16/08/2017

TERRORISME ET INSECURITE

Suite aux attaques de Ouagadougou en cette veille de la célébration du 15 Août, le Sénégal est sous haute tension.

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Des sites comme Saly, Somone et Ngaparou, très fréquentés par les touristes en cette période de chaleur, sont surveillés de très près, plus particulièrement en ce jour de fête.
Selon la RFM qui s’est rendu à Somone, le dispositif sécuritaire a été renforcé.
Des forces de l’ordre sont visibles partout et mènent un contrôle strict.
Une fouille minutieuse et systématique est effectuée sur toutes les personnes qui arrivent sur le site et plus particulièrement sur tous les véhicules.
A Somone, même si les uns et les autres décident de passer de bonnes vacances, l’inquiétude se perçoit et la vigilance demeure le mot d’ordre.
xalimasn.com
ndlr: Ce que l'on constate surtout c'est, comme chaque année avant la Tabaski, une recrudescence de vols et d'agressions en zones touristiques.

DU BASKET A L'AMBASSADE

Gorgui Sy Dieng, ambassadeur de la destination Sénégal

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Le basketteur international sénégalais Gorgui Sy Dieng, évoluant en Ligue américaine de basketball (NBA), a été fait ambassadeur de la destination Sénégal par les responsables de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT).
Le nouvel ambassadeur de la destination Sénégal, sociétaire des Timberwolves du Minnesota, est appelé à « mettre à contribution son image par le biais de campagnes publicitaires et de plaidoyers en faveur d’une hausse de la fréquentation touristique du Sénégal par les Sénégalais et les étrangers », rapporte un communiqué.
Dans des propos rapportés par le communiqué, le directeur général de l’ASPT, Mouhamadou Bamba Mbow, explique que cette initiative entre dans le cadre de « l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination ».
Gorgui Sy Dieng « jouera le rôle d’influenceur auprès de ses réseaux et inspirera, sans nul doute, de nombreux touristes qui connaissent peu ou pas le Sénégal”, à l’instar des autres célébrités du monde sportif, culturel et des affaires dont l’ASPT espère obtenir l’engagement, relève la même source. »
« Cette initiative entre dans le cadre de l’ambition de l’agence de s’appuyer sur la notoriété internationale de personnalités sénégalaises pour amplifier le rayonnement de la destination », peut-on lire.
APS/xalimasn.com

15/08/2017

CETTE CHERE SAPCO

Marché de plus de 7 milliards de la SAPCO: L’Armp sabre Bocar Ly

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Déjà épinglée dans le rapport d’audit de l’Armp, en 2015, la Sapco l’est encore dans le marché concernant les travaux d’achèvement de la voirie et des réseaux divers de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène. En effet, la Compagnie sénégalaise des travaux publics s’est sentie lésée, alors que son offre était moins chère de plus d’un milliard de F Cfa pour le lot 4 par rapport à l’attributaire. Sans compter les vices notés dans la procédure du choix des attributaires.
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (Sapco) a obtenu des fonds dans le Budget consolidé d’investissements 2017, pour réaliser les travaux d’achèvement de la voirie et des réseaux divers de la zone touristique intégrée de Pointe Sarène.
Au terme de l’évaluation des offres, les entreprises Sotracom et Svtp-Gc, dont les offres ont été jugées conformes, ont été proposées attributaires provisoires, respectivement des lots 1 et 4 pour les montants suivants : Lot 1 à la société Sotracom pour un montant de 3.178.488.624 F Cfa et le lot 4 à l’entreprise Svtp-Gc pour un montant de 4.038.714.522 F Cfa.
Seulement, dès la publication de l’avis d’attribution provisoire du marché, la Compagnie sénégalaise des travaux publics (Cstp SA) a saisi la Sapco d’un recours grâcieux, pour contester le rejet de son offre aux lots 1 et 4.
Ladite société a développé les moyens à l’appui de son recours, afin d’invalider les arguments servis par la Sapco pour rejeter son offre. A l’examen du recours, le Comité de règlement des différends a démonté l’argument servi par la Sapco, en s’appuyant sur les références telles qu’exigé par le Dossier d’appels d’offres, qui a exigé des candidats la réalisation au cours des cinq dernières années de trois prestations de même nature, de valeur minimale d’un milliard cinq cent millions pour le lot 1 et d’un milliard pour le lot 2, au titre de l’expérience spécifique.
Sur ces points la Cstp SA a donné des exemples clairs, mais rejetés par la Sapco, car estime la structure dirigée par Bocar Ly, ces réalisations ont été faites par Cstp Mali, succursale de Cstp SA.
Un argument balayé par le Comité de règlement des différends (Crd) qui soutient que les références de la succursale peuvent être capitalisées par la maison mère. Ainsi, le Crd estime que l’autorité contractante ne peut valablement écarter les références de Cstp Mali. En plus, «l’autorité contractante a rejeté les références considérées comme similaires présentées par Cstp SA au motif qu’elles sont à l’actif de Cstp Mali sans qu’il y ait accord de groupement entre les entités».
Sur ce, l’Armp estime que sur la base des documents présentés au Crd, l’autorité contractante ne doit pas rejeter les références de Cstp Mali, sans au préalable inviter le requérant à compléter les pièces établissant le lien juridique entre les deux entités.
Offre moins disante de plus d’un milliard de francs Cfa
En ce qui concerne le personnel, la Sapco a considéré non conforme l’un des deux chefs d’équipe proposés par le soumissionnaire au lot 1, tandis que pour le lot 4, le reproche porte sur les conducteurs des travaux, ingénieur hydraulicien et ingénieur électromécanicien.
Dans le Dossier d’appels d’offres, il est exigé pour le poste de chef d’équipe, au moins trois projets similaires au cours des cinq dernières années.
Des arguments mis de côté par le Crd qui, par ces motifs,"constate que le rejet du profil du conducteur des travaux, ingénieur hydraulicien, n’est pas justifié, dans la mesure où le rejet de l’offre de Cstp SA au lot 1, motivé par le seul fait que pour un chef d’équipe, deux projets sur les trois demandés sont similaires, ne préserve pas l’économie".
Somme toute, Bocar Ly et Cie devront revoir leur copie, car, au sortir de l’examen du litige, l’Armp a ordonné l’annulation provisoire des lots 1 et 4. S’y ajoute, poursuivent les gendarmes des marchés, l’offre de Cstp SA était moins chère de plus d’un milliard de F Cfa pour le lot 4 par rapport à l’attributaire.
Samba Thiam/leral.net

09/08/2017

LA VENISE D'AFRIQUE

Saint Louis, l'ancienne capitale sénégalaise ou la "Venise Africaine"

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Ancienne capitale du Sénégal, de 1872 à 1957, Saint Louis ou Ndar en wolof vaut le détour. Une bonne occasion pour s’évader et découvrir cette ville et son architecture coloniale, classé patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2000, ainsi que ses alentours. Située sur une île à l’embouchure du fleuve Sénégal, elle réserve des panoramas somptueux.
Riche de son architecture coloniale, le centre-ville, placée sur l’île, regorge de maisons colorées où il fait bon flâner. Le calme de Saint Louis contraste avec le bouillonnement dakarois. Loin de cette agitation, il est bon de prendre un bol d’air frais dans cette petite ville où l’on peut encore écouter le silence. Autour de l’île, les canaux du fleuve offrent une vue imprenable sur le balai des pirogues multicolores. Il ne faut pas hésiter à se promener le long du pont reliant l’île au quartier de Guet Ndar, le quartier des pêcheurs, pour y observer le couché de soleil se refléter dans les eaux du fleuve.
L’atmosphère de Saint Louis est paisible. L’île est principalement dédiée au tourisme et elle regorge de commerces, de restaurants et d’auberges. Pour les souvenirs, quoi de plus simple que de se promener dans les diverses galeries d’art réparties dans les rues saint-louisiennes. Les artistes y sont nombreux à exposer leurs créations tout en égayant la ville de leurs toiles.
Les restaurants offrent une diversité de spécialités sénégalaises pour ravir nos papilles. Mais il y en a pour tous les goûts, d’ailleurs, plusieurs crêperies permettent aux inconditionnels et nostalgiques de la nourriture française de s’y retrouver.
Il ne faut pas hésiter à explorer les quartiers alentours puisque la ville se compose de trois principales parties. L’île, le quartier des pêcheurs et sa Langue de Barbarie ainsi que la partie continentale, le quartier de Sor. Depuis l’île, ce quartier s’atteint grâce au pont Faidherbe. Un pont interminable où l’air marin et le vent frais permettent de se rafraichir durant les longues et chaudes journées d’été. Dans ce quartier plus populaire, les marchés et les vendeurs fourmillent de toute part. Là aussi, il est possible de se restaurer dans des gargotes plus locales et typiques.
De l’autre côté, le quartier des pêcheurs a lui aussi sa propre particularité et son originalité. La langue de barbarie où s’entassent toutes les pirogues est plus qu’appréciable. En marchant dans les dédales des rues, on accède aussi à la mer. Une mer plus que sublime où à marée basse, elle s’étale de tout son long.
Mais Saint Louis n’est pas attrayante simplement pour sa ville. Proches de la ville, deux parcs nationaux sont immanquables. Le parc national de la Langue de Barbarie est situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, près de Gandiol. D’avril à octobre, des milliers d’oiseaux migrateurs y viennent s’y installer, ce qui donne au paysage toute son authenticité. Ce parc s’étend sur une quinzaine de kilomètres où s’y observe une plage de sable fin où l’eau est d’un bleu paradisiaque. L’entrée du parc est à 5000 francs CFA et il est possible d’y faire un tour en pirogue pour 7500 francs. Ce tour permet alors de parcourir toute l’étendue de la langue de Barbarie et de croiser, selon la saison, flamants roses, pélicans, cormorans, hérons et bien plus !
Le parc national des oiseaux du Djoudj est, lui, classé depuis 1981 au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Situé dans le delta du Sénégal au Sahel, il est accessible par la nationale 2 depuis Saint Louis, sur une route d’environ 60 kilomètres. Ce parc est une succession de zones humides à eaux douces, ce qui permet aux 395 espèces d’oiseaux de venir s’y perdre. Ses 16 000 hectares en font la 3ème réserve ornithologique mondiale ! L’observation de toutes ses espèces ainsi que de quelques mammifères comme les singes rouges, les phacochères, pitons ou encore crocodiles peut se faire durant la période d’ouverture du site, de novembre à juin.
En résumé, Saint Louis aussi appelée, la Venise Africaine, mérite de s’y perdre un moment, que ce soit dans la ville en elle-même, l’île ou bien encore aux alentours dans les divers parcs nationaux.
photos et vidéo: http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/287...

