t.co/kK3XtqlaJD
— waaxma (@waxma kaddu)
Il nous faudra plusieurs jours avant que l'AIBD ne soit opérationnel à 100%. Ndank ndank rek!
— cheikhnambaye (@MalkoTIMUS??L.????)
#GreveAibd les passagers à Casablanca sont transférés à l'hôtel en attendant d'avoir des nouvelles
— diabymohamed (@Diaby Mohamed)
« C’était la folie à l’aéroport, poursuit Marta Moreiras. Personne ne pouvait nous dire exactement ce qui se passait, pas même le bureau de l’information. »
Pourtant, selon le représentant de l’Asecna, les compagnies aériennes ont été informées du risque de grève, puisqu’un préavis a été déposé le 22 novembre par les aiguilleurs du ciel et un message aux navigants aériens diffusé au niveau mondial. « Il y a des compagnies qui sont parties avant minuit à cause de cela », remarque Abdoulaye Diouf. Selon ce préavis, la grève doit se poursuivre jusqu’à 23 h 59.
lemonde.fr

AIBD : Mot d'ordre de grève levé: Reprise des vols
L’aéroport Blaise Diagne qui a été fermé de quelques heures à la suite de la grève des aiguilleurs a repris service.

GREVE A L'AIBD: REVUE DE PRESSE EN VRAC

AIBD : Le Premier ministre dénoue la situation

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Le nouvel aéroport a été fermé pendant quelques heures suite à une grève des contrôleurs aériens de l’ASECNA. Une grande frustration serait à l’origine de la grogne qui oppose les travailleurs à leur employeur l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).
Tenez-vous bien, le Sénégal produit plus de 70% des recettes de l’ASECNA qui pourtant, comporte 17 états membres. En effet, fort de sa position géographique, le Sénégal s’est vu alloué par l’OACI, la « FIR » océanique de Dakar, qui est un espace de souveraineté internationale de plusieurs millions de kilomètres carrés.
Cette zone est gérée par des Sénégalais depuis le Centre Régional de la Navigation Aérienne (CRNA) qui se situe à Yoff. Tous les avions qui quittent l’Amérique pour l’Europe et vis-versa passent par cet espace et versent des redevances exclusivement à l’ASECNA, manne financière qui constitue 70% des recettes de l’Agence contre zéro franc pour l’Etat de Sénégal, à qui l’espace est alloué. Ilm faut aussi savoir que les salaires des travailleurs de l’ASECNA sont indexés par rapport à la stabilité du pays ; plus le pays est politiquement instable, plus les salaires sont élevés. Ce qui fait que les Sénégalais, « victimes » de la stabilité politique de leur pays, font partie des moins nantis.
Cette inéquité est donc source de frustration pour nos compatriotes qui, par ailleurs, endossent toute la surcharge de travail sans aucune forme de rémunération conséquente. Il s’y ajoute que dans tous les autres pays, le bloc administratif ainsi que les logements d’astreinte sont construits par l’agence sauf au Sénégal. Chez nous, c’est l’Etat qui a mis à la disposition de l’ASECNA un bloc administratif et une cité d’astreinte de 54 logements à Diass, le tout d’une valeur de près de 3 milliards de FCFA.
Malgré toutes ces faveurs, l’ASECNA s’est permise de refuser catégoriquement d’accompagner les travailleurs quant à la prise en charge des dépenses permanentes liées au transfert de l’aéroport de Yoff à Diass (carburant, péage, moyens de locomotion), ce qui occasionna la grève de cette nuit. Il a fallu le tact et la détermination du Premier Ministre toute la nuit durant, couplé au patriotisme singulier des contrôleurs aériens pour que la situation soit dénouée et que les négociations soient poursuivies conformément aux directives du Chef de l’Etat.
leral.net


Grève à l’AIBD : Les sacrifices de l’Etat sénégalais au profit des contrôleurs aériens trop gourmands

Malgré leurs revendications, les contrôleurs de la circulation aérienne du Sénégal ne sont pas les plus mal lotis de la plateforme aéroportuaire. D’après une source bien informée, proche de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), ces contrôleurs aériens, cadres intermédiaires de niveau bac+2, ont des salaires supérieurs à un (1) million de francs net.
En plus de cela, l’Etat du Sénégal, à travers le gestionnaire d’aéroport, leur octroie une indemnité mensuelle de 200 000 francs constituant un sursalaire.
Avec ce traitement, la plupart d’entre eux ont des véhicules personnels et bénéficient d’un système de transport du personnel mis en place par leur employeur, à savoir l’ASECNA, pour leur permettre de rallier sans difficulté la nouvelle plateforme aéroportuaire de Diass.
Néanmoins, ils réclament des véhicules neufs 0 km par contrôleur, au nombre de 160 environ, dont le coût global ferait plus d’un (1) milliard 300 millions. Pendant ce temps, beaucoup de hauts cadres de l’État du Sénégal touchent moins de 500 000 frs par mois.
Tout cela ne suffit pas. En plus de ces supers privilèges, ils veulent aussi que l’Etat leur accorde gracieusement des terrains à usage d’habitation dans les environs immédiats de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).
Ce n’est pas tout. Leurs revendications portent aussi sur la participation des employés du secteur dans le capital de la société de gestion de l’AIBD. Ce que l’Etat a accepté et a fixé à 5% du capital pour le personnel.
Notre source renseigne que le Ministre chargé des Transports aériens, Madame Maïmouna Ndoye Seck, les a reçus à plusieurs reprises pour dialoguer avec eux. Elle nous fait savoir que le Ministre a même proposé l’augmentation de l’indemnité mensuelle de 50 000 F Cfa, ce qu’ils auraient refusé.
Au regard de ce qui précède, on peut comprendre que cette corporation cherche à prendre en otage tout un pays pour des intérêts purement matériels et personnels et saper les réalisations de l’Etat qui a déjà beaucoup fait pour ces contrôleurs du ciel.
Pourtant, ils ne sont pas plus importants que les autres maillons de la chaîne du système des transports aériens sénégalais.
Diop Mamadou/Galsen221.com

L’Aéroport International Blaise Diagne est fermé, des centaines de passagers sont bloqués à …

Des centaines de passagers ont été surpris à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass par la grève des aiguilleurs du ciel. Ils ont été sortis des avions, sans plus d’explications. Abandonné dans le hall de l’aéroport, les passagers expriment leur ras le bol.
Pendant 24 heures, « il n’y aura pas de décollage, pas d’atterrissage et même pas le survol de l’espace aérien du Sénégal », a affirmé vendredi Paul François Gomis, secrétaire général du syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal.
Cela fait suite à la grève au niveau du nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass au Sénégal, inauguré le 7 décembre. Les syndicalistes ont confié qu’ils sont en grève pour exiger des meilleures conditions de travail.
« Nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles. Nous n’avons pas suffisamment de temps de repos. Avec le déplacement de l’aéroport à Diass à une cinquantaine de kilomètres, il y un problème de transport qui se pose. Ceux qui ont leurs voitures, les prennent avec tout ce que cela implique comme frais supplémentaire de carburant et de péage. Les autres prennent le transport en commun », se plaint Paul François Gomis, secrétaire général du syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal.
Il affirme qu’un mémorandum avec leurs différentes plaintes a été déposé auprès des autorités compétentes et auprès du ministre de tutelle. « On a été reçu à deux reprises par le ministre, mais ce qu’il nous a fait comme proposition ne nous agrée pas », déplore Paul François Gomis.
senedirect.net

La grève des aiguilleurs du ciel a perturbé le fonctionnement de l'Aibd, causant beaucoup d'ennuis aux passagers en partance pour Dakar. À l'aéroport Charles de Gaulle, à Paris, des voyageurs sont en train de vivre un véritable calvaire. En salle d’embarquement, ils arrivent un par un trainant leurs bagages.
Les agents d’Air France sont assaillis par les passagers en quête d’informations pour les vols vers Dakar. La tension est souvent à son paroxysme, certains sont à bout de nerfs. Ils déversent leur bile sur les agents de la sécurité et les préposés aux formalités d’embarquement.
Pour l'heure, aucune certitude quant à la fin de cette grève. En attendant d’y voir clair, certains voyageurs ont été envoyés dans les hôtels jusqu'à nouvel ordre.
Youssoupha Mine.seneweb


L'AIBD bloqué : Les éclairages du représentant de l'Asecna au Sénégal

La grève des aiguilleurs du ciel, déclenchée dans la nuit de ce jeudi au vendredi, a quasiment paralysé l'Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Représentant de l'Asecna au Sénégal, Abdoulaye Diouf, joint par Seneweb, s'est exprimé sur les causes véritables de cette situation, sur les discussions engagées par l'autorité et l'impact d'une telle grève.
Les vols épargnés
"C'est une grève qui a été annoncée pour 24 heures, à compter du 15 décembre à 00 heure. Et effectivement les contrôleurs aériens ont déclenché la grève en assurant le service minimum. Tous les vols humanitaires sont traités. Les vols d'État sont traités. C'est-à-dire les vols qui transportent les chefs d'État et les souverains, les vols militaires de sécurité, les vols d'évacuation sanitaire sont aussi traités. Ce service minimum est donc une obligation au niveau de l'Asecna. Tout syndicat qui déclenche une grève à l'Asecna est tenu d'assurer le service minimum.
Les vols impactés
"Tous les vols commerciaux ne sont pas traités à l'arrivée et au décollage de l'Aibd. Pour les aéronefs de survol, nous avons au sein de l'Asecna un plan de mesure d'exception. Il y a des routes qui sont prédestinées et qui sont publiées à l'attention de tous les usagers. Ces routes sont tracées de sorte qu'il y ait le moins de conflit possible avec les autres aéronefs. Donc tous les survols sont assurés avec sécurité. Ce sont les arrivées et les départs qui sont bloqués au niveau de l'Aibd.
"Pour les logements d'astreinte, l'État a construit 8 immeubles. C'est la première fois qu'un État membre de l'Asecna, d'un seul coup, fait un tel investissement."
Un impact économique et social certain
"L'Aibd n'est pas un petit aéroport. Il y a au moins une centaine de mouvements (décollages, atterrissages) par jour. Donc naturellement, cela a un impact certain. Un impact économique et un impact social, ce que l'Asecna regrette beaucoup. Parce que nous aussi nous sommes pourvoyeurs de service public, confié par les États membres. Donc quand il y a ce genre de situation, ça nous gêne beaucoup. Mais ce sont des situations qui arrivent, même ailleurs dans le monde.
Les doléances des aiguilleurs
"Entre autres, ils réclament de meilleures conditions de travail. C'est un nouvel aéroport, c'est compréhensible qu'on n'ait pas toutes les commodités pour le moment. Mais au fur et à mesure, ces commodités sont en train d'être mises en place. La restauration, les logements d'astreinte, tout cela est en train d'être mis en place et vous comprendrez aussi qu'en tant que contrôleur, le métier est si exigeant que les gens sont pressés que tout cela soit mis en place.
Logements d'astreinte
"Pour les logements d'astreinte, l'État a construit 8 immeubles de 6 appartements chaque. Trois immeubles sont déjà prêts. Il reste juste quelques finitions, raccordement en eau et en électricité pour que les contrôleurs puissent disposer de ce logement. Donc c'est un effort immense de la part de l'État du Sénégal. C'est la première fois qu'un État membre de l'Asecna, d'un seul coup, fait un tel investissement. Donc il faut de la patience.
"Nous avons bon espoir que la grève va s'arrêter à 23 heures 59."
Transport
"Il faut comprendre l'État qui a fait des efforts immenses, l'Asecna qui a consenti de grands efforts, car nous avons réorganisé le système de transport. Nous avons mis à leur disposition des véhicules pour aller les chercher chez eux en attendant qu'une solution globale soit trouvée pour le transport du personnel. Mais tout cela prend du temps pour être accepté par les uns et les autres. Les autorités nationales ont pris langue avec les dirigeants des contrôleurs. L'Asecna est à la disposition de l'État du Sénégal pour accompagner l'aboutissement heureux de ces négociations.
Lueur d'espoir
"En principe ce mouvement devrait s'arrêter à partir de 23 heures 59 minutes, si les termes du préavis sont respectés. Les autorités sont en train de discuter avec les contrôleurs pour trouver une solution apaisée. Parce que dans ce genre de situation, la seule solution possible c'est la solution d'apaisement. Le contrôle aérien est un métier difficile, contraignant. Un métier à risque. On ne peut pas se permettre d'être dans une situation de conflit permanent pour des gens qui sont chargés d'assurer la sécurité des centaines de personnes à bord. Les autorités le comprennent et sont en train de discuter avec ces contrôleurs pour trouver une issue heureuse. Et nous avons bon espoir que la grève va s'arrêter à 23 heures 59."
Youssouf SANE-Senewebnews

Les sacrifices de l’Etat sénégalais au profit des contrôleurs aériens trop gourmands

