21/05/2017

ON VA NETTOYER LA LANGUE DE BARBARIE

LANGUE DE BARBARIE: vers l’éradication d’au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets

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L’ONG Le Partenariat a lancé, samedi, des journées participatives de nettoiement des berges et des grandes artères de la Langue de Barbarie, en collaboration avec la Commune de Saint-Louis et les communautés de pêcheurs. En plus des actions de sensibilisations sur la gestion des berges, des activités de reboisement du littoral, des immersions de récifs artificiels dans l’océan, des initiatives de promotion des énergies renouvelables et renforcements des dispositifs de nettoiement seront effectuées.
Papa Mamadou CISSE, le Chargé de Programme Pôle ONG - Développement durable du Partenariat et chef de ce projet s’est réjoui de la mobilisation d’une centaine d’acteurs au lancement de ce programme structurant soutenu par Kosmos BP Sénégal Limited avec la participation des communautés de pêcheurs (Goxumbacc, Ndar Toute, Guet Ndar et Hydrobase), de la Commune de Saint-Louis, des Services Techniques Municipaux (Service de Nettoiement), du Service des Pêches, de l’Agence Régionale de Développement de Saint-Louis (ARD) et du Conseil Local de Pêche Artisanale (CLPA) qui sont membres du Comité technique de suivi du projet.
« Ces activités environnementales s’inscrivent dans le cadre du Projet d’amélioration des conditions de vie des communautés de pêcheurs de la langue de barbarie, financé intégralement par l’entreprise Kosmos à travers son Programme d’Investissement social au Sénégal. En sa qualité de maitre d’œuvre, L’ONG Le Partenariat accompagne les communautés de pêcheurs à rehausser leur capacité de résilience face aux multiples menaces de ce territoire particulièrement vulnérables », a-t-il expliqué.
« Ces menaces sont, notamment, l’érosion côtière, la raréfaction des ressources et moyens d’existence et l’insalubrité. C’est pourquoi le projet s’active à amorcer une dynamique environnementale de préservation de l’environnement et des ressources naturelles », a ajouté M. CISSE qui soutient que la participation de KOSMOS est « une contribution substantielle aux problématiques de développement durable dans les quartiers de la langue de barbarie ».
Balla GUEYE, l’adjoint au maire de Saint-Louis chargé des Affaires domaniales, foncières, du Cadre de vie, de Hygiène et de la Voirie communale a magnifié la pertinence de ces journées de nettoiement en expliquant qu’elles s’inscrites en droite avec la politique de gestion de sa Commune.
Au nom du maire Mansour FAYE, il a remercié KOSMOS d’avoir traduit sa Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) par l’organisation de cette importante activité au profit des populations de la Langue de Barbarie.
Il faut rappeler que cette synergie vise à éradiquer au moins 80% des dépôts irréguliers de déchets, en optimisant les dispositifs locaux de nettoiement. Par ailleurs, pour améliorer le système de conditionnement des ordures ménagères dans les 4 quartiers bénéficiaires, des bacs à ordures installés le long des berges.
NDARINFO.COM
photos et vidéo: http://www.ndarinfo.com/LANGUE-DE-BARBARIE-vers-l-eradication-d-au-moins-80-des-depots-irreguliers-de-dechets-video_a19052.html

18/05/2017

DU NOUVEAU SUR LA LIGNE CASABLANCA-DAKAR

Royal Air Maroc lance un nouveau Boeing Dreamliner sur la ligne Casablanca-Dakar

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La Royal Air Maroc (RAM) a inauguré mercredi les vols de son nouveau Boeing 787 Dreamliner prévus pour relier Casablanca et Dakar, une inauguration marquant en même temps le lancement des festivités du 60e anniversaire de la compagnie aérienne marocaine, a constaté l’APS.
La RAM, l’une des principales compagnies aériennes africaines, a été créée le 28 juin 1957. Elle est née de la fusion de la compagnie Air Atlas avec Air Maroc. Son siège se trouve à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Les responsables de la Royal Air Maroc ont fait décoller leur nouveau Boeing 787 Dreamliner de Casablanca, avec Dakar comme destination, pour marquer en même temps le début de la célébration des 60 ans de la compagnie.
L’appareil a été arrosé d’un jet d’eau pendant son atterrissage, une façon de baptiser ce Boeing que vont désormais emprunter les voyageurs allant de Casablanca à Dakar, et vice-versa.
Les passagers se sont réjouis du confort du vol inaugural.
Construit pour accueillir 274 passagers, dont 18 en classe affaires et 256 en classe économique, le Dreamliner vient s’ajouter aux autres Boeing de la Royal Air Maroc reliant Casablanca à Paris et New York.
APS

17/05/2017

LE MARCHE DE SOUMBEDIOUNE

Soumbédioune, « le sanctuaire de l’artisanat d’art au Sénégal »

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Situé dans le quartier de la Médina, le village de Soumbédioune est un espace de travail hiérarchisé où la solidarité et le partage règnent en maître. Visite à travers les stands du marché artisanal aux produits made in Sénégal qui existe depuis plus de cinquante ans déjà.
C’est tout l’inverse des grands « shopping mall » à l’occidentale. Ici, il n’y a pas de grandes enseignes de vêtement mondialement connues, ni de marques de joaillerie luxueuses ou encore de maroquinerie en vogue. Les façades extérieures sont vétustes, les fresques murales, peintes par les artistes locaux, défraîchies et les vendeurs sont aussi les artistes. La décrépitude du lieu a son petit charme. C’est un marqueur du temps. Créé en 1961, et inauguré en 1966 à l’occasion du premier festival mondial des arts nègres (FESMAN), il est l’un des symboles historiques de la culture de l’art sur le continent africain.
Tissus wax, colliers de perles, bijoux fait d’argent ou d’or, chaussures et sacs en cuir, peintures sous verre, livres reliés à la main, gadgets traditionnels sénégalais fabriqués à partir de matériaux de récupération ou encore sculptures en bois d’ébène, le marché de Soumbédioune est riche des créations de ses artisans. Il s’agit de produits de valeurs et de qualité, ambassadeurs du savoir-faire sénégalais et représentatifs de la beauté et de l’identité africaine.
Artistes nés
« Nio far! » L’expression en wolof qui signifie « on est ensemble », reflète à la perfection l’ambiance sur le marché artisanal de Soumbédioune. Tous les artisans se connaissent et s’entraident. « On est tous plus ou moins né ici. En tous les cas on a grandit sur le marché et notre savoir-faire se transmet de génération en génération », raconte Tom, jeune vendeur de tissus et bijoux en tout genre.
Les allées du village, qui regroupe près de 300 boutiques, sont désertées. Le soleil tape. Plus forte que les embruns, une odeur de sciure se fait sentir. Les vieillards veillent aux stands pendant que la nouvelle génération gère la production dans les arrières boutiques.
Installés sous d’immenses pièces de tôle, disposées en vrac, artistes et travailleurs s’activent à l’ombre… Surtout pas « dans l’ombre ». Singulier, novateur et à la fois ancré dans les coutumes d’antan, le village artisanal de Soumbédioune offre un privilège non négligeable à ses clients. Avant d’acheter un article, ils peuvent suivre le processus de fabrication, de l’artiste aux finisseurs (ponceurs, ciseleurs, limeurs). Un spectacle unique où le client prend conscience du travail minutieux réalisé avant que le produit fini ne soit exposé en boutique.
Accueillants et envieux de transmettre leurs connaissances, les artisans locaux proposent souvent d’entrer dans leur boutique, heureux de montrer le résultat de leur labeur.
Silhouette d’éléphant en bois d’ébène calée entre les orteils, couperet en main et concentration absolue, Ndiaga, sculpteur de bois, s’attèle aux finitions de trois statuettes. Entre deux gravures, il n’hésite pas à inviter ses potentiels clients à l’observer travailler en tandem avec son coéquipier. Il explique « celui-là, il coupe le bois et entame la forme de l’objet, ensuite il ponce et moi je fais les finitions. Six éléphants, ça nous prend environ cinq jours de travail. »
Un peu plus loin, Emmanuel donne une seconde vie à des vieux livres. Il est le seul sur le marché à pratiquer la reliure d’art. Deux stands après le sien, Nouah, un fabricant de bijoux en argent, passionné par son travail, s’improvise de temps à autre, guide touristique pour les voyageurs désireux de découvrir la ville autrement.
Un tourisme de plus en plus effacé
Depuis la construction d’infrastructures urbaines, notamment le tunnel, le marché de Soumbédioune a perdu de son charme au profit de l’urbanisation. Auparavant, le lieu était visible depuis le quai des pêcheurs à quelques centaines de mètres de là. La devanture attirait du monde. Dorénavant, usée, elle ne se voit plus depuis la route.
Enthousiaste et à la fois blasé, Tom reconnaît que les touristes se font de plus en plus rares. « Il y a toujours des cars de voyageurs qui arrivent jusqu’à nous. Seulement ce sont pour la plupart des personnes âgées qui prennent beaucoup de photos et qui n’achètent rien. On les appellent ”les couriés” en wolof », confie le jeune homme, un brin inquiet pour l’avenir du lieu qui l’a vu grandir.
Le président des chambres de métier du marché artisanal de Soumbédioune, Babacar Mamadou Touré est lui persuadé que l’endroit ne peut pas disparaître. « Soumbédioune, c’est le sanctuaire d’artisanat d’art au Sénégal. C’est un lieu incontournable pour qui voudrait visiter le pays de la teranga. » Sans nier tout de même que le chiffres d’affaires des artisans a été impacté. Cependant, il rappelle que le lieu ne se laisse pas aller à la dérive. « Chaque année l’État réfectionne des cases. Et nous avons également un projet de réhabilitation du village afin qu’il s’inscrive dans l’ère du temps, celle de la modernité », dit-il d’un ton sûr.
M.Touré signale aussi que la Chambre des métiers va apporter sa pierre à l’édifice pour la promotion du secteur artisanal à travers la formation, la commercialisation et le financement des artisans, qui restent ses missions quotidiennes.
Finalement, malgré la mauvaise passe économique qu’il traverse actuellement, le village de Soumbédioune peut compter sur ses artisans toujours motivés et prêts à faire découvrir aux curieux la richesse de leur pays à travers leur art.
Celia Cuordifede/nouvellesdedakar.com
http://nouvellesdedakar.com/soumbedioune-sanctuaire-de-la...

REGARDEZ COMMENT GAGNER LA BATAILLE DU PLASTIQUE

« En 2050, il y aura plus de déchets plastiques dans l'océan que de poissons. Si l’on ne fait rien. » (Fondation Ellen MacArthur, janvier 2017).

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Au Sénégal, chaque semaine, nous évitons à 50.000 kg de déchets plastiques d'aller finir leur vie dans l'océan Atlantique.
Depuis 8 ans, nous faisons avancer un projet contre vents et marées. Avec les moyens du bord.
Si nous voulons tenir le cap, nous avons besoin de renforcer l’équipage et de consolider le navire.
Notre objectif : d’ici 2018, doubler les quantités et passer à 100.000 kg de déchets plastiques par semaine.
Chacun d'entre vous peut contribuer, à sa manière !
Comment nous aider ?
Nous apporter une aide symbolique en cliquant sur ce lien : https://www.gofundme.com/socialplastic (à partir de 5 € - les petits ruisseaux… finissent dans l’océan !)
Relayer ce message à quelques amis proches, ou sur les réseaux sociaux
Nous mettre en relation avec un investisseur philanthrope, un élu ou un industriel du plastique que vous connaissez bien (contactez-moi pour plus de précisions à ce sujet).
Vous souhaitez un avant-goût ?
Notre aventure a été mise en avant lors d’un Journal TV de 20 heures sur France 2, en mars dernier.
http://www.francetvinfo.fr/…/senegal-quand-les-habitants-...
Lors de votre première baignade estivale, vous penserez à nos 50.000 kg par semaine.
Sachant que votre bouteille de lait bio 1 litre en plastique terminée ce matin pèse environ 50 grammes…je vous laisse faire le calcul !
Marie Gaborit/gofunome.com

16/05/2017

BLUFFANTE EGLISE DE NIANING

PATRICK THELOT SUR LE DIALOGUE ISLAMO-CHRETIEN : ‘’Le Sénégal donne un exemple au monde entier’’