06/08/2017

FESTIVALS DU SENEGAL

Tourisme : ces festivals à ne pas manquer en séjour au Sénégal

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Quels sont les festivals les plus populaires au Sénégal ? A quelles périodes se déroulent-elles ? Jumia travel, le leader Africain du voyage vous invite à faire un tour dans l’univers culturel du pays de la Teranga.
Il est bien connu des touristes que pour découvrir la culture de son pays d’accueil, rien de mieux que de prendre part à des événements culturelles majeurs du pays. Et sur ce plan, nombreux sont ceux qui vous diront que le Sénégal est une terre de culture.
Même s’il n’existe pas pour l’instant un agenda culturel, qui permettrait de mieux apprécier le large éventail des festivals qui ont lieu au pays de la « teranga », nous vous invitons à découvrir une sélection non exhaustive de ce qui se fait de mieux dans ce beau pays d’Afrique de l’Ouest.
Commençons notre sélection par la Biennale d’art contemporain de Dakar. Inévitablement le plus grand rendez-vous culturel au Sénégal, la Biennale aussi appelé Dak’Art, est la plus ancienne et l’une des principales manifestations d’art contemporain en Afrique. Institué en 1989 par l’Etat du Sénégal, ce festival dont la prochaine édition aura lieu du 3 Mai au 2 Juin 2018, rassemble les plus grands noms de l’art contemporain sénégalais, africains et d’ailleurs.
Si vous êtes un amoureux de la musique jazz, nous vous donnons rendez-vous au Festival de Saint-Louis, l’une des plus anciennes et belles villes du Sénégal. Fondé en 1993, le Festival International de Jazz de Saint Louis est aujourd’hui l’une des plus importantes manifestations internationales du jazz. Chaque année, Saint Louis devient le carrefour du Jazz, exposant son patrimoine architectural au reste du pays et du monde et accueillant les amoureux du jazz de toutes les générations.
Et si vous êtes un adepte de carnaval, Saint-Louis vous propose durant les fêtes de fin d’année, les Fanals. Un spectacle où les différents quartiers se surpassent en imagination et créativité. Coutume perpétuée au fil du temps, les fanals de Saint-Louis se déroulent chaque année, la dernière semaine de décembre sur la place Faidherbe et les rues adjacentes. Entre danses, percussions, défilé des Signares et de fanals, cette parade traditionnelle retrace l’histoire de la ville de Ndar.
La région historique du Fouta-Toro vous accueille également avec son Festival, dénommé : Festival à Sahel Ouvert. Créé en 2010 de la volonté d’artistes sénégalais et français d’apporter la culture au cœur des populations qui y ont le moins accès, en y associant des ONG spécialisées dans le développement. Dans une démarche unique en Afrique, le Festival A Sahel Ouvert privilégie l’ancrage rural et compte avant tout sur l’implication des populations locales. La prochaine édition qui aura lieu en Février 2018 à M’boumba une petite localité au nord du Sénégal, est en préparation.
Pour les amoureux de la mode, le Dakar Fashion Week est un rendez-vous exceptionnel. Grand rendez-vous de la mode africaine, la Fashion Week met sur orbite, la beauté des couleurs, le charme des coupes, l’originalité de la créativité, la diversité de la matière, avec le concours de stylistes d’ici et d’ailleurs
Aux côtés de ces quelques événements cités plus haut, s’ajoutent d’autres festivals tout aussi intéressants : Sur le plan traditionnel, le Festival des vielles pirogues (Petite Côte), le Carnaval de Kafountine, le Festival de Foundioungue (Fesfou), La sortie du Kankourang, classé patrimoine mondial de l’Unesco et qui a lieu généralement en fin de la saison hivernale dans la région de la Casamance. Le Fesfop, le Festival international de folklore et de percussion de Louga.
Sur le plan musical, il y a entre autres : Banlieue Rythme, le Festival Blues du fleuve, le Festival Bargny sur-Mer, les 72 heures de Hip-Hop où Pionniers et crews de l’underground partagent le micro, pour des moments de retrouvailles, d’échanges et de réflexions au Centre culturel Blaise Senghor, le Festa 2H (l’un des événement majeur du Hip-hop au Sénégal). Pour les amoureux de la danse : le Battle National (Un événement fédérateur, et véritable plateforme d’expression pour les jeunes), le Festival Kayy Fecc….
Enfin pour les amateurs de cinéma, nous vous proposons quelques rendez-vous incontournables : Le Festival de cinéma Image et vie, le Festival du Sahel, Le Festival Joko, le Gorée Diaspora Festival, le Fetival Ribidion, le Festival national des arts et de la culture (Fesnac).
Vous avez donc le choix, et serons très heureux de vous apporter plus de précisions sur les périodes de ces rendez-vous. D’ici là, venez-nous rendre visite au pays de la « téranga ».
Ismael Cabral Kambell/lactuachocom

01/08/2017

MENACE SUR GOREE

Erosion côtière à Gorée : L’île mémoire sous la menace de la mer

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L’île de Gorée, tristement célèbre pour avoir été le lieu de transit des esclaves africains en déportation vers l’Amérique, est, aujourd’hui, fortement menacée par l’avancée de la mer qui prend des proportions inquiétantes. Malgré les solutions d’urgence apportées par les pouvoirs publics dans certains cas, les insulaires vivent au quotidien sous la menace des vagues en « colère ».
Un bidon de 10 litres vide dans chaque main, Modou Mbengue avance d’un pas sérieux. A hauteur d’une borne fontaine, à l’intérieur d’une mosquée « pied dans l’eau », il s’arrête. Il remplit ses récipients. Il les pose soigneusement à côté et se dirige vers la mer, à cinq mètres environ. Les deux mains accoudées sur un muret en béton armé bordé d’enrochement. Le jeune homme promène vaguement son regard au large. Son silence est assourdissant comme la rumeur de la mer dans l’île mémoire. Au bout de quelques minutes, il reprend ses gourdes et s’en va. Dans la mosquée, une femme nettoie les coins et recoins pour accueillir les fidèles musulmans. Nous sommes le vendredi 17 février 2017. Mais ici, tous les visiteurs se posent la question : pour combien de temps les fidèles accompliront-ils leurs prières dans cet édifice ? Personne n’est en mesure de donner la réponse.
Par contre, ce qui est sûr, les vagues roulent au loin et s’écrasent sur cette pente légèrement escarpée. Une partie a déjà été emportée. L’avancée de la mer est marquée d’une pierre blanche dans la cour. « Nous croyions avoir définitivement perdu la mosquée. La mer l’avait envahie, emportant avec elle une partie. C’est avec l’aide de jeunes entrepreneurs qui séjournaient dans l’île au moment des faits qu’on a pu faire un remblayage avant que l’Etat n’intervienne pour construire la digue de protection que vous voyez là », confie Mariama Ndiaye. Malgré l’édification de ce mur fait de blocs de granit qui sont des roches plutoniques magmatiques à texture grenue, les insulaires sont plongés dans la psychose. Ils ne seront pas surpris si, un jour, les eaux océaniques envahissent leur lieu de culte. La dilation des eaux océaniques n’est pas une fiction ni une théorie à Gorée. Les inquiétudes emplissent le lieu et envahissent l’île. Mariama et Modou Mbengue ne sont pas indifférents. L’île est classée patrimoine mondial de l’Unesco, mais la vie à Gorée n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Les habitants sont habités par l’angoisse de voir leurs habitations englouties par la mer.
Avec plus de 700 km de côte, le Sénégal est classé huitième pays le plus vulnérable à l’élévation du niveau de la mer dans le monde. Une étude menée par Pape Waly Bakhoum, chercheur à l’Institut des science de l’environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur la vulnérabilité de l’île face à l’élévation du niveau de la mer, révèle un niveau de vulnérabilité physique modéré de la ville insulaire compris entre 1,61 et 6,68 m avec une vitesse d’évolution du trait de côte de 0,67 m par an. Cette montée du niveau moyen est causée par le réchauffement climatique qui touche la planète à travers deux processus principaux : la dilatation de l’eau de mer, suite au réchauffement des eaux océaniques, et la fonte des glaciers. On estime actuellement que la hausse du niveau des océans est liée pour un tiers à la dilatation des océans. Dilatation liée elle-même au réchauffement climatique. Les deux autres tiers sont dus à la fonte des glaciers de montagne et des calottes polaires.
Au Sénégal, selon le chercheur Bakhoum, le niveau de la mer augmente en moyenne de 2,32 mm/an. Cette situation expose les localités de façade maritime, mais aussi les îles comme Gorée.
Devant le musée de la mer de la ville, Ousmane Cissé, la vingtaine, les yeux rivés sur son Smartphone, écouteurs bien enfoncés dans les oreilles, est plongé dans un autre monde : celui du virtuel.
Du fait de la vulnérabilité de l’écosystème dans lequel il vit, le jeune goréen effectue beaucoup de recherches sur le changement climatique et ses conséquences. « Lorsqu’on était plus jeune, on ne connaissait pas ces phénomènes. On vivait tranquillement ici, loin du bruit assourdissant de Dakar. Cette quiétude est sur le point d’être perturbée par l’inondation et autres phénomènes causés par l’avancée de la mer. Nous vivons, aujourd’hui, avec l’idée que cette île puisse être perdue un jour si ce rythme se poursuit. D’ailleurs, la Maison des esclaves, qui est l’attraction à Gorée surtout des touristes, est gravement menacée », alerte Ousmane.
Même son de cloche chez Pape, un maçon engagé dans l’aménagement de la « Place de l’Europe », dans l’enceinte du musée. « Notre plus gros souci, aujourd’hui, est l’avancée de la mer. Le trou que vous voyez là-bas (il pointe du doigt), il est causé par les vagues. D’ailleurs, le chantier pour la réhabilitation et la construction d’une digue de protection est en cours », précise l’ouvrier. Cette concordance de confessions est révélatrice de l’ampleur de la perte des pans entiers du continent dans l’île Mémoire. C’est vrai qu’on ne peut pas arrêter la mer. Mais, à Gorée, on expérimente des stratégies de résilience.
Des études disponibles depuis 1988, ensuite réactualisées en 1998, évaluent à près de 11 milliards de FCfa le coût des ouvrages destinés à protéger le trait de côte de l’île de Gorée, avait indiqué Me Augustin Senghor, le maire. Cette somme pourrait être insignifiante dans les années à venir surtout si le réchauffement global dépasse la barre de 2 degrés Celsius. Sur ce point, les scientifiques sont très claires : certaines îles seront rayées de la carte. « Les digues sont une bonne chose, mais on ne sait pas combien de temps ils vont pouvoir résister à la force de l’eau. Je pense que l’Etat doit commencer déjà à envisager d’autres solutions », préconise Babacar Samb, un pêcheur qui vient juste de débarquer.
En attendant de trouver des solutions beaucoup plus durables pour s’adapter au changement climatique, les Goréens vivent au quotidien sous la menace des vagues déferlantes.
Ndiol Maka SECK/lesoleil.sn

LE LAC ROSE

Un lieu incontournable du Sénégal

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Une envie de changer d’air ? Une envie de découvrir tout en se dégourdissant les jambes ? A 35 km de Dakar, le lac rose est une bonne solution et surtout, un des incontournables quand on visite le Sénégal. Il faut cependant que les conditions idéales soient réunies pour profiter de ce spectacle.
Le lac rose n’est effectivement pas toujours rose ! Il faut donc savoir y aller au bon moment pour profiter de ce joyau sénégalais, l’un des sites les plus visités du pays. Si le lac tient sa couleur de la présence de micro-organisme, la couleur n’est pourtant visible que lorsque le ciel est bleu et le temps venteux. En effet, le mouvement des algues, sous l’effet du vent, permettent ainsi de réactiver ces microorganismes pour donner ainsi toute sa couleur au lac. Il faut donc prévoir les conditions météorologiques appropriées pour pouvoir bénéficier de cette vue.
Mais le lac ne présente pas seulement la particularité d’être rose. Il est aussi incroyablement concentré en sel puisqu’il contient entre 80 et 300 grammes de sel par litre d’eau. A titre de comparaison, la mer en contient, elle, 32 g/L. Cela permet ainsi à chacun de tester les propriétés de flottaison qu’offre le lac. Les visiteurs peuvent alors se baigner pour plus ou moins flotter en fonction de la concentration en sel.
Outre cet aspect plutôt ludique, c’est aussi une richesse pour les habitants alentours. L’extraction du sel est une intense activité qui ne cesse jamais sur le petit lac. Les hommes s’enduisent ainsi d’huile de karité pour atténuer l’irritation du sel, et s’insèrent dans le lac afin d’en récolter le sel. Sur la berge, les femmes jouent les relais pour acheminer le sel et pouvoir le commercialiser. Cette exploitation est source de revenu pour les habitants mais c’est aussi une menace pour le lac. La régénération du sel devenant de plus en plus difficile du fait de la surexploitation, l’écosystème est ainsi en danger et la surface du lac est amenée à rétrécir.
Mais, outre le sel, les habitants ont développé d’autres activités économiques. Le tourisme est aussi devenu une ressource essentielle. Cela se voit d’ailleurs au nombre de vendeurs qui viennent vous accoster dès lors que vous posez le pied sur la berge. Outre les petites boutiques de sculptures et peintures, plusieurs activités sont proposées autour du lac.
Les balades en pirogue sur le lac permettent ainsi de profiter de sa couleur et d’en faire le tour. Au-delà, le lac est aussi bordé de dunes de sable et la mer n’y est pas loin. On peut donc se balader à pieds, selon le temps, l’envie et l’énergie. Mais il est aussi possible de faire des promenades en dromadaire ou bien, si à l’humeur plus sportive, on peut franchir les dunes en 4x4 ou en quad, pour plus d’adrénaline et d’aventure ! Toujours est il que le paysage alentour est grandiose et s'étend à perte de vue.
Le lac est accessible en bus depuis Dakar mais il faut savoir se retrouver parmi l’enchevêtrement des lignes de bus et les conseils tous azimuts des dakarois, presque jamais conformes les uns aux autres. Il est aussi possible de s’y rendre en Taxi pour environ 10 000 CFA. Le retour peut, lui, se faire en bus puisque certains attendent directement sur place pour revenir sur Dakar. Il faut cependant savoir être patient car il faut compter, au bas mot, le double de temps.
Dans tous les cas, la visite du lac Rose offre une belle journée pour les visiteurs au Sénégal. Proche de Dakar, c’est un ilot plein de surprise et d’émerveillement. Il faut simplement savoir choisir le bon temps pour y aller, et surtout, ne pas se tromper !
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=fWBepwRJpkc

