18/10/2017

CAP SKIRRING VERS UNE REOUVERTURE DES HÔTELS

Réouverture imminente des hôtels de Cap-Skirring

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Le ministre du Tourisme a effectué une visite de prise de contact aux acteurs du secteur touristique du Cap-Skirring dans le département d’Oussouye, région de Ziguinchor. Mame Mbaye Niang a annoncé à cette occasion la réouverture des hôtels pour régler la question de sous-emploi des jeunes.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, était au Cap-Skirring dans le département d’Oussouye lundi. La visite entre dans le cadre de prise en contact avec des acteurs touristiques locaux. Il a profité de l’occasion pour donner des assurances aux gens qui s’activent dans ce domaine qui traverse des difficultés. Selon le ministre, tout sera mis en œuvre pour la réouverture rapide des hôtels qui sont actuellement fermés au Cap-Skirring, conformément aux orientations du président de la République. « Votre préoccupation majeure en la matière sera traitée en urgence», a-t-il déclaré en direction des acteurs touristiques du Cap-Skirring qui sont plongés dans un grand désarroi à cause de la fermeture de bon nombre d’hôtels dans la zone. Ici et ailleurs dans le reste des départements d’Oussouye et de Ziguinchor, c’est le tourisme qui fait vivre les villageois. Tous les secteurs d’activités (agriculture, pêche, artisanat, culture, etc.) sont dépendants de ce secteur vital de l’économie régionale. Et selon l’adage, « quand le tourisme marche au Cap-Skiring, tout marche ». Cela est aussi vrai pour les populations des zones touristiques de Kafountine, d’Abéné, de Kabadio et autres localités de la Casamance. Mais, le ministre a exhorté les opérateurs économiques de la région de Ziguinchor à développer le tourisme écologique. A son avis, la Casamance a des atouts énormes avec sa diversité de la faune et culturelle, ses 90 kilomètres de plages, ses nombreux cours d’eau et quelque 130.000 hectares de mangrove.
Mame Mbaye Niang a estimé que c’est le meilleur moyen pour relever et diversifier l’offre touristique nationale par rapport aux concurrents du Sénégal dans ce domaine. Ces concurrents, d’après le ministre du Tourisme, sont en train de prendre des parts du marché sénégalais puisque « nous sommes confrontés au coût élevé du transport qui, malheureusement, à un niveau, ne dépend plus de l’Etat », a estimé le ministre du Tourisme. Il a rappelé que l’Etat a réduit de moitié toutes les taxes aéroportuaires. La promotion du Cap-Skirring et les autres zones touristiques du pays sera assurée par l’agence qui en a la charge.
El Hadj Moussa SADIO/lesoleil.sn

CORSAIR NE LACHE PAS LE SENEGAL

Mise au point de Corsair

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Avec 170.000 passagers sur l’exercice qui prend fin ce mois d’octobre, la destination Sénégal est importantes pour Corsair. C’est donc avec stupéfaction que le siège de Corsair a appris les spéculations sur un prochain départ définitif du Sénégal avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Antoine Huet, Directeur général adjoint commercial de Corsair, joint au téléphone à Paris, apporte des précisions.

Une annonce fait état d’un départ de Corsair du Sénégal avec l’ouverture de l’Aidb. La confirmez-vous ?
Je ne confirme absolument pas cette annonce. L’attachement de Corsair pour le Sénégal dure depuis 25 ans. L’information parue dans la presse sénégalaise de ce lundi n’est pas juste. On ne comprend pas sa provenance ni ses objectifs. Avec l’ouverture du nouvel aéroport, Corsair reste au Sénégal et continuera d’y être avec 7 vols par semaine. C’est ce qui a été retenu et acté après concertation avec les autorités sénégalaises. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de retour d’un manque de satisfaction de celles-ci.

Quel accord vous lie au Sénégal ?
Depuis 1992, il y a eu plusieurs accords entre Corsair et l’État du Sénégal. Le dernier date d’octobre 2015 et a la particularité de ne pas avoir d’échéance ; donc pas de limite dans le temps. C’est un accord extra bilatéral donné par les autorités sénégalaises pour exploiter la ligne Dakar-Paris. Toutes les décisions appartiennent aux autorités sénégalaises et dernièrement elles nous ont même encouragés dans la desserte du Sénégal par Corsair.

Est-ce que l’exploitation du nouvel aéroport fait partie de l’accord avec le Sénégal ?
L’accord ne précise pas d’aéroport spécifique. Il s’agit de l’exploitation de la ligne Dakar-Paris. Pour nous, il n’y a pas de changement. Nous avons déjà réservé un local pour nos équipes dans l’enceinte du nouvel aéroport. Et mieux encore, nous avons programmé un vol exceptionnel pour l’ouverture de l’Aidb.

La reconduction de l’accord dépendrait des résultats de Corsair dans l’accroissement du tourisme au Sénégal…
Le trafic vers le Sénégal a augmenté fortement depuis que Corsair a mis en place une desserte régulière Dakar-Paris. En cela, nous nous appuyons sur Tui, un tour operator associé et des partenariats avec le ministère du Tourisme. Grâce à Corsair et Tui, des Belges et Néerlandais se rendent de plus en plus régulièrement au Sénégal. Quand l’accord a été signé, il n’y avait pas de conditions particulières.

Allez-vous mettre en place une stratégie pour augmenter le nombre de visiteurs afin d’être plus conforme aux ambitions touristiques sénégalaises avec ce nouvel aéroport ?
Avec l’Aibd, Corsair continuera à effectuer 7 vols vers Dakar par semaine. Cependant, nous entamons une variation des modules des avions. Désormais, Corsair proposera l’A 330/200 avec une capacité de 300 places mais aussi l’A 330/300 avec 360 places et enfin le Boeing 747 avec une capacité de 520 voyageurs. Dans le nouvel aéroport, nous travaillons avec la future compagnie Air Sénégal à travers des correspondances ou des « code share » (partage de codes entre les deux compagnies). L’ouverture de l’Aibd est l’occasion de la mise en place de notre nouvelle classe business sur le Sénégal. Elle démarre dès le 8 décembre.

Moussa DIOP/Le Soleil

16/10/2017

BYE BYE CORSAIR PARIS-DAKAR-PARIS

Dakar-Paris-Dakar : Corsair va disparaître du ciel sénégalais

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Avec la mise en route du nouvel aéroport Blaise Diagne, des changements vont s’opérer dans le ciel sénégalais prochainement. Déjà, on peut noter la disparition annoncée de la compagnie Corsair sur l’axe Dakar-Paris-Dakar. Le Sénégal a donc décidé de se tourner vers Paris au deuxième semestre de 2018, avec sa nouvelle compagnie Air Sénégal, d’où l’impératif de reprendre la ligne jusque-là exploitée par la compagnie aérienne française.
Au nom du principe de réciprocité devant l’impossibilité d’avoir une troisième compagnie sur la ligne pour le niveau de trafic, Corsair devra donc prochainement disparaître du ciel sénégalais, écrit le quotidien Lobservateur, qui consacre une page à l’ouverture prochaine du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), avec des remous dans le ciel sénégalais.
Avec le mode de recrutement corsé des pilotes d’Air Sénégal, Philippe Bonn, le nouveau patron de la compagnie sénégalaise, va engager la bataille du prochain atterrissage d’Air Sénégal à Orly… Il lui faudra également un avion adéquat pour assurer la déserte Dakar-Paris-Dakar, ajoute le journal.
SenewebNews - Seneweb.com

L'AIBD FAIT GRINCER DES DENTS

L’ouverture du nouvel aéroport fait déjà grincer des dents

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Les autorités ont annoncé officiellement l’ouverture de l’aéroport Blaise Diagne le 7 décembre. À moins de deux mois de l’échéance, personne ne sait encore comment ça va se passer. Les futurs passagers, acteurs du tourisme, commerçants, transporteurs, tout le monde s’interroge.
Situé à Diass, à près de 50 km de Dakar, perdu au milieu de nulle part, l’aéroport Blaise Diagne, s’il est proche de la station balnéaire de Saly, est bien loin de la capitale. Comment faire pour accueillir les amis et la famille ou leur demander de se rendre chez nous ?
AIBD
Transport : ça coûtera plus cher
Au bureau des taxis de l’aéroport Léopold Sedar Senghor, on se frotte les mains et on trépigne d’impatience d’aller cueillir cette manne financière. « Pour le moment, nous ne sommes encore sûrs de rien par rapport à la date prévue du déménagement. Tout ce qu’on nous a dit, c’est de nous tenir prêt pour rejoindre Diass. Ils nous ont prévu un endroit où se garer comme ici et attendre les clients, mais nous ne l’avons pas encore vu. Nous sommes en train de voir quels sont les prix que nous allons pratiquer, mais ce qui est sûr, nous ne descendrons pas à moins de 15 000 FCFA pour un voyage Diass-Dakar. Le péage seulement nous prend entre cinq et six mille, donc nous devons gagner un peu d’argent. » C’est donc une fois encore au passager de payer le plus lourd tribut. Car pour ceux qui n’ont pas réservé dans des hôtels avec navettes, ils devront payer le prix fort pour quitter l’aéroport.
Le service de transport public Dakar Dem Dikk quant à lui, assure qu’il sera présent sur le site et fera des rotations entre Diass et les autres villes. Pour le moment, les prix ne sont pas encore fixés.
Les moyens de transport ne manqueront pas pour se rendre ou sortir de l’aéroport de Diass. Le gros problème se posera au niveau des prix, quand on connait la mauvaise manie des chauffeurs sénégalais de spéculer quand ils sont en position de force.
Quant aux parkings du nouvel aéroport, pour ceux qui viennent chercher quelqu’un, nul ne sait les prix qui seront pratiqués.
Les petits commerces autour de l’aéroport risquent de disparaitre
Ce sont les plus malheureux de l’histoire. Ces petits commerçants qui avaient des activités autour de l’aéroport sont sûrs qu’ils ne pourront pas émigrer avec les autres à AIBD, à moins d’un miracle. Ce monsieur qui tient une petite échoppe où il vend des vêtements artisanaux et fait des photocopies secoue tristement la tête quand on lui parle du transfert prochain. Il se désole : « Nous n’avons été saisis par personne pour aller à AIBD. C’est comme si nous ne faisons pas partie de cet aéroport alors que ça fait des dizaines d’années que nous gagnons nos vies ici. On nous dit que là-bas, ce ne sera plus possible d’avoir des petites cantines comme ici et qu’une seule société va se charger de tout ce que nous proposions ici. »
À quelques mètres, Assane tient une petite galerie d’art dans laquelle on peut déguster du café touba et des gâteaux. Il partage l’amertume de son compagnon de galère : « Pendant que certains prient pour que AIBD commence à fonctionner, nous autres nous prions pour que ça n’arrive pas. Parce que nous serons nombreux à perdre notre gagne pain. On nous a dit que les petits commerces autour de l’aéroport là, ça ne va pas être possible à Diass. »
Et quid des infrastructures existantes ?
Façade de l'aéroport Léopold Sédar Senghor
Que va devenir le désormais ex-aéroport international Léopold Sédar Senghor et ses infrastructures ? Personne ne sait. À l’aéroclub, qui existe depuis 1933, personne n’a été tenu informé. Les propriétaires d’avions privés non plus. Certains osent espérer que l’aéroport continuera d’exister pour les vols à destination de l’intérieur du pays. D’autres au contraire parient que les terrains ont déjà été vendus à des promoteurs immobiliers.
Les hôteliers de la petite côte aux anges, ceux de Dakar inquiets
A Dakar, les hôteliers savent déjà qu’ils auront un manque à gagner avec la délocalisation de l’aéroport à 45 km de la capitale. Les heureux dans cette transaction sont les propriétaires d’hôtels de la petite côte. Toubab Dialaw est à 20 minutes de l’AIBD, Saly est à 30 minutes, le lac rose aussi est tout proche.
Malgré les navettes, beaucoup de clients ne séjournaient à Dakar que le temps de préparer leurs voyages à l’intérieur du pays. Maintenant, ils ne verront plus l’intérêt de faire le trajet jusqu’à Dakar pour repartir pour leur destination finale.
Ce nouvel aéroport semble plutôt entraîner plus de problèmes qu’il n’en résout avec son implantation si loin de l’agglomération.
Eva Rassoul/au-senegal.com
http://www.au-senegal.com/l-ouverture-du-nouvel-aeroport,...

15/10/2017

TOURISME A SALY: ENTRE OPTIMISME ET SURREALISME

Rentrée touristique: les jalons d’une bonne saison jetés à Saly

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La rentrée touristique prévue le 26 octobre prochain, toutes les dispositions ont été prises par les acteurs pour la réussite de la saison touristique. Avec l’ouverture de l’Aéroport International Blaise Diagne et le retour des Tours opérators, certains grands hôtels affichent déjà le plein.
Cette année, c’est l’année de la relance du tourisme à Saly. Les acteurs ont posé tous les jalons pour relancer le secteur qui a subi durant ces dernières années un véritable coup de massue. La Sapco a déjà donné le ton avec l’embellissement de l’avenue Malick Ndiaye qui est la route principale, l’installation ou la reprise des lampadaires électriques et solaires dans la station, des panneaux d’orientation et des panneaux numériques à l’entrée de Saly. Un bureau d’information et d’orientation sera ouvert dans les prochains jours et qui permettra de distiller les renseignements utiles aux touristes. Des hôteliers se frottent déjà les mains car pour le moment de grands réceptifs affichent le plein pour la saison touristique dont le démarrage est prévu le 26 octobre prochain. L’ouverture de l’aéroport chez les hôteliers constitue une aubaine chez les hôteliers. Toutes les compagnies aériennes ont déjà négocié des chambres à Saly pour l’année touristique, selon les hôteliers qui affichent un visage radieux. Des responsables hôteliers restent optimistes pour une réussite de la saison et espèrent une hausse de visiteurs par rapport à l’année prochaine. Plusieurs réceptifs qui avaient mis la clé sous le paillasson ou qui ont été cédés vont ouvrir leurs portes et des hôtels sont en train d’être rénovés pour donner de la splendeur. Pour les hôteliers, rien ne peut empêcher une bonne saison car des prémices sont posées avec le retour des Tours Opérators tels que Thomas Cook qui est l’un des plus grands et Look Voyages considéré comme l’un des plus gros pourvoyeurs de touristes. Le centre commercial, situé au cœur de la station qui était en agonie, va ressusciter car ayant un nouveau repreneur. Le nouveau ministre du tourisme Mame Mbaye Niang qui sera l’hôte de Saly la semaine prochaine pour une rencontre de contact avec les acteurs, sera à l’aise et il ne lui reste qu’à booster d’avantage le secteur pour que l’objectif des 3 millions de touristes soient atteints en 2020. Les travaux contre l’érosion côtière financés par la Banque Mondiale vont démarrer au mois d’avril 2018. Ce phénomène a été l’une des causes de la baisse de la Destination Sénégal.
Festival Sen’ Saly
Les acteurs du secteur sont conscients que le balnéaire a subi une crise profonde depuis des années par des concurrences de nouvelles destinations. Les acteurs ont opté pour une revalorisation de la Destination touristique de Saly et ont mis des activités de soutien au tourisme. Pour les acteurs, il urge d’inscrire dans le calendrier un festival annuel avec les artistes de Saly, la Sapco et la mairie de Saly pour valoriser la culture à Saly pour servir de soutien à l’activité touristique. Le premier festival prévu le 5 au 7 décembre 2018, comprendra des spectacles de danse, des concerts, des expositions d’art, des ateliers de musique traditionnelle, etc. A en croire les organisateurs, l’organisation du festival Sen’Saly, aura pour vocation la captation d’un public et la promotion de la marque « Saly », une station balnéaire à découvrir ou à rédécouvrir.
Alioune Diop/petitecotessn.com