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Industriel français qui œuvre depuis plusieurs décennies dans le mécénat, Patrick Thelot, est un amoureux du Sénégal. Directeur général du Groupe Sofinor, il emploi plus de 22.000 personnes dans le monde. Son groupe évolue dans les services d’entreprises, c’est-à-dire tout ce qui est prestation d’accueil et d’événement. Homme au grand cœur, Patrick Thelot a fait du social son sacerdoce.
Dans quoi s’active votre fondation ?
Nous avons crée une fondation, depuis vingt cinq ans, qui a pour vocation de protéger l’enfant dans les quatre coins du monde dans sa dimension scolaire et sportive. C’est pour cela dans l’école du Sacré-Cœur à Nianing nous avons crée un centre polyvalent, une cantine scolaire, restaurer les toilettes pour que les enfants puissent étudier convenablement
Pourquoi avoir choisi la commune de Nianing pour y investir ?
Le Sénégal est un pays que j’adore. La France doit beaucoup au Sénégal. Je me souviens des soldats sénégalais lors de la 1ère et de la 2éme guerre mondiale qui ont versé leur sang pour que la France soit libre, c’est la première raison. La deuxième raison est que le Sénégal est un pays francophone j’y viens souvent en famille pour m’y reposer. J’ai eu la chance, est-ce le hasard, est-ce la providence, je ne sais pas, de rencontrer la population de Nianing où je passais quelque jours de vacances dans le domaine qui à l’époque n’était pas encore fermé. J’ai pu rencontrer le directeur de l’école et le chef de village qui m’ont convaincu qu’ils avaient beaucoup de besoin et ils m’ont accueilli formidablement et toutes ses raisons là ont fait qu’à travers cette fondation que j’ai crée il y a vingt cinq ans nous finançons la restauration de l’école, la construction de cette église formidable qui va être inaugurée dans une dizaine de mois.
Qui est votre premier ami à Nianing ?
Mon premier ami à Nianing (rires), c’est toute la population de Nianing. Mais, je mettrais une mention particulière pour Paul Marone, qui était le directeur de l’école à l’époque. C’est un homme de grande confiance, intelligent, posé et qui m’a convaincu effectivement de soutenir cette population, ce village de quatorze mille habitants où nous pouvions faire beaucoup de chose. Et c’est avec une grande joie que j’ai construit ce stade. Je le fais sans aucun intérêt en retour. Je le fais pour réaliser une belle œuvre et voir le sourire des sénégalais qui est un peuple que j’adore.
Comment est née votre collaboration avec le chef du village de Nianing ?
Lorsqu’il s’est agi de construire une église évidement, il fallait des autorisations et donc j’ai rencontré Ibrahima qui tout de suite a été convaincu et c’est un formidable exemple de la bonne entente entre les communautés religieuses. Le Sénégal donne un exemple au monde entier quand on voit la communauté musulmane majoritaire et la communauté chrétienne minoritaire comment elles s’entendent, comment elles travaillent ensemble, c’est un exemple que le Sénégal peut donner au monde, par les temps qui court croyez moi. Et donc tout ça fait que j’ai été très ému par cette ambiance, par cet accueil, par la Téranga comme on dit ici et j’ai décidé il y a une dizaine d’année de commencer à soutenir les projets qu’on me proposait.
Et avec le maire et la Municipalité ?
Rien n’est possible sans les élus. Il est clair que pour construire une église, il faut des permis de construire. Il est clair que le terrain omnisports appartenait à la commune mais il était pratiquement abandonné. Tout ces jeunes avaient besoin de pratiqué leur sport. C’est en étroite collaboration que nous avons travaillé ensemble. Nous allons continuer à le faire parce que ce n’est pas une fin cette inauguration. C’est le début d’une nouvelle étape que nous allons réaliser pour améliorer certaines choses qui ont besoin de l’être.
ABDOULAYE NDIAYE/NIANINGINFOS.COM

Pour être passé visiter le chantier de l'église et ayant été bluffé tant par l'investissement de Patrick Thelot que par l'originalité architecturale de la future église de Nianing, nous avons été chercher un article qui éclaire un peu plus sur ce bâtiment hors norme.
Ressources et matériaux locaux
Historiquement, la construction des édifices religieux a toujours été le fruit d’un travail local et communautaire. Aussi il nous semble que la réalisation d’un tel projet devra favoriser l’emploi d’une main d’œuvre locale d’autant que celle-ci est une véritable ressource du Sénégal et elle représente par ailleurs un faible coût.
A contrario, l’utilisation de matériaux importés augmente les coûts et appauvrit le développement local.
Il nous semble que le projet devra favoriser l’utilisation de matériaux produits localement tels que les briques de ciment, les carreaux de terre cuite, etc.
Particularisme géographique de Nianing
Nianing se situe sur la « Petite-Côte » du Sénégal également appelée la « côte de coquillages » qui commence à Rufisque et se termine à Joal-Fadiouth.
Sa particularité tient aux coquillages qui recouvrent les plages en abondance. Ces coquillages cassés ont un calibre différent sur chaque plage. A Joal-Fadiouth le cimetière est entièrement couvert de coquillages.
Une approche naturaliste
S’inspirer des formes de la nature est un thème récurrent de l’architecture.
Après les performances technologiques du XIXe siècle, l’ingénierie du XXe siècle est marquée par l’essor des études sur les structures d’organismes biologiques tels que les coquillages, les radiolaires et les végétaux. Ces recherches sont regroupées sous le nom de « morphologie structurale ».
La morphologie structurale étudie la relation forme-structure dans les systèmes naturels animés ou inanimés pour en comprendre les principes et en tirer d’éventuels bénéfices.
Orientation et conception bioclimatique
Traditionnellement le plan d’une église s’oriente vers l’est. Le levé du soleil et l’émergence de la lumière symbolisant la vie et la naissance du Christ.
La configuration de la parcelle, le programme et les contraintes climatiques nous amènent à proposer une orientation du plan selon un axe sud-est
En effet, d’avril à novembre, la côte est balayée par un vent sec et chaud, l’harmattan, rempli de poussières du désert soufflant nord-est. Le reste du temps, des alizés nord-ouest venus de l’océan rafraîchissent la température de l’air.
Afin de profiter de ces alizés et se protéger de l’harmattan, le plan s’est ouvert au nord-ouest et fermé au nord-est, confortant ainsi l’axe sud-est de l’édifice.
www.architectes-paris.com
Si vous passez par Nianing, en venant de Mbour, c'est à quelque cent mètres de la nationale, sur votre gauche. L'édifice est déjà suffisamment haut que pour l'apercevoir depuis le goudron.
BRB

15/05/2017

LA NOUVELLE PIROGUE DES AVENTURIERS DU SALOUM

Pierre Diouf and Co, c'est une équipe dynamique basée à Ndangane, porte du Sine-Saloum, depuis quelques cinq années.

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Devenu célèbre tant par ses prestations de guide-piroguier que par les reportages télévisés français, Pierre Diouf avait un rêve! Avoir sa propre pirogue. Et, surtout: pas n'importe laquelle!
Après plusieurs mois de travail, nous sommes heureux de vous présenter votre futur moyen d'évasion au Sénégal.
Cette pirogue a été spécialement conçue pour assurer le plus grand confort lors de vos prochaines aventures dans le Sine Saloum.
A bord vous trouverez un espace aménagé comprenant une kitchenette : mini-bar, plancha et plaques de cuisson.
Un panneau solaire fournira l'électricité nécessaire à vos besoins.
La sécurité étant pour les Aventuriers du Saloum une priorité, la pirogue est assurée et équipée de gilets de sauvetage ainsi que d'une boîte à pharmacie.
En espérant vous avoir donner l'envie de découvrir le Sine Saloum d'une manière singulière ...
Toutes les photos de la nouvelle pirogue, toutes les infos: https://web.facebook.com/lesaventuriersdusaloum/?fref=ts
Site internet: https://www.guidesinesaloum.com/

LE SINE SALOUM A SA MISS

Le Sine Saloum revèle sa beauté

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Pendant une semaine, le village de Ndangane a vibré au rythme du festival international du Sine Saloum et de la culture sérère. Lionel, Lena et Victorine ont mis le paquet pour offrir au monde le pays sérère dans toute sa diversité.
Ce festival, qui en est à sa deuxième édition, a servi de vitrine à la culture sérère. Les invités ont eu droit à ce qui fait l’essence même de ce peuple qui s’est dévoilé au monde grâce au président Léopold Sedar Senghor et la célèbre cantatrice Yande Codou Sene. Séance de danse avec la troupe musicale de Djilor, gala de lutte sous les étoiles, visite du village en calèche et surtout découverte des iles environnantes en pirogue.
Le clou de ce festival et le moment que tous les invités attendaient, a été l’élection de la miss Sine Saloum 2017. Des douze candidates en lice, le jury composé de professionnels comme madame Aminata Badiane (présidente de l’organisation de miss Sénégal) a choisi comme ambassadrice cette année la candidate N°5, mademoiselle Nancy Diouf. La jeune fille de 21 ans, étudiante en journalisme et communication est originaire de la ville de Kaolack. Elle aura la lourde tâche de représenter le Sine Saloum à la prochaine élection de Miss Sénégal et remporte aussi de nombreux autres lots.
Faire la promotion de la destination touristique de la région et de son patrimoine culturel est le but de cette manifestation. Le pari n’est pas loin d’être gagné quand on voit le public venir en masse et le nombre de partenaires qui veulent être de la parti. L’événement aujourd’hui a permis de faire connaitre la région, même hors des frontières du pays.
Pour 2017, c’est à un festival qui n’a rien a envié à ceux des grandes métropoles que l’on a assisté, avec comme cerise sur le gâteau, un magnifique feu d’artifices. Comme pour fêter une édition qui s’achève sur une bonne note et anticiper déjà la prochaine avec l’ambition de faire encore plus.
Le podium
Miss Sine Saloum 2017 : Nancy
1e dauphine : Aminata Faye
2e dauphine : Marthe Faye
au-senegal.com