24/07/2017

NOUVEAU A SALY

Henry Marine Loisirs Saly

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Notre bateau excursion vous accompagne au Sénégal, tout au long de la Petite Côte, au départ de Saly, station balnéaire à 1 heure de route au sud de Dakar, pour vos instants de plaisirs, de promenade et de pêche.
Nous sommes heureux de vous embarquer toute l’année à bord du « Déèf33 », un bateau de pêche promenade de 10m de long, spacieux, sécurisant et confortable pour vous accueillir en toute sérénité jusqu’à 6 personnes.
Afin de découvrir les somptueux paysages du littoral ou les fonds les plus poissonneux de l’Afrique, notre Capitaine, marin professionnel, diplômé de la mer, véritable enfant du pays des Lébous (pêcheurs de la petite côte) vous guidera accompagné de notre charmante hôtesse de bord pour vos balades. Tous deux vous escorteront tout au long de votre escapade de Saly vers Mbour, vers la Réserve naturelle de la Somone ou celle du Siné Saloum.
N’hésitez pas à nous contacter afin que nous puissions vous conseiller pour que votre journée soit inoubliable.
Quant aux amoureux de sensations fortes, embarquez pour une expédition pêche à la journée ou à la demi-journée.
Nous mettrons à votre disposition différentes techniques de pêche s’adaptant à tous les niveaux et à tous les usages en utilisant du matériel de pêche sportive professionnelle. Notre Capitaine vous transportera sur les lieux de pêche connus de lui seul selon le type de pêche que vous aurez choisi.
Émotions garanties !
Petite ballade
Sont inclus :
Café, soft boissons et viennoiseries
Service Hôtesse de mer
Grande ballade
Sont inclus :
Stop baignade et stop déjeuner sur la plage.
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Service Hôtesse de mer
Pêche
Demi journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche à la palangrotte
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Demi journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Café, soft boissons et viennoiseries
Journée pêche traîne ou lancer
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Le service Hôtesse de mer est en option sur les expéditions pêche précitées, au prix de 20 000 FCFA (30€).
Journée pêche d’Espadon ou marlin
Sont inclus :
Matériel de pêche, appâts,
Déjeuner finger food (apéritif et vin à la demande), café et softs boissons
Tarifs
Découvrez toutes les sorties que vous propose Henry Marine Services.
Palangrotte
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Traîne ou lancer
Les horaires sont les suivants :
– 1/2 journée : 8h30 – 12h30
– journée : 8h30 – 16h30
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Espadon / Marlin
Pour les deux sorties les horaires sont de 8h30 à 16h30.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 4 personnes maximum.
Petite balade
Cette sortie s’effectue en matinée ou en soirée.
Vous pourrez aller en balade à Mbour pour l’arrivée des pêcheurs ou à la lagune de La Somone.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Grande balade
Cette sortie s’effectue de 9h à 16h.
La grande balade vous permet de visiter le Siné Saloum en passant par la pointe Sarène, Joal-Fadiouth et Palmarin.
Le bateau peut accueillir jusqu’à 6 personnes maximum.
Contact
Henry Marine Loisirs
Coordonnées téléphoniques :
+221 78 102 15 15
+221 76 384 23 84
Le point de départ :
Plage du Paradis à Saly
www.peche-promenade-saly.com

17/07/2017

VISTER GOREE

Île de Gorée entre flânerie et rêverie

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Un incontournable lorsqu’on visite Dakar, un bain de soleil, une balade entre les bâtisses coloniales ou bien une baignade au bord de l’eau : l’île de Gorée est une île aux trésors pour qui aime se détendre dans un cadre paradisiaque. Ce n’est pas pour rien qu’elle figure, depuis 1978, au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour profiter d’un moment de douceur, rien ne vaut un petit tour sur l’île de Gorée. Là, s’y étalent de belles maisons coloniales aux couleurs pastelles. Souvent usées par le temps, elles écopent ainsi du charme des années. Elles bordent la mer, dont les reflets bleutés tranchent avec cette mosaïque de couleur.
Après avoir pris le bateau en se rendant au port de Dakar, situé à plateau, on arrive devant un panorama grandiose. Dès les premiers pas, on sait déjà où se reposer une fois le tour de l’île réalisé. Des restaurants et des bars longent le bord de mer, d’autres louent des parasoles pour se prélasser à l’ombre et observer les vagues se répéter indéfiniment.
Mais l’île n’est pas qu’une plage paisible. Elle offre aussi un havre de paix pour se balader, se perdre, se laisser porter par les petits chemins qui serpentent l’ensemble. Le tout se sublime lorsque les visiteurs, ces inquisiteurs, ne sont pas encore nombreux. Il vaut mieux pour cela éviter les week-ends et privilégier les jours de semaine. Là, y règne parfois un calme plat, apaisant, délicieux.
Bien sûr, vous trouverez toujours quelques vendeurs de bijoux et autres accessoires pour vous demander de regarder leur boutique « pour le plaisir des yeux ». Une petite manigance qui vous conduira ainsi dans une visite risquée où il faudra s’armer de patience et de persévérance si vous ne voulez pas dépenser toute votre épargne retraite.
Une fois allégé de ses quelques francs CFA, on peut enfin se laisser porter vers les endroits phares de ce petit territoire. Il faudra bien évidemment passer par la maison des esclaves. Un lieu symbolique et historique, bien que son rôle dans le commerce triangulaire soit aujourd’hui relativisé. La visite est rapide et prendre un guide est probablement inutile. Le lieu parle de lui-même et vaut la peine d’être vu. La maison est fermée le lundi, ce qui implique aussi que l’île soit plus calme en cette journée.
Plus réjouissant sera la visite de l’église Saint Charles Borromée, une belle bâtisse couleur crème qui fut construite en 1830 après l’incendie de l’ancienne église, au moment de la reprise de l’île par les anglais. Il faudra aussi visiter l’une des plus anciennes mosquées en pierre du pays, construite en 1890, sur le versant ouest du Castel. Au nord, on aperçoit, dès l’arrivée, l’ancien Fort d’Estrées, aujourd’hui musée historique, consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance. Ouvert en 1994, le musée de la Femme est aussi un des atouts de l’île, en rendant compte de l’histoire des femmes du pays.
Il ne faudra surtout pas oublier de monter la colline, par le chemin pavé et auréolé de vendeurs de tableaux et bijoux. L’allée, bordée d’arbres et de peintures colorées vaut le détour à elle seule. En s’aventurant, on est émerveillé par toutes ses créations. Arrivé en haut, on découvre le mémorial de Gorée, ainsi que les anciens canons qui surplombent l’île. Depuis là, on dispose d’une vue panoramique sur Dakar.
Pour toutes ses raisons, la visite de l’île est une chose à ne pas manquer pour toute personne se rendant à Dakar. C’est aussi une bonne idée de sortie pour tous les dakarois qui souhaite profiter d’un moment convivial, loin de la ville et de son tumulte. On profite alors de ce patrimoine architectural, des rayons du soleil qui viennent se refléter sur la mer, du calme et de la tranquillité d’un endroit tout simplement beau.
lepetitjournal.com
http://www.lepetitjournal.com/dakar/sorties/escapades/286...

16/07/2017

PORTIQUES AUTOMATIQUES A YOFF

L’aéroport Léopold Sedar Senghor étrenne des portiques automatisés

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Les autorités sénégalaises ambitionnent de faire du pays un Hub aérien et veulent se donner les moyens de leur politique en mettant sur place une politique aérienne de dernière génération. Des E gates pour mettre Dakar au niveau des normes aéroportuaires internationales.
Et une infrastructure de plus qui va changer le visage de l’aéroport LSS de Dakar. Dans le cadre de la modernisation des infrastructures aéroportuaires et sécuritaires du Sénégal, il a été inauguré cette semaine des portiques automatisés de l’immigration ou E gates.
Avec ce nouveau dispositif, les faussaires et autres personnes indélicates n’auront plus qu’à bien se tenir. Ces E gates, que l’on retrouve dans les plus grands aéroports du monde vont permettre un gain de temps dans le cadre de la facilitation des formalités d’enregistrement au départ et à l’arrivée. Plus besoin de perdre une vingtaine de minutes pour passer le service de police, maintenant tout se passe en moins de 5 minutes. Un gain de temps qui est la bienvenue dans la gestion rapide du flux de passagers lorsque plusieurs compagnies atterrissent au même moment.
Avec ces plus de 2 millions de passagers annuel, ces installations modernes vont permettre des conditions d’exploitation optimales de l’aéroport LSS en attendant l’ouverture prochaine de l’aéroport international Blaise Diagne.
Ces innovations sécuritaires sont le fait de la société sécuriport, qui est en charge des questions sécuritaires frontalières grâce à un contrat signé avec l’Etat du Sénégal depuis 2011.
Eva Rassoul/au.senegal.com

08/07/2017

DES PIROGUES MODERNES POUR LE SALOUM

Désenclavement des îles du Sine-Saloum: des pirogues modernes bientôt disponibles

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Des pirogues modernes adaptées au transport des personnes et des biens seront bientôt mises à la disposition des insulaires du Sine-Saloum. C’est dans le cadre du projet de désenclavement des îles initié par l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM). Près de cinquante (50) îles sont concernées.
En marge d’un comité régional sur l’identification des liaisons tenu à Fatick, le Directeur de l’ANAM a informé que des pirogues modernes seront mises en circulation dans les îles pour améliorer les conditions de transport des personnes et des biens.
Selon Maguèye Guèye, « ces pirogues seront construits avec l’ensemble des équipement nécessaires pour recevoir les passagers et les mettre dans les conditions de transports requises par rapport au confort ».
Toutefois, le Directeur a tenu à rassurer qu’« elles vont respecter les normes de sécurité pour éviter les drames comme celui qui a eu lieu à Bettenty ».
S’agissant de la capacité de ces pirogues, Maguèye Guèye de préciser que « les nombres de passagers seront adoptés par rapport au besoin de chaque liaison. Il y en aura qui feront accueilleront cinquante (50) passagers, d’autres pourront aller jusqu’à 100 ».
A cette occasion, l'ANAM a présenté son projet de désenclavement interne qui concerne plus de cinquante (50) îles.
« On a identifié trois (3) pôles qui seront reliés avec cinq (5) points terrestres qui sont Djifer, Nangane, Foudiougne, Sokone, Toubacouta. Cinquante (50) îles sont concernées pour pouvoir desservir, de faire les collections entre les pôles pour pouvoir assurer le nécessaire pour le déplacement des personnes et des biens », ajoute Maguèye Guèye.
Aminata Diouf/pressafrik.com

07/07/2017

LES SIGNES FORTS DU TOURISME...