14/10/2017

FAIBLE REPRISE DU TOURISME ST LOUISIEN

Tourisme : faible taux de visites à Saint-Louis (7 %)

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Si nombres d’initiatives se font jour dans le domaine du tourisme, faisons un rapide survol des dernières nouvelles relatives au secteur. Cela se passait lors de la 39e édition du Salon du tourisme à Paris.
Finie la léthargie enregistrée par le secteur, petit à petit les touristes retrouvent le chemin du pays de la téranga. Loin de la sinistrose initiale constatée, les actes posés semblent porter leurs premiers fruits, si l’on croit les dires du professionnel de la profession qu’est Moustapha Kane, par ailleurs secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS). « Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures concrètes ».
Cependant, l’on peut regretter que ses mots ne soient pas suivis de chiffres précis corroborant l’éclaircie. Peut-être qu’entre le constat et l’allocution, le laps de temps fut trop court pour collecter les données idoines et les coucher dans un rapport. Toutefois, la nouvelle du regain de vitalité quant au secteur reste l’information à retenir.
Si dans les faits Dakar s’octroie 41 % des visiteurs, la Petite Côte 35 % Saint Louis et ses régions 7 % et la Casamance 4 % le fait est que le Sine Saloum n’en demeure pas moins l’un des lieux les plus magiques et dépaysant du Sénégal, méritant de figurer en bonne place dans les dépliants vantant le pays. Destination à forte valeur touristique sans en avoir les inconvénients, ses paysages et rythmes lui confèrent un cachet singulier, faisant de lui une inoubliable césure.
Au-senegal.com

11/10/2017

CASAMANCE DEFISCALISEE?

le tourisme est-il réellement défiscalisé en Casamance ?

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L’opérateur touristique ne paie pas d’impôt, s’il investit dans la région naturelle de Casamance (Sud du Sénégal), a affirmé le nouveau ministre sénégalais du Tourisme. Est-ce le cas ?
Dans une récente interview accordée à la chaîne de télévision française France 24, Mame Mbaye Niang a dit que le Sénégal veut accueillir 3 millions de touristes en 2023 et 10 millions en 2035. «Il faut toute une stratégie pour y arriver, notamment des infrastructures de base grâce au PSE [Plan Sénégal Emergent]», a-t-il expliqué.
Répondant à une question sur les stratégies en vigueur et l’attractivité du Sud du pays, Mame Mbaye Niang a indiqué qu’il y a «une loi qui défiscalise les investissements dans le tourisme en Casamance»
Cette défiscalisation annoncée est-elle effective ? Nous avons vérifié.
Cette loi existe-t-elle ?
Africa Check a contacté le service de communication du ministère du Tourisme. Les courriers et les multiples rappels téléphoniques sont restés vains.
Africa Check a joint par téléphone le chef du Service régional du tourisme de Ziguinchor, Marie Louise Faye, pour avoir une idée sur l’existence de dispositions légales qui défiscalisent l’activité touristique en Casamance. Mme Faye a confié qu’«une loi déclarant la Casamance zone spéciale touristique a été effectivement votée en 2015 et un décret d’application a été pris par le chef de l’Etat, en 2016 ».
Que renferme-t-elle ?
L’Assemblée nationale a adopté, le 3 juillet 2015, la loi portant statut fiscal spécial des entreprises touristiques installées dans le pôle touristique de la Casamance.
Dans l’exposé, il est précisé que « le statut fiscal spécial bénéficiera aux entreprises installées dans les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou », qui forment la région naturelle de Casamance. L’article 2 stipule que « le statut fiscal spécial est accordé aux entreprises touristiques pour une durée de dix ans à compter de la date de délivrance de l’agrément ».
Quels sont les types d’impôts concernés ?
Le texte exonère les entreprises touristiques de 11 types d’obligation fiscale dont la taxe sur la valeur ajoutée, la contribution foncière, l’impôt sur les sociétés, des droits d’enregistrement, etc. En outre, les équipements importés ne sont pas soumis au paiement de droits de douane. Cependant, les opérateurs sont tenus de verser les impôts sur les salaires de leurs employés.
Quel impact sur l’activité touristique ?
A travers son rapport périodique intitulé «situation économique et financière 2016 et perspectives 2017», la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) renseigne que les services d’hébergement et de restauration ont enregistré «une reprise en 2016, avec un bond de 9,3% après un recul de 3,6% en 2015 » à l’échelle nationale.
Mais cela ne veut pas dire que des investisseurs touristiques se bousculent en Casamance. Bien au contraire ! La loi faisant de cette région une zone touristique spéciale n’a pas empêché la poursuite de la fermeture des réceptifs hôteliers. Le sous-secteur reste en crise », regrette Jean Demba, opérateur touristique basé au Cap Skiring, près de Ziguinchor.
Selon le chef du service régional du tourisme, Marie Louise Faye, depuis la signature du decret d’application, son service travaille à «informer davantage les entreprises touristiques sur les avantages de la nouvelle loi».
Conclusion : le tourisme a été globalement défiscalisé en Casamance
Le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang a déclaré l’existance d’une loi défiscalisant les investissements dans le tourisme en Casamance, la partie sud du Sénégal.
En 2015, l’Assemblée nationale du Sénégal a adopté une loi exonérant les opérateurs touristiques qui opèrent en Casamance de 11 types d’impôts.
Le décret d’application de cette loi a été pris en 2016. La déclaration de Mame Mbaye Niang est donc exacte.
Assane Diagne/africacheck.org

08/10/2017

WELCOME AMERICA!

Promotion touristique : Le Sénégal invité à intensifier ses offres aux Etats-Unis

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Pour la promotion de sa destination, l’enseignant en business et entrepreneur américain, William Carner estime que le Sénégal doit davantage intensifier ses offres touristiques aux États-Unis. Il s’exprimait à l’issue d’une visite des banquiers sud-africains au Sénégal.
Parallèlement à ses activités professionnelles, l’enseignant-entrepreneur américain, William Carner veut promouvoir la destination du Sénégal aux États-Unis. Dans le passé, a-t-il rappelé, il y avait beaucoup d’Américains qui venaient au Sénégal, notamment après la publication du livre sur les racines des Américains noirs intitulé « Roots ». Cet engouement reste, à son avis, toujours intact. Seulement, croit-il savoir, les efforts du Sénégal dans le domaine du tourisme vers les États-Unis ne sont pas encore « très poussés » du fait de la prédominance du marché européen.
Pourtant, il affirme que l’Afrique est le continent de l’avenir. De plus, le Sénégal dispose de nombreux atouts. Dakar est à 7 heures de vol de New York. « Il est plus facile de se déplacer de New York à Dakar que de New York en Californie, alors qu’il y a des Américains qui vivent à New York et qui ont des maisons en Californie. Au lieu d’aller à Californie, ils peuvent acheter des maisons à Saly, à Yenne ou en Casamance, etc. », a expliqué William Carner. Il déclare avoir soumis un projet d’offre touristique au ministère du Tourisme.
Pour vendre la destination Sénégal aux États-Unis, M. Carner et ses partenaires dont la Fondation Obama envisagent d’organiser une rencontre (meeting) à Chicago, au cours de laquelle ils présenteront le Sénégal au public américain, au secteur privé américain, etc. « Quand on parle de l’Afrique aux États-Unis, les gens pensent à l’Afrique du sud, aux animaux, etc., alors que l’Afrique du sud est très loin des États-Unis -16 heures de vol de New York-», a noté M. Carner. Il a magnifié la volonté du Sénégal de vouloir « profiter de ses ressources naturelles pour fouetter son économie en créant des emplois décents à travers le tourisme, une industrie parmi tant d’autres ».
Malgré ses nombreux atouts, le Sénégal doit surmonter un handicap. Bon nombre d’Américains ne connaissent pas le Sénégal. « Ceux qui connaissent le pays se trouvent à New York, à Harlem où nous avons un little (petit) Dakar. Si vous descendez à Philadelphie pour leur demander le Sénégal, ils ne connaissent pas ». M. Carner est convaincu qu’avec une bonne promotion, le Sénégal peut attirer de nombreux Américains. « C’est un jeu de marketing ; car pour vendre un produit, il faut que le client soit au courant de son existence», affirme-t-il.
S. Diam SY/lesoleil.sn

05/10/2017

NOUVEAU RIFIFI CHEZ AIR SENEGAL

la formation des pilotes d’Air Sénégal aura bien lieu

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Annulée in extremis par un simple mail, à l’insu du nouveau directeur général d’Air Sénégal, Philippe Bohn, la formation des futurs pilotes de la toute jeune compagnie aérienne sénégalaise aura bien lieu.
Pour son arrivée à la tête de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, le Français Philippe Bohn se serait bien passé de cette péripétie. Avant sa prise de fonction, début septembre, l’ancienne direction générale avait recruté une quinzaine de pilotes de nationalité sénégalaise qui devaient constituer les premiers équipages de la compagnie nationale qui doit débuter son activité le 7 décembre, à l’occasion de l’inauguration de l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD).
Suspension in extremis
Au terme d’un processus de sélection de plusieurs mois, conclue par des évaluations en simulateur assurées par un pilote instructeur/examinateur du constructeur aéronautique ATR, à Toulouse, ces derniers devaient partir en « qualification type » (QT), courant octobre, à Toulouse ou Miami.
Mais le 22 septembre, ces pilotes recevaient un courriel de la compagnie les informant in extremis de la suspension du processus et du renvoi à une date ultérieure du départ en QT. Plusieurs d’entre eux avaient pourtant démissionné de leur précédent emploi, sans pour autant avoir signé leur nouveau contrat de travail avec Air Sénégal.
Les pilotes veulent une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales
Le 26 septembre, un « collectif des pilotes » adressait donc à la ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, un courriel exposant leur désarroi : « Les raisons invoquées, qui tiennent à la remise en question de la légitimité du précédent processus de sélection, nous laisse dans une profonde incompréhension et nous réfutons vigoureusement leur pertinence, écrivaient-ils. Une telle décision, prise au stade ultime du processus, ne saurait qu’entraîner des conséquences regrettables. »
Demandant le « respect des engagements pris à [leur] égard », les pilotes insistaient en outre sur « la nécessité de définir une politique de recrutement privilégiant les compétences nationales, seul chemin pour une compagnie sénégalaise pleinement au service des intérêts patriotiques ».
Couac interne
Comme l’a révélé le 2 octobre Jeune Afrique Business+, l’inquiétude justifiée des pilotes résulte en réalité d’un couac interne à la compagnie. Le mail d’annulation qui leur avait été adressé le 22 septembre émanait non pas de la direction générale, mais de Malick Tall, un prestataire de services dépendant du pôle projet « Opérations ».
Aussi, le 27 septembre, le DG Philippe Bohn a adressé un nouveau courriel aux pilotes concernés, indiquant que « de fausses informations concernant “l’annulation des QT” et le “renvoi des pilotes” sont véhiculées dans certains médias. Ces informations sont erronées […] J’ai donc promptement réagi en appelant le coordinateur ATR pour m’inscrire en faux sur la demande d’annulation. Le lendemain, samedi 23 septembre, j’ai réitéré mon message par e-mail en insistant sur le fait que la demande d’annulation du pôle projet “Opérations” était contraire à l’avis de la Direction Générale. En totale transparence avec vous, je vous joins copie de cet e-mail ».
Début des formations ce mois-ci
Dans ce courriel adressé à Flavien Masquarenc, Customer Support Director de ATR Aircraft, Philippe Bohn précise encore: « Afin d’éviter tout malentendu, il n’a jamais été question d’annuler les QT. […] J’attends simplement les dossiers pilotes, complets et conformes au plus élémentaire respect des standards basiques de notre industrie. Malick Tall a pour charge et unique tâche de me les soumettre dès qu’il les aura complétés… »
Contacté par Jeune Afrique, l’un des pilotes sénégalais concernés confirme les informations de JAB+, assurant que les choses sont globalement rentrées dans l’ordre. Sous réserve de cas particuliers, lui et ses collègues devraient donc participer, en octobre, aux QT initialement prévus.
Mehdi Ba/jeuneafrique.com

03/10/2017

LE NOUVEAU MINISTRE DU TOURISME DEJA SUR LA SELLETTE

Macky Sall « dégoûté » par les approximations de Mame Mbaye Niang

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Si le ridicule tuait, le nouveau ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, serait présentement en train de déguster les pissenlits par la racine. Chargé de promouvoir une destination Sénégal en ballotage défavorable sur l’échiquier international, il est parvenu, à peine après avoir récupéré le flambeau des mains de Maimouna Ndoye Seck, à saborder l’image de marque d’un pays qui vise, à brève échéance, à accueillir pas moins de 3 millions de touristes chaque année.
Invité à donner son point de vue sur ce qui trait à la question du maintien ou non du franc Cfa, le sieur n’a trouvé rien de mieux à faire que de se singulariser, de la manière des plus péremptoires, en laissant entendre que des pays comme la Mauritanie, la Gambie ou encore la Guinée (Conakry) sont membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine. C’était en prime time, sur les antennes de Vox Africa.
Mis devant le fait accompli, le président Macky Sall qui s’est engagé dans une entreprise de séduction de masse pour s’assurer un second mandat en 2019 a eu du mal à en croire ses oreilles. Nos antennes qui sillonnent les arcanes du régime témoignent de son dégoût et nous indiquent que le désarroi est plus que partagé. En effet, l’on nous fait savoir que le cas Mame Mbaye Niang était à l’ordre du jour au sein du cabinet présidentiel. Notamment parce que le susnommé avec fait les choux gras de la presse, en marge du salon du Tourisme qui s’est tenu à Paris. Invité sur France 24, il avait répondu en entame d’interview à une question portant sur les voies et moyens qu’il comptait utiliser pour promouvoir la destination Sénégal.
Il ressort des conclusions de la présidence que des « plaisantins » avaient tronqué la réponse intégrale du ministre et publié un « fake » sur internet. Manipulation qui faisait croire de visu que le seul projet de Mame Mbaye Niang était d’inviter les touristes à venir profiter de nos animaux. Mais son manque de maîtrise avéré de la géopolitique sous régionale a laissé pantois Palais qui a d’ailleurs pris l’option de faire profil bas jusqu’à nouvel ordre sur cette question. D’autant plus qu’elle met en relief des incohérences manifestes dans la mise en oeuvre du remaniement ministériel découlant des législatives controversées de juillet dernier. Nos interlocuteurs nous indiquent que le salon du Tourisme de Paris ayant été piloté en amont par la ministre Maimouna Ndoye Seck, il eût été préférable qu’elle y représente le Sénégal avant de passer le relais à un Mame Mbaye Niang qui a mis d’obscurs coups de projecteurs sur la crédibilité du gouvernement sénégalais, du fait de son impréparation manifeste.
Awa Diallo-Rédaction mediasenegal