Malgré leurs revendications, les contrôleurs de la circulation aérienne du Sénégal ne sont pas les plus mal lotis de la plateforme aéroportuaire. D’après une source bien informée, proche de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), ces contrôleurs aériens, cadres intermédiaires de niveau bac+2, ont des salaires supérieurs à un (1) million de francs net.
En plus de cela, l'Etat du Sénégal, à travers le gestionnaire d’aéroport, leur octroie une indemnité mensuelle de 200 000 francs constituant un sursalaire.
Avec ce traitement, la plupart d’entre eux ont des véhicules personnels et bénéficient d’un système de transport du personnel mis en place par leur employeur, à savoir l’ASECNA pour leur permettre de rallier sans difficulté la nouvelle plateforme aéroportuaire de Diass.
Néanmoins, ils réclament des véhicules neufs 0 km par contrôleur au nombre de 160 environ dont le coût global ferait plus d’un (1) milliard 300 millions. Pendant ce temps, beaucoup de hauts cadres de l’État du Sénégal touchent moins de 500 000 frs par mois.
Tout cela ne suffit pas. En plus de ces supers privilèges, ils veulent aussi que l’Etat leur accorde gracieusement des terrains à usage d’habitation dans les environs immédiats de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD).
Ce n’est pas tout. Leurs revendications portent aussi sur la participation des employés du secteur dans le capital de la société de gestion de l’AIBD. Ce que l’Etat a accepté et a fixé à 5% du capital pour le personnel.
Notre source renseigne que le Ministre chargé des Transports aériens, Madame Maïmouna Ndoye Seck les a reçu à plusieurs reprises pour dialoguer avec eux. Elle nous fait savoir que le Ministre a même proposé l’augmentation de l’indemnité mensuelle de 50 000 F Cfa, ce qu’ils auraient refusé.
Au regard de ce qui précède, on peut comprendre que cette corporation cherche à prendre en otage tout un pays pour des intérêts purement matériels et personnels et saper les réalisations de l’Etat qui a déjà beaucoup fait pour ces contrôleurs du ciel.
Pourtant, ils ne sont pas plus importants que les autres maillons de la chaîne du système des transports aériens sénégalais.
AIBD

Xavier Mary, Dg de LAS: « l’aéroport de Diass n’est qu’une victime de cette situation »

Xavier Mary, le directeur général de LAS, l’organe de gestions de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass était il y a quelques minutes au micro de la BBC. Pour lui, l’aéroport de Diass n’est qu’une victime de la grève enclenchée vendredi à minuit par le syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal (Secs).
«C’est extrêmement dommageable du l’image du pays. C’est extrêmement dommageable pour un aéroport qui est tout neuf, à une semaine d’opération uniquement. C’est extrêmement embarrassant pour les compagnies aériennes qui vont avoir des frais supplémentaires et qui vont voir leur efficacité économique, leur performance économique être diminuée ; et ça laissera un mauvais souvenir aux passagers qui vivent actuellement cette situation. Nous la déplorons cette situation, l’aéroport de Diass en est une victime et nous espérons de tout cœur que les choses redeviennent à la normale dans les plus brefs délais», a laissé entendre Mr Mary
senenews.com

Le Gestionnaire de l’Aibd accable l’Etat du Sénégal : « C’est l’Etat du Sénégal qui n’a pas pu… »

Le gestionnaire de l’Aibd a dégagé toute sa responsabilité quant au blocage survenu sur le trafic à l’Aibd. S’exprimant sur les ondes de la Rfm, il a dit « être victime » de la situation tout comme les passagers bloqués à Diass.
Pour le patron de Limak-AIBD-Summa (LAS), l’arrêt des vols de l’Aéroport international Blaise Diagne est sous la responsabilité des aiguilleurs du ciel, qui ont entamé un mouvement de grève avec un mot d’ordre de 24 heures renouvelable.
Face aux complaintes des passagers qui ont été descendus des avions sans recevoir d’explications, Xavier Marie rejette la faute sur l’Etat. « Des dispositions avaient été prises par l’Etat du Sénégal pour pouvoir assurer la présence des contrôleurs dans la tour, hélas ces derniers n’ont ni fait décoller ni fait atterrir un avion… Les passagers ont été obligés de débarquer et ils sont actuellement en attente de nouvelle… », indique-t-il.
senedirect.net

AIBD : « Ils Nous Ont Abandonnés Comme Des Moutons », S’insurgent Des Passagers

Plusieurs centaines de passagers ont été débarqués de leur avion par les grévistes sans aucune forme d’explication.
Débarqués de leur avion vers 2 h du matin, ils ont exprimé tout leur mécontentement et regrettent d’avoir été « abandonnés comme des moutons », sans aucun interlocuteur officiel.
« Il y a 600 personnes ici. Ils nous ont abandonnés comme des moutons. Est-ce que ça c’est normal », a réagi un passager qui dit avoir payé 15.000 FCFA le prix du taxi pour se rendre à l’AIBD.
Une femme a signalé, avec une voix cassée, que c’est vers 3 h 30 qu’ils ont été « jetés » dans le hall de l’aéroport avec leurs bagages.
Selon elle, la plupart des passagers habitent à Dakar.
« On est là sans voir personne, aucune autorité. Et tout le monde habite pratiquement à Dakar. On est là en pleine campagne, pas de voitures pour rentrer, pas d’hôtels pour dormir. Rien », explique-t-elle.
BBC


Grève à l’Aibd : conséquence d’une négligence coupable ! / Les contrôleurs ont alerté les plus hautes autorités de l’Etat depuis le 22 novembre (lettre)
Dénonçant l’éloignement, le mode de transport inadapté et leurs conditions de travail, les contrôleurs aériens de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass sont en grève générale depuis ce 15 décembre 2017 à 00 heure. Une nouvelle qui a eu l’effet d’un crash au lendemain de l’inauguration, en grande pomme, de l’infrastructure. Pourtant, affichant leur volonté de dialoguer avec la hiérarchie et leur engagement à faire du nouvel aéroport un hub aérien sous-régional, ils ont écrit la lettre que voici, qui vaut préavis, depuis le 22 novembre 2017. Lettre qu’ils ont adressée au directeur général de l’ASECNA avec ampliations aux plus hautes autorités de l’Etat du Sénégal et à toutes les compagnies aériennes. Question : comment pour une affaire aussi sensible, aucune personnalité, dans la chaîne de commandement, n’a réagi depuis lors ? De toutes les façons, cet impair est indigne des défis assignés à cet ouvrage et à ne rien faire il pourrait s’y passer d’autres aux conséquences incalculables.
lesenegal.net

GREVE DE 24H CONFIRMEE A L'AIBD

Pas de vol au nouvel aéroport Blaise Diagne

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Pendant 24 heures, "il n'y aura pas de décollage, pas d'atterrissage et même pas le survol de l'espace aérien du Sénégal", a affirmé vendredi Paul François Gomis, secrétaire général du syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal.
Cela fait suite à la grève au niveau du nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass au Sénégal, inauguré le 7 décembre.
Les syndicalistes ont confié qu'ils sont en grève pour exiger des meilleures conditions de travail.
"Nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles. Nous n'avons pas suffisamment de temps de repos. Avec le déplacement de l'aéroport à Diass à une cinquantaine de kilomètres, il y un problème de transport qui se pose. Ceux qui ont leurs voitures, les prennent avec tout ce que cela implique comme frais supplémentaire de carburant et de péage. Les autres prennent le transport en commun", se plaint Paul François Gomis, secrétaire général du syndicat des aiguilleurs du ciel au Sénégal.
Il affirme qu'un mémorandum avec leurs différentes plaintes a été déposé auprès des autorités compétentes et auprès du ministre de tutelle.
"On a été reçu à deux reprises par le ministre, mais ce qu'il nous a fait comme proposition ne nous agrée pas", déplore Paul François Gomis.
bbc.com

LE TER: ON Y TRAVAILLE

Début des travaux de construction du Train régional express

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Les travaux de construction du TER, le Train régional express sont définitivement lancés au Sénégal. Les 200 ingénieurs sénégalais et français chargés de finaliser les études détaillées du projet sont à pied d‘œuvre pour livrer le chantier dans les délais fixés par le gouvernement.
Lancés en 2016, les travaux de construction doivent être réalisés dans un délai de 26 mois, et l’infrastructure livrée le 14 janvier 2019. Un projet d’envergure majeure qui nécessite une ingénierie extrêmement importante. Etienne Thibaut de Eiffage est Directeur de projet.
‘‘Ce n’est pas uniquement un seul marché, mais 6 marchés qui doivent travailler ensemble. Donc, depuis un an, nous travaillons avec les ingénieries de tous les marchés pour sortir la conception de ce projet. Aujourd’hui, la conception est terminée, nous lançons maintenant les études d’exécutions et la réalisation.”
Il y a un long temps d’études, c’est normal, et le temps aussi de libération des emprises, et le temps de décaissement des fonds, tout ça prend du temps, mais je vois que nous sommes maintenant dans la phase d’exécution concrète sur le terrain.
Des sociétés françaises, et sénégalaises, mais turques et chinoises sont chargées de construire le TER. Le projet de 1 022 400 000 dollars réalisé en 2 étapes : une première qui ira de Dakar à Diamniadio et une seconde, qui desservira Diamniadio à l’aéroport international Blaise Diagne. Les experts sur place rassurent sur les délais de livraison du projet.
“Nous avons visité un chantier à réel sur lequel nous avons parcouru le tracé physique. On a vu que les emprises sont libérées, 7,5 km sur le département de Dakar, et 15 km sur le département de Rufisque, soit à peu près 22,5 km de linéaire. 22,5 km de linéaire sur 36 km, les chantiers qui ont démarré et le terrassement d’excavations, vous avez bien compris que nous sommes rassurés.” Explique Moutanga Sy, Directeur Général de APIX.
15 trains à 198 000 000 dollars, soit environ 12 600 000 dollars le train seront mis à disposition (à terme, des trains directs desserviront l’aéroport, et des trains omnibus desserviront toutes les gares).
Le TER va desservir en 45 minutes 14 stations sur une distance de 57 km. Il transportera quotidiennement 115 000 voyageurs. Le Gouvernement compte réaliser d’ici 2035 les 1500 kilomètres de nouvelles lignes de chemin de fer. Dans cinq ans, ce sera le Ter dans sa phase ultime.
Armelle Nga/africanews

INFO DE LA NUIT

Grève des contrôleurs aériens : L'AIBD coupé du monde

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Seneweb a appris de sources sur place que l'AIBD est en ce moment coupé du monde. Aucun vol n'arrive ni ne part de cet aéroport flambant neuf inauguré en grande pompe il y a une semaine.
"Les avions qui devaient partir de l'AIBD sont cloués au sol et ceux qui devaient atterrir sont détournés vers d'autres pays. La tour de contrôle est éteinte et personne ne sait combien de temps ça va durer", rouspète un de nos interlocuteurs.
D'après nos sources, une grève des contrôleurs aériens est à l'origine de la suspension des activités. Les voyageurs, surpris d'apprendre la nouvelle à la dernière minute, par exemple au moment de faire leurs formalités ou d'attendre en salle d'embarquement, n'ont que leurs yeux pour pleurer. Même certains agents de l'AIBD n'étaient pas informés.
seneweb

14/12/2017

NEWS DE L'AEROPORT AIBD

AIBD: C’est l’échec total, les Turcs limogent la Directrice du “Service des Opérations”

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En manque d’inspiration et bouffés à l’énergie et au mental par des manquements de toutes sortes qui débouchent surtout sur d’inconcevables retards de vols à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, les Turcs n’ont pas eu besoin d’aller au ciel pour y chercher les raisons de leurs errements.
En effet, selon les sources de Actusen.com, leur Direction générale a tout simplement mis la litanie de maux qui vampirisent le fonctionnement de l’AIBD sur la tête de la Directrice du “Service des Opérations”, aperçue, le jour de l’inauguration aux côtés du Président de la République, Macky Sall, en train de lui faire une visite guidée.
Pour ce faire, les Turcs l’ont relevée pour ensuite la remplacer par Mamadou Guèye, qui fut le Directeur adjoint des Opérations à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. Et qui, une fois, à l’AIBD, ne faisait, dit-on, que ronger ses freins sur la nouvelle Plateforme aéroportuaire.
Relevée de ses fonctions, la désormais ex-Directrice du «Service des Opérations» serait tellement choquée qu’elle serait sous arrêt médical
Dépassée par la tournure des évènements, la dame, une certaine Anna, serait tellement choquée, selon toujours les sources de Actusen.com, qu’elle serait sous arrêt médical. En d’autres termes, elle n’a pas démissionné, comme le craignait Actusen.com, il y a trois jours, mais aurait plutôt piqué une sorte de crise des nerfs.
D’autant que, selon certaines confidences, après s’être sacrifiée, physiquement, comme pas possible, depuis quelques temps, dans la perspective du démarrage de l’AIBD, la désormais ex-Directrice des Opérations a le sentiment d’avoir été payée en monnaie de singe.
Malgré «l’immolation » de la Directrice du «Service des Opérations», les retards des vols ne faiblissent point
Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, en dépit du fait que la désormais ancienne Directrice des «Opérations» a été «immolée» sur le tarmac de l’Aéroport, rien ne bouge et ne change, en termes d’impairs.
La preuve, Actusen.com écrivait, hier, dans le cadre des couacs qui coulent comme un long fleuve tranquille au sein de la Plateforme de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass, que le vol Delta Airlines, qui devait décoller vers les coups de 9 heures, n’a, finalement, pu déchirer les entrailles du ciel que dans l’après-midi.
Delta Airlines et Ethipian Airlines n’ont pu quitter le tarmac que dans l’après-midi, alors qu’ils devaient respectivement décoller à 9 et 8 heures
A l’origine, un problème de kérosène, selon les sources de Actusen.com. Normal, diriez-vous ! Car il y a une dizaine de jours, Actusen.com révélait en exclusivité que les pièces détachées desdites Cuves étaient au Port autonome de Dakar et tardaient toujours à quitter la Douane sénégalaise.
Hakimi hakim/jubanti.com