Le Sénégal montre des "signaux forts" dans le secteur touristique (économiste)

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Milasoa Cherel Robson, économiste à la section Afrique de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a affirmé, mercredi à Dakar, que le Sénégal montre des "signaux forts" quant à l’importance qu’il donne au secteur touristique.
’’Il y a une compréhension des enjeux en termes de créations d’emplois pour les jeunes, pour les femmes et en termes d’entreprenariat dans ce pays’’, a-t-elle en présentant le rapport 2017 de la CNUCED qui a cette année pour thème : "Le tourisme pour la transformation et la croissance inclusive".
Pour elle, le secteur touristique reste très prometteur au Sénégal, étant donné la situation du pays en Afrique de l’Ouest. Ce secteur peut, d’après Mme Robson, "catalyser et cristalliser tous les efforts consentis".
Elle estime que "la catalysation" du secteur permettra de "rendre les ambitions encore plus conséquentes" afin d’atteindre les objectifs de manière plus rapide.
’’Il faut être plus ambitieux, la compétitivité reste la clé dans ce domaine, car le secteur touristique est un bien de consommation’’, a-t-elle pouruivi.
D’après elle, il est nécessaire de renforcer les liens intersectoriels pour favoriser la transformation du secteur touristique.
Le renforcement des liens intersectoriels devra se faire notamment dans l’approvisionnement en produits agricoles, dans le domaine du tourisme médical et culturel.
’’En créant des liens solides entre les secteurs du tourisme, de l’agriculture et de l’infrastructure, l’écotourisme, le segment médical et le marché touristique peuvent favoriser la diversification vers des activités à plus fortes valeur ajoutée’’, a ajouté l’économiste.
Elle a toutefois souligné la nécessité de développer l’expertise au sein des entrepreneurs nationaux, pour mieux assurer la croissance dans ce secteur.
AMN/ASG/APS

LE PONT DE ROSSO

Coopération Sénégal/Mauritanie : Le pont de Rosso sera réalisé en Janvier 2018 pour un financement de 57 milliards Cfa avec un délai d’exécution de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal

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Les représentants des populations riveraines de Rosso-Sénégal et de Rosso-Mauritanie, qui ont assisté à la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) portant essentiellement sur la construction du pont de Rosso, ont poussé un grand «Ouf» de soulagement lorsqu’ils ont entendu le gouverneur Alioune Aïdara Niang annoncer le démarrage des travaux.En effet, selon le Gouverneur de la region, ce projet sera mis en œuvre à partir du mois de janvier 2018 pour un coût global de 57 milliards Cfa.
Il a rappelé que la réalisation de cet ouvrage, sera financée par la Banque africaine de développement (BAD) qui s’est engagée à décaisser 26 milliards Cfa, la Banque européenne d’investissement (BEI) qui contribuera à hauteur de 14 milliards Cfa, l’Union Européenne pour une subvention de 13 milliards Cfa.
Le financement assuré par la BAD et la BEI, sera sous forme de prêt, tandis que celui qui sera mis en place par l’UE, sera sous forme de don aux deux pays bénéficiaires, notamment le Sénégal et la Mauritanie.
S’adressant à la presse à l’issue de cette réunion et en présence du directeur régional de l’AGEROUTE, Mor Guèye Gaye, du coordinateur du projet Cheikh Tidiane Thiam, le gouverneur Alioune Aïdara Niang a souligné que ce pont aura une durée de vie de 100 ans, un linéaire de 1461 mètres, deux chaussées, une piste cyclable, une largeur de 3,60 mètres, des trottoirs et un tirant d’eau.
Il sera réalisé dans un délai de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal. A en croire le Gouverneur de la région de Saint-Louis, il est prévu de mettre en place, après le scrutin législatif, une commission régionale chargée de recenser les populations qui occupent les emprises de ce projet. Ces dernières bénéficieront d’indemnités si les responsables de ce projet estiment qu’il est nécessaire de les déguerpir.
dakaractu.com

06/07/2017

MARRONIER SALYSIEN MALSAIN...

Tourisme sexuel : à Saly, de la plage à "l'Etage"

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La prostitution clandestine est en hausse au Sénégal et en Gambie. Reportage des plages de la Petite Côte aux bars de Dakar, où défilent les touristes sexuels. Jeunes femmes ou jeunes hommes tentent de les enivrer pour échapper à la pauvreté. Reportage.
Il suffit de quelques pas sur la plage de Saly, station balnéaire pleine de charme au Sénégal, sur La Petite Côte, connue pour ses possibilités de rencontres, pour observer le manège des uns et des autres. Une partie de football s’improvise en un rien de temps, avec vue sur mer, cocotiers et corps musclés qui enivrent certaines de ces dames… Conscients de leur potentiel, de jeunes hommes, assis sur le sable, assistent au match, effectuent leurs pompes au passage, puis balaient les environs du regard, n’hésitant pas à se retourner avec insistance lorsqu’une proie semble mordre à l’hameçon.
Quelques pas alanguis et nous voici abordée avec un sourire par un jeune homme de toute beauté, la kora à l’épaule. Un musicien, en plus ! Voire un poète ? S’entame alors un dialogue d’une banalité affligeante à laquelle l’on feint de croire. Il ne s’agit pas de drague pure et dure, vulgaire et insistante. Les déclarations, certes mensongères, s’enrobent d’une fausse candeur à laquelle finissent sans doute par croire les âmes et corps en peine. Après, libre à chacun de prolonger l’entretien, ou pas, de se donner un rendez-vous le lendemain, ou de "poser un lapin", comme on dit, histoire d’être tranquille. Rien de bien méchant, en apparence, même si l’on sait où mènent ces approches.
La plage, cela dit, est presque déserte. Le Sénégal souffre en effet d’une importante baisse du tourisme depuis 2008 à cause de la peur d’Ebola - bien que le Sénégal ait été épargné - du terrorisme et de l’impressionnante avancée de la mer sur la terre (elle a monté de plusieurs mètres, réduisant parfois à une petite bande de sable bordée de cocotiers les landes qui, autrefois, faisaient rêver). Même dans les hôtels quatre étoiles, le personnel se permet de nous accoster, en nous demandant avant tout où est le gazou (traduire "le mari").
A l’hôtel, l’un des mieux fréquentés de Saly, apparaissent également des couples mixtes. Qu’il s’agisse de jeunes Sénégalaises avec des Européens âgés ou de femmes blanches sexagénaires et bien en chair aux côtés de jeunes hommes aussi beaux que musclés. A chaque table, transpire le même sentiment d’ennui de la part du Sénégalais qui se tait, regarde dans le vide ou pianote sur son téléphone.
Rendez-vous à "l’Etage"
Plus tard, dans la nuit, c’est à "L’Etage", boîte de nuit au nom prémonitoire, que tout se passe. D’emblée apparaît une brochette de (très) jeunes femmes seules, assises les unes à côté des autres, avec vue imprenable sur l’entrée de la boîte de nuit. Et sur les clients potentiels. Puisque leur tenue, leur attitude, leur beauté provocante ne laissent planer aucun doute sur leurs intentions. Pas loin d’elles, une tablée d’hommes âgés d’une soixantaine d’années, rient et boivent de bon cœur, ivres de joie à l’idée de la nuit qui les attend, voire aux beaux jours qui suivront. Nombre d’entre eux viennent s’installer au Sénégal, là où, malgré leur maigre retraite française, ils se sentent riches comme Crésus. Là, aussi, où ils trouveront l’âme sœur et feront semblant d’y croire le temps d’une fausse idylle et d’un vrai dénuement.
Une jeune femme belle comme un cœur avec ses joues rondes et ses tresses claires, accepte, docile, de venir à notre table grâce à l’ami sénégalais qui nous accompagne et qui l’y a invitée. Elle ne connaît, dit-elle, aucune de ses voisines. Âgée, pour sa part, d’une trentaine d’années, elle habite en Gambie et vient au Sénégal pour acheter des marchandises pour son magasin. Ou pour arrondir ses fins de mois ? Mère de deux enfants, divorcée, elle vient quelques jours au Sénégal chaque mois. Nous n’en saurons pas plus. Pendant qu’elle nous parle, défile un impressionnant flot de filles aux shorts et décolletés plus courts et plongeants les uns que les autres.
Au fil des heures, la boîte s’emplit et s’enfume jusqu’aux premiers pas de danse. Et quels pas ! Affolants, résolument sexy et pratiquement irrésistibles… Un langage corporel extrêmement engageant.
Même scénario au "Patio"
On assiste au même scénario au "Patio", à Dakar où ce restaurant à ciel ouvert devient chaque soir le théâtre de scènes étonnantes. Au fil de la soirée, arrivent des jeunes filles seules dont la chevelure (une perruque en réalité), la tenue, l’attitude feraient perdre la tête à plus d’un homme. Impossible, en effet, de garder les yeux dans la poche lorsque déambulent, d’une démarche chaloupée, d’incroyables créatures perchées sur des talons aiguilles d’une vingtaine de centimètres, moulées dans des robes mini, parfois lamées de doré, qui laissent plus que deviner de longues jambes effilées, tandis que leur poitrine généreuse s’apprête à sortir du corsage. D’autres adoptent le jean taille hyperbasse sur body moulant et toujours la même, et semble-t-il réglementaire, hauteur de talons. Vertigineux.
Laurence Bertels/www.lalibre.be
ndlr: Article nauséabond d'un journal catholique belge et d'une journaliste candide, novice, de passage...

05/07/2017

SUPER BOUQUIN D'OISEAUX!

Oiseaux du Sénégal de Jean Marie Dupart

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Oiseaux du Sénégal est un voyage merveilleux et très instructif du monde des espèces aviaires magnifiques qui parcourent nos eaux, terres et cieux.
Oiseaux du Sénégal se veut être une vulgarisation des connaissances scientifiques sur les oiseaux en général et sur ceux du Sénégal en particulier, destiné à tous les amoureux de la nature. Ce livre richement illustré s’adresse aussi bien au citoyen(ne) qui prend conscience de son environnement, aux jeunes étudiants d’aujourd’hui qui veulent avoir des renseignements, qu’au visiteur qui cherche simplement à
reconnaître les oiseaux qu’il découvre.
Ce livre inédit propose des explications lucides, une fiche par oiseau avec les principaux signes distinctifs et quelques informations contextuelles, avec une photo originale par oiseau soigneusement pris en photo par l’auteur, ce qui permet d’identifier chaque oiseau à coup sûr.
Jean Marie Dupart est ingénieur agronome, photographe, passionné d’environnement et d’ornithologie. Il a parcouru les marais landais et les montagnes basques appareil en bandoulière. Au Sénégal depuis plusieurs années, il collabore avec de nombreux ornithologues professionnels européens dans des projets sur les oiseaux migrateurs et en particulier le balbuzard pêcheur, oiseau sur lequel il travaille avec les Anglais et les Espagnols. Il a travaillé en collaboration avec des parcs nationaux et, notamment, avec le Parc National de la Langue de Barbarie, et plus récemment avec le Parc du Djoudj. Il participe à des sessions de formation pour les étudiants en Master en Environnement de l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et travaille actuellement sur un projet de la même université pour la formation de guides touristiques spécialisés dans la nature et l’ornithologie.
Dédicace ce samedi 8 juillet dès 18h au Bigaro Dos de Saly Koulang (778841883)
réf: 9782359260748 Broché - 132pages, 2017 - €20.50 • CFA15000