LE SALOUM EN DANGER

Un royaume de mangrove menacé par la déforestation

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Dans le parc national du delta du Saloum, classé au patrimoine de l'Unesco, l'un des écosystèmes les plus riches au monde est véritablement en danger.
Au cœur du delta du Saloum, au centre-ouest du Sénégal, à plusieurs centaines de kilomètres du tumulte de la capitale Dakar, s'ouvre le royaume de la mangrove. Dans cette réserve naturelle de 76 000 hectares, les palétuviers, arbres rois de la forêt, dominent l'horizon. À côté serpente le fleuve Saloum, avec ses milliers de bras de mer appelés « bolongs ». Sillonnant ce labyrinthe marécageux, notre pirogue glisse sur l'eau, se frayant un chemin parmi les 200 îles et îlots que compte l'estuaire. Au loin, un groupe de pélicans prend son envol. Bienvenue dans le parc national du delta du Saloum, l'un des plus grands réservoirs de mangrove d'Afrique. Ici, plus de 250 espèces d'oiseaux, de reptiles et de mammifères sensibles vivent entre terre et mer : hérons goliath, pélicans gris, singes verts, crocodiles, hyènes tachetées ou encore des tortues marines et des lamantins d'Afrique, deux espèces menacées. Pourtant, cet écosystème, l'un des plus riches au monde, inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis 2011, est en danger. En cause : le phénomène de la déforestation.
Un écosystème menacé
« Les causes principales de cette déforestation sont le trafic de bois et la production de charbon ; les feux de brousse sont également responsables de la dégradation des forêts », pointe Haïdar El Ali, militant écologiste emblématique et ancien ministre de l'Environnement sénégalais. D'après la FAO, l'Afrique a perdu près de 500 000 hectares de ses mangroves au cours des vingt-cinq dernières années. Le Sénégal compte parmi les pays les plus touchés sur le continent avec près de 40 % de ses superficies perdues depuis les années 1970. En ligne de mire : la récolte de bois de chauffe et du charbon, ou encore l'urbanisation du littoral. « C'est tout l'équilibre de cet écosystème qui se retrouve menacé », s'inquiète Haïdar El Ali, également président de l'Océanium, une association sénégalaise de protection de l'environnement. Et pour cause, la mangrove joue un rôle vital pour la faune et la flore : dortoir pour les oiseaux, refuge pour les hyènes et les singes, nurserie pour les poissons et les crustacés ou encore filtre de rétention à carbone. « Elle rend un service écologique à la société. Les arbres peuvent stocker rapidement et en grande quantité les polluants. Sa dégradation menace directement la biodiversité, mais aussi les populations locales qui dépendent de la pêche », souligne François Fromard, spécialiste de la mangrove et chercheur émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Autre fonction primordiale : les palétuviers servent de barrières protectrices contre les tempêtes et les tsunamis. « Dans un contexte de changement climatique et de montée des eaux, le recul de la mangrove est inquiétant. L'érosion des côtes s'accélère », précise le chercheur.
Les associations réagissent...
Face à ce constat, l'Océanium mène des actions de reboisement avec les populations locales pour restaurer la forêt au Sénégal. « Plus de 150 millions de palétuviers » auraient ainsi été plantés en dix ans dans 500 villages du Sine Saloum et de la Casamance. Sous l'impulsion de Haïdar El Ali, l'association a également créé l'Aire marine protégée de Bamboung (AMP) sur 6 800 hectares, près de Toubacouta. « L'idée était de permettre la régénération de l'écosystème. Nous avons donc interdit la pêche au départ pour favoriser le repeuplement des espèces. Des gardes volontaires surveillent la zone, pour repérer tout acte de délinquance, comme le braconnage ou la destruction de la forêt », explique Mamadou Bakhoum, vice-président du comité de gestion de Bamboung. Depuis la création de l'AMP en 2004, plus d'une trentaine de nouvelles espèces de poisson ont déjà fait leur apparition.
Dans les îles Bétenti, au cœur de cette faune et flore luxuriante, à quelques kilomètres de l'Aire marine protégée de Bamboung, les habitants de Sipo s'inquiètent eux de la dégradation de leur village. Sur cette île d'une centaine d'âmes, la population dépend de la terre et de la mer pour subsister. « Ici, toutes les choses que l'on a pour vivre, on les prend dans la nature. Les poissons, les noix de cajou, le pain de singe (le fruit du baobab), le bois. On vit de cela, on n'a rien d'autre », explique Jean-Dominique Senghor, 31 ans, un cultivateur de Sipo.
... les populations aussi
Dans ce village traditionnel, dirigé par une reine, sept ethnies, Sérères, Diolas, Peuls ou encore Wolofs, récoltent les huîtres des palétuviers, du poisson et des crustacés dans la mangrove pour se nourrir. Pour eux, maintenir l'équilibre de cet écosystème est une question de survie. « Nous vivons de la nature. La brousse et le fleuve sont au bénéfice de tout le monde. Chaque village doit se mobiliser et protéger son côté. Moi je vais bientôt partir, mais pour mon fils et mes petits-enfants, il faut continuer à se battre, ne pas croiser les bras et attendre, il faut agir », clame Issa Touré, fils du fondateur de Sipo et chef du village depuis vingt-six ans.
Inquiets pour l'avenir de leur île, menacée par la déforestation et l'arrivée d'hôtels touristiques voisins, la population tente de résister. Depuis 2010, une association des villageois se mobilise pour protéger Sipo. « Nous reboisons pour restaurer la brousse et la mangrove. Chaque année, nous plantons plusieurs dizaines d'hectares de palétuviers, d'anacardiers et de bois de fer », détaille Jean-Dominique Senghor, le président de l'association, qui collabore avec Keur Bamboung, un « écolodge » voisin. C'est d'ailleurs ce modèle d'« écotourisme » qui a inspiré les villageois il y a quelques années pour créer leur propre campement composé de quelques cases rudimentaires, d'un restaurant et d'un petit marché artisanal. L'objectif : promouvoir un tourisme durable et respectueux de l'environnement, tout en assurant des revenus aux villageois. Les fonds sont reversés dans une cagnotte communautaire, qui permettra ensuite de rénover l'école de Sipo et de construire une case de santé. Pour la population, pas d'autre choix : il faut résister, ou bien partir. « Si la forêt continue de reculer, les habitants partiront. Certains cultivateurs et pêcheurs ont déjà préféré fuir parce qu'ils n'arrivaient plus à vivre ici. J'ai tellement peur pour le futur de Sipo », s'alarme Jean-Dominique.
Sophie Douce/lepoint.fr
http://afrique.lepoint.fr/economie/senegal-un-royaume-de-...

FORMATION DES PILOTES D'AIR SENEGAL

Air Sénégal SA : Phillipe Bohn annule la formation des pilotes et liste les prérequis pour y participer

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Les pilotes sénégalais sélectionnés pour se rendre, du 3 au 13 octobre prochain, à Miami (Etats-Unis) pour subir une formation au siège de Atr 72-600, n’iront plus. La formation a été annulée et le nouvel homme fort de la compagnie aérienne sénégalaise a envoyé les pièces à fournir pour postuler aux pilotes sénégalais. Parmi ces pièces, des documents que certains pilotes disent ne pas connaître selon l’Observateur.
Philippe Bohn, nouveau patron de la nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal Sa, est-il hanté par le crash de l’avion de ligne de type A320 de la compagnie Germanwings ? Andreas Lubitz, le copilote de l’appareil, s’est suicidé en écrasant l’avion dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 24 mars 2015, tuant 150 personnes. Depuis lors, de nombreuses compagnies aériennes ont décidé d’introduire, en plus de l’équipage, une autre personne dans le cockpit, tout en étant rigoureux dans les tests phycologiques. Et le nouvel homme fort de Air Sénégal Sa vient de faire table rase sur le système de recrutement des pilotes fait par son prédécesseur.
Ainsi, il a demandé aux pilotes sénégalais qui étaient recrutés par l’ancien Directeur général Mamadou Lamine Sow, de refaire leurs dossiers avant de les déposer auprès de l’agence en charge des recrutements. Et pour s’introduire dans le cockpit, Bohn demande aux postulants : un dossier administratif de base, lettre de motivation, curriculum vitae, lettre de référence du dernier employeur, formulaire de base (que les pilotes disent n’avoir pas reçu), déclaration de suspension du médical (un document que le personnel naviguant ignore), déclaration de non-incident, la copie du certificat médical, la copie des licences, authentification des licences et copie du carnet de vol ; un compte rendu positif, test de connaissance générale (les pilotes s’interrogent sur le sujet en question), test aéronautique spécificité Airlines (les pilotes disent ne pas connaître la signification); compte rendu entretien (Doa et Rrse) compte rendu avec un pilote instructeur (les pilotes s’interrogent sur l’identité du pilote); évaluation simulateur (déjà fait par les pilotes) du 3 au 12 août à Toulouse sous le règne de Mamadou Lamine Sow.
Seulement si tout est concluant, le candidat doit refaire une visite médicale. C’est après tout cela que le candidat serait apte pour aller faire le stage de qualification Atr 72. Des documents dénoncés par les pilotes recrutés par l’ancien Dg qui étaient passés au simulateur de Toulouse du 3 au 12 août. Et pour riposter contre le système de recrutement de Philippe Bohn à six phases, les pilotes sénégalais ont adressé une correspondance au ministre en charge des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck, pour lui faire part de leur mécontentement. «L’objectif de Bohn est d’écarter les pilotes sénégalais pour faire venir des étrangers. Car, certains documents qu’il exige sont inconnus dans notre jargon. Les normes internationales exigent un curriculum vitae, une lettre de motivation, copie des diplômes obtenus et qualification mentionnée sur la licence, certificat médical valable suivi d’un entretien avec le nouvel employeur. Ce qu’a fait Bohn est une humiliation contre le commandant instructeur Malick Tall», tempêtent des pilotes.
Le contrat du Commandant Malick Tall non renouvelé
15 pilotes ont été sélectionnés par l’ancien Dg Mamadou Lamine Sow pour faire des séances de simulation à Toulouse, sous la supervision du Commandant de bord instructeur, Malick Tall. Test qu’ils ont fait, sauf deux pilotes parmi eux, retenus pour la formation en Airbus 319. D’ailleurs, les deux pilotes en question étaient qualifiés sur Airbus et Boeing 737-700. Tout le reste avait reçu les documents nécessaires pour s’inscrire sur le site Tsa (organisme américain du transport aérien). Et le premier groupe devait partir demain mardi 3 octobre à Miami pour subir la formation de qualification des Atr 72-600 avant d’y être rejoint par le reste, le 13 octobre.
Des formations annulées. Par qui ? Car, des sources renseignent que Philippe Bohn impute la responsabilité au Commandant Malick Tall. Ce que réfute ce dernier en démontrant des pièces à conviction à sa possession. En tout cas, les pilotes sénégalais ne pourront pas faire de simulations avant avril 2018. Par conséquent, la voie est libre pour Bohn de faire appel à des brookers (loueurs de pilotes d’avion) pour faire voler les avions. Si et seulement si, la compagnie démarre ses vols le 7 décembre prochain, comme annoncé. Alors que les heures de simulation d’une durée de 25 jours au minimum pour ces entraînements de qualification ont été certainement réservés et payés.
Présentement, tous les contrats qui sont arrivés à expiration, n’ont pas été renouvelés par l’Administration Bohn. Seulement, il a demandé à tous ceux qui ont vu leur contrat arrivé à expiration de postuler à nouveau via l’agence en charge du recrutement de la nouvelle compagnie aérienne. «Air Sénégal Sa ambitionne de conquérir les grandes capitales du monde. Il s’y ajoute que l’aviation a des règles très strictes. Par conséquent, la rigueur doit être de mise pour éviter au maximum des accidents. Philippe Bohn veut faire de Air Sénégal Sa une compagnie de référence», défendent des sources d’Air Sénégal Sa. «Seuls les professionnels en la matière travailleront dans la nouvelle compagnie. Il faut qu’on mette fin à ce qui se faisait jusque-là. Le népotisme, les bras longs et le copinage sont à l’origine de la faillite des différentes compagnies aériennes sénégalaises», dénoncent toujours des interlocuteurs d’Air Sénégal Sa. Toutefois, seuls quatre pilotes des défuntes compagnies aériennes sénégalaises étaient restés au Sénégal pour démarrer avec la nouvelle compagnie aérienne. Et avec la nouvelle donne, ils envient leurs 12 collègues recrutés par Air Côte d’Ivoire, dont deux pilotes instructeurs.
L’OBS/xalimasn.com

LE LAC ROSE EN DANGER

« Sauvons le lac rose ! » Un cri d’alarme lancé par des acteurs du tourisme

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Le lac rose se meurt lentement, et le tourisme du département de Rufisque avec. Insécurité, construction anarchique autour du lac, insalubrité, absence totale de politique de conservation de ce site, pourtant classé patrimoine mondial de l’Unesco.
A l’heure où les questions liées à l’environnement préoccupent les dirigeants du monde entier, la situation au Sénégal semble être différente, notamment au lac rose où le spectacle est plutôt accablant, pour cause, depuis quelques années le lac rose est laissé à son triste sort. « Déplorable », s’écrient les acteurs du tourisme de la zone.
Anarchie autour d’un patrimoine mondial
« Le tableau est accablant, devant nos yeux. Le lac est entrain de rétrécir et on ne fait rien pour stopper ce désastre. Depuis des années, nous attirons l’attention des autorités, mais nous ne sommes pas écoutés. Les arbres plantés autour du lac pour constituer un anneau de sécurité sont coupés, il y a également une forte activité de construction d’habitats qui se développent anarchiquement autour du lac, les terrains sont vendus par les autorités. Les gens veulent habiter près du lac, au dépend de sa survie. Sans oublier l’extraction du sable, qui n’est pas du tout contrôlé. C’est vraiment grave ce qui se passent ici, toutes ces choses contribuent à dégrader l’environnement du lac et de son bassin versant», s’écrie Amadou Bocoum Diouf, le président d’initiative et du tourisme du lac rose.
Selon Cheikh Ndoye artiste spécialisé dans la fabrication des tableaux en sable. Autrefois, le lac s’étendait sur 8 kilomètres de long et 1,5 kilomètre de large, aujourd’hui, sa longueur est 4,5 km sur 800 mètres de large environ.
Absence d’activité
Côté tourisme, le lac perd peu à peu sa renommée de grand pôle touristique. « Nous avons de moins en moins de touristes, depuis que le lac n’abrite plus l’arrivée du Paris-Dakar. Avant on bénéficiait de la publicité qui était fait autour du rallye, et toute l’année les touristes venaient visiter. Depuis on se contente de quelques visites. Rien n’est fait par notre ministère du tourisme. Regardez, il n’y a même pas d’éclairage, alors que souvent les touristes aiment bien se promener tard, même pas un poste de gardiennage. Aucune installation moderne pour renseigner les gens, c’est un site déserte, le tourisme ici se fait de manière archaïque », explique Monsieur Dia, guide touristique au lac rose.
« C’est triste que nous ne profitons pas assez de nos atouts pour développer ce secteur. Il faut vraiment une forte mobilisation pour redonner au lac sa notoriété. Nous devons créer des activités périodiques pour accompagner ce secteur, et c’est l’engagement de tous. Par exemple un festival ou un concert géant sur le site du lac, ou encore une semaine découverte du lac, ces genres d’initiatives doivent pouvoir être organisés. Les acteurs de ce secteur aussi eux-mêmes se mobiliser pour promouvoir ce site, avec l’aide de spécialistes. Par exemple nous prêt à organiser une session de formation à la création de blog et de contenus pour accompagner », laisse entendre Ismael Cabral Kambell, Chargé de Communication et Relations publiques à Jumia Travel. « Nous ne devons pas laisser ce site unique au mourir, c’est notre devoir de le protéger ».
L’urgence est signalée, si rien n’est fait, il ne restera plus rien que des souvenirs, dans une dizaine, vingtaine d’années ? Sauver le lac rose est un devoir, les acteurs du tourisme autour de ce site y croient, et entendent bien, fasse à l’absence d’une oreille attentive, interpeller le secrétariat général de l’Unesco et le centre du patrimoine mondial, car e site a été inscrit au patrimoine mondiale depuis 2005.
Marie Josephe/Dieyna SENE/lactuacho.com