AIBD/ APRES UNE SEMAINE

Une semaine après, l’AIBD fait ses comptes

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«Les opérations aéroportuaires se déroulent normalement malgré quelques petites difficultés.»
C’est la note de satisfaction décernée à l’AIBD, une semaine après son inauguration, par des sources du journal L’AS.
Celles-ci livrent quelques chiffres comme preuve : 432 mouvements d’avions ont été enregistrés. 219 vols au départ et 213 à l’arrivée, avec 29 compagnies.
Le journal rapporte que concernant le fret, malgré le boycott de quelques majors comme Air France et Emirates, 113 tonnes ont été traitées. Aussi, Total a déclaré avoir fourni 2,4 millions de litres de kérosène.
Malgré ces bons points, les sources de L’AS clament leur détermination à faire mieux «pour une amélioration progressive de la qualité du service» au niveau de l’AIBD, inauguré jeudi dernier en grande pompe.
Seneweb News

13/12/2017

INTERVIEW DE Mr PADEL SENEGAL

PADEL - Jordy Rovira Arimany : le sport dans la peau

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« Passionné de sports » c’est ainsi que se définit Rovira Arimany Jordy, 39 ans, marié, originaire de Barcelone, vivant au Sénégal depuis 2008 et créateur de l’Association Padel Sénégal en novembre 2015 entrainant dans la foulée l’introduction de cette discipline sportive au Sénégal. L’ Association Padel Sénégal se donne comme objectif « de promouvoir la pratique du Padel au niveau national ainsi que de promouvoir le Padel sénégalais à l’International, mais en plus de cela le club semble un lieu de bien-être. À l’occasion du tournoi de Padel qui du 1er au 2 décembre s’est tenu à l’Olympique Club de Dakar, nous donnons la parole à cet homme pour qui le sport se déroute comme une constante de vie.
Pouvez-vous nous brosser votre parcours ?
J’ai été entraineur dans différents clubs de football en Catalogne, puis avec la collaboration du Club de Football du Barça j’ai créé des écoles de Football filiales du Club de Barca, dans le monde entier et notamment en Amérique Latine. Puis, avant de venir au Sénégal, durant une année et demi, j’ai voyagé dans différents pays d’Afrique, dans le cadre d’un projet humanitaire en rapport avec le football et les enfants.
Comment en êtes vous venu au padel ?
J’ai commencé à jouer au Padel en Espagne ; puis ensuite dans mon Club Padel Sénégal à Saly.
Êtes-vous un sportif ?
Oui, je suis un passionné de tous les sports. Je suis entraineur et coach sportif spécialisé dans le football. Je pratique notamment le football, le Padel, le spinning, le vélo, la course à pied et la marche en montagne.
Quel rapport entretenez-vous avec le sport en général et, de votre point de vue, à quoi sert- il ?
C’est mon hygiène de vie au quotidien. Le sport permet d’entretenir une bonne santé physique et mentale.
Depuis quand vous intéressez vous au sport?
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours voulu être entraineur de football dans une équipe de Barcelone. J’ai réussi à faire du sport mon métier et suis épanoui dans cette carrière sportive.
Depuis quand Padel Sénégal est-il sur pied ?
Le Club Padel Sénégal existe depuis novembre 2015.
Quels genres de sports ont cours au sein de votre structure Padel Sénégal?
Au sein de notre Centre nous pratiquons diverses disciplines sportives telles que : le Padel, le spinning, le cross fit, la gymnastique rythmique, la dance classique pour les enfants et les adolescents, la remise en forme, le Pilates, le yoga pour les adultes et les enfants, et nous avons aussi une salle de musculation et un kinésithérapeute à la disposition de nos adhérents.
Vous êtes l’initiateur du Padel au Sénégal, en ce sens pouvez vous nous expliquer en quoi consiste ce sport ?
Effectivement, je suis l’initiateur de ce nouveau sport au Sénégal… Le Padel est un sport de raquette, qui se joue à 4, avec une balle presque semblable à une balle de tennis mais avec une raquette pleine et percée. C’est un mélange de tennis et de squash. Il se joue sur un terrain en gazon synthétique, de 10 m sur 20 m, entouré de parois vitrées et de grillages, permettant de nombreux rebonds. Le Padel peut aussi se pratiquer en mixte (hommes/femmes).
Comment cette discipline a-t-elle été accueillie à ses débuts ?
Comme c’est un sport ludique, il a tout de suite séduit toutes les personnes qui l’ont essayé.
Avez-vous un nombre conséquent de pratiquants ?
Oui, nous avons effectivement un nombre important de pratiquants et adhérents au Club…. Le nombre de joueurs augmente significativement d’année en année !
Bon pour le corps, bon pour le moral
Quels sont les avantages de ce sport ?
Les bénéfices du Padel sont nombreux, il permet notamment d’entretenir le corps en faisant appel à tous les groupes musculaires, ainsi qu’au système cardiaque et sanguin. De plus, cela permet de s’évader donc c’est bon pour le moral !
Etant donné qu’il est très physique, faut-il une évaluation médicale avant de s’y adonner ?
Comme pour tous les sports il est préférable d’avoir un certificat médical délivré par un médecin, cependant le Padel reste un sport qui se joue selon le niveau et les capacités sportives de chacun.
Quelles sont les contre-indications empêchant la pratique de ce sport ?
Les contre-indications inhérentes au Padel sont : les déficiences cardiaques, les problèmes d’articulation. Afin d’éviter les blessures, il faut prendre le temps de s’échauffer avant et de s’étirer ensuite, comme pour tous les sports.
Peut-on le pratiquer à tout âge ?
Le Padel peut se pratiquer dès l’âge de 5 ans jusqu’à au-delà de 60 ans ou plus, c’est selon les capacités sportives de chacun.
Les pratiquants du Padel sont-ils plutôt des hommes ou des femmes ?
Nous avons autant de femmes que d’hommes qui pratiquent le Padel ainsi que des enfants de tous âges.
Selon vous, pourquoi ?
Ce sport semble être apprécié autant par les femmes que les hommes parce que c’est un sport qui s’adapte au niveau de tout un chacun et qui permet aussi de rapidement progresser.
Organisez vous des tournois ?
Nous organisons des tournois internationaux reconnus mondialement grâce à l’Association Padel Sénégal.
De quel genre lesdits tournois ?
Les tournois que nous organisons sont soit des tournois masculins soit des tournois féminins soit des tournois mixtes. Cependant, pour que le classement de chacun des joueurs soit reconnu au niveau national, ils doivent obligatoirement s’inscrire dans un des clubs de Padel du Sénégal, puis adhérer à l’Association Padel Sénégal.
Organisez vous des journées de vulgarisation de ce sport ?
C’est l’Association Padel Sénégal qui se chargera au courant de l’année 2018 de populariser ce sport à travers différents évènements.
Les origines du Padel
Étant et vivant au Sénégal, avez-vous eu à « sénégaliser » le Padel ou reste t-il conforme à l’original ?
Nous restons fidèles à la règlementation originale du Padel.
D’ailleurs qui a créé cette discipline et dans quelles circonstances ?
C’est en 1969 que le Padel a vu le jour grâce à Monsieur Enrique Corcuera, un mexicain d’Acapulco. En 1974 son ami le Prince Alfonso de Hohenlohe découvre ce sport durant son séjour à Acapulco. Il l’importe en Espagne, dans son Hôtel de Marbella en apportant quelques modifications à l’original. En 1975, un grand ami millionnaire argentin du Prince Alfonso de Hohenlohe, Monsieur Menditengui Juillet amène le Padel en Argentine où il rencontre un immense succès. Aujourd’hui il y a plus de 10.000 terrains de Padel sur tout le territoire argentin.
Pouvez-vous nous brosser le profil des personnes s’adonnant au Padel ?
Il n’existe pas un type de profil spécifique pour jouer au Padel, il suffit d’une condition physique correcte.
Le padel peut-il servir dans le cadre d’une thérapie pour les enfants hyper actifs, et/ ou victimes de troubles de la concentration ?
Je ne pense pas que le Padel puisse aider les enfants hyperactifs ou qui ont des problèmes de concentration, les sports martiaux me semblent plus adaptés à ce genre d’enfants.
Enfin, selon vous, en plus d’être un plaisir, le sport peut-il être une médecine en soi ?
Un médicament en soit, non ! Mais cela aide à trouver un certain équilibre et le sport est reconnu pour améliorer la santé en général.
Pour vous le sport c’est ?
Vital et indispensable dans mon quotidien.

Irène Idrisse
https://lepetitjournal.com/dakar/a-voir-a-faire/padel-jor...

MARCHE DE NOÊL A SALY

Dundal, Marché de Noël de SALY ! Ce samedi de 16h à 21h

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Le programme :
30 exposants locaux : cadeaux, dégustations, restauration, beauté, décoration, habillement...
Animations :
Pendant tout le marché Château gonflable, maquillage, roue de la fortune ...
16h initiation Cirque (sur inscription / Julia 77 825 8688)
17h arrivée du Père Noël !!!!
18h30 Zumba Démo
19h30 Yoga (sur inscription / Youssou 77 399 9242)
Dégustations :
Vins, chocolat chaud, café, thé, tisanes, chutney, confitures, jus...
Saucisses et merguez (ferme Beersheba) grillées
Pates artisanales
Pizza libanaises
Et plein d'autre surprises !
Venez avec la famille ou les amis.
Devant le Lycée Jacques Prévert (école française), juste à côté du Rhino hôtel.

10/12/2017

FAOYE

Faoye, un village authentique sérère qui en vaut le détour

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Créé au XIIe siècle, le petit village de Faoye au Sénégal a gardé tout son charme. Selon la légende e village aurait était créé par le signalement d’un feu dans le buisson allumé par un migrant, attirant ainsi d’autres hommes qui cherchaient à s’installer dans le delta du Saloum (Sénégal). Cette semaine, Jumia Travel, et votre site d’information vous invitent à découvrir un village authentique, considéré comme le berceau des traditions sérères.Faoye
Situé au bord d’un bras de mer dans la région naturelle du Sine-Saloum, à 150 km au sud de Dakar et 25 km de Fatick, Faoye est un village qui vous plonge dans ce que l’Afrique à de plus beau : Sa culture. D’ailleurs ne dit-on pas qu’e Afrique « entrer dans un village, c’est comme entrer dans une famille..». Le nom donné à ce petit « paradis » sérère est tout aussi bien trouvé, Faoye signifie « la lueur ».
Parlant de cette ethnie du Sénégal, elle représente environ 15% de la population, derrière les Pulaar et les Wolof.
La nature est partout présente, il faut dire que sur ce plan le village ne manque pas d’atout et ses merveilleux paysages, sa mangrove, ses champs, l’architecture de ses habitats, sa culture font de Faoye un des derniers gardiens de la culture sérère authentique.
Se promener dans le village constitue une activité incontournable qui permet non seulement de voir un mode de vie original, mais également d’échanger quelques sourires avec les habitants, et pourquoi pas autour d’un thé avec les anciens du village réunis sous le grand fromager posté au centre du village.
L’économie Faoyen est principalement marqué par l’agriculture, la pèche, l’extraction du sel. Depuis quelques années, le petit village accueille des touristes solidaires, amoureux de la nature. Faoye est à l’origine de l’implantation de plusieurs villages voisins. Il est le berceau des traditions sérères.
Les sérères adorent faire la fête et la danse est très présente dans la vie des femmes. Toutes petites, elles dansent sur les chansons de la radio, les chants ou les rythmes joués à la main. La moindre mesure musicale est un prétexte pour la danse. Les femmes dansent beaucoup aux cérémonies comme les baptêmes, les mariages et l’initiation. Mais elles dansent aussi lors des travaux des champs, de la récolte du sel et à d’autres moments exceptionnels. Ces danses, au rythme d’une calebasse, sont souvent improvisées.
Faoye, quant à eux, après l’école et les tâches quotidiennes, se retrouvent dans les rues du village pour jouer. La danse, le football, les baignades, la lutte les jeux de société pratiqués dans le sable comme le Wory ou le Foline et d’autres jeux imaginaires sont leurs principaux loisirs.
laviesenegalaise.com