04/07/2017

COOL LE TOURISME

Tourisme et Sécurité: le Sénégal, une Destination Touristique sure

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L’une des conditions majeures qui rend possible la genèse et l’essor du tourisme dans une zone donnée est la sécurité. Elle intervient dans toutes les phases de la consommation du produit touristique de façon efficace et indirecte. Elle n’est pas négligeable car elle est fondamentale dans la cohésion sociale. Sans la sécurité, aucune offre touristique n’est consommable et aucune destination touristique n'est fréquentable. Elle est en amont et en aval du séjour du touriste.
La charge de la sécurité est garantie par un ensemble de corps qui jouit d'un pouvoir régalien de l’Etat appelé Forces de Sécurité et de Défense. Il s'agit des corps militaires, paramilitaires, policiers et douaniers. Ils concourent tous à assurer la sécurité des personnes et la stabilité du Senegal pour en faire une Destination Touristique sure.
Les forces de sécurité constituent le premier front office pour le touriste dès son arrivée à l’aéroport. A travers elles, le touriste donne ses premières impressions sur le peuple d'accueil. Il remplit ses formalités policières et douanières avant d’être en contact avec la population.
L’accueil, le contrôle, la disponibilité, l’orientation et l’information réservés au vacancier par ces entités souveraines de l’Etat marquent un point essentiel dans son séjour.
Cette phase est importante car le touriste ayant effectué plusieurs heures de vol, a envie de rejoindre son hôtel pour aller se reposer en attendant d’entamer son programme. C’est pourquoi, les longues files d’attente à l’aéroport doivent être évitées et les tapis roulants modernisés et classés par provenance pour éviter les pertes de bagages et de temps.
Heureusement, ces aspects sont pris en compte par l’Aéroport International Blaise Diagne pour répondre aux normes standards de sécurité à l’instar des grands aéroports internationaux de l’occident et de l’orient.
Aujourd’hui, le dispositif des unités spéciales mis sur place pour lutter contre le phénomène du terrorisme doit être plus élargi et présent sur tous les lieux touristiques et de loisirs. Il sécurise l’hôte à passer ses vacances dans la tranquillité et dans le dépaysement total au Senegal.
En dehors des grandes chaînes hôtelières, ce corps d’élite doit étendre aussi ses tentacules dans les structures de la parahôtellerie (campements, auberges, casinos etc.) pour mieux consolider la sécurité et la stabilité devenues une réalité au Sénégal.
Grace aux compétences et au professionnalisme des forces de sécurité, le Sénégal est devenu l’un des Etats le plus sécurisé au monde malgré les insuffisances de leurs moyens humains, budgétaires, financiers et matériels. Mais, ce climat paisible favorise la relance du tourisme durable.
Dans ce sillage, les structures d’hébergement (hôtellerie, parahôtellerie voire villas, résidences ou appartements meublés) ont un rôle à jouer dans cette pérennisation de la sécurité. Ces établissements privés à caractère commercial doivent remplir obligatoirement et déposer quotidiennement les fiches de police des clients ayant séjourné chez eux.
L’exploitation de ces renseignements sur ces derniers facilite aux forces de sécurité leur travail et leur anticipation sur d’éventuelles menaces d’insécurité.
C’est ainsi que la mission de la Direction de la Réglementation et de la législation touristiques et les Inspections Régionales du tourisme doit être plus rigoureuse pour lutter contre la clandestinité dans tous les activités afférentes au tourisme.
En outre, le contrôle des brigades routières sur toutes les routes nationales et dans les villes fortifie la sécurité touristique. Elles veillent sur la régularité administrative et technique des véhicules et conducteurs qui transportent les visiteurs.
Mais cette vérification doit être flexible s’il ne s’agit pas d’un délit ou crime puni par le code pénal pour éviter des retards de vols, de chaloupes, de bacs ou de visites des sites car tous les déplacements des touristes sont planifiés et calés dans le temps.
De ce fait, les forces de sécurité doivent amoindrir les risques d’immobilisation des véhicules touristiques. Cette souplesse contribue fortement à la satisfaction générale des touristes vis-à-vis de leur séjour au Pays de la Téranga.
L’autre aspect de la sécurité où interviennent les forces de sécurité est la protection de l’environnement sans lequel le tourisme disparaîtrait. La nature étant la première matière première du tourisme constitue un fort motif de déplacement du touriste.
Les gardes forestiers ou les agents des eaux et forêts surveillent et veillent sur la sauvegarde de la flore et la sécurité de la faune sans lesquelles le tourisme durable ne peut prospérer dans un site Eco touristique. En plus, ils réglementent le tourisme cynégétique et le tourisme halieutique en luttant contre les braconniers, les trafiquants de bois et la pêche sportive illicite avec la direction générale de la surveillance de la pêche.
Un autre corps intervenant dans la sécurité du tourisme est le service hygiène. Bien qu’il effectue un excellent travail dans la consommation des produits touristiques, son personnel doit être encore plus attentif sur la salubrité des entreprises et hôtelières qui offrent des services touristiques et de loisirs.
Cette attention prêtée sur le milieu, le matériel, la matière, la méthode et la main d’œuvre améliore la qualité de service fournie au client. Le respect de la propreté et de l’hygiène motive le touriste à aimer et à revenir au Pays de la Téranga. Ce contrôle qualitatif préventif ou correctif aide les entreprises touristiques sénégalaises à remplir les normes de qualification au système ISO.
Par ailleurs, la mission de la police touristique est salutaire car dédiée spécialement au tourisme. Elle a beaucoup contribué à l’assainissement du secteur contre certaines occupations anarchiques et certaines pratiques illicites des métiers du tourisme.
Cependant, il lui reste beaucoup de choses à parfaire pour lutter contre la clandestinité dans le transport, hébergement, la mendicité et le harcèlement des marchands ambulants à l’encontre des touristes.
Avec, l’arrivée de nouveaux Agents de Sécurité Touristiques (AST), le tourisme sénégalais va se dynamiser. Les agents affectés au ministère du tourisme et des transports aériens vont renforcer le potentiel humain existant en attendant de recevoir les moyens adéquats. Leur travail doit répondre aux attentes des professionnels et des touristes qui se plaignent de certaines irrégularités dans le secteur.
Par conséquent, ces agents doivent privilégier la sécurité des visiteurs et rétablir l’ordre à l’aéroport, dans les marchés artisanaux et les lieux touristiques. Ces AST doivent veiller contre la délinquance juvénile et la déscolarisation des enfants dans les régions touristiques.
En réalité, les forces de sécurité participent intégralement dans la toute chaine de la consommation touristique. Cette coopération entre les secteurs de la sécurité et du tourisme nécessite une large synergie de leurs forces à travers des formations, des séminaires et des conférences pour mieux sécuriser et sauvegarder le patrimoine touristique de la Destination Sénégal.
Pap.TOURE/Manager des Entreprises et Projets Touristiques/pressafrik.com

01/07/2017

LE BUDGET DU SENEGAL

Le budget du Sénégal va atteindre 3720,25 milliards de francs Cfa

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L’annonce a été faite, hier, lors du débat d’orientation budgétaire 2017 à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan. Selon Amadou Ba, la mobilisation de cette manne financière repose sur la base d’une politique fiscale, qui sera axée sur le renforcement des acquis du nouveau Code des impôts.
Au total, les recettes du budget 2016 ont connu une hausse de 15%, passant de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards, essentiellement imputable à l’augmentation significative des recettes budgétaires (+15,23%).
« En 2016, 58 conventions de financement ont été signées, portant ainsi le nombre de conventions signées depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris à 198 pour un montant mobilisé de 3 486 milliards, dont 89,7% sous forme d’emprunts concessionnels et 10,3% à titre de subvention.
Globalement, les dépenses sont ressorties à 2704 milliards en fin 2016 contre 2411,5 milliard en 2015, soit un accroissement de 12%. La pauvreté a baissé », a soutenu M. Ba.
Au 31 mai 2017, les ressources budgétaires ont été recouvrées à hauteur de 1074,13 milliards, 767,9 milliards de recettes internes et 304,23 milliards de ressources extérieures destinées au financement des projets et programmes d'investissement publics. Soit 70% des prévisions de tirage sur l’année 2017 effectués en 5 mois.
Ce qui lui fait dire que le dynamisme de l’économie sénégalaise devrait se consolider avec un taux de croissement du Produit intérieur brut (PIB) réel projeté à 7% contre 6,8% en 2017.
« Sans pétrole et sans gaz, nous atteindront en 2018, un taux de croissance de 7%»
«Nous projetons une croissance de 7% en 2018. Beaucoup n’y croyaient pas. Aujourd’hui, force est de constater que le Plan, la vision sont totalement exécutés. Nous n’avons pas encore intégré les revenus du pétrole et du gaz dans ses performances.
Donc, sans pétrole, sans gaz le Sénégal atteindra une croissance au moins de 7%. Car, les ressources provenant du pétrole et du gaz sont attendus en 2021 », se réjouit le ministre non sans annoncer qu’en 2018, le déficit budgétaire devrait être réduit à 3%, après 3,7% en 2017.
Poursuivant, il renseigne que les ressources et charges budgétaires sur la période 2018-2020 à 11 614,24 milliards. Concernant la dette publique, Amadou Ba informe qu’elle passera de 6 302,8 milliards en 2018, 6580,5 milliards francs Cfa en 2019 et 6792,3 milliards en 2020.
« Notre endettement qui était à 60% du PIB est aujourd’hui, à 40%. La répartition annuelle des investissements publics programmés sur la période 2018-2020 se présentera comme suit : 1345 milliards de francs CFA pour 2018, soit une augmentation de 120 milliards par rapport à 2017, 1490,9 milliards pour 2019 et 1652,3 milliards », détaille le ministre.
« Le Sénégal ne peut pas donner ou produire des statistiques fabriquées »
Pour le recrutement dans la Fonction publique, les prévisions se chiffrent à 13 130, 12 203 et 6 500 respectivement en 2018, 2019 et 2020. D’après le ministre des Finances, tous ces chiffres donnés sont authentiques, car le Sénégal est un pays qui est sur les marchés internationaux.
« Donc, il ne peut produire ou donner des statistiques fabriquées ». Dans le même ordre d’idées, Amadou Ba affirme que l’ambition du Sénégal est d’adhérer, dès cette année, à la norme spéciale de diffusion des données statistiques du Fonds monétaire.
Aliou Diouf (Libération)/leral.net

22/06/2017

QUAND LE TOURISME REBOISE LA MANGROVE

Un Aventurier = un Palétuvier

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Pour lutter contre la disparition progressive de la Mangrove, les Aventuriers du Saloum lancent une campagne de reboisement dénommée « 1 aventurier - 1 palétuvier ».
En effet, la mangrove est d’une importance capitale pour la population vivant dans le delta du Saloum et aussi le siège d’un écosystème très riche qu’il faut préserver.
Chaque aventurier souhaitant participer se verra remettre une plante de palétuvier pour le planter au coeur de la mangrove lors de nos excursions.
Rendez-vous le 16 juillet pour la première journée.
"Un geste pour la nature = Un geste pour l'avenir"
www.guidesinesaloum.com

AIR SENEGAL ACHETE DEUX AVIONS

La nouvelle compagnie Air Sénégal achète ses deux premiers avions au Bourget

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Signé mardi 20 juin, à l'occasion du Salon international de l'aéronautique du Bourget, le contrat d'achat de deux avions ATR par Air Sénégal marque les débuts de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise qui démarrera ses opérations par étapes, d'abord sur le réseau domestique et régional, puis vers l'Afrique de l'Ouest et la France.
On pourra dire que c’est là, sur le « statique » du Salon international de l’aéronautique du Bourget, ce mardi 20 juin, qu’est probablement née Air Sénégal SA. Car on sait désormais que le premier avion qui décollera le 7 décembre prochain des pistes du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Dakar et qui sera aux couleurs du nouveau pavillon national sénégalais sera un ATR 72-600.
C’est sous l’aile droite d’un appareil similaire aux couleurs de la compagnie low cost indienne IndiGo – qui s’est montrée intéressée pour en acheter une cinquantaine début mai – qu’a été officialisé en fin d’après-midi l’achat par Air Sénégal de deux ATR de cette catégorie.
50 millions d’euros
Montant global de la transaction : 50 millions d’euros, au prix catalogue, financés par un crédit-export auprès de la Coface et de la SACE, son homologue italienne. D’une capacité de 68 à 78 places, ils seront livrés en novembre prochain.
Présents, le directeur général de la compagnie, Mamadou Lamine Sow, accompagné de Christian Scherer, directeur général de l’avionneur franco-italien basé près de Toulouse, de la ministre sénégalaise du Tourisme et des Transports, Maimouna Ndock Seck et de son homologue française, Elisabeth Borne, ont d’abord eu droit à une visite du cockpit et de la cabine. Ils ont pu découvrir le système de divertissement et d’information sur tablettes qui sera proposé aux passagers. L’appareil offre également le wifi. Sa navigation embarquée s’inspire de celle de l’A380.
Opération à faible coût
Avantage pour la compagnie : l’avion peut se poser partout, sur pistes courtes, non asphaltées, par météo défavorable, avec un faible coût d’opération. « Ce turbo-propulseur offre 40% de consommation de moins qu’un jet de la même taille, il peut faire demi-tour sur lui-même, il n’a pas besoin d’équipements, de camionnettes pour le déchargement des bagages, il est parfaitement autonome » vante Christian Scherer, directeur général d’ATR, qui voit dans le marché africain un très gros potentiel pour 300 de ses avions d’ici à 20 ans, 10% du marché mondial.
Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres
Héritière de deux pavillons nationaux, Air Sénégal International (2001-2009) et Sénégal Airlines (2011-2016), qui avaient fait faillite, Air Sénégal SA démarrera donc ses opérations sur le réseau domestique et régional, mais souhaite s’ouvrir aussi très vite d’ici l’année prochaine au moyen-courrier vers l’Afrique de l’ouest et le long-courrier vers la France.
Mais hors de question de laisser s’échapper les coûts. Comme l’indique Alexis Fekete, conseil en stratégie et banquier d’affaires dans l’aviation au sein du cabinet londonien Seabury, qui a réalisé pour le compte du gouvernement sénégalais l’étude de faisabilité de la nouvelle compagnie et qui a sélectionné ATR : « Cette nouvelle compagnie est structurée autour d’un plan plus solide que ses ancêtres. Souvent les compagnies africaines sont surdimensionnées avec une structure de coût plus élevée. Là il s’agit d’avoir une compagnie de la bonne taille, avec une structure de coût serrée et de l’utiliser comme un objet de développement économique. Le développement du hub de Dakar et le plan Sénégal Émergent participeront à la rentabilité d’Air Sénégal ».
Outre l’ouverture de l’AIBD, la renaissance d’Air Sénégal fait partie d’un plan qui comprend également la réhabilitation des aéroports régionaux pour « aménager le territoire de manière équilibrée », a précisé la ministre sénégalaise.
Rémy Darras/jeuneafrique.com