TOURISME AU SENEGAL ORIENTAL

Tambacounda a célébré la journée internationale du tourisme

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La région de Tambacounda a fêté la journée mondiale du tourisme, le 27 septembre dernier. Moment saisi par les pouvoirs publics pour passer en revue les atouts touristiques et les contraintes du secteur dans le pôle Sénégal oriental. Le thème de cette année est le tourisme, un outil de développement.
Le Sénégal oriental compte 11 hôtels, 11 auberges, 41 campements et plus de 30 guides touristiques professionnels. N’empêche qu’il a des ambitions d’être un hub touristique. En 2016, la région a accueilli 11.295 touristes pour 19.991 nuitées. Un taux de fréquentation loin de refléter les importantes potentialités dont regorge cette zone. Deux patrimoines sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à savoir le pays Bassari et le parc national Niokolo Koba(PNNK).
Les touristes peuvent pratiquer le tourisme cynégétique sur une trentaine de sites. Le tourisme de vision et découverte avec les 913.000 ha du parc national Niokokolo Koba, le pavillon René Caillé, le pont Faidherbe à Bakel, les cascades de Dindefello à Kédougou etc. Et le tourisme culturel très présent dans le pays Bassari à Kédougou. C’est pourquoi, les autorités ont invité, lors de cette cérémonie, les établissements touristiques à vendre davantage la destination Sénégal oriental auprés des touristes tout en visant une meilleure compétitivité de leurs produits et services.
De leur côté, les autorités assurent qu’elles travaillent actuellement à la promotion et au développement du tourisme interne dans les régions. Des études sont également en cours pour atteindre une diversification de l’offre touristique au Sénégal et les objectifs du développement inclusif et durable.
Cependant, la décrépitude de certains sites historiques, la méconnaissance par les sénégalais de leur patrimoine touristique ont été, entre autres, les contraintes soulevées dans le tourisme local. Face à cela, l’Etat est entrain de prendre des mesures pour permettre au tourisme de jouer son rôle de développement.
Outre cela, une exposition de vernissage sur la richesse culturelle des ethnies minoritaires, la biodiversité du PNNK et l’importance de l’écotourisme a été animée par des guides touristiques et les autorités du PNNK. Et un sketch de la troupe ATT du collège d’enseignement moyen Thierno Souleymane Agne de Tambacounda a été joué pour sensibiliser sur la nécessité de valoriser nos patrimoines touristiques.
Amedine Faye/au.senegal.com

01/10/2017

MBOUR ET SALY...

Culture Et Tourisme En Difficulté : Mbour, Pourquoi Ça Cale ?

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Une ville avec tous les atouts, Mbour. Dans ce gigantesque complexe urbain où tout se mélange, le principal souci des gouvernants d’aujourd’hui, (l’Etat et les collectivités locales) reste dans ce qui peut être fait pour sauver ce qui peut l’être. Mbour suffoque et il semble qu’il n’y a pas de solutions immédiates. Et, le plus regrettable est que contrairement à la métropole niçoise adossée sur la Méditerranée et seulement distante de quelques kilomètres de Monaco et de l’immense agglomération marseillaise sur la canebière qui est devenue la quatrième ville de France, Mbour forte de ses attributs de la nature, n’a tiré profit ni de la mer, encore moins de tous les atouts qui fondent le caractère d’une véritable ville.
En métropole, quelle grande ville aujourd’hui n’a pas son tramway, son centre piéton, ses vélos en libre-service ou encore son «écoquartier», se demandent certains experts et urbanistes. A l’heure du Smartphone et des villes numériques, l’on est pourtant, très très loin de ces images et clichés qui symbolisent la ville moderne, quand on parle des villes sénégalaises. A Mbour, à ce jour, le tourisme est presque mort de cette anomalie. Tout comme la culture, l’éducation et toutes les grandes librairies qui faisaient sa réputation, ont fermé leurs portes. Les grands magasins du centre aussi laissés à des affairistes dont le seul souci, loin de rendre belle, une cité, fussent-ils des Sénégalais, est de se faire de l’argent sur la population au lieu de servir les populations. Dans le centre ou ce qu’il reste, ne subsistent que les ombres du passé.
Le tramway, même si des lignes de tata viennent d’être lancées, ce sera peut-être pour l’autre siècle. Pour avoir une ligne, il faut des voies dans la cité ; Mbour n’en a plus. Pour améliorer la mobilité urbaine, la ville ne compte aucune voie bitumée dans le centre encore moins des feux de circulation. L’on est encore dans la préhistoire de la civilisation urbaine et la population semble s’en accommoder. Aujourd’hui, il n’y a aucune forme d’innovations, à commencer par la voirie morte de sa plus belle mort.
De centre, la jeunesse actuelle de la ville n’en connaît qu’une seule direction, celle qui mène à la station de Saly, site touristique qui n’a pas été incluse dans le périmètre urbaine ville et laissée à une communauté rurale, Malicounda, pour renflouer les caisses de cette commune-quartier située à l’entrée de la ville. Une cité de tous les paradoxes qui n’en tire aucun avantage ; voilà qui symbolise la ville de Mbour et son environnement.
La plus incompréhensible des mesures a été de l’avoir séparé pour des raisons qu’on aura du mal à expliquer dans l’avenir, à son arrière pays, sans aucune forme de concertation entre le rural et l’urbain. Au même moment, Diamniadio et son immense complexe urbain arrivent dans ce contexte sans aucune autre forme de perspectives qui va dans le sens du développement de la Petite côte. Ici tout a été pensé pour aller à… ou revenir de… Dakar. Quid de l’aéroport de Diass en voie d’être inauguré et qui ne sera d’aucune forme d’utilité dans la relance de la ville sinon y accroître l’anarchie et les encombrements en tout genre. Comme l’a été d’ailleurs, au regret des populations, le tourisme et l’aménagement de la station balnéaire de Saly au départ du programme.
Conçue comme l’élément-clé dans la construction du territoire, Dakar, devient une sorte de goulot d’étranglement à partir duquel tout se déconstruit également. Comment expliquer, à partir de ce moment, la difficulté d’entrer ou de sortir de Mbour ? Que l’on bifurque par la soi-disante bretelle à l’entrée de la ville et qui mène sur la route de Kaolack ou que l’on entre dans le ventre mouvementé de la ville pour aller vers Joal, on ne le fait pas en moins de vingt minutes. Un calvaire avec comme élément catalyseur, les gros camions en direction du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Guinée ou des fois en provenance de ces pays, du Sénégal oriental et/ou de la Casamance.
Et dans un tel contexte, sans moyens suffisants, sans aucune vision, le maire peut tout se permettre en invoquant les difficultés liées à la conjoncture, mais encore l’absence de véritables projets politiques venant de l’Etat dans la ville. Les inondations qui le tracassent au quotidien à chaque saison des pluies en sont un bel exemple.
CONTRAINTES BUDGETAIRES, ABSENCE D’HORIZONS CLAIRS… : Un véritable gouffre urbain qui explose
Limitées au niveau de leur budget, toutes les villes sénégalaises fussent-elles littorales, fluviales, fluvio-maritimes ou intérieures n’ont aucune marge de manœuvre. Tous les projets urbains qui sont y lancés, ne le sont que grâce aux intérêts de la puissance publique. Sans elle, il y a aucun autre investissement à venir. Pour preuve, le pôle de Diamniadio en construction pour un montant d’environs 2 milliards de dollars, ne l’a été que par l’engagement de l’Etat avec ses partenaires marocains, indiens, et quelques Sénégalais qui y tireront nul doute profit. Que peuvent faire les maires, face à l’anarchie, toutes les formes de pollution, l’absence d’études sur leur cité.
Tous ces faits remarqués sont des freins au développement d’une ville qui ne prendra son envol que quand elle sera dotée d’un plan de développement urbain régional qui inclut à la fois, Thiès, Joal et Fatick. Mbour comme espace économique principal, Thiès comme centre d’une région économique, Joal et Fatick, comme aires de prospérité qui permettent de réduire la pression sur la ville. Pour exemple, Thiès n’est distante de Mbour que de 70, voire 75 kilomètres, selon le chemin qu’on prend. Joal est à 30, voire 32 km. Et, Fatick et sa région seulement distante de 70 km. Construire un ensemble au cœur de cette partie la plus humide du littoral à travers les îles du Saloum, Djifère, sur la route de Kombongoy, voilà le travail à faire pour certains spécialistes de l’aménagement du territoire.
Contrairement, à Diamniadio, Mbour et son agglomération ne se développeront par des bouts de territoire découpés en fonction des intérêts des uns et des autres. Confrontée aux pénuries d’eau chaque jour, à l’anarchie au sein des aires de rencontres (marchés, routes ou ce qu’il en reste), la population ne veut même plus qu’on lui parle de ville. L’absence d’homme ou de femme de la ville proche de l’Apr, dans le dernier gouvernement de Macky Sall, est aussi soulevée chez les jeunes comme une forme d’oubli que le président de la République et son entourage n’assument pas. Mbour, une méprise ! Certains jeunes n’hésitent plus à penser que l’équipe au pouvoir ne rêve pas d’un grand destin pour leur ville. Est-ce qu’ils ont tort à ce qu’on voit ?
Depuis des années, la grande mosquée dont un des pans s’était effondré, est restée en souffrance de par l’incompétence d’une équipe municipale incapable de développer la moindre capacité de coopération économique et sociale pour relancer ce projet. Quand l’association «Solidarité mbouroise » s’y est mise avec ses moyens à elle, la chose s’est accélérée timidement. Et, maintenant, c’est le Président Macky Sall qui s’y met avec la promesse de finir les travaux. Un mouvement de jeunes pour vendre du rêve voilà l’enjeu, mais s’agira-il d’un rêve durable ?
CITE NUMERIQUE, VOIRIE NOUVELLE, UNIVERSITES, LACS… : Diamniadio, modèle ou anti-modèle…
La question du budget est intéressante quand on l’évoque au cœur du fonctionnement des villes, car même Dakar dont le maire Khalifa Sall est encore en prison pour des problèmes de gestion interne de sa mairie, n’y arrive pas. Dans la ville sénégalaise, il semble que le casse-tête des élus reste l’équation de la gestion municipale. Le nœud de tous les problèmes est là et de quels moyens dispose un maire qu’il soit de Guédiawaye, de Diourbel, Pikine ou Mbour pour faire la mixité sociale, le logement ou des programmes d’assainissement ? Avec Diamniadio, l’on tente le tout pour le tout pour élaborer un modèle urbain qui devrait marquer les esprits. Mais, les autres villes, en ont-elles les moyens ? De l’Etat et des collectivités, qui doit faire la région, la question est ouverte aux planificateurs.
Le modèle Diamniadio, tout beau projet, confié à la Délégation Générale à la Promotion du pôle Urbain (Dgpu), est vu par certains comme un paradoxe dans le contexte de décentralisation que connaît le pays depuis le lancement en 1997, de ce projet dit de régionalisation. Et c’est le Délégué Général Seydou Sy Sall qui le dit lui-même, chez nos confrères de Financial Afrik en soulignant que «C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un projet de cette envergure, est entrepris. 1644 hectares, pour vous donner une idée, c’est quatre fois le plateau de Dakar ; quatre fois les Parcelles Assainies. Certains pensaient en parlant de çà qu’il s’agissait d’un projet pharaonique qu’il était impossible de réaliser… En 2014, lorsque le Président Macky Sall lançait le projet, c’était un site complètement vierge. Mais, le Président, vous savez, c’est avec l’audace qu’on réussit tout. La première chose a été d’injecter ici le Centre international de conférence de la francophonie». L’idée, ajoute le délégué général du Pole, «c’était de susciter l’attractivité, l’attraction vers le pôle. L’Etat a voulu démontrer ici le mouvement en marchant…» Audace et attractivité, chacun de ces mots gardent son sens pour le projet, mais aussi pour la suite. Ils fixent aussi un cap pour le pays et son futur modèle à l’horizon 2030-2050. Mais, les mairies actuelles dans leur configuration et la composition de leurs élus, sont-elles capables de suivre ce mouvement, fut-il le plus beau, le plus construit au plan de la conception et du partage des idées ?
Face à cet exemple, la France dans sa conception du territoire, en partant de la région, du département, de la commune est un exemple inspirant encore une fois. On peut retenir ainsi, et les études des laboratoires des universités et instituts de recherche sur l’urbain, que la France n’a connu en tout et pour tout que deux périodes où les gestions municipales ont été fortement marquées par une vision politique. Celle du socialisme municipal, né dans les années 1880, qui s’est prolongé jusque dans les années 1930. Les villes deviennent alors des laboratoires du changement, avec la mise en place de grands services publics municipaux allant jusqu’à la création de boulangeries ou de pharmacies municipales. C’était pour l’époque…
Celle des années 1970 et 1980 ensuite, fortement marquée par la bipolarisation de la vie politique. À la suite du programme commun, une nouvelle génération d’élus de gauche conquiert des villes aux municipales de 1977. Dans leur gestion, ils vont mettre l’accent sur la démocratie locale, les loisirs et les grands équipements culturels. La première expérience se heurtera au Conseil d’État, qui veille scrupuleusement à faire respecter la loi de 1884 limitant les compétences des communes. La seconde trouvera ses limites dans les contraintes budgétaires qui vont rapidement s’imposer à tous. Les villes sénégalaises sont dans cette forme d’impasse qui commence à trop durer. «Pour faire très différent, encore faut-il en avoir les moyens financiers», souligne Patrick Le Lidec, chercheur au centre d’études européennes de Sciences-Po.
LIGNES DE FORCE
A l’heure des innovations et de la croissance verte : Mbour peut-elle redevenir une ville qui attire ?
Mal éclairée pour ses rues principales, sans aucun reflet qui attire le visiteur, Mbour peut elle devenir une ville d’avenir ? Simplement, une cité lumineuse, lisible et presque de taille humaine. Toute la question est à ces points.
Un débat de fond se tient actuellement au Sénégal dans le monde des urbanistes pour ce qui est du modèle à suivre pour remettre en vie les villes secondaires. Mais, quelles réponses proposent les mairies des villages devenues communes rurales comme celles des villes grandes ou moyennes au moment où tous disent avoir fait passer le budget municipal de 100 millions à plus d’un milliard de FCFA. A tort ou à raison, d’où vient cet argent que l’on agite et dont on ne recouvre même pas les 70% pour le budget. Image d’épinal, nos villes n’ont plus rien de villes malgré ces types de déclarations. Les maires de villes comme ceux des communes rurales en purs politiciens ne sont pas souvent et pour la plupart capables de lire même un bon budget. L’on fait dans l’à-peu-près en pensant que le peuple de la ville dort. Çà les arrange. Contre les inondations, les saletés, la mauvaise organisation des activités (mobilité urbaine, transports, gestion des marchés et halles…), l’anarchie est au cœur de tout. A Mbour comme à Kaolack, dans le centre de ces villes paisibles d’il y a quelques années, rien n’attire sinon, les odeurs et les saletés qui se mélangent au sable de rues mal entretenues. On est dans le flou. Si on considère qu’une ville intelligente, c’est une cité où l’on peut vivre son bien-être et faire du business, il n’existe pas encore une ville sénégalaise qui répond à ce critère en attendant de voir ce que va offrir le pôle urbain de Diamniadio. Le contexte de l’édification de cette nouvelle ville arrive au moment où jamais la gestion de la cité n’a jamais été aussi défaillante. Pour preuve, faute de résultat, même nanti de son expérience de paysagiste et grand connaisseur de la vie urbaine, le maire de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye a été sanctionné par sa base et une partie de la population de la vieille ville. Le maire actuel, fort du soutien du chef dont il est le beau frère, ne fait pas mieux que lui moins de deux ans, après son élection.
Que dire de Mbour, la cité la plus envahie du Sénégal par l’exode après Dakar ? Au cœur d’une belle tourmente au niveau foncier, la ville n’a plus aucun charme. La décentralisation et ses incohérences lui ont enlevé tous ses privilèges et c’est dans ce contexte que tout ce qui faisait son charme a disparu : le tourisme est bien en très grande difficulté. La mer n’attire plus le visiteur étranger qui préfère désormais le sable fin de la Dominique et des Antilles beaucoup plus propres et plus aptes à les recevoir. Dans le même temps, rien n’est fait par les autorités au niveau de l’Etat comme au niveau municipal, pour relever la qualité de l’offre dans les hôtels encore en vie ; mais encore dans l’aménagement d’espaces du genre : les places du centre, la plantation d’arbres, les façades etc.
Qu’est ce qui attire d’ailleurs dans cette cité où toutes ces facéties qui font la réputation d’une cité n’existent nulle part ? A cette question, le maire serait incapable de vous apporter une réponse. Au cœur de la tourmente, il n’a plus d’avis ; il semble attendre son heure, pour ne serait-ce que rendre le tablier et laisser la place. Raisonnablement, c’est sans doute le meilleur service qu’il aura à rendre à la ville ; mais pour être remplacé par qui ? Autre question lancinante qui revient dans cette ville où depuis Ameth Sarr et Abdou Mané, il semble que l’on soit plus damnée que les autres. Moussa Ndoye n’a guère mieux, bradant le foncier comme il pouvait. Mbaye Diagne, malade et impuissant a eu toutes les difficultés à finir ses mandats. Alors à partir de là, regarder l’avenir reste difficile dans cette cité sans reflet, adossée sur l’atlantique, comme malgré elle.
FOCUS SUR… SALY
La grosse anomalie au cœur d’un chaos
40 ans d’existence et le Ko après, c’est cela à quoi ressemble la station balnéaire la plus connue en Afrique de l’ouest. Comment est-ce possible ? La réponse n’est pas simple pour les experts et les hôteliers qui se renvoient la balle. Au niveau du Centre Expérimental de Recherches et d'Études pour l'Équipement (Cereq)), l’on met cela sur la somme de toutes ces erreurs nées du non respect des normes d’établissement et de construction sur le littoral. L’on a chargé la mer, dit-on. Dans l’aménagement littoral, le village de Saly et sa station balnéaire reste comme un complexe qui, au début de sa conception, étaient destinés à faire de la Petite côte avec le Cap skirring, aux côtés de Dakar, mais aussi de Saint-Louis, le cœur du tourisme au Sénégal.
1977-2017, c’est juste au lieu des belles prévisions attendues, ce furent quarante années de désillusions pour la ville. Même si les débuts jusqu’à la fin des années 1990 furent exceptionnels sur l’économie de la zone et de la région, la suite a été presque catastrophique, parce que tout finalement s’en va. La côte envahie par la mer parce que «sabotée» par des édifices sans aucune norme de respect des sites. Sans le respect de la distance des 100 mètres entre la mer et la côte, comme dans la législation européenne qui devrait permettre de laisser l’océan dérouler ses vagues. La Direction de l’environnement et des établissements classés est dans la même mouvance sans arriver à convaincre les promoteurs hôteliers sur la Petite côte. Selon eux, aucune des solutions tentées par l’Etat jusque-là, n’a servi à rien pour sauver ce qui peut l’être sur le littoral. Le tourisme se meurt à Mbour parce que tout a été fait dans la planification du secteur, sans une cohérence avec le développement de la ville. Rien n’attire le touriste dans la cité, les quartiers, chez les gens. Ni l’habitat, ni la gastronomie, encore moins, la boulangerie et les services. Comment dans une cité touristique, vous ne pouvez avoir aucun organisme à visiter au plan récréatif. Aucun musée, encore moins des centres culturels et de bons restaurants.
Au niveau des infrastructures, qu’est-ce qu’il y a, à part le grand marché coincé au bord de mer et de l’ancien centre ville ? Pittoresque et propre à ces débuts dans sa gestion et son organisation, ce grand centre d’échanges a été vite dépassé par le développement anarchique qu’il y a dans la ville sans que des mesures intelligentes viennent pour prévenir et organiser son avenir. Est-ce trop demander aux autorités municipales ? Tout autour de ce marché où toutes les voies étaient bien tracées, il n’existe plus aucun grand restaurant ; aucun centre où l’on peut se reposer quand il fait chaud. La station de Saly qui était devenue le lieu où l’on pouvait disposer de ces espaces, a également perdu sa flamme même forte de son nouveau statut de commune.
Mame Aly KONTE - Sud Quotidien