12/05/2017

TOURISME DANS LE SALOUM

Tourisme dans le Delta du Saloum : Une destination de plus en plus prisée

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Longtemps considéré comme la quatrième destination touristique du Sénégal, le Delta du Saloum, inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco, regorge d’un potentiel énorme. Un attrait touristique considérable qu’on peut remarquer à travers la diversité de l’offre qui allie tourisme culturel, de découverte, balnéaire et sportif (chasse et pêche). Le Delta du Saloum offre un cadre géographique et bioclimatique unique, porteur de développement durable. Découverte.
Avec son charme impressionnant, le Delta du Saloum est engoncé dans le département de Foundiougne qui est ouvert, à la fois, sur l’Océan Atlantique par le biais du fleuve Saloum et à la terre ferme, occupant ainsi une position géographique privilégiée, mi-continentale, mi-maritime, où l’insularité et la continentalité se côtoient du fait de l’interpénétration quotidienne. Mieux, cette zone, par la voie maritime, relie le Sénégal à deux pays voisins que sont la Gambie et la Guinée Bissau. Partie intégrante de la destination touristique du Sine-Saloum, le Niombato se pointe dans la partie du Sud Saloum qui comprend le département de Foundiougne avec un embranchement sur Passy, Toubacouta, Missirah jusqu'à l’île de Djinack, à l’embouchure entre l’océan et le fleuve Saloum.
L’autre partie du Saloum Nord part de Fimela à Niodior, en passant par Ndangane Sambou, Palmarin et Djiffer. L’environnement naturel du Niombato, c’est aussi ces nombreux sites classés patrimoines mondiaux. Mahécor Diouf, gestionnaire du site, renseigne que le Delta du Saloum renferme une grande diversité de paysages et d’écosystèmes maritimes qui permettent la survie de nombreuses espèces animales et végétales. Selon lui, l’importance des ressources naturelles a fait de cette zone un espace de vie particulièrement favorable au développement de la faune et de l’avifaune. Pour ce diplômé d’un master en Gestion du patrimoine culturel à l’Université Senghor d’Alexandrie en Égypte, le Delta se compose de neuf forêts classées, d’un parc naturel, d’une aire marine protégée et de réserves naturelles communautaires.
Avec ce potentiel impressionnant très riche et varié, on se rend compte de la beauté qui le caractérise avec ses endroits paradisiaques très adorés par les visiteurs. Le soleil y joue une part importante à longueur de journée ainsi que la réserve naturelle du Delta du Saloum avec sa grande forêt de Fathala et les îles Bétenti et du Gandoul qui représentent l’avenir de l’éco-tourisme sénégalais. Un attrait touristique qui cohabite avec les différents villages de pêcheurs, les facettes culturelles sérères et mandingues, favorisant ainsi un véritable tourisme de découverte.
L’une des plus belles baies du monde
Delta SaloumCet univers amphibie composé d’un chapelet d’îles, d’îlots et de méandres est, selon Mahécor Diouf, marqué par une potentialité écologique et culturelle exceptionnelle. « On y note la présence de plusieurs amas coquillers dont certains sont érigés en tumulus funéraires avec des sépultures accompagnés de riches mobiliers », indique-t-il. Dans cette même zone, il a été recensé plus d’une vingtaine d’îles, ce qui justifie d’ailleurs son surnom de « Polynésie du Sénégal ». Une appellation d’autant plus pertinente que les conditions bioclimatiques ont favorisé, à l’image de la Polynésie française, l’installation d’une végétation de mangrove composée essentiellement de palétuviers sans oublier les nombreux cocotiers surtout dans les îles de Bétenti, de Dionewar et de Niodior, mais également l’île aux oiseaux. L’ensemble des îles du Saloum offre, selon Mahécor Diouf, un charme impressionnant à travers sa faune et sa flore variée, sa population cosmopolite.
Promoteur touristique à Sokone, Baba Elimane Ndao qualifie le Delta du Saloum comme « l’un des plus beaux sites naturels d’Afrique occidentale avec ses mangroves situées en bordure de l’Océan Atlantique, véritable labyrinthe d’îles et de rivières qui comptent parmi les plus poissonneuses au monde ». Cette zone, note-t-il, est, pour nous, un paradis vert qui se caractérise par la richesse de sa faune et de sa flore avec pas moins de 650 espèces d’oiseaux répertoriées. L’autre particularité est que le Sine Saloum bénéficie de deux classements mondiaux, comme l’a souligné Issa Barro, président du syndicat d’initiative et de promotion touristique de la région de Fatick. « Le Delta du Saloum est d’abord membre du club des plus belles baies du monde depuis 2005 et est aussi classé Patrimoine mondial de l’Unesco », indique-t-il. Il s’y ajoute, selon M. Barro, qu’entre le littoral et l’arrière-pays, il y a un patrimoine matériel et immatériel immense.
« Vers le Sine, il y a la maison royale et l’installation de l’écomusée de Diakhao qui permettent de savoir ce qui s’est passé dans le Sine des siècles plus tôt, le Djognick avec Djilor comme capitale, les îles du Saloum, Toubacouta, Missirah et l’ensemble des îles », explique-t-il. En somme, note-t-il, c’est tout un ensemble d’une biodiversité qui fait que le Delta du Saloum est une destination qui pourrait nous valoir une grande satisfaction. Toutefois, relève-t-il, force est de reconnaître que depuis le mois de décembre dernier, une hausse du taux de fréquentation est constatée par rapport aux deux dernières années.
Légère hausse de la fréquentation
Pour M. Barro, il s’agit de mener des actions de promotion intensive dans le monde pour rendre plus visible cette destination. Le président du syndicat d’initiative de Fatick est convaincu qu’avec la promotion qui reste d’ailleurs une priorité pour les acteurs, le tourisme pourrait se développer davantage dans le Delta du Saloum. « Aussi, il faut développer davantage l’activité touristique à travers la création d’établissements adaptés à ce milieu », soutient M. Barro. Selon lui, la durabilité de cette activité dépend également de ces aspects qu’il nous faut prendre en considération. D’autant que la tradition veut qu’il faille toujours aller montrer à l’extérieur ce que nous avons et cela réduit considérablement la possibilité de faire découvrir notre potentiel.
« Mais, le mieux, c’est d’arriver à organiser au Sénégal un grand salon de tourisme international pour l’Afrique de l’Ouest qui va nous permettre de vendre la destination Sénégal, mais aussi certains pays proches comme la Gambie, la Mauritanie et le Maroc », estime-t-il. Aujourd’hui, se réjouit M. Barro, une hausse de la fréquentation a été notée par rapport à l’année passée où c’était une catastrophe. « Ici, nous avons enregistré une augmentation de 7% par rapport à l’année dernière à la même époque, avec une moyenne annuelle qui oscillait entre 23 et 24 contre 30 et 33 aujourd’hui », précise-t-il. Cette évolution, indique-t-il, est due à la stabilité politique du Sénégal qui n’est pas touché par le terrorisme. Ce qui fait, selon lui, que la destination, par rapport au reste de l’Afrique, reste une destination sûre et attractive.
« La paix est revenue en Casamance, une région qui n’est plus classée dans la zone orange. Cela a aussi participé à booster la fréquentation. Au niveau local, il y a une nette amélioration des voies de communication. Des routes et des pistes ont été réalisées. Tout cela, relève-t-il, a facilité la mobilité des touristes et des opérateurs et a considérablement boosté la fréquentation. Selon Issa Barro, la situation antérieure qu’avait connue la zone et liée à un problème de mobilité, a maintenant trouvé une solution heureuse avec la réparation complète de toutes les routes d’accès, notamment les axes Kaolack-Karang et Foundiougne-Djilor-Passy-Sokone.
Un secteur à réorganiser à Foundiougne
Illes du SaloumDans une dynamique de promotion du tourisme dans le département, le souci d’organiser le secteur hante le sommeil des autorités municipales de la commune de Foundiougne dans sa quête d’émergence. Le maire, Babacar Diamé, dresse un tableau sombre de la destination Foundiougne. Le constat actuel, fait-il remarquer, est que le tourisme dans la cité de Laga Ndong est sauvage et mal organisé. Cela, indique-t-il, pose de sérieux problèmes qu’il faut résoudre à travers une bonne organisation, un bon encadrement et la création d’un cadre d’accueil exceptionnel. Aussi, ajoute le maire Babacar Diamé, il urge de réhabiliter certains réceptifs en état de délabrement comme l’hôtel Foundiougne et mieux organiser les campements pour qu’ils soient répertoriés, identifiés et immatriculés.
A son avis, c’est ce qui permettra de mieux gérer cet espace touristique comprenant les guides touristiques qui seront formés, les campements, les hôtels, etc. Dans cette perspective, souligne-t-il, la mairie a déjà un projet de réfectionner son campement municipal dont les travaux sont en cours. A terme, fait savoir le maire, le réceptif sera doté d’une vingtaine de chambres et d’une suite présidentielle comprenant toutes les commodités. Tout cela permettra à Foundiougne d’avoir ses propres infrastructures. L’autre particularité de la baisse du niveau de fréquentation des quelques réceptifs hôteliers installés à Foundiougne, c’est la concurrence déloyale notée avec la prolifération des résidences privées, des maisons meublées.
Il s’y ajoute le manque d’infrastructures hôtelières d’envergure pouvant accueillir une importante clientèle, estime Famara Diamé, président du syndicat local du tourisme. L’hôtel Foundiougne (ex-hôtel piroguiers) qui a fait les beaux jours du tourisme dans cette commune est en état de délabrement avancé et est même fermé ; ce qui freine l’essor du secteur. Famara Diamé souligne que les agences de voyages et autres Tours opérateurs (To) ne veulent pas, dans ce cas d’espèce, vendre les destinations qui n’abritent pas de grandes infrastructures hôtelières. « Nous avons besoin également d’un village artisanal pour abriter la cinquantaine d’antiquaires et autres artistes de tous bords qui s’activent dans le secteur à Foundiougne », plaide-t-il.
Le tourisme de découverte constitue un atout certain pour la destination Foundiougne caractérisée pour son accessibilité non seulement par la route à partir de Fatick (22km) et la traversée du bac, mais aussi et surtout par ses possibilités de navigation continentale. « Foundiougne se trouve juste en aval de la confluence entre le Sine et le Saloum. C’est ce qui ouvrait le port de Foundiougne au Sine à l’époque coloniale. Foundiougne est dans une île définie par le fleuve Saloum, le Diombos et le Bandiala. Ces bras de mer qui marquent le Delta du Saloum, mettent Foundiougne en contact fluvial avec différentes zones de production. Les bolongs du Saloum desservent les îles du Gandoul, au nord, vers Foundiougne », explique Maurice Ndéné Warrore, ancien inspecteur d’académie à la retraite.
Mohamadou SAGNE, Samba Oumar FALL (textes) et Ndèye Seyni SAMB (photos)/lesoleil.sn
http://www.lesoleil.sn/grand-air/item/64495-tourisme-dans...

NEWS DE DIASS

Aéroport international Blaise Diagne : Les acteurs satisfaits des infrastructures dédiées au fret

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En visite à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, des agents du ministère de la Pêche et des industriels-exportateurs de ce secteur se disent satisfaits de la qualité des infrastructures dédiées au fret notamment l’aérogare et ses annexes. A travers ces réalisations, il s’agit de rendre la « Destination Sénégal » beaucoup plus compétitive, selon le chef du département logistique et transport de l’Aibd, Cheikh Diouf.
Le sous-secteur du fret occupe une place centrale dans les installations de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Pour se rendre compte de l’état d’avancement de ces infrastructures dédiées au transport de marchandises, notamment sa composante « Produits halieutiques », une délégation de la Direction des industries de transformation de pêche, en partenariat avec les industriels exportateurs de la pêche et les transitaires, a effectué, hier, une visite de travail à l’Aibd. Sur place, les hôtes de Cheikh Diouf, chef du département logistique et transport de l’Aibd, ont visité l’infrastructure aéroportuaire, surtout le volet cargo qui est l’interface des exportations et des importations avec un Terminal d’une capacité de 50.000 tonnes de fret par an et contenant 7 chambres froides. Tout le fret y sera stocké à l’arrivée tout comme au départ. A l’entrée de cette aérogare, un espace réservé aux palettes de positionnement des produits a été aménagé ainsi qu’un parking dédié au cargo avec deux positions d’avions gros-porteurs.
Ces installations sont distantes de 1,5 à 3 km du parking des avions (embarquement). Le niveau de standard de ce terminal permettra, selon Cheikh Diouf, aux opérateurs de « faire transiter toutes leurs marchandises en toute sécurité ». L’objectif, a-t-il précisé, « c’est de rendre la Destination Sénégal » plus compétitive ». Ce terminal a été intégré à une plateforme logistique globale qui regroupe une partie de la zone économique spéciale intégrée de Dakar. Et celle-ci dispose d’un cargo village dont les travaux sont en cours. Le chef du département logistique et transport de l’Aibd assure que cette plateforme sera opérationnelle d’ici à fin octobre 2017 bien avant l’ouverture de l’aéroport (prévue en décembre prochain). « Nous ferons de telle sorte que l’aéroport puisse garder cette compétitivité en exportation ; que les distances entre les installations ne soient pas une contrainte au traitement du fret », a-t-il ajouté.
Un maillon indispensable
Le directeur des industries de transformation de pêche, Diène Ndiaye, se dit satisfait de l’état d’avancement des infrastructures dédiées au fret, tout en rappelant l’importance de la chaîne logistique dans le dispositif de la pêche et pour la compétitivité de nos exportations. « Avec ce dispositif, a estimé M. Ndiaye, certaines contraintes seront un vieux souvenir pour le secteur de la pêche qui est le premier poste des exportations de notre pays». Le Secrétaire général de l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (Upames), Makhtar Thiam, a magnifié la qualité de ces installations dédiées à l’exportation des produits de mer. « Ce service est un maillon indispensable de nos exportations », a-t-il déclaré. La seule doléance posée sur la table de l’autorité est relative à la logistique, au transport de leurs produits compte tenu de la délocalisation annoncée des activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor vers l’Aibd alors que la plupart des entreprises se trouve à Dakar. Pour M. Thiam, il serait intéressant de tenir en compte toutes ces préoccupations pour que l’Aibd qui est, selon lui, « une fierté » fasse du Sénégal le premier pays exportateur de produits halieutiques en Afrique. La directrice de la société de pêche et d’armement sénégalais, Fatou Niang estime que le Sénégal gagnera avec cette gare fret malgré son éloignement de Dakar (Aibd). Elle a appelé les acteurs à traiter avec rapidité et diligence les opérations de fret. « Nous sommes fiers de ce bijou en Afrique sub-saharienne. Le Sénégal peut en être fier », a lancé Mme Niang, en invitant l’autorité à veiller au respect des règles.
INCENDIE A L’AIBD : Aucune incidence sur les travaux, selon les autorités de l’aéroport
Suite à l’incendie survenu au magasin de stockage de l’entreprise turque en charge de la construction de l’aéroport Blaise Diagne, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 mai 2017, les responsables de l’Aibd tiennent à rassurer l’opinion. Dans un communiqué, ils assurent que cet incendie n’aura « aucun impact » sur le déroulement des travaux. Ces responsables précisent que ce magasin ne contenait que des pièces de rechange. Ils ajoutent que ledit incendie ne peut nullement compromettre l’ouverture de l’Aibd fixée en décembre 2017.
« Toutes les infrastructures font l’objet d’une pré-réception », soulignent-ils.
Souleymane Diam SY/M. NDONG/lesoleil.sn

10/05/2017

NOUVEL ESPACE VIP A YOFF

Un terminal VIP de 600 m2 à l’aéroport L.S.S pour éviter les bousculades

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L’aéroport international de Dakar va bientôt de bénéficier d’un bijou. Un espace de 600 m2 va être ajouté dans le rayon pour satisfaire les voyageurs. Les clients se plaignaient du retard accusé par les travailleurs pour faire sortir leurs valises. Aujourd’hui, ils peuvent se réjouir car les autorités ont fini par réagir à leurs plaintes.
L’aéroport international Léopold Sédar Senghor va bénéficier d’un terminal VIP de 600 m2. Les responsables comptent de ce fait élargir la zone d’accueil. Selon les informations d’APS, cette mesure est appliquée suite aux réclamations des voyageurs.
Dans un communiqué ils annoncent que c’est le «fruit d’une étude des besoins des voyageurs qui cherchent à optimiser leur temps et à éviter tout stress lié au voyage. Ce terminal VIP Hayoma est une innovation dans le domaine de l’accueil et l’assistance au Sénégal. Le terminus est présenté comme un salon d’accueil open space».
«C’est un espace où sont représentées la police et la douane. Ce trajet facilitera la direction du tarmac, mais aussi la sortie des voyageurs. Une fois atterris les passagers sont accueillis dès la descente de l’appareil et transférés au tarmac Hayoma. Ils pourront remplir leurs formalités et pourront attendre dans les espaces pendant que les agents récupèrent leurs bagages«, lit-on dans ledit communiqué.
Malang Toure/senenews.com