18/06/2017

RELANCER LE TOURISME

Financement de projets touristiques : 1,3 milliard de FCfa à 14 promoteurs

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Grâce au Crédit hôtelier et touristique, 14 promoteurs privés ont été financés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens pour une enveloppe globale de 1.309.180.249 de FCfa. Ces projets permettront la création de 302 nouveaux emplois permanents.
Quatorze promoteurs touristiques ont signé, hier, des conventions de financement avec le Crédit hôtelier et touristique mis en place par l’État du Sénégal pour un montant global de plus de 1,3 milliard de FCfa. Ces projets qui concernent dix régions du Sénégal sont composés de dix établissements d’hébergement touristique et de quatre agences de voyage choisis pour la qualité de leurs dossiers et leurs impacts socioéconomiques.
« Au regard des prévisions des plans d’affaires présentés, ces financements vont permettre la consolidation des emplois existants dans ces structures et la création de 302 nouveaux emplois permanents, notamment dans les zones prioritaires de développement touristique comme les îles du Saloum, Tambacounda, Kédougou, Vélingara, Ziguinchor et Cap-Skiring », a fait savoir la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et des Transports Aériens, Zeynab Mbengue Wade.
« Au-delà de ces impacts directs et la transversalité du secteur du tourisme, a-t-elle ajouté, ces projets auront aussi un effet positif sur les autres branches de l’économie sénégalaise à travers les consommations intermédiaires ». Mme Wade a toutefois exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des financements et à respecter leurs engagements afin de contribuer à la pérennisation du fonds.
Ce crédit, selon elle, permet d’avoir des prêts plafonnés à 100 millions de FCfa, octroyés à des conditions très avantageuses : un taux d’intérêt de 3,5 %, une durée de remboursement pouvant aller jusqu’à cinq ans avec un différé maximum de 18 mois. « Dans un souci d’efficacité, il a été mis en place un comité de gestion qui se charge d’élaborer les critères d’éligibilité et d’examiner les dossiers de demande de financement », a soutenu la Secrétaire générale.
A l’en croire, la crise qu’a connu le secteur, ces dernières années, et les difficultés d’accès à des crédits fournis à des conditions favorables, ont favorisé un déficit de financement pour maintenir la qualité du service. C’est ainsi que prenant la pleine mesure de la situation, le chef de l’État a donné des directives pour la mise en place du Crédit hôtelier et touristique. « Au regard de son cadre réglementaire, cet instrument de financement, qui est mis à votre disposition, est destiné à apporter un accompagnement aux entreprises hôtelières et touristiques. Il a essentiellement pour objectif de financer vos projets de rénovation et d’extension, le renouvellement et l’acquisition d’équipements, la création d’entreprises, etc. », a laissé entendre Mme Wade.
Pour sa part, le Pca de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), a estimé qu’avec la mise en place de ce crédit, c’est une vieille doléance du secteur privé touristique qui a été satisfaite. « Le secteur touristique a besoin de ressources longues et à des taux bonifiés, ce n’est pas pour rien que l’on parle d’industrie hôtelière. Cela demande beaucoup de moyens. Il a fallu une volonté forte du chef de l’État pour mettre en place ce fonds », a salué Mamadou Racine Sy.
Il a demandé au comité de gestion dudit crédit de faciliter l’accès aux opérateurs touristiques qui en ont besoin, de lever les « super-garanties » exigées. M. Sy a aussi demandé à l’État de revoir à la hausse l’enveloppe dédiée à ce fonds qui est aujourd’hui de 5 milliards de FCfa.
Ndiol Maka SECK/ndarinfo.com

17/06/2017

L'AMOUR EN NOIR ET BLANC

Relations inter-raciales sur la Petite Côte : Dans l’intimité des couples mixtes à Mbour

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L’envie de connaître une situation sociale bien meilleure a poussé de nombreux jeunes Sénégalais dans les bras de vieux retraités européens venus passer du bon temps à la Petite Côte, pour le restant de leur vie. Mais si certains ont pu construire de belles villas et investir dans des créneaux porteurs, grâce au mariage mixte, d’autres, trahis et abandonnés à leur triste sort, ont vu leurs rêves s’effondrer comme un château de cartes.
Il est venu une première fois au mois de février, il est revenu au mois de mai et il compte s’installer définitivement dès novembre prochain. Lui, c’est Fabrice, un sexagénaire français, en vacances à Saly Portudal, depuis un mois. C’est un amoureux du Sénégal et particulièrement de cette station balnéaire où, selon lui, on trouve toutes les commodités pour mener une vie agréable. Cet après-midi du mois béni de Ramadan, il fait partie de la cohorte de retraités européens, en belle compagnie, venus faire leurs achats dans un supermarché niché en plein cœur de Saly Portudal. A la devanture de cette grande enseigne, les belles bagnoles se succèdent les unes les autres, dans un vrombissement continu des moteurs. Le lieu dégage un luxe insolent. Tout autour, des vendeurs d’œuvre d’art guettent le moindre touriste, dans l’espoir de réaliser de bonnes affaires. Les vendeurs de cartes de crédit, le long des trottoirs, ont aussi senti le bon coup n’hésitant pas à interpeller les passants. Enfin, les bureaux de change installés un peu partout complètent le décor.
Dans ce milieu qui grouille de touristes, pour la plupart des Européens, l’activité commerciale est intense, le marchandage constant. Il est 17h. Dans deux heures et demie, les musulmans procéderont à la rupture du jeûne. Le supermarché reçoit de plus en plus de monde. Un ballet incessant de couples mixtes se mêle parmi cette foule hétérogène qui grossit au fil des heures.
De vieux occidentaux sont accompagnés de belles nymphes africaines, des sénégalaises pour l’essentiel. Un homme s’empresse de récupérer un panier et ouvre aussitôt la porte à sa jeune partenaire noire. Ah, ils sont toujours galants ces Blancs ! Un autre, sans doute, un septuagénaire, traine sa lourde silhouette, derrière une fille d’à peine 20 ans, qui se trouve être sa conjointe. Vu l’écart d’âge qui les sépare, la jeune dame pourrait être sa petite fille voire son arrière-petite-fille. Mais l’amour connaît-il l’âge ? Evidemment non.
D’autres acheteurs prennent d’assaut les échoppes de fortune qui font face au supermarché. Parmi eux, Fabrice et sa femme, une Sénégalaise de 21 ans, les lunettes noires bien vissées, certainement pour éviter les regards de certains curieux et jaloux. Entre ces deux-là, le courant est vite passé. Le couple s’est rencontré en février dernier à l’occasion de la première visite au Sénégal du sexagénaire français. Très vite, le coup de foudre a lieu entre les deux tourtereaux. Finalement, Fabrice et sa compagne ont fini par sceller leur alliance, devant Dieu et les hommes.
« Ici, c’est sympathique »
Pour l’heure, c’est le prolongement de leur lune de miel. Les deux conjoints surfent toujours dans un bonheur intense, la belle vie qu’ils entendent croquer à belles dents. La ville est belle ! D’ailleurs, Fabrice compte, à partir du mois de novembre prochain, revenir s’installer définitivement au Sénégal et à Saly auprès de sa femme afin de vivre pleinement son idylle. C’est fou l’amour ! « Je suis là depuis un mois et il ne me reste que trois semaines de vacances. Je suis venu une première fois au mois de février et je suis revenu. C’est un endroit qui me plait énormément. Personnellement, ce n’est pas le premier pays africain que j’ai fait. J’ai toujours aimé l’Afrique mais ici c’est sympathique », affirme-t-il, en homme amoureux.
Pour lui, Saly Portudal, en termes de confort, de commodités etc. ; n’a pas beaucoup à envier aux villes françaises « Le coût de la vie n’est pas cher et l’on peut trouver tout ce que l’on veut ; sans oublier les hôtels, les belles plages, le soleil, le beau temps toute l’année, la proximité géographique etc. », ajoute-t-il, manifestement sous le charme de cette station balnéaire.
Jean, un vieux promoteur touristique a, lui aussi, cédé aux assauts charmants d’une belle demoiselle à la fleur de l’âge. C’est à la suite du décès brusque de sa femme, alors qu’ils étaient tous deux en voyage au Sénégal, en compagnie de leur jeune fils, que le Français a rencontré la Sénégalaise. Comme Fabrice et sa femme, les deux amants n’ont pas mis du temps pour officialiser leur relation. Eux aussi ont l’air de bien s’entendre, malgré le gap générationnel consistant. Ils ont fait de l’amour un pont pour traverser les âges, se retrouver et sceller leur union sacrée pour le meilleur et le pire. Toutefois, le couple n’entend pas se fixer définitivement au pays comme l’ont fait beaucoup de retraités européens. « Ma femme et moi, nous nous entendons à merveille ; mais nous ne comptons pas nous installer à Saly. Nous aller retourner en France. J’étais venu pour me lancer dans le tourisme mais le secteur n’est pas bien soutenu », se convainc Jean. Entre autres raisons, à l’origine de ce choix, « la jalousie et la haine » qu’attire son idylle avec sa fringante dame, sans oublier « les difficultés du tourisme, les billets d’avion chers ».
Comme Fabrice et Jean, ils sont nombreux ces vieux retraités européens qui ont décidé de se la couler douce à la Petite Côte. Le cadre de vie, les belles plages, le soleil tropical, la chaleur africaine et le coût de la vie peu cher etc. ; font partie des raisons qui attirent ces derniers. Sans compter la possibilité de trouver de jolies belles nymphes « qu’ils ne peuvent espérer rencontrer chez eux, tant l’écart d’âge est important », martèle le premier adjoint au maire de Saly, Babacar Guèye.
Résultat, à Saly, Mbour, Pointe Sarène, Nianing, Somone etc. ; le mariage mixte est devenu un phénomène social. L’élu de Saly ajoute qu’il est en hausse.
Dans ces localités, beaucoup de jeunes se sont mariés à des Blancs et Blanches qui viennent essentiellement de la France ; et dans une moindre mesure de l’Italie. A Saly, constate l’adjoint au maire, « sur 100 mariages, les 35 sont des mariages mixtes ».
Troisième adjoint au maire de Mbour, chargé de l’intercommunalité, Babacar Guèye a, en sa qualité d’officier d’état civil, eu à sceller des mariages mixtes. Il pense que la raison fondamentale qui pousse les jeunes dans les bras des Occidentaux est d’ordre économique.
Quand la pauvreté pousse les jeunes dans les bras des retraités européens
« Nous sommes dans un pays sous-développé et beaucoup de jeunes, en s’engageant dans ces mariages, espèrent trouver une situation socioéconomique bien meilleure. Ces mariages mixtes ne sont pas en général fondés sur l’amour », fait-il remarquer.
Par ailleurs, il ajoute que certains garçons et filles ont pu rallier l’Occident grâce à leur alliance avec des Européens. Un constat que conforte l’autre Babacar Guèye, 1er adjoint au maire de Saly. « Le rêve, pour beaucoup de jeunes, est de se rendre en Europe. Du coup, le phénomène du mariage mixte constitue, à leurs yeux, une formidable opportunité de réaliser ce rêve », souligne-t-il. A l’en croire, certains ont effectivement atteint leurs objectifs en arrivant dans « l’Eldorado » européen. Le troisième adjoint au maire de Mbour soutient que d’autres jeunes ont pu également, grâce à leur mariage avec des Blancs, investir dans des créneaux porteurs, l’immobilier etc. « Certaines filles ont réussi à investir dans des projets, à construire de grandes maisons qu’elles louent. Actuellement, elles vivent dans un milieu social respectable. J’en connais trois cas », fait constater M. Guèye. Pour autant, les deux élus conviennent que le mariage mixte comporte plus d’inconvénients que d’avantages. Le phénomène, expliquent-ils, peut se révéler un dangereux miroir aux alouettes.
Ils racontent que des jeunes filles et garçons, contrairement à ce qu’ils espéraient, ont fini dans des culs-de-sac, trahis puis abandonnés à leur malheureux sort. « On a appris que certaines filles qui avaient pu gagner l’Europe à la faveur du mariage mixte ont été entrainés dans des réseaux de prostitution », souligne, avec regrets, le troisième adjoint à la mairie de Mbour.
Des sergents recruteurs à la solde de réseaux de prostitution
Babacar Guèye adjoint maire MbourEn fait, les vieux retraités qui jettent leur dévolu sur la Petite Côte n’ont pas toujours les mêmes motivations. Si certains ont de bonnes intentions, cherchent l’âme sœur, veulent passer du bon temps sous le soleil tropical, d’autres ne sont en réalité que des sergents recruteurs encagoulés à la solde de dangereux réseaux de prostitution. « La prostitution est l’autre danger qui guette les jeunes qui s’engagent dans les mariages mixtes », prévient encore Babacar Guèye. Il fait savoir que certains (filles et garçons) ont également été contaminés par le VIH Sida et abandonnés. C’est pourquoi, il appelle les jeunes à apprendre à mieux connaître d’abord leurs partenaires avant de s’engager dans une relation durable. « Le problème, c’est que les jeunes comme leurs familles ne font les investigations nécessaires avant de s’engager parce que pour la plupart, c’est une opportunité de réussite à saisir. Ils ne prennent pas les précautions nécessaires pour s’entourer de garanties en vue d’éviter des surprises désagréables », déplore encore, l’adjoint à la mairie de Mbour. L’autre inconvénient relevé par ce dernier est que « certains jeunes, une fois en Europe, sont coupés de leurs attaches au Sénégal ». Les deux hommes pensent que le risque de perdre son identité culturelle, ses valeurs est donc réel dans ce genre de relation.
« Beaucoup restent 3 à 4 ans sans venir en vacances au pays ; tandis que d’autres n’envoient même pas de l’argent à leurs familles à la fin du mois », renchérit l’adjoint à la mairie de Saly. Il explique que ce ne sont pas seulement les filles qui sont les malheureuses victimes du mariage mixte. Les garçons ne sont pas en reste ; surtout ceux qui vivent en concubinage avec leurs partenaires. « Généralement, certaines femmes, au bout d’un certain temps, quittent leurs jeunes conjoints pour d’autres plus aptes physiquement. Abandonnés, ces derniers se retrouvent sur les carreaux, épuisés, sans ressources », constate-t-il. Pour lui, le concubinage est encore plus dangereux ; puisqu’aucun papier juridique ne légalise ni ne garantit cette relation.
Manque de sensibilisation
« Ceux ou celles qui s’engagent dans le concubinage sont plus faciles à virer. Il n’y a rien qui garantit les liens. Si c’est un mariage avec des papiers, on réfléchit deux fois avant de se séparer de son conjoint ou de sa conjointe. Les vieilles personnes qui cherchent à se marier avec des jeunes, c’est uniquement pour le plaisir et quand le conjoint n’est plus en mesure de satisfaire aux désirs, il est viré », note l’élu de Mbour. Il faut dire que le prétexte ne manque pas pour se débarrasser de son partenaire ou sa partenaire ; même si c’est parfois fallacieux. Qui veut tuer son chien l’accuse de rage, selon un vieil adage. En effet, révèle-t-il, les jeunes vivant en concubinage avec des Européens ou Européennes font généralement l’objet d’accusations de vols mais ce n’est qu’un prétexte pour se séparer d’eux au profit d’autres plus aptes sur le plan physique.
Face aux dangers du phénomène, il insiste encore sur l’importance de la sensibilisation à l’endroit des jeunes et des parents dont la responsabilité est, d’après lui, engagée. Il constate que l’Etat, en dépit de l’ampleur de la situation, ne développe pas des initiatives dans ce sens. Le hic, c’est que chacun est libre de contracter un mariage avec le partenaire de son choix à la seule condition que tous deux s’aiment. « L’Etat, ni les communes ne peuvent s’opposer à un mariage, dès lors que les concernés ont convenu de vivre pour le meilleur et le pire. Tout ce qu’on peut faire, c’est de venir constater le mariage », indique, Babacar Guèye, 1er adjoint à la mairie de Saly Portudal. Les deux élus soutiennent que c’est seulement à travers des causeries ponctuelles qu’ils arrivent à sensibiliser, par affinité, des jeunes qui constituent une cible potentielle du phénomène du mariage mixte.
Le Tourisme sexuel, un terreau fertile au mariage mixte
Selon Babacar Guèye, adjoint à la mairie de Mbour, des Européens ont pu trouver des partenaires par le biais du tourisme sexuel. Il explique qu’au départ, certains vieux retraités viennent, en vacances, pour « déguster de la bonne chair » et repartir chez eux. Certains ont, cependant, pris goût à la belle vie de Saly, y ont pris femmes et ont fini par s’y installer ; tandis que d’autres retournent en Europe avec leurs jeunes conquêtes. « A l’origine, ces gens ne viennent pas pour le mariage, ils viennent en vacances et entrent en contact avec des relais dans l’espoir de passer du bon temps avec des filles, le temps de leur bref séjour en terre sénégalaise. Ainsi, ces personnes trouvent des clientes qui évoluent dans la prostitution et occasionnellement des femmes qui cherchent des partenaires », relève-t-il.
Il révèle que la mairie de Mbour a organisé un programme de formation de guides touristiques en vue d’encadrer l’arrivée des touristes à la Petite Côte. A son avis, beaucoup de gens qui accompagnent ces derniers dans leurs sorties, une fois à Saly, ne sont pas de vrais guides touristiques et peuvent souvent abuser de la confiance de leurs hôtes en les conduisant dans des réseaux de prostitution. « Avec les guides que nous avons formés, nous voulons dorénavant que les touristes passent désormais par ces gens-là afin d’éviter d’être emmerdés ou même entrainés, sans leur aval, vers des réseaux de prostitution », soutient l’élu de la mairie de Mbour.
Diégane Sarr et Babacar Dione Abib DIOUM - lesoleil.sn
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16/06/2017