29/09/2017

LE TOURISME PAR LES AEROPORTS SECONDAIRES

Le Sénégal mise sur ses aéroports secondaires pour relancer le secteur

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Les aéroports secondaires sont appelés à jouer un rôle important dans le développement du tourisme au Sénégal, a souligné, mercredi, à Paris, le directeur général de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), Pape Maël Diop.
C’est pour leur faire jouer ce rôle que l’Etat du Sénégal a décidé, conformément aux objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE), de “mettre aux normes” ces infrastructures, par la mise en œuvre d’un “plan de modernisation” de 100 milliards de francs CFA, a expliqué M. Diop.
Il s’entretenait avec des journalistes, dans le cadre de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, qui s’est ouverte mardi à Paris, au Parc des expositions, porte de Versailles.
Plus de 80 entreprises du secteur du tourisme participent à cet évènement qui prend fin vendredi.
On peut signaler la présence à cette rencontre, côté sénégalais, de la SAPCO (aménagement des zones touristiques), du FONSIS, de l’APIX (investissements), de l’AIBD et de l’ADS (aéroports) et de l’ANACIM (aviation civile).
L’objectif de cette politique de “modernisation” des infrastructures touristiques est de renforcer la sécurité dans ce secteur et de permettre aux touristes de “visiter le Sénégal des profondeurs”, a précisé Pape Maël Diop.
Il dit avoir évoqué avec les partenaires du Sénégal la perspective de l’ouverture, le 7 décembre prochain, de l’Aéroport international Blaise-Diagne.
Il s’agit, selon lui, de rassurer ces partenaires, en ce qui concerne les normes de sécurité et de sûreté de cet ouvrage aéroportuaire.
La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours, du 26 au 29 septembre, des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le salon baptisé “Top Resa” avait lieu à Deauville et était dédié aux loisirs.
En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler “IFTM Top Resa”.
Il emménage ensuite à Paris et devient un salon “multi-cibles”, couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
Aps/xalimasn.com

PETITE REPRISE DU TOURISME

Le marché sénégalais du tourisme connaît "une petite reprise" à consolider

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Le marché du tourisme connaît "une petite reprise" au Sénégal, dynamique que certaines mesures pourraient aider à consolider, a plaidé jeudi le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière au Sénégal (SPIHS), Moustapha Kane.
"Il y a une petite reprise dans le secteur du tourisme qu’il faut accompagner par des mesures", a dit M. Kane, s’entretenant avec l’APS, dans le cadre de la 39ème édition du Salon du tourisme, IFTM Top Resa, qui se poursuit à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles, jusqu’à vendredi.
Plus de 80 structures évoluant dans le secteur du tourisme ou en relation avec le secteur participent à cet évènement qui a démarré mardi.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristique du Sénégal.SAPCO, l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) ainsi que le SPIHS font partie des structures sénégalaises participant à ce salon.
De même que le FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques) l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux, (APIX), les Aéroports du Sénégal (ADS), entre autres.
Dans le domaine du tourisme, le Sénégal a pendant longtemps misé sur le balnéaire à travers les stations de Saly, du Cap-Skiring, Saint-Louis, a rappelé Moustapha Kane, soulignant que le marché français représente une grande part de la destination Sénégal pour le tourisme de loisirs.
Le responsable du SPIHS a fait état d’un "désengagement des Tours opérateurs" actuellement, à cause de l’avancée de la mer à Saly-Portudal, la station balnéaire de la Petite-Côte sénégalaise, dans le département de Mbour (ouest).
Outre ce phénomène entraînant la disparition des plages, l’instauration du visa d’entrée (supprimé par la suite), l’épidémie Ebola, qui avait longuement sévit en Afrique de l’Ouest, ont également contribué à ce désengagement des TO.
Moustapha Kane dit cependant constater "une petite reprise", certes "aléatoire", car la plupart des Tours opérateurs qui arrivaient n’ont pas encore repris leurs activités sur le Sénégal, le balnéaire étant "un tourisme de masse".
Pour consolider la petite embellie désormais observée, il faut, selon lui, des mesures d’accompagnement incluant la réfection des plages, la mise à niveau du parc hôtelier, améliorer la qualité du service.
De même, il faut insister sur les questions sécuritaires, "car les clients ont besoin d’être rassurés (…)", a ajouté M. Kane, soulignant la nécessité d’une communication plus soutenue sur la promotion de la destination Sénégal.
Ces actions, ajoutées à la maîtrise des besoins de la clientèle, devraient rendre la destination Sénégal plus compétitive, sans compter que l’Etat doit selon lui parallèlement régler "le problème de l’accessibilité de certaines zones".
Le secrétaire permanent du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS) souligne que le touriste doit pouvoir aller jusqu’à Saint-Louis, au Cap-Skiring, Tambacounda, etc.
A propos, il a salué le programme de modernisation des aéroports mis en œuvre par l’Etat, compte tenu des liens entre tourisme et le transport aérien.
A ses yeux, les autorités "ont commis l’erreur de séparer"’ les ministères du Tourisme et des Transports aériens lors de la composition de l’actuel gouvernement.
Pour Moustapha Kane, l’Etat doit être conscient des enjeux du tourisme dans le développement, le Sénégal disposant de "nombreux atouts" dans ce domaine.
La 39ème édition, IFTM Top Resa rassemble pendant 4 jours, du 26 au 29 septembre, l’ensemble des acteurs du tourisme à Paris.
Ce salon, lancé en 1978 et dénommé "Top Resa", se tenait à Deauville et était spécialisé dans la cible loisirs, avant de changer légèrement de nom en 2008 pour s’appeler "IFTM Top Resa’".
La manifestation déménage dans ce cadre à Paris et devient un salon multi-cibles couvrant tous les motifs de déplacements : loisirs, affaires, événementiels.
OID/B/aps/Ousmane Ibrahima Dia

LE TOURISME PAR LES BLOGGEURS

Les bloggeurs veulent vendre la destination Sénégal

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Le Réseau des bloggeurs du Sénégal a décidé de se lancer dans la campagne de la promotion touristique. Il a organisé, le 23 septembre 2017, au Centre de formation de la ville de Dakar, un atelier d’échanges entre ses membres.
Rokhaya Solange Ndir explique, avec passion, à de jeunes bloggeurs, comment est née sa page : « Je consomme made in Sénégal » dans la salle de conférence du Centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel de la Ville de Dakar. Comme une enseignante devant ses élèves, Mme Ndir attire toutes les attentions. Rien que sa tenue vestimentaire donne une idée sur son amour du consommer local. Ses bracelets, ses boucles d’oreilles, sa tenue traditionnelle de couleur blanche sont tous produits au Sénégal. Sa page est partie d’un constat : « Au Sénégal, les gens n’aiment pas consommer local ». Elle a eu l’idée de lancer une page pour faire la promotion du consommer local notamment le riz… La page a connu un succès. Elle commence à avoir des milliers de vues sur la toile. Fort de cette première réussite, elle est passée au tourisme.
Sur sa page, elle poste des photos de Saint-Louis, des Îles du Saloum. Bref, de tous les endroits « paradisiaques » qui peuvent intéresser les touristes. Au fur et à mesure qu’elle poste des choses qui vendent la destination sénégalaise, Rokhaya Solange Ndir a reçu un appel de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt). Satisfaite de ce qu’elle fait pour vendre le tourisme sénégalais, l’Aspta a signé avec elle un partenariat dans son projet « destination Sénégal ». D’après Mme Ndir, les réseaux sociaux constituent un outil qui peut permettre de faire la promotion du tourisme.
Son expérience, elle l’a partagé avec les membres du réseau des bloggeurs du Sénégal qui a organisé, le 23 septembre 2017, au Centre de formation professionnelle et de perfectionnement du personnel de la Ville de Dakar, un atelier sur « l’apport du blogging dans le tourisme ». Selon la coordinatrice du réseau, Moussoukoro Diop, à travers cet atelier, les bloggeurs veulent réfléchir sur comment créer un contenu de meilleure qualité pour mettre en avant la destination Sénégal. «Nous sommes des acteurs des réseaux sociaux. Nous avons des blogs. Nous parlons de technologies, de cuisine. Nous avons des spécialistes du tourisme. Nous nous sommes dits que la meilleure façon de vendre la destination Sénégal est d’utiliser ce que nous savons faire le mieux : twitter, mettre sur instagram, sur youtube », ajoute Moussoukoro Diop.
A travers une seule photo postée sur les réseaux sociaux, on peut vendre la destination de son pays, explique Ameth Niane, lors de son intervention. L’administrateur de la page « J’aime la Casamance » explique qu’il a eu à poster une photo d’Aline Sitoé Diatta qui a eu près de 5000 j’aime. Sur cette même tribune, il publie des images qui montrent une autre Casamance : une Casamance sans guerre, sans instabilité. « Si nous voulons vendre la destination Sénégal, il faut faire des photos de bonne qualité », invite M. Niane.
Désormais, le Réseau des bloggeurs du Sénégal va jouer ce rôle d’ambassadeur du tourisme. Ces membres qui sillonnent chaque jour les différentes localités du pays vont créer des contenus de qualité : photos, vidéos sur les réseaux sociaux pour mieux attirer les internautes. « Chaque fois que nous faisons des déplacement dans une région du Sénégal, nous allons montrer les merveilles de ces terroirs», promet Moussoukoro Diop qui invite les Sénégalais à s’inspirer du ministre Mary Teuw Niane qui a su donner l’exemple en passant ses vacances au Sénégal. « Grâce au ministre, beaucoup de gens se sont rappelés la réserve de Fathala qu’il a montré avec les lions. Tout le monde s’est rué vers cette réserve. Ce genre d’exemple, c’est ce qu’il faut donner à tous ces Sénégalais pour booster le tourisme intérieur », indique Moussoukoro Diop.
Aliou Ngamby NDIAYE/lesoleil.sn