TROIS JOURS A NDANGANE

Festival international du Sine Saloum et de la culture sérère

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Et de sept pour le Festival international du Sine-Saloum. L’édition de cette année vous propose d’aller encore plus loin dans la découverte de cette merveilleuse contrée du Sénégal et de nombreuses autres activités que les organisateurs ont prévues. Du 12 au 14 mai 2017.
Ce festival, c’est 3 jours intenses de découverte du Saloum. De ses richesses à travers la découverte d’une de ses îles. De la rencontre avec ses populations aux cour de cérémonies hautes en couleurs. De la mise en valeur de sa beauté durant une élection de la plus belle fille du coin dans les locaux de l’Hôtel les Cordons bleus de Ndangane. Cette année, une douzaine de jeunes lianes toutes plus belles les unes que les autres, vont se mesurer pour remporter la couronne de la fille la plus belle.
PROGRAMME
Vendredi 12 mai
9h : consultation médicale gratuite avec les autorités sanitaires de la région, avec dons de médicaments aux personnes de la zone et dépistage volontaire du cancer du col de l’utérus, de la tension artérielle et d’autres pathologies. Aux Cordons Bleus installation des convives dans les structures d’hébergement.
21h : spectacle sérère, danses avec la troupe de Djilor et lutte traditionnelle
22h30 : soirée organisée au Ndangane Café, pour une pré-présentation au village des candidates (ambiance discothèque).
Samedi 13 mai
16h : défilé dans le village de Ndangane, samedi après-midi avec les miss, les clients de l’hôtel, les chaines de télé, la presse ainsi que l’ensemble de nos partenaires médias, sur des calèches, animation par la troupe de griot Saf Sap. Le cortège est escorté par des djakartas, quads et survolé par les autogires de l’aérodrome de Saly. Les miss sont embarquées au ponton du village sur une flotte de pirogues pour un tour dans nos bolongs, jusqu’au ponton de l’hôtel, accompagné par tous les médias, et les clients.
21h : après installation des convives à table, Marema, gagnante du concours international RFI Talents 2014, se produira en concert exclusif pour un show sons et lumières exceptionnel avec ses plus grands tubes.
22h30 : élection des miss, 3 passages au programme. Nos 12 candidates défilent d’abord dans une tenue libre, ensuite en tenue traditionnelle, et enfin en tenue de soirée.
Dimanche 14 mai
9h : départ pour l’île de Mar Lodj en pirogue avec l’ensemble des candidates, nos partenaires médias, et nos clients pour distribution de fournitures scolaires à l’occasion de la célèbre messe aux tam-tams.
Après déjeuner, remise des enveloppes et cadeaux aux candidates.
Les Cordons bleus - Ndangane campement - Tél. : (221) 33 949 93 12/ 77 403 80 56
au-senegal.com

07/05/2017

SALY A L'HEURE DU CHANGEMENT

Saly Portudal va changer de visage.

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Si l'on en parle depuis longtemps, les travaux routiers pour aérer, désengorger, contourner aussi la station balnéaire de la Petite Côte semblent désormais tout proches.
Réfection des goudrons existants, des trottoirs mais, surtout, de nouvelles pistes goudronnées vont être entreprises dans la quasi totalité des quartiers de Saly.
L'on aménage actuellement une aire de repos et de jeux sur la place du "boulevard Ousman", la piste qui part du marché artisanal vers la mosquée de Koulang. Un goudron sera coulé dès que les bâtis seront alignés. Quelques démolitions de murs, de terrasses, de boutiques sauvages sont encore à finaliser.
Il en est de même pour la piste descendant de la route principale vers le port des pirogues. Les premières démolitions sont en cours. Dans d'autres quartiers également comme Tapée, Joseph et autres.
Un peu partout, dans tous les quartiers de Saly, c'est l'effervescence. Les pistes goudronnées arrivent enfin au grand bonheur des habitants. Et, tant pis pour ce qui restait de typique à Saly Portudal.
Inch Allah également en ce qui concerne les nuisances à venir. Les craintes pendant et après les réalisations. Égouttages, niveaux, dénivelés, évacuations sont les questionnements des habitants. Est-ce que ces travaux vont solutionner les problèmes d'hivernage? Les dangers également de circuler tant à pied qu'en voiture dans Saly.
Il se murmure que certaines rues seront à sens unique. Un giratoire serait envisagé intra-muros.
La commune d'Ousmane Gueye semble bouger de sa torpeur. Il se dit que la haute saison touristique a été généralement bonne pour le commerce, pour les réceptifs également. Un réel effort de nettoyages, d'embellissements est constaté. Même si tout est loin d'être aux normes dignes d'un haut lieu touristique, Saly Portudal semble bien décidé à s'aligner sur les exigences que réclame une fréquence touristique optimale.
brb

02/05/2017

CONFLITS A YOFF

Aéroport LSS : Perturbations dans l’air

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Le trafic aérien va être sérieusement perturbé à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. En cause : une crise qui s’est installée au seun de Senegal Handling service (Shs). Les travailleurs promettent d’entrer en rébellion contre la direction, qui selon eux tente de les flouer dans une affaire de gros sous. En tant qu’actionnaires à 10%, ils s’offusquent du fait que la direction générale leur oppose un refus systématique de pouvoir vérifier les comptes. Ces travailleurs dénoncent une « gestion nébuleuse » et des virements de milliards suspects de la SHS vers la société Gabay loge au Panama, citée dans les « Panama Pares ». Alors qu’au même moment, la société déclare des pertes de 67 et 40 millions FCFA pour les exercices 2011 et 2015. Pour dissiper la tension, la direction générale a tenu samedi 29 avril une séance d’explication. Mais, la séance a été interrompue. Abdoulaye Camara Diop, mandatée par la direction, a été hué et a échappé de peu au lynchage. Les travailleurs accusent la direction de dilatoire. Et ont porté plainte contre Mansour Samb, Ousmane Diop, Aliou Mbodj et Abdoulaye Camara Diop pour « faux, usage de faux, complicité de faux et usage de faux, usurpation de titre, abus de confiance, abus de biens sociaux et complicité d’abus de biens sociaux et publication de faux bilans ». Les jours qui viennent s’annoncent d’ores et déjà chauds.
La Tribune/Seneweb

24/04/2017

DAKAR EST TROP...

Dakar parmi les 5 villes les plus chères d’Afrique

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The Economist Intelligence Unit, organe du très sérieux journal économique britannique, vient de publier son étude sur le coût de la vie dans les grandes villes du monde.
Cette enquête se base sur les prix de 160 biens et services dans 133 villes du monde. Elle est précieuse aux gestionnaires des ressources humaines qui peuvent ainsi avoir une idée concernant la rémunération des employés en poste à l’étranger.
Pour la quatrième année consécutive, Singapour occupe la toute première place du classement des villes les plus chères du monde. Viennent ensuite, et dans cet ordre, Hong Kong, Zurich, Tokyo, Osaka, Séoul, Genève, Paris, New York et Copenhague.
Notons que l’Asie compte 5 villes dans les 6 premières places et que la Suisse en compte deux parmi les 7 villes les plus chères de la planète.
Londres, Brexit oblige, qui a subi la dépréciation de la livre sterling, se retrouve 24ème ville ma plus chère alors qu’elle était positionnée en 6ème position.
Chez nous, en Afrique, Nairobi, la capitale du Kényane, occupe la toute première place en 75ème position à l’échelle de la planète.
Suivent, Le Caire, en Egypte, et Abidjan, en Côte d’Ivoire à égalité en seconde position de la ville la plus chère d’Afrique et en 99ème position au niveau mondial. On trouve ensuite Casablanca au Maroc, 107ème, puis Dakar au Sénégal, 108ème mondial, Johannesburg en Afrique du Sud, 116ème, Lusaka en Zambie, 122ème, Pretoria en Afrique du Sud, 123ème, Alger en Algérie, 127ème et Lagos au Nigeria, 132ème.
Dakar est donc, selon la très sérieuse étude, la 5ème ville la plus chère d’Afrique et 108ème à l’échelon mondial.
lepetitjournaldedakar.com

23/04/2017

2 ANS QUE LE PORT DE FOUNDIOUGNE ATTEND...

Inauguré depuis près de deux ans par Macky : le port de Foundiougne-Ndakhonga toujours pas fonctionnel

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Le très inquiétant retard dans le démarrage des activités du port de Foundiougne-Ndakhonga commence à agacer.
Inauguré depuis près de deux ans par le président Macky Sall, l’ouvrage risque la détérioration avant son exploitation. Et pendant ce temps, le remboursement de l’argent de sa construction n’attend pas.
Macky Sall singe Abdoulaye Wade. Comme l’ancien chef de l’Etat qui avait atterri à l’aéroport inachevé de Diass contre vents et marrées, il a inauguré une infrastructure portuaire loin d’être achevée. En effet, près de deux ans après son inauguration en grande pompe, en Juillet 2015, le port de Ndakhonga (Foundiougne) n’est toujours pas fonctionnel. Les grandes déclarations faites le jour de son inauguration n’ont servi à rien. Les populations attendent jusqu’ici pour bénéficier de toutes les retombées qu’on leur avait vendues. Que nenni. Alors que ce port était censé faciliter l’exploitation optimale du potentiel de la région naturelle du Sine Saloum, notamment la production du sel. Il devait également relancer le tourisme dans la zone.
Las d’attendre en vain le démarrage effectif des activités du port de Foundiougne-Ndakhonga, les jeunes de Fatick ont manifesté leur courroux la semaine dernière. «Nous demandons l’ouverture dans les plus brefs délais du port de Foundiougne-Ndakhonga, une des plus importantes infrastructures dans la zone en mesure de résorber le chômage des jeunes de la région», confiait à l’Aps le président du Conseil régional de la jeunesse, Cheikh Faye. Qui signalait que des jeunes avaient été formés dans des métiers portuaires par l’Office national de formation professionnelle (Onfp), mais depuis, rien au point que beaucoup de ces jeunes en sont arrivés à douter de la véracité de ce projet.
Abondant dans le même sens, le responsable des jeunes de l’Alliance pour la république (Apr) du département de Foundiougne, Mamadou Ndoura Faye, avait étalé toute sa «déception» de constater le retard noté dans le démarrage des activités du port. «Nous avions confiance en ce projet, mais maintenant la jeunesse de Fatick, plus particulièrement de Foundiougne, est habitée par le doute et le désespoir après autant de retard et une absence totale d’informations sur les raisons. On nous servait comme explication qu’il fallait la formation des jeunes aux métiers portuaires. Mais depuis lors, des jeunes ont été formés, et malgré tout, le port est à l’arrêt», a-t-il ajouté.
Macky Sall qui, dans le cadre de sa tournée économique dans la région de Fatick, avait procédé, le jeudi 23 juillet 2015, à l’inauguration de ce port et au lancement officiel des travaux de dragage du bras de mer Saloum, doit certainement être rouge de colère. En effet, dans ses déclarations, lors de l’inauguration, il soutenait que ces deux projets maritimes témoignent de la mise en œuvre d’une vision, à la fois intégrée et décentralisée du développement économique et social de l’ensemble du Sénégal.
Versant à souhait dans le symbolisme, il persistait à dire que ces deux projets représentent un tournant historique dans la réconciliation de notre peuple avec sa culture. Surtout, disait-il, qu’il y a cinq mois, le 19 février 2015, la Casamance accueillait les sœurs jumelles retrouvées, «Aguene, la Diola» et «Diambogne, la Sérère» pour installer durablement la région Sud de notre pays sur les rampes de l’émergence économique et sociale, grâce au désenclavement de la région naturelle de la Casamance.
Si on en est aujourd’hui à cette situation, c’est à cause notamment des difficultés pour les navires d’accoster dans ce port. Ce, parce que le dragage du fleuve ne le permet pas en termes de profondeur. Depuis deux ans, l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) a tenté de rectifier mais toujours rien. En octobre 2016, un appel d’offres pour le dragage a été lancé et huit entreprises avaient acheté le dossier dont le dépouillement était prévu en novembre 2016. «L’autorité avait insisté sur la profondeur et non sur le volume de boue. Mais toujours rien», confie une source dans cette agence.
Les errances dans l’achèvement de ce port de Foundiougne-Ndakhonga sont l’image de nombreux chantiers des services de Oumar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Les «jumelles» de Macky Sall, «Aguene» et «Diambogne», ont connu des défaillances techniques qui ont précipité leur retrait pour les envoyer en révision en Corée l’année dernière. Ce qui avait créé un grand tollé à cause de la psychose du bateau «Le Joola» qui a chaviré en 2002 aux larges de la Gambie.
Ce port de Foundiougne-Ndakhonga est dernière composante de la première phase du Projet d’Infrastructures et d’Equipements maritimes (Miep.1). Cet important projet a été financé avec le concours de la Coopération coréenne, à travers le Fonds de coopération pour le développement économique (Edcf), à hauteur de 61 millions de dollars Us, dont 12,2 millions de contrepartie sur le budget national sénégalais.