09/12/2017

CHASSE AU TOUBAB

Mariage mixte à Saly La chasse au «blanc», un véritable phénomène

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A Saly Portudal, nombreux sont les jeunes qui rêvent que de rallier l’Europe. Et le mariage mixte est pour eux un moyen sûr d’y arriver.
Aujourd’hui, il est en train de se développer à grande vitesse et pour ces filles ou garçons ; le profil de leur futur conjoint importe peu. Seul le résultat final compte à leurs yeux. La chasse à l’étranger, qu’il soit Français, Belge, Espagnol, Italien, Américain est un exercice très pratiqué à Saly du fait de sa position de ville très touristique. Aujourd’hui, ces unions dites mixtes continuent d’intéresser les jeunes, filles comme garçons. Et pour concrétiser leurs fous rêves, ils sont prêts à tout. De janvier à décembre, Saly est assailli par les touristes. Et dans les différentes artères de la ville, il n’est guère surprenant de rencontrer des européens, hommes ou femmes, au bras de fils du terroir. Dans une autre ville, ces scènes auraient peut-être heurté la sensibilité, mais pas à Saly où ce mariage dit mixte est en train de se développer à grande vitesse. Il nous revient de sources dignes de foi, de dizaines d’unions y sont scellées chaque année. Et la chasse aux blancs continue d’y être intense. Garçons et filles n’hésitent pas à user de toute sorte de subterfuge pour ferrer leurs proies. Que ce soit dans les restaurants, les hôtels, à la plage, les boites de nuit ou dans toute autre place fréquentés par les nombreux touristes.
Amour ou Business
Diverses sont les raisons, qui poussent les jeunes à s’unir avec des européens. Même si dans certains cas, ce qui est infime, ces unions sont motivées par l’amour, elles sont dans d’autres un moyen sûr d’échapper à une situation de misère et de précarité. Dans cette cité touristique qui a marqué son époque, un nombre appréciable de jeunes filles choisissent de se marier avec un conjoint étranger aisé et profiter des possibilités matérielles pour mener une vie confortable et heureuse en faisant profiter toute sa famille. Le mariage mixte est souvent social et motivé par un intérêt dissimulé. Car certaines personnes trouvent en ces unions un moyen sûr pour sortir de la misère ou pour réaliser leur rêve d’émigration, mais ces unions ne peuvent prospérer que s’il est motivé par l’amour », estime B.B un professeur de lettres, qui soutient que ces filles ou garçons qui se lient avec des blancs ont leur raison. «Que leur union soit par amour ou par simple intérêt, on doit respecter leur choix », a-t-il fait savoir. «Ce qui est désolant c’est le fait que certaines filles se lancent dans cette aventure sans prendre le temps de connaitre leurs partenaires», se désole-t-elle, en soulignant que le mariage mixte c’est comme un jeu de hasard. « Des fois on peut avoir la chance et d’autres fois, la désillusion peut être très grande », explique-t-il en invitant ses compatriotes à être plus regardants dans leur choix. Le rêve de convoler avec un blanc est beaucoup plus accru chez les filles. Nombre d’entre elles disent ne pas être gênées de convoler avec un européen. Un mariage mixte qui ferait, à les en croire, leur affaire. « Mon rêve c’est d’épouser un riche européen pour pouvoir continuer mes études à l’étranger et pourquoi pas vivre là-bas. Il n’y a aucune honte puisque chaque personne est libre de choisir la façon dont elle compte mener sa vie », soutient Ami Ndiaye, une jeune élève. Pour sa camarade F. W, sa grande sœur qui vit depuis une décennie en Suisse lui a transmis le virus d’épouser un homme blanc. « J’ai beaucoup de soupirants qui n’attendent que mon aval pour venir demander ma main, mais je préfère attendre, car je ne pense pas pour l’instant me marier ici », soutient-elle en précisant être prête à offrir son cœur à un chevalier blanc, quel que soit sa religion. Pourvu simplement, qu’il la rende heureuse.
Le coup de pouce d’Internet
Aujourd’hui à Mbour Saly, nombreux sont ces jeunes qui continuent de rêver de trouver une fille ou un garçon de bonne famille pour fonder un foyer et avoir des enfants. Même si dans la plupart des cas, la recherche d’une situation meilleure sous d’autres cieux ou la recherche des fameux « papiers » européens sont à l’origine de ce genre d’union, les jeunes qui font fi de ces remarques caressent toujours le secret espoir de rencontrer leur douce moitié qui leur permet de réaliser leur rêve de rallier l’Europe, sans embarquer dans ces pirogues qui tuent. Et les moyens pour l’oiseau rare sont connus. Il s’agit de l’Internet, qui constitue d’ailleurs la seule alternative. Dans les seuls cybercafés qui ont réussi à résister à la révolution technologique, c’est chaque jour un embouteillage monstre que crées filles et garçons à la recherche de l’oiseau rare. Et il n’est pas surprenant, surtout au centre-ville, de voir une meute dé filles, assaillir ces espaces devenus leur lieu de drague, voire de chasse. Et ce sont les gérants de cybercafé qui y gagnent. Selon les estimations, près de 70% des filles consacrent au moins une ou deux heures sur Facebook ou MSN pour dialoguer avec leurs proies. « Chaque jour, on reçoit beaucoup de clients, en majorité des filles, qui passent des heures devant la machine. Leur hobby favori, c’est rechercher l’oiseau rare. C’est pour cette raison, qu’à chaque fois qu’une de ces clientes rentrent au cyber, la première chose qu’elle demande, c’est un webcam », souligne Tapha Mbaye, un gérant de cybercafé, qui soutient que beaucoup d’entre elles estiment qu’un mariage avec un blanc est la solution à leur rêve et elles sont prêtes à tout pour le dénicher. Selon lui, la majorité de sa clientèle est composée de jeunes filles à la recherche de chevaliers blancs. « Ce n’est pas un phénomène nouveau et je connais plusieurs filles qui se sont mariés grâce à l’internet », indique-il. Pour N. Ndiaye, la chasse au blanc est un sport qui n’est pas encore sur le point de s’estomper, car tout le monde veut avoir un mari étranger. Ce qui selon lui, est impossible. « Tout le monde ne peut pas en avoir. Et c’est vraiment triste de constater que certaines filles, qui ont déjà des copains ou qui sont même mariées, se prêtent à ce jeu », déplore-t-il. «Elles ne sont là que pour trouver un canard à déplumer, mais elles sont louer de se douter que ces liens à travers l’Internet sont souvent décevantes », souligne-t-il en invitant ses compatriotes à plus de vigilance. « Certains chevaliers sont de beaux parleurs et savent souvent profiter de la position de certaines filles qui, à force de vouloir partir, font preuve d’une très grande naïveté. Espérer se marier par Internet est une loterie qui, entre les faux profils et les mensonges, se termine souvent par une très grande désillusion», prévient-il.
Le calvaire des papiers
Obnubilées par leur union, certaines personnes ne se soucient même pas d’y mettre la forme. Pour les couples qui décident d’officialiser leurs relations, le mariage mixte est un véritable parcours du combattant dès l’instant. Les Français candidats au mariage, contrairement aux Sénégalais, doivent prendre contact avec l’officier d’état civil du poste consulaire français, compétent territorialement au regard du lieu du mariage, en vue de la délivrance de ce certificat. Mais, c’est l’obtention du certificat de capacité à mariage, qui facilitera les formalités de transcription ultérieure de l’acte du mariage étranger dans les registres de l’état civil français, la loi renforçant le rôle de cette transcription, qui est désormais obligatoire pour que le mariage d’un ressortissant français, célébré par une autorité étrangère, soit opposable aux tiers en France. C’est une fois que le certificat de capacité à mariage préalablement à la célébration de l’union est obtenu par les époux que la transcription sera en principe acquise. Avant le mariage, le couple doit se présenter pour satisfaire aux formalités de publication des bans, qui constitue la démarche ultime qui témoigne que le dossier est complet et ne pose pas de difficulté aux yeux de l’officier de l’état civil. Un an après s’être marié, le conjoint étranger pourra acquérir la nationalité française s’il le désire. Souvent des cas de fraudes sont notés, car souvent des candidats présentent de faux certificats de célibat, de faux passeports, de faux extraits d’actes de naissance, sans compter ceux qui cachent à leur conjoint français qu’ils étaient déjà mariés ou qu’ils avaient déjà des enfants. Tout y passe. Mais, avec la dureté des temps, tous les moyens sont bons pour se barrer. Aujourd’hui, le mariage est devenu business et face au chômage, à la crise économique, nombreux sont ces jeunes qui estiment que ces unions sont une solution pour accéder à un statut social meilleur. Mais, en attendant de dénicher l’oiseau rare, la chasse au blanc continue toujours.
Khady T. COLY/rewmi.com

FOLIE BELGE EN TOURNEE AU SENEGAL

Théâtre musical tout public.

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Vraie fausse conférence joyeuse et chantante de et par Diana Gonnissen, soprano symphonique, Sophie de Tillesse, mezzo zygomatique.
Avec la complicité d’Offenbach, Haendel, Vian, Satie, des fleurs, des papillons, de l’Amour… (Ah, l’Amour!)
Vendredi 29 décembre 2017 à 21h00
à l’Arbre à Palabres de Saly - théâtre en terrasse (Depuis la route nationale de bitume, en face de l'hôtel Le Royal Saly monter la rue, passer devant l'hôtel Flash. La maison se situe au 3ème carrefour, dans la même rue que le bar « chez Yvon – Au Baobab »)
P.A.F. : 6.000 FCFA - 9 €
Infos : fabienne.govaerts@skynet.be
Réservation indispensable (nombre de places limité)
Tél. : +221 77 514 73 14
Samedi 30 décembre 2017 à 17h
au Pôle Culturel Djaram’Arts de Ndayane, dans le cadre du festival Rythme et Forme du Monde.
P.A.F.: entrée libre sur donation.
Infos. réservations: djarama.art@gmail.com
Tél. +221 77 035 33 55
Mercredi 3 janvier 2018 à 18h
à l’Amicale de Normandie « Clos Normand » Route de Ouakam X Canal IV BP 16093 Dakar Fann
P.A.F.: membres: 3.000 FCFA, extérieurs: 4.000 FCFA
Infos, réservations: closnormanddakar@gmail.com
Tél: +221 33 825 91 03
Sophie et Max ont déjà commis par le passé quelques joyeuses facéties musicales.
Ils vous ont concocté cette fois un spectacle réjouissant et savoureux, n’ayant pas peur d'arranger voire de déranger des compositions célèbres pour vous en offrir quelques variations succulentes à vous titiller les papilles et chatouiller les oreilles.
Max-le-pianiste-qui-sait-tout-jouer-à-l'endroit-comme-à-l'envers oserait-t-il chanter en duo avec Sophie ? Qu’il s’y essaie !
La vie est trop courte pour s’ennuyer; s’il vous donne l’envie de chanter avec lui, c’est tant mieux!
Umso besser. Des te beter. Que bom. Tanto mejor. Tanto meglio.Tem loutché.
Vive la musique !

TRES CHER SENEGAL...