28/09/2017

LES HUÎTRES DE LA SOMONE

La SOMONE. LES HUÎTRES DE NORBERT A L'HONNEUR

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Qui ne connaît pas Norbert à La Somone ? Ce Breton a réussi à acclimater des naissains français aux eaux sénégalaises et régale la Petite Côte avec ses coquillages depuis des années. Ouest-France lui consacre un article.
"Des huîtres au Sénégal... jamais ça ne marchera !"
Le Breton Norbert Jan a importé des naissains d'huîtres français qu'il a acclimatés aux eaux chaudes de la Somone, un petit village touristique sur la Petite-Côte, au Sénégal. Un pari fou auquel personne ne croyait. Mais dans la mangrove africaine, tout est possible.
« Beaucoup n'y croyaient pas », lâche l'homme, en jetant un regard vers son parc à huîtres. Deux ramasseurs de coquillages les trient soigneusement sous un soleil de plomb. Les grosses seront sorties de l'eau dans six semaines. Les petites retournent dans leurs filets.
Norbert Jan se targue de faire partie de la race des obstinés. Un Breton, un vrai. À 55 ans, ce Morbihanais de Crac'h peut se féliciter d'avoir déjoué les pronostics les plus pessimistes des experts français de la conchyliculture... « On m'a dit que je ne réussirai jamais à faire des huîtres au Sénégal ».......
misseventsmaroc.com

L'AIBD VA CONTRÔLER LE TRAFIC DE DAKAR

La tour de contrôle de l’aéroport de Diass commencera à gérer le trafic aérien du Sénégal à partir du 8 décembre

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La tour de contrôle de l’aéroport de Léopold Sédar Senghor sera fermée le lendemain de l’inauguration du nouvel aéroport d’international Blaise Diagne de Diass, coïncidant avec la date du 08 décembre 2017 à 12heures. L’information est du Chef département logistique et transport de l’Aidb, Cheikh Diouf, lors de la visite du nouveau joyau, ce mercredi, du directeur de l’Apix, Mountaga Sy et la délégation chinoise venue dans le cadre du Forum « Investir en Afrique ».
A partir du 08 décembre 2017, à 12 heures, l’aéroport international de Dakar n’assurera plus le décollage et l’atterrissage des avions. Il sera fermé puisque le nouvel aéroport international Balise Diagne Aidb, va être fonctionnel à partir du 07 décembre.
Selon les informations données par le chef de departement Logistique et Transport de l’Aidb, Cheikh Diouf, reprises par Leral.net, « Les contrôleurs aériens vont occuper la tour de Diass et celle de Dakar. Ils vont travailler ensemble, les 06 et l07 décembre au matin. Tous les contrôleurs aériens, que ce soit à Dakar ou à Diass auront la même visibilité sur le comportement du trafic mais jusque-là, c’est la tour de Dakar qui va gérer. A 11h 59, s’il y a un dernier vol, ce sera le dernier vol de l’aéroport de Dakar.
A partir de 12 heures la tour de Dakar ne gèrera plus le trafic, mais c’est plutôt la tour de Diass qui va gérer les atterrissages, les décollages. Cela veut dire que la tour de Dakar restera en veilleuse du 07 decembre à 12h jusqu’au 08 décembre pour permettre aux avions qui étaient garés de Dakar, de décoller et permettre aussi, au cas il y aurait des difficultés, de se rabattre encore sur la tour de Dakar. Le 08 décembre à 12h, la tour de Dakar sera fermée s’il n’y a pas de problème », a expliqué Cheikh Diouf.
Le nouvel aéroport de Diass, bâti sur un espace de 4500 ha, est construit sur deux phases si l’on se fie au propos de M. Diouf. « La première phase occupe 2500 ha dans sa construction. C’est une construction qui est superposée. Les premières constructions aujourd’hui, permettent de traiter jusqu’à 3 millions de passagers par an. On a une aérogare qui est construit sur 42 000 m2 avec deux niveaux : 21 000 m2 au rez-de-chaussée dédié à l’arrivée et 21000 m2 à l’étage, dédié pour le départ ».
Sur le plan de l’avancement des travaux, le chef de département Logistique et Transport de l’Aidb, a rassuré qu’aujourd’hui, le plan d’exécution est sur l’ouverture de l’aéroport, le 07 décembre et l’ensemble des opérations sont décomptée au jour-j moins la date qui nous sépare du 07 décembre.
Il poursuit : « En termes de travaux, l’aéroport est déjà réceptionné. Le certificat de réception provisoire a été déjà donné à l’entreprise. La société de gestion est là et s’est installée. Cette dernière en train de faire les opérations de transfert. Les formations sont en cours de finition et le planning d’opérations s’inscrit maintenant et réfléchit sur comment transférer aujourd’hui, le personnel qui doit venir des Ads et comment transférer le matériel d’assistance au sol qui est à Dakar ».
Pour ce qui est du personnel de l’Asecna selon toujours M. Diouf, ses agents peuvent venir avec leurs sacs à main, parce que dit-il, « l’aéroport est équipé de tous les équipements de dernière génération ».
Le personnel connaitra une augmentation et la société de gestion a déjà lancé une première requête de recrutement de 100 personnes, sachant que les gens sont formées en étant opérationnels à Dakar. « On a besoin qu’ils viennent aussi pour qu’ils soient formés », a précisé Cheikh Diouf.
En effet, ils seront plus de 500 personnes à travailler, « car l’aéroport de Diass est plus grand que celui de Dakar, les besoins sont plus nombreux que les besoins de Dakar donc ils n’ont pas de soucis à transférer tout le personnel en règle au niveau à Diass », informe le chef de département Logistique et Transport de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aidb).
Awa Diallo-mediasenegal.sn

L'AIBD BOOSTER DE TOURISME

L’AIBD va contribuer au développement du tourisme au Sénégal

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L’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) sera "un outil hautement favorable" au développement du tourisme sénégalais, a assuré, mardi, à Paris, son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
M. Mbodji, qui s’exprimait à l’occasion de la 39ème édition du salon du tourisme IFTM Top Resa, ouvert le même jour, au Parc des expositions, porte de Versailles, a confirmé l’ouverture de l’AIBD le 7 décembre prochain.
"L’Aéroport international Blaise-Diagne remplit toutes les normes de sécurité, de sûreté et de convivialité pour contribuer au développement du tourisme sénégalais", a soutenu Abdoulaye Mbodji.
Selon lui, la proximité de cette infrastructure aéroportuaire avec la station balnéaire de Saly-Portudal (ouest) est un avantage pour l’activité touristique au Sénégal.
Au-delà du tourisme, a souligné M. Mbodji, l’AIBD, construit à une quarantaine de kilomètres de la capitale sénégalaise, va contribuer au développement des exportations sénégalaises. "Le Sénégal va fondamentalement changer, avec l’AIBD", a déclaré son directeur général.
Le gouvernement sénégalais veut, avec son Plan Sénégal émergent, hisser le Sénégal dans le Top-5 des destinations touristiques africaines, avec un objectif de trois millions de touristes par an à atteindre au plus tard en 2023.
Pour y arriver, l’Etat envisage la création de trois à six "zones touristiques intégrées" et le développement des activités de micro-tourisme.
La 39ème édition de l’IFTM Top Resa réunit pendant quatre jours (26-29 septembre) des acteurs du tourisme à Paris.
Créé en 1978, le "Top Resa" se tenait à Deauville et était dédié uniquement aux loisirs. En 2008, le salon change légèrement de nom pour s’appeler "IFTM Top Resa".
Il emménage à Paris et devient un salon "multi-cibles", couvrant "tous les motifs de déplacements" : loisirs, affaires et événementiels.
ESF/Ousmane Ibrahima Dia/aps.sn

27/09/2017

EN MARGE DU SALON DU TOURISME DE PARIS

L’INNOVATION DOIT ÊTRE AU CŒUR DE L’OFFRE TOURISTIQUE

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L’innovation doit être au cœur de l’offre touristique sénégalaise, a estimé le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), Mouhamadou Bamba Mbow, soulignant la nécessité de s’adapter aux besoins du secteur.
M. Mbow s’exprimait avec des journalistes en marge de la 39ème édition du salon du Tourisme, IFTM Top Resa, qui s’est ouverte mardi à Paris, au Parc des expositions, Porte de Versailles.
Plus de 80 structures sénégalaises évoluant dans le tourisme ou en relation avec le secteur participent à cet évènement qui prend fin vendredi. L’on peut relever entre autres la présence de la SAPCO, l’AIBD, du FONSIS, de l’APIX, des ADS, de l’ANACIM.
Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, qui a visité le stand sénégalais, a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics de développer le secteur, rappelant que le Sénégal "est un pays attractif" grâce à son climat, ses côtes, ses infrastructures, etc.
La délégation sénégalaise est venue à Paris présenter les "opportunités" dont dispose le pays à l’ensemble des partenaires, a dit Mame Mbaye Niang, notant que le secteur du tourisme connaît des "évolutions".
Parlant de la participation sénégalaise au salon IFTM Top Resa, le directeur général de l’ASPT, Mouhamadou Bamba Mbow a souligné que le Sénégal "doit être là où sont les autres, être présent auprès de ses partenaires, s’enquérir de leurs désirs, voir comment améliorer les choses".
Le Sénégal, "pays de la téranga", a des "atouts" à faire prévaloir en matière de tourisme, a-t-il dit, citant, entre autres, son patrimoine matériel et immatériel, ses plages, sa stabilité démocratique, autant de facteurs qui font que les partenaires font confiance au pays, selon M. Mbow.
A Paris, il y a lieu de voir "ce qu’il faut faire pour gagner des parts de marché, innover, montrer que le Sénégal est un pays leader", a ajouté le directeur général de l’ASPT.
Il y a beaucoup d’opportunités, différents atouts pour vendre la destination Sénégal, a dit Mouhamadou Bamba Mbow.
Le Sénégal est un pays qui change, a-t-il soutenu, évoquant la perspective d’émergence en 2035 grâce à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE).
APS

23/09/2017

VOUS AVEZ DIT "TOURISME"

Tourisme au Sénégal

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Le nouveau ministre croit aux vertus du brainstorming. C’est ce qui ressort de sa déclaration du mercredi 20 mars.
Mise à profit de l’apport antérieur de tous les acteurs du milieu touristique
Plutôt que de faire table rase des efforts et avancées déjà existants et en cours dans le milieu dont désormais il a la charge, Mame Mbaye Niang, le nouveau ministre du Tourisme affirme : « Je compte m’appuyer sur toutes les compétences, écouter tout le monde, sans négliger aucun avis ou point de vue ». Cela se passait au sein de son ministère de tutelle lors de la passation de service entre son prédécesseur Maimouna Ndoye Seck et lui. Divers protagonistes du secteur du tourisme étaient présents.
Vous n’avez plus affaire à des jeunes, mais à des adultes, à des patrons aussi", a à son tour surenchérit Mamadou Racine Sy, président de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (SPIHS). Racine Sy qui semble bien décidé à faire entendre la voix des indéboulonnables du tourisme que pour une part, il représente.
Tourisme : vaisseau amiral du gouvernement du président Macky Sall ?
Mame Mbaye Niang ajoutant qu’il compte faire tourner à plein rendement sa capacité « d’écoute et de dialogue ». Pour ce faire, le ministre compte entamer une tournée dans les jours qui suivent. En vue de mieux s’imprégner des réalités sur le terrain et consulter divers acteurs de ce milieu dont le gouvernement semble vouloir faire son vaisseau amiral.
Objectif : 3 millions de touristes par an
Selon les propos de Maimouna Ndoye Seck ministre sortant, 3 millions de touristes par an d’ici 2023 est ce à quoi s’attellent les forces conjuguées du gouvernement. Mme Seck parlant de « transversalité » du secteur touristique qui impacte nombre d’autres secteurs. Fort de ce constat d’urgence, diverses mesures avaient d’ores et déjà été prises, elles furent rappelées par l’ancienne ministre du tourisme.
Nouvelles stations balnéaires
Pointe Sarène, Mbodiène (ouest) et Kafountine (Casamance), se verront dotées de nouvelles stations balnéaires dixit Maimouna Ndoye Seck.
Tandis que les stations balnéaires de Saly-Portudal (ouest) et de Cap-Skiring (sud) bénéficieront quant à elle d’une « remise à niveau ».
Réouverture de Bureaux du tourisme dans les ambassades du Sénégal à l’étranger
Ce volet est l’une des top priorités du gouvernement. Mme Seck précisant que des bureaux de ce genre sont déjà opérationnels, notamment à Paris et New York.
Irène Idrisse avec SMD/ESF/BK/au.senegal.com

21/09/2017

NOUVELLE GESTION DU TOURISME

le nouveau ministre du tourisme mise sur la concertation avec les acteurs

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Mame Mbaye Niang, le ministre du Tourisme, a promis, mercredi, à Dakar, de faire de la concertation avec les acteurs de ce secteur son credo, dans l’exercice de ses nouvelles fonctions ministérielles.
"Je compte m’appuyer sur toutes les compétences, écouter tout le monde, sans négliger aucun avis ou point de vue", a affirmé M. Niang en recevant les dossiers du département du Tourisme des mains de son prédécesseur Maimouna Ndoye Seck, lors d’une cérémonie, dans les locaux du ministère.
Il estime que les "bases" du programme de relance du tourisme au Sénégal ont déjà été "jetées" par Mme Seck, qui va désormais diriger le ministère des Transports aériens et du Développement des infrastructures aéroportuaires.
Mame Mbaye Niang a aussi promis d’user de la "capacité d’écoute et de dialogue" qu’il dit avoir acquise au ministère de la Jeunesse, pour diriger celui du Tourisme.
Il annonce une tournée prévue dans les prochains jours pour rencontrer les acteurs du secteur touristique.
"Vous n’avez plus affaire à des jeunes, mais à des adultes, à des patrons aussi", lui a dit, lors de la cérémonie, le président de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique du Sénégal (SPIHS), Mamadou Racine Sy.
Maimouna Ndoye Seck a fait part de sa volonté d’apporter son "soutien" et son "expertise" au nouveau ministre du Tourisme, "dans le cadre d’une collaboration naturelle" entre membres du gouvernement.
Elle a parlé de la "transversalité" du ministère du Tourisme qui, selon elle, "interagit avec tous les secteurs de l’économie nationale".
Mme Seck a rappelé que le gouvernement cherchait à faire visiter le Sénégal à trois millions de touristes au moins par an, d’ici à 2023.
L’Etat prévoit aussi la construction de nouvelles stations balnéaires à Pointe Sarène, Mbodiène (ouest) et Kafountine (sud), selon Maimouna Ndoye Seck.
La "remise à niveau" des stations balnéaires de Saly-Portudal (ouest) et de Cap-Skiring (sud) et la "réouverture" des bureaux du tourisme dans les ambassades du Sénégal à l’étranger font partie des priorités du gouvernement dans ce domaine.
Des bureaux dédiés au tourisme existent déjà dans les ambassades du Sénégal à Paris et New York, selon Mme Seck.
SMD/ESF/BK