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

RÉHABILITATION DE L’AÉROPORT DE ZIGUINCHOR

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Après les dernières réalisations à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor avec l’aménagement d’une zone de dépose minute ultra moderne, à la pointe de la technologie et l’installation du système E-gates pour faciliter les formalités d’enregistrement au Départ et à l’Arrivée, l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) a entamé ce jeudi 16 juin, les travaux de réhabilitation et de modernisation de l’Aéroport de Ziguinchor. Entre autres travaux, il faut noter l’agrandissement de l’Aérogare avec des galeries vers la piste, l’ouverture d’une zone commerciale, d’espaces d’attente pour les passagers et accompagnants.
Les Aéroports du Sénégal par ces travaux mettent en œuvre le projet de développement du Hub aérien du Sénégal porté par les plus hautes autorités du pays et qui est basé sur trois axes : le démarrage des activités de l’Aéroport International Blaise Diagne, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne Air Sénégal et la réhabilitation des aérodromes régionaux.
Rappelons qu’en dehors des aéroports de Ziguinchor, de Cap Skirring, de Saint-Louis et de Tambacounda, les ADS occupent de la gestion des 09 aérodromes du pays ouverts à la demande : Kolda, Sédhiou, Matam, Podor, Kédougou, Richard-Toll, Linguère, Simenti, Bakel.
Dakaractu

12/06/2017

VOL INAUGURAL A L'AIBD

Air Sénégal S.A volera pour la première fois le jour de l'inauguration de l'aéroport de Diass

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L'Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) sera inauguré le 7 décembre 2017. Créée en avril 2016, la compagnie aérienne Air Sénégal S.A fera décoller ce jour-là son premier vol après l'achat de deux nouveaux appareils à 18 milliards avec chacun 70 places auprès de l'avionneur franco-italien ATR. Selon des informations de Jeune Afrique , ces deux appareils seront livrés au plus tard en novembre de cette année après signature du contrat d'achat au salon du Bourget par le président Macky Sall...
dakaractu.com

10/06/2017

NOUVEAU BAC EN GAMBIE

Ouf de soulagement pour les usagers de la traversée du Fleuve Gambie

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Le Gouvernement gambien a procédé, ce jour, à la réception de son nouveau ferry, permettant du coup aux usagers de pouvoir vaquer à leurs occupations, de part et d’autre du Fleuve Gambie.
Cela fait deux mois que la traversée de celui-ci était devenue un vrai casse-tête pour les autorités des deux pays et cela avait motivé l’Etat du Sénégal à conseiller le contournement par la route du Sud, en passant par Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sedhiou et enfin Ziguinchor.
Mais la mauvaise qualité de cette route et les nombreux checkpoints installés par les militaires à cause des multiples attaques de groupes isolés et autres coupeurs de route avaient fini de décourager les usagers qui préfèrent de loin risquer les affres que leur faisaient subir les vieux rafiots gambiens que faire aux balles perdues.
Même lorsque l’un des vieux ferrys s’est perdu pendant des heures dans le Fleuve, incitant les marines des deux pays à envoyer une impressionnante armada à la recherche des disparus, les usagers avaient pris d’assaut les pirogues, faisant la navette entre les deux rives.
La réception de nouveau ferry baptisé Kunta Kinteh a été l’occasion pour les populations de ce pays de montrer toute leur gratitude à l’égard des nouvelles autorités.
Dès vendredi, la mise à l’eau du ferry sera lancée par le président Adama Barrow, qui voit, en cette inauguration, une occasion de renouer le dialogue avec les populations qui ont eu à manifester avec violence, ces derniers jours, tant à Farato qu’à Kanilaï. Où on déplore un cas de décès, suite à une manifestation contre la présence des soldats sénégalais qui avait mal tourné.
Actusen.com