Seyni DIOP/Walf Quotidien

16/04/2017

COULEURS ARTS SALY EVENTS

LANCEMENT DE L’ASSOCIATION COULEURS ARTS SALY EVENTS

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Un concept dénommé « Couleurs Arts Saly Events » a été lancé samedi dernier à Saly. Il s’agit d’une association culturelle qui regroupe des artistes de différents domaines de compétences. A cette occasion, une soirée de ballet traditionnel a été organisée.
Les membres de cette nouvelle association veulent promouvoir et vivre de leur art. cette nouvelle entité est mise sur pied dans le souci de sortir les artistes de Saly de la précarité. Celle-ci va œuvrer à la promotion de leur art pour le faire vivre, mais aussi pour en vivre. Ainsi, il s’agira de faire de leur art une source de création d’activités génératrices de revenus. Selon, la chanteuse Fatou Diaby de son nom d’artiste FaColy, l’association prend en compte les volets: économique, social, culturel et humanitaire. Entre autres objectifs,Elle a l’intention de participer à la promotion de la politique culturelle, de développer le dialogue des arts et culture, d’innover dans la promotion des arts et des artistes, de mettre en exergue la qualité des sites touristiques de Saly, mais aussi d’aider les artistes à sortir de la précarité. En effet, les artistes donnent le meilleur d’eux-mêmes pour satisfaire le public. Mais en retour, les conditions d’exercice de leur art ne sont pas toujours faciles. Pis, ils n’en profitent pas. Dans la vie courante, relèvent les artistes, « beaucoup d’entre eux peinent à satisfaire leurs besoins ». D’après la chanteuse, l’association est née d’un constat. « Les artistes vivent dans beaucoup de difficultés. Il y a quelques semaines, nous avons perdu un artiste et nous étions obligés de faire une quête pour les besoins de la cérémonie mortuaire. Des situations désolantes pour tout être humain. Certains artistes quand ils tombent malades; ils sont obligés de demander de l’aide ». Ainsi, cette association sera une « plateforme d’actions pour faire vivre notre art et également apporter une meilleure visibilité du travail des artistes qui la composent.
Khady Ndoye/petitecotesn.com

08/04/2017

TOURISME AFRICAIN: LE CLASSEMENT

Classement des pays africains en matière de compétitivité touristique en 2017

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L’Afrique du Sud occupe la première position à l’échelle africaine dans le classement mondial de la compétitivité touristique publié le 6 avril par le Forum économique mondial (WEF).
La nation arc-en-ciel se place à la 53è position sur les 136 pays étudiés.
L’Ile Maurice (55è au plan mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine, devant le Maroc (65è), l’Egypte (74è), le Kenya (80è), la Namibie (82è), le Cap Vert (83è), le Botswana (85è), la Tunisie (87è). La Tanzanie (91è à l’échelle mondiale) ferme le Top 10 africain.
Le classement mondial de la compétitivité touristique se base sur 16 critères dont la sécurité, la santé et l’hygiène, l’ouverture sur l’étranger, la valorisation des ressources naturelles, l'environnement durable, les ressources culturelles, le marketing touristique, le niveau des prix, les ressources humaines qualifiées, les infrastructures routières et aéroportuaires et les services touristiques.
A l’échelle planétaire, l'Espagne rafle la première place, toujours suivie de la France et de l'Allemagne. De manière générale, l'Asie remonte nettement dans le palmarès. Le Japon s'adjuge ainsi la 4e position (+5 en deux ans), devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis. L'Italie occupe le 8e rang. La Chine se hisse à la 15e position (+2) et l'Inde à la 40e (+12).
Classement 2017 des 34 pays africains étudiés en matière de compétitivité touristique :
1-Afrique du Sud (53è à l’échelle mondiale)
2-Ile Maurice (55è)
3-Maroc (65è)
4-Egypte (74è)
5-Kenya (80è)
6-Namibie (82è)
7-Cap Vert (83è)
8-Botswana (85è)
9-Tunisie (87è)
10-Tanzanie (91è)
11-Rwanda (97è)
12-Ouganda (106è)
13-Zambie (108è)
14-Côte d’Ivoire (109è)
15-Sénégal (111è)
16-Gambie (112è)
17-Zimbabwe (114è)
18-Ethiopie (116è)
19-Algérie (118è)
20-Gabon (119è)
21-Ghana (120è)
22-Madagascar (121è)
23-Mozambique (122è)
24-Malawi (123è)
25-Cameroun (126è)
26-Bénin (127è)
27-Lesotho (128è)
28-Nigeria (129è)
29-Mali (130è)
30-Sierra Leone (131è)
31-Mauritanie (132è)
32-RD Congo (133è)
33-Burundi (134è)
34-Tchad (135è)
Agence Ecofin

04/04/2017

CYBER SEX AU SENEGAL

Cybercriminalité : Le chantage sexuel fait des ravages au Sénégal

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Le Sénégal qui compte aujourd’hui plus de 8 millions d’abonnés à internet selon les derniers chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes, constitue une aubaine pour les cybercriminels qui s’offrent un marché de 14 millions d’abonnés mobiles. Une facilité pour ces pirates de pouvoir guetter facilement leurs proies souvent inconscientes des dangers de la toile.
La couche la plus vulnérable est constituée de jeunes qui passent la majeure partie de leur temps à surfer sur les réseaux sociaux, zones de prédilection des “brouteurs” qui étalent leurs savoirs faire allant du piratage (hacking) au Fishing en passant par l’usurpation d’identité.
Au Sénégal, le chantage ou harcèlement sexuel est la méthode la plus utilisée par les cybercriminels pour prospérer.
Des chiffres qui font peur
La cybercriminalité est en train de gagner du terrain au Sénégal. Déjà en 2016, plus de 170 personnes ont été arrêtées et déférées par la nouvelle brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité qui a enregistré plus de 300 infractions. De quoi lancer une campagne de sensibilisation sur la cybercriminalité.
vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=yqvkitB2b5U
Socialnetlink.org