16/09/2017

LES AVIONS D'AIR SENEGAL

Les avions qui constitueront la flotte de la nouvelle compagnie Air Sénégal

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Le constructeur franco-italien ATR a dévoilé le mercredi 13 septembre, les images du premier des deux ATR qui constitueront la flotte de la nouvelle compagnie Air Sénégal.
Tout juste sorti de la chaîne d’assemblage de Toulouse-Blagnac en France, l’avion ATR72-600 épouse les couleurs du drapeau sénégalais.
L’Etat du Sénégal a opté pour un décollage modeste et progressif de la compagnie nationale : deux ATR72-600 sont prévus pour le lancement des opérations le 07 décembre prochain.
A en croire, le constructeur franco-italien, Air Sénégal prendra possession de ces deux avions d’ici le mois de novembre 2017.
Equipés des moteurs Pratt & Whitney 127M, les deux ATR72-600 ont une capacité de 68 sièges modulable à 78.
Pour rappel, c’est le 17 juin à Paris, en marge du sommet du Bourget qu’Air Sénégal SA et le constructeur ATR avait officialisé le contrat d’achat de deux ATR72-600. C’était en présence de Maïmouna NDOYE SECK, ministre sénégalais en charge des Transports aériens, et son homologue Elisabeth Borne, ministre française chargée des Transports.
MTADIA avec Newaero.info/dakaractu

15/09/2017

LE DELTA DU SALOUM

A la découverte du Delta du Saloum, un pilier de l’économie touristique au Sénégal

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Le Delta du Saloum du Saloum est l’une des plus importantes zones touristiques au Sénégal. Cette région naturelle accueille chaque année de milliers de visiteurs venant du monde entier. Découvrez une zone dépaysante, très appréciée des amoureux de la nature.
Le Delta du Saloum est formé de trois bras principaux : le Saloum au nord (110km de long), le Bandiala au sud (18 km) et le Diombos entre les deux (30km). Ces fleuves sont entourés d’un ensemble très dense de chenaux d’eau salée, appelés bolongs. Ces derniers fractionnent les terres du Delta pour créer un dédale de plus de 200 îles recouvertes d’une végétation luxuriante de mangroves, palétuviers, baobabs et fromagers.
Le Delta abrite une grande biodiversité, en particulier une importante avifaune. Ainsi, l’île aux oiseaux, les îlots de l’océan, les vasières et les bancs de sable à l’entrée du Diombos et du Saloum font du Delta le troisième site d’importance ornithologique de l’Afrique de l’Ouest, après le Banc d’Arguin en Mauritanie, et le Djoudj, également au Sénégal, avec plus de 250 espèces d’oiseaux. L’île aux oiseaux représente le premier site mondial d’hibernation et de reproduction de la sterne royale, espèce menacée d’extinction dont le quart de la population mondiale vit dans le Delta.
La pêche est un des piliers de l’économie du Delta. Pratiquée de manière traditionnelle en pirogue, avec des filets, la pêche tout comme le ramassage de coquillages n’est pas seulement une ressource capitale pour les populations estuariennes du Saloum, mais elle permet également de protéger les forêts de mangroves qui assurent l’équilibre du système. En effet, c’est cette compréhension de la fragilité de l’écosystème de la mangrove et la capacité à développer des pratiques raisonnées et responsables d’exploitation des ressources qui constituent la force des communautés vivant dans le Delta.
La récolte des coquillages est principalement pratiquée par les femmes qui perpétuent ainsi une tradition bimillénaire. Elles contrôlent toute la filière, de la cueillette à la distribution, en passant par les différentes phases de transformation. Le lien étroit et fragile entre l’Homme et la nature est depuis toujours régi par des limites d’usage qui font partie de la culture de cette population estuarienne. Ainsi, l’interdiction totale, partielle ou temporaire d’exploiter certaines zones, ou encore l’accès réservé à des groupes définis permettent d’assurer la sauvegarde de la mangrove grâce à des savoir-faire précieusement conservés.
Ismael Kambel/Source@Unesco/nouvellesdedakar.com

13/09/2017

ÇA ROULE DANS LE SALOUM

ESCAPADE DANS LE SALOUM

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Retrouver Pierre Diouf des "Aventuriers du Saloum" une nouvelle fois dans un reportage télé. C'est ce samedi 16 septembre sur TV5MONDE dans l'émission "çà Roule" à 13h (heure GMT) en compagnie de Juliette Ba.
ÇA ROULE !
Découverte, rencontre, aventure... "Ça roule !", c'est l'actualité automobile du continent africain. Sur les routes et les pistes africaines, Juliette Ba prend le volant et va à la rencontre de personnages hauts en couleurs qui entretiennent un lien particulier avec le monde de l'automobile.
Juliette poursuit son escapade au Sénégal, dans le delta du Sine Saloum, une région naturelle qui compte une vingtaine d´îles. Depuis le village de Fambine, en compagnie d'un guide très connu dans la région, Pierre Diouf, elle embarque à bord de pirogues peintes. Autrefois exclusivement utilisées pour la pêche, ces embarcations permettent désormais aux touristes de visiter le delta. À bord d'une vieille Peugeot 405, "la voiture de l´Afrique", elle se rend au marché aux poissons de Djifer, avant d´enfourcher un quad pour se balader en forêt.
TV5MONDE/lads

10/09/2017

ENCORE UN NOUVEAU MINISTRE DU TOURISME

Mame Mbaye Niang ministre du Tourisme : L'observatoire pour le développement du secteur approuve

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L’ancien ministre de la jeunesse Mame Mbaye Niang, a été porté à la tête du Département du Tourisme. Un secteur à fort enjeu. Cependant le profil de ce dernier semble plaire à l’Observatoire National pour le Développement du Tourisme au Sénégal (ONDTS), qui salue cette nomination mais aussi fait remarquer, que le ministère du tourisme est le plus instable de tous les ministères, et souhaite cette fois- ci, que le nouveau ministre puisse rester aussi longtemps que cela est nécessaire pour la bonne conduite des projets et des politiques touristiques.
Cependant, l’ONDTS dit déplorer le recul du tourisme dans l’ordre protocolaire et le manque de contenus du ministère du tourisme qui aurait du être associé à la fois, à la culture et aux transports aériens. « La place du tourisme, deuxième pilier de notre économie, se trouve aux cinq premiers rangs par ordre prioritaire et protocolaire. Un grand ministère qui devrait inclure le tourisme, la culture et les transports aériens pour prendre en charge les défis du secteur du tourisme » conclut leur note.
Dakaractu
Cadre de l’aviation civile, Mame Mbaye Niang a précédemment été président du Conseil de surveillance de la Haute autorité de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, puis président du Conseil d’administration de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) avant de devenir ministre de la Jeunesse et de l’Emploi. Il est titulaire d’un baccalauréat D (équivalent du baccalauréat scientifique) obtenu au lycée Jean de la Fontaine en 1998. Ce qui lui ouvre les portes du département des Sciences physiques de l’Université Cheikh Anta Diop. Par la suite, il intègre l’Ecole africaine de la météorologie et de l’aviation civile où il a eu son diplôme de Contrôleur de la navigation aérienne en 2004. Trois ans plus tard, en 2007, il décroche son diplôme d’ingénieur technologue à l’Institut africain de management. Figure de proue de la Convergence des jeunesses républicaines, il se distingue par ses prises de position dans la défense des intérêts de son parti et de son mentor, le président de la République, Macky Sall. Il signe sa première entrée dans le gouvernement du Sénégal en tant que ministre de la Jeunesse. Après deux ans passés à la tête de ce département, il a été propulsé ministre du Tourisme érigé en ministère plein.
lesoleil.sn
Séparation du Tourisme et des Transports aériens : Des acteurs relèvent un manque d'inspiration
Le Président Macky Sall ne semble pas avoir été très inspiré en séparant le Tourisme des Transports aériens dans le nouveau gouvernement. Selon Mamadou Diallo, l’opérateur touristique et consultant en tourisme pense que les deux secteurs ne devraient pas être séparés.
« Les acteurs du Tourisme ont toujours appelé de tous leurs vœux à la fusion du département des transports aériens et du tourisme car il y a un fort lien entre ces deux activités. Si vous prenez un package touristique, vous avez dans la structure tarifaire ; de ce package tarifaire qui est proposé aux touristes pour venir au Sénégal plus de 50% sont représentés par le coût de l’aérien », a-t-il expliqué.
A l’en croire, les acteurs avaient pensé que « par souci d’efficacité, dans les prises de décision et même dans la partie opérationnelle, il était de bon aloi que le tourisme et le transport aérien soient fusionnés ».
« Ce qui avait été fait. Mais, voilà que lors du dernier remaniement, nous apprenons avec beaucoup de surprises, la déconnexion du Tourisme des transports aériens », regrette-t-il.
Et de soutenir qu’en attendant de connaitre les termes de le lettre de mission du ministre du Tourisme, les acteurs restent persuadés que « cette décision n’est pas bonne dans la mesure où il y a des projets assez structurants pour le Tourisme et importants également pour porter la croissance du secteur de l’industrie du tourisme, à savoir la création de la compagnie de Air Sénégal, l’ouverture de l’aéroport de Diass ».
Car, tous ces éléments combinés devraient permettre à un département fort comme le Tourisme et le transport aérien, d’être un département à fort potentiel de création d’emplois, porteur également de croissance.
leral.net
ndlr: Maimouna Ndoye Seck reste donc ministre du transport aérien...

09/09/2017

LES BITIKS DE DIASS

AIBD : Lagardère France International pour gérer les boutiques de l’aéroport

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La gestion des boutiques de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est confiée à Lagardère travel retail (http://www.lagardere-tr.com/fr/index.php). Il s’agit d’une multinationale française spécialisée dans le commerce en zone de transport.
Le contrat durera dix ans. Il a été attribué par la société d’exploitation de l’aéroport, le consortium Summa-Limak-Aibd Sa. Qui justifie son choix, porté sur le groupe français, pour le souci de «fournir (aux) passagers une offre large et variée».
DIOP Mamadou/Libération

06/09/2017

UN ETE SUR LE LITTORAL…MBOUR, MBALLING, DOMAINE DE NIANING…

QUE FAIRE DES ZONES VERTES DE LA PETITE COTE ?