Le problème du Sénégal, c'est que tout est cher

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Amusez-vous à aller en famille dans un restaurant chic de la capitale et vous vous rendrez vite compte, tout de suite, à l'image de Ndoye Bane de IGfm qui s'en plaignait, que tous les prix sont généralement hors de portée du Sénégalais moyen.
Les restaurants, les hôtels, les billets d'avion, les denrées de première nécessité, les fruits, la viande, le poisson, le loyer, etc. tout est cher dans notre pays.
La vie est chère, trop chère même à Dakar et dans la plupart de nos grandes villes et dans les lieux d'attraction touristique.
Ceux qui ont la chance de faire certains pays et de soutenir la comparaison, savent qu'il y a une sorte d'inflation, et donc de cherté subséquente du coût de la vie.
Ce processus qui date de la gestion de Wade, coûte au Sénégalais lambda des yeux de la tête et aux étrangers et touristes de sérieuses raisons d'envisager d'aller ailleurs.
Bien sûr, c'est une aubaine pour le Sénégal d'inaugurer l'Aéroport Blaise Diagne, même si les Turcs devront encore pendant 20 ans, pourvoir à sa gestion eux qui en ont terminé les travaux. C'est un "hub aérien » qui pourrait placer ainsi notre pays parmi les meilleures destinations en Afrique.
Mais figurez-vous, personne n'a envie de jeter son argent par la fenêtre. Les touristes et autres étrangers qui vivent parmi nous n'ont pas envie que des "tarifs toubabs'' leur soient appliqués, même s'il s'agit d'acheter un kilo de citron. Apparemment, ceux qui fixent certains prix misent beaucoup sur la solvabilité des étrangers et de certains hauts cadres qui pourraient se permettre de dépenser sans compter.
Mais ce n'est pas une raison. Nous perdons beaucoup de visiteurs et de résidents étrangers par le fait, entre autres, que la vie est chère chez nous. Bien sûr, il y a aussi le harcèlement quotidien de gens qui ne prennent pas de gants pour aborder des inconnus à tous les coins de rue.
Cette cherté de la vie, les Sénégalais même en souffrent. La loi du marchandage sans fin fait que ce qui coûte 500 FCFA et tarifé 3000 FCFA pour juste pousser le client à débourser plus qu'il n'en faut.
Personne n'est à l'abri. Si donc des efforts permanents sont faits pour l'acquisition de nouvelles infrastructures à tous les niveaux, il faudrait également que ces mêmes efforts soient faits pour que les prix soient abordables.
L'autoroute à péage par exemple est une preuve de plus du caractère intenable des tarifs. Il faut plus de 3000 FCFA de péage Aller-retour de Dakar à l'AIBD. Et en plus maintenant, on y perd du temps et l'éclairage est nul.
Au niveau de statistiques, on nous dit que le coût de la vie est 27% moins cher qu'en France, mais figurez-vous que l'habitat y est plus cher de 2% qu'en France. En plus, si l'on tient compte du niveau de vie, l'alimentation n'est moins cher chez nous que de 13%, le loisir de 9%.
C'est insuffisant et il est inadmissible que le prix habitat soit pratiquement égal qu'en France. C'est de l'usure. Car, là où le Français touche un smic de 1.480,27 euros, soit pratiquement 970.000 FCFA, le Sénégalais, lui, aura du mal à avoir 150.000 FCFA par mois. Soit une différence de salaire qui dépasse souvent 800.000 FCFA.
Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les Sénégalais survivent chez eux et que les jeunes vont à l'assaut de la mer pour rejoindre l'Europe sans cependant savoir que c'est la clochardisation qui les attend.
L'épargne domestique est presque nulle dans nombre de familles qui croupissent sous le coup de la cherté de la vie et des fêtes interminables avec leurs lots de dépenses.
Malheureusement, on construit ainsi des hôtels, des aéroports, des restaurants chics, majoritairement pour une clientèle étrangère.
N'eût été le pèlerinage à la Mecque, peu de Sénégalais visiteraient le nouvel aéroport.
A ce rythme, les Sénégalais vont finir par être des étrangers chez eux car les endroits qu'ils peuvent visiter sont très limités.
Assane Samb/dakarmatin.com

NOUVELLE DESSERTE CAMEROUNAISE: DAKAR

Camair-co dessert désormais le Sénégal

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Le vol inaugural de ce vendredi 8 décembre ouvrait une série de quatre rotations hebdomadaires vers cette destination.
La compagnie camerounaise Camair-co poursuit son expansion. Après le développement des vols domestiques (en moyenne 104 vols par semaine), l’entreprise déploie désormais ses ailes sur le Sénégal. Le vol inaugural a été annoncé pour ce 8 décembre 2017.
Dans un communiqué publié il y a quelques jours, la compagnie affirmait que ce vol-test vers Dakar, la capitale sénégalaise, aurait 130 passagers à bord et ouvrirait une série de quatre rotations hebdomadaires : lundi, mercredi, vendredi et dimanche. Le billet d’avion vers cette destination s’obtient à partir de 449.700 francs CFA.
Les vols commerciaux proprement dits de Camair-Co vers le Sénégal débuteront le 15 décembre prochain, date de l’ouverture de la desserte d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire, une escale du trajet Douala-Dakar. La capitale sénégalaise fait partie des six destinations régionales de Camair-co, avec Cotonou, Ndjamena, Libreville, Bangui et -bientôt-Abidjan.
Pour fêter cette nouvelle étape, Camair-co a prévu deux soirées spectacles ces 8 et 9 décembre 2017 au Sénégal avec le Ballet national et des artistes comme Isnebo, Prince Ndedi Eyango, Afo Akom, Armand Biyag et Takam II.
Journalducameroun.com

08/12/2017

NAVETTES DDD - AIBD

Navette Dakar-Aibd : Voici les tarifs et les horaires des lignes Dem Dikk

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Les tarifs des différentes lignes de la société Dakar Dem Dikk qui vont assurer la navette entre Dakar, Mbour, Thiès et le nouvel aéroport Blaise Diagne dès le 7 décembre sont enfin connus.
Deux possibilités se présentent à ceux qui voudront se rendre à l’AIBD. Soit vous optez pour les lignes simples, c’est-à -dire les bus classique comme ceux qui font le transport urbains à Dakar, soit vous mettez la main à la poche et prenez les bus express climatisés.
CINQ LIGNES CLASSIQUES
Aéroport Yoff – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Thiaroye – AIBD : de 6 h à 20 h, 700 F
Parcelles assainies – AIBD : de 6 h à 20 h, 800 F
Palais 2 – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Dieupeul – AIBD : de 6 h à 20 h, 1 000 F
Fréquences de rotation : de 20 mn à 35 mn.
TROIS NAVETTES EXPRESS EN BUS CLIMATISÉS
Dakar – AIBD (terminus HLM Grand Yoff en face stade LSS) : de 6 h à 22 h, 6000 F, fréquence 1 h 30.
Mbour (Saly) – AIBD : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 2à à 25 mn.
Thiès – AIBD (via Sindia) : de 6 h à 22 h, 3 000 F, fréquence 1 h 30.
XALIMANEWS/Abdoulaye

07/12/2017

YOFF EST MORT

Les activités en berne à l’aéroport de Yoff : silence, on déménage !

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Le Sénégal a inauguré ce jeudi l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar. C’est dorénavant la nouvelle vitrine du Sénégal. Depuis 12 heures, tous les avions qui entrent au Sénégal atterrissent à Diass à 47 kilomètre de Dakar. Du côté de l’ancien aéroport de Yoff, c’est la morosité. C’est fini. Moins de vie moins d’ambiance comme on l’a toujours connu. De loin, la rupture est nette. Ce haut lieu du trafic aérien n’a plus son charme habituel. La circulation est moins dense, le site clairsemé. Cette d’antan pour la retrouver, il faut se rendre à l’aéroport international Blaise Diagne.
Nous sommes bien à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor (LSS) de Dakar. Par cette matinée de 07 décembre, un vent léger d’harmattan souffle sur la capitale. A l’aéroport LSS, la mer aidant, la sensation est plus ressentie et c’est agréable.
D’ordinaire, sur site, on est dans le mouv’ : des voyageurs qui vont partir et ceux qui viennent d’arrivent se croisent et se recroisent, les bruits des chariots rythme l’ambiance des lieux, les familles qui viennent accueillir ou accompagner un partent de retour ou en partance, des civilités, des bises et des salamalecks qui s’échangent, de l’émotion et parfois des larmes … On n’en verra plus ici. Sur l’esplanade, le buste de Léopold Sédar Senghor trône majestueusement devant le hall de la salle d’embarquement. Justement parec qu’il n’y a pas foule.
A l’entrée de la salle d’embarquement, cette matinée, les gendarmes en poste ne sont pas sur le qui-vive comme d’habitude. C’est la sérénité totale. Il n’y pas de voyageurs qui défilent non-stop devant eux. Au fond dans la salle d’embarquement, il ne se passe rien d’extraordinaire. On aperçoit juste les différents postes d’enregistrement avec deux numéros bien visibles lisibles. Plus rien. Sous la véranda et la longue terrasse rectangulaire aucune ambiance
Il n’y a pas le ballet incessant aussi bien de voitures privées, de taxis ou des véhicules des agences de tourisme, de voyage ou de compagnie aérienne. Sauf dans le parking qui du reste est aussi clairsemé ce matin.
Les cambistes d’habitude prompts à vous alpaguer et vous proposer du change sont presque inexistants. C’est donc fait ! L’aéroport international Léopold Sédar Senghor est désormais hors service en tant qu’aéroport civil et plaque tournante du transport aérien. Tous les services doivent délocaliser sur site du nouvel aéroport Blaise Diagne, en l’occurrence les activités formelles qui y avaient cours ici. Une nouvelle donne qui ne fait pas le bien de tous, notamment aux acteurs de l’informel.
Les taximen dans l’incertitude
En cette fin de matinée dans le principal parking de l’aéroport un groupe taximen est assis sur les escaliers d’un magasin, l’air désemparés pour certains. Priés de se prononcer sur l’ouverture de l’AIBD et son impact sur les activités à Léopold Sédar Senghor, ils hésitants à se lancer. Sur notre instance, ils finissent par obtempérer. «Personne n’est content ici», lancent-t-il simultanément dans le désordre, quelque peu amers. L’air plaisantin et provocateur, Mamadou Diouf, joue sa note discordante, en solo en répliquant «Moi, je suis très content». – «C’est faux ! C’est un perturbateur…», nous lance un autre à propos de Mamadou Diouf comme pour l’empêcher de faire entendre sa petite musique, lui aussi.
En fait ce qui se passe, c’est que les taximen de l’aéroport de Dakar avec l’ouverture de l’AIBD sont dans le pétrin. Ils voient le gagne-pain leur échapper comme l’eau dans les 5 doigts. Ils ne sont pas tous admis à Blaise Diagne. Les autorités auraient sélectionné des taximen dont les voitures ont moins de 10 ans d’âge, notamment les taxis iraniens que l’ancien président avait introduits dans le pays. C’est après ce tri que quelques taxis officiant à l’aéroport de Dakar ont été ajoutés à la liste pour aller travailler à Diass.
Raison du mécontentement ici. A l’unisson, les taximan de l’aéroport Léopold Sédar Senghor dénoncent une discrimination. C’est le cas de Bachirou Loum, ce jeune de 32 ans, natif de Touba parle de «ségrégation». « Beaucoup de taximan seront en chômage », dit-il.
Abdoulaye a été le premier à se porter candidat pour prendre la parole face à nous. Vêtu d’un caftan ensemble bleu foncé, les lunettes fumées visés sur le front, il se confie sans réserve. «On n’est pas content. Ça fait des décennies qu’on est là. Ils sont venus ici prendre quelques taxis seulement. Ils devraient prendre les taxis ici d’abord avant d’aller prendre ailleurs. Il y a la ségrégation », martèle Abdoulaye, très en verve et adossé à un taxi. «Nous, on nous a laissé en rade. C’est la souffrance qui commence. Le taux de chômage va augmenter», a-t-il ajouté. Selon lui sur une association de 300 taximan, la moitié n’a pas été retenue pour travailler à l’AIBD.
Mamadou Diouf qui avait l’air peu sérieux revient à la charge, décidé à faire entendre son solo. Il prend un air plusieurs sérieux, mais sa position n’a pas fléchit d’un iota. Pour lui c’est que ses collègue veulent «la vie facile» parce qu’avant, ils pouvaient prendre un étranger de l’aéroport jusqu’en ville pour 30 euros (environ 15.000F cfa). D’ailleurs même ceux qui sont admis à Blaise Diagne, ne pourront faire comme ils veulent car les règles sont strictes en matière de prix. «Ils veulent l’argent facile », a estimé Mamadou Diouf. Taximan depuis 1988, il ne manifeste aucun signe de pessimisme face à cette situation et veut tout remettre dans les mains de Dieu. «Dieu est partout, il est à Diass, il est à Dakar, partout », confesse-t-il.
« C’est fini, c’est fini. Ce n’est pas la fin du monde. C’est Dieu qui décide. Ce n’est pas Macky Sall. Pourquoi pleurnicher ? s’interroge-t-il. Tu as ton métier, tu as ton taxi, tu peux aller ailleurs chercher des clients, conseille Mamadou Diouf à ses collègues taximen.
Diouf est foncièrement dans une attitude positive et refuse de dramatiser. La philosophie de ce quarantenaire, consiste à dire qu’il y a des gens qui sont malades ou qui sont mortes, donc ne peuvent rien faire. A contrario, toi qui vis et tu as la santé pourquoi te plaindre au lieu de te battre. Une belle leçon de vie mais que ne partagent pas ses camardes de lutte. Remontés contre le président Sall, certains ont déjà pris la décision de lui assène un vote sanction en 2019.
Des Fast-food dans l’attente d’hypothétiques clients
Le célèbre Fast food Tangus installé depuis un an prêt du hall d’embarquement aussi croise les doigts. Les tables dont dressés, avec chacune un parasol au milieu, dans un périmètre relativement spacieux, mais les clients se font attendre. La jeune dame qui gère s’ennuie visiblement de n’être pas occupée à servir les clients. «Vous voyez-vous même, c’est tout à fait calme », nous répond-telle à la question de savoir comment va le marché ce jour. C’était ainsi depuis quelques, mais « aujourd’hui, c’est pire », assure-t-elle. A Diass, cette startup de la bouffe a essayé d’obtenir un coin pour poursuivre son business, mais impossible d’obtenir un emplacement. «Ils nous ont dit que ce n’est pas possible d’avoir un local. On va se déplacer mais on ne sait pas quand», affirme-t-elle
Pour cette autre dame, gérante d’une boutique de transaction dans la zone du fret depuis 2 ans, c’est la fermeture pure et simple. Assise derrière son comptoir, l’air triste, elle explique que depuis ce matin, il n’y a pas d’activités. «On va fermer. On est en train de chercher dans les alentours de Yoff ou à Sacré-Cœur sur la VDN ». En tout cas, ne serait qu’à cause de la distance et le cout de la location, elle n’est pas prête à aller travailler à Diass.
Le responsable ‘une agence de voyage, qui a requis l’anonymat trouvé en train de gérer les perturbations induit par ce déménagement avec ses clients, nous assure qu’il est contre la fermeture de l’AIBD. « Je ne suis pas d’accord pour la fermeture de LSS ». A son avis, les deux aéroports devraient pouvoir fonctionner en même temps afin que les passagers puissent avoir la possibilité de choisir. Imposer un seul choix au voyageur est «un forcing» inacceptable.
L’autre problème qu’il soulève c’est le chamboulement du fait qu’a cause de la distance, c’est certains peuvent être en retard, certaines heures doivent être changé. Pour ce qui est de l’AIBD, il apprécie le cadre à sa juste valeur mais quant au coût de l’acquisition des espaces, cela reste exorbitant. «C’est mieux, seulement que c’est loin. C’est plus luxueux, plus accueillant et la qualité de service requis», avoue-t-il avant d’admettre que c’est cher parce que le mètre carré coute 100 euros. Même musique presque chez les transitaires.
Le Transit Moderne du Sénégal (TMS) pour sa part, parle de précipitation dans le déménagement, même s’il avait été informé à temps.
Dame Ndiaye, le chef de service de TMS trouve aussi que les coûts d’acquisition de locaux à l’AIBD sont très élevés, même si c’est plus spacieux. Dans le village cargo, TMS aura un espace de 150 m2 à raison de 20.000F le mètre carré. Pour le moment, la structure a juste obtenu un bureau provisoire de 20 m2
Tout de blanc vêtu, en basin, il a également porté un chapeau de couleur blanche. Ce que Dame Ndiaye apprécie le plus à l’AIBD, c’est «la commodité», «la rapidité». Aussi du fait de l’espace, il y aura plus des avions cargo, et plus y en aura, plus il y a plus d’activités pour nous. C’est donc une belle affaire.
Jusqu’ici vitrine du Sénégal, l’aéroport de Yoff, à compter de ce jour ne sera pas plus le passage obligé de voyageurs entrant au pays de la teranga par les airs. L’inauguration de l’aéroport Blaise Diagne ce jeudi, marque la cessation immédiate des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor en tant qu’aéroport civile. Durant plusieurs décennies, ce site a vu défilé des millions d’étrangers ou de Sénégalais transiter par cette plateforme. C’était le seul aéroport civil du pays depuis 1947.
Proche du centre-ville, l’aéroport de Yoff est situé près du village de Yoff au nord-ouest de Dakar. Au sud de l’aéroport se situe la base aérienne 160 Dakar-Ouakam de l’armée de l’aire française fermée en 2011 et une base de l’armée de l’air. D’ailleurs, avec l’ouverture de l’AIBD, cet ancien aéroport sera récupérer par l’armée selon une décision de l’Etat.
Noël SAMBO/senenews