03/04/2017

TOURISME RESPONSABLE

«Tourisme durable, tourisme responsable

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Tourism for Help, qui œuvre depuis plus de dix ans au développement d’un autre tourisme, a choisi de donner sa définition d’un concept prometteur et encore à ses balbutiements : le tourisme responsable.
Le touriste c’est celui qui, littéralement, fait un tour, que ce soit dans un lieu, une ville, un pays.
Dans la conception la plus courante, celle dont nous avons tous plus ou moins fait l’expérience, le touriste programme ses vacances, achète ses billets de transport, réserve un hôtel, prend un guide et va voir les sites dits touristiques, c’est-à-dire, dignes d’intérêts, et déjeune dans les restaurants recommandés.
Ainsi le touriste c’est avant tout l’observateur, parfois le voyeur sans gêne ; celui qui n’est pas là pour longtemps, mais avant tout pour se divertir et se changer les idées. Souvent le touriste rapporte des choses : des photos, des souvenirs, une autre vision du monde, des réflexions philosophiques.
Mais si le touriste demande beaucoup il ne partage souvent rien. Les problèmes environnementaux, des écosystèmes perturbés et des lieux artificialisés, sont souvent les seuls signes de son passage.
C’est pour cela que dans un contexte de changement climatique et de l’accroissement des inégalités entre les pays il est urgent de repenser le tourisme, d’en chercher d’autres définitions et de modifier celles qui existent afin de faire du tourisme un instrument de partages et de rencontres plus éthiques et plus responsables.
Pour commencer, il est nécessaire de définir un tourisme responsable.
Selon Isabelle Lanfranconi-Lejeune fondatrice et vice-présidente de l’association Tourism for Help, un tourisme responsable c’est « un tourisme engagé dans cette activité de façon consciente de son empreinte, de son impact au niveau social, environnemental et économique ».
Le touriste responsable cherche donc une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et il agit en conséquence pour en minimiser les impacts négatifs et accroitre les effets positifs. Dans sa démarche action et moralité vont de pair. Il est amené dans son activité de tourisme à une réflexion sur l’impact de son action, et comprend que celle-ci doit toujours se concevoir dans ses effets sur ce qui l’environne. Selon Alberto Rotundo, chargé de projets, « dans le tourisme classique, c’est le lieu qui doit s’adapter au touriste, dans le tourisme responsable, c’est exactement le contraire. »
Pour cette raison on peut définir le touriste responsable comme celui qui accepte de sortir de sa zone de confort. Dès lors qu’il perçoit les impacts positifs ou négatifs que peuvent avoir son action sur le milieu qui l’entoure il adaptera son action en fonction, même si cela doit impacter sur son confort, compris comme les commodités lui procurant du bien-être. Ce bien-être relève non seulement du physique, mais aussi du sentiment de plaisir que peut procurer une expérience qu’il souhaite accomplir.
Par exemple, si l’on prend le tourisme dans sa dimension alimentaire, je choisis de ne pas manger d’une espèce menacée comme la baleine, même si c’est atypique. Cela va contre un « confort », dans une acception large, qui comporte le goût pour l’exotique, la nouveauté.
Ou encore, je réduis mon confort compris comme facilité en refusant d’accepter n’importe quelle prestation avantageuse sans en mesurer les impacts environnementaux et économiques, et je m’astreins à choisir un hôtel qui valorise l’économie locale et qui est plus respectueux pour l’environnement. Cela peut par ailleurs développer une autre forme de confort, compris de façon morale.
Toujours pour citer Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Ce tourisme se distingue des autres car à l’avenir, il ne pourra se réaliser autrement pour que l’impact du tourisme se déroule de manière, juste et pérenne pour tous les acteurs concernés ».
Ce tourisme se distingue ce faisant d’un tourisme traditionnel fondé sur la détente dans le présent : se divertir et repartir. Il envisage au contraire les conséquences de son action sur le long terme. En cela il est beaucoup plus proche des conceptions de Hans Jonas et du courant du développement durable. Ces conceptions rapprochent le besoin des individus de s’inscrire dans la durée et la moralité. En effet, dans ces perspectives, l’aboutissement de la moralité serait d’intégrer le long terme de ce qui n’existe pas encore, c’est-à-dire celui des générations futures. Pour notre part, il nous semble que toute la difficulté est d’arriver à concevoir chacune de nos actions non plus réduites à elle-même, mais comprise dans sa durée. La difficulté de cette conception est d’autant plus flagrante dans le cas du tourisme dans la mesure où la temporalité du touriste est le présent. Le touriste est avant tout dans la satisfaction immédiate. Dès lors, il semble antithétique de pouvoir lui faire prendre en compte le bien-être dans sa dimension future, plus encore, pour un futur qu’il ne peut pas se représenter, qu’il ne vivra pas et qui plus est dans un lieu qui lui est étranger. Pourtant, selon nous, si le tourisme responsable fait ressortir cette difficulté, cela ne nous semble pas impossible qu’il la surmonte, ce serait même une des plus belles mises en pratique de cette théorie. Le tourisme responsable doit viser dans sa concrétisation à prendre en compte le bien-être des générations futures, signe du plus haut degré de moralité, alliant action et conscience : conscience de ce qui n’existe pas et action en conséquence.
On peut également relever que l’échange est une résultante du tourisme responsable. Si le touriste prend en compte son action d’un point de vue environnemental, social et économique, cela veut dire qu’il s’intéresse un minimum au pays ou aux lieux qu’il va voir, ainsi qu’aux personnes qui y vivent. Pour citer Gézia Bouakkaz, secrétaire et chargée de communication, il faut souligner la dimension de respect qui accompagne toujours le tourisme responsable : « respect de la personne, du territoire et de la culture ». Plus encore, on peut dire qu’à partir de ce respect se met en place une véritable dimension de plaisir. Le touriste responsable nous dit Isabelle Lanfranconi-Lejeune « tire un plaisir qui l’épanouit également dans un partage équitable ».
Pour conclure ce travail de définition, on peut dire que notre conception du tourisme responsable est la suivante : un tourisme conscient qui vise une compréhension des multiples impacts environnementaux, sociaux et économiques qu’engendre sa présence, et agit en conséquence, c’est-à-dire accepte de sortir de sa zone de confort. Ce tourisme s’accompagne d’une dimension humaine basée sur le respect, l’échange, et d’une prise en considération du futur des populations autochtones et des lieux visités.
Dans un deuxième temps de notre réflexion, nous tenons, après avoir défini le tourisme responsable, à le distinguer d’autres conceptions.
Comme l’agriculture biologique qui s’est démultipliée en dénominations, labels, et appellations, laissant les consommateurs passablement désemparés, le tourisme a vu une floraison d’adjectifs ces dernières années. On parle du tourisme « équitable », ou encore du tourisme « solidaire », voire « durable » ou encore « altruiste ». Il nous faut donc nous positionner dans ce flot sémantique et dire pourquoi l’idée d’un tourisme « responsable » nous paraît la plus pertinente.
D’abord, le terme de responsable a une signification profonde de par son étymologie. Du latin respondere, est responsable celui qui littéralement est capable de donner une réponse. Etymologiquement, responsable veut dire être capable de répondre de quelque chose, et donc pouvons-nous dire, de ses actes. Toutefois celui qui répond de ses actes, en rend compte, en répond toujours à quelqu’un, quand bien même ce quelqu’un se réduirait à lui-même à travers le jugement qu’il porte sur lui-même. L’individu responsable c’est celui qui a conscience de ce qu’il fait et qui peut en rendre compte à d’autres. Ce faisant dès lors qu’il est capable d’expliquer ce qu’il fait, il responsabilise, c’est-à-dire qu’il rend les autres capables de répondre à leur tour, de et à. Prenons un cas concret. Les parents responsabilisent leurs enfants non pas par une interdiction aveugle, par exemple ne pas fumer, mais par une explication que ceux-ci pourront peut-être commencer par discuter, mais qui, si elle est admise, leur permettra à leur tour de justifier leur action devant d’autres. Dans le cas du tourisme responsable, le tourisme rend compte de son action et forme les individus sur place en les rendant autonomes et capables d’expliquer ce qu’ils font, pourquoi, et comment refaire par la suite.
Responsable, c’est donc là un mot fort et porteur de signification par rapport à notre objectif. Plus encore, c’est un mot très ancien. En cela, « responsable » est un mot qui nous paraît davantage pertinent que de nombreux mots plus contemporains utilisés sans travail définitionnel.
De plus, le tourisme responsable pose la question de l’action morale. Si être responsable c’est être capable de répondre de son action, alors cela implique également une prise de conscience allant avec une potentielle moralisation de l’individu, au point de devenir le moteur de son action. En cela nous partons d’un parti pris optimiste dans la capacité des individus à agir de façon morale. Nous pensons que le tourisme peut responsabiliser les individus et les amener à agir de façon morale non pas par la contrainte mais par conscience des effets de leur action. Par exemple, je choisis d’aller dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable parce que j’ai conscience qu’il s’agit là de quelque chose de mieux d’un point de vue économique et environnemental pour le pays, même si je dois payer un peu plus cher, et non pas, je vais dans un hôtel qui répond à des critères du développement durable uniquement parce qu’il n’existe pas d’autres offres ou parce que c’est le moins cher.
Il nous faut, dans un dernier temps, concevoir comment répandre une conception du tourisme réaliste et respectueuse.
Le touriste n’est pas présent dans toutes les cultures, en cela, nous insistons sur le fait que nous distinguons le voyageur et le touriste. Le « touriste » est avant tout une conception européenne et occidentale nous dit Moez Beji, président de l’association, conception qui a réussi en quelques décennies à s’adresser à toutes les classes sociales en occident et qui tend à s’imposer dans le reste du monde, notamment dans les pays émergents, faisant du tourisme une très puissante industrie. Or concrètement, lorsque je suis en position de touriste je ne veux pas consacrer mon temps et mon argent à une mission humanitaire. Je ne suis pas là pour ça quand je voyage, et nous sommes conscients au sein de Tourism for Help que ne pas en tenir compte, c’est manquer l’objectif.
Toutefois, il est selon nous possible de montrer aux touristes qu’on peut allier utile et agréable en faisant des activités touristiques traditionnelles et typiques, mais conçues autrement. C’est même là toute la difficulté du tourisme responsable, satisfaire les attentes habituelles des touristes, mais le faire autrement.
Par exemple en montrant qu’un safari peut être respectueux des animaux, faisant voir moins mais mieux : encadré par des chercheurs et des spécialistes qui documentent les participants sur les modes de vie des animaux et sur les moyens de préserver de la nature. Lorsque l’argent que les touristes versent est directement réinvesti dans la protection de l’environnement on dépasse la temporalité immédiate. Néanmoins, c’est une priorité de garder une zone de confort minimale aussi bien pour le touriste, que pour les populations locales et la pérennité des écosystèmes.
Nous voulons nous défaire d’une vision courante considérant que le tourisme responsable, comme bon nombre d’actions « engagées », ne s’adresse qu’à un public déjà touché par des questions sociales et environnementales et que, contraignant, il ne pourra sortir de cette sphère. A l’appui de cette conception, on peut rapporter les propos de Sophie Parron, chargée de recherche de fonds : « le touriste responsable n’est pas forcément engagé pour une cause à titre individuel, il s’agit plus d’un sens de responsabilité collective, qui se traduit par l’adoption de comportements plus ‘ responsables’. »
Il ne nous paraît absolument pas utopiste de songer qu’il est possible de répandre une nouvelle conception du tourisme plus respectueuse, qui aille de paire avec une autre relation à l’Autre et au monde. Si donc le public engagé est un noyau, il est de notre ressort, et même de notre responsabilité morale, de communiquer aux gens nos façons de voir, de les traduire par des actions concrètes.
Par exemple, si on élargit la question sans la limiter au seul tourisme, on peut souligner le fait qu’il y a plus d’une décennie, il n’y avait pas de produits bio ou fairtrade dans les grands magasins. Un énorme travail a été fait pour démocratiser ces produits et montrer qu’il s’agit là d’un véritable enjeu de société. Bien sûr on peut fustiger le consommateur occidental qui se cantonne à acheter régulièrement son paquet de café fairtrade et se donne bonne conscience de cette façon sans songer plus loin. Mais, on peut aussi se dire façon réaliste que c’est déjà bien et que la priorité de la majorité des gens c’est avant tout leur quotidien avant l’engagement bénévole. Obtenir ainsi un financement qui va pouvoir être réutilisé en faisant participer les consommateurs à leur niveau d’une façon qui ne demande pas un effort de trop grand prix, c’est un biais intéressant.
Sans doute, faudra-t-il encore du temps pour que toutes bonnes agences de voyages aient dans ses offres ce type de services responsables et que cela entre dans nos mœurs. Nous sommes conscients que le point le plus important c’est de nous faire connaître et d’accroître notre communication. Il est possible de montrer qu’une autre conception du monde, une nouvelle philosophie de vie est possible et peut se traduire par le tourisme et que cela s’adresse directement à tous sans pour autant impliquer des sacrifices draconiens dans sa façon de voyager. Changer sa façon de voir, c’est transformer radicalement une chose sans la transformer du tout. C’est donc pour cela que les missions de Tourism for Help sont d’informer et de former.
A cet égard, on peut revenir sur les propos de la fondatrice, Isabelle Lanfranconi-Lejeune : « Nous avons créé cette association car nous étions intimement convaincus que nous pouvions semer les petites pierres d’un édifice qui pourrait servir à rendre le tourisme porteur d’outils aptes à développer, former et partager réellement nos savoirs et nos moyens, financiers et techniques, dans l’optique d’une plus ou moins juste restitution envers les pays bénéficiaires. Il ne faut pas oublier que c’est généralement les pays les plus pauvres qui sont demandeurs du tourisme car ils souhaitent en tirer des devises, de l’emploi et un exemple d’émancipation. Pour cela, nous nous devons de restreindre les dommages néfastes engendrés par cette activité. » Etre demandeur de tourisme ne doit pas placer dans une position qui contraint à s’adapter aux demandes parfois aveugles du tourisme. Recevoir de l’argent pour le réinjecter dans les infrastructures touristiques, ou avoir besoin de débloquer des capitaux immenses à long terme pour réhabiliter un patrimoine naturel fortement endommagé par l’activité touristique, n’est pas le tourisme tel que nous le concevons. Au contraire nous dit Sonia Miny, chargée de communication, « L’indépendance s’acquiert par l’éducation, et c’est en cela que nos centres marchent ». L’indépendance ici se comprend à plusieurs niveaux, l’indépendance c’est d’abord l’indépendance des savoir-faire qui permet l’indépendance économique, mais également au niveau des individus cette indépendance économique permet une indépendance personnelle. Le tourisme joue ici un rôle fondamental d’un point de vue économique, comme le souligne Moez Beji des centaines de millions d’emplois dépendent plus ou moins directement de ce secteur et celui-ci présente des « enjeux considérables tant au niveau socio-économique que politique ».
A notre avis le tourisme peut générer un cercle vertueux et non un cercle vicieux. Alberto Rotundo en effet remarque la nécessaire « création d’un cercle vertueux de développement économique mais aussi humain ». Pour cela, il faut parvenir à une autre conception de l’Autre. Non plus à travers le prisme d’un dépaysement ponctuel et folklorique, mais avec un véritable intérêt pour la population, son mode de vie, ses ressources et son développement. Des touristes qui sont responsables et qui responsabilisent, c’est-à-dire qui ne fassent pas du tourisme une activité destructrice et égoïste, mais l’occasion d’un apport financier qui se double d’un échange d’informations et de techniques.
Parvenir à un tourisme qui serait exclusivement responsable est un idéal qui nécessite une véritable réflexion philosophique et éthique se traduisant par un tout autre rapport au monde et à l’Autre, beaucoup moins centré sur nous et sur la satisfaction de nos besoins, quand bien même il s’agirait de nos besoins de beauté, de repos, de vacances ou de dépaysement. Mais Tourism For Help est cependant fière de pouvoir y contribuer.
Plus concrètement à court terme, il ne faut pas oublier que chacun peut faire des petits gestes pour sortir de sa zone de confort, ou tout du moins accepter de la restreindre un peu. Cela peut se traduire dans les faits par faire attention à sa consommation d’eau, faire attention aux coutumes rencontrées. A cet égard, les plus grands groupes hôteliers se penchent là- dessus aujourd’hui. Opportunisme ou pas ? En tout cas, cela a de quoi nous rendre optimistes. En effet, cela montre que les mentalités sont en train de changer. Les gens sont de plus en plus enclins et réceptifs à une attitude responsable. Si la demande se développe alors l’offre va de paire, si les gens préfèrent acheter en accord avec des normes environnementales alors on développe l’agriculture biologique. Tant et si bien que cela peut même être attractifs d’un point de vue financier pour des hôtels de développer des labels et de répondre à des normes « responsables ». Alberto Rotundo explique que les écoles de tourisme en Europe auraient tout intérêt à prendre en compte dans leur formation le potentiel du tourisme responsable. Après tout, nous pourrions même assister à un essor du tourisme responsable de sorte qu’il ne soit plus dans les années à venir un produit de niche mais le standard de l’industrie du tourisme. Pour cela, il est nécessaire de miser sur les générations futures. C’est ce que fait Tourism For Help en apportant une formation dans l’industrie du tourisme au Cambodge, au Sénégal et au Mali, mais également en sensibilisant les futurs touristes responsables en Suisse et en Europe.
Pour conclure nous citerons Isabelle Lanfranconi-Lejeune, « Dans nos pays où la mixité est une réalité, la motivation des plus jeunes pour leur choix futur de ce qu’ils voudront voir, et faire, pendant leurs vacances portera sur une vraie connaissance de l’autre à travers les voyages. C’est en connaissant « l’autre », sa vie, ses coutumes, ses aliments, sa religion etc., qu’on en a le moins peur. Notre tourisme sans être « évangélique » a un très grand rôle à jouer dans la citoyenneté. »
Alice Berthet/www.tourismforhelp.com
Renseignements: alice.berthet@tourismforhelp.com ou infos@tourismforhelp.com/ 077.403.25.90

PROTEGER L'ENVIRONNEMENT

La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des forces de défense et de sécurité

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La protection de l’environnement ne doit plus être seulement une affaire des Forces de défense et de sécurité, mais "un combat citoyen" qui implique la participation de toute la population, a indiqué le préfet du département de Mbour,Saër Ndao.
Le thème "Force de défense et de sécurité dans la protection de l’environnement" choisi pour le 57-e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale doit être un prétexte pour sensibiliser les populations sur le fait que "la dégradation de l’environnement va, peut-être, entraîner la dégradation de notre vie", a averti M. Ndao.
Selon le préfet de Mbour, qui s’entretenait avec l’APS, "la pertinence d’un tel thème se justifie par un contexte national marqué par la dégradation de l’environnement, surtout dans la partie méridionale du pays". Laquelle partie est confrontée à "une forte exploitation, de façon drastique du bois, ce qui contribue à l’apprauvrissement du couvert végétal et de la dégradation de l’écosystème".
"C’est quand on a mis à contribution toutes les forces de défense et de sécurité qu’on a pu stopper ce sinistre environnemental", a souligné Saër Ndao, expliquant que c’est pour permettre à toutes les forces de défense et de sécurité de se sentir concernées dans cette lutte contre la dégradation des ressources naturelles en général.
Le chef de l’exécutif départemental a en outre invité "toutes les forces vives de la nation sénégalaise à se ceindre les reins, se donner la main pour combattre ce fléau, surtout dans la Petite Côte qui est confrontée à un véritable problème d’érosion côtière, d’extraction frauduleuse du sable marin, entre autres pratiques qui portent atteinte à l’environnement".
Longue d’environ 100 kilomètres, la Petite Côte qui s’étend de Rufisque à Joal-Fadiouth est composée de plusieurs villages et autres centres urbains, y compris des centres de vacances. Mais ici, l’activité touristique est aujourd’hui fortement perturbée du fait des effets négatifs de l’érosion côtière.
Le constat est fait qu’au niveau de la station balnéaire de Saly-Portudal, les plages de nombreux hôtels dont celle du réceptif qui servait de séances de décrassage aux Lions du football en préparation à des compétitions internationales, ont été englouties par la mer.
Nombre de tenants d’hôtels souhaitent la réalisation d’une digue notamment sur la partie nord de la station balnéaire et estiment que le déficit sédimentaire provoqué au sud "est à l’origine de l’inquiétante accélération de l’avancée de la mer et de la destruction de nombreuses infrastructures".
Conscients des risques encourus et ceux à venir, les hôteliers ont retenu que "l’aggravation du phénomène de l’érosion côtière, ces dernières années, résulte principalement des activités de l’homme, par l’édification d’infrastructures inappropriées sur le littoral".
"Nous allons mettre à contribution toutes les Forces de défense et de sécurité, autour du préfet, des collectivités locales pour, ensemble, voir comment poser des actes concrets, à travers des comités, pour aller dans le sens de combattre ce fléau et de protéger cet environnement qui nous appartient nous tous", a promis M. Ndao.
ADE/PON/APS