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Sur toute la petite côte, le tourisme se meurt. De la station de Saly au village très vert de Nianing, avec son domaine, les petits espaces verts semblent à l’abandon depuis que la fréquentation des touristes, résultant de la fermeture du Club Aldiana et du Domaine de Nianing, s’est faite de plus en plus rare. Dans une ville sans reflets ni symbole, Mbour pour ne pas la nommer, rien ne ressemble plus à cette zone prometteuse des années 1960 que le régime du président Senghor avait choisie comme le pôle futur du développement du tourisme de masse et de week-end au Sénégal. Dans cette ambiance morose, où tout s’en va, comme dans la chanson, il est devenu presque hypothétique de sauver ce qui reste des quelques poches vertes de la zone, à commencer par la rivière Mballing, le Tiamassas au cœur du Club Aldiana et encore moins dans le merveilleux site du Domaine de Nianing aujourd’hui en attente de réouverture.
Le Mballing, ce n’est pas le nom donné à un bar ou un restaurant d’un petit coin d’une cité, mais plutôt, à une belle petite rivière située au sud d’une ville qui marque la frontière entre ce qu’on peut appeler la zone utile et le reste du pays. Le Mballing est comme une frontière naturelle qui marque l’amorce de ce qu’on peut appeler en direction des îles du Saloum, les régions vertes du Sénégal. A la lisière de la ville et au cœur d’une zone de verdure dont l’autre frontière naturelle mène à l’océan atlantique, Mbour et son territoire n’ont jamais eu l’ambition de placer cette rivière naturelle au centre des plans d’urbanisme. Or, zone de la petite pêche au cours des années 50-60, le Mballing a toujours permis aux petits exploitants de tirer de ses eaux, quelques espèces rares de crustacés, de mollusques et poissons d’eau douce, comme le mulet, le tilapia, le crabe, le mâchoiron etc.
Aujourd’hui, cernée de toute part par l’immense anarchie urbaine qu’on confond encore à tort à une vraie ville, la petite voie d’eau, qui aurait influencé le tracé touristique de la ville, ne semble avoir aucun avenir. Sur les berges, les arbustes qui servaient de frontières, ont presque tous disparu. Côté est, la rivière qui s’étire vers les villages de Mbandi et le reste de la zone, n’est qu’une mince ligne d’eau sans aucun confort pour ce qui est des aménagements. Enorme gâchis ; car les enfants des années 60 se rappellent encore tous ces Européens (assistants techniques venant de Dakar et de la ville de Thiès et profitant d’un week-end). On y voyait aussi des Sénégalais et des Africains affectés à Dakar et dans certaines villes et qui, en quête d’endroits exotiques, y arrivaient le vendredi soir, pour dormir dans l’enceinte de l’ex. Orstom ou du service du centre des Grandes endémies balayé par la brise marine et les alizés à longueur de journée.
Tous profitaient le jour venu, de la petite pêche, du ski nautique, de promenade en canoë tractée par des voitures. La belle époque. Le temps est passé et le Mballing n’est plus que l’ombre de lui-même sans aucune perspective ; sans voie intéressante ; mais plus grave sans aucune connexion avec la ville dont il est le centre respiratoire de par sa végétation marquée par quelques arbres de la savane africaine dont les baobabs, le cailcedrat, le jujubier, le figuier ou encore la belle petite forêt de mangrove encore debout du côté ouest du site en allant vers l’océan atlantique. Un manque d’imaginaire et de vision pour un leadership municipal mieux pensé. Pendant que le site est peuplé de quelques populations installées ici, il y a peu par des autorités sans projet, le site est aussi sous la menace des déchets solides (carcasses d’animaux, pots et matériaux divers), mais aussi liquides avec les rejets divers et non traités de toutes les saletés d’une ville qui a nul doute atteint depuis des années, un niveau de saturation pour le moins inquiétant. Une véritable zone de paradoxes ; voilà à quoi ressemble ce territoire au moment où l’Etat a choisi d’investir plus de deux milliards de dollars, dans la construction et l’aménagement de la nouvelle ville de Diamniadio Lake City.
Pendant que l’aménagement de ces berges aurait pu donner une véritable carte de fraîcheur à la ville, le regard des autorités n’a été orienté qu’en direction du projet-phare de Diamniadio ; ce qui n’est pas mauvais si cela permet à toute une région de profiter de tous les avantages et les effets induits d’un tel pari. L’Ird, African Institute for Mathematical Science (Aims-Nei) dans le cadre du projet « The Next Einstein Initiative », rien que ces deux entités auraient pu permettre à la ville et à cet environnement, de faire profiter de la ville de plus de visibilité dans l’aménagement des grandes agglomérations du monde. Neil Turok, l’éminent chercheur d’origine sud-africaine devenu canadien et Directeur du Perimeter Institute for Theoretical Physics de Waterloo, dans les environs de Toronto au Canada, avait porté avec ses partenaires son choix sur le site de Mbour, pour son calme, la beauté des paysages et encore. Aujourd’hui encore, Mbour n’en a rien tiré ; les élus n’y font même pas référence encore moins les populations. Comment relancer le tourisme dans ces conditions. Au niveau de l’Ird, l’on craint d’ailleurs que cette partie qui jouxte l’océan ne soit intégrée dans la propension des autorités départementales, municipales et rurales au partage des terres dont les politiciens de cette partie du pays se sont faits « experts » en donnant le sol à ceux qui leur permettront de remplir leurs poches le plus rapidement possible.
Une ville triste sans symboles
Le développement de la région ou de la ville ne se fera pas sur ces bases ; car au-delà de tout, même si avec la pêche, Mbour ne manque pas d’atouts, les solutions de remise en vie des espaces laissés pour compte comme Mballing ne sont jamais venues. Les carences de l’équipe municipale actuelle, sont si flagrantes que le président de la République devrait regarder un peu la manière dont cette municipalité qui revendique à tort ou à raison, un budget de deux milliards de Fcfa, est gérée. La jeunesse mbouroise comme tous les passionnés de gestion urbaine se posent la question devant l’ampleur d’une telle anarchie au cœur d’une ville en vie. L’absence de solutions tentées ici et là pose aussi la question de la gestion correcte des fonds qu’on collecte tous les jours pour faire fonctionner les services de la cité. Ces derniers jours, des tas d’immondices ont été jetés par les populations sur les grandes artères de la ville. Et pendant quatre ou cinq jours aucun camion n’est passé pour le ramassage. Les populations interpellées, avouent qu’elles sont lassées d’attendre. « Nous avons l’habitude et nous jetons tout cela au milieu de la rue… »
Pendant que les uns s’intéressent un peu à ce qui se fait du côté de la petite bourgade touristique, mais devenue « désertique » de Saly, d’autres se posent des questions sur la capacité du maire actuel, M. Fallou Sylla à faire face à la fois, à l’anarchie, à l’encombrement humain, aux énormes problèmes de la circulation et des transports dans la ville, aux inondations dans toutes les rues. Même si on peut se glorifier pour la première fois, depuis les indépendances, de voir dans la cité, des bus affectés au transport public, l’on se demande dans quelles voies du centre-ville, ces engins vont passer tant l’anarchie reste une équation majeure à Mbour. Pour aller vers les bourgs limitrophes comme Warang ou Nianing, les bus restent des moyens de transports bien modernes et peu chers, mais en ville, pour ce qu’il en reste, il n’y a pas de voies. Le centre de Mbour n’a plus de routes bitumées. Alors de là à revendiquer pour la forme, un budget de deux milliards de Fcfa, les populations se demandent de qui on se moque. Et ne parlez pas d’assainissement dans ce contexte.
LA LOI DE CONSERVATION LITTORALE EN QUELQUES LIGNES
Pour définir pour le lecteur le contenu de cette loi dont on a parlé en France depuis le milieu des années 1970, il faut signaler que la loi « littoral » détermine les conditions d’utilisation et de mise en valeur des espaces terrestres, maritimes et lacustres. Elle s’applique aux communes riveraines des océans, mers, étangs salés et plans d’eau naturel ou artificiel de plus de 1000 hectares.
Cette loi est une loi d’aménagement et d’urbanisme qui a pour but :
- la protection des équilibres biologiques et écologiques, la préservation des sites, des paysages et du patrimoine culturel et naturel du littoral
- la préservation et le développement des activités économiques liées à la proximité de l’eau
- la mise en œuvre d’un effort de recherche et d’innovation portant sur les particularités et les ressources du littoral. Différents dispositifs de la loi participent à la protection du patrimoine et des paysages :
- Maîtrise de l’urbanisme : extension en continuité ou en hameau nouveau intégré à l’environnement, mais limitée par la création de coupures d’urbanisation et dans les espaces proches du rivage ; non constructibilité dans la bande littorale des 100 mètres (calculé à compter de la limite haute du rivage).
- Protection stricte des espaces et des milieux naturels les plus caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral.
- Elaboration de schémas de mise en valeur de la mer (Smvm).
Création en 1975, par l’Etat, du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, pour mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral. Après acquisition, le conservatoire sous-traite (aux communes ou à d’autres structures) la gestion de l’espace. La loi n° 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, dite loi « littoral », pose les principes de protection et de mise en valeur des espaces littoraux, des mers et grands lacs intérieurs, qui présentent des enjeux majeurs de protection de la nature et de maîtrise du développement, pour la France métropolitaine et l’outre-mer.Cette loi a créé des institutions et outils d’intervention spécifiques pour mettre en œuvre, de façon partenariale, une politique particulière d’aménagement et de protection. Il s’agit du Conseil national de la mer et des littoraux, associant élus et partenaires socioprofessionnels, et du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres. La loi « littoral » s’applique à toutes les communes riveraines des mers, océans et plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, soit plus de 1 200 communes françaises. Au Sénégal, le projet d’une loi sur la gestion du littoral soulevée un moment par le président Abdoulaye Wade n’a pas encore vu le jour. Cela avait nul doute commencé avec le projet d’autorité de gestion de la corniche, mais il semble que la question mérite nul doute une attention particulière de la part des autorités, au moment où des projets d’exploitation des hydrocarbures (pétrole) au niveau des côtes, sont annoncés par le Président Macky Sall et de son gouvernement.
TOURISME, URBANISATION ET GESTION LITTORALE : Où sont les schémas d’aménagement ?
Adossée à l’océan, la ville de Mbour a tiré quels avantages de cette position ? Agglomération d’avenir au cœur d’un grand vide urbain au début des indépendances, Mbour et tout son environnement immédiat, ont longtemps été perçues comme l’un des pôles vivants de la nouvelle urbanisation sénégalaise. Entre le commerce, la pêche de gros, la pêche sportive, le tourisme, l’agriculture, la culture, la croissance démographique un moment contrôlée malgré l’exode rural venant des villages et des petites communes toutes proches comme Joal, Thiadiaye, jusqu’à Fatick et les îles du Saloum, l’agglomération a connu une forte croissance de ses activités économiques jusqu’à la fin des années 1980.
Mais, qu’est-ce que tout cela signifie quand le territoire en lui-même n’a fait l’objet d’aucune étude de projet d’envergure ? Vue comme un avantage, sa situation sur le littoral n’aura été qu’un simple prétexte pour le rendre encore plus anarchique et plus laid dans le panorama des villes sénégalaises. Au cœur de ce domaine naguère très agréable à vivre sont en train de se superposer des poches de pauvreté aggravée par le manque de perspectives au niveau municipal, urbain et au sein des gros villages environnants.
Soumise aux aléas du temps, la ville souffre d’absence de véritables aires de récréation. Et dans ces conditions, il est quasiment impossible d’attirer du monde, venant de l’étranger, les touristes d’abord et les Sénégalais férus de week-end qui cherchent à changer d’air. Autre chose qui s’ajoute à cette nouvelle faille, l’absence de projets urbains d’envergure. Pendant que Saly qui aurait dû être un quartier résidentiel dans la ville comme Beverly Hills à côté de la ville de Los Angeles, l’Etat a ajouté au cafouillage en faisant de ces aires de repos, des communes à part, sans envergure qui attirent tous les badauds qui n’ont rien à faire dans la vieille ville. Et, pourtant, l’exemple de grandes agglomérations comme Rio de Janeiro devrait pouvoir inspirer les décideurs avec Copacabana et sa baie, qui créent une ligne de séparation entre le vieux Rio, et ses grandes avenues du centre et le nouveau Rio autour de la voie qui mène à Ipanema, Leblon etc. Mais, dans quelles directions sont partis les maires du Sénégal pour comprendre et initier de tels schémas ?
AU CŒUR D’UN MARASME ECONOMIQUE SANS NOM : Une cité du monde qui ne se visite plus
Plus loin de la ville à une distance d’environ 10 kilomètres se trouve une autre petite merveille que les urbanistes de la ville, comme les élus, n’ont jamais intégrée dans leur plan : le domaine forestier et de faune de Nianing. Hôtel et parc en même temps, ce domaine qui ressemble à bien des égards aux hôtels d’Afrique centrale et de l’est (Ouganda, Kenya, Tanzanie), est un territoire bien spécial. Son initiateur a montré la voie depuis très longtemps, en laissant grandir et fleurir tous les arbres, les fleurs introduites ou trouvées sur place prospérer au fil des années. Apo, c’est son nom, ne savait pas qu’en mourant un jour, son domaine, ne lui survivrait pas.
L’on a évoqué l’épidémie d’Ebola pour expliquer la situation qui a conduit à sa fermeture, mais, il s’est passé autre chose sans doute. Préposée à la succession de son ex.mari, Madame Apo, de guerre lasse, n’a pas pu continuer à supporter les énormes charges qui pesaient sur ses épaules quand le tourisme sur la Petite côte a amorcé sa descente aux enfers. La clé sous le paillasson, c’était la seule chose à faire, quand vous ne pouvez même compter sur une vingtaine de clients par semaine. La suite de l’histoire est connue. Et face à un tel désastre, ni l’Etat, ni la ville ou le département n’ont eu l’idée de renflouer les caisses et sauver ce qui pouvait l’être. Les têtes sont ailleurs. A commencer par celle du maire impuissant et sans aucun génie, mais encore du président de la République préoccupé à toutes les formes d’urgences dans un pays où les priorités n’ont même plus de nom. Et dans ce contexte, Mbour et ses espaces de verdures, ne peuvent être une priorité.
Construction culturelle et élément majeur de l’écosystème urbain, Mballing et le domaine auraient dû être comme à Rio, les centres névralgiques de la relance du projet de ville dans l’agglomération mbouroise. Mais dans cette longue liste d’une ville pauvre qui ne reflète aucune forme de beauté dans un monde plus intelligent où le visuel a pris sans doute un grand pas sur le reste, l’absence des arts dans la cité est aussi un problème sérieux. Le terme paysage est propre aux pratiques artistiques et remonte à la fin du XVe siècle. L’origine du mot est controversée. Il semble venir du hollandais landschap qui ne désigne pas uniquement ce que l’on peut voir du pays (land), mais aussi une forme picturale (Roger 1997, 19-20).
TIJUCA, UN MODELE DE FORET URBAINE
Difficile de le dire. Car pour certains, la vérité est qu’aucune expérience n’a prévalu souvent, avant qu’ils ne se lancent dans le bain de la gestion municipale. Or, pour l’exemple, au cœur de la ville de Rio se trouve l’une des forêts les mieux protégées au monde, la forêt classée de Tijuca au cœur de la ville que des millions de touristes visitent tous les ans. Vu du Corcovado (710 m), le paysage urbain de Rio forme une composition ville-nature construite autour de cinq éléments : la mer, les montagnes, la forêt, le ciel et la ville. Selon Zweig (1941), la forêt tropicale pénètre « la ville avec ses lianes inextricables » et « la ville forme, elle aussi, une forêt de pierre ».
Dans la recherche des nouveaux paradigmes de gestion de l’environnement, la forêt de Tijuca semble néanmoins être un élément fédérateur commun à tous les habitants de la ville, toutes classes sociales confondues. Les relations socioculturelles et pratiques des cariocas (habitants de Rio de Janeiro) à cet espace « presque » naturel révèlent un élément symbolique qui reflète et porte l’image de Rio dans l’imaginaire collectif. C’est donc dans un lieu d’apparent consensus collectif que se placent les nouvelles expériences de gestion participative. La forêt est un lieu d’exercice de la citoyenneté où les usagers sont aussi des acteurs de la protection et de la mise en valeur de la nature au cœur de la ville. Voilà qui aurait pu inspirer l’Etat et la municipalité de Mbour en sauvant ce qui reste de la rivière Mballing et en faisant chaque année, des campagnes de reboisement ; histoire de protéger et de renouveler toutes ces vieilles espèces qui y sont depuis des siècles.
LE PAYSAGE : Nouvelle source d’inspiration des architectes et urbanistes
Pour les historiens de l’art, il est connu que les paysages ont été aux origines de l’Académie impériale au Brésil dans une ville comme Rio de Janeiro. Bien que le paysage comme motif partiel d’un grand nombre de tableaux ait d’abord été introduit dans les écoles du nord, pour Gombrich, c’est dans le sud que le paysage émerge dans le discours : « C’est à Venise, et non pas à Anvers, qu’on appliqua pour la première fois le terme "un paysage" à une peinture particulière » (Gombrich 1983, 18). Les inventaires de collections en témoignent. La référence à « un petit paysage ou de nombreuses planches de paysages, est récurrente dans ceux du sud, au contraire de ceux du nord. On peut dire que ce fut après 1816 que la question du paysage occupe une place centrale dans l’essor du milieu artistique de Rio de Janeiro. Comme le mentionnait déjà Joachim Lebreton dans le « Mémoire » qu’il adressa au comte de Barca pour lui présenter le projet de la future académie, les caractéristiques du lieu l’imposaient. Pour lui, l’art du paysage devait avoir une place prépondérante « dans un pays comme celui-ci, auquel la nature a prodigué toutes les richesses » et dans lequel les artistes trouveraient une « mine inépuisable de sujets pittoresques » (Lebreton 1959, 287).
Ville sans musée, sans œuvre d’art visible en dehors des panneaux publicitaires qui brillent plus par leur laideur qu’autre chose, sans grandes écoles, sans centres urbains, Mbour est devenue une cité du désordre et des « hors la loi ». Un espace des tous les désordres. Comment faire du business et des affaires dans ces conditions ? Dans ce contexte, même avec l’aménagement d’un nouvel aéroport Blaise Diagne à Diass, malgré les énormes avantages que donneront, l’autoroute et ses annexes, la ville n’en tirerait absolument rien si ses autorités et l’Etat ne s’inspirent pas de ce qui se fait ailleurs en mieux et en plus beau et plus fonctionnel. En Afrique, quelques grandes villes touristiques ont franchi le pas : le Kenya avec Nairobi et l’Ouganda avec la ville aéroportuaire d’Entebbe. Dans le cadre d’un exemple de coopération entre villes du sud, ces exemples devraient servir à ces espaces de vie comme ceux qui cherchent une voie comme Mbour et toutes zones d’incohérences qu’on s’amuse encore à appeler villes et qui ne sont devenues que des conglomérats de problèmes sans solutions.
ame Aly KONTE/sudonline.sn