OUVERTURE DE L'AIBD

Ouverture du nouvel aéroport: la ministre des transports aériens rassure

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Quelques heures avant l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne, la ministre des Transports aériens Maimouna Ndoye Seck a rassurer concernant plusieurs aspects relatifs au fonctionnement de l’infrastructure, le personnel, les tarifs, l’accès au site, le coût du projet ainsi que l’extension du site. C’était au cours d’une rencontre avec les responsables de la presse et ceux de la compagnie LAS (Limak, AIBD, Suma).
Pour Madame la Ministre, « l’aéroport Blaise Diagne de Diass est l’infrastructure qui va révolutionner les transports et permettra la transformation de l’économie sénégalaise ».
En réponse aux tarifs jugés élevés pour le Sénégalais moyen, la ministre des Transports a précisé que les prix appliqués à AIBD sont largement compétitifs par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays. Des craintes par rapport au transport ont été soulevés par les journalistes, notamment les contraintes qu’augurent certains usagers par rapport à l’éloignement du site. Maimouna Ndoye Seck rétorque « qu’une offre de bus a été développée pour ceux qui veulent aller à l’aéroport, pour Dakar c’est 1 000 francs CFA, Rufisque 600 francs, le choix est donc très large selon le niveau de confort précise la ministre ».
Il n’y aura aucun problème pour le ravitaillement en kérosène, deux cuves de 7 500 mètres cube et de 2 500 mètres cube sont en chargement et les compagnies s’attellent à leur remplissage.
Le sort des travailleurs des ADS et du personnel non qualifié a été évoqué. La ministre précise que « ce sont les temporaires et les fixes qui vont être transférés. Les populations locales aussi auront une place, car il est normale que les autochtone s’y retrouvent également ».
A la suite du ministre, le directeur de LAS Limak Aibd SA, M. Xavier Marie a indiqué que depuis le mois d’octobre, il a eu des discussions avec les différents syndicats de travailleurs et s’engage à travailler en permanence avec ces derniers. Le directeur de LAS a prévu également de travailler avec les mairies des communes pour les emplois.
La ville va se déplacer avec l’aéroport dans le temps, indique Maimouna Ndoye Seck qui ajoute « qu’une infrastructure terminée va se doter de ses infrastructures connexes d’autant plus que beaucoup de milliards y ont été injectés ». Le nombre de passagers est estimé à 3 millions de personnes en 2019, et à 10 millions de personnes en 2035.
Concernant la sécurité sur l’autoroute à péage et l’éclairage sur cette voie, madame Maimouna Ndoye Seck révèle que toutes les dispositions ont été prises et tous les postes de sécurité ont été sensibilisés.
Quant à l’aéroport de Dakar, elle fait savoir qu’il sera un aéroport militaire dont les installations et le foncier vont être confiés à l’armée.
Eva Rassoul avec business 221/au-senegal.com

05/12/2017

LE TOURISME A L'ASSEMBLEE NATIONALE

Extrait de la déclaration de politique générale du Premier Ministre devant l'assemblée nationale:

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" Retenue comme un des leviers essentiels de la croissance économique et de la création d’emplois, l’industrie touristique a entamé son redressement. Au cours de ces trois dernières années, ce secteur a enregistré une hausse de 7% du nombre d’établissements entre 2014 et 2016, de 22 % des capacité en lits, de 20% des entrées de touristes avec 1,2 millions d’entrées en 2016 et une hausse de 26% des recettes touristiques, passées de 342 milliards FCFA en 2014 à 430 milliards FCFA en 2016.
Notre objectif est de consolider la progression observée auprès des marchés émetteurs, à court et à moyen terme, et d’annihiler la saisonnalité de l’activité touristique par une offre diversifiée et de qualité, avec la mise en exergue de nouveaux produits.
Notre cible est d’atteindre 1,5 millions de touristes en 2018 et 3 millions de touristes en 2023.
Cet objectif est bien à notre portée, si l’on considère les performances actuelles qui découlent de mesures fortes relatives à la baisse des redevances aéroportuaires, à l’érection de la Casamance en Zone touristique spéciale d’intérêt national et à la baisse de la TVA à 10% pour le secteur, en sus de nos atouts en termes de stabilité politique.
Le renforcement du réseau d’infrastructures aéroportuaires et terrestres, combiné à nos atouts aux plans culturel et naturel ainsi que notre positionnement géographique stratégique devraient stimuler davantage l’activité touristique.
Le secteur touristique continuera de bénéficier d’un soutien accru, par la consolidation du crédit hôtelier, l’accélération des opérations d’aménagement des nouveaux sites et une promotion plus active vers les marchés émetteurs. A cet effet, le projet d’aménagement et de restauration des plages de Saly d’un coût de plus de 35 milliards de FCFA, sera lancé avant la fin de l’année 2017, pour rehausser le potentiel de ce site."
Sapco

AIBD: TOUT EST PRÊT

Ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass : Tout est fin prêt pour le décollage

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A trois jours de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le ministre des Transports et du Développement des Infrastructures aéroportuaires, Maimouna Ndoye Seck, a eu un échange à bâtons rompus, autour d’un déjeuner, avec des responsables d’organes de presse de la place. Au cours de ces discussions, de nombreuses questions relatives à l’accessibilité, à l’exploitation de l’aéroport, au transport, au financement de l’infrastructure etc., ont été abordées.
Le Transport vers l’Aibd, les cuves de kérosène, l’assiette foncière de l’ancien aéroport, la sécurité sur l’autoroute à péage, le financement de l’Aibd, sa gestion etc., les questions au menu du déjeuner de presse organisé, hier, par le Ministère des Transports aériens et du Développement des Infrastructures aéroportuaires avec les responsables des organes de presse de la place, étaient aussi riches que variées. N’éludant aucune de ces interpellations, le ministre Maimouna Ndoye Seck et certains de ses collaborateurs comme le directeur général de l’Aibd, Abdoulaye Mbodj, le directeur général de l’Anacim, Maguèye Maram Ndao, ou encore le directeur général de la société d’exploitation de l’Aibd, Xavier Marie, ont tenté d’apporter des réponses.
Il en est ainsi de la question du transport en taxis vers l’Aibd dont les tarifs sont jugés exorbitants par certains Sénégalais. Estimant que ces prix sont abordables si l’on se réfère aux tarifs appliqués à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, le ministre a rappelé qu’à côté des taxis, des bus classiques et des navettes sont mis à la disposition de ceux qui veulent se rendre au nouvel aéroport. Des offres de services diversifiées et larges en fonction du niveau de confort souhaité et la capacité financière des usagers. Quant à ceux qui travaillent sur la plateforme aéroportuaire, le directeur général de la société d’exploitation (Las) fait savoir que ceux-ci seront ramassés à différents points et transportés vers leur lieu de travail.
En ce qui concerne les cuves de kérosène, le ministre Maimouna Ndoye Seck assure qu’il n’y a aucun problème ni de dimensionnement, ni de conception. « Les installations sont complétement prêtes et ont été réalisées selon les normes internationales. Elles ont une capacité de 7.500 m3 contre 2.500 m3 à l’aéroport de Dakar. La première cuve a été déjà remplie, les autres sont en train de l’être. Nous n’aurons aucune difficulté à approvisionner les aéronefs à partir du 7 décembre prochain », a-t-elle dit. A ceux qui s’inquiètent de l’avenir de la société Aibd.Sa qui est le maître d’œuvre des travaux de l’aéroport, Mme Seck a indiqué qu’elle va continuer à exister. Rappelant que c’est cette société qui a signé la convention de concession avec la société d’exploitation de l’aéroport dans laquelle elle représente l’Etat. D’autant plus que, renchérit son directeur général Abdoulaye Mbodj, « Aibd.Sa a d’autres défis à relever comme la construction du centre de maintenance aéroportuaire, l’extension de l’aéroport dans le futur, etc. »
Autoroute sécurisée
La question de la gestion de l’aéroport est revenue à de nombreuses reprises dans les discussions entre les autorités et les journalistes. A ce propos, le Dg de l’Aibd a rappelé que, contrairement au premier contrat de concession qui avait été signé avec Daport et dans lequel le Sénégal n’avait aucune action, celui qui le lie désormais avec Limak-Aibd-Summa est beaucoup plus avantageux. « Avec le premier contrat de concession signé avec Daport, le Sénégal n’avait rien dans le capital alors que dans le nouveau contrat de concession, le Sénégal a 34 % dans l’actionnariat », a-t-il expliqué. Le ministre précise que, dans la convention de concession, l’Etat recevra 20 % des chiffres d’affaires. « Le plus important c’est de voir dans quelles conditions la concession a été faite. Nous avons mis en place un cahier de charge très contraignant que l’opérateur devra respecter », a soutenu Maimouna Ndoye Seck.
Au départ, le nouvel aéroport devait coûter 235 milliards de FCfa. Mais d’avenant en avenant dont trois principalement pour un montant global de 70 milliards de FCfa, en plus d’autres infrastructures connexes qui n’étaient pas prévues dans le projet initial, le chiffre est monté à 423 milliards de FCfa. « C’est un projet qui est né avec des tares congénitales. On l’a démarré sans que les études ne soient terminées sans même que le financement ne soit bouclé. Il est donc normal, en cours d’exécution, qu’on puisse avoir des surcoûts. Tout cela a concouru à l’augmentation du coût. Sans oublier que des infrastructures connexes comme le Salon d’honneur, les logements d’astreinte, les bureaux administratifs, n’étaient pas inscrits dans le budget initial », a fait savoir le ministre. En ce qui concerne la sécurité sur l’autoroute à péage avec notamment l’absence de système d’éclairage qui expose les usagers, le ministre a annoncé que la décision a été prise d’installer des lampadaires solaires aux points les plus sensibles. Parallèlement, toutes les forces de sécurité seront aux aguets pour sécuriser l’autoroute de jour comme de nuit.
Elhadji Ibrahima THIAM/lesoleil.sn