02/04/2017

AIR SENEGAL ACCOUCHE DANS 7 MOIS

La nouvelle compagnie nationale Air Sénégal démarre dans sept mois

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Les activités de la nouvelle compagnie aérienne, Air Sénégal S.A vont démarrer dans six à sept mois a annoncé, samedi à Saly-Portudal,, Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Maïmouna Ndoye Seck qui présidait la cérémonie de clôture des journées du transport aérien ouvertes jeudi dernier à Dakar a soutenu que le lancement des activités de la nouvelle compagnie aérienne se fera dans un souci d’aller vers une connectivité aérienne entre le Sénegal et l’extérieur mais aussi au niveau national à travers les aéroporst régionaux.
Le thème des journées de cette année est : "Présentation du programme phare de relance du hub aérien sous-régional du Plan Sénégal émergent (PSE)". Mme Seck dit avoir reçu l’assurance des partenaires d’accompagner le Sénégal sur les plans financier et économique.
"L’intelligence économique nous permet de voir l’impact d’une compagnie aérienne, qui n’est pas seulement un outil financier, mais un outil économique", a dt le ministre.
Les journées ont permis aux responsables du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD) d’annoncer que les travaux de cette infrastructure aéroportuaire sont achevés à 97%.
"Notre objectif reste et demeure que le premier appareil à décoller sur l’AIBD soit celui de la nouvelle compagnie Air Sénégal S.A.Cela ne veut pas dire que la compagnie ne sera pas fonctionnelle avant le démarrage de l’AIBD, puisque nous travaillons pour un démarrage des activités durant le dernier trimestre de l’année 2017, même s’il y a toute une procédure à mettre en œuvre pour permettre à cette compafgnie d’être opérationnelle", a-t-elle indiqué.
Selon elle, "il a fallu un an pour faire les études de marché et de flotte et aujourd’hhui, toutes les décisions stratégiques ont été arrêtées. Maintenant, la compagnie est en train de faire des requêtes au niveau de l’Agence nationale de l’aviation civil et de la météorologie (ANACIM) et d’autres organismes pour avoir les permis et les certifications qui lui permettront d’exercer".
"La procédure d’acquisition est lancée et d’ici le mois de septembre, au plus tard octobre prochain, on pourra démarrer les activités de cette nouvelle compagnies", a promis Maïmouna Ndoye Seck. Elle a rappelé que la défunte compagnie Sénégal Airlines une une société régie par les règles de l’OHADA et que la liquidation des sociétés privées anonymes est clairement définie dans ces règles.
"A notre niveau, nous avons fait tout ce que nous devrions faire et le dossier se trouve présentement au niveau du tribunal qui a déjà désigné un expert dans le cadre de la lliquidation. Et nous suivons les opérations, nous accompagnons les travailleurs par des actions sociales et chaque que c’est nécessaire, nous faisons accélérer la mise en œuvre de la liquidation", a rassuré le ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Par rapport aux aéroports régionaux, elle a estimé qu’on ne peut pas assurer le développement harmonieux du territoire avec un seul aéroport. "Ce qui, à son avis, est valable entre l’international et le Sénégal est aussi valable entre la capitale, Dakar, et Thiès plus tard, avec l’AIBD et les autres régions de l’intérieur du pays".
Concernant le devenir de l’aéroprt international Léopold Sédar Senghor de Dakar-Yoff, elle a signalé que "c’est une question qui dépasse nos prérogatives qui se limitent à faire terminer les travaux de l’AIBD, transférer les activités commerciales de Dakar à Diass et le reste sera une décision qui sera édictée par le Chef de l’Etat",
Selon elle, "il y a toute une réflexion en cours pour voir s’il faut laisser un Héliport ou un aéroport privé sur place".
ADE/PON/APS

TOURISME EN CASAMANCE

La Casamance: le berceau du tourisme communautaire au Sénégal, se meurt

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La Casamance constitue une terre de transition entre l'Afrique sahélienne et l'Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l'origine d'écosystèmes d'une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé, offre de multiples possibilités de découverte et garantit aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d'une nature envoûtante.
Impossible de parler de tourisme au Sénégal, sans évoquer la Casamance. Un réservoir naturel d’attraits touristiques, qui a permis entre autres le développement d’un tourisme communautaire très prisé, d’où l’intérêt de certains acteurs du secteur bien connus comme la plateforme de réservation d’hôtels Jumia Travel, qui place cette région parmi ses priorités au Sénégal. « La force du tourisme en Casamance est que cette région répond parfaitement aux attentes des nouveaux touristes, c’est-à-dire un tourisme solidaire qui prend compte de l’environnement et du cadre de vie des populations. Nous devons préserver ces acquis pour que la Casamance qui est en phase de retrouver son rang de grande destination touristique, continue à séduire », estime Guillaume Pepin, expert du tourisme en Afrique.
La Casamance a connu dans les années 1970? une expérience originale et précurseur du tourisme communautaire. Sur un principe simple mais novateur pour l’époque, il avait été entrepris de donner aux villages de cette région les moyens de construire de petits réceptifs dont les bénéfices permettraient de financer des projets de développement au niveau local. Baptisé « Tourisme Rural Intégré », ce fut en son temps une réussite qui perdure encore de nos jours.
Il faut souligner que bon nombre des salles de classe, de maternités, de centres de santé et bien d’autres projets de développement local ont été financés par le biais de cette dynamique de tourisme communautaire, qui constitue un véritable outil de développement. Toutefois avec la montée du tourisme balnéaire dans cette partie du pays, il serait important de mettre des garde-fous afin de préserver ce modèle économique qui risque de disparaître au grand dam des populations. La «mise à mort» du tourisme communautaire en Casamance, pourrait malheureusement plonger cette région dans le chaos, avec un phénomène accru de déculturation et d’exode rural. Ce qui semble être inévitable si l’Etat du Sénégal ne prend pas les mesures qui sèyent.
On semble de plus en plus s’éloigner de cette dynamique qui consistait qu’un visiteur se retrouve immergé au cœur de la typicité des villages et découvre le mode de vie et les traditions rurales. Ces campements villageois ont de plus, été construits avec des matériaux locaux et selon des architectures traditionnelles telles que le modèle de la case à impluvium ou de la case à étage afin de valoriser et conserver cet aspect de la culture locale. A l’heure où la Casamance cherche son second souffle en sortant d’une longue période de quasi-isolement, il est important de retrouver ces valeurs qui ont jadis hissé la Casamance au rang des grandes zones touristiques du Sénégal, voire du continent.
Is-Kambell/leral.net

01/04/2017

ATTENTION LES CHIFFRES!

Le gouvernement vise 500 millions de passagers dont 3 millions de touristes

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Le gouvernement du Sénégal vise un objectif de cinq millions de passagers dont trois millions de touristes à l’horizon 2023, a révélé vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), Maïmouna Ndoye Seck, ministre du Tourisme et des Transports aériens.
"L’importance stratégique dudit projet réside dans son ambition de renforcer la position de notre pays comme une place de référence du transport aérien en Afrique et comme destination touristique de référence", a-t-elle fait valoir.
Mme Seck s’exprimait dans le cadre des journées du transport aérien.
L’objectif de ces journées est de partager avec l’ensemble des partenaires du ministère du Tourisme et des Transports aériens sur les évolutions relatives à la mise en œuvre du projet de développement du Hub aérien régional, qui fait partie des 27 projets phares du Plan Sénégal émergent (PSE).
La ministre a rappelé que le Sénégal a toujours occupé une place de choix dans le transport aérien en Afrique, avec Dakar comme plaque tournante depuis l’époque d’Air Afrique qui avait consacré Dakar comme Hub technique dans le domaine des transports aériens.
Elle a fait savoir que les autorités sénégalaises veulent faire de Dakar "la plateforme régionale tertiaire" pour des sièges d’entreprises et d’institutions internationales, la prestation de soins de santé, de l’éducation et les loisirs.
De même, a poursuivi la ministre, elles veulent positionner la capitale sénégalaise dans le top 3 des pôles d’externalisation de services client en Afrique francophone et d’en faire "une destination touristique de référence".
Pour matérialiser cette vision, elle a indiqué que son département a mis en place des stratégies qui reposent sur trois projets phares : "le micro tourisme, les zones touristiques intégrées et la relance du hub aérien".
Selon Maïmouna Ndoye Seck, c’est à travers ces projets que le gouvernement a réaffirmé sa volonté de faire du tourisme articulé au transport aérien "un levier de croissance économique et de création d’emplois".
Elle a souligné que "des avancées significatives sont enregistrées", dans le domaine du transport aérien grâce au leadership du président Macky Sall.
La ministre a indiqué que le transport aérien représente "un segment important de l’activité économique", car assurant, pour une large part, la connectivité du pays et fournissant le développement des échanges.
Mme Seck a expliqué que le projet de relance du Hub aérien est bâti autour des trois grandes composantes dont la construction d’un aéroport de dernière génération à travers l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD).
Son objectif est d’accueillir dix millions de passagers en 2035, la mise en place d’une nouvelle compagnie aérienne "Air Sénégal", avec l’ambition de faire effectuer le vol inaugural de l’AIBD et la réalisation du programme de réhabilitation des aérodromes régionaux du Sénégal pour la modernisation de sept aéroports.
ADE/ASB/OID/APS

St LOUIS VA RETROUVER SON AERODROME

L'aérodrome de Saint-Louis sera réhabilité cette année

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Les travaux de réhabilitation et de mise aux normes des aérodromes régionaux du Sénégal sera lancée au cours de l’année en cours, a annoncé, jeudi à Dakar, Maimouna Ndoye Seck, à l’ouverture des journées du transport aérien.
Cette première phase des travaux de réhabilitation et de mise aux normes des aéroports régionaux porte sur cinq régions du Sénégal : Saint Louis, Matam, Ziguinchor, Tambacounda, et Kédougou, selon le ministre.
Cette réhabilitation des aérodromes régionaux fait partie du « projet hub aérien sous régional » ainsi que le lancement de la compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal SA et le démarrage de l’exploitation de l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) en décembre 2017 a dit M Ibrahima Mbodji directeur de l’AIBD.
Ce projet permettra d’atteindre 5 millions de passagers et 3 millions de touristes à l’horizon 2023 d’après le ministre du tourisme et du transport aérien
L’AIBD compte parmi les aéroports les plus grands au monde.
Sa réalisation a couté 405 milliards FCFA dont 30 milliards FCFA tirés du budget national.
Il a été construit sur une superficie de 4500 ha selon son directeur général.
La compagnie aérienne Air Sénégal sera lancée avant le démarrage de l’exploitation de l’AIBD, pour permettre un vol inaugural avec un avion propre à la compagnie, selon Mathiaco Bassané directeurs des transports aériens.
Les journées du transport aérien se tiendront pendant trois jours et ont pour thème « présentation du programme phare de relance du hub aérien sous régional du Plan Sénégal émergent ».
OKF/of/APA/Ndarinfo.com

31/03/2017

BONNE NOUVELLE A L'AIBD

Aibd : Réception de l’ouvrage en fin avril

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Le ministre du Tourisme et des transports aériens a annoncé que le nouvel aéroport sera réceptionné en fin avril. « La réception de l’ouvrage est attendue à la fin du mois d’avril et le démarrage de son exploitation avant la fin de l’année », a annoncé le ministre. Elle a ajouté qu’après plusieurs mois de blocages, les travaux de construction du nouvel aéroport international Blaise Diagne ont repris avec un rythme soutenu « sans aucun impact sur son coût ». Le ministre a déclaré également que l’exploitation de la compagnie nationale Air Sénégal SA devrait également être lancée avant cette échéance. « Notre ambition est d’assurer le vol inaugural de l’Aéroport international Blaise Diagne avec un avion propre de la compagnie nationale », a affirmé Maïmouna Ndoye Seck. « Nous l’avons attendu, nous y voilà ! », a lancé le directeur général de l’aéroport international Blaise Diagne, Abdoulaye Mbodj, en prenant la parole pour présenter l’ouvrage.
En février 2016, les sociétés turques Summa et Limak avaient pris le relais de Saudi Bin Laden Group pour terminer la construction de l’aéroport international Blaise-Diagne (Aibd). Le délai d’exécution des travaux a été reporté plusieurs fois et la société saoudienne (Saudi Bin Laden Group) avait demandé, en fin 2015, un avenant qui devait coûter 63 milliards de FCfa à l’État du Sénégal, pour terminer la construction de l’aéroport. Une demande que la partie sénégalaise avait rejeté.
M. G./lesoleil.sn