26/05/2017

EROSION CÔTIERE

Érosion côtière : le littoral sénégalais face à un péril écologique

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Des environnementalistes interrogés par l’APS soulignent la fragilité de l’écosystème du littoral sénégalais et considèrent cette situation aux origines lointaines comme ‘’un péril écologique’’.
Cet écosystème est en effet dégradé par l’érosion côtière, et ce phénomène naturel colle avec l’histoire de la mer dont l’avancée sur le continent a été davantage remarquée grâce à une photo satellite, indique-t-on.
"Dakar reste coupée par de petites rivières et marigots qui débouchent à la mer, surtout pendant la saison des pluies", indique le professeur Pape Goumbo Lô, géologue, environnementaliste et expert en aménagement côtier et prévention des risques.
Le directeur général du Centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ) fait remarquer que la station balnéaire de Saly, le littoral mbourois, les cimetières de Rufisque et les quartiers de Mérina, Keuri Kaw, Diokoul et Tiawlène (Rufisque) sont en train de subir la furie de la mer
"Le plus fataliste invoque Dieu, là où le spécialiste retiendra parmi les causes, l’action de l’homme sur la nature", fait observer l’environnementaliste, à propos des origines de ce phénomène. Pape Goumbo Lô, qui préside le comité scientifique de l’aménagement côtier pour le littoral de l’UEMOA, déplore "les actions sectorielles, parcellaires et individuelles" entreprises dans ce cadre.
Appelant à des solutions intégrées et durables, M. Lô soutient que l’érosion côtière a toujours existé et continue d’exister, notamment dans des zones habitées comme Saly-Portudal, Saint-Louis, Rufisque et tant d’autres villes au Sénégal.
"L’érosion côtière est dramatique et entraîne diverses conséquences. Les plages s’érodent tout le temps. Le phénomène a changé la ligne de rivage", constate-t-il.
D’après lui, si il y a longtemps "Gorée et les îles de la Madeleine étaient rattachées à Dakar’’, force est de constater aujourd’hui que l’érosion côtière les a en séparées". Et, il y a quelques années, rapporte encore l’expert, "on a trouvé des traces qui montrent que les gens allaient de Dakar aux îles de la Madeleine à pied".
La directrice de l’environnement et des établissements classés du Sénégal, Marilyne Diarra, a même porté la problématique à la tribune de la 21 Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies, tenue à Paris, en décembre 2015.
"La mer avance et grignote les côtes sénégalaises", avait-elle alors lancé.
"La mer avance de 1 à 1,3 mètres par an sur les côtes qui s’étendent sur plus de 700 km et qui sont à 90% basses" avait-elle indiqué, expliquant que "nos côtes sont impactées par l’avancée de la mer parce qu’elles sont essentiellement basses".
Ce phénomène est dû non seulement aux changements climatiques mais aussi à l’action de l’homme avec les ‘’constructions anarchiques’’ sur le littoral sénégalais, avait-t-elle avancé, ajoutant que les villes les plus touchées sont Saint-Louis, Mbour, Saly, Gandiole, les îles du Saloum et la Casamance.
"Dans les îles du Saloum, précise-t-elle, la rupture de la pointe de Sangomar avec Djiffer est l’aboutissement d’un processus naturel de quelques millénaires, plusieurs campements et bâtiments ont été détruits."
La pointe de Sangomar a été décrite depuis longtemps par les navigateurs et les ingénieurs hydrographes en raison de sa position stratégique, en aval du port de Kaolack.
La ville de Saint-Louis n’est pas non plus épargnée, surtout depuis l’ouverture de sa fameuse brèche.
C’est en octobre 2003 que fut menée cette action d’apparence anodine, mais qui a produit de grandes conséquences. En effet, c’est suite à un risque important d’inondations de Saint -Louis que les autorités décident d’ouvrir un canal de délestage, pour faciliter l’écoulement du fleuve vers la mer, à 7 km au sud de la ville.
De 4 mètres de large au moment de l’ouverture, le canal a atteint 7 km. L’ouverture de la brèche a complètement modifié le milieu estuarien, et certains spécialistes craignent désormais que la ville soit plus sensible qu’auparavant à une augmentation même minimum du niveau de la mer.
De plus, une nouvelle brèche a été ouverte par la mer en octobre 2012, un peu au nord de Gandiole, à 500 mètres de la première. Au départ, limitée à quelques vagues, elle est devenue aujourd’hui une ouverture d’un kilomètre de large et coupe la Langue de Barbarie, menaçant notamment un campement tout proche. La rive continentale du fleuve reçoit aujourd’hui directement les vagues sur ses berges.
Pour Pape Goumba Lo, "beaucoup de facteurs entrent en jeu pour expliquer ce phénomène, mais, aujourd’hui, force est de constater qu’il est en tain de remettre en cause, le développement socio-économique du littoral".
"Cela n’est pas propre au Sénégal. Ça va du Maroc jusqu’en Afrique du Sud", a-t-il précisé, expliquant la particularité des zones les plus menacées du Sénégal (Rufisque, Bargny, Joal et Saly) par les houles du Sud "qui sont très intenses à certains moments de la nuit".
"La non maîtrise de ces houles du sud mais aussi la vulnérabilité de ces sites non aménagés font que l’érosion est fortement intense à quelques points où on extrait le sable marin", prévient Pape Goumbo Lo.
Selon lui, cela entraîne "la destruction des habitats, des pertes économiques, la disparition de sites culturels et cultuels, une augmentation de la vulnérabilité des populations".
"Dans le domaine du tourisme, c’est l’inquiétude qui gagne les agents du secteur. A la station balnéaire très convoitée de Saly-Portudal, la mer occupe pratiquement tout l’espace", déplore l’aménagiste côtier. Il appelle à réfléchir sur des solutions durables car, dit-il, "nous avons suffisamment parlé des causes et des conséquences".
SBS/PON/ASG/APS

25/05/2017

LE PRIX DES RECEPTIFS AU SENEGAL

Tarifs des grands hôtels du Sénégal: Classement des hôtels les plus chers

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Quels sont les hôtels les plus chers du Sénégal ? En tête de ce classement établi par soir quotidien numérique et repris par metrodakar.net, il y a l’inévitable Radisson. Ce cinq étoiles qui a une réputation dépassant nos frontières vend en moyenne sa nuitée dans une chambre simple à 163 000 FCFA. Ce tarif qui représente le salaire moyen d’un Sénégalais est seulement pour une nuitée, ne comprenant ni les repas, ni les boissons. N’empêche, l’hôtel est tout le temps rempli et il faut batailler parfois pour avoir une chambre. La clientèle est composée souvent d’étrangers, des Africains de la sous-région, des Européens ou des Sénégalais aisés qui viennent
y passer des week-ends ou des moments de repos.
En deuxième position sur la liste: Le Terrou bi, cet hôtel qui a quitté son rang quatre étoiles pour afficher un 5 étoiles, est très prisé par les voyageurs qui viennent pour des affaires et aussi par les Sénégalais les week-ends. En tarif plein, la chambre (single) peut coûter jusqu’à 142 000 francs. De larges promotions sont pratiquées les week-ends ou en basse saison et le prix peut descendre pour une chambre avec vue sur la mer à 95 000 francs CFA.
Troisième de ce classement, l’Hôtel Lamantin de Saly. Le palace le plus cher de la Petite Côte doit son succès à sa belle plage. La nuitée en saison pleine coûte 118 000 francs CFA. Cet hôtel est prisé par les dakarois pour les week-ends à Saly et également pour les séminaires. Ce tarif comprend seulement le petit déjeuner, les repas sont facturés à part.
Quatrième de ce classement, l’hôtel Novotel de Dakar. Fréquenté par des touristes et hommes d’affaires français, cet ensemble bénéficie des clients du célèbre réseau hexagonal et la nuitée peut coûter jusqu’à 115 000 francs.
Cinquième de ce classement, le King Fahd Palace. Depuis que la gestion a été arrachée à Starwood, la fréquentation de ce palace, le plus grand à Dakar en terme de capacités, est en baisse. Mais ses chambres restent au dessus de 100 000 francs à 105 000 francs CFA.
PRIX NUITEE LIEUX
1 Radisson 163 000FCFA DAKAR
2 TERROU BI 142 000FCFA DAKAR
3 Hôtel Lamantin 118 000FCFA SALY
4 Hotel Novotel 115 000FCFA DAKAR
5 King Fahd Palace 105 000FCFA DAKAR
6 PULLMAN 101 000FCFA DAKAR
7 Rhino Resorts 80 000FCFA SALY
8 YAAS HOTEL 80 000FCFA DAKAR
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24/05/2017

NOUVELLES CHALOUPES POUR ALLER A GOREE

Liaison maritime Dakar-Gorée : Deux nouvelles chaloupes annoncées

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La liaison maritime Dakar-Gorée sera bientôt enrichie de deux nouvelles chaloupes afin de faciliter le transport aux insulaires de Gorée. C’est l’annonce faite, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Oumar Guèye, qui s’exprimait à la suite des perturbations notées sur le trafic entre l’île et le continent. « Nous avions décidé, depuis longtemps, sur instruction du président de la République, d’acquérir deux nouvelles chaloupes. C’est déjà fait depuis très longtemps, le Cosec y travaille », a dit Oumar Guèye sans pour autant préciser la mise à disposition de ces deux navires. Toutefois, compte tenu de l’indisponibilité de la chaloupe « Coumba Castel », il dit avoir pris la décision d’affecter le « Mame Coumba Lamb » à la liaison. « Lorsque j’ai été informé du flux très important qu’il y a eu sur Gorée, j’ai saisi le Premier ministre et le gouverneur de la région et j’ai eu à prendre des dispositions en remettant immédiatement le « Mame Coumba Lamb » qui est destiné à la liaison Dakar-Rufisque mais qui n’est pas opérationnel pour cela. « Mame Coumba Lamb » renforce donc la chaloupe « Beer » pour nous permettre d’évacuer ce flux », a expliqué le ministre de la Pêche. En outre, compte tenu du rush des touristes et des élèves à l’embarcadère, Oumar Guèye a promis de saisir le ministre de l’Éducation nationale pour essayer de réguler le trafic.
M. NDONG/lesoleil.sn

L'’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

L’AIBD SERA INAUGURÉ LE 7 DÉCEMBRE PROCHAIN

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L’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) dont les travaux sont achevés sera inauguré le 7 décembre prochain a annoncé mercredi, à Saly-Portudal (Mbour) son directeur général, Abdoulaye Mbodji.
"Cette inauguration, nous voulons la faire également avec un aéronef de la compagnie Air Sénégal qui est aujourd’hui créée. C’est un défi et nous voulons qu’au soir du 7 décembre 2017 que tout le Sénégal sache que l’AIBD a effectivement pris son envol", a-t-il lancé.
Abdoulaye Mbodji a fait cette annonce au terme d’un atelier de deux jours (23-24 mai) de concertation avec les élus des communes concernées par cet aéroport et les services étatiques impliqués dans le projet.
"Nous voulons faire en sorte que ce pôle économique en gestation dont la ressource territoriale première demeure l’AIBD soit mieux géré, que tout le monde s’en approprie et accompagne sa gestion", a expliqué M. Mbodji.
Les travaux du cargo village, la seule infrastructure de cet aéroport pas encore achevée, sera terminée "à date échue", selon le DG de l’AIBD, précisant que l’APIX qui a en charge la construction de cet aéroport a commis le groupe "Teylium Agiliky" pour la finition du cargo.
"De par sa situation géographique, le Sénégal constitue un hub naturel, Dakar étant pratiquement au centre du monde, selon les distances aériennes. Ce qui constitue un avantage naturel que l’on devrait exploiter", a-t-il insisté.
Dans un tel contexte, "le pavillon national est indispensable parce qu’on ne peut pas avoir un hub aérien si on n’a pas de pavillon national" a fait savoir Abdoulaye Mbodji qui renseigne qu’Abidjan était à 1,300 millions passagers l’année dernière.
"Aujourd’hui, ils sont à 1,950 millions de passagers dont 700 mille passagers transportés par la compagnie nationale" a-t-il ajouté.
"Cela signifie que pour pouvoir drainer tout ce monde vers Dakar et ensuite faire d’ici le dispatching maintenant à travers le monde, il nous faut notre propre pavillon fort", a estimé le DG de l’AIBD qui invite les africains à "prendre leur destin en main dans le domaine de l’aviation où il y a beaucoup de parts de marché prendre".
Abdoulaye Mbodji a en outre indiqué que le centre de maintenance prévu dans la commune de Diass pour accompagner les activités de l’AIBD est estimé à 53 millions d’euros (34,765 milliards de frs CFA). Il sera réalisé sous forme de partenariat public-privé (PPP) a-t-il dit.
APS

21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

18/05/2017

DU NOUVEAU SUR LA LIGNE CASABLANCA-DAKAR

Royal Air Maroc lance un nouveau Boeing Dreamliner sur la ligne Casablanca-Dakar

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La Royal Air Maroc (RAM) a inauguré mercredi les vols de son nouveau Boeing 787 Dreamliner prévus pour relier Casablanca et Dakar, une inauguration marquant en même temps le lancement des festivités du 60e anniversaire de la compagnie aérienne marocaine, a constaté l’APS.
La RAM, l’une des principales compagnies aériennes africaines, a été créée le 28 juin 1957. Elle est née de la fusion de la compagnie Air Atlas avec Air Maroc. Son siège se trouve à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Les responsables de la Royal Air Maroc ont fait décoller leur nouveau Boeing 787 Dreamliner de Casablanca, avec Dakar comme destination, pour marquer en même temps le début de la célébration des 60 ans de la compagnie.
L’appareil a été arrosé d’un jet d’eau pendant son atterrissage, une façon de baptiser ce Boeing que vont désormais emprunter les voyageurs allant de Casablanca à Dakar, et vice-versa.
Les passagers se sont réjouis du confort du vol inaugural.
Construit pour accueillir 274 passagers, dont 18 en classe affaires et 256 en classe économique, le Dreamliner vient s’ajouter aux autres Boeing de la Royal Air Maroc reliant Casablanca à Paris et New York.
APS