2 NOUVELLES COMPAGNIES A L'AIBD

Transport aérien : deux nouvelles compagnies dans le ciel sénégalais

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L’ambition de faire du Sénégal un hub aérien est sur la bonne lancée. De nombreuses compagnies sont aujourd’hui attirées par la destination Sénégal et posent leurs valises au pays de la téranga.
C’est d’abord la compagnie nigériane Med-View Airline qui s’est lancée à l’assaut du ciel sénégalais depuis le 27 octobre 2017. Elle propose des vols trois fois par semaine pour rallier les destinations de Lagos, Abidjan et Conakry.
Lundi et vendredi : DKR/ABJ/LOS : Départ 13h10
Mercredi : DKR/CKY/ABJ/LOS/ Départ 12h10
La dernière arrivée et qui pour son vol inaugural attend le lendemain de l’ouverture de l’AIBD, le 08 décembre, est la Cameroun Airlines Corporation (Camair-Co), compagnie nationale camerounaise.
Le vol inaugural sur le Sénégal arrivera à Dakar avec une délégation du patronat camerounais qui rencontrera les opérateurs économiques et le patronat du Sénégal.
Le démarrage des vols commerciaux de CAMAIR-CO, au départ de Dakar à destination de l’Afrique Centrale, sera effectif le vendredi 15 Décembre 2017, avec 4 vols par semaines (lundi, mercredi, vendredi, dimanche).
Pour ce lancement d’activités, la compagnie promet le temps de vols le plus court au départ de Dakar vers l’Afrique Centrale : 5h20 minutes.
Contact medview : 77 544 03 71/ 77 544 45 85 Aéroport Léopold Sedar Senghor
Camer-Co : Immeuble la Rotonde, Place de l’Indépendance
http://medviewairline.com/
au-senegal.com

LES ATR D'AIR SENEGAL SERONT A DIASS

AIBD : Les 2 ATR d'Air Sénégal attendus au ballet aérien

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Les vols commerciaux d’Air Sénégal ne démarreront pas le 7 décembre prochain, mais ses deux ATR 72-600 participeront au défilé aérien prévu le jour de l’ouverture de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, a indiqué le ministre des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires.
‘’Les vols commerciaux ne vont pas démarrer le 7 [décembre]’’, a insisté Maimouna Ndoye Seck à l’émission ’’Point de vue’’ de la RTS, invoquant les nombreuses procédures administratives que doit suivre la compagnie aussi bien au Sénégal qu’au niveau des pays à desservir. ‘’C’est cela qui va prendre un peu plus de temps que prévu’’, a-t-elle expliqué.
Elle a indiqué que malgré tout, les deux ATR 72-600 qui constitueront la flotte initiale d’Air Sénégal SA seront au Sénégal lundi ou mardi et participeront au défilé aérien prévu à l’occasion de l’inauguration de l’AIBD.
Ces deux appareils permettront de démarrer les vols domestiques et de desservir les pays voisins, avant l’arrivée de deux autres aéronefs qui vont permettre de desservir le reste de l’Afrique occidentale et l’Afrique centrale.
Plus tard, la compagnie se lancera dans l’intercontinental avec deux avions long-courriers, dont la procédure d’acquisition a été engagée, a-t-elle annoncé.
dakaractu.com

04/12/2017

LE RADISSON DIAMNIADIO OUVRE MERCREDI

Le premier hôtel proche de l'AIBD...ouvrira ses portes le 6 décembre...

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Ce mercredi 6 novembre, à la veille de l'inauguration du nouvel aéroport international  AIBD de Diass, sera inauguré l’hôtel 5 étoiles Radisson situé près du Centre International de Conférence Abdou Diouf au pôle urbain de Diamniadio. le Président  Macky SALL sera présent pour cet évènement qui n'est que le premier volet des réceptifs tant de l'aéroport que de Diamniadio.
BRB

AIR SENEGAL VA SECOUER LA CONCURRENCE

"Air Sénégal ne se fera pas que des amis"

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Philippe Bohn est prévenu. La concurrence ne fera aucun cadeau à Air Sénégal, la compagnie qu'il dirige depuis quatre mois et qui sera lancée jeudi prochain, à l'occasion de l'inauguration de l'Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Et si l'accueil s'annonce glacial, c'est la faute à sa stratégie consistant à faire grandir très vite son entreprise.
"La volonté (de la compagnie) d'empiéter sur la chasse gardée des majors européennes (en vol direct) et de la Ram (via son hub de Casa) est mal perçue par ces dernières, qui ne feront rien pour lui faciliter la tâche", prédit une source de Jeune Afrique dans l'édition de l'hebdomadaire paru ce lundi.
En effet, informe JA, Air Sénégal compte, dès 2019, faire du long-courrier son relais de croissance. Destinations visées : Paris, Londres, Beyrouth, New York et São Paulo.
Affichant la preuve de ses ambitions, la compagnie sénégalaise s'est engagée, le 16 novembre dernier au salon aéronautique de Dubaï, pour l'achat de quatre Airbus A330 Neo dont deux en option.
Cette stratégie est compréhensible, de l'avis des connaisseurs du secteur. "Ramené au kilomètre par passager, le long-courrier sur le continent africain est le plus profitable", indique un expert dans les colonnes de JA.
Par ailleurs, souligne le directeur adjoint d'Air Sénégal, Jérôme Maillet, "une compagnie qui ne dispose que d'une demi-douzaine d'avions est encore plus exposée à la concurrence, il lui faut croître très vite".
Cependant Air Sénégal commencera par des vols domestiques (Ziguinchor) et fera des sauts chez certains proches voisins du Sénégal comme la Mauritanie (Nouakchott), le Cap-Vert (Praia) et la Gambie (Banjul).
seneweb

03/12/2017

MONSIEUR LE PRESIDENT

Monsieur le Président de la République, on se moque de vous !

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Supplique à son Excellence monsieur le Président de la République du Sénégal
Monsieur le Président de la République, on se moque de vous ! On se moque de vos efforts pour développer le tourisme dans la région des îles du Saloum ; on se moque des routes goudronnées, on se moque de la police de proximité, on se moque des crédits hôteliers, on se moque de toutes ces mesures et de tous ces investissements si coûteux et si prometteurs que vous avez engagés pour redresser la situation catastrophique du secteur touristique dans les Îles du Saloum.
On vous trompe.
Monsieur le Président de la République, la région des îles du Saloum est sans pression d’eau depuis trois ans et sans une seule goutte eau courante depuis maintenant près de deux mois, en pleine saison touristique, excepté la nuit entre 23 heures et 6 heures du matin.
Monsieur le Président de la République, le touriste qui a besoin de liquidités doit parcourir au minimum 150 kilomètres aller et retour pour trouver une agence bancaire où il pourra retirer de l’argent liquide.
Monsieur le Président de la République, les coupures d’électricité répétées, à l’époque de l’hivernage, sont quasiment quotidiennes et peuvent durer jusqu’à 24 heures, comme aux heures les plus sombres des années Wade.
Ceux qui vous disent que tout va bien et que les conditions sont réunies pour que le tourisme reparte dans la région des Îles du Saloum vous trompent. Certes, il repart un peu, mais cela est insignifiant au regard de ce que la région pourrait réaliser.
Faire venir les touristes, c’est bien, mais qu’ils repartent contents, c’est bien mieux. Dans la situation actuelle, tout au contraire, on ne compte plus les dépités qui jurent qu’ils ne remettront plus les pieds plus dans notre si belle région, malgré la chaleur de l’accueil, la beauté des paysages et les multiples activités de loisir qui leur sont proposées.
Monsieur le Président de la République, le touriste a besoin d’eau pour se laver, il a besoin d’argent liquide pour faire des achats et régler son séjour, il a besoin d’électricité pour dormir dans une chambre climatisée, se connecter à Internet et parler avec sa famille.
Monsieur le Président de la République, vous aurez beau construire des aéroports, goudronner des routes, faire la promotion de la région partout sur la planète, si les derniers maillons de la chaîne sont défectueux, vous n’arriverez à rien. Le touriste ne vient pas en vacances pour rencontrer des problèmes, surtout lorsqu’ils appartiennent à un autre âge.
Localement, les agents de l’Etat qui sont chargés d’accompagner le PSE afin d’en assurer le succès se moquent de vous. Ils se murent dans un silence coupable, regardent d’un œil indifférent la situation se dégrader, y compris en matière de constructions illicites en zones protégées qui ruinent le paysage, et ne font rien pour que les choses s’arrangent. À moins que leurs ordres ne soient pas suivis d’effet, ce qui revient au même à quelques détails près.
De façon certaine, ils se moquent de vous.
Sachez, monsieur le Président de la République, que nous le déplorons. Nous déplorons que nos réceptifs soient désertés. Nous déplorons que nos rares clients qui ont prévu de séjourner une semaine repartent dégoutés au bout de deux jours.
Nous déplorons que des problèmes si simples à résoudre soient totalement négligés par les responsables locaux, qui ont sans doute une obligation de résultat en ce qui concerne le PSE comme ils ont aussi certainement une obligation morale vis à vis de vos engagements et de votre avenir politique. Nous déplorons que les grands et si nobles projets que vous avez impulsés soient annihilés par des problèmes mineurs qui grèvent les résultats de votre action, dans ce cadre particulier du PSE.
Nous sommes las d’effectuer démarches et réclamations qui ne sont jamais suivis d’effet. Depuis des mois, des années en ce qui concerne le problème de l’eau, nous parlons dans le vide, personne ne nous écoute.
Au stade où nous en sommes, vous seul pouvez intervenir, vous êtes notre dernier espoir.
Le tourisme ne repartira jamais si ces problèmes de base ne sont pas résolus.
Et pour les résoudre, il vous suffirait d’ordonner, et de vous faire obéir.
Mais surtout, il vous faudrait nommer de vrais responsables, indépendants de la région, à l’image des misi dominici, pour veiller à leur bonne exécution.
Face à l’indifférence et à la démission des services de l’État – à moins qu’il ne s’agisse d’un sabotage politique savamment planifié – la destinée du tourisme dans la région des Îles du Saloum repose entièrement entre vos mains.
Car en l’état des choses il n’y aura plus que deux alternatives : ou bien l’on peut se moquer impunément de vous, ou bien vous aurez fait le choix de nous abandonner.
L’avenir seul nous apportera la juste réponse.
En espérant que cette supplique retiendra toute l’attention qu’elle mérite et apportera une solution à nos problèmes, veuillez croire, monsieur le Président de la République en l’assurance de nos sentiments très respectueux.
Collectif des hôteliers et restaurateurs de la Région des Îles du Saloum
BRB

30/11/2017

UN MEILLEUR ACCUEIL DES TOURISTES

Promotion de la destination Sénégal : Plaidoyer pour un meilleur accueil des touristes

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Pour mieux vendre la destination Sénégal, les députés estiment qu’il faut accorder un accueil plus chaleureux aux touristes pour les fidéliser. Ils ont fait cette recommandation au ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, lors du vote du budget 2018 de son département.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a défendu le projet de budget de son département devant l’Assemblée nationale. Lors de son passage, les députés ont abordé plusieurs sujets, notamment le marketing de la destination Sénégal, la diversification de l’offre touristique, le crédit hôtelier, le financement du tourisme…
Sur la question du marketing, les députés ont noté que la destination Sénégal « coûte cher ». Pour attirer le maximum de touristes et atteindre l’objectif fixé par le gouvernement du Sénégal dans le moyen terme, les députés ont estimé qu’il faut accorder un meilleur accueil aux touristes afin de mieux les fidéliser.
En effet, selon les parlementaires, dans le cadre du Crédit hôtelier, l’Etat accorde de « faibles prêts » aux investisseurs qui s’activent dans le secteur du tourisme. Pour cela, ils ont recommandé au gouvernement de recourir aux Partenariats public-privé (Ppp) pour développer certaines régions touristiques. Ici, Mame Mbaye Niang a précisé que le Crédit hôtelier est doté d’une enveloppe de 7,5 milliards de FCfa. Ce qui, selon lui, permet aux entreprises hôtelières et touristiques sénégalaises d’avoir des prêts pouvant aller de 5 millions à 100 millions de FCfa.
En outre, pour faire du Sénégal un hub touristique, les parlementaires ont indiqué au département du tourisme de « faire la promotion du Tourisme décentralisé ». Selon eux, les cascades de Dindéfélo à Kédougou, l’authenticité des villages traditionnels du Fouta et la beauté de certains sites, s’ils sont bien vendus, peuvent attirer beaucoup de touristes. Ne niant pas ces faits, M. Niang a toutefois reconnu que « le tourisme sénégalais est en train d’être dépassé par certains concurrents comme le Cap-Vert ». Sur ce, il a rappelé aux parlementaires qu’il y a, aujourd’hui, « nécessité d’un reprofilage » de notre tourisme.
Dans ce cadre, le ministre a informé que des « segments comme le tourisme animalier sont en train d’être explorés avec l’expertise de l’Afrique du Sud ».
A. Ng. NDIAYE/lesoleil.sn