PROJET PHARAONIQUE AU SENEGAL

Un projet à 2 milliards de dollars pour la banlieue de Dakar

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Présenté au salon international de l’immobilier à Cannes, le projet Diamniadio Lake City, incarne la ville nouvelle que rêve de créer le Sénégal à 30 km de sa capitale. Reste encore à trouver 2 milliards de dollars pour la financer.
Elle n’est pas passée inaperçue, la présentation du projet «Diamniadio Lake City» au Mipim de Cannes, le salon international de l’immobilier. Ce n’est pas tous les jours qu’un pays africain affiche un programme aussi ambitieux. Alors que la capitale sénégalaise, Dakar, est totalement engorgée, les autorités ont commencé à développer une ville nouvelle baptisée Diamniadio, située à 30 km au sud-ouest de Dakar. Mais pour que cette élégante maquette, véritable vitrine de cette nouvelle ville devienne une réalité, encore faudra-t-il trouver les 2 milliards de dollars nécessaires à son financement.
Un objectif loin d’être gagné même si son développement a été confié au développeur Semer Investment Group mêlant capitaux sénégalais et dubaïotes tandis que l’architecture a été confiée au cabinet émirati FSS Consult. La structure toute récente est dirigée depuis trois mois par Diene Marcel Diagne qui a profité du Mipim pour vanter l’attractivité du Sénégal et les projets que le pays a réalisés ces dernières années. Il a également rappelé, au passage, que ce pays est mieux classé (81e) que l’Inde (85e) ou le Brésil (91e) dans le dernier palmarès Forbes des meilleurs endroits pour les affaires.
Autoroute, nouvel aéroport et train électrique
Mais ce projet soutenu par le président Macky Sall doit surtout incarner sa vision du Sénégal de demain. Dans une très grande zone de 1644 hectares qui doit accueillir à terme 350.000 habitants Diamniadio Lake City serait une vitrine haut de gamme, une ville utopique mêlant harmonieusement toutes les fonctions. On y trouve ainsi quatre immenses hôtels côte à côte (un 3-étoiles, deux 4-étoiles et un 5-étoiles) sans oublier le quartier financier avec ses tours dansantes, le secteur résidentiel mêlant habitations, magasins et cafés ou encore le secteur du divertissement entre centre commercial, bibliothèque nationale et «allée de la mode». Évidemment, les constructions seraient aux plus hauts standards environnementaux et la ville disposerait d’une desserte de transport particulièrement efficace.
Sur ce dernier point au moins, les choses sont effectivement déjà avancées. Car si cette ville nouvelle peu sembler éloignée de la capitale, elle est au carrefour des grands axes routiers menant vers l’intérieur du pays, à 15 km du futur aéroport international en construction et dispose d’une ouverture maritime sur la côte atlantique. Une autoroute à péage est déjà en fonction depuis 2013 pour atteindre le centre de Dakar en 20 minutes et le chantier du premier train express régional (TER) électrique reliant 14 stations sur 57 km est annoncé à l’horizon 2019.
Jean-Bernard Litzler/Lefigaro.fr

28/03/2017

LE TOURISME REVIENT EN CASAMANCE

Tourisme en Casamance : l’espoir renaît auprès des acteurs du secteur

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Retiré par la France de la liste rouge des zones touristiques à éviter depuis octobre 2016, la région de la Casamance connaît à nouveau un véritable intérêt de la part des touristes. Entre curiosité et nostalgie, ils sont nombreux à emprunter l’Aline Sitoé Diatta, le bateau qui les emmènera à la découverte de l’une des plus belles régions du Sénégal.
Appelée également pays « Flup », du nom du royaume Diola qui abritait autrefois cette région, la Casamance est l’une des 14 régions du Sénégal dotée d’attraits touristiques les plus magnifiques du pays, mais aussi très attachants. Après 25 ans, la France a levé son avertissement aux voyageurs, et pour cette année 2017, les « clignotants » sont au vert, et devraient permettre une meilleure activité touristique. C’est du moins le souhait de Georges, guide touristique à la cité balnéaire de Cap Skirring.
« Les choses commencent à s’améliorer, c’est vrai que ce n’est pas encore le grand retour, mais il y a de plus en plus de mouvements. Et c’est une bonne chose pour nous. Notre souhait est que l’Etat nous accompagne à promouvoir davantage la destination à l’extérieur. Que les gens sachent que la Casamance est une destination idéale pour le tourisme », confie-t-il.
Toutefois, même si l’espoir renaît auprès des acteurs touristiques et que l’on commence à ressentir une amélioration auprès des établissements hôteliers, que ce soit à Ziguinchor, au Cap Skirring ou dans les nombreux autres sites de cette région, de nombreux défis demeurent. « Nous devons aujourd’hui mettre les bouchées doubles pour relancer cette destination. La région est certes riche en attraits touristiques, mais il y a beaucoup de manquement, notamment au niveau des infrastructures. Nous devons être prêts pour le grand retour, car cela ne saurait tarder », indique Ismael cabral Kambell, de la plateforme de voyage et hôtelière africaine Jumia Travel. Il insiste également sur le développement des offres destinées à une cible locale. « Nous devons travailler également à ce que les Sénégalais, notamment les gens de Dakar et les autres villes du pays visitent cette région. Il nous faut une politique destinée à nous-même Sénégalais, car il y a beaucoup de choses à découvrir ici. S’il y a davantage de visiteurs locaux, cela permettra également d’attirer ceux qui viennent d’autres pays ».
La découverte d’un autre Sénégal
Au-delà de l’aspect moderne qu’offre Ziguinchor, la Capital de la Casamance, cette région est surtout marquée par son attachement à ses généreuses valeurs traditionnelles. Voyager en Casamance, c’est aller à la découverte des traditions africaines. Malgré les époques, l’influence de la colonisation et de la modernisation, l’invocation seule du nom Casamance vous plonge dans une mosaïque d’ethnies, de traditions, de religions. Cette région étonne par la vivacité de ses traditions et la richesse de ses cultures, facilitant ainsi les rencontres humaines. Au passage, vous ferez la connaissance des peuples Joola, Balantes, Mandjak, ManKangne, Baînounks, etc… La Casamance constitue une terre de transition entre l’Afrique sahélienne et l’Afrique forestière. Océan, fleuve, mangroves, palmeraies et massifs forestiers se côtoient et sont à l’origine d’écosystèmes d’une richesse exceptionnelle. Cette abondance dans un milieu naturel préservé offre de multiples possibilités de découverte et garantie aux visiteurs un dépaysement absolu au cœur d’une nature envoûtante.
Marie Joseph/Jumia Travel/nouvellesdedakar.com

25/03/2017

L’ARTISANAT POUR LA RELANCE DU TOURISME

L’ARTISANAT POUR LA RELANCE DU TOURISME

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Pape Hamady Ndao, le directeur général de l’agence pour la promotion et le développement de l’artisanat a déclaré hier, à Saly-Portudal : «l’artisanat et le tourisme sont deux secteurs intimement liés et ne peuvent plus aller chacun de son côté. Ce sont deux mamelles ». A l’en croire, l’artisanat est un secteur clé contribuant à la relance du tourisme. L’illustration la plus parfaite se traduit à travers la diversification du produit touristique avec l’artisanat. Les produits artisanaux attirent de plus en plus les touristes.
A à côté du tourisme religieux, du tourisme de mémoire, l’artisanat vient offrir, à travers des expositions de produits divers, d’articles et de réalisations, les multiples facettes de nos coutumes et de nos réalités socio-culturelles ; devenant ainsi un élément d’attraction. C’est du moins ce qu’a déclaré hier, le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Pape Hamady Ndao. C’était en marge d’une visite qui l’a mené à travers les sites et villages artisanaux de la station balnéaire de Saly-Portudal et de la Somone, en relation avec la Sapco et la Chambre des métiers de Thiès. Pour lui, le tourisme est en phase avec l’artisanat et offre à ses acteurs la possibilité de vivre de leur métier.
Le directeur de l’Apda fait la promesse d’accompagner et de s’impliquer dans leur organisation et favoriser leur essor. Il a reconnu une entrave, le problème de l’écoulement des produits artisanaux, une des contraintes du secteur. Il a salué la volonté affichée de certains directeurs d’hôtel qui ont commencé à favoriser des expositions et des ventes temporaires de produits artistiques en collaboration avec des artisans. Cette démarche continue de susciter la polémique. Certains considèrent cela comme une concurrence déloyale car les hôtels ont l’hébergement, la restauration et les excursions ; Ils voient mal la présence de boutiques de vente de produits artisanaux.
Quelques réceptifs comme l’hôtel Filaos et le Lamantin Beach ont reçu le directeur de l’Apda, une occasion de voir comment l’artisanat d’art est intégré dans la décoration des chambres d’hôtel. Mamadou Diop de la Chambre des métiers de Thiès a soutenu les propos du directeur de l’Apda tout en invitant les acteurs à faire la dissociation entre les marchés et les villages artisanaux. Un village artisanal est un lieu de production et un marché, un cadre de vente. Il a invité les artisans à éviter d’être dans la routine et de parfaire la finition de leurs œuvres afin de les rendre concurrentielles. Pour Pape Hamady Ndao, l’artisanat d’art va bénéficier d’un appui en vue de le rendre performant.
Jean Pierre MALOU/Sudonline

21/03/2017

BONNE NOUVELLE POUR LES SUISSES

Macky Sall exempt les Suisses de visa d’entrer au Sénégal

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Le chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé lundi à Berne que les ressortissants suisses désireux de se rendre au Sénégal seront exemptés du visa.
Depuis la Suisse où il effectue une visite officielle de trois jours, Macky Sall a pris la décision de faciliter aux ressortissants suisses leur voyage vers le Sénégal en les exemptant du visant.
«L’occasion m’a été donnée de constater qu’il y avait des touristes suisses qui avaient besoin de visa. Nous avons décidé de faire l’exemption de visa pour les Suisses pour leur entrée au Sénégal», a annoncé le chef de l’Etat au cours d’un point de presse qu’il animait avec son homologue Doris Leuthard, présidente de la Confédération helvétique.
Macky Sall a par ailleurs annoncé que les gouvernements suisse et sénégalais ont retenu de travailler sur la question des passeports officiels, «afin de voir comment bâtir une relation qui permettrait de faciliter les déplacements au niveau officiel».
Les deux présidents ont affiché leur volonté de poursuivre et de renforcer leur coopération. Doris Leuthard et Macky Sall on notamment abordé le commerce de l’or (dont la Suisse va acheter la totalité de la production du Sénégal) et les échanges dans le domaine de la formation.
Coumba Ndoffene Diouf/Senenews

19/03/2017

EN ATTENDANT LE PONT, LE BAC EST EN PANNE...

Sénégal-Gambie : le bac de Farafegny cloué au port pour cause de travaux

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Durant 30 mois, le bac de Farafegny sera bloqué au port en raison des travaux de construction du pont entre le Sénégal et la Gambie. Cette construction du pont Sénégambie a été rendue possible grâce à la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays. Des travaux qui vont cependant impacter directement le quotidien des transporteurs et des usagers : ceux-ci vont devoir modifier leur itinéraire et emprunter le contournement pour aller en Casamance.
D’ici quelques jours, les travaux pour la construction du pont entre le Sénégal et la Gambie vont débuter. Les usagers, qui d’ordinaire prenaient le bac de Farafegny pour traverser la Gambie via le fleuve, vont devoir changer leur habitude. Désormais, et ce durant 30 mois, le bac sera bloqué au port. Tout le monde devra donc emprunter la voie de contournement et passer par Tambacounda (Sud-Est du Sénégal) afin de rejoindre Kolda et Ziguinchor.
« La construction du pont traversant la Gambie demande des sacrifices » a déclaré Gora Khouma, secrétaire général de l’Union des transporteurs du Sénégal, lors de la réception d’une délégation gambienne au Sénégal le 8 mars. Avant d’ajouter : «Nous réclamions le pont, les travaux vont commencer donc il n’y a pas d’espace pour le bac». Le secrétaire général a insisté sur les concessions nécessaires à consentir afin de permettre la construction de ce pont. Dans cette idée, il a ainsi lancé un appel envers les transporteurs : «Je lance un appel à ceux qui conduisent les véhicules de transports comme de marchandises à faire le contournement afin de laisser les travaux du pont se poursuivre ». Il a aussi demandé à tous les Sénégalais dans leur ensemble de faire cet effort car « ce sont eux qui ont demandé à ce qu’on érige un pont reliant les deux parties du Sénégal ». Patience donc car d’après le secrétaire, le résultat final en vaut la chandelle!
Il y a de fortes chances que les transporteurs sénégalais allient dans ce sens. En effet, ils ont toujours réclamé la mise en place d’un pont qui leur permettrait de joindre plus facilement les parties Nord et Sud du Sénégal. Un gain de temps mais aussi moins de tracasseries dues à la traversée par le fleuve (longue attente, taxes jugées trop élevées,..).
Les transporteurs attendent avec impatience la livraison final du pont mais en attendant sa mise en œuvre effective, ils réclament une subvention de la part de l’État afin de pouvoir supporter les dépenses supplémentaires dues au rallongement du trajet. Faute de quoi, ils se verront obligés d’augmenter le prix du transport…une affaire qui risque de ne va pas arranger tout le monde! « Il faut que les choses soient claires à ce niveau. Le gouvernement doit faciliter la liaison Sud-Nord et Sud-Ouest et ceci, jusqu’à la fin de la construction du pont. C’est de sa responsabilité. Si rien n’est fait, on risque de payer deux fois plus cher pendant plus de 2 ans », a souligné Ibrahima Ama Diémé, membre du Groupe de réflexion pour la recherche de la paix en Casamance (GRPC), au média Exclusif.net.
D’une longueur 942 mètres, 70 mètres de largeur et 16,5 mètres de hauteur, le pont de Farafegny va enjamber le fleuve Gambie et permettre de relier le nord et le sud du Sénégal. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le projet prévoit également l’élargissement des routes secondaires d’accès et la construction de postes de contrôle.
Ce pont Sénégambie, c’est aussi le symbole du dégel dans les relations entre le Sénégal et la Gambie. Sous l’ère Jammeh, les échanges entre les deux pays étaient fortement réduits et pas vraiment chaleureux. Mais avec l’arrivée au pouvoir d’Adama Barrow, la bonne entente semble être revenue entre les deux états frontaliers, comme en témoigne la visite de 3 jours du président gambien au Sénégal.
Clémence Cluzel/Nouvelles de Dakar