BRUSSELS AIRLINES INFORME

Voici le mail-info qu'ont reçu les passagers sur vols Brussels Airlines

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Chère Passagère,
Cher Passager,
Le 7 décembre, l’aéroport international actuel de Dakar, nommé Léopold Sédar Senghor International Airport, fermera ses portes tandis que le nouvel Aéroport International Blaise-Diagne ouvrira ses portes pour tous les vols internationaux et nationaux.
Par conséquent, à partir du 7 décembre, votre(vos) vol(s) vers et/ou depuis Dakar dont la référence de réservation est XXXX sera(seront) opéré(s) vers/depuis le nouvel aéroport international Blaise-Diagne.
Vous ne devez rien faire. Nous ferons en sorte que votre réservation soit mise à jour et nous vous enverrons une confirmation aussitôt que cela sera fait.
Pour accéder à ce nouvel aéroport, empruntez l’autoroute A1 Dakar-Mbour. Prenez ensuite la sortie 13 et quittez l’autoroute A1. Suivez ensuite les panneaux qui vous indiqueront la direction de l’Aéroport International Blaise-Diagne (pour plus d’infos, consultez ce site internet : http://www.aibd.sn/.
Pour rejoindre le centre-ville de Dakar en provenance du nouvel aéroport, suivez Dakar sur les panneaux routiers.
Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter au XXXX
Nous vous présentons nos excuses pour les éventuels désagréments occasionnés.
Salutations distinguées,
Brussels Airlines

TROP CHER AIBD

Les compagnies aériennes ne sont pas prêtes pour l’ouverture de l’aeroport Blaise Diagne de Diass

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Tout n’est pas au point à Blaise Diagne. A une semaine de l’ouverture de l’aéroport, les sociétés, le personnel, les prestataires, les taximen et les compagnies aériennes grognent.
Selon le journal Les Echos, les compagnies aériennes, notamment Delta, Air France, Turkish, South Africa, Corsair, Arik, Transair, Emirates, sont en colère à cause du prix de la location du nouvel aéroport. Le gestionnaire Lima-Aibd-Suma (Las) les aurait considérablement revu à la hausse. Lesquels passent du simple au triple.
Pour ce qui était de l’aéroport Senghor, l’Etat mettait la location à 250 000 ou 300 000 FCFA, selon l’espace occupé, renseigne le journal. A Diass, la nouvelle formule du gestionnaire turc est de céder le loyer au mètre carré, fixé à 67 000 FCFA. Ainsi, pour 200 mètres carrés, les compagnies déboursent 13 400 000 FCFA. «L’Etat a plus que triplé les prix. Aucune compagnie n’a encore payé, parce que c’est trop cher. Ils ne font que fatiguer les gens », grogne une source anonyme du journal.
Mais, il n’y a pas que ça. Les compagnies se plaignent également du tarif du passage des voyageurs au salon Vip. De 10 euros (6000 FCFA) par passager, il grimpe à 38 euros (25 000FCFA).
MEDIASENEGAL.SN

25/11/2017

A QUELQUES JOURS DE L'OUVERTURE DE L'AIBD

Démarrage des activités de l’Aibd : les preuves d’une ouverture « prématurée

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La nouvelle plateforme aéroportuaire de Diass sera gérée par une association dénommée LAS composée de 3 entités pour une période de 25 ans. Il s’agit de deux sociétés Turques Limak et Suma, puis de l’Aibd. Les parts de chaque entité se présentent comme suit : Limak 33%, Aibd 34% et Suma 33%. Alors que l’Etat du Sénégal est décidé à ouvrir l’aéroport international Blaise Diagne le 07 décembre prochain, les craintes chez les professionnels de l’aérien sont grandes. Ils redoutent un cafouillage. Pour eux, l’ouverture de cette plateforme est prématurée : le train express régional (TER), en construction, est loin d’être terminé et toutes les infrastructures d’hébergement autour de la plateforme ne sont pas encore prêtes. Mais du côté de l’Aibd, on rassure. SeneNews a interrogé les différents protagonistes.
La fermeture annoncée de l’aéroport Léopold Sédar Senghor le 07 décembre, en faveur de l’ouverture de la nouvelle plateforme moderne de Blaise Diagne, met le personnel aéroportuaire dans la crainte et l’incertitude.Beaucoup de travailleurs de l’aéroport redoutent un cafouillage à l’ouverture d’AIBD parce que malgré sa modernité de cette plateforme, son fonctionnement efficace n’est pas garanti avant la mise en circulation du train express régional encore en chantier jusqu’en 2018. Même du point de vue des infrastructures hôtelières à Diass, beaucoup reste à faire. «Sans le Train express régional (TER), le déplacement vers Diass sera très compliqué. Surtout que l’aéroport n’a pas de base de vie.
Les travailleurs seront obligés de faire des va-et-vient qui risquent d’être très compliqués durant la phase d’adaptation», a indiqué un professionnel du fret aérien qui a requis l’anonymat. Selon lui, avec l’autoroute, les usagers seront obligés de débourser jusqu’a 14.000F CFA pour rallier la nouvelle plateforme (soit 6.000F pour le péage et 8.000F de carburant pour un trajet de moins 120 km).
La fluidité de la circulation n’est pas non plus garantie en l’état actuel du fonctionnement de l’autoroute à péage. En effet, à partir du 08 décembre 2017, le lendemain de l’ouverture de l’Aibd, il y aura un nombre supplémentaire de 7500 passagers sur une autoroute de 36 Km. Ce qui va accentuer les embouteillages dans la capitale et de ses banlieues «La logique voudrait que pour une meilleure efficacité, les payements se fassent aux sorties pour que les véhicules de passage puissent faire un seul arrêt durant le trajet. Avec l’autoroute, les gens sont obligés de faire trois arrêts pour payer un ticket.
Tous les péages ne sont pas positionnés dans les allées menant à la sortie et le payement retarde les véhicules. Au niveau des ‘rapidos’, le capteur est très faible et les véhicules sont obligés de s’arrêter»
Pour ce professionnel du fret, ces embouteillages feraient l’affaire d’une d’Eiffage qui a la gestion de l’autoroute. Eiffage gagnerait selon lui, «24 millions de nos francs de recettes journalières de plus. Etant donné que les heures de descente des travailleurs sénégalais risquent de causer beaucoup de tort aux voyageurs avec 70% des avions qui atterrissent de 20 heures à minuit», estime un transitaire.
A moins que des solutions pratiques ne soient pensées et mises en exergue au plus tôt, ce sont les voyageurs qui vont subir de plein fouet la conséquence de cette ouverture «prématurée» de l’aéroport international Blaise Diagne. Les embouteillages vont provoquer le retard des voyageurs à l’aéroport. Ce qui peut entrainer le ratage de leurs vols. «Il y aura forcément des blocages surtout pour les gens qui doivent prendre l’avion, ils risquent de manquer leurs vols de départ. Pourquoi s’empresser d’ouvrir l’aéroport de Diass alors que le Train Express Régional (TER) qui est en construction ne sera fonctionnel qu’en 2018», peste un des travailleurs. Mais à cette préoccupation, le chargé de communication de l’AIBD explique que l’association LAS, en collaboration avec Sénégal Dem Dikk prévoit des navettes Dakar-Aibd et vice-versa. En clair, il y aura des bus à la disposition des voyageurs pour rallier l’aéroport pour les allers comme pour revenir sur Dakar pour les voyageurs de retour.
Pour les bus de transports, la compagnie Dakar Dem Dikk a créé 5 lignes pour rallier Diass : Palais, Aéroport Yoff, Dieupeul, Thiaroye, et Parcelles Assainies.
Deux navettes express sont ajoutées à ces 5 lignes pour faciliter le trajet. Tous les jours les bus climatisés prendront départ aux Hlm grand Yoff pour rallier Diass par l’autoroute pour un montant de 6000 Fcfa. Un lieu qui est considéré désormais comme espace d’embarcation des voyageurs, mais aussi de démarcations pour les arrivants de Diass.
La région de Thiès bénéficie aussi d’une ligne express avec un prix de 3000 Fcfa pour Saly AIDB et AIDB Saly.
Sur un autre plan, les travailleurs de l’aéroport Léopold Sédar Senghor redoutent les conséquences de cette précipitation qui risque de désarçonner tout le secteur aérien et provoquer du chômage. Encore que certaines activités traditionnellement gérées par des privés sénégalais seront perdues en faveur des étrangers. «La décision de fermer l’aéroport de Yoff pour faire marcher celui de Diass entrainera des troubles et des pertes en matière d’emplois. Cette décision risque de faire plus de mal que de biens, car l’expertise locale prendra fin et pourtant, les Sénégalais peuvent être à la commande car ils ont acquis de l’expérience», s’offusque Hamidou Diallo, le coordinateur de la plate-forme de l’aéroport Léopold Sédar Senghor.
Par exemple, précédemment aux mains d’œuvres de Sénégal Handling Service (SHS), la gestion des vols, la restauration, l’accueil et l’entretien des appareils, etc. est désormais confié aux sociétés turques Summa et Limak au grand dam des privés sénégalais qui occupaient ce secteur à 75% explique le responsable du fret.
Or, selon M. Diallo, Summa et Limak ne sont pas qualifiés pour la gestion aéroportuaire. Ces sociétés seraient d’après lui entrées dans le projet juste pour s’occuper de la construction des routes et non pour l’exploitation de la plateforme.
Par ailleurs, du fait de la modicité de la participation des Turcs dans le projet, Hamidou Diallo et d’autres ne comprennent pas que le Sénégal puisse leur en confier une grande part dans l’exploitation sur tant d’années. «L’aéroport de Diass a été financé à hauteur de 85% par le gouvernement sénégalais. Les Turcs n’ont contribué qu’à hauteur 15% seulement. Pourquoi le gouvernement donne la gestion à l’Etat turc pour une durée de 25 ans ?», s’interroge M. Diallo.
Détenant les droits d’exploitation à plus de 66%, toute personne désireuse d’obtenir une boutique à l’Aibd ou un quelconque espace pour une activité commerciale, doit se rapprocher des Turcs pour avoir l’agrément.
Transfert des activités de LSS vers l’AIBD
L’aéroport Léopold Sedar Senghor qui est une plateforme modeste déjà mal organisée en termes de régulation du trafic parce que «mal conçu pour les passagers optimaux ». Maintenant, vouloir ouvrir dans la précipitation une plateforme plus grande en l’état ne garantit rien. «Le transfert est prématuré et bâclé, mais aussi il y a des zones d’ombre et cela peut nous coûter très cher avec aussi un personnel très réservé sur les modalités de certains transferts».
Même du point de vue sécuritaire, en l’état actuel, l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) n’est pas irréprochable. «Les travailleurs et les voyageurs qui devront emprunter à toutes les heures cette autoroute non éclairée, courent de graves dangers». La question de la restauration et l’hébergement autour de la plateforme de Diass n’est pas encore résolue. «Par rapport aux hébergements, les compagnies auront le temps de changer leurs contrats avec les hôtels qui pourront héberger les équipements à 20Km de l’aéroport au moins.
Mais aussi on assistera à une autre complication, il s’agit de la fusion entre les deux sociétés de Handling qui opèrent à l’aéroport pour des raisons techniques. Cette cacophonie risque de nous coûter extrêmement cher car les compagnies aériennes traditionnelles peuvent changer leur HUB», relève M. Gaye, un responsable de la coordination de la plate-forme de l’aéroport LSS.
La société ADS, qui gérait l’aéroport de LSS, est dissoute et remplacée par la société d’assistance qui aura 34% de part dans la gestion de l’AIBD, puis SAS qui a 33% et enfin les Turcs qui ont 33%.
Même inquiétude chez un autre transitaire qui s’interroge. «Comment le gouvernement compte régler la question de restauration des travailleurs vu le vide au niveau de l’aéroport Blaise Diagne de Diass. La restauration est d’habitude très coûteuse dans la plupart des aéroports» ?
S’agissant même de déménagement à proprement parlé, beaucoup de travailleurs de l’aéroport de Yoff disent ne pas être informés des procédures pour la fermeture de l’aéroport de Yoff.
La nouvelle plateforme aéroportuaire dénommée l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass est situé à 47 kilomètres au sud-est de Dakar, entre Diamniadio et Sindia. À l’ouverture de cette infrastructure de dernière génération, quelques de 3 millions de passagers emprunteront cette plateforme annuellement. Mais elle est conçue de façon à pouvoir accueillir jusqu’à 10 millions de passagers par an. Un joyau qui va booster le développement économique du Sénégal.
Composé d’un aérogare de passagère de 42.000 mètre carrée, une piste d’atterrissage de dernière génération de 3,5 kilomètre sur 75 mètre, le nouvel aéroport a une tour de contrôle capable d’accueillir les plus gros avions, en l’occurrence l’airbus A380.
Awa Diallo.Senenews